Schiltigheim : L’amère des batailles

Une faible mobilisation

Convenons d’abord que la grande gagnante des élections est l’abstention : 70 % des électeurs schilikois se moquent autant du béton que des espaces verts, de la solidarité que de la sécurité, des Ehpad que des écoles maternelles.

Il suffit donc de 3500 voix pour devenir maire d’une ville de plus de 30.000 habitants. On peut gouverner une ville en ne rassemblant qu’à peine 20 % de son corps électoral.

La victoire des antis

L’autre réalité est la victoire des antis… Au premier tour des anti-Kutner, au second tour des anti-Ball. L’élu LR et sa liste de rassemblement sont effectivement battus par une coalition écologisto-socialo-communiste renforcée par Jean-Marie Kutner et divers militants radicaux et centristes.

Si un Jean-Marie Kutner est « renvoyé »  à Lampertheim, un Christian Ball rejoint les bancs de l’opposition.

En 2020, d’autres se feront entendre.

Remercier Kutner

Antoine Splet, le représentant du Parti Communiste, remercie Jean-Marie Kutner. Il peut le faire. C’est grâce à la campagne de ce dernier que Danielle Dambach gagne les élections. Jean-Marie Kutner préférait narguer les équipiers de Christian Ball en leur adressant des pouces baissés. Vengeance tardive mais vengeance tout de même !

Ball trébuche

« Christian Ball a raté la dernière étape de son pari. En ne votant pas le budget en décembre 2017, puis en provoquant des élections anticipées à la faveur de démissions collectives, l’ex-premier adjoint (LR) avait pris toutes les formations politiques de court (en particulier « En Marche »). Tout s’était passé comme il l’avait prédit jusque-là, voire mieux puisqu’il était arrivé en tête du premier tour, dimanche 8 avril avec plus de 35% des suffrages exprimés. Mais il a trébuché sur la dernière marche, le second tour » écrit Rue89Strasbourg.

On reconnaîtra au perdant de ce second tour le courage d’avoir oser démissionner (contrairement à Danielle Dambach lorsqu’elle était adjointe de Raphaël Nisand), un courage non récompensé.

On suivra donc de près l’avenir de la nouvelle opposition. Danielle Dambach a formulé beaucoup de promesses, autant de déceptions potentielles si celles-ci n’étaient pas tenues. L’utopie de certaines promesses de campagne va vite se heurter au réel et au calendaire. 18 mois, c’est court !

Danielle Dambach, future maire

Danielle Dambach a gagné. Après l’ivresse de la victoire, viendra rapidement l’impératif du quotidien. C’est sur sa capacité à tenir ses promesses et à bien gérer la ville qu’elle sera jugée en 2020.

Certains annoncent déjà le retour de Jean-Marie Kutner, l’arrivée de l’ex-adjoint Heiwy chez LREM… Les Schilikois choisiront alors, en espérant qu’ils seront cette fois plus de 30 %.

D’une certaine façon, le 3ème tour a déjà commencé.

(photo en une : l’entrée de Schiltigheim ©Ji-Elle)

 

Schilick : une maire écologiste dans la troisième ville du Bas-Rhin ?

Les leçons du premier tour

Marc Baader

Les Insoumis étaient arrivés en tête lors des élections législatives avec 14.82 % mais n’ont pas réussi à maintenir ce score : le parti d’extrême-gauche, emmené par Marc Baader, fait moitié moins avec 7,56 %. L’effet Mélenchon ? Il est vrai que le “patron” et ses disciples à l’Assemblée nationale semblent loin de proposer une ligne claire, ce qui peut dérouter l’électeur… Néanmoins, Marc Baader gagne deux points par rapport à 2014 (5.41 %).

Nathalie Jampoc-Bertrand

À 15,09 %, elle a sans doute été entrainée dans la chute du PS. En 2014, son camarade de parti, Raphaël Nisand, faisait 25.82 %  au premier tour… De plus, sa proximité avec un PS strasbourgeois de plus en plus en délicatesse avec les électeurs de l’Eurométropole n’a pas arrangé les choses.

JMK

Dès les premiers jours qui suivirent son élection en 2014, les Schilickois réalisèrent que le Kutner d’avant les élections n’avait rien avoir avec celui qu’ils avaient élu. Sa bonhommie a disparu pour laisser place à un homme soupe-au-lait, imprévisible et au goût prononcé pour le béton… Avec moins de 20 % des voix, il a finalement pris la décision de se retirer de la vie politique schilickoise.  Les seuls gagnants de son mandat auront été les avocats de la commune chargés de gérer les litiges entre le maire et certains de ses administrés. Étrangement, c’est dans les quartiers les plus populaires qu’il fait ses meilleurs scores, comme en 2014…

Danielle Dambach

Avec 20,41% contre 16.83  en 2014, l’écologiste a fait le boulot, sans faire de vague. Son ralliement avec le PS ne lui avait pas porté chance en 2014. Elle s’est désolidarisée de Raphaël Nisand le lendemain des élections.
(photo en une @ http://www.vivre-schilick.fr/)

Christian Ball

Arrivé largement en tête avec 35,80 %, contre 20.18 %  au premier tour de 2014, le Républicain semble avoir fait le bon choix en n’acceptant plus de suivre Jean-Marie Kutner (événement à l’origine même de ces élections). Une prise de risque qui se sera avérée payante.

