Metz est Wunderbach ! Jean-Luc Reitzer aussi !

 

C’est aujourd’hui que s’achève la 3ème édition de la semaine franco-allemande à Metz ! Un moment culturel festif.

« La troisième édition de “Metz est wunderbar” est l’occasion de souligner l’excellence franco-allemande de Metz à travers des conférences, tables-rondes, concerts, spectacles, expositions, visites guidées, ateliers, danse, événements sportifs et numériques… » vantait le site de la ville de Metz, mettant en avant un programme des plus réjouissants.

De l’exposition au Start’up Show bilingue, tout était prévu… Heb’di s’est posé la question de savoir pourquoi un tel moment transfrontalier ne serait pas imaginable à Strasbourg ? Pernelle, ça serait pas du repli sur soi ?

On croit avoir la bonne réponse, mais on ne sait plus où on a rangé « Psychanalyse de l’Alsace ».

 

Mieux que Cannes ! La vidéo dont parle tout Strasbourg

Elle est cruelle, cette vidéo qui montre un employé d’un vendeur se « curer » les ongles en plein service au-dessus des saucisses de son grill de la Rue des Hallebardes. Cruel aussi le nombre de vues au moment où parait Heb’di. Plus d’un millions de vues !

Belle pub, s’il en est, et beau premier rôle pour l’employé indélicat.

Quant à l’entreprise : sera-t-elle entendue à l’approche de l’été et des futurs marchés de Noël ?

Faut-il sauver le soldat Reitzer ?

Heb’di n’a jamais été tendre avec le député Jean-Luc Reitzer ! Alors quand il explique qu’un député ne gagne pas assez, on est tenté de cogner, comme tout le monde. Un député, c’est aujourd’hui 5300 € et l’on comprend que cela vous mette en colère… mais creusons un peu le sujet :

Le député est aujourd’hui le chiffon rouge que l’on agite devant nous, alors que localement il y a d’autres cumuls.

Enfin, encore une fois, ce n’est pas le montant qui choque, c’est de savoir s’il y a un travail derrière.

Bon, on est rassuré, chez Jean-Luc, c’est Madame qui fait tout !

Au fait, Jean-Luc, qu’as-tu déposé comme lois pour simplifier la vie des artisans, des entreprises, face à la tracasserie administrative du quotidien ? Combien de lois depuis que tu es député, à savoir 1988 ?

 

Rottner, le gland d’Est

Pour atteindre ses objectifs, l’ex-maire de Mulhouse, en compagnie de Philippe Richert, n’a pas hésité à “trahir” les Alsaciens en organisant un semblant de manifestation et une pétition contre le Grand Est tout en travaillant secrètement pour, aspirant à jouer les premiers rôles dans cette même méga structure.

Ces méthodes leur ont à valu tous les deux l’ire des Alsaciens. Philippe Richert n’a pas supporté d’être montré du doigt (ni sifflé pendant les meetings) quand il se promenait en Alsace : il a démissionné. Mais Jean Rottner est d’une autre trempe. Les Alsaciens l’embêtent clairement avec leurs histoires de département unique et de sortie du Grand Est… Une telle issue pour l’Alsace nuirait a sa carrière !

Dans les années 2000, l’ancien médecin se prosternait devant son grand ami Nicolas Sarkozy pour obtenir un poste de ministre, en vain, le président sortant ne sera pas réélu.

Hier, à Metz (car il n’a pas osé le faire à Strasbourg), Jean Rottner a avoué être sur la même ligne qu’Emmanuel Macron sur l’avenir de l’Alsace… Jamais les bottes du président de la République n’avaient été aussi brillantes !

Le président de la République est favorable à une “entité” Alsace, par fusion des deux départements, maintenue au sein de la région Grand Est. Ce qui équivaut juste à faire du Haut-Rhin et du Bas Rhin un seul département alsacien. Point de vue compétences de cette structure, rien ne changerait.

Bref, Jean Rottner semble vouloir une nouvelle fois faire la nique aux Alsaciens.

Des Alsaciens qui réagissent ?

Il y a bien une pétition « des cents » au fond d’un tiroir, une association de retraités qui organise des colloques à tout va où participent toujours les mêmes personnes, un parti régionaliste qui a rempli son compte en banque lors des élections législatives de 2017 et qui depuis se contente de faire quelques communiqués de presse… Etc.

Certes, Les Alsaciens ne sont pas des bonnets rouges, ils se désolent du spectacle qu’offrent certains élus, mais manifester dans les rue n’est pas dans leurs gènes. Reste l’espoir des quatre mousquetaires Brigitte Klinkert, Frédéric Bierry, Eric Straumann et Laurent Furst.

Le plan « Expression Citoyenne pour l’Alsace », lancé par les présidents départementaux doit démontrer que les 83 % des Alsacien qui veulent plus d’Alsace sont là pour soutenir leurs actions. Mais il en faut plus, Madame et monsieur les présidents de département et messieurs les députés, nous voulons du concret, du lourd !

Etre Alsacien, Badois, Breton ou Basque, c’est comprendre et respecter son histoire pour mieux comprendre et respecter celle des autres.

 

Solidaritude chez les députés

Agnès Buzyn a en effet rappelé que l’ancien premier ministre “Jean-Pierre Raffarin avait inventé la journée de solidarité active, le lundi de Pentecôte” et “qu’on pourrait imaginer avoir deux lundis de Pentecôte travaillés. Créée par la loi du 30 juin 2004, la journée de solidarité est une journée de travail supplémentaire destinée au financement d’actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées ou handicapées…

On ne se fout pas de nous, noooon, pas le moins du monde ! Et dire que ce sont les députés qui vont voter ça !

