Mercredi : Emmanuel Macron est pour le Grand Est !

Alsace : pas de séparation au sein du Grand Est pour Macron

Voilà d’entrée de jeu ce que nous apprennent les DNA en citant le Chef de l’Etat :

Il est évident que, pour ce qui est de la région Grand Est et du sujet alsacien, ce n’est pas simplement dans ce cadre-là que la question se pose, elle est plus large, plus politique. Qu’il y ait une réflexion pour qu’existe une identité alsacienne qui s’inscrive dans la région Grand Est, oui. Qu’il y ait une séparation au sein de la région Grand Est, non.

On peut tout à fait imaginer que les deux départements concernés fusionnent pour créer un grand département d’Alsace au sein de la région Grand Est, et que ce département, ensuite, puisse passer des conventions pour obtenir au sein de cette région des compétences dont il apparaît à la région et aux départements que ce serait plus pertinent.

C’est ce chemin, me semble-t-il, qu’il faut prendre, et non celui d’une désagrégation régionale qui n’irait pas, à mes yeux, dans la bonne direction.”

Que nos politiques fusionnent déjà les départements, obtiennent des compétences sérieuses, le « temps » utilisé par le Chef de l’Etat laisse à penser que rien ne sera impossible.

A condition que les Alsaciens se manifestent et en parle à leurs élus LREM.

La vice-présidence, ce sera sans Danielle

Les propos de Danielle Dambach dans la presse sont finalement assez révélateurs :

Danielle Dambach, la future maire de Schiltigheim, a rencontré le président de l’Eurométropole Robert Herrmann. Elle lui a fait une annonce surprenante : elle ne demande pas de vice-présidence au sein de la majorité. Et ne convoite donc pas le poste laissé vacant par le maire sortant Jean-Marie Kutner.« Nous ne voulons pas de vice-présidence pour Schiltigheim mais les coudées franches et beaucoup de facilités sur les dossiers », expliquent Danielle Dambach et Patrick Maciejewski.« Il aurait fallu qu’Alain Jund démissionne ou que l’un d’entre nous entre dans la coalition d’Yves Bur ».”

L’élue n’a rien demandé parce que sans doute on ne lui a rien proposé. Sans doute aussi parce qu’elle ne voulait pas faire perdre une Vice-Présidence à son camarade EELV, Alain Jund.

On fait le pari que les élus de sa liste à l’Eurométropole vont vite retrouver leurs partis d’origine. La liste, certes citoyenne, était bien une liste de gauche plurielle composé d’encartés et d’ancien encartés.

Les premières manœuvres seront donc politiciennes.

Ball, encore

Apprenant que des matchs de Hand, Foot et Basket Ball se déroulent ce week-end à Schiltigheim, Jean-Marie Kutner entend dénoncer sur Facebook, la mainmise de son ex-adjoint sur le sport. (Ndlr : on déconne.)

Disparition

« Eric Bellargent a fait une chute mortelle hier matin en changeant une ampoule dans le musée qu’il dirigeait. Il portait le plus petit musée de Mulhouse à bout de bras depuis 2003 » nous apprend L’Alsace.

Un directeur qui change lui-même une ampoule ! Cela se passe en Alsace ! C’est surtout tout l’esprit d’un homme humble qui se battait au quotidien pour « son » musée et son attractivité.

Le destin est parfois cruel.

 

 

Schiltigheim : L’amère des batailles

Une faible mobilisation

Convenons d’abord que la grande gagnante des élections est l’abstention : 70 % des électeurs schilikois se moquent autant du béton que des espaces verts, de la solidarité que de la sécurité, des Ehpad que des écoles maternelles.

Il suffit donc de 3500 voix pour devenir maire d’une ville de plus de 30.000 habitants. On peut gouverner une ville en ne rassemblant qu’à peine 20 % de son corps électoral.

La victoire des antis

L’autre réalité est la victoire des antis… Au premier tour des anti-Kutner, au second tour des anti-Ball. L’élu LR et sa liste de rassemblement sont effectivement battus par une coalition écologisto-socialo-communiste renforcée par Jean-Marie Kutner et divers militants radicaux et centristes.

Si un Jean-Marie Kutner est « renvoyé »  à Lampertheim, un Christian Ball rejoint les bancs de l’opposition.

En 2020, d’autres se feront entendre.

Remercier Kutner

Antoine Splet, le représentant du Parti Communiste, remercie Jean-Marie Kutner. Il peut le faire. C’est grâce à la campagne de ce dernier que Danielle Dambach gagne les élections. Jean-Marie Kutner préférait narguer les équipiers de Christian Ball en leur adressant des pouces baissés. Vengeance tardive mais vengeance tout de même !