Dimanche soir, le gagnant sera…

Suivons une logique mathématique : si l’écologiste Danielle Dambach rassemble toutes les voix de gauche au soir du deuxième tour, elle obtiendrait 1293+956(PS)+479(FI) soit 2728 voix au total, tandis que Christian Ball devrait récupérer les voix du centre-droit de Monsieur Kutner, soit 2268+1253 = 3521 voix. De quoi gagner haut la main !
(Retrouvez l’intégralité du communiqué émanant de la préfecture : communiqué premier tour schilick avril 2018)
Mais la logique mathématique ne correspond pas toujours à celle des urnes. Dimanche, le taux de participation pourra encore changer la donne ainsi que la dernière décision surprenante de Jean-Marie Kutner qui a appelé ses électeurs à voter pour… Danielle Dambach !
Ce fait nouveau nous oblige à revoir nos calculs : en supposant que les voix du maire sortant soient partagées, la ville serait pour la première fois dirigée par une écologiste et, pour la première fois aussi, par une femme. Une nouvelle page s’écrirait alors pour Schilick. Un gage de sérénité pour les deux ans à venir ? Réponse dimanche soir !

Schiltigheim : la chute de la Maison Kutner

La dynamique Christian Ball

La première surprise de cette élection est le score de Christian Ball. Avec près de 36 % des voix, son alliance avec Ahmed Fares, Andrée Munchenbach, Anne Meunier et Elric Ferandel (LREM) relève un premier défi.

Autour d’un programme « Schiliko-Schilikois », le tête de file de « Schilick pour Tous » fait le score, autant dans les quartiers d’habitude réservé à la droite que dans les quartiers populaires, notamment « Les Ecrivains ».

La tendance s’est dessinée dès le 1er tour, quand les réunions et rendez-vous du candidat ont rassemblé près de 1000 personnes. Les dernières opérations de sa campagne, un nettoyage d’une ville « sale » et l’annonce de la suppression des horodateurs ont encore élargi sa base.

Porté par une réelle dynamique de victoire, il devrait encore rassembler et convaincre les électeurs et les abstentionnistes pour gagner au second tour. Il en a la volonté… Suffira-t-elle ?

La claque Kutner

Les regards des adjoints sur les tableaux de résultats, les coups de fils pour vérifier les chiffres, la panique des nouveaux candidats perçus hier soir à la mairie de Schiltigheim, tout cela soulignait une vérité cruelle : le rejet de Jean-Marie Kutner.

Injuste pour les fans, logique pour les adversaires, celui qui ne peut plus être maire finit la soirée sous les 20 %. Une claque camouflée sous des éléments de langage de type « mobiliser les abstentionnistes ».

Certains s’interrogent à voix basse sur les intentions de second tour, sur leur propre vote.

A l’heure où nous écrivons l’article, nous ne savons pas si le chef de l’orchestre du Titanic va continuer le concert ou pas.

L’Alliance EELV-PS-PCF

En 2ème position, à plus de 15 % de Christian Ball, Danielle Dambach pense que son heure est arrivée. Aussitôt annoncée l’alliance avec le PS et le PCF, elle en appelle à l’union des forces du progrès. “La” Danielle Dambach retrouve ses accents de gauche.

Les discussions et manœuvres des partis ont repris. Après l’alliance Dambach-Nisand, voici donc venu le temps de l’alliance Dambach-Jampoc. Les deux adjointes de l’époque Nisand savent travailler ensemble. Arriveront-elles à rassembler les Schilickois ? Là est la question.

Ce matin, dans mon PMU préféré, certains électeurs ou supposés tels rejetaient les « magouilles » que constituent les alliances des ennemis du 1er tour.

L’un d’entre eux allait plus loin : « Dambach, Jampoc… et demain Nisand ». L’ombre de l’ancien maire passa sur la discussion. Un autre se demandait si, des verts à l’extrême gauche, on n’allait pas avoir des Zad à Schiltigheim.

Réponse dans les urnes.

Dernière minute : Jean-Marie Kutner envoie les flics au Dinghof !

Reportage sur place, à Schiltigheim, sur le site historique du Dinghof.