Petit rappel chiffré

Depuis le 1er février 2017, les indemnités mensuelles brutes de nos députés sont les suivantes :

Soit un montant brut mensuel de : 7 209,74 €.

Par ailleurs, des indemnités spéciales, destinées à compenser des sujétions attachées à l’exercice de certaines fonctions, sont attribuées aux titulaires de différents postes. Elles sont plafonnées à 1,5 fois le montant cumulé de l’indemnité parlementaire et de l’indemnité de fonction.

Leur montant brut mensuel est le suivant :

Les députés disposent en outre d’un crédit affecté à la rémunération de collaborateurs. Calculé en principe pour trois collaborateurs, il peut toutefois, au gré du député, être versé au profit d’un nombre de personnes variant de un à cinq. Le député a la qualité d’employeur : il recrute, licencie, fixe les conditions de travail et le salaire de son personnel.

Le crédit ouvert pour chaque député est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. Depuis le 1er janvier 2018, le montant mensuel du crédit est de 10.581 €. Les charges patronales, sociales et fiscales, afférentes aux rémunérations financées par ce crédit sont prises en charge, hors crédit, par l’Assemblée nationale.

En cas de non-emploi de la totalité du crédit, la part disponible demeure acquise au budget de l’Assemblée nationale ou peut être cédée par le député à son groupe politique pour la rémunération d’employés de ce groupe (!!!).

L’Assemblée Nationale prend en charge les déplacements des députés sur le réseau métropolitain de la SNCF en 1ère classe. À cette fin, elle délivre aux députés qui prennent régulièrement le train pour venir de leur circonscription une carte nominative de circulation.

S’agissant des déplacements à Paris et dans la région parisienne, l’Assemblée dispose d’un parc d’une douzaine de voitures avec chauffeur que les députés peuvent utiliser, dans la mesure de leur disponibilité, pour leurs déplacements liés à leur mandat parlementaire et effectués à partir du Palais Bourbon dans Paris ou à destination des aéroports. Ces véhicules sont également employés pour les réceptions des délégations étrangères ou les missions protocolaires.

En outre, les frais afférents aux déplacements effectués personnellement par les députés en taxi, en VTC, en autopartage ou en vélopartage (ouaf !), engagés en France ou à l’étranger dans l’exercice de leur mandat, sont remboursés sur présentation de justificatifs de dépenses, dans la limite du plafond de la dotation matérielle des députés (DMD). S’ils en font la demande, l’Assemblée nationale fournit aux députés une carte nominative leur donnant l’accès illimité au réseau de transport parisien de la RATP et au réseau transilien de la SNCF.

L’Assemblée nationale prend également en charge chaque année les déplacements aériens de tout ce petit monde…

Pour les députés métropolitains :

Les députés bénéficient, par ailleurs, de certains appuis matériels destinés à faciliter l’exercice de leur mandat. Ils disposent notamment d’une dotation matérielle annuelle dont le montant s’élève, pour un député de métropole, à 18.950 € chaque année. Cette enveloppe permet de prendre en charge les courses en taxi ou en VTC, les dépenses de téléphonie, de courrier, etc.

Chaque député dispose d’un bureau individuel dans l’enceinte du Palais Bourbon ou ses annexes.

Les députés bénéficient d’un accès à internet, à la messagerie électronique et à un certain nombre de bases de données juridiques et économiques. Ils disposent d’un droit à la formation et d’une dotation pluriannuelle pour leur équipement téléphonique et informatique, principalement en circonscription, dénommée crédit d’équipement téléphonique et informatique (CETI).

Pour les députés nouvellement élus lors de la XVe législature, cette dotation s’élève à 15 500 € contre 13 000 € pour les députés réélus. En cas de dépassement du plafond de cette dotation, les dépenses des députés sont imputées sur la dotation matérielle des députés (DMD).

La liste des matériels et des services éligibles au titre du CETI est strictement définie. Les députés font l’avance des frais et sont remboursés sur production des justificatifs de leurs dépenses.

Les communications, à destination de l’ensemble du réseau métropolitain et d’outre-mer, des pays membres de l’Union européenne et des réseaux de mobiles, passées à partir du poste téléphonique installé dans le bureau des députés, au Palais Bourbon, sont prises en charge par l’Assemblée nationale.

La dotation matérielle des députés (DMD) permet de prendre en charge les frais relatifs à cinq lignes mobiles (abonnements téléphoniques et abonnements tablette) et aux installations de téléphonie fixe et internet dans leur permanence de circonscription.

Les correspondances (courrier, portage, méls et SMS en nombre) de nature parlementaire, c’est-à-dire adressées par un député dans le cadre de l’accomplissement de son mandat législatif, sont prises en charge dans le cadre de la dotation matérielle des députés (DMD).

Deux restaurants et une buvette sont à la disposition des députés, qui peuvent également prendre leurs repas dans les deux restaurants en libre-service, à la cafétéria ou à la buvette des journalistes. Sous certaines conditions, ils peuvent y recevoir des invités. Les prestations sont à la charge des députés.

