Un coup de pouce du tribunal pour Heb’di

Un coup de pouce du tribunal pour Heb’di ?

La 1re chambre commerciale du TGI de Strasbourg examinait, le 23 juillet, le dossier de la société Heb’di actuellement en redressement judiciaire.
L’avenir de la presse « libre » et non subventionnée est généralement complexe en France.
Il semblerait que nos efforts aient porté leurs fruits puisque les magistrats, a priori sensibles à la pérennité d’un média alsacien totalement indépendant, nous ont accordé un délai supplémentaire d’un mois pour finaliser notre plan de survie.

Notre équipe s’engage

Nous, auteurs, dessinateurs, infographistes, investis et convaincus par l’absolue nécessité de cette petite voix alsacienne, dissonante et libre, fourniront désormais notre travail gracieusement en attendant des jours meilleurs.
Une majorité d’entreprises, avec lesquelles nous travaillons, se sont engagées à faire de gros efforts sur les montants a nous facturer.
Un grand nombre d’annonceurs ont d’ores et déjà choisi Heb’di pour leurs annonces publicitaires et ce jusqu’a la fin de l’année. Et vous ?

Nous avons besoin de vous

 

Nous avons également  prévu de lancer une ultime campagne de dons « 100% remboursée si le plan  échoue »  qui témoignera de la force de conviction des Alsaciens pour sauver leur journal.Outre les dons, nous organiserons une vente de T-shirts et mettons en place des abonnements de soutien qui seront intégralement remboursés si l’activité de Heb’di devait s’arrêter le 20 aout. Ce que nous n’osons même pas imaginer.

Aidez-nous à rester libres et vivants !

Pour un don simple CB ou chèque (somme intégralement remboursée si le tribunal ne devait pas autoriser la poursuite d’activité au-delà 20 aout)




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– Pour un T-shirt « Heb’di »  au « tarif de soutien » de 35 euros – CB ou chèque, (si le Tribunal ne devait pas autoriser la poursuite d’activité au-delà du 20 août vous serez intégralement remboursé à moins que vous souhaitiez conserver le Tshirt collector, un catalogue vous sera envoyé pour le choix des tailles, motifs et couleurs)


Un catalogue vous sera envoyé


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Pour un abonnement de soutien  + un T-Shirt Heb’di à partir de  50 euros par CB ou chèque (somme  intégralement remboursée si le tribunal ne devait pas autoriser la poursuite d’activité au-delà du  20 aout – un catalogue vous sera envoyé pour le choix des tailles, motifs et couleurs)


Formules



Pour  un don déductible  à 66 % des vos impôts ( à 60 % pour les entreprises) :

Cliquez ici

L’équipe et Heb’di vous remercie de tout cœur et ….

Que Vive la Liberté de la Presse !!!

( Chèque à l’ordre d’Heb’di, 10 rue de Luxembourg 67 610 – La Wantzenau, sauf pour les dons défiscalisé : Spiil/Heb’di, 10 rue de Luxembourg 67 610 – La Wantzenau)

Les élus du Grand Est s’envoient en l’air !

Les élus du Grand Est s’envoient en l’air !

Alors que la région Grand Est tente encore de se justifier sur la dépense  aussi couteuse qu’inutile de l’achat d’un appartement à 3 millions d’euros dans les beaux quartiers parisiens. Nous apprenons que les conseillers régionaux s’apprêtent à s’envoyer en l’air !

Les grosses dépenses des collectivités locales sont réglementées par une procédure d’appel d’offres.

C’est ainsi que le Grand Est a lancé un appel d’offres pour l’« Achat d’espaces publicitaires et de prestations diverses de communication et de promotion dans le cadre de la manifestation ” Mondial Air Ballons 2019 ‘’ »

Nous sommes toujours incroyablement surpris de constater à quel point la bande à Rottner a un besoin de reconnaissance.

S’afficher sur des montgolfières dans l’espoir d’être vu de Nogent-sur-Seine à Altkirch,  pourquoi pas ?

Le document  émis par la Région (qui semble complètement à l’ouest en ce moment)   explique que le  « Mondial Air Ballons 2019 » fera pour la première fois l’objet d’un naming « Grand Est ».

L’événement aura lieu du 26 juillet 2019 au 4 août 2019 à Chambley.

Il est précisé que l’événement  rassemble 7 000 médias français et étrangers. « Une réelle opportunité pour la Région Grand Est en lui permettant d’accroître sa notoriété auprès du grand public ! »

Il est donc proposé à la Commission d’Appel d’Offres d’attribuer le marché à l’association«Les Portes du Ciel » pour un montant de 800.000,00 € (environ 1000 mois de minimum vieillesse)

Une opportunité vous disiez…. !

