Schiltigheim : L’amère des batailles

Une faible mobilisation

Convenons d’abord que la grande gagnante des élections est l’abstention : 70 % des électeurs schilikois se moquent autant du béton que des espaces verts, de la solidarité que de la sécurité, des Ehpad que des écoles maternelles.

Il suffit donc de 3500 voix pour devenir maire d’une ville de plus de 30.000 habitants. On peut gouverner une ville en ne rassemblant qu’à peine 20 % de son corps électoral.

La victoire des antis

L’autre réalité est la victoire des antis… Au premier tour des anti-Kutner, au second tour des anti-Ball. L’élu LR et sa liste de rassemblement sont effectivement battus par une coalition écologisto-socialo-communiste renforcée par Jean-Marie Kutner et divers militants radicaux et centristes.

Si un Jean-Marie Kutner est « renvoyé »  à Lampertheim, un Christian Ball rejoint les bancs de l’opposition.

En 2020, d’autres se feront entendre.

Remercier Kutner

Antoine Splet, le représentant du Parti Communiste, remercie Jean-Marie Kutner. Il peut le faire. C’est grâce à la campagne de ce dernier que Danielle Dambach gagne les élections. Jean-Marie Kutner préférait narguer les équipiers de Christian Ball en leur adressant des pouces baissés. Vengeance tardive mais vengeance tout de même !

Ball trébuche

« Christian Ball a raté la dernière étape de son pari. En ne votant pas le budget en décembre 2017, puis en provoquant des élections anticipées à la faveur de démissions collectives, l’ex-premier adjoint (LR) avait pris toutes les formations politiques de court (en particulier « En Marche »). Tout s’était passé comme il l’avait prédit jusque-là, voire mieux puisqu’il était arrivé en tête du premier tour, dimanche 8 avril avec plus de 35% des suffrages exprimés. Mais il a trébuché sur la dernière marche, le second tour » écrit Rue89Strasbourg.

On reconnaîtra au perdant de ce second tour le courage d’avoir oser démissionner (contrairement à Danielle Dambach lorsqu’elle était adjointe de Raphaël Nisand), un courage non récompensé.

On suivra donc de près l’avenir de la nouvelle opposition. Danielle Dambach a formulé beaucoup de promesses, autant de déceptions potentielles si celles-ci n’étaient pas tenues. L’utopie de certaines promesses de campagne va vite se heurter au réel et au calendaire. 18 mois, c’est court !

Danielle Dambach, future maire

Danielle Dambach a gagné. Après l’ivresse de la victoire, viendra rapidement l’impératif du quotidien. C’est sur sa capacité à tenir ses promesses et à bien gérer la ville qu’elle sera jugée en 2020.

Certains annoncent déjà le retour de Jean-Marie Kutner, l’arrivée de l’ex-adjoint Heiwy chez LREM… Les Schilikois choisiront alors, en espérant qu’ils seront cette fois plus de 30 %.

D’une certaine façon, le 3ème tour a déjà commencé.

(photo en une : l’entrée de Schiltigheim ©Ji-Elle)

 

Schilick : une maire écologiste dans la troisième ville du Bas-Rhin ?

Les leçons du premier tour

Marc Baader

Les Insoumis étaient arrivés en tête lors des élections législatives avec 14.82 % mais n’ont pas réussi à maintenir ce score : le parti d’extrême-gauche, emmené par Marc Baader, fait moitié moins avec 7,56 %. L’effet Mélenchon ? Il est vrai que le “patron” et ses disciples à l’Assemblée nationale semblent loin de proposer une ligne claire, ce qui peut dérouter l’électeur… Néanmoins, Marc Baader gagne deux points par rapport à 2014 (5.41 %).

Nathalie Jampoc-Bertrand

À 15,09 %, elle a sans doute été entrainée dans la chute du PS. En 2014, son camarade de parti, Raphaël Nisand, faisait 25.82 %  au premier tour… De plus, sa proximité avec un PS strasbourgeois de plus en plus en délicatesse avec les électeurs de l’Eurométropole n’a pas arrangé les choses.

JMK

Dès les premiers jours qui suivirent son élection en 2014, les Schilickois réalisèrent que le Kutner d’avant les élections n’avait rien avoir avec celui qu’ils avaient élu. Sa bonhommie a disparu pour laisser place à un homme soupe-au-lait, imprévisible et au goût prononcé pour le béton… Avec moins de 20 % des voix, il a finalement pris la décision de se retirer de la vie politique schilickoise.  Les seuls gagnants de son mandat auront été les avocats de la commune chargés de gérer les litiges entre le maire et certains de ses administrés. Étrangement, c’est dans les quartiers les plus populaires qu’il fait ses meilleurs scores, comme en 2014…

Danielle Dambach

Avec 20,41% contre 16.83  en 2014, l’écologiste a fait le boulot, sans faire de vague. Son ralliement avec le PS ne lui avait pas porté chance en 2014. Elle s’est désolidarisée de Raphaël Nisand le lendemain des élections.
(photo en une @ http://www.vivre-schilick.fr/)

Christian Ball

Arrivé largement en tête avec 35,80 %, contre 20.18 %  au premier tour de 2014, le Républicain semble avoir fait le bon choix en n’acceptant plus de suivre Jean-Marie Kutner (événement à l’origine même de ces élections). Une prise de risque qui se sera avérée payante.

Dimanche soir, le gagnant sera…

Suivons une logique mathématique : si l’écologiste Danielle Dambach rassemble toutes les voix de gauche au soir du deuxième tour, elle obtiendrait 1293+956(PS)+479(FI) soit 2728 voix au total, tandis que Christian Ball devrait récupérer les voix du centre-droit de Monsieur Kutner, soit 2268+1253 = 3521 voix. De quoi gagner haut la main !
(Retrouvez l’intégralité du communiqué émanant de la préfecture : communiqué premier tour schilick avril 2018)
Mais la logique mathématique ne correspond pas toujours à celle des urnes. Dimanche, le taux de participation pourra encore changer la donne ainsi que la dernière décision surprenante de Jean-Marie Kutner qui a appelé ses électeurs à voter pour… Danielle Dambach !
Ce fait nouveau nous oblige à revoir nos calculs : en supposant que les voix du maire sortant soient partagées, la ville serait pour la première fois dirigée par une écologiste et, pour la première fois aussi, par une femme. Une nouvelle page s’écrirait alors pour Schilick. Un gage de sérénité pour les deux ans à venir ? Réponse dimanche soir !

Jean-Marie Kutner : Entre la peste et le choléra…

La peste et le choléra, une expression de Jean-Marie

« La peste et le choléra ». L’expression n’est pas nouvelle. Elle servit à Jean-Marie Le Pen pour refuser de trancher entre droite et gauche et à une partie de l’extrême gauche pour ne pas choisir entre Chirac et Le Pen en son temps.

