….comme un lapin !

Vendredi : Mots croisés et repêchés dans la presse

Se prendre une veste

C’est sans doute une polémique inutile de plus sur les Trump (qui n’en valent décidemment pas la peine) qui agite la presse américaine depuis hier.

Certes, mais quand on est première potiche de la nation, chaque détail compte. On ne se rend pas à une visite aux sans-papiers à la frontière avec le Mexique vêtue d’une veste brodée « I really don’t care, do u ? » (en français : Je m’en fiche complètement, et vous ?). A moins de vouloir faire jaser…

Le royal époux de Mélanie Trump a, quant à lui, interprété ce geste de façon bien différente : l’occasion de ressortir les gros mots les vieux chevaux de bataille (têtes de turc ?).

« I really don’t care do u » fait référence aux medias, et plus précisément aux Fake news. Mélanie a compris à quel point ils pouvaient être malhonnêtes, et qu’elle se moque vraiment d’eux !”

En attendant, vu le sort réservé aux migrants à la frontière mexicaine, il eut été plus appréciable que les époux Trump en care un peu plus.

Ravaler son caquet

Matteo Salvini, Viktor Orban, et Emmanuel Macron feraient bien de se pencher sur l’étude menée par trois économistes français du centre national de la recherche scientifique (CNRS) au lieu de jouer à la bataille navale avec des bateaux chargés, s’il est utile de le rappeler, d’êtres humains. Ces travaux de recherches ont non seulement abouti à la conclusion que les flux migratoires ne sont pas une charge économique sur une période étudiée de 30 ans (1985-2015) mais qu’ils auraient au contraire un impact positif : « La crise migratoire en cours pourrait être une opportunité économique » pour les pays européens.

Les trois chercheurs estiment qu’il faut réorienter la nature des débats en cours en France et en Union européenne, notamment sur les questions politiques et diplomatiques.

Ça alors, la vieille rengaine du coût de l’immigration, brandie comme un étendard par Mme LePen et sa horde bleue marine serait donc à mettre au placard ? Ainsi déplumée d’un de ses seuls arguments de campagne, on en connait une qui va crier au complot gauchisto-journalo-universitaire…

Lire entre les lignes

Le billet illustré de la Revue Dessinée disponible sur Médiapart revient sur le sort de l’Aquarius et nous révèle toute la logistique déployée pour intercepter les migrants en mer. Il nous donne aussi à entendre d’autres voix italiennes sur le sujet, celles de celles et ceux qui travaillent à redonner un nom et une histoire aux noyés oubliés de la Méditerranée. A lire et à méditer par ici.

Pêcher en eau trouble

Un chercheur néo-zélandais s’est mis en tête de percer le mystère du Loch Ness en utilisant la technique dite de l’ADN environnemental, qui consiste à séquencer un échantillon d’eau pour confirmer ou non la présence de LA bête.

« Je suis sûr que nous trouverons certaines espèces qui n’ont probablement jamais été décrites. Ce seront plus probablement des bactéries », estime-t-il. « Si on découvre autre chose, et je dis bien si, alors on aura une bonne idée de quelle sorte de créature ou animal on a affaire ».

Allez vieux fou, nous allons suivre votre aventure scientifique avec nos yeux d’enfants brillants, même si celle-ci remet sur la table un sujet déjà bien passé la casserole (à savoir un gros bifteck nommé Nessie).

Nous, on ne s’en lasse pas !

Donner le la

En cette journée mondiale du don d’organe, la presse rappelle ce matin la nécessité de parler autour de soi d’un sujet encore trop tabou. Nous sommes tous des donneurs potentiels, mais il faut avant tout le formuler clairement à ses proches :

30% des familles refusent qu’on enlève des organes à leur proche décédé. Et souvent parce qu’ils ne connaissent pas sa volonté.”

Le don d’organe a ceci de beau qu’il permet de donner sens à la mort d’un proche :

Aurélien Louseau, infirmier, feuillette d’un œil ému les lettres de remerciement reçue par l’équipe de la coordination du centre hospitalier de Bayonne. Des patients sauvés grâce à la greffe, mais aussi des lettres de familles de donneurs : « Pour moi c’est une grande joie de savoir que des personnes puissent continuer à vivre, écrit par exemple une femme dont la meilleure amie, décédée brutalement, a donné ses organes. Je les imagine chaque matin continuer à cueillir l’instant et vivre le présent.»”