Ce matin, un camion venu livrer du matériel sur place à été bloqué à l‘entrée du chantier par des riverains. La police (municipale et nationale) s’est déplacée et a relevé l’identité des personnes présentes.

Comme il se doit, les candidats aux élections municipales (qui auront lieu ce dimanche) étaient sur place, sauf… Monsieur Kutner. Par ailleurs sur place, les candidats de la France Insoumise et du Parti Socialiste semblaient plus préoccupés par le drapeau alsacien accroché à la grille d’entrée du site !

La présence de Danielle Dambach paraît plus pertinente et pour cause : elle avait déposé un arrêté de péril, tout comme Andrée Munchenbach qui s’est toujours battue pour le patrimoine de la ville.

La vraie question est : pourquoi le maire Kutner insiste tant pour démarrer les travaux contestés à deux jours du premier tour ? Grand seigneur, il aurait pu attendre deux semaines, laissant le nouveau maire (lui-même peut-être) décider de l’avenir du site historique. Une insistance qui devient louche, à croire que Jean-Marie Kutner a promis au promoteur de régler l’affaire avant de partir !

En bref, le mandat de 4 ans de l’actuel maire aura été “ponctué” d’incidents…

Schiltigheim : Anticor signale Jean-Marie Kutner ?

Anticor est une association qu’on ne présente plus. Fondée par le juge Éric Halphen et Sévérine Tessier pour lutter contre la corruption et rétablir l’éthique en politique, elle propose aux candidats, avant chaque élection, de signer une charte éthique. Jean-Marie Kutner l’avait signée, ce qui l’autorisait à utiliser l’image d’Anticor dans sa campagne, avant de s’en libérer. La Charte est actuellement proposée au candidat schilickois présent ce dimanche.

Dans le même temps, Anticor estime que  Jean-Marie Kutner, maire sortant, n’a pas respecté ses engagements et dit vouloir saisir le procureur de la République. JMK s’énerve.

Quand Kutner pas content…

Comment qualifier la réaction JMK ? Nous vous laissons le soin d’en juger par vous-mêmes :

Je suis choqué, mais non étonné de cette manœuvre à 3 jours du premier tour des élections. À toutes fins utiles, cette manœuvre est totalement illégitime et ne restera pas sans suite. Ci-dessous vous trouverez ma lettre de dénonciation datée du 23 juillet 2015 envoyée en AR. Je ne suis donc plus ni membre ni adhérent à cette charte depuis cette date. Une lettre adressée à la présidente locale avec copie à Mr le Préfet et Mr le Président national Anticor part ce jour pour en dénoncer la manœuvre.”

Donner, c’est donner

Le maire sortant oublie qu’il n’a pas signé une adhésion mais une charte, un document qui l’engageait pour la durée du mandat, engagement intrinsèque au mandat. N’est-il pas un peu facile de signer un engagement avant des élections et de le dénoncer juste après ?

Et voilà JMK d’insister :

Lettre à Mme la présidente Anticor 67 avec copie à Mr le Préfet, Mr le Président National, et mes avocats en vue d’entamer les démarches nécessaires.”

 

Monsieur Kutner, qui nous rejoue un classique de “Bienvenue chez les élus”, peut-il nous rappeler combien de milliers d’euros ont déjà été dépensés en frais d’avocats pour ce genre d’affaires ? Et en profiter pour nous parler des avenants à ces frais d’avocats ?

Le Groupe Local Anticor 67 prend acte des réactions de Jean-Marie Kutner. En fonction de l’évolution du dossier, il se réserve également le droit d’ester en justice.

 

 

 

 

 

 

Schiltigheim : Nouvelles brèves de campagne

Des élus et plus de cent personnes au Dinghof

Plus de 100 personnes se sont déplacées hier matin après l’appel de Michel Szlosser, le président de l’Association des Riverains du Dinghof. L’objectif du rassemblement était de s’opposer au démontage de la maison du Dinghof, vestige architectural de l’ancien village d’Adelshoffen.

Comme nous l’avions écrit dimanche, il est curieux de voir le maire sortant Jean-Marie Kutner s’obstiner contre ce bâtiment qu’il veut remplacer par des immeubles. Comme il se doit en période électorale, les candidats se sont rendus sur place, sauf le candidat de Lutte Ouvrière et, bien sûr, le maire sortant…

Devinette campagnarde

Elle circule, cette devinette : quelle est la différence entre Nathalie Jampoc-Bertrand, Danielle Dambach et Christian Ball ?

Monsieur Ball, lorsqu’il n’était plus d’accord avec le Maire, a démissionné, lui… Allusion au fait que les deux adjointes de Raphaël Nisand n’ont jamais été jusqu’à la démission.