Mais Jean-Marie Kutner ne s’arrête pas là ! Le voilà de « découvrir » que Christian Ball incarnerait la « droite dure ».

Lorsqu’il le choisit comme premier adjoint cela ne le dérangea pas. Tout comme lorsqu’il fit appeler Jean-François Copé par un ancien député pour convaincre le même Ball de faire alliance avec lui.

La droite est dure lorsqu’elle ne sert pas les intérêts de Jean-Marie Kutner

On n’osera imaginer des troubles de la mémoire, mais il convient de rappeler que la haine soudaine du futur ex-maire de Schiltigheim est… troublante.

Le 19 février 2008, c’est bien Jean-Marie Kutner que venait soutenir François Fillon :

François Fillon est venu conforter Jean-Marie Kutner, ancien adjoint de Muller, qui part avec l’étiquette Gauche moderne, celle des alliés d'”ouverture” de l’UMP, dans la foulée du ministre Jean-Marie Bockel, maire (ex-PS) de Mulhouse.

Soutien plus que bienvenu : Schiltigheim sera un test pour cette “gauche sarkozyste”. Jean-Marie Kutner n’aura pas la tâche aisée. Il doit faire son chemin entre la liste d’un autre ancien adjoint, Raphaël Nisand (PS), celle qu’alignent quand même des militants UMP en délicatesse avec leur parti, mais soutenus ouvertement par une bonne partie de la droite alsacienne, et la liste écologiste de la conseillère générale Andrée Munchenbach, qui avait cristallisé l’opposition à Alfred Muller il y a sept ans…”

La gauche Sarkozyste

Ne courait-il pas un temps après les soutiens sarkozystes ? N’a-t-il pas déjà déjeuné avec le Président lui-même, en 2007 ?  « Hier midi, Jean-Marie Kutner (adjoint à Schiltigheim) était convié à déjeuner par Nicolas Sarkozy à l’Elysée, avec d’autres têtes de liste soutenues par l’UMP dans le cadre de la politique d’ouverture chère au président » écrivaient les DNA, le 22 novembre 2007.

Adoubé par Nicolas

« Jean-Marie Kutner, adoubé par Nicolas Sarkozy et investi par l’UMP nationale, a remis la photo du président sur son site internet aussitôt après la parution du chuchotement (DNA du 18 février) qui signalait sa disparition » annonça encore le quotidien au mois de février 2008.

Il continuera encore.

En mai 2012, le même Jean-Marie Kutner cosigne un vibrant appel à voter pour Nicolas Sarkozy :

Les bouleversements géopolitiques et géo-économiques que nous vivons, qui signent la fin du cycle né aux lendemains de la seconde guerre mondiale, ne rendent pourtant pas caduque tout ce que nous avons contribué à mûrement façonner. C’est notre devoir d’Européens convaincus quoique vigilants de montrer en quoi l’Europe est la réponse, pas la cause à nos maux.

La Gauche Moderne y contribuera avec conviction et détermination pour faire gagner, le dimanche 6 mai, Nicolas Sarkozy, et par-là même pour faire gagner une France forte, dans une Europe qu’il faudra par la suite également consolider !”

Soutien aux Primaires

Jean-Marie Kutner aime si peu la droite qu’il se sent pourtant obligé de soutenir l’un des candidats aux primaires : Alain Juppé. Voilà qui permet à des militants de gauche comme de droite de s’étonner d’un revirement.

Christian Ball préfère aller voir les Schilikois et convaincre des électeurs. Danielle Dambach semblait « surprise », hier soir. A la question de Rue89Strasbourg : « Est-ce que cela peut être un soutien embarrassant », elle répondait : « Ça peut l’être ! »

Va-t-elle oser le refuser ? L’alliance des anciennes adjointes de Raphaël Nisand avec Jean-Marie Kutner pourrait réveiller de mauvais souvenirs.

Christian Ball, le sourire sympathique, expliquait que ce sont ces comportements qui lui ont imposé, quitte à tout perdre, de « rendre la parole aux Schilikois »…

 

(La salle du conseil à Schiltigheim, photo©http://www.ville-schiltigheim.fr/)

 

 

Un groupe « Alsace » à la région Grand Est ?

Un groupe « Alsace » ! Entendez-bien, un groupe d’élus LR et centristes au Conseil Régional Grand Est envisagerait de créer un groupe dissident au sein de la majorité régionale. Son nom « Alsace », symboliserait la révolte de ces élus contre le sort réservé à l’Alsace au sein du « machin »…

Les élus alsaciens se révolteront-ils ?

Machin ! Le mot gaullien prend ici tout son sens puisque c’est une belle façon de définir l’ensemble administratif dans lequel l’Alsace a été « fusionnée » de force. L’initiative du groupe n’est pas nouvelle.

Logiquement même, le groupe aurait pu sortir du bois plus tôt si l’affaire Vanessa Wagner n’avait explosé sur fond de création d’un autre groupe interne à la majorité.

Il aura fallu attendre un post de Jacques Schleef sur son mur Facebook :

« Lors de la conférence de presse de Frédéric Bierry et de Brigitte Klinkert l’annonce par Lotz Calderoli Martine de la constitution imminente d’un groupe “ALSACE” au Conseil Régional Grand Est est un événement important pour les semaines et mois à venir ! Sans être parlementaire, elle a exprimé la position de certains conseillers régionaux ( Georges SchulerAndré ReichardtJustin Vogel et Huguette Zeller) prêts à constituer un « groupe autonome » au sein du Conseil régional du Grand est. Si elle se concrétisait, une telle initiative (que Jean Rottner ne manquerait pas de qualifier de « « rébellion »…), aurait plusieurs avantages : – elle montrerait un nouvel aspect de la crise alsacienne, avec un risque de « scission » de la majorité LR/UDI selon des clivages territoriaux – elle pourrait incarner une volonté « régionaliste » à forte capacité médiatique, si le groupe prenait le nom « Alsace » – elle donnerait à ses membres des moyens administratifs importants, ce qui faciliterait leur action de communication vers l’opinion (y compris outre-Vosges, pour expliquer la démarche alsacienne) – elle accorderait aux « frondeurs » une légitimité et une crédibilité incontestables, dans le contexte de la future « vivisection » du Grand Est que pourrait annoncer le préfet Marx (si effectivement l’Etat transfère à une « Alsace reconstituée » des compétences réelles et non symboliques).

La cigogne apporte les bébés – mais elle doit aussi se servir de son bec !

P.S. (‘cela veut dire post scriptum !) : Il va de soi que la présidence doit aller à une femme ! »

Les premiers lecteurs découvraient une Martine Caldéroli engagée pour l’Alsace.

A la lecture du nom d’Huguette Zeller, certains se réjouissaient. « Adrien Zeller aurait été dans ce groupe » soulignait un élu. Soulignant qu’il manquait des noms.