 

Après les saucisses de Strasbourg, l’exorcisme de Schiltigheim

Magie blanche pour élue verte

« Magie blanche pour élue verte », c’est ainsi que Jean-Marie Kutner intitule le troisième paragraphe d’un post sur Facebook :

Le monde est petit et le hasard d’une soirée m’a fait rencontrer une proche de Madame la Maire, qui me racontait, très sérieusement que celle-ci, présentait de mauvaises ondes dans le bureau mairial… et que sans doute ces mauvaises ondes seraient à l’origine des défaites successives des deux maires sortants… ce dont elle voudrait de prémunir.
Aussi aurait-elle, selon cette proche, fait procéder au désenvoutement du bureau, séance thérapeutique au cours de laquelle on aurait brulé de l’encens purificateur
Cette histoire me paraît assez invraisemblable, pourtant, cette personne avait l’air très sérieuse……
Par saint Bové et tous les archanges verts, jusqu’où se loge le mysticisme !!!!”

En plein débat sur la laïcité, le sujet se diffuse, prête à sourire, puis l’on s’interroge : Nisand, Kutner… La mairie de Schiltigheim pourrait-elle renfermer une « malédiction » ?

Mais pour cela, il faudrait un « fantôme » ! Et il n’y en a pas. Alfred Muller a fait son temps dans ces locaux et il file une retraite sereine. Les anciens DGS aussi maintenant.

Des jeteurs de sorts ?

S’il n’y a pas de fantômes, essayons l’idée d’un jeteur de sorts. Avec humour, on pourrait affirmer qu’il en est, du côté de Strasbourg, pour ne pas vouloir qu’une autre ville de la métropole rayonne. On en imagine bien quelques-uns (ou unes) avoir fait appel à une école des sorcières. Qui sait, il y en avait une du côté du Batsberg.

Entre Harry Potter et X-files, nous voilà donc à Schiltigheim avec l’information selon laquelle de l’encens aurait « purifié » le bureau.

Info ou Intox ?

Bizarrement, le post de l’ancien maire n’est que peu liké. Un autre sort ?

Autre ancien élu, Jean-Luc Muller, écrit à son tour :

A la mairie de Schiltigheim si le vaudou ne fonctionne pas il reste les gousses d’ail et cela ferait vivre nos producteurs locaux.”

De l’ail bio et en circuit court, espère-t-on aussi.

Du côté de Strasbourg, quelques voix gênées évoquent la mention par la maire d’un bureau « stressant », d’objets… On attend le communiqué officiel.

Des phénomènes politiques paranormaux

A Heb’di, nous vous en parlons de façon détendue. Il doit s’agit d’humour…

Sur mon bureau ce matin, j’ai néanmoins pris soin de poser un fer à cheval, du sel, une patte de lapin… On ne sait jamais, je suis souvent à Schiltigheim et j’ai souvent constaté des phénomènes politiques paranormaux, pas vous ?

La vérité est ailleurs, non ? N’est-il pas temps d’appeler l’exorciste de Strasbourg ? Mais non, pas les saucisses de Strasbourg !

Jeudi : Ne pas être dupe de l’euro sceptique

Patati et pathétique

Si l’on en croit Nicolas Domenach : “François Hollande le stupéfait et le bluffe presque. Voilà un ancien président de la République délégitimé, au point qu’il n’a pas pu se représenter, et qui du haut de son discrédit n’en dispense pas moins des leçons à la terre entière, et à son successeur en particulier. Plutôt que de se taire un bon bout de temps, plutôt que de se faire oublier – comme le lui recommandait tout le monde, y compris nombre de ses proches -, François Hollande a donc choisi de faire du bruit pour tenter de réhabiliter son bilan que personne, il est vrai, ne se précipitait pour défendre.”

Il est pathétique, certes, mais que dire de ces invraisemblables français qui font la queue sur le trottoir jusqu’au milieu de la nuit pour le voir et se faire dédicacer ce qu’il faut se résoudre à appeler livre ?

A pathétique, pathétiques et demi !

Mamma mia !

Dans Libé : “Comment l’Italie, au cœur de l’EU, s’est choisi un gouvernement eurosceptique ?”

