Comment dit-on « Omerta » en alsacien ?

L’affaire Merabet !

Heb’di vous en a parlé. Les DNA étaient en première ligne.
Une phrase nous a étonnées « Lilla Merabet doit rencontrer aujourd’hui à Paris Sébastien Touzet, le référent déontologue de la Région Grand Est, professeur de droit public à l’Université de Paris-2 (Panthéon-Assas) ».
On comprend que le référent déontologue de la région Grand-Est est un prof « parisien ». Sans doute pour dépayser le dossier ?
Depuis, silence radio ! Jean Rottner prend le soleil sur une plage abandonnée. Une question reste « qui a balancé » ?
En attendant, l’omerta s’applique.

Un candidat alsacien à la présidence du Medef

Heb’di se moque un peu du Medef, mais suit les personnalités alsaciennes qui osent s’affranchir du complexe d’infériorité alsacien, lui-même mixé aux effets d’une célèbre psychanalyse. On se surprend à lire un article des DNA signé Philippe Rivet…
Au cœur de l’article : « Le Medef Grand Est marche tout de même un peu sur des œufs. Le savoir-faire de son équipe dirigeante est loin d’être superflu. Car parmi les six candidats figure un de ses vice-présidents, Olivier Klotz, à la tête d’une entreprise allemande implantée en Alsace. Ce responsable patronal a aussi la particularité de faire partie des 100 personnalités qui ont signé l’appel en faveur de la sortie de l’Alsace du Grand Est ».
Les bras nous en tombent, l’Ebra aussi. Il s’agit d’un journaliste du Républicain Lorrain. Forcément !
La planche est savonneuse autant que savonnée ! Tout faire pour nuire aux promoteurs d’une Alsace unie. En attendant, personne ne dit rien : Omerta toujours

Orage, eau désespoir.

« Dans la nuit du 31 mai au 1er juin, les orages ont encore frappé avec violence l’est de la France. Les pompiers sont intervenus près de 400 fois dans le Bas-Rhin » nous apprend France Info.
On s’étonne que personne ne pointe du doigt la bétonisation de certains villages et les choix agricoles qui font disparaître depuis des années, les haies, futaies, qui évitaient les coulées de boue.

Schiltigheim : Omert’alors

Coup de pouce à Rue 89 Strasbourg pour son article sur lié à l’ancienne mairie de Schiltigheim.
Face à un sentiment d’injustice, Andrée Munchenbach a déposé un recours… Babette s’en est donc allée en guerre et gagne aujourd’hui.
« Le bâtiment utilisé de 1870 à 1970 avait été vendu pour la somme de 500 000 euros à la société G.E. Lux Promotion immobilière fin 2016. Un immeuble voisin s’était négocié pour 300 000 euros au même moment. Le maire de l’époque, Jean-Marie Kutner (ex-UDI, battu en avril) s’était targué de l’avoir vendu plus cher que l’estimation des Domaines de France (388 200 euros).
La polémique avait pris encore plus d’ampleur, car un citoyen avait aussi relevé que le fils de Jean-Marie Kutner travaillait dans la société choisie. Ce à quoi l’ancien dirigeant avait répondu que son fils n’était pas décisionnaire et ne travaillait plus sur le dossier » écrit Rue 89.
Oh merde, alors ! Encore le hasard.

Schiltigheim : Nouvelles brèves de campagne

Des élus et plus de cent personnes au Dinghof

Plus de 100 personnes se sont déplacées hier matin après l’appel de Michel Szlosser, le président de l’Association des Riverains du Dinghof. L’objectif du rassemblement était de s’opposer au démontage de la maison du Dinghof, vestige architectural de l’ancien village d’Adelshoffen.

Comme nous l’avions écrit dimanche, il est curieux de voir le maire sortant Jean-Marie Kutner s’obstiner contre ce bâtiment qu’il veut remplacer par des immeubles. Comme il se doit en période électorale, les candidats se sont rendus sur place, sauf le candidat de Lutte Ouvrière et, bien sûr, le maire sortant…

Devinette campagnarde

Elle circule, cette devinette : quelle est la différence entre Nathalie Jampoc-Bertrand, Danielle Dambach et Christian Ball ?

