À l’eau, les minimas sociaux !

Vendredi, ce n’est pas l’homme qui prend la mer…

Il était un petit navire

Comme il est triste, ce spectacle de l’Aquarius et de ses 629 passagers qui erre en Méditerranée sans port pour l’accueillir.

(photo©Rosalie)

Et cette situation qui incarne à elle seule l’absurdité de la gestion européenne de la crise des migrants tend à jouer les prolongations : alors qu’elle faisait finalement route vers l’Espagne, l’embarcation a dû changer de cap à cause des conditions météorologiques difficiles.

En ce moment, le navire affrété par SOS Méditerranée navigue au large de la Sardaigne. Alors que le bon sens voudrait que l’Aquarius puisse rejoindre le port le plus proche, la traversée éprouvante n’est donc pas terminée pour ses passagers épuisés. Entre inaction, renvoi de balles, consignes inégales et éparpillées des pays membres de l’Union, on aurait presque envie de rire du ridicule de la situation. Au détail près qu’elle concerne plusieurs centaines d’êtres humains dont sept femmes enceintes, 11 enfants en bas âge et 123 mineurs isolés.

 

Le sentiment que les marins partagent, c’est une énorme indignation. Les gens sont en colère parce que nous ne sommes qu’à quelques encablures d’une côte européenne, la Sardaigne, et qu’on pourrait débarquer à n’importe quel moment. On trouve ça indécent de faire voyager ces gens encore plusieurs jours et de leur faire subir ces conditions maritimes après tout ce qu’ils ont vécu.”

Mots bleus

C’est de ce même Aquarius que l’écrivain Julien Decoin nous parlait dans son beau discours de remerciement, alors qu’il recevait ce mardi le prix Tabarly pour son dernier roman, Soudain le large. Des mots qui résonnent avec justesse dans l’océan de l’actualité européenne :

[…] Dans mon discours de remerciements, j’écris : «La mer n’est pas un sanctuaire, la mer n’est pas un temple, la mer n’appartient à personne. La mer est un pays de liberté, où l’on va où on veut. La mer est un pays d’égalité où toute coque se vaut. La mer est un pays de fraternité où on ne laisse jamais personne à la porte d’un port. Il doit toujours y avoir une place, même la meilleure, même la plus luxueuse, pour n’importe qui.» En écrivant ce discours, j’apprends que l’Aquarius et ses 629 naufragés errent en mer Méditerranée, sans port pour l’accueillir, tel un bâtiment pestiféré. Sur mon voilier de 5,70m, j’ai comme équipement de sécurité, une VHF, radio allumée le temps de la navigation et à l’affût des annonces du Cross (centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage) qui relaie sur le canal 16 les avaries et les détresses, les «pan pan» et les «mayday» des autres navires. Selon leur distance, selon les indications des autorités et selon la gravité, à moi, capitaine de mon navire, de leur porter secours. En mer, il n’y a pas d’hésitation possible, il n’y a pas de jugement possible, il n’y a pas de valeur autre que celle de la vie humaine. En mer, on ne peut pas laisser résonner un «mayday» dans la cabine. En mer, il faut sauver. […]”

Aujourd’hui, j’ai le sentiment que la mer ne doit pas être fière de nos lois, ni de mes beaux discours. Aujourd’hui, j’ai honte de ne pas être en mer.

Un chasseur sachant chasser la baleine

La dernière entreprise islandaise de pêche au rorqual, deuxième plus grand animal de la planète derrière la baleine bleue a annoncé qu’elle reprenait son activité à compter du 10 juin 2018. L’espèce est pourtant classée « en danger » depuis 1996 par l’Union internationale pour la conservation de la nature.

L’entreprise avait suspendu son activité depuis 2016, en proie à des difficultés commerciales avec son plus gros client, le Japon.

Outre le caractère protégé de certaines espèces, c’est la mise à mort particulièrement violente des baleines qui suscite les critiques. «Leur agonie est très longue. Quand les pêcheurs utilisent des harpons simples, la prise dure des heures, et la baleine s’épuise et se noie lentement », explique Benjamin Benti, doctorant à l’université de Strasbourg. Il existe des harpons explosifs, développés pour tuer la baleine à l’impact. Mais les chasseurs les utilisent peu, parce qu’ils abîment la viande qu’ils ne peuvent ensuite plus vendre. Les baleines sont ensuite hissées sur le pont pour être découpées, parfois encore vivantes.”

Pourtant, la consommation de viande de baleine est en net déclin dans les trois pays qui en pratiquent encore la chasse (Islande, Norvège et Japon). Et surtout, elle est incompatible avec l’image de destination touristique « nature » dans laquelle se drape un pays comme l’Islande. Car les sorties en mer d’observation des cétacés attirent toujours plus de touristes venus se laver la conscience et se mettre au vert. Bref, les baleines deviennent plus rentables fraîches et vivantes qu’écrasées dans nos tubes de rouge à lèvre ou piquées en brochette dans nos assiettes. Espérons que cela fera bouger les choses.

(rorqual commun, source : WWF)

Pesticides naturels

Décidemment, la mer a encore des surprises à nous offrir !