Comment l’Italie, l’un des six pays à l’origine du projet européen et qui en a célébré les 60 ans en grandes pompes l’an dernier, est-elle devenue le premier d’entre eux à se doter d’un gouvernement populiste et eurosceptique ? Même si elle s’inscrit dans un mouvement plus large après le Brexit, l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis ou le succès de Viktor Orban en Hongrie, l’arrivée au pouvoir de la Ligue (extrême droite) et du Mouvement Cinq Etoiles (M5S, antisystème) fait de l’Italie «une sorte de laboratoire du populisme», s’inquiétait récemment le quotidien La Repubblica. Les experts l’expliquent en premier lieu par un «désamour» envers l’Union européenne, coupable d’avoir imposé l’austérité comme seule réponse à la crise ou encore d’avoir tourné le dos quand l’Italie s’est retrouvée face au défi migratoire.”

Etc, etc…

Et blablabla et que j’invite des experts, et que j’invoque les esprits… Ce qui m’étonne, moi, c’est que la presse (pas seulement Libé) ose encore poser la question en jouant à la vierge effarouchée.

Que doit-il arriver pour que le sentiment (j’aurais pu écrire le ressentiment) des peuples européens (c’est un gros mot ?) soit pris en compte ? Qui les affreux peuples européens doivent-ils porter au pouvoir (vous aurez remarqué la subtilité consistant à ne pas dire “élire” mais “porter au pouvoir”) pour que ces messieurs-dames des salons dorés de la stratosphère politique veuillent bien ouvrir les yeux et les oreilles ?

Du coup…

Après des propos peu amènes tenus par le ministre français Bruno Lemaire consistant, en gros, à dire que les italiens étaient des demeurés qui avaient voté sans savoir ce qu’ils faisaient, Matteo Salvini a répliqué en disant “Que les Français s’occupent de la France et ne se mettent pas à casser les pieds des autres.”

Ben alors, Matteo, t’as pas compris que seuls les français votent “bien”?

Fin du monde

Vers une pénurie du vin rosé cet été en France ? C’est en tout cas ce que soulignent Les Echos, repris par Le Télégramme de Brest (c’est dire si c’est grave !) expliquant que “la petite récolte du millésime 2017 ne suffira pas à étancher toutes les soifs”.

Là, mes amis, ça sent vraiment la fin !

 

Schiltigheim : L’amère des batailles

Une faible mobilisation

Convenons d’abord que la grande gagnante des élections est l’abstention : 70 % des électeurs schilikois se moquent autant du béton que des espaces verts, de la solidarité que de la sécurité, des Ehpad que des écoles maternelles.

Il suffit donc de 3500 voix pour devenir maire d’une ville de plus de 30.000 habitants. On peut gouverner une ville en ne rassemblant qu’à peine 20 % de son corps électoral.

La victoire des antis

L’autre réalité est la victoire des antis… Au premier tour des anti-Kutner, au second tour des anti-Ball. L’élu LR et sa liste de rassemblement sont effectivement battus par une coalition écologisto-socialo-communiste renforcée par Jean-Marie Kutner et divers militants radicaux et centristes.

Si un Jean-Marie Kutner est « renvoyé »  à Lampertheim, un Christian Ball rejoint les bancs de l’opposition.

En 2020, d’autres se feront entendre.

Remercier Kutner

Antoine Splet, le représentant du Parti Communiste, remercie Jean-Marie Kutner. Il peut le faire. C’est grâce à la campagne de ce dernier que Danielle Dambach gagne les élections. Jean-Marie Kutner préférait narguer les équipiers de Christian Ball en leur adressant des pouces baissés. Vengeance tardive mais vengeance tout de même !

Ball trébuche

« Christian Ball a raté la dernière étape de son pari. En ne votant pas le budget en décembre 2017, puis en provoquant des élections anticipées à la faveur de démissions collectives, l’ex-premier adjoint (LR) avait pris toutes les formations politiques de court (en particulier « En Marche »). Tout s’était passé comme il l’avait prédit jusque-là, voire mieux puisqu’il était arrivé en tête du premier tour, dimanche 8 avril avec plus de 35% des suffrages exprimés. Mais il a trébuché sur la dernière marche, le second tour » écrit Rue89Strasbourg.

On reconnaîtra au perdant de ce second tour le courage d’avoir oser démissionner (contrairement à Danielle Dambach lorsqu’elle était adjointe de Raphaël Nisand), un courage non récompensé.

On suivra donc de près l’avenir de la nouvelle opposition. Danielle Dambach a formulé beaucoup de promesses, autant de déceptions potentielles si celles-ci n’étaient pas tenues. L’utopie de certaines promesses de campagne va vite se heurter au réel et au calendaire. 18 mois, c’est court !

Danielle Dambach, future maire

Danielle Dambach a gagné. Après l’ivresse de la victoire, viendra rapidement l’impératif du quotidien. C’est sur sa capacité à tenir ses promesses et à bien gérer la ville qu’elle sera jugée en 2020.