Ball trébuche

« Christian Ball a raté la dernière étape de son pari. En ne votant pas le budget en décembre 2017, puis en provoquant des élections anticipées à la faveur de démissions collectives, l’ex-premier adjoint (LR) avait pris toutes les formations politiques de court (en particulier « En Marche »). Tout s’était passé comme il l’avait prédit jusque-là, voire mieux puisqu’il était arrivé en tête du premier tour, dimanche 8 avril avec plus de 35% des suffrages exprimés. Mais il a trébuché sur la dernière marche, le second tour » écrit Rue89Strasbourg.

On reconnaîtra au perdant de ce second tour le courage d’avoir oser démissionner (contrairement à Danielle Dambach lorsqu’elle était adjointe de Raphaël Nisand), un courage non récompensé.

On suivra donc de près l’avenir de la nouvelle opposition. Danielle Dambach a formulé beaucoup de promesses, autant de déceptions potentielles si celles-ci n’étaient pas tenues. L’utopie de certaines promesses de campagne va vite se heurter au réel et au calendaire. 18 mois, c’est court !

Danielle Dambach, future maire

Danielle Dambach a gagné. Après l’ivresse de la victoire, viendra rapidement l’impératif du quotidien. C’est sur sa capacité à tenir ses promesses et à bien gérer la ville qu’elle sera jugée en 2020.

Certains annoncent déjà le retour de Jean-Marie Kutner, l’arrivée de l’ex-adjoint Heiwy chez LREM… Les Schilikois choisiront alors, en espérant qu’ils seront cette fois plus de 30 %.

D’une certaine façon, le 3ème tour a déjà commencé.

(photo en une : l’entrée de Schiltigheim ©Ji-Elle)

 

Schilick : une maire écologiste dans la troisième ville du Bas-Rhin ?

Les leçons du premier tour

Marc Baader

Les Insoumis étaient arrivés en tête lors des élections législatives avec 14.82 % mais n’ont pas réussi à maintenir ce score : le parti d’extrême-gauche, emmené par Marc Baader, fait moitié moins avec 7,56 %. L’effet Mélenchon ? Il est vrai que le “patron” et ses disciples à l’Assemblée nationale semblent loin de proposer une ligne claire, ce qui peut dérouter l’électeur… Néanmoins, Marc Baader gagne deux points par rapport à 2014 (5.41 %).

Nathalie Jampoc-Bertrand

À 15,09 %, elle a sans doute été entrainée dans la chute du PS. En 2014, son camarade de parti, Raphaël Nisand, faisait 25.82 %  au premier tour… De plus, sa proximité avec un PS strasbourgeois de plus en plus en délicatesse avec les électeurs de l’Eurométropole n’a pas arrangé les choses.

JMK

Dès les premiers jours qui suivirent son élection en 2014, les Schilickois réalisèrent que le Kutner d’avant les élections n’avait rien avoir avec celui qu’ils avaient élu. Sa bonhommie a disparu pour laisser place à un homme soupe-au-lait, imprévisible et au goût prononcé pour le béton… Avec moins de 20 % des voix, il a finalement pris la décision de se retirer de la vie politique schilickoise.  Les seuls gagnants de son mandat auront été les avocats de la commune chargés de gérer les litiges entre le maire et certains de ses administrés. Étrangement, c’est dans les quartiers les plus populaires qu’il fait ses meilleurs scores, comme en 2014…

Danielle Dambach

Avec 20,41% contre 16.83  en 2014, l’écologiste a fait le boulot, sans faire de vague. Son ralliement avec le PS ne lui avait pas porté chance en 2014. Elle s’est désolidarisée de Raphaël Nisand le lendemain des élections.
(photo en une @ http://www.vivre-schilick.fr/)

Christian Ball

Arrivé largement en tête avec 35,80 %, contre 20.18 %  au premier tour de 2014, le Républicain semble avoir fait le bon choix en n’acceptant plus de suivre Jean-Marie Kutner (événement à l’origine même de ces élections). Une prise de risque qui se sera avérée payante.