Une équipe de chercheurs s’est ainsi tourné vers l’espace maritime pour trouver des alternatives aux pesticides de synthèse :

Des microalgues présentent en effet d’étonnantes propriétés utiles pour lutter contre certains pathogènes qui ravagent les cultures.”

Homme à la mer, Homme et la mer

Au fait, c’est quoi la mer ? C’est un peu la frontière qui entoure notre monde, qui en délimite notre vision. Elle lui donne forme, le dessine par ses bras, le cartographie. Mais c’est aussi un espace sauvage qui n’appartient à personne, un des derniers lieux de résistance du monde naturel.

Mais aujourd’hui, « la mer prend cher ». Elle est le théâtre de tragédies environnementales, humaines, sociales (surpêche, chasses interdites d’espèces en voie de disparition, pollution des océans, fonte des glaces, marées noires, naufrages des embarcations de migrants …etc.). On a beau faire, l’humain n’est jamais bien loin lorsqu’il y a anguille sous roche. Parce que quoi qu’il arrive, les hommes et la mer devront vivre ensemble : c’est une histoire d’amour et de haine qui dure depuis toujours.

La preuve, ce petit festival breton de la photographie qui s’affirme un peu plus chaque année, « l’Homme et la Mer » et qui a lieu à Guilvinec, dans le Finistère (là où la terre s’arrête). Pour l’occasion, 8 photographes investissent les murs et les rues de Guilvinec.

Camarade alsacien, si tu ne peux te déplacer chez tes amis bretons, les photographies (sublimes) sont visibles par ici. J’espère qu’elles te feront apprécier la beauté sauvage de notre océan.

Embruns et fleur de sel sur vos joues,

Rosalie.

À fond les caisses de l’État !

La Cour des Comptes dresse un constat sévère de l’héritage budgétaire du précédent gouvernement, dénonçant une envolée des dépenses de l’Etat en 2017 qui a fortement freiné l’amélioration du déficit budgétaire malgré le dynamisme des recettes fiscales, dopées par la reprise économique.

Dans son rapport sur l’exécution du budget de l’Etat en 2017, publié mercredi, elle lance aussi une mise en garde au gouvernement actuel, en soulignant que “les perspectives de redressement des finances de l’Etat pour les années à venir dépendront de la capacité réelle à maîtriser la dépense.”

L’accroissement de la dette s’est donc poursuivi en 2017, alors que le risque de remontée des taux ternit les perspectives de redressement de la situation budgétaire de l’Etat.

Globalement, “la trajectoire budgétaire de l’Etat reste fragile, tant pour les recettes que pour les dépenses“, observe la Cour en épinglant le “relâchement” de l’effort de maîtrise des dépenses fiscales dans la loi de programmation des finances publiques 2018-2022.” Etc, Etc…

Voilà, c’est dit, par la Cour des Comptes de surcroît. Hollande a dilapidé les fonds publics, augmenté les dépenses alors qu’il était censé les réduire pour alléger la dette et Môssieur continue de dispenser ses leçons à la Terre entière.

Le Hollande dépensier avait été soigneusement conseillé par un certain Macron Emmanuel (qui n’a sans doute rien à voir avec Emmanuel Macron)… lequel réduit les pensions des retraités, les salaires des fonctionnaires, les prestations sociales, les aides au logement etc, etc… Cherchez l’erreur.

Cherchez et continuez à vous divertir, bon peuple.

 

Lundi : En prose et en vers

Allez les vers !

Les vers de terre sont des animaux essentiels dans l’écosystème souterrain. Ils rendent bon nombre de services aux jardiniers : ils digèrent la matière organique, aèrent le sol et favorisent sa fertilité. Mais voici que des vers plats originaires d’Asie viennent les menacer dans nos jardins, et ce depuis une vingtaine d’années déjà ! Ils peuvent atteindre 1 mètre de long !

Les prédateurs en question sont des Plathelminthes terrestres, des bipaliinés, une famille qui regroupe les genres Bipalium et Diversibipalium. Ces vers géants peuvent mesurer jusqu’à un mètre de long et présentent une tête caractéristique en forme de marteau. Les Bipalium sont capables de manger des individus plus gros qu’eux grâce à un arsenal chimique redoutable ; ils sécrètent notamment une toxine, la tétrodotoxine.

En France métropolitaine, deux espèces étaient présentes, avec des vers mesurant jusqu’à 40 cm de long : Bipalium kewense, également présent en outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane) et Diversibipalium multilineatum. Ces vers se trouvaient essentiellement dans le Sud de la France, avec un département qui concentrait plus de la moitié des signalements : les Pyrénées-Atlantiques.

C’est vrai que la nature a horreur du vide : à mesure que les verts réduisent et disparaissent, des vers géants les remplacent. Bon, moi je vais prendre un grand verre.