242 députés disposent d’une possibilité de couchage dans leur bureau. Les autres députés, hormis ceux élus à Paris ou dans les départements de la Petite Couronne, peuvent accéder à l’une des 51 chambres de la Résidence de l’Assemblée nationale située dans l’immeuble Jacques Chaban-Delmas. Si celle-ci est complète quand l’Assemblée siège, ils peuvent bénéficier d’un remboursement partiel de leurs nuitées d’hôtel à Paris. Le prix de la nuitée, taxe de séjour incluse, est pris en compte dans la limite de 200 €. Les frais de petit déjeuner et de parking sont remboursés intégralement, en sus de ce plafond. L’Assemblée dispose, dans le cadre d’un marché public, d’un accord d’allotement avec cinq hôtels partenaires du gestionnaire de la Résidence hôtelière, qui garantissent un certain nombre de chambres pour les députés les lundis, mardis et mercredis, à des tarifs préférentiels variables en fonction de la saison et de la catégorie de l’hôtel. Dans ces hôtels, le prix de la nuitée, taxe de séjour incluse, est remboursé intégralement au député.

Bon, stoppons là. On n’a même pas parlé des prestations familiales, de l’allocation d’aide au retour à l’emploi, ni des frais d’obsèques.

Des efforts à faire

Retenons simplement que tout va bien dans notre beau pays, où le RSI assomme les tout petits artisans, où l’on rogne toutes les aides et les subventions (aux handicapés, aux associations), où on supprime les emplois aidés, où on crée chaque jour une nouvelle taxe, où on n’a plus les moyens d’entretenir les routes, où on est condamné à créer des lotos pour entretenir le patrimoine, où on exhorte les gens à donner et où on les culpabilise s’ils ne le font pas, où 22% des citoyens ne partent pas en vacances, où les commerces ferment, où on organise à grands frais et à perte pour le contribuable des Jeux Olympiques qui sont au sport ce qu’Huguette Dreikaus est à la danse classique.

Macron dit “les riches n’ont pas besoin de président”. Comme disait la mère Denis : “C’est ben vrai, ça !”. Ils n’en ont pas besoin pour augmenter les bénéfices, pour licencier, pour optimiser leurs gains au point de ne pas payer d’impôts, pour délocaliser et (se) délocaliser, pour investir ailleurs que dans l’économie du pays, pour donner des leçons de morale et pour multiplier les jours de solidarité.

Les pauvres, en revanche, c’est une autre affaire. Ils ont besoin d’un président-nounou qui leur dise qu’il est vilain d’économiser trois sous sur son livret, qu’ils sont trop cons pour comprendre la complexité de sa réflexion, qu’il faut se laver les mains et les dents, qu’il faut manger cinq fruits et légumes par jour même si on ne peut pas se les payer, que le tabac ça tue et l’alcool ça pue (ou l’inverse, je ne sais plus), qu’on n’a qu’à prendre la bagnole parce que l’Etat ne va quand même pas garder des lignes de train au fin fond de la cambrousse pour des culs-terreux édentés, analphabètes et alcooliques mais qui n’ont pas intérêt à prendre leur voiture diesel et que s’ils n’ont pas de voiture à essence, eh bien, qu’ils en achètent une !

C’est donc à ces mêmes culs-terreux qui n’ont plus de service public de proximité et un accès aux soins de moins en moins assuré qu’on va demander un effort supplémentaire.

Je ne suis pas certain que dans un temps qui se rapproche dangereusement, nos fumeuses élites auront encore mal à la tête… Car elles n’en auront plus.

 

Lundi : Prenez soin de vous… avant la fin du monde !

Homo Nullus (pas sapiens du tout)

Tout le monde ou presque en a parlé, mais il n’empêche… Certaines enseignes ont proposé des pots de Nutella de 950 grammes à 1,41 euro seulement, soit près de 70 % de réduction. Ce qui a provoqué des émeutes, notamment dans les magasins de L’Horme et de Saint-Chamond, où tout est parti en un quart d’heure.

On essayait de se mettre entre les clients, mais ils nous poussaient”, “Ça se battait. On a vendu ce qu’on vend en trois mois. Sur les tapis des caisses, il n’y avait que du Nutella“, témoigne une employée.

Ils se sont acharnés comme des animaux. Une femme s’est fait tirer les cheveux, une dame âgée a pris un carton sur la tête, une autre avait la main en sang. C’était horrible“, témoigne une cliente qui a assisté à la scène.

Certains clients sont venus la veille au soir des promotions pour planquer les pots de Nutella à d’autres endroits, et ainsi éviter que d’autres puissent les prendre. Un directeur a décidé de prendre des dispositions en limitant le nombre de pots à trois par personne. En vain. Les gens faisaient des allers-retour.”

J’ai honte. Pour eux, pour vous, pour nous, pour le monde que nous laissons à nos enfants.

Homo Nullus, suite

(François de Rugy par Bruno Perroud©)

Le président de l’Assemblée n’a pas apprécié que l’hémicycle soit aux trois quarts vide, lundi, à l’occasion des célébrations du traité franco-allemand. François de Rugy a dit sa colère à propos de l’absentéisme des députés durant l’allocution du président du Bundestag à l’occasion des 55 ans du Traité de l’Élysée. “Les députés n’ont pas été à la hauteur“. La majorité d’entre-eux étant absents, “l’hémicycle offrait des rangs clairsemés malgré la solennité de l’instant“, a-t-il regretté au micro de Jean-Jacques Bourdin.

Je ne peux m’empêcher de faire le lien avec l’article précédent, plutôt le “fait” précédent. On a désormais une vue assez précise sur les choses perçues comme essentielles par les français.

J’aimerais, mais c’est un vœu pieux, que celles et ceux (pour employer la langue française à la manière de nos dirigeants.es.) se rendent compte de l’étendue des dégâts causés par le massacre idéologique de notre langue idéale et la criminalisation d’une partie de notre Histoire et, par conséquent, de notre mémoire. J’aurais pu dire culture, mais je n’ai pas le temps de passer devant le Tribunal de la Pensée, il me reste du repassage à faire.