Dimanche soir, le gagnant sera…

Suivons une logique mathématique : si l’écologiste Danielle Dambach rassemble toutes les voix de gauche au soir du deuxième tour, elle obtiendrait 1293+956(PS)+479(FI) soit 2728 voix au total, tandis que Christian Ball devrait récupérer les voix du centre-droit de Monsieur Kutner, soit 2268+1253 = 3521 voix. De quoi gagner haut la main !
(Retrouvez l’intégralité du communiqué émanant de la préfecture : communiqué premier tour schilick avril 2018)
Mais la logique mathématique ne correspond pas toujours à celle des urnes. Dimanche, le taux de participation pourra encore changer la donne ainsi que la dernière décision surprenante de Jean-Marie Kutner qui a appelé ses électeurs à voter pour… Danielle Dambach !
Ce fait nouveau nous oblige à revoir nos calculs : en supposant que les voix du maire sortant soient partagées, la ville serait pour la première fois dirigée par une écologiste et, pour la première fois aussi, par une femme. Une nouvelle page s’écrirait alors pour Schilick. Un gage de sérénité pour les deux ans à venir ? Réponse dimanche soir !

Jean-Marie Kutner : Entre la peste et le choléra…

La peste et le choléra, une expression de Jean-Marie

« La peste et le choléra ». L’expression n’est pas nouvelle. Elle servit à Jean-Marie Le Pen pour refuser de trancher entre droite et gauche et à une partie de l’extrême gauche pour ne pas choisir entre Chirac et Le Pen en son temps.

Mais Jean-Marie Kutner ne s’arrête pas là ! Le voilà de « découvrir » que Christian Ball incarnerait la « droite dure ».

Lorsqu’il le choisit comme premier adjoint cela ne le dérangea pas. Tout comme lorsqu’il fit appeler Jean-François Copé par un ancien député pour convaincre le même Ball de faire alliance avec lui.

La droite est dure lorsqu’elle ne sert pas les intérêts de Jean-Marie Kutner

On n’osera imaginer des troubles de la mémoire, mais il convient de rappeler que la haine soudaine du futur ex-maire de Schiltigheim est… troublante.

Le 19 février 2008, c’est bien Jean-Marie Kutner que venait soutenir François Fillon :

François Fillon est venu conforter Jean-Marie Kutner, ancien adjoint de Muller, qui part avec l’étiquette Gauche moderne, celle des alliés d'”ouverture” de l’UMP, dans la foulée du ministre Jean-Marie Bockel, maire (ex-PS) de Mulhouse.

Soutien plus que bienvenu : Schiltigheim sera un test pour cette “gauche sarkozyste”. Jean-Marie Kutner n’aura pas la tâche aisée. Il doit faire son chemin entre la liste d’un autre ancien adjoint, Raphaël Nisand (PS), celle qu’alignent quand même des militants UMP en délicatesse avec leur parti, mais soutenus ouvertement par une bonne partie de la droite alsacienne, et la liste écologiste de la conseillère générale Andrée Munchenbach, qui avait cristallisé l’opposition à Alfred Muller il y a sept ans…”

La gauche Sarkozyste

Ne courait-il pas un temps après les soutiens sarkozystes ? N’a-t-il pas déjà déjeuné avec le Président lui-même, en 2007 ?  « Hier midi, Jean-Marie Kutner (adjoint à Schiltigheim) était convié à déjeuner par Nicolas Sarkozy à l’Elysée, avec d’autres têtes de liste soutenues par l’UMP dans le cadre de la politique d’ouverture chère au président » écrivaient les DNA, le 22 novembre 2007.

Adoubé par Nicolas

« Jean-Marie Kutner, adoubé par Nicolas Sarkozy et investi par l’UMP nationale, a remis la photo du président sur son site internet aussitôt après la parution du chuchotement (DNA du 18 février) qui signalait sa disparition » annonça encore le quotidien au mois de février 2008.

Il continuera encore.

En mai 2012, le même Jean-Marie Kutner cosigne un vibrant appel à voter pour Nicolas Sarkozy :

Les bouleversements géopolitiques et géo-économiques que nous vivons, qui signent la fin du cycle né aux lendemains de la seconde guerre mondiale, ne rendent pourtant pas caduque tout ce que nous avons contribué à mûrement façonner. C’est notre devoir d’Européens convaincus quoique vigilants de montrer en quoi l’Europe est la réponse, pas la cause à nos maux.

La Gauche Moderne y contribuera avec conviction et détermination pour faire gagner, le dimanche 6 mai, Nicolas Sarkozy, et par-là même pour faire gagner une France forte, dans une Europe qu’il faudra par la suite également consolider !”

Soutien aux Primaires

Jean-Marie Kutner aime si peu la droite qu’il se sent pourtant obligé de soutenir l’un des candidats aux primaires : Alain Juppé. Voilà qui permet à des militants de gauche comme de droite de s’étonner d’un revirement.