In memoriam

Nous avons appris la semaine dernière, avec une profonde tristesse, le décès de Jean-François PAROT, grand écrivain s’il en est, sauf qu’il était quasiment inconnu pour la plupart des gens, ou disons qu’il n’était connu que des amoureux de la langue française (il en reste) qui se délectaient de chacune des aventures de Nicolas Le Floch, commissaire au Châtelet au temps des rois Louis XV et Louis XVI. Je précise pour ceux qui puisent leur culture dans les Anges de la téléréalité qu’il ne s’agit pas de Louis Xu et de Louis Xui, mais bien des quinzième et seizième rois de France prénommés Louis.

Par sa maîtrise parfaite de la langue de Molière enrichie par des mots et des expressions empruntés au 17ème siècle, Jean-François PAROT savait captiver le lecteur en l’entraînant dans les méandres mystérieux et magiques de la vie parisienne et des tourments de l’Homme.

En Russie et au Japon, Nicolas Le Floch est adulé. En France un peu moins et c’est dommage.

Il nous manquera beaucoup.

Chine… toqué !

Plusieurs entreprises chinoises utiliseraient des capteurs pour surveiller la vie émotionnelle de leurs salariés en temps réel. Un moyen, selon les employeurs, d’augmenter leur productivité.”

Stress, colère, fatigue, excitation… toutes ces émotions ressenties par les salariés chinois sont désormais des informations accessibles à leurs employeurs ! Avec l’aide d’un casque à capteurs cérébraux, directement relié à l’intelligence artificielle d’un ordinateur, ces dernières parviennent à surveiller l’activité émotionnelle de leurs salariés. Une technologie déjà répandue dans certains domaines, comme le tir à l’arbalète, mais jusqu’alors inexploité à une si grande échelle et à des fins managériales…”

Loin d’améliorer le bien-être des salariés, ce dispositif doit surtout permettre de booster la productivité. «Un employé trop émotif dans un poste clé peut affecter toute une chaîne de production», a ainsi expliqué au journal South China Morning Post un professeur impliqué dans ce programme de développement. Plus concrètement, directement prévenu des aléas émotionnels de son salarié, le manager peut prendre les décisions qui s’imposent en amont: repos, changement de poste, gestion de conflits ou autre. Bref, adapter le travail des salariés en fonction de leurs humeurs. Et le pire, c’est que ça marche : le fournisseur d’électricité chinois, State Zhejiang Electric Power, affirme avoir fait décoller son bénéfice de 266 millions d’euros depuis l’utilisation de cette technologie, dès 2014.”

Quand on sait que les caméras de surveillance à reconnaissance faciale sont largement répandues, que des caméras surveillent en permanence les lycéens pendant les cours, que l’Etat a mis en place un système d’évaluation permanente du degré de citoyenneté de ses habitants, on a de quoi avoir la chair de poule.

On a beau se dire que, comme ça se passe en Chine, c’est bien trop loin de nous pour nous atteindre. Mais, en réalité, il faut craindre qu’il ne s’agit là que d’un avant-goût de ce que sera le monde de demain, le fameux “Nouveau Monde”. En Chine, c’est d’autant plus balèze que les trois quarts des chinois vivent encore comme au Moyen-âge. Certains jours, je me demande si je ne devrais pas les envier ceux-là…

Visage pâle

Mardi 22 mai, Emmanuel MAcron devrait présenter un plan « banlieues » dans le sillage du rapport rédigé par Jean-Louis Borloo, mais annonce publiquement ne rien en faire : « Ça n’aurait aucun sens que deux mâles blancs ne vivant pas dans ces quartiers s’échangent l’un un rapport, l’autre disant : On m’a remis un plan… Ce n’est pas vrai. Ça ne marche plus comme ça. » Mâle blanc : voilà le président qui semble glisser sur la pente savonneuse du communautarisme sans corde de rappel. Car l’expression qu’il utilise emprunte au vocabulaire choisi par les chantres du séparatisme ethnique et autres organisateurs d’assemblées non mixtes ou interdites aux Blancs. Elle suggère aussi que seuls les habitants des cités seraient habilités à parler des banlieues et capables d’en résoudre les difficultés. Gênant !”

Si le mâle blanc servait à quelque chose ça se saurait. N’est-ce pas Emmanuel ?

Vendredi : les z’hommes et leur culottes

Performances de culottes

Une fois de plus, Donald Trump atteint des sommets d’éloquence dans sa gestion des relations diplomatiques avec la Corée du Nord. L’annulation du sommet de Singapour qui devait avoir lieu le 12 juin 2018 a été annoncée dans une lettre à la plume subtile et raffinée qu’on lui connaît :

Vous parlez de vos capacités nucléaires, mais les nôtres sont si massives et puissantes que je prie Dieu pour qu’elles n’aient jamais à être utilisées”

Voilà qui nous donne envie de citer quelques mots du poète Henri Tachan (Les z’hommes, 1975) :

 

 

 

Z’ont leur petit spectre dans leur culotte, 
Leur petit périscope sous la flotte, 
Z’ont le bâton ou la carotte, 
Les z’hommes, 
Et au nom de ce bout de bidoche 
Qui leur pendouille sous la brioche, 
Ils font des guerres, ils font des mioches, 
Les z’hommes…

 

Aux urnes, irlandais !