Etre “start-upper”, c’est bien, mais avec un bagage minimal de connaissances sur l’Histoire, la conscience d’une forme de transcendance supérieure à l’Argent et, simplement, un peu de sens civique et de jugeote, ce serait nettement mieux.

Je vous invite aussi à jeter un œil sur les séances de travail des commissions parlementaires diffusées sur LCP. Vous y verrez les trois-quarts des membres pianoter sur leur smartphone pendant que le ou les orateurs s’expriment. Souvenez-vous qu’il s’agit des “élus de la République”.

In ze noze

(Charlie Chaplin in “Les Temps Modernes”)

Il ressort d’une enquête de l’Agence du médicament révélée par Le Parisien que, ces six dernières années, le nombre d’intoxications à la cocaïne a été multiplié par six, pour atteindre 416 en 2016. Et le nombre de cas graves (réanimation ou pronostic vital engagé), par 8 ! Enfin, quand cette drogue avait tué à 25 reprises en 2010, 44 personnes ont succombé en 2015, selon les dernières données disponibles. Un chiffre que nombre de professionnels s’attendent à voir rapidement dépassé. Certes, le nombre de consommateurs augmente, ce qui s’explique notamment par la baisse des prix dans les années 2000 et de la vente de petites quantités d’environ 20 euros adaptée aux budgets serrés : selon l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT), 2,2 millions de Français en ont déjà pris et 450 000 en consomment au moins une fois par an. “Elle n’est plus réservée aux catégories privilégiées“, analyse Thomas Nefau, pharmacien, chargé d’études à l’OFDT. Mais la cocaïne, à l’effet stimulant, est surtout plus pure qu’avant, car la “qualité” du produit, très prisée, est désormais le premier des arguments marketing.

Les français sont déjà les plus grands consommateurs de cannabis, les plus grands consommateurs de psychotropes, ils sont parmi les plus grands consommateurs d’alcool… Ce qui explique sans doute que la France est ce fameux pays de la “douceur de vivre”.

Cuculture

D’après L’Eléphant (c’est une revue, excellente de surcroît), les femmes préfèrent les hommes cultivés.

Interrogés spécifiquement sur le critère de choix de leur conjoint, la différence homme-femme est frappante. Ainsi, 62 % des femmes préfèrent être en couple avec quelqu’un de très cultivé, contre 38 % des hommes. Chez eux, les talents du partenaire en matière sexuelle sont primordiaux (42 %, soit le double des femmes). Chez les jeunes femmes (moins de 25 ans), le critère est déterminant (82 % préfèrent quelqu’un de cultivé). Ce qui les a conduites, dans 53 % des cas, à mettre fin à une relation pour insuffisance de culture générale.

C’est vrai, je confirme, d’ailleurs, je ne sais plus où donner de la tête, moi !

Nabila dans le désert

(AFP PHOTO / FAYEZ NURELDINE)

Une douzaine de dromadaires participant à un concours de beauté en Arabie Saoudite ont été disqualifiés pour abus de botox dans les lèvres rapporte The Guardian.

30.000 d’entre eux défileront entre le 1er janvier et le 1er février à l’occasion du festival annuel du roi Abdulaziz, à Al Dhana. Cet évènement est très suivi en Arabie Saoudite. En effet, le camélidé est “le symbole” de l’Arabie saoudite. Les récompenses à ce concours peuvent atteindre plusieurs millions d’euros. Cette année, elles s’élèvent jusqu’à 4,2 millions d’euros pour chaque catégorie.

Allô, non mais allô, quoi.

Pourquoi tu tousses ?

Une dizaine de médicaments contre le rhume en vente libre sont désormais interdits de publicité par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament en raison des effets indésirables rares mais graves qu’ils peuvent provoquer.

Dolirhume, Actifed, Humex, Rhinadvil

Cette décision intervient suite à la survenue d’effets indésirables graves : 296 ont été enregistrés entre 2001 et 2007 par la Base nationale de pharmacovigilance. Selon l’ANSM, chaque million de boîtes vendues entraînerait 0,2 à 0,7 cas d’effets indésirables, cardiaques (hypertension artérielle, angine de poitrine) ou neurologiques (troubles du comportement, accident vasculaire cérébral).

Ceux-ci sont dus à la présence de pseudoéphédrine, un vasoconstricteur qui, en rétrécissant le diamètre des vaisseaux sanguins, permet d’atténuer les symptômes du rhume. Mais cette réduction des vaisseaux entraîne, de fait, une augmentation de la pression sanguine et du risque cardiovasculaire. Ce phénomène peut alors être dangereux, notamment pour les personnes souffrant de problèmes cardiaques ou d’hypertension artérielle.

Une étude menée par l’Agence du médicament a montré que ces risques ne concernent que les personnes atteintes de maladies cardiovasculaires ou celles faisant un mauvais usage de ces médicaments en vente libre. Les données de pharmacovigilance rapportent en effet que la majorité des victimes d’effets indésirables ne connaissaient pas les contre-indications ou la durée maximale du traitement (qui est de 5 jours).

Oui mais quand même, quand on sait que la durée habituelle d’un rhume non soigné est d’environ 8 jours et que la plupart des médicaments censés lutter contre le rhume ne sont efficaces qu’au bout de 8 jours… On peut faire des économies.

 

Dernière minute ! Région Alsace : Clash entre députés alsaciens et présidents de départements

Le Président de la République refuse de procéder à un redécoupage de la carte territoriale : il l’a dit récemment à Strasbourg devant le préfet et les grands élus alsaciens.

Par contre, le président  se dit favorable à une « entité Alsace » au sein du Grand Est qui engendrerait la fusion des deux départements et l’attribution de nouvelles compétences supplémentaires à la collectivité ainsi créée.