Il ne vous reste plus qu’à donner le la et à évoquer le sujet en repas de famille, quand la belle-mère commence à gonfler toute la tablée. Cela sauvera des vies (et votre repas).

Bon appétit,

Rosalie.

La tactique du gendarme du monde

Vendredi : les z’hommes et leur culottes

Performances de culottes

Une fois de plus, Donald Trump atteint des sommets d’éloquence dans sa gestion des relations diplomatiques avec la Corée du Nord. L’annulation du sommet de Singapour qui devait avoir lieu le 12 juin 2018 a été annoncée dans une lettre à la plume subtile et raffinée qu’on lui connaît :

Vous parlez de vos capacités nucléaires, mais les nôtres sont si massives et puissantes que je prie Dieu pour qu’elles n’aient jamais à être utilisées”

Voilà qui nous donne envie de citer quelques mots du poète Henri Tachan (Les z’hommes, 1975) :

 

 

 

Z’ont leur petit spectre dans leur culotte, 
Leur petit périscope sous la flotte, 
Z’ont le bâton ou la carotte, 
Les z’hommes, 
Et au nom de ce bout de bidoche 
Qui leur pendouille sous la brioche, 
Ils font des guerres, ils font des mioches, 
Les z’hommes…

 

Aux urnes, irlandais !

Aujourd’hui, les irlandais se prononcent par référendum sur l’abrogation du 8e amendement de la constitution qui interdit l’avortement. Et une fois n’est pas coutume, nous citerons le journal catholique français La Croix, qui nous décrit en finesse le dilemme irlandais. Car le visage social et moral de l’Irlande est en train de changer :

L’Église catholique, frappée par de nombreux scandales de pédophilie, a compris qu’elle devait aussi évoluer. À propos de la campagne sur l’avortement, l’association des prêtres catholiques (ACP) – un bon tiers du clergé – s’est inquiétée que des militants pro-vie aient pu utiliser la chaire d’une église pour faire passer leur message, jugeant ce type d’intervention « inapproprié ». Un « vote exprimé selon sa conscience, quel que soit le résultat, mérite le respect », souligne l’ACP dans un communiqué. Elle estime qu’en tant qu’« hommes non mariés et sans enfants », ses membres n’étaient « pas les mieux placés pour être dogmatiques sur cette question ».”

Jamais parole plus sage ne sera sortie de la bouche d’un prêtre ! Ponctuons en beauté avec le témoignage d’Angela, grand-mère de 70 ans, qui a fait son choix depuis longtemps :

Je suis pour l’abrogation de l’amendement. J’ai 7 petits-enfants, je connais bien les problèmes des femmes de notre pays. Si je vote oui, c’est parce qu’elles doivent avoir le droit de décider elle-même, personne ne doit le faire pour elle.”

Tout est dit.

Pensée utile du vendredi matin

Après la présentation de plusieurs mesures pour les banlieues par Emmanuel Macron ce mardi, le directeur adjoint de la rédaction de Marianne Jack Dion reproche au président d’avoir écarté les propositions ambitieuses du rapport qu’il avait commandé à l’ancien ministre Jean-Louis Borloo :

Certains s’attendaient à un regard sur la banlieue digne du nouveau monde annoncé. En fait, ils ont eu droit aux vagues considérations d’un président n’ayant rien dans sa besace, si ce n’est de vagues promesses et des mesures sans lendemains. Certes, le Président est fondé à dire qu’il serait irresponsable de refaire ce qui se fait depuis vingt ans et qui ne marche pas. Mais pourquoi avoir demandé un rapport à Jean-Louis Borloo si c’est pour l’enterrer à peine publié ? Pourquoi s’interdire de faire du neuf ? Pourquoi ne pas creuser quelques-unes des pistes ouvertes par un rapport dans lequel se sont retrouvés des élus de tous bords ? Pourquoi ne pas se donner les moyens de rétablir un semblant d’égalité républicaine entre les territoires ? […] Emmanuel Macron a expliqué avec raison que la banlieue était « le sujet de la République ». Mais pour l’heure, c’est un sujet oublié, méprisé, abandonné. Et ce n’est pas un vague hymne aux start-upers venant de l’autre côté du périphérique qui règlera le problème d’un Etat absent.”

Franchement, on l’aurait pas mieux dit.