Aujourd’hui, les irlandais se prononcent par référendum sur l’abrogation du 8e amendement de la constitution qui interdit l’avortement. Et une fois n’est pas coutume, nous citerons le journal catholique français La Croix, qui nous décrit en finesse le dilemme irlandais. Car le visage social et moral de l’Irlande est en train de changer :

L’Église catholique, frappée par de nombreux scandales de pédophilie, a compris qu’elle devait aussi évoluer. À propos de la campagne sur l’avortement, l’association des prêtres catholiques (ACP) – un bon tiers du clergé – s’est inquiétée que des militants pro-vie aient pu utiliser la chaire d’une église pour faire passer leur message, jugeant ce type d’intervention « inapproprié ». Un « vote exprimé selon sa conscience, quel que soit le résultat, mérite le respect », souligne l’ACP dans un communiqué. Elle estime qu’en tant qu’« hommes non mariés et sans enfants », ses membres n’étaient « pas les mieux placés pour être dogmatiques sur cette question ».”

Jamais parole plus sage ne sera sortie de la bouche d’un prêtre ! Ponctuons en beauté avec le témoignage d’Angela, grand-mère de 70 ans, qui a fait son choix depuis longtemps :

Je suis pour l’abrogation de l’amendement. J’ai 7 petits-enfants, je connais bien les problèmes des femmes de notre pays. Si je vote oui, c’est parce qu’elles doivent avoir le droit de décider elle-même, personne ne doit le faire pour elle.”

Tout est dit.

Pensée utile du vendredi matin

Après la présentation de plusieurs mesures pour les banlieues par Emmanuel Macron ce mardi, le directeur adjoint de la rédaction de Marianne Jack Dion reproche au président d’avoir écarté les propositions ambitieuses du rapport qu’il avait commandé à l’ancien ministre Jean-Louis Borloo :

Certains s’attendaient à un regard sur la banlieue digne du nouveau monde annoncé. En fait, ils ont eu droit aux vagues considérations d’un président n’ayant rien dans sa besace, si ce n’est de vagues promesses et des mesures sans lendemains. Certes, le Président est fondé à dire qu’il serait irresponsable de refaire ce qui se fait depuis vingt ans et qui ne marche pas. Mais pourquoi avoir demandé un rapport à Jean-Louis Borloo si c’est pour l’enterrer à peine publié ? Pourquoi s’interdire de faire du neuf ? Pourquoi ne pas creuser quelques-unes des pistes ouvertes par un rapport dans lequel se sont retrouvés des élus de tous bords ? Pourquoi ne pas se donner les moyens de rétablir un semblant d’égalité républicaine entre les territoires ? […] Emmanuel Macron a expliqué avec raison que la banlieue était « le sujet de la République ». Mais pour l’heure, c’est un sujet oublié, méprisé, abandonné. Et ce n’est pas un vague hymne aux start-upers venant de l’autre côté du périphérique qui règlera le problème d’un Etat absent.”

Franchement, on l’aurait pas mieux dit.

Pratique

Pour les vieux de la vieille qui n’ont pas saisi la raison pour laquelle ils ont reçu sur leurs boîtes mail une montagne de demande d’acceptation des nouvelles politiques de confidentialité de la part de sites en tout genre, le site clubic.com explique ici les conséquences du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) dans notre quotidien.

Un article qui sera sans doute très utile à toutes les vieilles branches de la rédaction (coucou Véesse).

Le bouquet !

Ouf ! Le vrai, le bon journalisme existe encore. La preuve : hier, le JT de 13h de la première chaîne diffusait un petit reportage sur les bouquets « tendances » de la fête des mères 2018. Parce que c’est important.

Les fleuristes s’activent sur le marché, à quelques jours de la fête des mères. Offrir une botte de fleurs aux mamans pour cette journée spéciale leur fera plaisir.”

Génialissime Jean-Pierre Pernaut, ton excellence dans l’art et la manière d’enfoncer les portes ouvertes n’est décidément plus à démontrer.

Bonne fête à toutes les mamans (à celles qui lisent HEB’DI comme aux spectatrices du J.T. de Jean-Pierre Pernaut)

Rosalie.

Lundi : Le monde, vu d’en haut

No limit

Comme le dit si joliment la journaliste d’RTL, Alba Ventura, “Macron a tendance à voir tout d’en haut“.

L’homme élevé au Château-Rotschild concentré s’est, une nouvelle fois, illustré en opposant l’héroïsme du colonel Beltrame à la futilité des luttes contre la baisse des APL de 50 euros.

Pour Alba Ventura (et pour nous aussi), cette phrase, c’est surtout de la franchise : c’est ce qu’il pense fondamentalement. Malheureusement.

Bon, “en même temps”, pourquoi se casser le cul à faire dans la délicatesse quand on s’adresse à des alcoolos édentés, analphabètes, pas foutus de bosser suffisamment pour se payer des costards, donc accessoirement fainéants, qui passent leur temps vautrés sur ce qui leur reste de canapé à regarder des programmes qui ne sont que poudre de perlimpinpin (saperlipopette !), qui ne sont que des petits-bourgeois reclus égoïstement dans leur petit confort douillet, surprotégés depuis la deuxième guerre mondiale, et qui ont plutôt intérêt à se faire à l’idée que le Club Med c’est fini, qu’ils vont en chier comme jamais? (voir l’entretien accordé par Jujupiter à la NRF). J’aurai peut-être l’occasion d’en reparler quand j’arriverai de nouveau à m’asseoir… Quand on le lit, ça pique les yeux et ça fait mal quelque part.