Quelles compétences complémentaires ?

A vrai dire, presque rien : aux compétences sociales des départements s’ajoureraient la gestion de la marque Alsace  et quelques bribes d’autorité sur la langue et la culture.

Bref, un bel enfumage censé calmer la majorité des Alsaciens qui veulent une vraie région Alsace.

La décision présidentielle est une aubaine pour Jean Rottner (alias Richert II) et ses amis qui, quels soient le président et ses idées, seront toujours d’accord avec Paris !

La réunion de mardi soir était censée mettre d’accord les élus alsaciens sur ce projet

Avant la réunion, Brigitte Klingert et Frédéric Bierry, suivis par Laurent Furst et Éric Straumann, ont posé leurs conditions : il n’y aura de discussion qu’à la seule condition que les compétences en matière d’économie et de tourisme soient incluses dans la nouvelle identité d’Alsace…

La réunion n’a pas eu lieu ! Bravo à nos 4 mousquetaires !

Partagez cet article pour les encourager !

 

TH – Envoyé spécial à Paris

 

 

Mardi : Le Foll, des chocolats, les écoles alsaciennes et d’Ormesson

Pauvres députés

source : france-airsoft.fr

Preuve s’il en fallait une que nos politiques ne vivent pas dans le même monde que nous : Stéphane Le Foll, ancien ministre de l’Agriculture sous François Hollande, est agacé de devoir se “trimballer” des factures pour justifier ses frais de mandat. Rappelons que désormais les députés pourront encore dépenser 600 euros par mois sans justificatif. Quand il tient ces propos, le député de la Sarthe oublie que le salaire moyen des Français est de 1 711 euros par mois.

Conte entrepreneurial de Noël

Après l’échec de la reprise d’une chocolaterie de Sainte-Croix-en-Plaine (68) par le groupe Montbana, son ancien gérant rouvre l’usine avec 12 salariés. Les habitants viennent acheter leurs chocolats pour les fêtes dans cette entreprise pour soutenir la démarche. En espérant que cette victoire d’une initiative locale se poursuive après les fêtes.

L’excès de zèle à l’alsacienne

Les Alsaciens parlent mal la langue française, c’est connu. Maintenant, ils maîtriseront  les langues étrangères aussi mal que les Français de l’intérieur. Si, si. C’est ce que souhaite l’Éducation Nationale pour nos enfants. L’information est relayée par Jacques Fortier dans L’Alsace et les DNA aujourd’hui :

La rectrice de l’académie de Strasbourg exige que la classe de maternelle de l’école ABCM de Haguenau, qui, depuis la rentrée, est passée à une pédagogie immersive totale en alsacien et en allemand, revienne à une parité horaire entre français et allemand.

Le journaliste rappelle que : le code de l’Éducation précise que « la maîtrise de la langue française et la connaissance de deux autres langues font partie des objectifs fondamentaux de l’enseignement ». Au sortir du système scolaire français, en effet, les élèves auront uniquement « la connaissance de deux autres langues », mais certainement pas la maîtrise.

L’article est conclu ainsi :

Même le conseil culturel de Bretagne, alerté samedi sur cette situation alsacienne, a dénoncé « une attitude d’un autre âge, soutenue par une interprétation abusive de la législation ». Il demande au ministre de l’Éducation nationale « de mettre fin à ses menaces d’ostracisme inacceptables ».”

Jean n’est plus

D’Ormesson s’est éteint à l’âge de 92 ans. Celui qui disait : «L’éternité, c’est ce qu’il y a de plus fragile, c’est du papier. Qu’est-ce qui reste de tout le passé ? Non pas les idées, parce qu’elles s’envolent, mais des mots écrits.»

Beaucoup relaient aujourd’hui ses propos lors de son discours de réception à l’Académie française

Il y a quelque chose de plus fort que la mort : c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants et la transmission, à ceux qui ne sont pas encore, du nom, de la gloire, de la puissance et de l’allégresse de ceux qui ne sont plus, mais qui vivent à jamais dans l’esprit et dans le cœur de ceux qui se souviennent.”

Mercredi : Laissez-vous aller, l’État s’occupe de tout

Moins de députés et de sénateurs : oui mais !

On le sait, la réduction du nombre de députés et de sénateurs est à l’ordre du jour. Florent Bachelier, Questeur à l’Assemblée Nationale évoque en outre la possible réduction d’un tiers du nombre de députés dans le cadre de la réforme constitutionnelle souhaitée par Emmanuel Macron.

Bien sûr, la colère envers nos élus fait que nous sommes a priori d’accord. Cependant, comment ne pas voir ici la volonté de « présidentialiser » le régime, de renforcer le pouvoir du Gouvernement, d’éloigner encore plus les députés des concitoyens et d’en faire les élus de leurs grand partis parisiens plus que de leur territoire ?

De quoi affaiblir encore un peu l’Alsace, non ?

Accident de TGV à Eckwersheim : Qui sont les coupables ?

Claude Lienhard, l’avocat des victimes déclare :

À bord de ce train d’essai, vous aviez des techniciens de la SNCF et des invités qui n’avaient aucune idée qu’ils étaient exposés à un risque. On a méconnu le danger. Les causes de l’accident aujourd’hui sont connues parce qu’on a un rapport du BEA [BEA-TT : Bureau d’enquêtes sur les accidents de transport terrestre], un rapport d’experts accablant qui vient d’être déposé. Ce train d’essai allait trop vite et on a freiné trop tard parce qu’on n’a pas pris les précautions nécessaires. Les invités, des familles, des enfants, des personnes ont eu un sentiment de trahison parce qu’ils ont été exposés à quelque chose qui n’aurait pas dû être ”

Pour lui, une mise en examen de la SNCF s’impose.