La pression Rottner

La circulation de l’information irrita la présidence et celui ou celle qui se voit déjà président-e. La danse alsacienne du « un pas en avant, deux pas en arrière » commença. On attendait la réaction des « Richert’s Girls »,  mais ce furent d’autres élus qui se firent entendre dans les couloirs.

D’abord ceux qui ne seraient rien sans le Grand Est et leur choix par l’équipe Richert.

Valérie déborde

Ensuite, de l’autre côté des Vosges : il faut dire que l’on somma Valérie Debord de « cheffer » en temps que patronne des Républicains. L’éventuelle présidente d’après promet de gérer la situation…

Y voit-elle un complot alsacien ? Maçonnique, comme on l’a entendu, par d’autres et sur un autre conflit récent ? Heb’di ne sait pas.

Les téléphones ont vibré dans la journée d’hier, pour faire pression sur les uns ou tenter d’impressionner les autres. Si l’outing du groupe n’est pas apparu comme habile, il n’en reste pas moins qu’on attend désormais les élus alsaciens sur le sujet « Alsace ».

L’ombre d’Adrien Zeller plane chez quelques élus. Lui qui voulait, dès 1978, faire de la « politique autrement » avait su, pour défendre ses idées et l’Alsace, créer un groupe avec peu d’élus et oser.

Barbara DesVilles

(Maison de la Région, site Strasbourg Wacken, photo @ www.grandest.fr)

Schiltigheim : Anticor signale Jean-Marie Kutner ?

Anticor est une association qu’on ne présente plus. Fondée par le juge Éric Halphen et Sévérine Tessier pour lutter contre la corruption et rétablir l’éthique en politique, elle propose aux candidats, avant chaque élection, de signer une charte éthique. Jean-Marie Kutner l’avait signée, ce qui l’autorisait à utiliser l’image d’Anticor dans sa campagne, avant de s’en libérer. La Charte est actuellement proposée au candidat schilickois présent ce dimanche.

Dans le même temps, Anticor estime que  Jean-Marie Kutner, maire sortant, n’a pas respecté ses engagements et dit vouloir saisir le procureur de la République. JMK s’énerve.

Quand Kutner pas content…

Comment qualifier la réaction JMK ? Nous vous laissons le soin d’en juger par vous-mêmes :

Je suis choqué, mais non étonné de cette manœuvre à 3 jours du premier tour des élections. À toutes fins utiles, cette manœuvre est totalement illégitime et ne restera pas sans suite. Ci-dessous vous trouverez ma lettre de dénonciation datée du 23 juillet 2015 envoyée en AR. Je ne suis donc plus ni membre ni adhérent à cette charte depuis cette date. Une lettre adressée à la présidente locale avec copie à Mr le Préfet et Mr le Président national Anticor part ce jour pour en dénoncer la manœuvre.”

Donner, c’est donner

Le maire sortant oublie qu’il n’a pas signé une adhésion mais une charte, un document qui l’engageait pour la durée du mandat, engagement intrinsèque au mandat. N’est-il pas un peu facile de signer un engagement avant des élections et de le dénoncer juste après ?

Et voilà JMK d’insister :

Lettre à Mme la présidente Anticor 67 avec copie à Mr le Préfet, Mr le Président National, et mes avocats en vue d’entamer les démarches nécessaires.”

 

Monsieur Kutner, qui nous rejoue un classique de “Bienvenue chez les élus”, peut-il nous rappeler combien de milliers d’euros ont déjà été dépensés en frais d’avocats pour ce genre d’affaires ? Et en profiter pour nous parler des avenants à ces frais d’avocats ?

Le Groupe Local Anticor 67 prend acte des réactions de Jean-Marie Kutner. En fonction de l’évolution du dossier, il se réserve également le droit d’ester en justice.

 

 

 

 

 

 

Schiltigheim : Nouvelles brèves de campagne

Des élus et plus de cent personnes au Dinghof

Plus de 100 personnes se sont déplacées hier matin après l’appel de Michel Szlosser, le président de l’Association des Riverains du Dinghof. L’objectif du rassemblement était de s’opposer au démontage de la maison du Dinghof, vestige architectural de l’ancien village d’Adelshoffen.

Comme nous l’avions écrit dimanche, il est curieux de voir le maire sortant Jean-Marie Kutner s’obstiner contre ce bâtiment qu’il veut remplacer par des immeubles. Comme il se doit en période électorale, les candidats se sont rendus sur place, sauf le candidat de Lutte Ouvrière et, bien sûr, le maire sortant…

Devinette campagnarde

Elle circule, cette devinette : quelle est la différence entre Nathalie Jampoc-Bertrand, Danielle Dambach et Christian Ball ?

Monsieur Ball, lorsqu’il n’était plus d’accord avec le Maire, a démissionné, lui… Allusion au fait que les deux adjointes de Raphaël Nisand n’ont jamais été jusqu’à la démission.

Le sondage « fantôme »

Il y a un mois, des Schilickois étaient « sondés » sur les élections municipales. À ce jour, le seul résultat qui est évoqué par certains serait le score d’une liste « En Marche » à 13 %. Bluff ou rumeur fondée ?

On sait que le sondage fut sérieux. Qui l’a payé et pourquoi ? On cherche toujours…

Une liste électorale illégale ?

Une liste qui étudiait les inscrits sur la liste électorale s’est interrogée sur la « qualité » de celle-ci. Un candidat, est non des moindres, y est encore inscrit comme domicilié sur la friche Simply… un tas de gravas aujourd’hui !

La question se pose : Monsieur le Préfet, est-ce légal ?

Quand le Ps Strasbourgeois vient plomber ses camarades schilickois

« Les propos sur Facebook de Pernelle Richardot, première secrétaire fédérale du PS du Bas-Rhin ( DNA du 22 mars), concernant l’impossible fusion de premier tour entre les listes menées par Danielle Dambach (Schilick Écologie) et Nathalie Jampoc Bertrand (PS), a fait bondir Danielle Dambach.  “La première secrétaire du PS strasbourgeois s’invite dans le débat de la campagne schilikoise et vole la vedette à sa tête de liste”, constate Danielle Dambach. Selon Pernelle Richardot, Danielle Dambach a fait achopper l’accord en voulant les meilleures places sur la liste. Et elle envisagerait de s’allier au premier adjoint sortant Christian Ball (LR) » lisait-on il y a peu dans les colonnes des DNA (https://c.dna.fr/edition-de-strasbourg/2018/03/23/schiltigheim).

Une intervention qui a mis en colère Danielle Dambach mais qui a aussi énervé la liste de Nathalie Jampoc-Bertrand. Un ex-candidat à Schiltigheim nous déclarait au téléphone :

Ce n’est pas la 1ère fois que le PS Strasbourgeois vient perturber Schiltigheim. Au PS, certains ont comme slogan « Strasbourg d’Abord et nous avec »

Ambiance.