Certains annoncent déjà le retour de Jean-Marie Kutner, l’arrivée de l’ex-adjoint Heiwy chez LREM… Les Schilikois choisiront alors, en espérant qu’ils seront cette fois plus de 30 %.

D’une certaine façon, le 3ème tour a déjà commencé.

(photo en une : l’entrée de Schiltigheim ©Ji-Elle)

 

Schilick : une maire écologiste dans la troisième ville du Bas-Rhin ?

Les leçons du premier tour

Marc Baader

Les Insoumis étaient arrivés en tête lors des élections législatives avec 14.82 % mais n’ont pas réussi à maintenir ce score : le parti d’extrême-gauche, emmené par Marc Baader, fait moitié moins avec 7,56 %. L’effet Mélenchon ? Il est vrai que le “patron” et ses disciples à l’Assemblée nationale semblent loin de proposer une ligne claire, ce qui peut dérouter l’électeur… Néanmoins, Marc Baader gagne deux points par rapport à 2014 (5.41 %).

Nathalie Jampoc-Bertrand

À 15,09 %, elle a sans doute été entrainée dans la chute du PS. En 2014, son camarade de parti, Raphaël Nisand, faisait 25.82 %  au premier tour… De plus, sa proximité avec un PS strasbourgeois de plus en plus en délicatesse avec les électeurs de l’Eurométropole n’a pas arrangé les choses.

JMK

Dès les premiers jours qui suivirent son élection en 2014, les Schilickois réalisèrent que le Kutner d’avant les élections n’avait rien avoir avec celui qu’ils avaient élu. Sa bonhommie a disparu pour laisser place à un homme soupe-au-lait, imprévisible et au goût prononcé pour le béton… Avec moins de 20 % des voix, il a finalement pris la décision de se retirer de la vie politique schilickoise.  Les seuls gagnants de son mandat auront été les avocats de la commune chargés de gérer les litiges entre le maire et certains de ses administrés. Étrangement, c’est dans les quartiers les plus populaires qu’il fait ses meilleurs scores, comme en 2014…

Danielle Dambach

Avec 20,41% contre 16.83  en 2014, l’écologiste a fait le boulot, sans faire de vague. Son ralliement avec le PS ne lui avait pas porté chance en 2014. Elle s’est désolidarisée de Raphaël Nisand le lendemain des élections.
(photo en une @ http://www.vivre-schilick.fr/)

Christian Ball

Arrivé largement en tête avec 35,80 %, contre 20.18 %  au premier tour de 2014, le Républicain semble avoir fait le bon choix en n’acceptant plus de suivre Jean-Marie Kutner (événement à l’origine même de ces élections). Une prise de risque qui se sera avérée payante.

Dimanche soir, le gagnant sera…

Suivons une logique mathématique : si l’écologiste Danielle Dambach rassemble toutes les voix de gauche au soir du deuxième tour, elle obtiendrait 1293+956(PS)+479(FI) soit 2728 voix au total, tandis que Christian Ball devrait récupérer les voix du centre-droit de Monsieur Kutner, soit 2268+1253 = 3521 voix. De quoi gagner haut la main !
(Retrouvez l’intégralité du communiqué émanant de la préfecture : communiqué premier tour schilick avril 2018)
Mais la logique mathématique ne correspond pas toujours à celle des urnes. Dimanche, le taux de participation pourra encore changer la donne ainsi que la dernière décision surprenante de Jean-Marie Kutner qui a appelé ses électeurs à voter pour… Danielle Dambach !
Ce fait nouveau nous oblige à revoir nos calculs : en supposant que les voix du maire sortant soient partagées, la ville serait pour la première fois dirigée par une écologiste et, pour la première fois aussi, par une femme. Une nouvelle page s’écrirait alors pour Schilick. Un gage de sérénité pour les deux ans à venir ? Réponse dimanche soir !

Schiltigheim : la chute de la Maison Kutner

La dynamique Christian Ball

La première surprise de cette élection est le score de Christian Ball. Avec près de 36 % des voix, son alliance avec Ahmed Fares, Andrée Munchenbach, Anne Meunier et Elric Ferandel (LREM) relève un premier défi.

Autour d’un programme « Schiliko-Schilikois », le tête de file de « Schilick pour Tous » fait le score, autant dans les quartiers d’habitude réservé à la droite que dans les quartiers populaires, notamment « Les Ecrivains ».

La tendance s’est dessinée dès le 1er tour, quand les réunions et rendez-vous du candidat ont rassemblé près de 1000 personnes. Les dernières opérations de sa campagne, un nettoyage d’une ville « sale » et l’annonce de la suppression des horodateurs ont encore élargi sa base.