Fichés S, les maires d’Alsace savent-ils ?

« Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve exclut de transmettre les noms des fichés S de leurs communes aux maires, dans un entretien au JDD. Certains, comme Gérald Darmanin, maire de Tourcoing, le demandaient pourtant. «  Le maire doit être informé de ce qui se passe sur sa commune, déclarait récemment M.Darmanin à Nord Éclair. Lorsque nous embauchons du personnel en accueil, en Ehpad, en crèche… il est impossible pour nous de savoir si la personne que nous recevons est poursuivie ou non par la police. Ce n’est pas normal », apprend-t-on chez France 3 Hauts-de-France.

Assez pour s’interroger si ces maires qui disent « avoir des informations » sont des menteurs…

À Heb’di, on imagine bien un maire aller chez un fiché S et lui dire « Bon, on m’a dit que vous étiez fiché S, je dis ça, je dis rien, mais soyez sage »!

Et téléphone maison !

Après le drame du sapin, c’est une boule qui fait frémir l’Alsace :

Un corps céleste de petite taille a débarqué dans l’atmosphère terrestre à grande vitesse, laissant derrière lui une magnifique traînée de toutes les couleurs ”

Et non, ce n’était pas une visite des hommes verts pour le Christkindelmärik !

Les pompiers du Grand Est plus agressés

Le Grand Est – non pas la région – mais l’espace serait propice aux agressions de pompiers en service. Pour apprendre cela, on n’a pas lu la presse alsacienne mais l’Union…

Allez, laissez-vous aller, l’État veut votre bonheur, la région aussi 😉

 

Jeudi : La quatrième dimension

Le bio touche le fond mais pas les fonds

Le Ministre de l’Agriculture a annoncé le désengagement de l’État de l’aide au maintien pour la filière bio, qui est pourtant le seul dispositif public qui soutient les producteurs, refilant désormais le bébé aux régions qui devront s’en charger dès janvier 2018 ! Aujourd’hui, le Conseil Régional du Grand Est reste dans le flou : sans doute se souvient-il que l’encore-président Philippe Richert, à la foire agricole de Chalons-en-Champagne, avait déjà prévenu que la région ne prendrait pas le relais…

Face à ce non-sens, la colère monte parmi les agriculteurs bio. C’est Frédérique qui le dit à nos confrères de L’Est Républicain : cette productrice de fromages de chèvre à Lapoutroie n’a pas hésité une seconde à faire deux heures de route pour manifester son désaccord à Nancy hier : « Notre façon de produire, respectueuse des hommes qui travaillent, des consommateurs, de la santé des gens, des nappes phréatiques, mérite d’être défendue », explique-t-elle tandis que Jean-Michel s’insurge : « Pourquoi n’aiderait-on plus un modèle d’avenir alors qu’on subventionne l’agriculture conventionnelle ? »

La liberté de dénonciation

Lu dans le 20Minutes de ce jour :

Marine Le Pen a perdu mercredi son immunité de députée dans l’affaire de la diffusion en 2015 sur Twitter de photos de victimes de l’organisation de l’État Islamique. Cette levée d’immunité doit permettre qu’un « mandat d’amener » soit délivré par le juge et que la présidente du FN soit contrainte, si nécessaire, de se rendre à un interrogatoire de première comparution. « La liberté d’expression et de dénonciation, qui est consubstantielle au rôle de député, est morte avec cette décision de basse politique politicienne », a réagi l’élue du Pas-de-Calais, avant de dénoncer une tentative de « museler celle qui incarne l’opposition et l’alternative au pouvoir en place »

Non, non, vous avez bien lu : Mâdâme “l’alternative au pouvoir” parle d’elle à la 3ème personne, c’est plus facile pour dénoncer.

Il n’est jamais trop tard pour se poser les bonnes questions

Mardi soir, les députés et sénateurs alsaciens ainsi que les présidents des conseils des 2 départements se sont retrouvés en fin d’après-midi à l ‘Assemblée nationale. D’après le média « libéral, européen et pro-business » L’Opinion, ces élus alsaciens enchaînent discrètement les réunions depuis quelques semaines pour se demander tous ensemble : « Quelle Alsace voulons-nous ? ».

Ces très honorables messieurs législateurs auront donc attendu la venue du président de la République et de celui de la République fédérale d’Allemagne à l’inauguration du site mémoriel franco-allemand du Hartmannswillerkopf à Wattwiller demain vendredi, dans le cadre du centenaire de la grande guerre…

Bah, nous, ça fait déjà un bon moment que nous nous demandons ce qu’ils veulent, eux, au juste, pour l’Alsace. Nous finirons bien par le découvrir, un jour.

Bientôt des vacances pour Monsieur Hulot ?