Pratique

Pour les vieux de la vieille qui n’ont pas saisi la raison pour laquelle ils ont reçu sur leurs boîtes mail une montagne de demande d’acceptation des nouvelles politiques de confidentialité de la part de sites en tout genre, le site clubic.com explique ici les conséquences du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) dans notre quotidien.

Un article qui sera sans doute très utile à toutes les vieilles branches de la rédaction (coucou Véesse).

Le bouquet !

Ouf ! Le vrai, le bon journalisme existe encore. La preuve : hier, le JT de 13h de la première chaîne diffusait un petit reportage sur les bouquets « tendances » de la fête des mères 2018. Parce que c’est important.

Les fleuristes s’activent sur le marché, à quelques jours de la fête des mères. Offrir une botte de fleurs aux mamans pour cette journée spéciale leur fera plaisir.”

Génialissime Jean-Pierre Pernaut, ton excellence dans l’art et la manière d’enfoncer les portes ouvertes n’est décidément plus à démontrer.

Bonne fête à toutes les mamans (à celles qui lisent HEB’DI comme aux spectatrices du J.T. de Jean-Pierre Pernaut)

Rosalie.

Vendredi : Visages humains

Mercy qui ?

Demain aura lieu LA grande soirée de l’Europe qui se regarde le nombril, la fête du kitsch à strass et paillettes, de la techno mal digérée et des effets scéniques à donner des vertiges oculaires : l’inégalable, l’ineffable concours de l’Eurovision !

Et nous, je veux dire la France, on a eu l’idée brillante d’envoyer le duo Monsieur Madame interpréter leur chanson « Mercy ». Pour faire court, la chanson évoque la naissance d’une petite fille migrante sur un bateau de SOS Méditerranée. Et qui s’égosille « Merci Mercy je suis en vie ». On vous laisse savourer la bonne morale de cul-bénit, sachez néanmoins qu’à la rédaction, on n’est pas tout à faire certain que les couvertures de survie « façon défilé de mode » soient du meilleur des goûts…

Certes madame, on est peut-être des râleurs à Heb’di, des jamais contents qui ne comprennent rien à la beauté sublime d’une chanson positive et pleine d’espoir, mais bon, on trouve le timing (un poil) ironique, au moment même où la loi-immigration a été adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale. Loi, qui, soulignons-le est dénoncée par des organismes comme Amnesty International ou la Commission consultative nationale des droits de l’Homme…

Merci Mercy, mais tu vas gentiment retourner dans ton pays,

Et nous laisser regarder notre Eurovision en paix, bien calés dans notre canapé, nos bonnes intentions et nos bons sentiments !

Lecture du matin

La Revue Dessinée a mis en ligne une bande dessinée poignante relatant l’histoire de la rencontre entre le scénariste Fabien Vehlman et un jeune exilé guinéen, Fodé.

C’est accessible librement ici, et c’est à lire d’urgence pendant les débats sur la loi asile-immigration :

-Bref, Fodé s’intègre. Il est même accepté par mes potes de droite, c’est dire !

-Ah mais c’est super ce que vous faites ! Ce qui me gonfle, c’est les gauchistes qui donnent des leçons sans se bouger les fesses.

Et de fait, nous ne voulons donner de leçon à personne. Ni à ceux qui voudraient aider mais qui pour plein de raisons ne peuvent franchir le pas. Ni à ceux qui trouvent que l’immigration est un problème complexe. Nous savons bien que la France ne peut accueillir « toute la misère du monde ». Mais nous voulons y prendre notre part.”

Fin de la lune de miel

Avec le retrait de l’accord sur le nucléaire en Iran, tous les journaux le disent, la diplomatie Macron tourne court et montre ses failles : les sourires mielleux n’ont pas suffi à convaincre le grand gros blond de la Maison Blanche.

« Les images étaient belles : sourires radieux, accolades chaleureuses, bises au coin de la joue… La venue d’Emmanuel Macron à Washington, du 23 au 26 avril, a souvent davantage ressemblé à un week-end entre vieux amis complices qu’à un sommet d’Etat. Mais depuis que le président français s’est envolé pour Paris, le retour sur Terre a été brutal. »

Fin de l’idylle donc,

Mais y a-t-on simplement cru, à la diplomatie du bisou ?

La fête à Marlène

Encore une qui aurait dû garder son tweet dans sa poche (et ses leçons de grammaire à deux sous).