Ecole Victor Hugo : saisir le Ball au bond

Présent sur le terrain de la campagne, Christian Ball a interpellé la rectrice de l’Académie sur la menace de fermeture d’une classe à Schiltigheim. Un thème cher aux électeurs et dont le candidat a su saisir tout l’à-propos. Bien joué.

Insoumis et oublié des médias ?

La tête de liste Schilick l’Insoumise, Marc Baader, se sent oubliée par les médias locaux. Il nous l’a écrit récemment après la sortie de votre Heb’di-Mag du mois de mars. Il est vrai que nous ne le placions pas parmi les favoris.

Le 3 avril prochain, Alsace20 diffuse un débat entre les quatre principaux candidats schilikois. Encore cette fois, “Schilick l’Insoumise’” ne sera pas représentée…

Voici ce qui exaspère Marc Baader :

La France Insoumise que nous représentons avec la liste « Schilick l’Insoumise » a réalisé un score non négligeable de près de 27 % aux présidentielles et 14,85 % aux législatives de 2018 à Schiltigheim. Cependant, nous n’avons pas été invités.”

Le directeur général de la chaîne de télé alsacienne répond :

Le CSA salue la pluralité de la chaîne, M. Baader ayant réalisé un score de 5,41% aux dernières municipales n’est pas représentatif, la chaîne ne possède pas de plateau pouvant accueillir plus de 4 candidats…”

Marc Baader dit vouloir « solliciter d’autres chaînes télévisées notamment du service public comme France 3 ou Arte pour que l’une d’entre elles organise un débat de premier tour des élections municipales partielles de Schiltigheim en invitant l’ensemble des candidats, et que soit respectées les conditions d’une information plus objective et conforme à la mission de service public d’information. »

Nous ne savons pas encore si, dans l’éventualité où ils n’obtiendraient pas leur débat, ils organiseraient une manifestation.

 

Mercredi : Echo d’égo !

Une liste en Marche

Schiltigheim Demain, c’est Christian Fiegel et Guy Marcot. Les anciens amis de Raphaël Nisand réclament une liste En Marche à Schiltigheim dans les DNA :

Soutenir une autre équipe face à Jean-Marie Kutner ? Schilick Demain n’y trouve pas son compte. Le réquisitoire est sévère. « Christian Ball veut nous faire croire que M. Kutner est la fée Carabosse et lui la Belle au bois dormant. Il lui a fallu quatre ans pour se réveiller »”

Les voilà de vanter le dégagisme, de cogner sur Christian Ball, donc… Mais n’auraient-ils pas tout tenté pour grimper sur une liste, pourtant ?

Les DNA s’interrogent aussi :

Schilick Demain lui reproche de plus son manque d’ouverture. Un brin d’amertume trahissant des négociations qui n’auraient pas abouti ?”

La liste Kutner

La liste Kutner est dans le journal : « Pour compléter sa liste, Jean-Marie Kutner a fait appel à 23 nouveaux colistiers. Une liste rajeunie avec un tiers de trentenaires » lit-on.

Si la liste est renouvelée, c’est pour faire face au départ de la majorité des anciens colistiers qui ont rejoint Christian Ball. Quant au rajeunissement en âge, figurent dans les 15 premiers des témoins de l’Histoire municipale de Schiltigheim :

1 – Jean-Marie KUTNER, 66 ans, Maire – 2– Danielle DILIGENT, 71 ans, Retraitée de la Chambre du Commerce et de l’Industrie, Conseillère municipale, Vice-présidente du Conseil Départemental du Bas-Rhin – 5 – Christian DELEAU, 69 ans, Retraité de la Fonction Publique Territoriale, Conseiller municipal – 9 – Patrick HEIWY, 63 ans, Vidéaste retraité, Adjoint au Maire – 10 – Myriam KEHRLI, 69 ans, Retraitée de l’Education nationale, Adjointe au Maire – Gérard BOUQUET, 71 ans, Retraité de l’ADEUS, Conseiller municipal…

Il est vrai que d’autres, plus jeunes, sont entre les « fidèles ».

Affaire Kieffer : «Tu n’es qu’une merde, tu n’es qu’une pétasse innommable…» Que fait Jean Rottner ?

Il vous fait relire l’article d’Heb’di d’hier.

« Je remercie les élues présentes lors de cet événement douloureux qui m’ont témoigné leur soutien et leur empathie, en toute solidarité et humanité. Cela m’a fait beaucoup de bien.

En tant qu’élues, nous avons une responsabilité : celle de ne pas nous laisser faire. Quand on est la victime de tels comportements, aussi violents, il est parfois plus simple de les ignorer. Mais ce faisant, nous tolérons l’intolérable. Les initiatives récentes de femmes sur les réseaux sociaux doivent nous inspirer pour agir là où nous sommes victimes au quotidien. L’impunité est un poison qui nous tue lentement et atteint notre dignité car rien ne justifie rien un tel comportement.

Il est grand temps d’en finir avec les comportements sexistes et la violence psychologique au sein de notre institution.

Je vous invite à me contacter pour échanger à ce sujet.

Vanessa Wagner »

2 questions : JR va-t-il cautionner ? Qu’en disent les élues Merabet et Schalck ?

Et les humanités

En attendant d’en renvoyer quelques-uns à leurs humanités, vous regarderez aujourd’hui la liste des lycées d’Alsace et leurs résultats. Merci France Bleu .

 

 

Affaire Kieffer : «Tu n’es qu’une merde, tu n’es qu’une pétasse innommable…» Que fait Jean Rottner ?

Christophe Kieffer a longtemps été directeur de cabinet de Phillipe Richert à la région Alsace puis au Grand Est et est maintenant directeur de cabinet de Jean Rottner. Il a été nommé chevalier de la Légion d’honneur fin 2017.

Il y a une semaine, nous avions dénoncé les paroles du directeur de cabinet envers la conseillère régionale Vanessa Wagner : « tu n’es qu’une merde, tu n’es qu’une pétasse innommable…»

La presse régionale parfaitement au fait de ce dérapage avait jusque-là étouffé l’affaire.

Où sont les féministes ?

On s’étonne du manque de réaction des féministes et de la classe politique en générale, toujours prêtes à bondir à la moindre parole désobligeante.

Il est vrai que, comme nous l’avions écrit, nombre d’élu-e-s du conseil régional préfèrent privilégier leur carrière au combat pour la cause et il paraît de surcroît que Christophe Kieffer sait tout sur tout le monde… Est-ce là la raison du silence ?

Dans un mail (que nous reproduisons intégralement ci-dessous) Catherine Vierling, Conseillère Régionale Moselle Sud, réagit :

“ Bonjour,

J’ai fait partie des témoins directs d’une situation extrêmement choquante et inacceptable et voici ce qui s’est réellement passé.

