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La synthèse du rapport du préfet Marx

L’avenir des deux départements alsaciens !

Commandé  le 22 janvier 2018 par le Premier ministre, alors que la Région Grand Est est contestée par certains,  le  ” Rapport au Premier ministre Mission Alsace Grand Est ” est arrivé !

Afin de permettre à nos lecteurs de réagir dès à présent, nous vous proposons la synthèse de ce document de 141 pages.

Le rapport complet est téléchargeable : http://www.bas-rhin.gouv.fr/Actualites/Territoires/Rapport-au-Premier-ministre-Mission-Alsace-Grand-Est/Rapport-au-Premier-Ministre-Mission-Alsace-Grand-Est


Synthèse du rapport

Carrefour longtemps disputé entre des voisins puissants, l’Alsace s’est forgé une identité propre au cœur de l’Europe.

D’abord partie de l’Empire romain puis du Saint-Empire, réunie au Royaume de France après la guerre de Trente Ans, elle est annexée à l’Allemagne de 1870 à 1918 et de 1940 à 1945.

De la pax romana au partage de Verdun, de la prospérité des Hohenstaufen à la Grande Peste, du rayonnement artistique et culturel de la fin du XVe siècle aux ravages de la guerre de Trente Ans, de la Révolution industrielle aux « Malgré-nous », son destin, associant épisodes brillants et tragiques, résume une partie des étapes de l’unification de l’Europe, sous le double signe du limes et du syncrétisme.

À l’époque contemporaine, le territoire que l’on désigne sous la dénomination « Alsace » est formé par les actuels départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. L’Alsace est aussi un territoire d’application du droit local alsacien-mosellan spécifique qui touche à de nombreux aspects de la vie sociale, économique et culturelle.
Depuis la création au 1er janvier 2016 de la région Grand Est, il n’existe plus de collectivité territoriale d’Alsace. Toutefois, le périmètre alsacien conserve des formes institutionnelles propres. Plusieurs structures interdépartementales opèrent dans des champs aussi divers que la sécurité publique, l’économie, l’assainissement, la culture, le tourisme et l’attractivité du territoire.

La réalité des volontés exprimées

Le projet de création du Grand Est a été accueilli de façon réservée par les Alsaciens. Certaines inquiétudes ont été exprimées sur le dimensionnement, la relative hétérogénéité du nouvel ensemble et l’absence de référence à leur territoire historique.

L’échec de la tentative de création, par référendum, d’une collectivité unique d’Alsace en 2013, fusion des départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la région Alsace, portée par les élus, éclaire les tensions actuelles.

De fortes oppositions sont apparues lors de l’adoption de la nouvelle carte régionale, reflétées dans les résultats des élections régionales de 2015. Elles ont désormais perdu en intensité et une partie de la classe politique alsacienne s’est engagée dans la construction de la nouvelle région.
Deux courants principaux s’affirment actuellement sur cette question. D’une part, les exécutifs départementaux revendiquent la création d’une collectivité à statut particulier, dont les compétences seraient exorbitantes du droit commun des départements. D’autre part, l’exécutif régional Grand Est, s’il n’affiche pas d’opposition à une éventuelle fusion des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, l’assujettit à l’inscription pleine et entière de cette entité dans le cadre régional et dans le respect du partage des compétences organisé par la loi NOTRe.

Au-delà des interrogations sur l’avenir administratif du territoire, le « désir d’Alsace » dépasse le registre institutionnel.

Les formes juridiques possibles pour porter l’Alsace : hypothèses institutionnelles
En cohérence avec la lettre de mission du Premier ministre et avec la position du Président de la République, rappelée lors de sa visite à Strasbourg le 17 avril dernier, l’évolution des deux départements ne peut s’envisager qu’à l’intérieur de la région Grand Est.

Dans ce cadre, quatre possibilités d’évolution institutionnelle se dessinent aujourd’hui afin de porter le « désir d’Alsace » :

•    renforcer la coopération entre les deux départements en mettant en place une entente ou en créant une institution interdépartementale ;
•    créer un syndicat mixte, auquel d’autres collectivités pourraient adhérer ;
•    fusionner les deux départements dans un grand département Alsace, par la loi ou par la voie réglementaire ouverte par le Code général des collectivités territoriales ;
•    créer une collectivité à statut particulier en application de l’article 72 de la Constitution.