 

Mamie turbo

Cela s’est passé mardi dans le Lot-et-Garonne, une voiture a été verbalisée mardi pour excès de vitesse : elle roulait à 160 km/h, grillait des feux rouges et des stops ! Et devinez quoi ? La conductrice n’est autre qu’une petite vieille de 85 ans ! Alors grand-mère punk ou sénile ? Là tout de suite, on hésite entre le malaise et l’admiration mal assumée…

Respectez la sécurité routière aux volants amis lecteurs,

Parce que Dieu mercy comme dirait l’autre, vous êtes en vie, et que c’est beau la vie, et c’est important la vie. Amen.

Bondieusement vôtre,

Rosalie

SCHtrumpFF

Vendredi c’est beau la vie, pour les grands et les petits

Porte-à-faux

 « C’est une catastrophe pour la municipalité, Yves Barniol le maire d’Elne, une petite commune située à une dizaine de kilomètres au sud de Perpignan, ne décolère pas depuis la découverte de l’escroquerie qui a ébranlé le musée de la ville. »

C’est-à-dire que voyez-vous,  la collection du musée local entièrement consacrée au peintre Etienne Terrus, l’enfant du pays, était en fait composée à 60% de faux tableaux, dessins ou aquarelles ! La chose a été découverte par un commissaire d’expositions et historien d’art chargé par la mairie de réorganiser le musée autour de nouvelles acquisitions provenant de la région.

Du coup, le musée entièrement rénové a été inauguré vendredi dernier… avec une collection amputée de 82 tableaux !

On comprend bien la colère du maire d’Elne, comme on imagine l’émoi à Strasbourg si quelqu’un venait à découvrir que la plupart  des œuvres du musée de Tomi Ungerer sont en réalité des faux réalisés par Véesse…

Mais chut, c’est un secret.

Synthe mise au vert

Faut les voir, ces petites frimousses qui font la grimace en disant au micro du journaliste que « c’est bio, mais bon, c’est pas comme à la maison ».

Il faudra un peu de temps pour convaincre les habitants de Grande-Synthe et leurs tendres chérubins à se mettre au vert, parce que ça coûte un bras. Mais après la mise en place de cantines scolaires 100% bio, le maire de la ville veut aujourd’hui aller plus loin en implantant un circuit de production local, sans pesticides. N’empêche, l’histoire est belle et montre que même dans des villes périphériques comme cette cité ouvrière proche de Dunkerque, les idées alternatives infusent et se diffusent petit à petit.

Un des fournisseurs des cantines de Grande-Synthe, un jeune agriculteur fraichement installé dans la ferme de Pitgam explique :

« Ce que je voulais, c’est faire un produit que je puisse vendre moi-même. Quand il y a la confiance qui s’installe, il n’y a plus besoin de label bio ou quoi.  Le client sait comment on travaille. »

C’est simple, mais bon à entendre, et c’est à visionner sur l’excellent site d’information indépendant Explicite.

Tagada c’est beau la vie

Une facture de 17,8 kg de fraises Tagada achetées dans une boutique Haribo de la Haute-Garonne  figure dans les dépenses de campagne du candidat Macron pour la présidentielle de 2017 ! Le quotidien La Dépêche du Midi a enquêté, et a levé le mystère : lors du la journée internationale des droits des femmes, les marcheurs locaux ont distribué des tracts résumant les propositions du candidat Macron sur le sujet. Et puis quelqu’un a eu la lumineuse idée d’accompagner ces tracts de petits sachets de bonbons…

Des fraises tagada roses hein, histoire d’être bien en phase avec l’esprit de la journée des droits des femmes et de ne pas l’édulcorer. On ne lésine pas sur la com’ intelligente et subtile chez LREM !

Président pellicules

La visite d’Etat de trois jours d’Emmanuel Macron à Washington a beaucoup inspiré les talk-shows américains, et c’est Courrier International qui en a compilé les meilleurs moments.

Et on a bien rit de voir notre président d’acier gérer de façon maladroite les élans amicaux d’un Trump un peu trop enthousiaste.

Non vraiment, c’est un régal, comme le goût légèrement acidulé d’une fraise tagada !

 

Fraisement vôtre,

Rosalie

Pince-mi et Pince-moi…

Lundi : Une giboulée d’infos

Ça trumpe énormément

Donald Trump est « moralement inapte » à diriger les Etats-Unis, a affirmé l’ancien directeur du FBI James Comey dans une interview à la chaîne de télévision ABC : « Je ne crois pas à ces histoires selon lesquelles il serait mentalement déficient ou dans les premiers stades de la démence […] Je ne crois pas qu’il soit médicalement inapte. Je crois qu’il est moralement inapte à être président », a-t-il ajouté.