Le contexte est celui de l’analyse d’un rapport sur la ruralité. La réunion à laquelle plusieurs d’entre nous ont été convoqués par Valérie Debord dans le bureau de Christophe Kieffer à la dernière minute faisait suite à un mail de 4 co-signataires avec Vanessa Wagner. Ce mail proposait des modifications sur le rapport en question.

Les violences verbales dont Vanessa a fait l’objet et les injures (dont entre autres… « tu n’es qu’une merde, tu n’es qu’une pétasse innommable…») qu’elle a reçues, lui ont été adressées dès son arrivée dans le bureau par Christophe Kieffer. Vanessa n’avait même pas prononcé un mot et nous étions tous et toutes extrêmement choquées. La réunion ruralité a tout de même pu commencer avec Denise Buhl, co-signataire du mail, Valérie Debord (présidente de la composante LR de la majorité), Catherine Baillot (présidente de la composante MODEM de la majorité), Franck Leroy (auteur du rapport) et André Boucher (CR de Boulay, en zone rurale), et moi-même (sur mes 230 communes de Moselle Sud, 191 ont moins de 500 habitants) présidée par Christophe Kieffer.

La réaction de Vanessa Wagner était calme ; tout en hochant la tête négativement, elle demandait à plusieurs reprises des excuses, sans succès.

Dans un deuxième temps, le Président Jean Rottner s’est joint à la réunion, dont le sujet était la ruralité et les nouveaux budgets alloués aux petites communes, et toujours en présence de ces témoins, Vanessa a été menacée par Christophe Kieffer (“Tu vas voir, je vais parler de choses que je sais, si tu continues, tu ferais bien de te méfier si tu continues”) et calomniée. Au cours de cet échange, Jean Rottner est intervenu pour proposer à Vanessa Wagner de créer un groupe “agir”, initiative à laquelle il a dit qu’il ne se serait pas opposé.

Ayant assisté à ces scènes invraisemblables, je peux vous assurer qu’il n’y avait donc aucun échange franc et musclé entre deux élus mais il s’agissait clairement et à plusieurs reprises d’agressions caractérisées et ciblées envers une Conseillère régionale.

Les comportements violents et les insultes sexistes sont à bannir de nos fonctionnements si nous voulons vraiment pouvoir nous regarder dans une glace quand nous nous disons que nous sommes « formidables ».

La cohésion d’un collectif, quel qu’il soit, commence par des modes de communication interpersonnels respectueux. Banaliser les dérapages et minimiser leurs conséquences contribuent à assurer l’impunité de ceux qui les commettent.

Les femmes en sont souvent les premières victimes et cela va au-delà d’un simple sujet «d’actualité».

La dignité et l’autorité d’une institution républicaine que nous aimons et à laquelle nous croyons, telle que celle que nous représentons tous et toutes, sont en jeu.

C’est ce que à quoi chaque élu et chaque élue devrait penser en priorité.

Ceci, surtout lorsque par ailleurs je côtoie des élus qui font un travail remarquable sur le terrain au service de nos territoires et nous ne saurions jamais assez apprécier tous ces efforts.

C’est cet élan qui nous avait amené, dans l’esprit de la liste “unissons nos énergies”, à créer, en plein accord avec le Président Rottner, un groupe composante de la majorité, apolitique, uniquement basé sur notre volonté de travailler pour nos territoires, de manière opérationnelle, utilisant la composante de la société civile, des socioprofessionnels et des non inscrits politiquement parlant, reconnus pour leur expertise de terrain, dont les ruraux, pour renforcer la majorité par leur expertise.

Cette création s’est faite suite aux entretiens des co-signataires avec Jean Rottner.

Elle ne saurait justifier aucune forme de violence et pour vous en donner toute la substance veuillez trouver ci-dessous le courrier électronique envoyé par Vanessa Wagner aux collègues femmes élues auquel je me suis associée immédiatement.

Dr Catherine VIERLING

MO, MA, MBA

Conseillère Régionale Moselle Sud ”

(…)

“Mesdames, Chères Élues, Chères Amies,

Depuis 2 jours, plusieurs d’entre vous me contactent à la suite d’un incident dont j’ai été la victime lundi 12 mars.

Je souhaite donc partager avec vous toutes les faits et vous livrer quelques réflexions. J’ajoute d’ores et déjà que Notre Président est parfaitement informé de la situation puisque présent en partie lors de l’agression verbale dont j’ai été victime de la part de Christophe Kieffer, Directeur de cabinet de la région.

Lundi 12 mars vers 15h30, à l’occasion d’une réunion impromptue sur le sujet de la ruralité, j’ai été agressée verbalement à plusieurs reprises par le Directeur de Cabinet de la Région, Monsieur Christophe Kieffer.

Étaient présents à cette réunion : Valérie Debord, Vice-Présidente, André Boucher, Conseiller régional, Franck Leroy, Conseiller régional chargé de l’aménagement du territoire, Catherine Baillot Vice-Présidente, Denise Buhl, Conseillère Régionale, Catherine Vierling, Conseillère régionale.

A peine entrée dans le bureau de Monsieur KIEFFER devant tous les élus présents, porte grande ouverte avec de nombreuses personnes dans les couloirs sans avoir même eu le temps de dire bonjour, Monsieur Christophe Kieffer m’a agressée et injuriée dans les termes suivants :

“Toi je ne veux pas te parler.”

“Tu n’es qu’une pétasse innommable “

“Une fouteuse de merde”

“Tu n’es rien”

Il a poursuivi par des menaces à mon encontre :

“Tu vas voir, je vais parler de choses que je sais, si tu continues, tu ferais bien de te méfier si tu continues, il y a des choses qui vont sortir.”

Je suis restée très calme, lui ai fait remarquer que son comportement était intolérable et lui ai demandé des excuses. Ce qu’il n’a pas fait.

La réunion s’est poursuivie en ma présence sur des sujets politiques, jusqu’à ce que Jean Rottner la rejoigne vers (17 heure) J’ai alors pris la parole et lui ai expliqué ce qui s’était passé en début de réunion et indiquant que je ne comptais pas en rester là et que je demandais des excuses.

Monsieur Kieffer m’a alors interrompue :

“J’aurais dû commencer par te dire combien je te méprise.”

” Tu ne comprends rien, tu as foutu la merde en te présentant aux législatives, tu as extorqué l’UDI et Richert pour te payer ta campagne.”

J’ai répondu (toujours calmement) que ma campagne avait été payée par mes deniers personnels et que ni l’UDI, ni Philippe Richert ne m’avaient donné un euro. J’ai ajouté que ces propos étaient donc calomnieux.

Après la réunion (18h15), j’ai voulu parler à J. Rottner en privé afin de comprendre quelles suites il comptait donner au comportement inadmissible de Monsieur Christophe Kieffer. Valérie debord est allée chercher le président et est revenue en m’indiquant que Jean souhaitait le voir avant de s’entretenir avec moi.