Porté par une réelle dynamique de victoire, il devrait encore rassembler et convaincre les électeurs et les abstentionnistes pour gagner au second tour. Il en a la volonté… Suffira-t-elle ?

La claque Kutner

Les regards des adjoints sur les tableaux de résultats, les coups de fils pour vérifier les chiffres, la panique des nouveaux candidats perçus hier soir à la mairie de Schiltigheim, tout cela soulignait une vérité cruelle : le rejet de Jean-Marie Kutner.

Injuste pour les fans, logique pour les adversaires, celui qui ne peut plus être maire finit la soirée sous les 20 %. Une claque camouflée sous des éléments de langage de type « mobiliser les abstentionnistes ».

Certains s’interrogent à voix basse sur les intentions de second tour, sur leur propre vote.

A l’heure où nous écrivons l’article, nous ne savons pas si le chef de l’orchestre du Titanic va continuer le concert ou pas.

L’Alliance EELV-PS-PCF

En 2ème position, à plus de 15 % de Christian Ball, Danielle Dambach pense que son heure est arrivée. Aussitôt annoncée l’alliance avec le PS et le PCF, elle en appelle à l’union des forces du progrès. “La” Danielle Dambach retrouve ses accents de gauche.

Les discussions et manœuvres des partis ont repris. Après l’alliance Dambach-Nisand, voici donc venu le temps de l’alliance Dambach-Jampoc. Les deux adjointes de l’époque Nisand savent travailler ensemble. Arriveront-elles à rassembler les Schilickois ? Là est la question.

Ce matin, dans mon PMU préféré, certains électeurs ou supposés tels rejetaient les « magouilles » que constituent les alliances des ennemis du 1er tour.

L’un d’entre eux allait plus loin : « Dambach, Jampoc… et demain Nisand ». L’ombre de l’ancien maire passa sur la discussion. Un autre se demandait si, des verts à l’extrême gauche, on n’allait pas avoir des Zad à Schiltigheim.

Réponse dans les urnes.

Dernière minute : Jean-Marie Kutner envoie les flics au Dinghof !

Reportage sur place, à Schiltigheim, sur le site historique du Dinghof.

Ce matin, un camion venu livrer du matériel sur place à été bloqué à l‘entrée du chantier par des riverains. La police (municipale et nationale) s’est déplacée et a relevé l’identité des personnes présentes.

Comme il se doit, les candidats aux élections municipales (qui auront lieu ce dimanche) étaient sur place, sauf… Monsieur Kutner. Par ailleurs sur place, les candidats de la France Insoumise et du Parti Socialiste semblaient plus préoccupés par le drapeau alsacien accroché à la grille d’entrée du site !

La présence de Danielle Dambach paraît plus pertinente et pour cause : elle avait déposé un arrêté de péril, tout comme Andrée Munchenbach qui s’est toujours battue pour le patrimoine de la ville.

La vraie question est : pourquoi le maire Kutner insiste tant pour démarrer les travaux contestés à deux jours du premier tour ? Grand seigneur, il aurait pu attendre deux semaines, laissant le nouveau maire (lui-même peut-être) décider de l’avenir du site historique. Une insistance qui devient louche, à croire que Jean-Marie Kutner a promis au promoteur de régler l’affaire avant de partir !

En bref, le mandat de 4 ans de l’actuel maire aura été “ponctué” d’incidents…

Schiltigheim : Anticor signale Jean-Marie Kutner ?

Anticor est une association qu’on ne présente plus. Fondée par le juge Éric Halphen et Sévérine Tessier pour lutter contre la corruption et rétablir l’éthique en politique, elle propose aux candidats, avant chaque élection, de signer une charte éthique. Jean-Marie Kutner l’avait signée, ce qui l’autorisait à utiliser l’image d’Anticor dans sa campagne, avant de s’en libérer. La Charte est actuellement proposée au candidat schilickois présent ce dimanche.

Dans le même temps, Anticor estime que  Jean-Marie Kutner, maire sortant, n’a pas respecté ses engagements et dit vouloir saisir le procureur de la République. JMK s’énerve.

Quand Kutner pas content…

Comment qualifier la réaction JMK ? Nous vous laissons le soin d’en juger par vous-mêmes :

Je suis choqué, mais non étonné de cette manœuvre à 3 jours du premier tour des élections. À toutes fins utiles, cette manœuvre est totalement illégitime et ne restera pas sans suite. Ci-dessous vous trouverez ma lettre de dénonciation datée du 23 juillet 2015 envoyée en AR. Je ne suis donc plus ni membre ni adhérent à cette charte depuis cette date. Une lettre adressée à la présidente locale avec copie à Mr le Préfet et Mr le Président national Anticor part ce jour pour en dénoncer la manœuvre.”