Le sondage « fantôme »

Il y a un mois, des Schilickois étaient « sondés » sur les élections municipales. À ce jour, le seul résultat qui est évoqué par certains serait le score d’une liste « En Marche » à 13 %. Bluff ou rumeur fondée ?

On sait que le sondage fut sérieux. Qui l’a payé et pourquoi ? On cherche toujours…

Une liste électorale illégale ?

Une liste qui étudiait les inscrits sur la liste électorale s’est interrogée sur la « qualité » de celle-ci. Un candidat, est non des moindres, y est encore inscrit comme domicilié sur la friche Simply… un tas de gravas aujourd’hui !

La question se pose : Monsieur le Préfet, est-ce légal ?

Quand le Ps Strasbourgeois vient plomber ses camarades schilickois

« Les propos sur Facebook de Pernelle Richardot, première secrétaire fédérale du PS du Bas-Rhin ( DNA du 22 mars), concernant l’impossible fusion de premier tour entre les listes menées par Danielle Dambach (Schilick Écologie) et Nathalie Jampoc Bertrand (PS), a fait bondir Danielle Dambach.  “La première secrétaire du PS strasbourgeois s’invite dans le débat de la campagne schilikoise et vole la vedette à sa tête de liste”, constate Danielle Dambach. Selon Pernelle Richardot, Danielle Dambach a fait achopper l’accord en voulant les meilleures places sur la liste. Et elle envisagerait de s’allier au premier adjoint sortant Christian Ball (LR) » lisait-on il y a peu dans les colonnes des DNA (https://c.dna.fr/edition-de-strasbourg/2018/03/23/schiltigheim).

Une intervention qui a mis en colère Danielle Dambach mais qui a aussi énervé la liste de Nathalie Jampoc-Bertrand. Un ex-candidat à Schiltigheim nous déclarait au téléphone :

Ce n’est pas la 1ère fois que le PS Strasbourgeois vient perturber Schiltigheim. Au PS, certains ont comme slogan « Strasbourg d’Abord et nous avec »

Ambiance.

Ecole Victor Hugo : saisir le Ball au bond

Présent sur le terrain de la campagne, Christian Ball a interpellé la rectrice de l’Académie sur la menace de fermeture d’une classe à Schiltigheim. Un thème cher aux électeurs et dont le candidat a su saisir tout l’à-propos. Bien joué.

Insoumis et oublié des médias ?

La tête de liste Schilick l’Insoumise, Marc Baader, se sent oubliée par les médias locaux. Il nous l’a écrit récemment après la sortie de votre Heb’di-Mag du mois de mars. Il est vrai que nous ne le placions pas parmi les favoris.

Le 3 avril prochain, Alsace20 diffuse un débat entre les quatre principaux candidats schilikois. Encore cette fois, “Schilick l’Insoumise’” ne sera pas représentée…

Voici ce qui exaspère Marc Baader :

La France Insoumise que nous représentons avec la liste « Schilick l’Insoumise » a réalisé un score non négligeable de près de 27 % aux présidentielles et 14,85 % aux législatives de 2018 à Schiltigheim. Cependant, nous n’avons pas été invités.”

Le directeur général de la chaîne de télé alsacienne répond :

Le CSA salue la pluralité de la chaîne, M. Baader ayant réalisé un score de 5,41% aux dernières municipales n’est pas représentatif, la chaîne ne possède pas de plateau pouvant accueillir plus de 4 candidats…”

Marc Baader dit vouloir « solliciter d’autres chaînes télévisées notamment du service public comme France 3 ou Arte pour que l’une d’entre elles organise un débat de premier tour des élections municipales partielles de Schiltigheim en invitant l’ensemble des candidats, et que soit respectées les conditions d’une information plus objective et conforme à la mission de service public d’information. »

Nous ne savons pas encore si, dans l’éventualité où ils n’obtiendraient pas leur débat, ils organiseraient une manifestation.

 

Schiltigheim : la 3ème ville du Bas-Rhin, se cherche un maire

PS : Non, Anne-Pernelle Richardot n’est pas candidate !

L’adjointe au parcmètre de Roland Ries, également à la tête du PS bas-rhinois, semble très intéressée par l’élection municipale de Schiltigheim. C’est d’ailleurs elle qui mène officieusement la liste PS schilickoise.

Ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle pour Nathalie Jampoc-Bertrand… Les automobilistes de la couronne strasbourgeoise ne l’apprécient pas forcément.

Mais si Anne-Pernelle Richardot soutient le PS strasbourgeois, ce n’est pas pour aider la jeune tête de liste, c’est simplement pour que le parti ne perde pas toute influence à l’Eurométropole. En effet, une victoire du PS à Schiltigheim permettrait au parti de se renforcer au sein de l’Eurométropole, où le PS perd chaque jour un peu plus la main, comme partout d’ailleurs.