Pour info, Monsieur le Président, 50 euros, ce sont dix repas à 5 euros, c’est un, voire deux cadeaux d’anniversaire, 50 petits pains, 30 baguettes, un plein d’essence (ou presque), etc…, enfin toutes ces choses qui agrémentent la vie des petits, de “ceux qui ne sont rien”, vous vous rappelez ? Et celles zéceux qui n’ont pas vocation à se faire découper en rondelles pour la gloire ne sont pas pour autant des ratés.

Viva Mexicoke !

On lui verse du whisky sur la tête, puis on le coiffe d’un chapeau de cow-boy, sur fond de musique stridente : au Mexique, on célèbre ainsi le 109e anniversaire de Jesus Malverde, considéré comme le “saint patron” des trafiquants de drogue.

La cérémonie a lieu tous les 3 mai dans la chapelle de Jesus Malverde, située dans l’Etat de Sinaloa (nord-ouest), berceau des plus grands trafiquants de drogue du pays.

Dissoudre un mec dans l’acide après trois ave et cinq pater, ça a quand même une autre gueule !

Urnes out

Le Liban a tenu ses premières élections législatives en près d’une décennie, un scrutin qui a peu mobilisé et qui ne devrait pas bouleverser la répartition du pouvoir entre les principaux partis en place.

Sur les 3,7 millions d’électeurs, seuls 49,2% ont déposé leur bulletin dans l’urne, contre 54% en 2009.

Le taux de participation aux premières élections municipales de l’après-révolution en Tunisie n’a atteint que 33,7. C’est un revers pour la classe politique.

1.797.154 Tunisiens ont voté, sur les plus de 5,3 millions d’électeurs inscrits dans un pays de 11,4 millions d’habitants.

Bilan : les partis au pouvoir n’ont aucun souci à se faire, personne ne les bouscule.

Je suis râleur, chafouin, d’accord. N’empêche : que ce soit ici ou ailleurs, les premiers à râler contre les élites, la faiblesse ou l’absence de démocratie, sont, le plus souvent, ceux qui ne vont pas voter. C’était bien la peine de faire la révolution ! Alors de deux choses l’une : votez ou fermez-la !

Silvio for ever

L’ancien chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, 81 ans, condamné en août 2013 à une peine d’inéligibilité pour fraude fiscale, peut à nouveau se présenter à des élections après une décision de «réhabilitation» du tribunal de Milan, a indiqué samedi le quotidien Il corriere della Sera. Cette « réhabilitation » de Silvio Berlusconi « efface tous les effets » de sa condamnation pour fraude fiscale de 2013.

Vive les jeunes ! Il pourra rejoindre le club des jeunes loups avec Paul Biya (85 ans), Bouteflika (81 ans), Mahatir (Premier ministre de Malaisie, 92 ans), Trump (71 ans) et tant d’autres… Ah, le charme des sommets internationaux avec leurs cortèges de déambulateurs… Au moins, ils ne pourront pas se mordre.

Vendredi : Visages humains

Mercy qui ?

Demain aura lieu LA grande soirée de l’Europe qui se regarde le nombril, la fête du kitsch à strass et paillettes, de la techno mal digérée et des effets scéniques à donner des vertiges oculaires : l’inégalable, l’ineffable concours de l’Eurovision !

Et nous, je veux dire la France, on a eu l’idée brillante d’envoyer le duo Monsieur Madame interpréter leur chanson « Mercy ». Pour faire court, la chanson évoque la naissance d’une petite fille migrante sur un bateau de SOS Méditerranée. Et qui s’égosille « Merci Mercy je suis en vie ». On vous laisse savourer la bonne morale de cul-bénit, sachez néanmoins qu’à la rédaction, on n’est pas tout à faire certain que les couvertures de survie « façon défilé de mode » soient du meilleur des goûts…

Certes madame, on est peut-être des râleurs à Heb’di, des jamais contents qui ne comprennent rien à la beauté sublime d’une chanson positive et pleine d’espoir, mais bon, on trouve le timing (un poil) ironique, au moment même où la loi-immigration a été adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale. Loi, qui, soulignons-le est dénoncée par des organismes comme Amnesty International ou la Commission consultative nationale des droits de l’Homme…

Merci Mercy, mais tu vas gentiment retourner dans ton pays,

Et nous laisser regarder notre Eurovision en paix, bien calés dans notre canapé, nos bonnes intentions et nos bons sentiments !

Lecture du matin

La Revue Dessinée a mis en ligne une bande dessinée poignante relatant l’histoire de la rencontre entre le scénariste Fabien Vehlman et un jeune exilé guinéen, Fodé.

C’est accessible librement ici, et c’est à lire d’urgence pendant les débats sur la loi asile-immigration :

-Bref, Fodé s’intègre. Il est même accepté par mes potes de droite, c’est dire !