Si l’entente, l’institution et le syndicat mixte constituent des formes souples de coopération faciles à mettre en place, elles ne répondent qu’incomplètement aux aspirations des élus du territoire qui souhaitent donner naissance à une nouvelle collectivité alsacienne à part entière.
À l’inverse, la création d’une collectivité à statut particulier, malgré le soutien dont elle bénéficie auprès d’une partie des élus alsaciens, notamment ceux du mouvement Les Républicains, introduirait en France continentale, et en dehors des cas très spécifiques des « PLM » (Paris, Lyon, Marseille), une multiplication des types de collectivités, qui serait porteuse de risques, difficilement lisible et critiquée dans le reste de la région Grand Est mais aussi en Alsace.
En revanche, le projet gouvernemental de « différenciation », nouvelle étape significative de la décentralisation, ouvre des perspectives et une dynamique dont les élus locaux pourraient se saisir.

La fusion des deux départements et la création d’un département d’Alsace, au sein de la région Grand Est, permettrait d’édifier une nouvelle collectivité territoriale en harmonie avec le reste du territoire national.

C’est celle qui a été mise en avant par le Président de la République lors de sa visite précitée à Strasbourg. Elle fait par ailleurs l’objet d’un soutien de la part des parlementaires En Marche. Résultant d’une loi ou d’un décret, elle pourrait s’inscrire dans un calendrier resserré et apporter des économies d’échelle sans nécessairement remettre en cause l’organisation déconcentrée de l’État.
Les autres formes de coopération institutionnelle ne sont pas disqualifiées pour autant. D’une part, une entente ou une institution permettrait d’organiser une transition vers la création d’un département unique. D’autre part, le recours à un syndicat mixte offre la possibilité d’associer, de manière pérenne, d’autres collectivités hors d’Alsace, telles que le département de la Moselle dans le champ linguistique.

Les missions d’une éventuelle collectivité Alsace : compétences, expérimentations législatives et coopération transfrontalière

Si une fusion semble être la principale option permettant de donner naissance à une collectivité territoriale alsacienne, il n’en demeure pas moins qu’une simple « addition » des deux départements serait mal comprise par les élus et une partie de la population. Pour être pertinente, celle-ci devrait être la source d’un véritable projet de territoire, ancré dans un espace rhénan, national, transfrontalier et européen.
Une telle ambition pourrait se traduire, outre les compétences déjà exercées par les départements, par l’attribution de compétences nouvelles. Dans le cadre fixé par les lois NOTRe et MAPTAM, des compétences pourraient être attribuées au département unique par délégation ou par transfert de l’État ou de collectivités territoriales de niveau différent. Ensuite, le projet de révision constitutionnelle porté par le Gouvernement devrait permettre de moduler les compétences des collectivités appartenant à une même catégorie au travers d’un « droit de différenciation ».

Carte de la province d’Alsace en 1789

Enfin, le « droit à l’expérimentation », qui devrait être assoupli par la révision constitutionnelle envisagée au travers de la suppression du « verrou » de la généralisation, pourrait concourir à l’élargissement des attributions de compétences de l’entité Alsace unique.
En particulier, une gestion plus efficace des flux transfrontaliers et un meilleur accès aux services publics au voisinage de la frontière seraient susceptibles de justifier l’attribution des compétences suivantes à une entité Alsace, guidée par le principe de subsidiarité :

•    l’importance croissante des flux transfrontaliers justifierait l’exercice d’une compétence spécifique de régulation de ces flux par les collectivités frontalières ;
•    l’Alsace et la Moselle pourraient porter des politiques innovantes en matière d’enseignement et de formation, dans leur environnement frontalier et européen ;
•    un partenariat entre la région Grand Est et une éventuelle entité Alsace pour soutenir l’attractivité, le développement économique et le tourisme pourrait voir le jour ;
•    une éventuelle collectivité Alsace pourrait œuvrer pour la mise en valeur de son espace naturel et notamment de ses cours d’eau ;
•    une collectivité Alsace pourrait jouer un rôle de premier plan dans le domaine culturel.