Actifs en conseil municipal, les socialistes ont été plutôt discrets sur le terrain ces quatre dernières années.

Christian Ball, acteur du désastre ou sauveur de la ville ?

Premier adjoint de Jean-Marie Kuttner pendant quatre ans, Christian Ball ne supportait plus les méthodes Kutner, tant au niveau de la gestion qu’au niveau du bétonnage intensif.

Il a démissionné, suivi par un tiers des élus, événement qui a entrainé cette nouvelle élection.

(La salle du conseil municipal de Schiltigheim @ www.ville-schiltigheim.fr)

À son sujet, les Schilickois semblent partagés : voter pour celui qui a eu le courage de démissionner ou se débarrasser complètement de tout ce qui a touché de loin ou de près à Jean-Marie Kutner ?

Danielle Dambach : quand un défaut devient une qualité

L’ancienne adjointe à l’Urbanisme et à l’Environnement, actuellement conseillère municipale de l’opposition c’est toujours battu pour le patrimoine de la ville en organisant des visites, des réunions ou en se battant sur le terrain pour le Dinghof, xxx

Il lui est souvent reproché d’être trop conciliante, mais après dix années de tension au conseil municipal, une pause pourrait être appréciée dans la ville.

L’équipe est très large et va de gauche au centre droit

Si si, il y a bien une France Insoumise à Schilick !

La France Insoumise est arrivée en tête au premier tour des élections présidentielles avec 26,96%. Chiffre qui, sur le papier du moins, en fait une formation politique parmi les favorites.

(Marie A.Meynioglu et Marc Baader @ schilick-insoumis.fr/)

Marc Baader a fait 5,41 % lors de l’élection municipale en 2014. Réussira-t-il à exploser ce score pour se retrouver au second tour le 15 avril prochain ?

Objectif difficile à atteindre car quatre listes peuvent également prétendre récupérer les voies de gauche… Marc Baader ainsi que sa co-listière Marie Meynioglu n’ont pas l’expérience du pouvoir comme peuvent l’avoir le PS ou les écologistes. Cela ne met aucunement en cause la légitimité de la liste Schilick l’Insoumise qui pourrait créer la surprise, dans un sens comme dans l’autre.

Tout comme le PS, la France Insoumise a rarement été vue sur le terrain lors du mandat de Jean-Marie Kutner.

Jean-Marie Kutner : prime au sortant ?

En politique, les Alsaciens sont fidèles et même presque trop, puisqu’ils le sont malgré de mauvais résultats ou des manières de faire – disons – “douteuses”…

D’accord, Jean-Marie Kutner n’est pas Balkany ! Néanmoins, son comportement parfois à la limite du despotisme, sa soif de béton et une certaine légèreté dans sa gestion des comptes auront fini par lui coûter son mandat de maire. En outre, beaucoup de Schilickois lui reprochent d’avoir oublié ses nombreuses promesses (dont celles concernant la désormais fameuse “affaire du Dinghof“).

Le maire sortant aurait aimé se présenter sous l’étiquette En Marche… Les marcheurs n’en ont pas voulu !

 

A suivre….

Mercredi : Echo d’égo !

Une liste en Marche

Schiltigheim Demain, c’est Christian Fiegel et Guy Marcot. Les anciens amis de Raphaël Nisand réclament une liste En Marche à Schiltigheim dans les DNA :

Soutenir une autre équipe face à Jean-Marie Kutner ? Schilick Demain n’y trouve pas son compte. Le réquisitoire est sévère. « Christian Ball veut nous faire croire que M. Kutner est la fée Carabosse et lui la Belle au bois dormant. Il lui a fallu quatre ans pour se réveiller »”

Les voilà de vanter le dégagisme, de cogner sur Christian Ball, donc… Mais n’auraient-ils pas tout tenté pour grimper sur une liste, pourtant ?

Les DNA s’interrogent aussi :

Schilick Demain lui reproche de plus son manque d’ouverture. Un brin d’amertume trahissant des négociations qui n’auraient pas abouti ?”

La liste Kutner

La liste Kutner est dans le journal : « Pour compléter sa liste, Jean-Marie Kutner a fait appel à 23 nouveaux colistiers. Une liste rajeunie avec un tiers de trentenaires » lit-on.