Hier matin, mardi 13 mars,(10h30) je me suis entretenue avec Jean Rottner qui souhaite “calmer le jeu”. Je lui ai répondu qu’il ne s’agissait pas de calmer le jeu mais de faire en sorte que Monsieur Kieffer non seulement me présente des excuses officielles, mais également ne réitère plus ces comportements, ni envers moi ni envers aucune des élues ou personnel administratif de la Région.

En tant que Président de la Réunion Grand Est, il est de son devoir et de sa responsabilité juridique de protéger élus et personnel administratif contre les agressions et tentatives d’intimidation venant de Monsieur Kieffer. Je lui ai rappelé que les injures sexistes, les menaces et les propos diffamatoires sont réprimés par la loi.

Pour ma part, je compte déposer une main courante rapidement. Monsieur Kieffer a visiblement décidé de me nuire et je dois me protéger de tentatives d’agressions futures, verbales ou autres.

En parallèle, j’ai demandé par écrit à Jean Rottner de prendre les mesures nécessaires, en conformité avec la loi et en accord les valeurs républicaines et humanistes que nous partageons.

J’ajoute que le fait que Monsieur Kieffer se sente libre d’agir de la sorte, notamment en sa présence et celles d’autres élus, notamment des Vice-Président de la Région, révèle à quel point son autorité et celle de l’institution ne sont plus respectées.

Je remercie les élues présentes lors de cet événement douloureux qui m’ont témoigné leur soutien et leur empathie, en toute solidarité et humanité. Cela m’a fait beaucoup de bien.

En tant qu’élues, nous avons une responsabilité : celle de ne pas nous laisser faire. Quand on est la victime de tels comportements, aussi violents, il est parfois plus simple de les ignorer. Mais ce faisant, nous tolérons l’intolérable. Les initiatives récentes de femmes sur les réseaux sociaux doivent nous inspirer pour agir là où nous sommes victimes au quotidien. L’impunité est un poison qui nous tue lentement et atteint notre dignité car rien ne justifie rien un tel comportement.

Il est grand temps d’en finir avec les comportements sexistes et la violence psychologique au sein de notre institution.

Je vous invite à me contacter pour échanger à ce sujet.

Vanessa Wagner

Conseillère Régionale Grand Est ”

On attend naturellement la nouvelle réaction de Valérie Debord, d’Elsa Schalck et de Lilla Merabet … Solidaires de Kieffer ou solidaires de Wagner ?

Grand Est : Quand Christophe Kieffer dérape…

Alors que nous étions en rendez-vous dans le Haut-Rhin, sous couvert de « off », certains ont dégainé leurs iPhone pour nous faire partager tout bas, ce qui les fait rire tout haut.

Un clash entre le fonctionnaire Kieffer et l’élue Vanessa Wagner ?

L’objet du ressentiment ? Sans doute l’annonce de la création d’un groupe au sein de la majorité du Président Rottner. Alors que certains semblent déjà rappelés à l’ordre par le « professeur » à rentrer dans le rang, Christophe Kieffer s’est ainsi fendu d’une lettre :

 

« Madame la Conseillère Régionale, Monsieur le Conseiller régional, Chers élus,

Comme un certain nombre d’entre vous le sait, j’ai eu une altercation plutôt directe avec une de vos collègues élues lors de la dernière session de commissions. Un moment de tension clair lié à un message adressé à tous les élus du groupe majoritaire par cette élue, véritable ultimatum posé au Président sur un sujet où elle ne s’était jusque-là à aucun moment associée d’une manière ou d’une autre aux travaux préparatoires ouverts à toutes et à tous. Dès lors, ma liberté de ton était à n’en pas douter excessive mais elle était liée à l’arrivée fortuite de cette élue dans mon bureau quelques temps à peine après le message qu’elle vous avait envoyé et alors même que nous abordions le fond du dossier avec plusieurs de vos collègues. Son intervention n’avait visiblement d’autre objet que de se saisir d’une opportunité, pour créer un groupe politique au sein de la majorité, pour des raisons qui lui sont propres, et sans avoir jamais produit une seule proposition effective au service du groupe majoritaire actuel. Je ne peux concevoir qu’une telle revendication, fusse-t-elle légitime, puisse être émise de la pire manière qui soit en mettant la pression sur l’exécutif. Ma réaction était d’autant plus forte qu’au moment de la constitution de la liste, c’est moi qui ai personnellement présenté sa candidature à Philippe Richert. Il ne fait pas de doute que j’aurais dû mieux maîtriser cette colère. Je regrette d’autant plus ces propos que cela pouvait donner le sentiment à deux autres élues présentes, dont je respecte le travail au sein de l’équipe majoritaire, que je les englobais dans mes appréciations, alors même qu’elles soulevaient un questionnement de fond sur le sens de l’action régionale. Ce qui n’aurait pu être qu’une prise de bec est devenu une petite affaire au sein de la collectivité. Elle sert également de fondement à une mise en cause de ma conception des relations hommes femmes avec annonce de dépôt de plainte et des accusations claires de comportement sexiste. L’actualité se prête bien à ce genre de contextualisation. Sur ce plan, je ne peux qu’exprimer combien je suis blessé par de telles insinuations. Pas uniquement parce que le fait que ce soit une élue plutôt qu’un élu n’entrait absolument pas en considération sur le moment. Mais surtout parce que tant à titre professionnel que privé, j’ai toujours lutté contre les comportements sexistes et veillé à ne pas être pris, même inconsciemment, en défaut sur ce plan. Je n’ai jamais eu de difficultés à travailler pour des femmes et avec des femmes, c’est simplement normal pour moi. J’ai toujours voulu que ma fille puisse évoluer et progresser dans un monde où son statut de femme ne lui vaudrait jamais un moins bon traitement qu’un homme. Je crois dans le progrès de l’humanité et au fait que nous avons à nous perfectionner, à commencer par moi, mais c’est une expérience nouvelle que de sentir l’injustice d’une accusation, de ressentir contre soi l’instrumentalisation d’une cause juste. J’avais bien évidemment commencé à réfléchir au moyen de m’excuser, j’ai même sollicité une médiation. Mais si je considère que mes propos étaient inappropriés, je ne peux rester indifférent à la tournure que prend cette histoire. Elle pose une victime et un coupable présumé. Elle met en cause, pour quelques minutes de tensions et d’absence de mesure, des mois de travail au service du renforcement de la position des élus au sein et en-dehors de la collectivité. Elle affecte mon humanité. Je suis prêt à poursuivre au quotidien, comme nous le faisons depuis plus de deux ans, le travail avec chacune et chacun et à m’expliquer de mes propos avec votre collègue, à en reconnaitre les excès dont je m’excuse très sincèrement. Mais je ne pouvais pas ne pas réagir au message qui vous a été adressé. Je suis confus de focaliser en ce moment une attention qui devrait être portée ailleurs par les uns et par les autres.