C’est Sébastien Chenu, député FN (comme quoi, Heb’di n’est pas sectaire) qui lance le bon mot lors d’un point-presse :

Visiblement il a commencé à reculer mais Nicolas Hulot, ce n’est pas la première fois qu’il avale quelques couleuvres. Il apprend ce que c’est de faire de la politique dans un gouvernement En Marche quand on est écolo. (…) On va observer Nicolas Hulot, si tant est qu’on l’observe encore très longtemps (…), les vacances de M. Hulot sont peut être assez proches finalement »

En effet, après l’annonce par le Ministre de l’Écologie que la France ne tiendra vraisemblablement pas l’objectif de ramener la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50% en 2025, le monde politique est en ébullition, à la limite de la fission. Ainsi, Jean-Christophe Lagarde (président de l’UDI), les porte-parole nationaux d’Europe Ecologie – Les Verts ou encore la Commission des Affaires économiques du Sénat (euh, les affaires écologiques plutôt, non ?), tout le monde donne son avis, jusqu’à notre Lady Keller alsacienne à travers un communiqué de presse :

Je salue le sens des responsabilités du ministre Nicolas Hulot, qui répond à la démagogie de l’ancienne ministre Ségolène Royal. L’objectif de réduction de la part du nucléaire à 50% d’ici 2025 n’était ni construit, ni tenable. Cette mesure ne s’est pas accompagnée d’un plan suffisant de développement des énergies renouvelables. (…) Alors oui il faut réduire la part du nucléaire, mais il faut le faire dans des délais raisonnables et de manière construite pour être réellement efficace pour notre planète »

Ça y est, maintenant, le job est fait alors Nicolas va pouvoir enfin se mettre… au vert !

 

 

Jeudi : Des taxes, elles aussi « En Marche »

Hausse de la CSG

« Les députés ont approuvé par 120 voix contre 45 l’article 7 du projet de loi de financement de la Sécurité sociale qui prévoit de supprimer en deux temps en 2018 les cotisations maladie et chômage pour les salariés du privé, représentant 3,15 % du salaire. En compensation, la CSG, qui pèse sur toutes les catégories de revenus (salaires, retraites, revenus du capital) verra son taux normal augmenter de 1,7 point, de 6,6 à 8,3 % », lit-on dans les DNA.

On comprend bien que ce qui est donné d’une main est pris de l’autre.

Mais on notera que cette loi est votée par 120 députés (165 avec les contres) sur 577.

La fin de la taxe d’habitation

Vous vous réjouissez, par contre, de la fin de la taxe d’habitation ? Assurez-vous d’abord d’être parmi les exonérés !

Enfin, il ne faudra pas vous plaindre si votre maire augmente les impôts ou ne fait plus rien dans votre ville : 36 % de la taxe d’habitation alimentait les mairies.

On parle, certes, de compensations mais, comme vous le savez, l’argent doit bien venir de quelque part.

Une action contre RichMeetBeautiful.com

« La frontière entre la prostitution et la recherche de « mécènes » pour financer des études est ténue », souligne la sénatrice communiste Brigitte Gonthier-Maurin dans un rapport qui n’a pas abouti à une loi délimitant cette frontière et distinguant la rencontre de l’activité d’escort. L’élue conclut : « Les difficultés matérielles et la précarité des conditions de vie des étudiants peuvent rendre attractifs les revenus susceptibles d’être rapportés par la prostitution de luxe : 2 000 euros la nuit, 4 000 à 5 000 euros le week-end. »

On lira cet article des DNA sur le sujet en se posant la question de la prostitution étudiante mais, au final, celle de la paupérisation de notre société qui fait qu’il faut de l’argent partout, pour tout désormais.

(photo@tempsreel.nouvelobs)

On taxe les sodas

Les victimes du sucre ne s’en plaindront pas, découvrons la hausse de la « Taxe Soda » :

« Les députés ont adopté une nouvelle version de cette taxe, qui sera désormais modulée en fonction du taux de sucre présent dans chaque boisson, rapporte Francetvinfo. La commission des Affaires sociales a adopté un amendement en ce sens au projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018. Depuis 2013, les boissons contenant du sucre, même en quantité infime, sont taxées. Après l’adoption de cet amendement, cette taxe restera au même niveau pour les boissons à partir de 5 grammes de sucre pour 100 millilitres. En revanche, cette taxe sera doublée pour les boissons qui contiennent plus de 8 g de sucre pour 100 ml, et triplée pour celles qui contiennent plus de 10 g pour 100 ml », nous informe l’Alsace.

En même temps, on en a profité pour taxer les alcools forts… Bref, on taxe de plus en plus de choses. A quand une taxe sur la connerie ? Celle-là rapporterait bien plus qu’elle ne coûte, non ?

Jean Rottner à Reims

« Le nouveau président de la région Grand Est, Jean Rottner, se rend à Reims pour son premier déplacement, ce mercredi 25 octobre. Il y rencontre des élus comme le maire de la ville, Arnaud Robinet », nous apprend France 3.

Choisir la ville où les rois de France allaient se faire couronner en dit long sur sa modestie ! Non ?

 

Une loi pour recréer l’Alsace : Il manque des députés et sénateurs !

« Les députés Eric Straumann, Raphaël Schellenberger, Jacques Cattin (LR, Haut-Rhin) et Laurent Furst (LR, Bas-Rhin) à l’Assemblée, les sénateurs Jean-Louis Masson et Christine Herzog (DVD, Moselle) au Sénat, ont déposé une proposition de loi visant à recréer des régions disparues en 2015 par référendum. Leur argumentaire fait directement allusion aux situations alsaciennes et lorraines » écrivent les DNA.

Pour un peu, on se réjouirait. En effet, il faut donner un cadre légal à la volonté de créer une « nouvelle région Alsace ». Or, la création de celle-ci passe par un retour à l’ancienne. La loi est dure, mais c’est la loi !

Pour un peu, on se réjouirait… Mais pas tout à fait !