Christian Ball préfère aller voir les Schilikois et convaincre des électeurs. Danielle Dambach semblait « surprise », hier soir. A la question de Rue89Strasbourg : « Est-ce que cela peut être un soutien embarrassant », elle répondait : « Ça peut l’être ! »

Va-t-elle oser le refuser ? L’alliance des anciennes adjointes de Raphaël Nisand avec Jean-Marie Kutner pourrait réveiller de mauvais souvenirs.

Christian Ball, le sourire sympathique, expliquait que ce sont ces comportements qui lui ont imposé, quitte à tout perdre, de « rendre la parole aux Schilikois »…

 

(La salle du conseil à Schiltigheim, photo©http://www.ville-schiltigheim.fr/)

 

 

Schiltigheim : la chute de la Maison Kutner

La dynamique Christian Ball

La première surprise de cette élection est le score de Christian Ball. Avec près de 36 % des voix, son alliance avec Ahmed Fares, Andrée Munchenbach, Anne Meunier et Elric Ferandel (LREM) relève un premier défi.

Autour d’un programme « Schiliko-Schilikois », le tête de file de « Schilick pour Tous » fait le score, autant dans les quartiers d’habitude réservé à la droite que dans les quartiers populaires, notamment « Les Ecrivains ».

La tendance s’est dessinée dès le 1er tour, quand les réunions et rendez-vous du candidat ont rassemblé près de 1000 personnes. Les dernières opérations de sa campagne, un nettoyage d’une ville « sale » et l’annonce de la suppression des horodateurs ont encore élargi sa base.

Porté par une réelle dynamique de victoire, il devrait encore rassembler et convaincre les électeurs et les abstentionnistes pour gagner au second tour. Il en a la volonté… Suffira-t-elle ?

La claque Kutner

Les regards des adjoints sur les tableaux de résultats, les coups de fils pour vérifier les chiffres, la panique des nouveaux candidats perçus hier soir à la mairie de Schiltigheim, tout cela soulignait une vérité cruelle : le rejet de Jean-Marie Kutner.

Injuste pour les fans, logique pour les adversaires, celui qui ne peut plus être maire finit la soirée sous les 20 %. Une claque camouflée sous des éléments de langage de type « mobiliser les abstentionnistes ».

Certains s’interrogent à voix basse sur les intentions de second tour, sur leur propre vote.

A l’heure où nous écrivons l’article, nous ne savons pas si le chef de l’orchestre du Titanic va continuer le concert ou pas.

L’Alliance EELV-PS-PCF

En 2ème position, à plus de 15 % de Christian Ball, Danielle Dambach pense que son heure est arrivée. Aussitôt annoncée l’alliance avec le PS et le PCF, elle en appelle à l’union des forces du progrès. “La” Danielle Dambach retrouve ses accents de gauche.

Les discussions et manœuvres des partis ont repris. Après l’alliance Dambach-Nisand, voici donc venu le temps de l’alliance Dambach-Jampoc. Les deux adjointes de l’époque Nisand savent travailler ensemble. Arriveront-elles à rassembler les Schilickois ? Là est la question.

Ce matin, dans mon PMU préféré, certains électeurs ou supposés tels rejetaient les « magouilles » que constituent les alliances des ennemis du 1er tour.

L’un d’entre eux allait plus loin : « Dambach, Jampoc… et demain Nisand ». L’ombre de l’ancien maire passa sur la discussion. Un autre se demandait si, des verts à l’extrême gauche, on n’allait pas avoir des Zad à Schiltigheim.

Réponse dans les urnes.

Schiltigheim : la 3ème ville du Bas-Rhin, se cherche un maire

PS : Non, Anne-Pernelle Richardot n’est pas candidate !

L’adjointe au parcmètre de Roland Ries, également à la tête du PS bas-rhinois, semble très intéressée par l’élection municipale de Schiltigheim. C’est d’ailleurs elle qui mène officieusement la liste PS schilickoise.

Ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle pour Nathalie Jampoc-Bertrand… Les automobilistes de la couronne strasbourgeoise ne l’apprécient pas forcément.

Mais si Anne-Pernelle Richardot soutient le PS strasbourgeois, ce n’est pas pour aider la jeune tête de liste, c’est simplement pour que le parti ne perde pas toute influence à l’Eurométropole. En effet, une victoire du PS à Schiltigheim permettrait au parti de se renforcer au sein de l’Eurométropole, où le PS perd chaque jour un peu plus la main, comme partout d’ailleurs.

Actifs en conseil municipal, les socialistes ont été plutôt discrets sur le terrain ces quatre dernières années.

Christian Ball, acteur du désastre ou sauveur de la ville ?

Premier adjoint de Jean-Marie Kuttner pendant quatre ans, Christian Ball ne supportait plus les méthodes Kutner, tant au niveau de la gestion qu’au niveau du bétonnage intensif.