Au-delà des compétences attribuées à une entité Alsace, la mutualisation des équipements pour accroître l’offre de services publics au voisinage de la frontière ne fonctionnera vraiment que si l’on prévoit la possibilité de dérogations à certaines normes nationales, afin de favoriser une articulation fluide avec son voisinage immédiat.

Le cheminement pour parvenir à la fusion envisagée devrait faire l’objet d’un arbitrage quant à la méthode, législative ou réglementaire (décret en Conseil d’État), et au calendrier, puisqu’il faudrait conjuguer élections locales, révision constitutionnelle et cette entreprise institutionnelle spécifique.
Si cette voie était poursuivie,

l’Alsace pourrait devenir le premier territoire porteur de la « décentralisation de projets » souhaitée par le Président de la République.

Au nom de la mer et du fisc…

Chapeau bas !

L’odyssée de l’espèce

Lundi : Bonjour les dégâts

Boire un p’tit coup ou en prendre un, il faut choisir !

La Ministre de la Santé Agnès Buzyn souhaite renforcer la prévention des risques liés à l’alcool. Bien.

Médecin et chercheuse, elle a fixé le cap de “zéro alcool pendant la grossesse” : “Il ne faudrait pas boire pendant qu’on est enceinte, et ça je crois que beaucoup de femmes ne le savent pas“, a-t-elle dit sur France Info. Ben oui, les femmes sont tellement connes. Si un homme avait dit ça, il aurait été taxé de machisme. Pour madame “la” Ministre, les femmes sont des cruches qui ne font pas la différence entre un verre de lait et une pinte de bière. Les cruches, ça boit de l’eau!

La ministre mise sur la prévention. Elle souhaite donc rendre davantage visible le logo “déconseillé aux femmes enceintes” présent sur les bouteilles d’alcool de plus de 1,2 degré (euh… on boit quoi à 1,2 degré ?). Elle voudrait aussi la mise en place d’un pictogramme déconseillant la consommation d’alcool aux mineurs. J’espère qu’elle n’oubliera pas un logo spécial pour les mineures enceintes!

Rappelez-vous, Agnès Buzyn avait déclaré le 7 février dernier qu’en termes de santé publique, “c’est exactement la même chose de boire du vin, de la bière, de la vodka ou du whisky.” M’en fous, moi je bois du cognac.

Blague à part, vu que je bois aussi du vin et du whisky entre deux bières, si on suit le raisonnement de la ministre, boire un petit coup ou se murger, c’est pareil. Le raisonnement est applicable à tout finalement, le tabac, le gras, le salé, le sucré, etc… et donc aux ministres. Par conséquent, un ministre qui dit une connerie ou cent, c’est pareil. Il faudrait l’éliminer illico.

Oui-Oui sort de prison

Édouard Philippe a annoncé vendredi matin la création d’une “cellule spécifique” afin de suivre, à leur sortie de prison, les détenus terroristes ou radicalisés.

Cette cellule sera placée au sein de l’Unité de coordination de la lutte antiterroriste (UCLAT) et associera le renseignement pénitentiaire. Environ 450 détenus terroristes ou radicalisés devraient être libérés d’ici fin 2019, a encore indiqué M. Philippe en dévoilant le nouveau plan de lutte contre le terrorisme.

Fort bien! Et on va les suivre comment ? Avec quels moyens ? Avec quels personnels ? Peut-être va-t-on “externaliser” la surveillance, comme pour les PV de stationnement ? Ça c’est une idée qu’elle est chouette, et on n’aurait pas fini de se marrer si on confiait le boulot aux sociétés de surveillance actuelles…

Lèche-bottes blues

Grâce au Canard (enchaîné), on apprend que les ministres, si on peut encore appeler ça des ministres, sont tenus de faire l’éloge permanent du Conducator, “président” en français. Info que les autres canards laquais se sont bien gardés relayer, de peur sans doute d’être privés de leur subventions en suppositoire.

On apprend ainsi qu’après chacune de ses interventions, et notamment la dernière devant le Congrès réuni à Versailles, les ministres avaient l’obligation de faire l’éloge du patron en y mettant le ton (le ton c’est bon!) et, surtout, en partageant le même langage. Ça donne : “C’est un président humble, résolu et lucide, qui a prononcé un discours clair et ambitieux, etc…“. Depuis le monologue de Versailles, c’est la course à l’échalote entre les ministres, c’est à celui (à celles et ceux) qui lèchera le plus et le mieux. “Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute“… Les ministres de la Macronie ont bien relu leurs classiques et agissent donc en connaissance de causes.