Monsieur Ball, lorsqu’il n’était plus d’accord avec le Maire, a démissionné, lui… Allusion au fait que les deux adjointes de Raphaël Nisand n’ont jamais été jusqu’à la démission.

Le sondage « fantôme »

Il y a un mois, des Schilickois étaient « sondés » sur les élections municipales. À ce jour, le seul résultat qui est évoqué par certains serait le score d’une liste « En Marche » à 13 %. Bluff ou rumeur fondée ?

On sait que le sondage fut sérieux. Qui l’a payé et pourquoi ? On cherche toujours…

Une liste électorale illégale ?

Une liste qui étudiait les inscrits sur la liste électorale s’est interrogée sur la « qualité » de celle-ci. Un candidat, est non des moindres, y est encore inscrit comme domicilié sur la friche Simply… un tas de gravas aujourd’hui !

La question se pose : Monsieur le Préfet, est-ce légal ?

Quand le Ps Strasbourgeois vient plomber ses camarades schilickois

« Les propos sur Facebook de Pernelle Richardot, première secrétaire fédérale du PS du Bas-Rhin ( DNA du 22 mars), concernant l’impossible fusion de premier tour entre les listes menées par Danielle Dambach (Schilick Écologie) et Nathalie Jampoc Bertrand (PS), a fait bondir Danielle Dambach.  “La première secrétaire du PS strasbourgeois s’invite dans le débat de la campagne schilikoise et vole la vedette à sa tête de liste”, constate Danielle Dambach. Selon Pernelle Richardot, Danielle Dambach a fait achopper l’accord en voulant les meilleures places sur la liste. Et elle envisagerait de s’allier au premier adjoint sortant Christian Ball (LR) » lisait-on il y a peu dans les colonnes des DNA (https://c.dna.fr/edition-de-strasbourg/2018/03/23/schiltigheim).

Une intervention qui a mis en colère Danielle Dambach mais qui a aussi énervé la liste de Nathalie Jampoc-Bertrand. Un ex-candidat à Schiltigheim nous déclarait au téléphone :

Ce n’est pas la 1ère fois que le PS Strasbourgeois vient perturber Schiltigheim. Au PS, certains ont comme slogan « Strasbourg d’Abord et nous avec »

Ambiance.

Ecole Victor Hugo : saisir le Ball au bond

Présent sur le terrain de la campagne, Christian Ball a interpellé la rectrice de l’Académie sur la menace de fermeture d’une classe à Schiltigheim. Un thème cher aux électeurs et dont le candidat a su saisir tout l’à-propos. Bien joué.

Insoumis et oublié des médias ?

La tête de liste Schilick l’Insoumise, Marc Baader, se sent oubliée par les médias locaux. Il nous l’a écrit récemment après la sortie de votre Heb’di-Mag du mois de mars. Il est vrai que nous ne le placions pas parmi les favoris.

Le 3 avril prochain, Alsace20 diffuse un débat entre les quatre principaux candidats schilikois. Encore cette fois, “Schilick l’Insoumise’” ne sera pas représentée…

Voici ce qui exaspère Marc Baader :

La France Insoumise que nous représentons avec la liste « Schilick l’Insoumise » a réalisé un score non négligeable de près de 27 % aux présidentielles et 14,85 % aux législatives de 2018 à Schiltigheim. Cependant, nous n’avons pas été invités.”

Le directeur général de la chaîne de télé alsacienne répond :

Le CSA salue la pluralité de la chaîne, M. Baader ayant réalisé un score de 5,41% aux dernières municipales n’est pas représentatif, la chaîne ne possède pas de plateau pouvant accueillir plus de 4 candidats…”

Marc Baader dit vouloir « solliciter d’autres chaînes télévisées notamment du service public comme France 3 ou Arte pour que l’une d’entre elles organise un débat de premier tour des élections municipales partielles de Schiltigheim en invitant l’ensemble des candidats, et que soit respectées les conditions d’une information plus objective et conforme à la mission de service public d’information. »

Nous ne savons pas encore si, dans l’éventualité où ils n’obtiendraient pas leur débat, ils organiseraient une manifestation.