-Ah mais c’est super ce que vous faites ! Ce qui me gonfle, c’est les gauchistes qui donnent des leçons sans se bouger les fesses.

Et de fait, nous ne voulons donner de leçon à personne. Ni à ceux qui voudraient aider mais qui pour plein de raisons ne peuvent franchir le pas. Ni à ceux qui trouvent que l’immigration est un problème complexe. Nous savons bien que la France ne peut accueillir « toute la misère du monde ». Mais nous voulons y prendre notre part.”

Fin de la lune de miel

Avec le retrait de l’accord sur le nucléaire en Iran, tous les journaux le disent, la diplomatie Macron tourne court et montre ses failles : les sourires mielleux n’ont pas suffi à convaincre le grand gros blond de la Maison Blanche.

« Les images étaient belles : sourires radieux, accolades chaleureuses, bises au coin de la joue… La venue d’Emmanuel Macron à Washington, du 23 au 26 avril, a souvent davantage ressemblé à un week-end entre vieux amis complices qu’à un sommet d’Etat. Mais depuis que le président français s’est envolé pour Paris, le retour sur Terre a été brutal. »

Fin de l’idylle donc,

Mais y a-t-on simplement cru, à la diplomatie du bisou ?

La fête à Marlène

Encore une qui aurait dû garder son tweet dans sa poche (et ses leçons de grammaire à deux sous).

 

Mamie turbo

Cela s’est passé mardi dans le Lot-et-Garonne, une voiture a été verbalisée mardi pour excès de vitesse : elle roulait à 160 km/h, grillait des feux rouges et des stops ! Et devinez quoi ? La conductrice n’est autre qu’une petite vieille de 85 ans ! Alors grand-mère punk ou sénile ? Là tout de suite, on hésite entre le malaise et l’admiration mal assumée…

Respectez la sécurité routière aux volants amis lecteurs,

Parce que Dieu mercy comme dirait l’autre, vous êtes en vie, et que c’est beau la vie, et c’est important la vie. Amen.

Bondieusement vôtre,

Rosalie

Lundi : Les limites de l’humain

Vélo dans la tête

Connu pour ses exploits et records de vitesse, François Gissy s’est tué à bord d’un trike à vapeur samedi dernier. Lancé à près de 300 à l’heure, il a perdu le contrôle de son engin et a percuté un talus.

Les pompiers n’ont pas pu sauver le pilote de 35 ans, décédé sur place. Une enquête a été ouverte.

François Gissy avait notamment battu le record du monde en vélo-fusée en 2013 sur la même piste de Munchhouse, lancé à 263km/h, avant d’atteindre 333 km/h en 2014 sur le circuit du Castellet.

Il aurait pu figurer dans la rubrique “morts à la con” d’Hebdi, mais par respect pour les morts, le vélo et les frapadingues qui ont compris, comme nous, que la vie était au mieux une vaste plaisanterie, nous lui tirons notre chapeau… de roues. Et le fait d’être alsacien n’est pas le moindre de ses mérites.

Être dans le caca…O !

Olesya Shenyakova, une Russe de 37 ans, a commis une erreur qui lui a coûté très cher dans un salon de thé de Dietikon, près de Zurich. Pour deux cafés et un chocolat chaud, elle a en effet déboursé 7700 francs, soit plus de 6400 euros. Comment?

Au moment de taper le montant du pourboire sur le clavier du terminal bancaire, elle a tapé son code de carte bleue. Olesya ne s’est rendu compte de son erreur qu’à la fin du mois, lorsqu’elle a reçu son relevé bancaire.

Pour réparer son erreur, elle a d’abord tenté de contacter l’établissement bancaire et la police. Tous deux ont estimé qu’elle n’était pas victime d’une fraude. Olesya s’est donc tournée vers l’exploitant du magasin, qui lui a promis un remboursement d’ici la fin du mois de mars. Sauf que celui-ci ne l’a jamais recontactée. Et pour cause, son entreprise a fait faillite.

Décidément, les russes ne font jamais dans la demi-mesure.

Préhistoire

Le dernier télégramme français a été envoyé le 30 avril, mettant fin à cent trente-neuf ans de bons et loyaux services. Géré par Orange depuis 2013, ce mode de correspondance désuet avait connu une lente perte de vitesse due aux nouveaux moyens de communication. « Le flux des télégrammes était passé de 300 000 par an en 2010 à 30 000 en 2017. Il était temps de cesser », justifie le service communication de l’opérateur.

30.000 tout de même !

Voilà une petite info pour la poignée de dinosaures qui nous lisent encore, les moins de cinquante ans ne sachant pas ce qu’est un télégramme…

“La liberté c’est l’esclavage” (1984, Orwell (pour les rappeurs qui lisent Heb’di yo))

Le 1er mai, le rappeur américain Kanye West a, une nouvelle fois, fait une prestation médiatique remarquée lors de laquelle il a décrit l’esclavage comme un “choix”, loué Donald Trump et avoué une dépendance aux opioïdes (il y aurait un lien que ça ne m’étonnerait pas).