Comme dit le Canard, ce n’est plus le chant des partisans mais des courtisans. Françaises, français, gueux, gueuses, ça se passe en France… au XXIème siècle.

Ah bon ?

Pour ceux qui ne le sauraient pas ou qui auraient de sérieux problèmes auditifs, la France a gagné la coupe du monde de football. Il n’y aura donc rien d’autre dans la presse pendant les trois prochaines semaines que le foot et la France Black-Blanc-Beur-Cornichons.

Du coup, je vais peut-être bien passer mon tour pour la revue de presse.

Il ne reste pour sauver Heb’di !


Football : Tous champions du Monde !

Vladimir Poutine : champion du Monde

Le premier vrai champion du monde c’est le président de la Russie. Il ne faut pas l’oublier, il vient de donner au monde une leçon d’organisation, de sécurité… Pas de hooligans, pas d’attentats, et surtout les retours des premiers supporteurs français et alsaciens.

Emmanuel Macron : champion du Monde

L’autre champion du Monde, c’est Emmanuel Macron ! Après avoir cassé la droite, la gauche, faire la guerre au RN, le voilà de se déhancher façon « cloclo ». Lui va remonter dans les sondages !

Le voilà même de faire le « dab », le geste des rappeurs mais surtout celui des consommateurs d’huile de cannabis !

Qu’à cela ne tienne.

L’Alsace : championne du Monde

Les drapeaux BBR défilent ! C’est pendant la coupe du Monde que le préfet Marx a rendu son rapport. Les Alsaciens sont heureux, l’Alsace, elle se meure un peu plus.

Jean Rottner en profite pour claquer 3 Millions de vos impôts à Paris.

Bref, tout va bien !

En douce pourtant des lois viennent de passer, des menaces planent sur les retraites et pourtant, tout va bien !

Vous venez de vous réveiller. La gueule de bois va commencer.

Voilà ce qui a déjà changé pendant que vous regardiez la télé.

Mais tout cela, on s’en fout ! On est les champions ! La France aussi est championne du Monde !

(image en une © Le Huffington Post)

Il ne reste pour sauver Heb’di !


Vendredi : Sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés…

Papi en vacances

Il a atteint « l’âge des indulgences », cette vieille branche en imperméable rouge qui beuglait au retour de Jeanne d’Arc ! On sait grâce à l’excellent papier de Paris Match qu’après onze jours d’hospitalisation des suites d’une mauvaise grippe, Jean-Marie Le Pen est dorénavant astreint à un régime strict et à un repos forcé :

Pas de sel. Un seul verre de vin à déjeuner. Le soir, ça m’empêche de dormir.”

Grande leçon de journalisme offerte par Paris Match !

On apprend aussi que Papi Le Pen se préoccupe sans relâche des derniers préparatifs de la grande fête prévue demain (30 juin), à l’occasion de ses 90 ans et des 86 ans de son épouse Jany. A propos de sa fille, il précise :

Malgré nos différends politiques, elle reste ma fille. Nous avons passé un moment plaisant. Je l’ai même trouvée en beauté. […] Que voulez-vous… Je suis à l’âge des indulgences. J’ai le sentiment de la fuite du temps. Je rame contre le courant mais je sais qu’il finira par m’entraîner vers les rapides. […] ? J’avais un personnage à défendre. Je m’interdisais de baisser la garde. Aujourd’hui, j’ai en tête ces vers de Victor Hugo : « Lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille applaudit… »”

Les vacances lui rendent l’âme poétesse, à notre vieux lion dégarni ! Et pour le petit plaisir, on vous laisse ici le carton d’invitation de Jean-Marie et Jany, à vous qui n’avez pas eu la chance de le recevoir dans votre boîte-aux-lettres… Soyez rassurés, la rédaction de Heb’di n’est pas non plus conviée au cocktail (dommage, on aurait bien aimé voir Véesse en tenue de cocktail) !