Donner, c’est donner

Le maire sortant oublie qu’il n’a pas signé une adhésion mais une charte, un document qui l’engageait pour la durée du mandat, engagement intrinsèque au mandat. N’est-il pas un peu facile de signer un engagement avant des élections et de le dénoncer juste après ?

Et voilà JMK d’insister :

Lettre à Mme la présidente Anticor 67 avec copie à Mr le Préfet, Mr le Président National, et mes avocats en vue d’entamer les démarches nécessaires.”

 

Monsieur Kutner, qui nous rejoue un classique de “Bienvenue chez les élus”, peut-il nous rappeler combien de milliers d’euros ont déjà été dépensés en frais d’avocats pour ce genre d’affaires ? Et en profiter pour nous parler des avenants à ces frais d’avocats ?

Le Groupe Local Anticor 67 prend acte des réactions de Jean-Marie Kutner. En fonction de l’évolution du dossier, il se réserve également le droit d’ester en justice.

 

 

 

 

 

 

Schiltigheim : Nouvelles brèves de campagne

Des élus et plus de cent personnes au Dinghof

Plus de 100 personnes se sont déplacées hier matin après l’appel de Michel Szlosser, le président de l’Association des Riverains du Dinghof. L’objectif du rassemblement était de s’opposer au démontage de la maison du Dinghof, vestige architectural de l’ancien village d’Adelshoffen.

Comme nous l’avions écrit dimanche, il est curieux de voir le maire sortant Jean-Marie Kutner s’obstiner contre ce bâtiment qu’il veut remplacer par des immeubles. Comme il se doit en période électorale, les candidats se sont rendus sur place, sauf le candidat de Lutte Ouvrière et, bien sûr, le maire sortant…

Devinette campagnarde

Elle circule, cette devinette : quelle est la différence entre Nathalie Jampoc-Bertrand, Danielle Dambach et Christian Ball ?

Monsieur Ball, lorsqu’il n’était plus d’accord avec le Maire, a démissionné, lui… Allusion au fait que les deux adjointes de Raphaël Nisand n’ont jamais été jusqu’à la démission.

Le sondage « fantôme »

Il y a un mois, des Schilickois étaient « sondés » sur les élections municipales. À ce jour, le seul résultat qui est évoqué par certains serait le score d’une liste « En Marche » à 13 %. Bluff ou rumeur fondée ?

On sait que le sondage fut sérieux. Qui l’a payé et pourquoi ? On cherche toujours…

Une liste électorale illégale ?

Une liste qui étudiait les inscrits sur la liste électorale s’est interrogée sur la « qualité » de celle-ci. Un candidat, est non des moindres, y est encore inscrit comme domicilié sur la friche Simply… un tas de gravas aujourd’hui !

La question se pose : Monsieur le Préfet, est-ce légal ?

Quand le Ps Strasbourgeois vient plomber ses camarades schilickois

« Les propos sur Facebook de Pernelle Richardot, première secrétaire fédérale du PS du Bas-Rhin ( DNA du 22 mars), concernant l’impossible fusion de premier tour entre les listes menées par Danielle Dambach (Schilick Écologie) et Nathalie Jampoc Bertrand (PS), a fait bondir Danielle Dambach.  “La première secrétaire du PS strasbourgeois s’invite dans le débat de la campagne schilikoise et vole la vedette à sa tête de liste”, constate Danielle Dambach. Selon Pernelle Richardot, Danielle Dambach a fait achopper l’accord en voulant les meilleures places sur la liste. Et elle envisagerait de s’allier au premier adjoint sortant Christian Ball (LR) » lisait-on il y a peu dans les colonnes des DNA (https://c.dna.fr/edition-de-strasbourg/2018/03/23/schiltigheim).

Une intervention qui a mis en colère Danielle Dambach mais qui a aussi énervé la liste de Nathalie Jampoc-Bertrand. Un ex-candidat à Schiltigheim nous déclarait au téléphone :

Ce n’est pas la 1ère fois que le PS Strasbourgeois vient perturber Schiltigheim. Au PS, certains ont comme slogan « Strasbourg d’Abord et nous avec »

Ambiance.

Ecole Victor Hugo : saisir le Ball au bond

Présent sur le terrain de la campagne, Christian Ball a interpellé la rectrice de l’Académie sur la menace de fermeture d’une classe à Schiltigheim. Un thème cher aux électeurs et dont le candidat a su saisir tout l’à-propos. Bien joué.