Si la liste est renouvelée, c’est pour faire face au départ de la majorité des anciens colistiers qui ont rejoint Christian Ball. Quant au rajeunissement en âge, figurent dans les 15 premiers des témoins de l’Histoire municipale de Schiltigheim :

1 – Jean-Marie KUTNER, 66 ans, Maire – 2– Danielle DILIGENT, 71 ans, Retraitée de la Chambre du Commerce et de l’Industrie, Conseillère municipale, Vice-présidente du Conseil Départemental du Bas-Rhin – 5 – Christian DELEAU, 69 ans, Retraité de la Fonction Publique Territoriale, Conseiller municipal – 9 – Patrick HEIWY, 63 ans, Vidéaste retraité, Adjoint au Maire – 10 – Myriam KEHRLI, 69 ans, Retraitée de l’Education nationale, Adjointe au Maire – Gérard BOUQUET, 71 ans, Retraité de l’ADEUS, Conseiller municipal…

Il est vrai que d’autres, plus jeunes, sont entre les « fidèles ».

Affaire Kieffer : «Tu n’es qu’une merde, tu n’es qu’une pétasse innommable…» Que fait Jean Rottner ?

Il vous fait relire l’article d’Heb’di d’hier.

« Je remercie les élues présentes lors de cet événement douloureux qui m’ont témoigné leur soutien et leur empathie, en toute solidarité et humanité. Cela m’a fait beaucoup de bien.

En tant qu’élues, nous avons une responsabilité : celle de ne pas nous laisser faire. Quand on est la victime de tels comportements, aussi violents, il est parfois plus simple de les ignorer. Mais ce faisant, nous tolérons l’intolérable. Les initiatives récentes de femmes sur les réseaux sociaux doivent nous inspirer pour agir là où nous sommes victimes au quotidien. L’impunité est un poison qui nous tue lentement et atteint notre dignité car rien ne justifie rien un tel comportement.

Il est grand temps d’en finir avec les comportements sexistes et la violence psychologique au sein de notre institution.

Je vous invite à me contacter pour échanger à ce sujet.

Vanessa Wagner »

2 questions : JR va-t-il cautionner ? Qu’en disent les élues Merabet et Schalck ?

Et les humanités

En attendant d’en renvoyer quelques-uns à leurs humanités, vous regarderez aujourd’hui la liste des lycées d’Alsace et leurs résultats. Merci France Bleu .

 

 

Des élections russes complètement… bourrées !

Lundi : À votre service !

Enfoirés !

Jean-Marie Bigard a accusé la troupe des Enfoirés de garder une partie de l’argent collecté lors des concerts. Alors que Coluche avait dit, selon lui, qu’il ne devait rien rester et que tout l’argent ramassé devait être redistribué, Mimie Mathy et sa bande garderaient “une caisse de ravitaillement de secours”.

(photo officielle http://www.enfoires.fr/)

Je n’étais pas d’accord sur deux-trois trucs, notamment de garder de l’argent qui n’était pas utilisé, alors que ce n’était pas la volonté de Coluche”, ” Moi, cette petite caisse de ravitaillement de secours, elle ne me plaisait pas tellement.”

Il a également évoqué le “snobisme des Enfoirés”, assurant que Carlos, pourtant vieil ami de Coluche, n’avait jamais pu participer aux concerts parce qu’il ne vendait pas assez de disques.

Ce n’est donc pas pour rien qu’on les appelle les “Enfoirés”…

Bande de Bataves

Les députés néerlandais ont voté pour l’abrogation de la loi sur les référendums consultatifs, un type de scrutin qui avait placé le gouvernement dans une position délicate lorsque les citoyens ont rejeté en 2016 l’accord d’association entre l’UE et l’Ukraine.

“L’abrogation du référendum consultatif a été votée par la chambre basse comme le prévoyait l’accord” signé par les partis membres de la coalition, a déclaré vendredi Hugo de Jonge, vice-premier ministre et ministre de la Santé, du Bien-être et des Sports.

La proposition de loi doit encore être approuvée par le Sénat. D’ici là, un autre référendum consultatif aura toutefois lieu le 21 mars, en même temps que les élections municipales. Le vote portera sur une loi autorisant les services de renseignements à déployer un système pour “mettre massivement sur écoute les communications en ligne, y compris des citoyens non suspects”, selon ses détracteurs.

Voilà voilà… Et n’oublions pas, nous européens, de donner des leçons de démocratie à la Terre entière, aux russes notamment.

A moi la plus grosse !

La Russie a lancé avec succès un nouveau missile hypersonique (plus de 5.000 km/h, plus de “dix fois la vitesse du son” d’après Poutine) qui l’a qualifiée “d’arme invincible”, a annoncé dimanche le ministère russe de la Défense. Le missile Kinjal (poignard) a été lancé par un chasseur russe MiG-31.