Il a démissionné, suivi par un tiers des élus, événement qui a entrainé cette nouvelle élection.

(La salle du conseil municipal de Schiltigheim @ www.ville-schiltigheim.fr)

À son sujet, les Schilickois semblent partagés : voter pour celui qui a eu le courage de démissionner ou se débarrasser complètement de tout ce qui a touché de loin ou de près à Jean-Marie Kutner ?

Danielle Dambach : quand un défaut devient une qualité

L’ancienne adjointe à l’Urbanisme et à l’Environnement, actuellement conseillère municipale de l’opposition c’est toujours battu pour le patrimoine de la ville en organisant des visites, des réunions ou en se battant sur le terrain pour le Dinghof, xxx

Il lui est souvent reproché d’être trop conciliante, mais après dix années de tension au conseil municipal, une pause pourrait être appréciée dans la ville.

L’équipe est très large et va de gauche au centre droit

Si si, il y a bien une France Insoumise à Schilick !

La France Insoumise est arrivée en tête au premier tour des élections présidentielles avec 26,96%. Chiffre qui, sur le papier du moins, en fait une formation politique parmi les favorites.

(Marie A.Meynioglu et Marc Baader @ schilick-insoumis.fr/)

Marc Baader a fait 5,41 % lors de l’élection municipale en 2014. Réussira-t-il à exploser ce score pour se retrouver au second tour le 15 avril prochain ?

Objectif difficile à atteindre car quatre listes peuvent également prétendre récupérer les voies de gauche… Marc Baader ainsi que sa co-listière Marie Meynioglu n’ont pas l’expérience du pouvoir comme peuvent l’avoir le PS ou les écologistes. Cela ne met aucunement en cause la légitimité de la liste Schilick l’Insoumise qui pourrait créer la surprise, dans un sens comme dans l’autre.

Tout comme le PS, la France Insoumise a rarement été vue sur le terrain lors du mandat de Jean-Marie Kutner.

Jean-Marie Kutner : prime au sortant ?

En politique, les Alsaciens sont fidèles et même presque trop, puisqu’ils le sont malgré de mauvais résultats ou des manières de faire – disons – “douteuses”…

D’accord, Jean-Marie Kutner n’est pas Balkany ! Néanmoins, son comportement parfois à la limite du despotisme, sa soif de béton et une certaine légèreté dans sa gestion des comptes auront fini par lui coûter son mandat de maire. En outre, beaucoup de Schilickois lui reprochent d’avoir oublié ses nombreuses promesses (dont celles concernant la désormais fameuse “affaire du Dinghof“).

Le maire sortant aurait aimé se présenter sous l’étiquette En Marche… Les marcheurs n’en ont pas voulu !

 

A suivre….

Raphaël Nisand et Jean-Marie Kutner : Laurel et Hardy à Schiltigheim

Le premier point commun est d’avoir d’abord fait leur carrière en solo avant de se retrouver sur le tard. Les voilà aujourd’hui, à la façon d’un Trump ou d’un bloggeur patenté, de chercher tous les cinq minutes à clasher sur le web.

Clasher sur le web

A ce jeu-là, Jean-Marie est champion. Depuis le début de la mandature, il casse, il clashe, balance ou menace de porter plainte. A la façon d’un TV réalité, son profil attire les curieux. Sa conception du dialogue social, c’est « j’ai raison, les autres ont tort ».

Habile, le maire de Schiltigheim sait en revenir aux rondeurs en périodes électorales. N’est-ce pourtant pas lui, moins gentil, qui menaçait certains agents soupçonnés de sympathie avec Christian Ball, récemment ?

Jouer les victimes

Les deux compères, Nisand et Kutner, sont les spécialistes de la victimisation. Eux sont de parfaits agneaux, face à l’enfer que sont les autres. Des autres très très méchants !

Il aura fallu que l’équipe “Schilick pour Tous” souligne les retrouvailles des deux acteurs pour que Raphaël Nisand leur demande s’ils savaient ce que les mots âme et conscience voulaient dire.

Paroles d’expert, sans aucun doute.

Pendant ce temps, Jean-Marie Kutner y allait de sa formule : « Rumeurs, mensonges, haine et trahisons ». Une façon de jouer les martyrs défenseurs d’un Schiltigheim attaqué. Cela trompe-t-il encore quelqu’un ?

Faire du cinéma

Pour ce qui est de jouer la comédie, nos Laurel et Hardy schilikois sont doués, pour ce qui est de bétonner leur ville aussi.