Insoumis et oublié des médias ?

La tête de liste Schilick l’Insoumise, Marc Baader, se sent oubliée par les médias locaux. Il nous l’a écrit récemment après la sortie de votre Heb’di-Mag du mois de mars. Il est vrai que nous ne le placions pas parmi les favoris.

Le 3 avril prochain, Alsace20 diffuse un débat entre les quatre principaux candidats schilikois. Encore cette fois, “Schilick l’Insoumise’” ne sera pas représentée…

Voici ce qui exaspère Marc Baader :

La France Insoumise que nous représentons avec la liste « Schilick l’Insoumise » a réalisé un score non négligeable de près de 27 % aux présidentielles et 14,85 % aux législatives de 2018 à Schiltigheim. Cependant, nous n’avons pas été invités.”

Le directeur général de la chaîne de télé alsacienne répond :

Le CSA salue la pluralité de la chaîne, M. Baader ayant réalisé un score de 5,41% aux dernières municipales n’est pas représentatif, la chaîne ne possède pas de plateau pouvant accueillir plus de 4 candidats…”

Marc Baader dit vouloir « solliciter d’autres chaînes télévisées notamment du service public comme France 3 ou Arte pour que l’une d’entre elles organise un débat de premier tour des élections municipales partielles de Schiltigheim en invitant l’ensemble des candidats, et que soit respectées les conditions d’une information plus objective et conforme à la mission de service public d’information. »

Nous ne savons pas encore si, dans l’éventualité où ils n’obtiendraient pas leur débat, ils organiseraient une manifestation.

 

Schiltigheim : la 3ème ville du Bas-Rhin, se cherche un maire

PS : Non, Anne-Pernelle Richardot n’est pas candidate !

L’adjointe au parcmètre de Roland Ries, également à la tête du PS bas-rhinois, semble très intéressée par l’élection municipale de Schiltigheim. C’est d’ailleurs elle qui mène officieusement la liste PS schilickoise.

Ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle pour Nathalie Jampoc-Bertrand… Les automobilistes de la couronne strasbourgeoise ne l’apprécient pas forcément.

Mais si Anne-Pernelle Richardot soutient le PS strasbourgeois, ce n’est pas pour aider la jeune tête de liste, c’est simplement pour que le parti ne perde pas toute influence à l’Eurométropole. En effet, une victoire du PS à Schiltigheim permettrait au parti de se renforcer au sein de l’Eurométropole, où le PS perd chaque jour un peu plus la main, comme partout d’ailleurs.

Actifs en conseil municipal, les socialistes ont été plutôt discrets sur le terrain ces quatre dernières années.

Christian Ball, acteur du désastre ou sauveur de la ville ?

Premier adjoint de Jean-Marie Kuttner pendant quatre ans, Christian Ball ne supportait plus les méthodes Kutner, tant au niveau de la gestion qu’au niveau du bétonnage intensif.

Il a démissionné, suivi par un tiers des élus, événement qui a entrainé cette nouvelle élection.

(La salle du conseil municipal de Schiltigheim @ www.ville-schiltigheim.fr)

À son sujet, les Schilickois semblent partagés : voter pour celui qui a eu le courage de démissionner ou se débarrasser complètement de tout ce qui a touché de loin ou de près à Jean-Marie Kutner ?

Danielle Dambach : quand un défaut devient une qualité

L’ancienne adjointe à l’Urbanisme et à l’Environnement, actuellement conseillère municipale de l’opposition c’est toujours battu pour le patrimoine de la ville en organisant des visites, des réunions ou en se battant sur le terrain pour le Dinghof, xxx

Il lui est souvent reproché d’être trop conciliante, mais après dix années de tension au conseil municipal, une pause pourrait être appréciée dans la ville.

L’équipe est très large et va de gauche au centre droit

Si si, il y a bien une France Insoumise à Schilick !

La France Insoumise est arrivée en tête au premier tour des élections présidentielles avec 26,96%. Chiffre qui, sur le papier du moins, en fait une formation politique parmi les favorites.

(Marie A.Meynioglu et Marc Baader @ schilick-insoumis.fr/)

Marc Baader a fait 5,41 % lors de l’élection municipale en 2014. Réussira-t-il à exploser ce score pour se retrouver au second tour le 15 avril prochain ?

Objectif difficile à atteindre car quatre listes peuvent également prétendre récupérer les voies de gauche… Marc Baader ainsi que sa co-listière Marie Meynioglu n’ont pas l’expérience du pouvoir comme peuvent l’avoir le PS ou les écologistes. Cela ne met aucunement en cause la légitimité de la liste Schilick l’Insoumise qui pourrait créer la surprise, dans un sens comme dans l’autre.