Certes, certes… Le problème, c’est qu’à travers le monde ils sont quelques-uns dans ce cas…

Tiques tacles

Depuis plusieurs années, l’autorité des experts est remise en cause par les malades, et c’est particulièrement le cas pour la maladie de Lyme où on en est au stade des plaintes en justice.

A l’origine de ces plaintes, la volonté des malades de contester les tests diagnostiques en vigueur (ELISA et Western-Blot ou immunoblot), tests qui selon eux ne diagnostiqueraient pas la maladie chez certains malades, ainsi que la demande de traitements antibiotiques prolongés chez les malades qui souffriraient d’une forme « chronique » de la maladie.

C’est un article très intéressant publié par le site pourquoidocteur.fr et qui donne l’occasion de rappeler qu’Heb’di avait été, il y a quelques années, pionnier sur cette question et avait permis à des gens injustement sanctionnés de donner leur point de vue.

Vieille taupeless

Les activistes féministes Femen ont fêté les 10 ans de leur mouvement à La Bellevilloise, Paris XXe, et de nombreuses personnalités étaient invitées à se produire à l’occasion de cet anniversaire. Parmi elles, Lio a aussi profité de la soirée pour afficher son soutien au mouvement, en s’affichant topless sur scène, à l’image des Femen lorsqu’elles manifestent.

Depuis, les Femen se demandent si elles ne vont pas s’acheter des pulls

Intripotables

Beau dossier dans Society-magazine.fr qui aborde un problème qu’on feint souvent d’ignorer. Selon l’institut de sondage IFOP, « un Français sur quatre a utilisé un sextoy au moins une fois au cours de l’année 2016, pour un plaisir solitaire ou en couple. » Mais le magazine précise que certains sont privés de la variété des plaisirs de la chair : invalides, amputés, paraplégiques, tétraplégiques, ils sont 2,3 millions et, à ce jour, il n’existe que deux dispositifs pensés pour la sexualité des handicapés.

Certains bidouillent, comme Clément Chaderon, paraplégique depuis huit ans : « J’achète des sextoys du commerce, je les démonte et j’enlève les interrupteurs pour en installer des plus accessibles, puis je fais une ‘rallonge’ ou une grosse roue que l’on peut actionner avec la paume de la main. » Mais ça ne l’empêche pas d’avoir parfois des demandes… étonnantes. Et niveau bricole, Clément a de la suite dans les idées. « Une femme tétraplégique souhaitait un dispositif pour pouvoir se masturber. J’ai fabriqué une sorte de main avec un doigt en silicone fixé sur une rallonge en bois pour le tenir dans la bouche et donner accès aux grandes lèvres de madame », détaille-t-il. L’industrialisation n’est pas compliquée, selon lui. « Une fois que l’on a bidouillé quinze sextoys pour des handicaps différents, on peut rapidement proposer une gamme assez complète et accessible », assure-t-il, avant d’avouer ne pas avoir le temps de concrétiser ce projet ni l’envie de monter une entreprise dans ce domaine.”

Au-delà des rires et des sarcasmes quasiment inévitables que ce sujet déclenche, il faut saluer l’initiative de ce type de publications qui osent aborder des sujets que d’aucuns considèrent au mieux comme tabous, au pire comme une perversion.

“Quand même, comment peut-on, déjà qu’ils sont handicapés…” Ben oui ma bonne dame, ça fait partie de la vie de tout le monde et tant mieux pour vous si vous n’avez pas besoin de monsieur bricolage.

Vendredi : égos à gogo

Pierrot Persil en reportage de guerre dans un lycée américain…

Eurêka

Nouvelle idée brillante du président des Etats-Unis, alors même que les lycéens rescapés de la fusillade en Floride ont lancé un mouvement de protestation nationale contre la facilité d’accès des armes à feu : Donald Trump propose d’armer les enseignants, pour mettre fin aux “zones sans armes” autour des écoles. Entendons-nous bien, et ceci n’est pas une fake news, le président des Etats Unis a expliqué être favorable au port d’arme dissimilé pour les professeurs « qui savent tirer», et qui auraient suivi une formation spéciale au préalable, en estimant que si 20% des enseignants étaient armés, « ils pourraient stopper très rapidement stopper une attaque qui dure en moyenne trois minutes alors qu’il faut entre 5 et 8 minutes pour que la police arrive sur place »…

Ou comment déplacer le problème qui gêne lorsque l’on a promis  aux membres de la National Rifle Association (le NRA, ce puissant lobby américain d’armes) qu’ils avaient un « vrai ami » à la Maison Blanche.