Côté cinéma, c’est un Roland Ries précis qui répond :

« Jean-Marie Kutner tente d’épouser un rôle de martyr, en considérant sans doute que jouer Schiltigheim contre Strasbourg serait payant électoralement, réplique Roland Ries. Il ne choisit pas pour cela le bon dossier, et emporté sans doute par une grande fébrilité, il n’hésite pas à travestir la réalité. »

L’article des DNA est d’une redoutable justesse démontrant au besoin que la stratégie du coup de gueule, de la dénonciation de l’autre ne cache pas ses propres défauts.

Des défauts qui ont même fait se retirer Odile Barreault :

« Il n’a jamais pris en compte les nombreux appels, qu’un certain nombre d’entre nous lui avons adressés et ce, à de multiples reprises, pour qu’il mette en œuvre un management plus adapté à la gestion de l’équipe municipale. Cela aurait certainement évité la situation catastrophique à laquelle nous sommes confrontés. »

Pendant ce temps, Danielle Dambach et Nathalie Jampoc tout comme Christian Ball font campagne. Comme beaucoup de Schilikois, ils ne sont plus sensibles à l’humour « béton » de Raphaël et Jean-Marie. Les deux premières ont « supporté » plus que de raison le premier sans oser rompre, le troisième a eu l’honnêteté de dire non, entouré de la majorité de la liste qui fit de JMK le maire.

Barbara DesVilles

 

 

Mardi : Comprend qui peut !

Le bureau des légendaires

À Strasbourg cette fois, nous apprenons qu’il existe un bureau d’accueil des tournages. Depuis 1997, son rôle « est d’attirer les productions puis de leur fournir un ensemble de ressources, comme des fichiers de décors identifiés, de techniciens et d’hôtels ». C’est un dispositif qui est proposé gratuitement, eh oui, « la ville ne fait pas, contrairement à d’autres collectivités, payer aux productions l’occupation du domaine public ». Et puis surtout parce que ça rapporte !

« il est difficile pour la collectivité de quantifier clairement les répercussions. Seule certitude : les 800 000 € investis permettent au minimum de générer 1,28 million d’euros en retour. (…) la production de Sherlock Holmes 2 (…) aurait, à elle seule, lâché 1,5 million d’euros à Strasbourg en 2011 »

Et c’est du “tout bénèf” puisque même les devantures factices du tournage de ce Sherlock Holmes ont été récupérées pour le « Village 1900 » de Xaronval… De quoi alimenter la légende.

C’est quoi, déjà, un métier ?

Voici une nouvelle des plus positives, comme on aimerait en lire plus souvent :

« Selon une enquête de la CCI d’Alsace réalisée en janvier dernier auprès d’un millier de chefs d’entreprises, 60% d’entre eux se disent satisfaits  (…) il y a eu près de 13.000 créations d’entreprises en Alsace en 2017, soit une hausse de 4,5%, et 8,3% dans le Bas-Rhin (…) De son côté, l’ADIRA (…) a vécu une année record avec un milliard d’euros d’investissement. »

Mais -il y a bien un “mais”- une ombre au tableau persiste dans notre belle entité du grand est de notre beau pays : les travailleurs ne sont pas formés ! Les chiffres parlent d’eux-mêmes : « 88% des entreprises industrielles ont du mal à recruter et 83% dans le tertiaire pour tous types de postes. Les dirigeants ne trouvent pas ce qu’ils recherchent ». La faute au système de formation “à la française” qui fabrique des jeunes non qualifiés notamment pour les métiers techniques et manuels. Sans compter le manque d’engouement de certains demandeurs d’emplois pour les postes en CDI ainsi que la pression frontalière (avec des salaires plus attrayants en Allemagne et en Suisse).

Après, on se demande ce qui freine la croissance…

La 3ème ville d’Alsace se cherche une mairie

Ce sont les DNA qui posent la question : « Schiltigheim sera-t-elle la première ville de France de plus de 10 000 habitants à être dirigée par des militants de la France insoumise ? »

Car, selon les militants eux-mêmes, les Insoumis seraient les seuls à réellement s’opposer à la «politique pour les riches du président Macron ». C’est d’ailleurs pour cette raison qu’ils assurent qu’ils refuseront toute alliance basée sur le principe du « tout-sauf-Kutner » ou même de faire partie d’une liste prête à intégrer la majorité en place à l’Eurométropole…

Sont donc en lice pour les prochaines municipales à Schiltigheim :

Le choix s’annonce délicat tant l’offre est “variée” !

Schiltigheim : avec un S comme Dallas

Kutner veut son cinéma !