Les MiG-31 ont dû être modernisés afin de pouvoir transporter les missiles Kinjal, a précisé sur Facebook le vice-Premier ministre Dmitri Rogozine :

“Les missiles aériens de haute précision Kinjal sont destinés à détruire des cibles terrestres et maritimes”, a rappelé le ministère de la Défense, assurant qu’il n’existe pas d’équivalent au missile Kinjal dans le monde”

Le président russe a assuré que les missiles Kinjal ainsi que d’autres nouvelles armes russes “à portée illimitée”, “hypersoniques” ou laser, étaient “invincibles”. Il avait alors intimé les Occidentaux à “écouter” la puissance militaire retrouvée de la Russie, tout en assurant qu’il “ne menaçait personne”.

Je sens que lors de la prochaine guerre, qui arrive de plus en plus vite, on va bien se marrer. Pas longtemps, mais on va se marrer.

Sans blague ?

L’Amérique a fait payer cher la crise aux banques de la planète. Ce n’est pas moi mais Les Echos qui le disent. Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Quoique…

Les grandes banques américaines et européennes ont déboursé pas moins de 345 milliards de pénalités financières entre 2009 et 2017. Une somme très largement captée par les autorités américaines, et seulement à 6 % par les régulateurs européens.

“Depuis la crise financière, une avalanche d’amendes, pénalités et règlements à l’amiable s’est abattue sur les grandes banques américaines et européennes. Selon une étude du Boston Consulting Group, les géants de la finance ont ainsi été contraints de débourser pas moins de 345 milliards de dollars entre 2009 et 2017. Encore, ce montant est certainement inférieur à la réalité, les décomptes du BCG ne retenant (jusqu’en 2015) que les coûts supérieurs à 50 millions de dollars, et ne concernant que les 50 plus grandes banques de la planète. “

Rappelons-nous qu’il y a dix ans, lorsque cette crise a commencé, ceux qui dénonçaient ce que Les Echos font mine de découvrir aujourd’hui passaient au mieux pour des doux-dingues à tendance complotiste, au pire pour des psychopathes aveugles incapables de voir les bienfaits des mesures mises en œuvre par les banq… euh pouvoirs publics.

Poupée de cire, poupée de çon

… à tel point que la photo a disparu de tous les écrans !

Vous, je ne sais pas, mais moi j’ai eu peur en voyant resurgir Berlusconi. Pas politiquement, non, avec l’Italie on ne peut plus être surpris, mais physiquement. J’ai cru que sa statue de cire s’était échappée de Grévin.

 

Sa (nouvelle) tête me fait penser à celle des marionnettes ou des poupées en plastique, avec leurs traits figés, leur regard inexpressif. Quand il sourit j’ai peur que le plastique ne résiste pas et qu’il nous éclate à la figure. Les dégâts ne sont pas aussi étendus que chez Mugler, certes, mais tout de même, la nouvelle tronche berlusconienne a de quoi laisser perplexe. On dirait un robot. R2D2 en version plastic-spaghetti. Mama mia !

 

 

Vendredi : cru, cuit ou à point ?

Oscar russe

La palme de l’interprétation est décernée  ̶a̶u̶ ̶p̶r̶é̶s̶i̶d̶e̶n̶t̶ à ce bon vieux Vladimir qui ne manque décidémment pas de culot. Imaginez, place Nakhimov, port de Sébastopol (Crimée) : la foule est rassemblée ce mercredi 14 mars pour écouter le chef du Kremlin, candidat à sa propre succession. L’attente est longue, mais il arrive, et son discours (qui dure moins de deux minutes) est ainsi résumé par la correspondante de Courrier International :

« Il y a quatre ans, vous avez pris une décision historique », a-t-il lancé en s’appuyant sur le référendum organisé le 16 mars 2014, non reconnu par la communauté internationale, qui a suivi la prise de contrôle du territoire par les forces spéciales russes. « Vous avez montré au monde entier ce qu’est une vraie démocratie et non une démocratie de façade », a poursuivi Vladimir Poutine, avant de lancer, le geste accompagnant la parole : « Je vous serre fort dans mes bras. » Puis il s’en est allé.”

Rideau.

Un peu plus et l’incarnation de « la vraie et seule démocratie » nous aurait sorti du veni, vidi, vici.

Marre et marées

Dans un rapport publié ce vendredi, Amnesty International demande au Nigeria d’ouvrir une enquête sur 89 déversements d’hydrocarbures qui ont lieu dans la région pétrolière du Delta, une des régions les plus polluées du monde. L’ONG affirme qu’il existe de très bonnes raisons de douter de la véracité des arguments avancés par les compagnies pétrolières Shell et ENI. Sapristi, vous le voyez venir, ce petit air de déjà-vu ?

La suite est (savoureusement) noire :

Les deux groupes dénoncent des actes de vandalisme commis par des personnes tiers, entre autre, par les communautés et groupes armés locaux qui « perceraient les oléoducs pour monter des raffineries illégales ».  Amnesty International accuse quant à elle les multinationales de cacher  la vraie cause des marées noires (une mauvaise maintenance des infrastructures et la corrosion des oléoducs),  afin de ne pas payer les dommages et intérêts aux habitants des alentours.