Tout comme le PS, la France Insoumise a rarement été vue sur le terrain lors du mandat de Jean-Marie Kutner.

Jean-Marie Kutner : prime au sortant ?

En politique, les Alsaciens sont fidèles et même presque trop, puisqu’ils le sont malgré de mauvais résultats ou des manières de faire – disons – “douteuses”…

D’accord, Jean-Marie Kutner n’est pas Balkany ! Néanmoins, son comportement parfois à la limite du despotisme, sa soif de béton et une certaine légèreté dans sa gestion des comptes auront fini par lui coûter son mandat de maire. En outre, beaucoup de Schilickois lui reprochent d’avoir oublié ses nombreuses promesses (dont celles concernant la désormais fameuse “affaire du Dinghof“).

Le maire sortant aurait aimé se présenter sous l’étiquette En Marche… Les marcheurs n’en ont pas voulu !

 

A suivre….

Mercredi : Echo d’égo !

Une liste en Marche

Schiltigheim Demain, c’est Christian Fiegel et Guy Marcot. Les anciens amis de Raphaël Nisand réclament une liste En Marche à Schiltigheim dans les DNA :

Soutenir une autre équipe face à Jean-Marie Kutner ? Schilick Demain n’y trouve pas son compte. Le réquisitoire est sévère. « Christian Ball veut nous faire croire que M. Kutner est la fée Carabosse et lui la Belle au bois dormant. Il lui a fallu quatre ans pour se réveiller »”

Les voilà de vanter le dégagisme, de cogner sur Christian Ball, donc… Mais n’auraient-ils pas tout tenté pour grimper sur une liste, pourtant ?

Les DNA s’interrogent aussi :

Schilick Demain lui reproche de plus son manque d’ouverture. Un brin d’amertume trahissant des négociations qui n’auraient pas abouti ?”

La liste Kutner

La liste Kutner est dans le journal : « Pour compléter sa liste, Jean-Marie Kutner a fait appel à 23 nouveaux colistiers. Une liste rajeunie avec un tiers de trentenaires » lit-on.

Si la liste est renouvelée, c’est pour faire face au départ de la majorité des anciens colistiers qui ont rejoint Christian Ball. Quant au rajeunissement en âge, figurent dans les 15 premiers des témoins de l’Histoire municipale de Schiltigheim :

1 – Jean-Marie KUTNER, 66 ans, Maire – 2– Danielle DILIGENT, 71 ans, Retraitée de la Chambre du Commerce et de l’Industrie, Conseillère municipale, Vice-présidente du Conseil Départemental du Bas-Rhin – 5 – Christian DELEAU, 69 ans, Retraité de la Fonction Publique Territoriale, Conseiller municipal – 9 – Patrick HEIWY, 63 ans, Vidéaste retraité, Adjoint au Maire – 10 – Myriam KEHRLI, 69 ans, Retraitée de l’Education nationale, Adjointe au Maire – Gérard BOUQUET, 71 ans, Retraité de l’ADEUS, Conseiller municipal…

Il est vrai que d’autres, plus jeunes, sont entre les « fidèles ».

Affaire Kieffer : «Tu n’es qu’une merde, tu n’es qu’une pétasse innommable…» Que fait Jean Rottner ?

Il vous fait relire l’article d’Heb’di d’hier.

« Je remercie les élues présentes lors de cet événement douloureux qui m’ont témoigné leur soutien et leur empathie, en toute solidarité et humanité. Cela m’a fait beaucoup de bien.

En tant qu’élues, nous avons une responsabilité : celle de ne pas nous laisser faire. Quand on est la victime de tels comportements, aussi violents, il est parfois plus simple de les ignorer. Mais ce faisant, nous tolérons l’intolérable. Les initiatives récentes de femmes sur les réseaux sociaux doivent nous inspirer pour agir là où nous sommes victimes au quotidien. L’impunité est un poison qui nous tue lentement et atteint notre dignité car rien ne justifie rien un tel comportement.

Il est grand temps d’en finir avec les comportements sexistes et la violence psychologique au sein de notre institution.

Je vous invite à me contacter pour échanger à ce sujet.

Vanessa Wagner »

2 questions : JR va-t-il cautionner ? Qu’en disent les élues Merabet et Schalck ?

Et les humanités

En attendant d’en renvoyer quelques-uns à leurs humanités, vous regarderez aujourd’hui la liste des lycées d’Alsace et leurs résultats. Merci France Bleu .

 

 

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