Nul doute que transformer les écoles américaines en bastions militaires relève d’un coup de génie dont  la subtilité échappe à notre compréhension de simples mortels.

Franchement, on ne voit pas d’autres explications.

Bure et Co

 Une quinzaine de militants ont été expulsé hier du bois Lejuc, dans la commune de Mandres-en-Barrois tandis que « la maison de Résistance » a été perquisitionnée dans la ville voisine de Bure. Ces deux sites étaient les points névralgiques de la contestation contre le projet de centre d’enfouissement de déchets nucléaires, le Cigéo.

Ce projet, mené par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs doit être construit à Bure et prévoit  entre autre des cheminées d’aération sur le site du bois Lejuc…et accueillerait jusqu’à 83 000 m3 de déchets nucléaires radioactifs (c’est-à-dire les déchets les plus dangereux, responsables de 99% de la radioactivité produite en France).

 Le gouvernement parle de concertation, mais en réalité il montre ses muscles et expulse, dénonce Jean-Marc Fleury, président de l’Association des élus opposés à l’enfouissement des déchets radioactifs (Eodra). Cela fait plusieurs mois que cette logique est en cours, avec une série de procès contre des opposants.”

©Mathieu Cugnot

Tiens tiens, l’étendard de « l’Etat de droit » aura vite été ressorti de son placard ! Ou comment éviter le développement d’un nouveau et épineux Notre-Dame-des-Landes…

Comme d’habitude, on expulse à tour de bras, sans prendre le temps de se poser un instant la question : pourquoi tant de ZAD essaiment depuis ces dernières années ?  Pourquoi ce ras-le-bol généralisé des  grands projets de construction continue-t-il de faire des petits en France ?

Entre révoltes, utopies réelles et expérimentation, France culture prenait le temps de se pencher sur la chose en janvier dernier.

Côté politiques, on sent la Hulotte pas franchement à l’aise sur la question, surtout qu’une photo datant d’octobre 2016 circule sur les réseaux sociaux, le montrant brandissant fièrement un écriteau « Cigéo, Bure, je dis non ! ».

Triste spectacle que notre Hulotte qui tente bon gré mal gré de donner une cohérence à sa présence au sein du gouvernement. Quand ça colle pas, ça colle pas..

Dallas

C’est marrant comme un sitcom, les repas de famille chez les Républicains. Paraît-il que Valérie Pécresse n’a pas apprécié la boutade de Wauquiez à propos de son bilan politique devant des étudiants lyonnais :

Le nombre de conneries qu’elle peut faire ! ”

En tout cas, nous, on a sorti le pop corn !

Tueurs de visons dans le viseur

Avis aux grand-mères des beaux-quartiers qui arborent encore fièrement leur manteau en vison… L’association de protection animale L214 a publié une nouvelle vidéo choc sur les conditions déplorables d’élevage des visons, ces petits animaux dont la fourrure sert à la fabrication de vêtements de luxe.

Attention petites âmes sensibles, c’est pas joli à voir !

Palme de la crétinerie

La cathédrale de Strasbourg, notre belle demoiselle de dentelle s’est retrouvée affublée de tags « Ni Dieu ni maître » sur sa façade. Un dépôt de plainte a été déposé jeudi tandis qu’une entreprise de nettoyage spécialisée a été sollicitée par les services de la ville pour effacer les deux inscriptions.

La bêtise est infiniment plus fascinante que l’intelligence, infiniment plus profonde. L’intelligence a des limites, la bêtise n’en a pas”

(Claude Chabrol, toujours le mot qu’il faut…)

Chèvre qui peut

Repéré dans le fil de l’info : ce mercredi, les TGV entre la Bretagne et Paris ont été retardés par « des chèvres aperçues aux abords des voies ».

Une pensée à ceux qui ont dû justifier leur retard à leur boss et expliquer qu’il y avait des chèvres qui gênaient le trafic !

Vraiment, on sous-estime le potentiel comique de la SNCF !

Biquètement vôtre,

Rosalie.

À armes égales

L’arme à l’œil

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