On a failli écrire « Kutner fait du cinéma » tant il est doué dans son rôle d’acteur. Depuis qu’il est en campagne, oublié sa dérive à la Trump sur les réseaux sociaux, ses menaces de procès à certains concitoyens. Monsieur le Maire est gentil. Il a besoin de voix où il prépare le tournage de « Docteur Jean-Marie et Mister Kutner ».

Le voilà surtout de défendre son projet de cinéma à l’entrée de la ville, le MK2… MK comme Monsieur Kutner ? Mais non, MK, comme la marque de salles parisiennes.

Quand Eric Elkouby allume le feu

Un dossier chaud pour ne pas dire brûlant, un casus belli entre Schiltigheim et Strasbourg. Et voilà Jean-Marie Kutner de recevoir le soutien d’Eric Elkouby, le conseiller général strasbourgeois.

C’est lui qui allume le feu, réglant ses comptes avec ses amis du PS strasbourgeois en compagnie de Martine Jung, la femme de l’ancien député, elle-même élue aussi (si vous ne suivez plus, on arrête là) : « Sans doute chatouillé par le dynamisme de la cité des Brasseurs, le maire de Strasbourg a été obligé de se réveiller, bousculé par les tenants d’un tout Strasbourg hégémonique, ne supportant aucun développement intercommunal » écrivaient les deux élus.

Cependant, on se demande comment, Jean-Marie Kutner, vice-président de l’Eurométropole n’a su ou pour parle de ce dossier ni avec Roland Ries, ni avec Robert Herrmann ? Soit il a cru bon se la jouer en douce, soit il tente là un ènième passage en force.

Dambach, future maire ?

Forte d’une thématique qui est la sienne, le « tout béton », Danielle Dambach se verrait bien devenir maire de Schiltigheim. Sa liste tentera de surfer sur le « ni Ball, ni Kutner » et sur sa capacité à faire oublier qu’elle fut co-responsable de l’ensemble des décisions de Raphaël Nisand, n’ayant pas eu, comme Christian Ball, le courage de clasher.

Et Christian Ball d’aller voir les gens

Pendant ce temps, Christian Ball continue de rassembler. Vous le croiserez peut-être dans votre cage d’escalier à venir, lui-même ou accompagné d’un de ses soutiens, vous expliquer pourquoi on en est arrivé là : « Nous avons souhaité rendre la parole aux Schilickois tant qu’il était encore possible de repenser, revoir ou amender  des projets ».

On en découvre nous :

– le blockhaus en béton qui va servir de médiathèque ;

– les tours à 8 étages de la friche Istra, celles évoquées du côté de Caddie.

Ah oui, il y a aussi la liste En Marche. On a annoncé un temps une liste dirigée par Axelle Benamran, puis Odile Barreault, puis même Andrée Buchmann. Comme quoi, on nous fait bien marcher, non ?

 

Schilick : Il n’y aura pas d’alliance entre le PS, le PC et Schilick Écologie

Selon nos sources proches des candidats, l’équipe de Danielle Dambach n’accepte pas les revirements et les demandes exagérées, l’art de couper les cheveux en 4, d’un PS schilikois aux ordres d’Anne-Pernelle Richardot. Celle qui n’hésite pas à rappeler régulièrement qu’elle est la chef des socialistes serait bien trop compliquée à gérer…

Le PS strasbourgeois au pouvoir dans la capitale semble oublier que le parti est au plus bas dans les sondages et ne représente plus grand-chose en dehors de certaines grosses villes françaises.

Ce n’est pas forcément une mauvaise nouvelle pour l’élue verte qui souhaite élargir sa liste à des colistiers(e)s issu(e)s de divers horizons, pour peu qu’ils(elles) soient compétent(e)s.

Est-ce un parti ou bien des individus décidés à sauver la ville qu’attendent les Schilikois ?

Il y aura donc le mois prochain au premier tour, entre autre, une liste d’élus pro-Kutner, une liste Ball, une liste Dambach et certainement une liste PS et Insoumise…

Il reste une grande inconnue à Schiltigheim : quid du parti présidentiel  LREM ?

Toujours est-il que malgré certaines tensions entre les différents candidats aux prochaines élections, tous semblent être d’accord sur un point : TSK, Tout Sauf Kutner.

S’il y a, en avril, un deuxième tour en présence du maire actuel, des unions inattendues pourraient se faire.

Il est à noter que le maire sortant, Jean Marie Kutner profite de sa fonction de maire pour faire campagne en utilisant la presse quotidienne locale…

Pour en savoir plus, lisez le prochain Heb’di, disponible dès la semaine prochaine !