Président salé

Emmanuel bon samaritain a rendu visite au Pape ce mardi. Les deux hommes qui partagent un amour vrai pour le nom-du-père-et-du Saint-Esprit-amen se sont entretenus pendant 57 minutes sur des sujets aussi divers et variés que la laïcité, le dialogue interreligieux, l’Europe et la question migratoire.

Et puis, au moment de faire les présentations de sa joyeuse équipée, notre président n’a pas manqué de plaisanter sur les origines bretonnes de son ministre des affaires étrangères, M. Le Drian.

« Ils sont partout » a déclaré le chef du protocole, Mgr Murfy, irlandais lui-même fan de la Bretagne. C’est à ce moment-là que le président de la République a glissé à François : « Les Bretons, c’est la mafia française ». « Mais on a une morale », a ajouté Jean-Yves Le Drian. « Ils sont très moraux » a renchéri Emmanuel Macron […]”

Anecdote anecdotique, ou vanne un peu bancale devant un souverain pontife qui a pris des décisions très fermes contre les mafias italiennes ?

Voilà qui n’ébranle pas le breton pur jus, que j’entends d’ici se resservir une rasade de cidre bien brut. Allez l’Alsace, on boit à ta santé ! Il y a que la France qui sépare nos deux régions !

Maman, j’ai peur de l’avion

Pour les flippés de l’avion, qui ne peuvent savourer le bonheur de planer au-dessus des nuages, là où il fait toujours beau et où l’azur du ciel atteint une intensité sans égale, réjouissez-vous, la rubrique « Développement personnel » d’Europe 1 vous a concocté des petits conseils pour surmonter sa peur de l’avion. On aime beaucoup la partie « Demandez-vous ce que cette angoisse veut dire de vous ».

Les experts psychiatriques de la rédac de Heb’di vous suggèrent de commencer par enlever ces méchantes images du 11 septembre de votre tête et de vous atteler à réveiller votre âme d’enfant : imaginez-vous en Peter Pan, et lâchez un bon « tu t’envooooles, tu t’envoles, tu t’envoooooles ». Cela enchantera tout le personnel de bord, et cela vous économisera une séance canapé hors-de-prix.

Eté foot

En ces jours de mondial de foot et de grand partage, un doux morceau interprété par des musiciens du monde entier, histoire de prouver qu’il n’y a pas que le sport qui rassemble !

(Même si en vrai, on savoure aussi les parfums de liesse estivale et la joie imprimée sur les visages bon-enfant des supporters du mondial du foot. Point de snobisme, à la rédac’ aussi, on a sorti les drapeaux !)

Toujours vôtre, même en vacances,

Rosalie.

 

Lundi : Tout s’explique !

Le travail, c’est la santé

Une étude de Malakoff Médéric dévoile que plus d’un salarié sur deux (56%) est en situation de fragilité professionnelle ou personnelle, une situation qui pèse sur leur engagement au travail selon quatre dirigeants sur dix. Difficultés financières, maladie, conditions de travail éprouvantes, etc…

Les salariés sont 37% à déclarer connaître une situation de “fragilité personnelle“, principalement une grande difficulté financière (14%), une situation d’aidant (9%), une maladie grave ou un deuil récent (8%).

Une proportion équivalente se déclare dans une situation de “fragilité professionnelle“, en majorité à cause de conditions de travail physiques ou psychiques éprouvantes (31%), une perte de sens et un sentiment fort de déshumanisation du travail (23%), ou une grande difficulté à concilier vie personnelle et professionnelle (11%).

Du point de vue “du salarié, mais également de l’entreprise et des partenaires sociaux, il y a de moins en moins de frontières (…) entre les fragilités dites personnelles et professionnelles“.

Plus d’un salarié sur deux… et les pouvoirs publics qui persistent à encourager les méthodes managériales quasi meurtrières, à augmenter la fragilité des “petits” (veufs, chômeurs, fonctionnaires, malades, etc…), à sabrer les services publics, à magnifier les comportements les plus débiles. C’est fatiguant, fatiguant. Et si c’était, en réalité, le vrai but ?