 

Schiltigheim : la 3ème ville du Bas-Rhin, se cherche un maire

PS : Non, Anne-Pernelle Richardot n’est pas candidate !

L’adjointe au parcmètre de Roland Ries, également à la tête du PS bas-rhinois, semble très intéressée par l’élection municipale de Schiltigheim. C’est d’ailleurs elle qui mène officieusement la liste PS schilickoise.

Ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle pour Nathalie Jampoc-Bertrand… Les automobilistes de la couronne strasbourgeoise ne l’apprécient pas forcément.

Mais si Anne-Pernelle Richardot soutient le PS strasbourgeois, ce n’est pas pour aider la jeune tête de liste, c’est simplement pour que le parti ne perde pas toute influence à l’Eurométropole. En effet, une victoire du PS à Schiltigheim permettrait au parti de se renforcer au sein de l’Eurométropole, où le PS perd chaque jour un peu plus la main, comme partout d’ailleurs.

Actifs en conseil municipal, les socialistes ont été plutôt discrets sur le terrain ces quatre dernières années.

Christian Ball, acteur du désastre ou sauveur de la ville ?

Premier adjoint de Jean-Marie Kuttner pendant quatre ans, Christian Ball ne supportait plus les méthodes Kutner, tant au niveau de la gestion qu’au niveau du bétonnage intensif.

Il a démissionné, suivi par un tiers des élus, événement qui a entrainé cette nouvelle élection.

(La salle du conseil municipal de Schiltigheim @ www.ville-schiltigheim.fr)

À son sujet, les Schilickois semblent partagés : voter pour celui qui a eu le courage de démissionner ou se débarrasser complètement de tout ce qui a touché de loin ou de près à Jean-Marie Kutner ?

Danielle Dambach : quand un défaut devient une qualité

L’ancienne adjointe à l’Urbanisme et à l’Environnement, actuellement conseillère municipale de l’opposition c’est toujours battu pour le patrimoine de la ville en organisant des visites, des réunions ou en se battant sur le terrain pour le Dinghof, xxx

Il lui est souvent reproché d’être trop conciliante, mais après dix années de tension au conseil municipal, une pause pourrait être appréciée dans la ville.

L’équipe est très large et va de gauche au centre droit

Si si, il y a bien une France Insoumise à Schilick !

La France Insoumise est arrivée en tête au premier tour des élections présidentielles avec 26,96%. Chiffre qui, sur le papier du moins, en fait une formation politique parmi les favorites.

(Marie A.Meynioglu et Marc Baader @ schilick-insoumis.fr/)

Marc Baader a fait 5,41 % lors de l’élection municipale en 2014. Réussira-t-il à exploser ce score pour se retrouver au second tour le 15 avril prochain ?

Objectif difficile à atteindre car quatre listes peuvent également prétendre récupérer les voies de gauche… Marc Baader ainsi que sa co-listière Marie Meynioglu n’ont pas l’expérience du pouvoir comme peuvent l’avoir le PS ou les écologistes. Cela ne met aucunement en cause la légitimité de la liste Schilick l’Insoumise qui pourrait créer la surprise, dans un sens comme dans l’autre.

Tout comme le PS, la France Insoumise a rarement été vue sur le terrain lors du mandat de Jean-Marie Kutner.

Jean-Marie Kutner : prime au sortant ?

En politique, les Alsaciens sont fidèles et même presque trop, puisqu’ils le sont malgré de mauvais résultats ou des manières de faire – disons – “douteuses”…

D’accord, Jean-Marie Kutner n’est pas Balkany ! Néanmoins, son comportement parfois à la limite du despotisme, sa soif de béton et une certaine légèreté dans sa gestion des comptes auront fini par lui coûter son mandat de maire. En outre, beaucoup de Schilickois lui reprochent d’avoir oublié ses nombreuses promesses (dont celles concernant la désormais fameuse “affaire du Dinghof“).