Bah oui hein, on ne change pas une combine qui marche.

(Rire jaune et marre noire).

Faut pas pousser

Au moins 4000 retraités ont battu le pavé des rues strasbourgeoises hier après-midi, pour protester contre l’augmentation de la CSG.  Mais l’irruption de Florian Philippot, ex-numéro 2 du Front National, fondateur du parti d’extrême droite Les Patriotes, qui a tenté de s’y insérer subrepticement, n’est pas passé inaperçue.

Il avait certainement égaré sa carte de syndiqué quelque part, ce brave Florian tout de trench vêtu et protégé par ses gardes du corps.

Adieu Printemps

Vous avez cru que le printemps était en fin là, avec ses jonquilles d’or, ses fleurs de cerisier qui pointent le bout de leur nez délicat, ses parfums doux et ses premiers et timides rayons de soleil ?

Et bien non, Météo France nous prédit une vague de froid, certes moins intense que celle de février dernier mais qui verra quand même les températures chuter entraînant avec elles notre moral. Sachez que ça descendra en dessous de 0°C dans l’Est de la France, avec des épisodes neigeux. Est-ce que ça vaut un article ? Non, mais France Info nous en pond un quand même. Alors ce sera le point météo hebdiesque de ce vendredi 16 mars.

En tout cas, si vous voulez vous réchauffer, achetez plutôt le Heb’di-Mag du mois !

Une amie qui vous veut du bien,

Rosalie.

Raphaël Nisand et Jean-Marie Kutner : Laurel et Hardy à Schiltigheim

Le premier point commun est d’avoir d’abord fait leur carrière en solo avant de se retrouver sur le tard. Les voilà aujourd’hui, à la façon d’un Trump ou d’un bloggeur patenté, de chercher tous les cinq minutes à clasher sur le web.

Clasher sur le web

A ce jeu-là, Jean-Marie est champion. Depuis le début de la mandature, il casse, il clashe, balance ou menace de porter plainte. A la façon d’un TV réalité, son profil attire les curieux. Sa conception du dialogue social, c’est « j’ai raison, les autres ont tort ».

Habile, le maire de Schiltigheim sait en revenir aux rondeurs en périodes électorales. N’est-ce pourtant pas lui, moins gentil, qui menaçait certains agents soupçonnés de sympathie avec Christian Ball, récemment ?

Jouer les victimes

Les deux compères, Nisand et Kutner, sont les spécialistes de la victimisation. Eux sont de parfaits agneaux, face à l’enfer que sont les autres. Des autres très très méchants !

Il aura fallu que l’équipe “Schilick pour Tous” souligne les retrouvailles des deux acteurs pour que Raphaël Nisand leur demande s’ils savaient ce que les mots âme et conscience voulaient dire.

Paroles d’expert, sans aucun doute.

Pendant ce temps, Jean-Marie Kutner y allait de sa formule : « Rumeurs, mensonges, haine et trahisons ». Une façon de jouer les martyrs défenseurs d’un Schiltigheim attaqué. Cela trompe-t-il encore quelqu’un ?

Faire du cinéma

Pour ce qui est de jouer la comédie, nos Laurel et Hardy schilikois sont doués, pour ce qui est de bétonner leur ville aussi.

Côté cinéma, c’est un Roland Ries précis qui répond :

« Jean-Marie Kutner tente d’épouser un rôle de martyr, en considérant sans doute que jouer Schiltigheim contre Strasbourg serait payant électoralement, réplique Roland Ries. Il ne choisit pas pour cela le bon dossier, et emporté sans doute par une grande fébrilité, il n’hésite pas à travestir la réalité. »

L’article des DNA est d’une redoutable justesse démontrant au besoin que la stratégie du coup de gueule, de la dénonciation de l’autre ne cache pas ses propres défauts.

Des défauts qui ont même fait se retirer Odile Barreault :

« Il n’a jamais pris en compte les nombreux appels, qu’un certain nombre d’entre nous lui avons adressés et ce, à de multiples reprises, pour qu’il mette en œuvre un management plus adapté à la gestion de l’équipe municipale. Cela aurait certainement évité la situation catastrophique à laquelle nous sommes confrontés. »

Pendant ce temps, Danielle Dambach et Nathalie Jampoc tout comme Christian Ball font campagne. Comme beaucoup de Schilikois, ils ne sont plus sensibles à l’humour « béton » de Raphaël et Jean-Marie. Les deux premières ont « supporté » plus que de raison le premier sans oser rompre, le troisième a eu l’honnêteté de dire non, entouré de la majorité de la liste qui fit de JMK le maire.

Barbara DesVilles