Nous n’avons pas les mêmes voleurs

La ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn a indiqué dimanche que “tout est sur la table” dans le cadre de la réforme des retraites, y compris la question des pensions de réversion, même si leur suppression “n’est pas la question“. Certes, sauf qu’elle est quand même envisagée…

Donc, si j’ai bien tout compris dans le Macronisme, la justice sociale c’est la réduction des APL, le gel du point d’indice des fonctionnaires, l’augmentation de la CSG pour les retraités, la suppression de la pension de réversion, l’augmentation du prix du gaz, de l’essence et de l’électricité et, EN MEME TEMPS, n’est-ce pas, des voyages en avion pour faire 110 km, le remplacement de la vaisselle élyséenne pour 500.000 euros, la construction d’une piscine à Brégançon.

La pensée macronienne est décidément trop complexe pour le rural analphabète alcoolique assisté que je suis.

Actes Sudéveloppés

Le Canard enchaîné raconte dans son édition du 20 juin comment Françoise Nyssen et son époux auraient agrandi leurs biens immobiliers autour de la maison d’édition Actes Sud en dépit des règles strictes qui régissent le patrimoine et la sécurité à Arles, classée au patrimoine mondial de l’humanité. Le tout avant de vouloir régulariser la situation lors de l’arrivée de madame Nyssen au gouvernement.

Sur tout un pâté de maisons, le couple possède le siège d’Actes Sud, mais également une librairie, trois salles de cinéma, un restaurant, un bar, une salle d’exposition et un hammam. Construits sans permis, ou alors sur la base d’un permis périmé, sans respecter les prescriptions de l’Architecte des Bâtiments de France.

Voilà, c’est ministre, de la Culture de surcroît. Par conséquent, ça donne l’exemple, en plus des leçons de morale habituelles. Sûr que le Canard n’est qu’un ramassis d’infâmes mâles blancs.

Ecrans Toto

Anne-Lise Ducanda est médecin dans un centre de protection maternelle et infantile où elle reçoit des enfants de 0 à 3 ans pour des consultations de routine. Depuis quelques années, elle a vu apparaitre une épidémie silencieuse, des symptômes récurrents : des enfants dans leur bulle, qui ne la regardent pas quand elle leur parle, qui ont souvent des retards de langage et des troubles du sommeil.

Tous passent plusieurs heures par jour devants des écrans depuis le plus jeune âge. Et le plus frappant, c’est qu’il suffit de conseiller aux parents de couper tous les écrans pour que les choses commencent à s’arranger. Le petit Rayan, 3 ans, qui a été déscolarisé après seulement 20 minutes en petite section de maternelle, qui ne parlait presque pas et ne regardait personne dans les yeux, s’est remis à prononcer le mot « maman » depuis que cette dernière a cessé de lui prêter son téléphone pour regarder des comptines.

La dépendance aux écrans ne concerne pas que les enfants. Les adultes sont nombreux à avoir l’impression d’être accros aux réseaux sociaux. L’heure est grave, à tel point que des hauts dirigeants de cette industrie se mettent à parler et deviennent des lanceurs d’alerte. L’un des cofondateurs de Facebook, notamment, reconnait que le réseau social s’appuie, depuis le départ, sur le fonctionnement du cerveau et en particulier sur le circuit neuronal de la récompense. La récompense (par exemple la petite flamme que reçoit l’utilisateur de Snapchat s’il communique assidument avec ses amis) fournit au cerveau une dose de dopamine, qui est une hormone du bonheur.

Un psychologue américain, expert en addictologie, utilise cette image : mon smartphone, c’est une pompe à dopamine, que j’ai en permanence sur moi, et qui permet de prendre un petit shoot de dopamine à chaque fois que je le consulte (un like sur instagramm, une flamme sur Snapchat, ou autre).”

Dès les années cinquante, d’aucuns pensaient (à juste titre) que la télé rendait con. Ils étaient loin de se douter des ravages de d’Internet et de ses supports. C’est, paraît-il, le “progrès“. Le remède est pourtant simple – en tout cas aussi longtemps qu’on ne nous force pas à les utiliser – puisqu’il suffit d’éteindre les écrans ou, encore mieux, de ne pas les allumer. Enfin, pas tout le temps.

Et n’oublions pas non plus que les écrans sont devenus une des premières causes d’accidents en tout genre, notamment de la route. Pas sûr qu’il reste suffisamment de neurones disponibles pour le comprendre…

À l’eau, les minimas sociaux !