Lors de son entretien accordé au site TMZ, le rappeur a déclaré : “Quand on entend parler de l’esclavage pendant 400 ans. 400 ans ? On dirait un choix“. Après l’indignation suscitée par ces propos sur les réseaux sociaux, Kanye West a précisé sur Twitter : “Bien sûr, je sais que les esclaves n’ont pas été enchaînés et embarqués sur des bateaux de leur propre chef. Je voulais dire que le fait d’être resté dans cet état alors que nous étions plus nombreux signifie que nous étions mentalement esclaves“.

Mais bien sûr mon loulou, l’esclavage est un choix. Tout comme les excursions en wagons à bestiaux, les villégiatures en camp de concentration. Mais être con n’est probablement pas un choix, c’est inné.

Macron à l’oseille

Dans un entretien au magazine Forbes (le magazine des prolos, ndlr), mardi dernier, Emmanuel Macron explique qu’il compte mettre un terme à l’« exit tax ». Cet impôt a été mis en place sous Nicolas Sarkozy en 2012 avec pour objectif de freiner l’exil fiscal, notamment vers la Belgique. L’« exit tax » cible les contribuables transférant leur domicile fiscal hors de France.

Elle est assise sur les plus-values constatées lors du transfert. Selon Le Figaro, cette mesure fiscale vise depuis le 1er janvier 2014 les contribuables détenant un patrimoine en actions et obligations supérieur à 800 000 euros ou détenant au moins 50 % du capital d’une entreprise.

 “Le message que je veux envoyer aux investisseurs étrangers est que nous baissons l’impôt sur les sociétés, nous simplifions tout, apportons plus de flexibilité sur le marché du travail, accélérons la transformation de l’économie française »……[ « Les gens sont libres d’investir comme ils le souhaitent », déclare Emmanuel Macron au magazine. « Si vous voulez vous marier, vous ne devriez pas avoir à expliquer à votre partenaire : “Si tu te maries avec moi, tu ne seras pas libre de divorcer.” » « Je suis pour l’idée de pouvoir se marier et être libre de divorcer », a-t-il ajouté.

Si je peux me permettre, m’sieur le Président, et sauf votre respect, c’est justement là que le bât blesse.

Nous simplifions tout“… C’est à voir. Demandez donc à n’importe quel fonctionnaire où, quand et ce qui a été simplifié. Demandez à n’importe quel citoyen aux prises avec n’importe quelle administration… Par ailleurs, la simplification du licenciement, euh… “la flexibilité sur le marché du travail“, n’est une simplification que du point de vue le plus étroit de la lorgnette.

Je suis pour l’idée de pouvoir se marier et être libre de divorcer. Certes mais, sauf erreur de ma part, dans le monde du travail, la décision de divorcer est rarement prise par celui qui se retrouve à la rue. Et son consentement est rarement requis. Je vous le concède, m’sieur le Président, que je ne raisonne pas en riche, ce qui explique sans doute la bêtise de mes propos. C’est certainement ce qui m’empêche de comprendre qu’une augmentation de 17% des dirigeants d’AIRFRANCE soit considérée comme normale tandis qu’une augmentation de 6% des salariés soit jugée anormale par les cerveaux de votre Nouveau Monde. Il est vrai aussi que je suis un vieil européen au sens où vous l’entendez, c’est-à-dire un petit bourgeois frileux vautré dans son confort de nantis.

 

Vendredi c’est beau la vie, pour les grands et les petits

Porte-à-faux

 « C’est une catastrophe pour la municipalité, Yves Barniol le maire d’Elne, une petite commune située à une dizaine de kilomètres au sud de Perpignan, ne décolère pas depuis la découverte de l’escroquerie qui a ébranlé le musée de la ville. »

C’est-à-dire que voyez-vous,  la collection du musée local entièrement consacrée au peintre Etienne Terrus, l’enfant du pays, était en fait composée à 60% de faux tableaux, dessins ou aquarelles ! La chose a été découverte par un commissaire d’expositions et historien d’art chargé par la mairie de réorganiser le musée autour de nouvelles acquisitions provenant de la région.

Du coup, le musée entièrement rénové a été inauguré vendredi dernier… avec une collection amputée de 82 tableaux !

On comprend bien la colère du maire d’Elne, comme on imagine l’émoi à Strasbourg si quelqu’un venait à découvrir que la plupart  des œuvres du musée de Tomi Ungerer sont en réalité des faux réalisés par Véesse…

Mais chut, c’est un secret.

Synthe mise au vert

Faut les voir, ces petites frimousses qui font la grimace en disant au micro du journaliste que « c’est bio, mais bon, c’est pas comme à la maison ».

Il faudra un peu de temps pour convaincre les habitants de Grande-Synthe et leurs tendres chérubins à se mettre au vert, parce que ça coûte un bras. Mais après la mise en place de cantines scolaires 100% bio, le maire de la ville veut aujourd’hui aller plus loin en implantant un circuit de production local, sans pesticides. N’empêche, l’histoire est belle et montre que même dans des villes périphériques comme cette cité ouvrière proche de Dunkerque, les idées alternatives infusent et se diffusent petit à petit.