Parlons Sénat. Rendons d’abord hommage à deux sénateurs mosellans ! Puisqu’il n’y a aucun sénateur alsacien par les dépositaires pour écrire : « Dans la logique du conseiller territorial, il aurait par exemple été pertinent de fusionner les deux départements alsaciens avec la région Alsace ou de fusionner les quatre départements lorrains avec la région Lorraine. Par contre, il est aberrant d’organiser l’absorption progressive des dix départements de la région Grand Est par celle-ci. »

Pourquoi l’Alsace serait empêchée de former une entité administrative spécifique alors que cette faculté a été accordée sans problème à la Corse

Compte tenu des frais de déplacement et de l’éloignement des centres de décision, les grandes régions n’ont permis aucune économie réelle de gestion. C’est ce que confirme un rapport de la Cour des Comptes. Le Républicain Lorrain du 12 octobre 2017 indique ainsi : selon le « Rapport de la Cour des Comptes, la fusion des régions a généré des surcoûts. C’est poliment dit : la création de grandes régions “n’a pas remédié à la complexité du paysage institutionnel local.” En clair, une réforme pour rien et qui pourrait coûter cher ».

En tout état de cause, si on compare le coût du fonctionnement des grandes régions actuelles et des squelettes de départements qui subsistent avec le coût qu’auraient les anciennes régions ayant absorbé les départements, il est clair que la seconde option n’est pas la plus onéreuse. De plus, elle aurait l’avantage de garantir une gestion à taille humaine avec un minimum de proximité par rapport au terrain.

Malheureusement, les élus régionaux actuels sont accrochés à leur mandat électif et on ne peut pas espérer de leur part, une initiative qui remettrait en cause leur existence. C’est d’autant plus regrettable que dans beaucoup de régions fusionnées, des voix se font entendre pour déplorer que l’on ait créé de véritables féodalités complétement déconnectées des problèmes que rencontrent nos concitoyens dans leur vie au quotidien.

Enfin, des régions telles que l’Alsace ont une identité très forte et on ne voit pas pourquoi l’Alsace serait empêchée de former une entité administrative spécifique alors que cette faculté a été accordée sans problème à la Corse ».

Reconstitution de la région de 2015 !

Leur proposition de loi demande : « Un département inclus dans le territoire d’une région constituée par regroupement de plusieurs régions peut, avant le 1er janvier 2020, demander la reconstitution de la région existant au 31 décembre 2015 sur le territoire de laquelle il était alors situé et sa fusion avec les départements qui la composaient à cette date en une unique collectivité territoriale exerçant leurs compétences respectives. La demande est inscrite à l’ordre du jour du conseil départemental, par dérogation aux articles L. 3121-9 et L. 3121-10, à l’initiative d’au moins trois de ses membres.

La demande du département est transmise au conseil régional concerné qui la soumet aux électeurs des départements de la région dont la reconstitution est demandée selon les modalités définies à l’article L.O. 1112-3, au second alinéa de l’article L.O. 1112-4, aux articles L.O. 1112-5 et L.O. 1112-6, au second alinéa de l’article L.O. 1112-7 et aux articles L.O. 1112-8 à L.O. 1112-14 ».

Les puristes liront l’ensemble ici : http://www.senat.fr/leg/ppl17-014.html.

Interrogez votre sénateur sur sa volonté de défendre l’Alsace !

Ce qui nous interpelle, c’est l’absence des Sénateurs alsaciens … Car oui, vous l’ignorez peut-être mais nous avons des Sénateurs.

Alors demandez aux vôtres leurs positions sur le sujet, si vous habitez dans le Bas-Rhin ou dans le Haut-Rhin.

Interrogez votre député sur son soutien à cette démarche !

Ce qui nous interpelle, ce sont aussi les 4 députés alsaciens à déposer ce projet de loi.

On félicitera donc les députés Eric Straumann, Raphaël Schellenberger, Jacques Cattin (LR, Haut-Rhin) et Laurent Furst (LR, Bas-Rhin) et on interrogera les autres, à commencer par les Bas-Rhinois puis par les Haut-Rhinois.

Ceux qui auraient oublié de signer peuvent encore se rajouter !

Demandons aux autres de justifier cette énième absence…

D’ici là, partagez cet article !

 

(en illustration, le blason de l’Alsace réunissant les deux départements, utilisé jusqu’en 2015)

Les députés Républicains alsaciens voulaient continuer de tricher

Il est rare que nos députés alsaciens se fassent remarquer à Paris, leurs semblants de colère dépassent rarement la ligne bleue des Vosges… Mais cette fois-ci, ils ont fait fort. Sept de nos quinze élus ont voté contre la loi de moralisation.

(Retrouvez cet article et bien d’autres dans le Heb’di-Mag de septembre !)

Tous des Républicains : Raphaël Schellenberger, si jeune et déjà gâté… Jean-Luc Reitzer, concerné au moins par les emplois familiaux…
Jacques Cattin, au cas où… Laurent Furst, Patrick Hetzel, Frédéric Reiss, Éric Straumann, a priori pour soutenir les premiers…

Le centriste Antoine Herth s’est abstenu.

Les sept autres membres alsaciens de l’Assemblée nationale (Modem, LREM et Constructifs) ont voté pour la moralisation des députés ! Nos sept mercenaires de l’anti-moralité ont de ce fait entre autre voté contre :

– L’interdiction des emplois familiaux de collaborateurs ;

-La suppression de la réserve parlementaire (chaque parlementaire pouvait distribuer 130 000 euros de subventions à sa guise). Notre ami le député Jean-Luc Reitzer avait ainsi alloué 20 000 euros (la plus grosse subvention) à Jean-Luc Reitzer, maire d’Altkirch, pour l’aménagement de l’Hôtel de Ville… ;

-Le fait de justifier les dépenses de frais de mandat des parlementaires (avant cela, chaque député pouvait dépenser chaque mois 5 373 euros sans justification).

Parce que sinon, ils tombent !

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