Vendredi, ce n’est pas l’homme qui prend la mer…

Il était un petit navire

Comme il est triste, ce spectacle de l’Aquarius et de ses 629 passagers qui erre en Méditerranée sans port pour l’accueillir.

(photo©Rosalie)

Et cette situation qui incarne à elle seule l’absurdité de la gestion européenne de la crise des migrants tend à jouer les prolongations : alors qu’elle faisait finalement route vers l’Espagne, l’embarcation a dû changer de cap à cause des conditions météorologiques difficiles.

En ce moment, le navire affrété par SOS Méditerranée navigue au large de la Sardaigne. Alors que le bon sens voudrait que l’Aquarius puisse rejoindre le port le plus proche, la traversée éprouvante n’est donc pas terminée pour ses passagers épuisés. Entre inaction, renvoi de balles, consignes inégales et éparpillées des pays membres de l’Union, on aurait presque envie de rire du ridicule de la situation. Au détail près qu’elle concerne plusieurs centaines d’êtres humains dont sept femmes enceintes, 11 enfants en bas âge et 123 mineurs isolés.

 

Le sentiment que les marins partagent, c’est une énorme indignation. Les gens sont en colère parce que nous ne sommes qu’à quelques encablures d’une côte européenne, la Sardaigne, et qu’on pourrait débarquer à n’importe quel moment. On trouve ça indécent de faire voyager ces gens encore plusieurs jours et de leur faire subir ces conditions maritimes après tout ce qu’ils ont vécu.”

Mots bleus

C’est de ce même Aquarius que l’écrivain Julien Decoin nous parlait dans son beau discours de remerciement, alors qu’il recevait ce mardi le prix Tabarly pour son dernier roman, Soudain le large. Des mots qui résonnent avec justesse dans l’océan de l’actualité européenne :

[…] Dans mon discours de remerciements, j’écris : «La mer n’est pas un sanctuaire, la mer n’est pas un temple, la mer n’appartient à personne. La mer est un pays de liberté, où l’on va où on veut. La mer est un pays d’égalité où toute coque se vaut. La mer est un pays de fraternité où on ne laisse jamais personne à la porte d’un port. Il doit toujours y avoir une place, même la meilleure, même la plus luxueuse, pour n’importe qui.» En écrivant ce discours, j’apprends que l’Aquarius et ses 629 naufragés errent en mer Méditerranée, sans port pour l’accueillir, tel un bâtiment pestiféré. Sur mon voilier de 5,70m, j’ai comme équipement de sécurité, une VHF, radio allumée le temps de la navigation et à l’affût des annonces du Cross (centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage) qui relaie sur le canal 16 les avaries et les détresses, les «pan pan» et les «mayday» des autres navires. Selon leur distance, selon les indications des autorités et selon la gravité, à moi, capitaine de mon navire, de leur porter secours. En mer, il n’y a pas d’hésitation possible, il n’y a pas de jugement possible, il n’y a pas de valeur autre que celle de la vie humaine. En mer, on ne peut pas laisser résonner un «mayday» dans la cabine. En mer, il faut sauver. […]”

Aujourd’hui, j’ai le sentiment que la mer ne doit pas être fière de nos lois, ni de mes beaux discours. Aujourd’hui, j’ai honte de ne pas être en mer.

Un chasseur sachant chasser la baleine

La dernière entreprise islandaise de pêche au rorqual, deuxième plus grand animal de la planète derrière la baleine bleue a annoncé qu’elle reprenait son activité à compter du 10 juin 2018. L’espèce est pourtant classée « en danger » depuis 1996 par l’Union internationale pour la conservation de la nature.

L’entreprise avait suspendu son activité depuis 2016, en proie à des difficultés commerciales avec son plus gros client, le Japon.

Outre le caractère protégé de certaines espèces, c’est la mise à mort particulièrement violente des baleines qui suscite les critiques. «Leur agonie est très longue. Quand les pêcheurs utilisent des harpons simples, la prise dure des heures, et la baleine s’épuise et se noie lentement », explique Benjamin Benti, doctorant à l’université de Strasbourg. Il existe des harpons explosifs, développés pour tuer la baleine à l’impact. Mais les chasseurs les utilisent peu, parce qu’ils abîment la viande qu’ils ne peuvent ensuite plus vendre. Les baleines sont ensuite hissées sur le pont pour être découpées, parfois encore vivantes.”