Un des fournisseurs des cantines de Grande-Synthe, un jeune agriculteur fraichement installé dans la ferme de Pitgam explique :

« Ce que je voulais, c’est faire un produit que je puisse vendre moi-même. Quand il y a la confiance qui s’installe, il n’y a plus besoin de label bio ou quoi.  Le client sait comment on travaille. »

C’est simple, mais bon à entendre, et c’est à visionner sur l’excellent site d’information indépendant Explicite.

Tagada c’est beau la vie

Une facture de 17,8 kg de fraises Tagada achetées dans une boutique Haribo de la Haute-Garonne  figure dans les dépenses de campagne du candidat Macron pour la présidentielle de 2017 ! Le quotidien La Dépêche du Midi a enquêté, et a levé le mystère : lors du la journée internationale des droits des femmes, les marcheurs locaux ont distribué des tracts résumant les propositions du candidat Macron sur le sujet. Et puis quelqu’un a eu la lumineuse idée d’accompagner ces tracts de petits sachets de bonbons…

Des fraises tagada roses hein, histoire d’être bien en phase avec l’esprit de la journée des droits des femmes et de ne pas l’édulcorer. On ne lésine pas sur la com’ intelligente et subtile chez LREM !

Président pellicules

La visite d’Etat de trois jours d’Emmanuel Macron à Washington a beaucoup inspiré les talk-shows américains, et c’est Courrier International qui en a compilé les meilleurs moments.

Et on a bien rit de voir notre président d’acier gérer de façon maladroite les élans amicaux d’un Trump un peu trop enthousiaste.

Non vraiment, c’est un régal, comme le goût légèrement acidulé d’une fraise tagada !

 

Fraisement vôtre,

Rosalie

La fête à Neuneu !

Pince-mi et Pince-moi…

Mercredi : Emmanuel Macron est pour le Grand Est !

Alsace : pas de séparation au sein du Grand Est pour Macron

Voilà d’entrée de jeu ce que nous apprennent les DNA en citant le Chef de l’Etat :

Il est évident que, pour ce qui est de la région Grand Est et du sujet alsacien, ce n’est pas simplement dans ce cadre-là que la question se pose, elle est plus large, plus politique. Qu’il y ait une réflexion pour qu’existe une identité alsacienne qui s’inscrive dans la région Grand Est, oui. Qu’il y ait une séparation au sein de la région Grand Est, non.

On peut tout à fait imaginer que les deux départements concernés fusionnent pour créer un grand département d’Alsace au sein de la région Grand Est, et que ce département, ensuite, puisse passer des conventions pour obtenir au sein de cette région des compétences dont il apparaît à la région et aux départements que ce serait plus pertinent.

C’est ce chemin, me semble-t-il, qu’il faut prendre, et non celui d’une désagrégation régionale qui n’irait pas, à mes yeux, dans la bonne direction.”

Que nos politiques fusionnent déjà les départements, obtiennent des compétences sérieuses, le « temps » utilisé par le Chef de l’Etat laisse à penser que rien ne sera impossible.

A condition que les Alsaciens se manifestent et en parle à leurs élus LREM.

La vice-présidence, ce sera sans Danielle

Les propos de Danielle Dambach dans la presse sont finalement assez révélateurs :

Danielle Dambach, la future maire de Schiltigheim, a rencontré le président de l’Eurométropole Robert Herrmann. Elle lui a fait une annonce surprenante : elle ne demande pas de vice-présidence au sein de la majorité. Et ne convoite donc pas le poste laissé vacant par le maire sortant Jean-Marie Kutner.« Nous ne voulons pas de vice-présidence pour Schiltigheim mais les coudées franches et beaucoup de facilités sur les dossiers », expliquent Danielle Dambach et Patrick Maciejewski.« Il aurait fallu qu’Alain Jund démissionne ou que l’un d’entre nous entre dans la coalition d’Yves Bur ».”

L’élue n’a rien demandé parce que sans doute on ne lui a rien proposé. Sans doute aussi parce qu’elle ne voulait pas faire perdre une Vice-Présidence à son camarade EELV, Alain Jund.

On fait le pari que les élus de sa liste à l’Eurométropole vont vite retrouver leurs partis d’origine. La liste, certes citoyenne, était bien une liste de gauche plurielle composé d’encartés et d’ancien encartés.

Les premières manœuvres seront donc politiciennes.

Ball, encore

Apprenant que des matchs de Hand, Foot et Basket Ball se déroulent ce week-end à Schiltigheim, Jean-Marie Kutner entend dénoncer sur Facebook, la mainmise de son ex-adjoint sur le sport. (Ndlr : on déconne.)

Disparition

« Eric Bellargent a fait une chute mortelle hier matin en changeant une ampoule dans le musée qu’il dirigeait. Il portait le plus petit musée de Mulhouse à bout de bras depuis 2003 » nous apprend L’Alsace.

Un directeur qui change lui-même une ampoule ! Cela se passe en Alsace ! C’est surtout tout l’esprit d’un homme humble qui se battait au quotidien pour « son » musée et son attractivité.

Le destin est parfois cruel.