Bien fidèlement à tous

Christophe Kieffer

Directeur de cabinet »

L’appel au calme de la Lorraine Debord

La tempête dans un verre à Schnaps s’est prolongée par un appel de Valérie Debord :

« Message de la part de Valérie DEBORD

Chers collègues,

Les propos que Christophe a émis à l’encontre de notre collègue n’étaient pas acceptables. Il s’en est excusé et a exprimé ses regrets, nous en prenons acte et c’est une bonne chose. Je pense aujourd’hui qu’il n’est pas nécessaire de sur interpréter ces propos qui sont clairement liés à un contexte et non à une façon d’être. Je n’oublie pas la genèse de cette dramaturgie qui était la volonté de créer une composante au sein de notre majorité ce qui est en contradiction avec notre pacte de gouvernance majoritaire. Je souhaite que nous puissions désormais nous consacrer à ce pour quoi nous avons été élus et à notre engagement commun. Je sais pouvoir compter sur votre solidarité au service de notre action. Valérie

Lionel SCHUHLER Secrétaire Général Groupe de la Majorité Régionale »

On espère que la feuille de route de la gouvernance est plus longue qu’à la métropole…

La charge de la brigade Rottner

Là, il manquait les groupies. Et voilà Lilla et Elsa, passées du Richertisme au Rottnerisme, de communiquer, accompagnées, sur le sujet :

« De la part d’Elsa Schalck, Lilla Mérabet, Rémy Sadocco et Isabelle Heliot Couronne

Bonjour à tous et à tous,

Nous partageons totalement l’analyse de Xavier. La réponse de Christophe est suffisamment explicite et de nature à clore ce débat. Nous ne doutons ni de sa sincérité ni de son intégrité. Au contraire, il a toujours su répondre présent pour être à nos côtés. Nous formons une équipe, une belle équipe, dont nous pouvons être fiers du travail accompli jusqu’à présent. Notre unité est gage de réussite des projets que nous portons. Utilisons nos différentes énergies pour être davantage dans l’action, fidèle à notre Président et à nos engagements. Poursuivons maintenant nos objectifs et concentrons-nous sur ce que nos concitoyens attendent de nous

Cordialement à tous »

Elsa Schalck et Lilla Mérabet savent ce qu’elles doivent à Christophe Kieffer. Le retour d’ascenseur était donc logique, l’avantage c’est que l’on découvre des élus dont on ne connaît le nom.

En attendant, la première semble toujours ignorer la sanction pour son richertisme que furent les élections législatives. La seconde, elle, évite toujours le scrutin direct pour jouer sur tous les tableaux, depuis En Marche jusqu’aux plus constructifs.

Des failles dans le Grand-Est ?

Du côté de HEB’DI, on sait que si Christophe Kieffer est plus que jamais le gardien du temple Grand-Est, il vient bien de déraper. Il ne s’agit pas du premier écueil mais l’histoire pourrait relier celui-ci à du sexisme.

Christophe Kieffer s’en défend (relire plus haut). Jean Rottner, en marche entre Paris et Mulhouse, ne s’exprime pas.

« Quand on a paix au dedans, on a paix au dehors » appelle l’élu messin Thil. Il oublie naturellement les Alsaciens qui ne veulent pas de Grand Est à plus de 83 %. Cela, le messin qu’il est ne peut et ne veut le voir.

Le gardien du temple vacille. Grand Est suivra. En attendant, y’a le feu dans le cabinet. Qui a dit qu’il fallait tirer la chasse ?

 

Barbara DesVilles

(En direct de Mulhouse)

 

Vendredi : de la mesure en toute chose

Pierre, le loup et Emmanuel

Pierrot Persil a eu la chance d’assister à la représentation d’Emmanuel et le Loup…

L’ambiance était aux tapis feutrés et coin du feu à l’Elysée hier soir, où le conte musical Pierre et le Loup a été joué par l’orchestre de la Garde Républicaine et récité par le chef de l’Etat en personne.

Parce que notre président est aussi le Jupiter du « soft power », et ce n’est pas son équipe qui dira le contraire :

Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, avait expliqué lors d’un point de presse à l’issue du Conseil des ministres ce mercredi qu’en faisant le récitant dans «Pierre et le Loup», Emmanuel Macron prenait  « toute sa part dans la transmission de la culture et du soft power». Car «La transformation du pays ne se résume pas à la réforme structurelle, nécessaire, indispensable d’un grand service public, comme nous sommes en train de le faire pour la SNCF. C’est aussi par ce “soft power” (puissance d’influence par la culture) que se fait la transformation du pays et que se gagnera la bataille culturelle, avait-t-il argumenté. C’est parfaitement sa place. Chacun peut s’en réjouir».

En tout cas si on nous le demande, on l’aurait quand même bien vu dans le rôle du joueur de pipeau !

 Sur les planches

Dans la famille des politiques qui en font un peu trop, on continue avec Marlène Schiappa qui montera sur les planches pour jouer Les monologues du vagin, une pièce écrite par Eve Ensler en 1996. Celle-ci sera jouée lors de deux soirées uniques en mars, dont les bénéfices seront reversés au Collectif féministe contre le viol (CFCV). Notre secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes sera donc visible sur scène le 7 mars, aux côtés de  Roselyne Bachelot et de Myriam El-Khomri.

Non pas que l’idée soit mauvaise, mais on se dit quand même qu’il y a autre chose à faire pendant un mandat ministériel sur l’égalité entre les sexes…

Echarpe et caniveau

Coup de communication un brin gênant : une trentaine d’élu en écharpe tricolore sont venus passer la nuit de mercredi soir dehors dans les rues de Paris et « montrer que la situation » des personnes à la rue n’est « pas normale ». Sur le terrain, cet étalage médiatique fait de nombreux sceptiques : « Ils sont où les ministres, les Macron et les Pécresse ? Ils sont beaux avec leurs écharpes et leurs duvets, mais faut faire bouger les choses ! ». Et entre élus qui se rengorgent et SDF traités comme des bêtes de foire, la démarche a en effet de quoi irriter :

 “Rue Buffon, dans le 5e arrondissement, un SDF est installé sur une grille au sol. Une vingtaine de journalistes s’arrêtent, l’entourent, le filment. « Zouzou » lui donne une gamelle en plastique remplie de soupe et une paire de gants neuve. Les caméras tournent, les corps se rapprochent et l’oppressent, visiblement. Le SDF s’énerve, balance soupe, sel et poivre en direction du petit groupe, avant d’envoyer valser son café chaud dans le caniveau. Il leur dit qu’il n’est pas à vendre.”

En attendant, les élus sont retournés bien au chaud dans leurs appartements parisiens, tandis que les sans-abris, eux, dorment toujours sous les ponts…

Bertrand indigeste

Hasard du calendrier ou ironie grinçante, l’ex-chanteur du groupe Noir Désir, Bertrand Cantat se produira à la Laiterie à Strasbourg le 7 mars, soit la veille de la journée internationale des droits de la femme. Plusieurs associations réunies sous le nom du collectif Acap demandent l’annulation pure et simple du concert.