Pourtant, la consommation de viande de baleine est en net déclin dans les trois pays qui en pratiquent encore la chasse (Islande, Norvège et Japon). Et surtout, elle est incompatible avec l’image de destination touristique « nature » dans laquelle se drape un pays comme l’Islande. Car les sorties en mer d’observation des cétacés attirent toujours plus de touristes venus se laver la conscience et se mettre au vert. Bref, les baleines deviennent plus rentables fraîches et vivantes qu’écrasées dans nos tubes de rouge à lèvre ou piquées en brochette dans nos assiettes. Espérons que cela fera bouger les choses.

(rorqual commun, source : WWF)

Pesticides naturels

Décidemment, la mer a encore des surprises à nous offrir !

Une équipe de chercheurs s’est ainsi tourné vers l’espace maritime pour trouver des alternatives aux pesticides de synthèse :

Des microalgues présentent en effet d’étonnantes propriétés utiles pour lutter contre certains pathogènes qui ravagent les cultures.”

Homme à la mer, Homme et la mer

Au fait, c’est quoi la mer ? C’est un peu la frontière qui entoure notre monde, qui en délimite notre vision. Elle lui donne forme, le dessine par ses bras, le cartographie. Mais c’est aussi un espace sauvage qui n’appartient à personne, un des derniers lieux de résistance du monde naturel.

Mais aujourd’hui, « la mer prend cher ». Elle est le théâtre de tragédies environnementales, humaines, sociales (surpêche, chasses interdites d’espèces en voie de disparition, pollution des océans, fonte des glaces, marées noires, naufrages des embarcations de migrants …etc.). On a beau faire, l’humain n’est jamais bien loin lorsqu’il y a anguille sous roche. Parce que quoi qu’il arrive, les hommes et la mer devront vivre ensemble : c’est une histoire d’amour et de haine qui dure depuis toujours.

La preuve, ce petit festival breton de la photographie qui s’affirme un peu plus chaque année, « l’Homme et la Mer » et qui a lieu à Guilvinec, dans le Finistère (là où la terre s’arrête). Pour l’occasion, 8 photographes investissent les murs et les rues de Guilvinec.

Camarade alsacien, si tu ne peux te déplacer chez tes amis bretons, les photographies (sublimes) sont visibles par ici. J’espère qu’elles te feront apprécier la beauté sauvage de notre océan.

Embruns et fleur de sel sur vos joues,

Rosalie.

À fond les caisses de l’État !

La Cour des Comptes dresse un constat sévère de l’héritage budgétaire du précédent gouvernement, dénonçant une envolée des dépenses de l’Etat en 2017 qui a fortement freiné l’amélioration du déficit budgétaire malgré le dynamisme des recettes fiscales, dopées par la reprise économique.

Dans son rapport sur l’exécution du budget de l’Etat en 2017, publié mercredi, elle lance aussi une mise en garde au gouvernement actuel, en soulignant que “les perspectives de redressement des finances de l’Etat pour les années à venir dépendront de la capacité réelle à maîtriser la dépense.”

L’accroissement de la dette s’est donc poursuivi en 2017, alors que le risque de remontée des taux ternit les perspectives de redressement de la situation budgétaire de l’Etat.

Globalement, “la trajectoire budgétaire de l’Etat reste fragile, tant pour les recettes que pour les dépenses“, observe la Cour en épinglant le “relâchement” de l’effort de maîtrise des dépenses fiscales dans la loi de programmation des finances publiques 2018-2022.” Etc, Etc…

Voilà, c’est dit, par la Cour des Comptes de surcroît. Hollande a dilapidé les fonds publics, augmenté les dépenses alors qu’il était censé les réduire pour alléger la dette et Môssieur continue de dispenser ses leçons à la Terre entière.

Le Hollande dépensier avait été soigneusement conseillé par un certain Macron Emmanuel (qui n’a sans doute rien à voir avec Emmanuel Macron)… lequel réduit les pensions des retraités, les salaires des fonctionnaires, les prestations sociales, les aides au logement etc, etc… Cherchez l’erreur.

Cherchez et continuez à vous divertir, bon peuple.

 

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