 

 

 

 

(Photos issues des sites officiels de Schiltigheim et Grand EST)

Schiltigheim : Jean-Marie Kutner s’en va en guerre

8 heures du matin. Depuis sa maison de Lampertheim, où il réside, Jean-Marie Kutner vient de lire les DNA. Il est temps, pour le Maire de Schiltigheim, de poster son premier message sur Facebook :

Monsieur le futur ex premier adjoint a raté son coup d’état. Contraint à des élections, le voilà à la dérive et à la recherche d’un programme et de soutien. Monsieur le Conseiller National LR qui dit à Paris le plus grand mal du gouvernement, tend à Schiltigheim d’obtenir le soutien d’En Marche en expliquant : ” Je partage avec eux l’impérieuse nécessité d’aller vers une véritable efficacité de l’action politique et un rétablissement de la confiance entre l’élu et le citoyen. Je crois que cette ambition nationale peut et doit se décliner au niveau local.”

Un appel à une majorité de projet

Dans les faits, Jean-Marie Kutner enrage. Lui qui rend la main à En Marche et à des proches d’En Marche depuis les législatives ne vient-il pas de bénéficier du soutien du Marcheur Raphaël Nisand, pour ensemble échouer à faire passer un budget ?

Christian Ball étonne… Le voilà d’appeler, lui, à une « majorité de projet ». Les DNA résume un communiqué de presse :

Le premier adjoint Christian Ball (LR) vient d’annoncer qu’il défendait, pour Schiltigheim, l’idée d’une « majorité de projet ». « Il faut oser une politique qui, au-delà des étiquettes, permet d’unir, de réunir plus que de diviser » affirme celui qui mènera une liste en avril contre l’actuel maire Jean-Marie Kutner. Qui fera partie de cette « majorité de projet » ? « L’ensemble de nos concitoyens, mais aussi à ceux qui s’investissent au sein de La République en Marche et du MoDem » explique Christian Ball. « Je partage avec eux l’impérieuse nécessité d’aller vers une véritable efficacité de l’action politique et un rétablissement de la confiance entre l’élu et le citoyen.»”

Schiltigheim : la ville dont le maire est un calife ?

On découvre au passage que JMK s’en prend ainsi chaque jour à son adjoint et que cela ne vole pas toujours très haut. Samedi, il illustrait son propos facebookien d’une BD laissant à penser que Christian Ball serait un Iznogoud voulant devenir Calife à la place du Calife.

Le propos visait sans doute l’adjoint mais illustre aussi inconsciemment l’idée que le maire de cette ville serait lui-même calife. S’il connaissait la BD, le maire de Schiltigheim n’aurait pas dû la choisir. Iznogoud incarne en effet un anti-héros comique que ses défauts finissent par rendre sympathique.

Des soucis de mémoire

Revenons-en à JMK, le voilà donc d’écrire : « Je n’ai pas pour habitude de m’exprimer sur les tracts de campagne de mes concurrents. Mais celui distribué hier par monsieur le premier adjoint démissionnaire m’interpelle à plus d’un titre. Il omet de préciser son poste de conseiller national des Républicains et qu’il faisait campagne pour Francois Fillon aux Présidentielles ».

Le Maire découvre que son allié est de droite. Personne pourtant ne l’ignore à Schiltigheim. Ne fut-il pas un temps où JMK lui-même cherchait des soutiens nationaux où se faisait conseiller l’un ou l’autre colistier par le député LR-UMP-RPR du coin ?

Ça ne vole pas haut !

La conseillère départementale des lieux n’a-t-elle pas fait alliance avec le maire de Bischheim lui-même UMP et après LR. Ces soucis de mémoire étonnent aussi celles et ceux à qui il demande, en marge d’une réunion de liste, si Ahmed Fares, l’adjoint à la sécurité, connait du monde « dans les quartiers ».

Le soleil se lève sur la colline de Lampertheim

Souvent Jean-Marie varie. Il est comme cela. Et chaque jour, sur Facebook, il lâche son missile à la manière d’un Trump sur twitter.

Le soleil se lève sur la colline de Lampertheim. Jean-Marie Kutner est comme cela. Cette campagne va voler bas. Il prendra comme tous les jours sa voiture pour rejoindre son champ de bataille : Schiltigheim.

Christian Ball ne réagit pas. Danielle Dambach non plus. Certains élus et adjoints kutneriens commenceraient même à passer des coups de fil « apaisés ».

« La ville a besoin d’élus qui bossent. Comment certains trouvent-ils le temps de passer leur vie à faire la guerre sur Facebook. Moi, je dois faire du chiffre pour payer mes impôts » rajoute le patron du bar dans lequel nous finissons notre café. Tout est dit !

 

Barbara DesVilles (en direct)