Cette tournée musicale agace aussi le reste de la France :  le festival des Escales de Saint-Nazaire, chez les copains du Grand-Ouest a ainsi déjà fait le choix d’annuler la venue du chanteur, alors même qu’une importante pétition circule pour supprimer son concert au festival Papillons de Nuit dans la Manche.

Reste qu’à Strasbourg, on y va fort en terme de calendrier. Un beau loupé ? “Le droit le lui permet“, élude Alain Fontanel sur sa page Facebook avant d’expliquer que le même soir, “nous organiserons au même moment, le 7 mars à 20h à l’UGC, une projection débat autour du film Jusqu’à la garde sur la violence conjugale contre les femmes. Nos valeurs et notre engagement nous y obligent.

Schizophrénie quand tu nous tiens !

Le Sud en blanc

De belles images de nos amis du Sud de la France qui ne se laissent pas abattre par la vague de froid sibérienne, c’est poétique et étonnant !

Frileusement vôtre,

Rosalie

 

Jeudi : Porn, Alsace et cinéma

Revenge Porn en Alsace ?

Voici ce que nous apprend le site Fredzone :

L’Alsace fait face depuis quelques semaines à une vaste campagne de revenge porn, une campagne diffusée par le biais de Snapchat. Des dizaines d’adolescentes en ont été victimes et une enquête est actuellement en cours afin de déterminer l’identité des personnes à l’origine de la diffusion de ces contenus nauséabonds.”

Le revenge porn est cette pratique qui consiste pour des “ex” en colère, notamment, ou des pirates de comptes, de publier et diffuser des photos intimes sur les réseaux sociaux.

Bien sûr, se prendre en photo dans le plus simple appareil peut encore heurter les parents… En attendant, c’est une pratique courante. Parlez-en à vos enfants et soyez solidaires. Les victimes en ont besoin.

Ridicule avec un R comme JR

Jean Rottner change chaque semaine de position. Celui qui écrivait à TripAdvisor pour y faire revenir l’Alsace s’est lâché au Salon de l’Agriculture.

Ce sont les citoyens alsaciens qui ont raté le coche en refusant la fusion lors du référendum en 2013 (…) Il faut oublier les régions historiques, mais pas nos identités, pour jouer groupé.”

Ce faisant, il oublie qu’il était à la manœuvre avec Philippe Richert lors du référendum de 2013. L’homme qui voulut être roi du Grand Est semble désormais vouloir moins d’Alsace.

Il faudra sans doute « sortir les sortants ».

Eric Elkouby aime le cinéma

On découvre que l’élu strasbourgeois, Eric Elkouby soutient le projet de cinéma Mk2 à Schiltigheim. Ainsi signe-t-il avec Martine Jung dans les DNA :

Sans doute chatouillé par le dynamisme de la cité des Brasseurs, le maire de Strasbourg a été obligé de se réveiller, bousculé par les tenants d’un tout Strasbourg hégémonique, ne supportant aucun développement intercommunal.”

Le voilà de mettre le feu sur un dossier sensible. Une question nous interpelle. Est-ce Eric Elkouby l’élu de Strasbourg au Conseil Départemental ou Eric Elkouby le salarié de la mairie de Schiltigheim ??

Racing : des joies aux larmes…

Pensons aux larmes des Strasbourgeois battus… par meilleurs qu’eux ! Pensons aux larmes des Camblysiens.

« Quelques minutes après leur exploit contre Strasbourg en Coupe de France mercredi soir, les Camblysiens ont appris la mort du fondateur du club, Walter Luzi, père du président et de l’entraîneur » lit-on sur Europe1.

Hommage et respect.

ROTTNER, le roitelet

Déclaration enregistrée (probablement dans son bureau) à l’abri de toute question possible d’un journaliste ou d’un quelconque contradicteur.

Cette imposture de troisième de cordée, doigt sur la couture, mais peu courageux, se retranche au passage derrière le premier ministre et le préfet de région pour imposer son déni de la démocratie envers une majorité d’alsaciens.

Ajoutant au passage dans son diktat que ce sondage à 83%, connu depuis des années, n’est rien de nouveau pour lui et que cela ne changera rien au périmètre géographique ou de compétences du Grand Est. (sic) ” à bon entendeur, circulez il n’y a rien à revoir”. Il confirme ainsi dans sa précipitation de petit chef que le rattachement de l’Alsace a bien été décidé en toute connaissance de cause et notamment sans tenir compte à ce moment-là de la charte européenne des droits des territoires.

En charge des responsabilités pour la gestion de la région, son attitude démontre son incapacité et son incompétence à tenir sa fonction de manière démocratique et de gérer la décentralisation.

Cette donne de 83% méritait un minimum de discernement et de respect de la part d’un responsable élu. Personnaliser à ce point une pareille affirmation, à la vue de résultats peu reluisants produits par le fonctionnement actuel du Grand Est, ne doit pas être toléré. Je ne pense pas qu’elle est issue d’une concertation des 169 ni des 253 conseillers (hé oui !)

Après Valls qui s’est fait fort à faire “plier” les alsaciens (dernière région de droite en France) ; nous avons eu Richert qui après son retournement de veste lui a emboîté le pas mais qui s’est rendu compte que la gestion est empêtrée dans un véritable marasme généralisé ; nous avons aujourd’hui un petit seigneur de la monarchie républicaine, qui droit sur les rangs et girouette en direction de Paris veut démontrer pouvoir mieux faire que son prédécesseur mentor dans l’espoir d’une gloriole personnelle. Et ce, quelles que soient les conséquences de cette gestion calamiteuse contre nature et inadaptée à l’Alsace.

Mais, là où le bât blesse, c’est que les alsaciens atteints par ce déni s’attendaient et espèrent encore que les élus – de quelque bord qu’ils soient et qui nous gavent de démocratie représentative à tour de bras – s’unissent pour dénoncer ces propos dictatoriaux dignes d’un “petit seigneur”.

Reste à espérer que le cours changera encore les choses et que le moment venu nous lui repasserons son plat à froid ; mais aussi que “Paris” ne se laissera pas prendre au jeu des petites manœuvres personnelles totalement contre-productives pour les enjeux à venir et les défis à relever.

Par ailleurs, dans le journal du 20/2 on apprend qu’en Alsace les “bénéficiaires” bien mal nommés, je dirai plutôt les “dépendants obligés” des restos du cœur, banque alimentaire, secours populaire… ont augmenté en Alsace de 13% en un an. Mais là, grâce aux bénévoles dévoués et aux généreux donateurs, nos décideurs en col blanc pourront continuer de roucouler… sans scrupule !!

Un lecteur de HEB’DI