Le maire sortant aurait aimé se présenter sous l’étiquette En Marche… Les marcheurs n’en ont pas voulu !

 

A suivre….

Mercredi : Echo d’égo !

Une liste en Marche

Schiltigheim Demain, c’est Christian Fiegel et Guy Marcot. Les anciens amis de Raphaël Nisand réclament une liste En Marche à Schiltigheim dans les DNA :

Soutenir une autre équipe face à Jean-Marie Kutner ? Schilick Demain n’y trouve pas son compte. Le réquisitoire est sévère. « Christian Ball veut nous faire croire que M. Kutner est la fée Carabosse et lui la Belle au bois dormant. Il lui a fallu quatre ans pour se réveiller »”

Les voilà de vanter le dégagisme, de cogner sur Christian Ball, donc… Mais n’auraient-ils pas tout tenté pour grimper sur une liste, pourtant ?

Les DNA s’interrogent aussi :

Schilick Demain lui reproche de plus son manque d’ouverture. Un brin d’amertume trahissant des négociations qui n’auraient pas abouti ?”

La liste Kutner

La liste Kutner est dans le journal : « Pour compléter sa liste, Jean-Marie Kutner a fait appel à 23 nouveaux colistiers. Une liste rajeunie avec un tiers de trentenaires » lit-on.

Si la liste est renouvelée, c’est pour faire face au départ de la majorité des anciens colistiers qui ont rejoint Christian Ball. Quant au rajeunissement en âge, figurent dans les 15 premiers des témoins de l’Histoire municipale de Schiltigheim :

1 – Jean-Marie KUTNER, 66 ans, Maire – 2– Danielle DILIGENT, 71 ans, Retraitée de la Chambre du Commerce et de l’Industrie, Conseillère municipale, Vice-présidente du Conseil Départemental du Bas-Rhin – 5 – Christian DELEAU, 69 ans, Retraité de la Fonction Publique Territoriale, Conseiller municipal – 9 – Patrick HEIWY, 63 ans, Vidéaste retraité, Adjoint au Maire – 10 – Myriam KEHRLI, 69 ans, Retraitée de l’Education nationale, Adjointe au Maire – Gérard BOUQUET, 71 ans, Retraité de l’ADEUS, Conseiller municipal…

Il est vrai que d’autres, plus jeunes, sont entre les « fidèles ».

Affaire Kieffer : «Tu n’es qu’une merde, tu n’es qu’une pétasse innommable…» Que fait Jean Rottner ?

Il vous fait relire l’article d’Heb’di d’hier.

« Je remercie les élues présentes lors de cet événement douloureux qui m’ont témoigné leur soutien et leur empathie, en toute solidarité et humanité. Cela m’a fait beaucoup de bien.

En tant qu’élues, nous avons une responsabilité : celle de ne pas nous laisser faire. Quand on est la victime de tels comportements, aussi violents, il est parfois plus simple de les ignorer. Mais ce faisant, nous tolérons l’intolérable. Les initiatives récentes de femmes sur les réseaux sociaux doivent nous inspirer pour agir là où nous sommes victimes au quotidien. L’impunité est un poison qui nous tue lentement et atteint notre dignité car rien ne justifie rien un tel comportement.

Il est grand temps d’en finir avec les comportements sexistes et la violence psychologique au sein de notre institution.

Je vous invite à me contacter pour échanger à ce sujet.

Vanessa Wagner »

2 questions : JR va-t-il cautionner ? Qu’en disent les élues Merabet et Schalck ?

Et les humanités

En attendant d’en renvoyer quelques-uns à leurs humanités, vous regarderez aujourd’hui la liste des lycées d’Alsace et leurs résultats. Merci France Bleu .

 

 

La grève en marche !

Faut-il croire que les députés LREM n’aiment pas l’Alsace ?

La parution du sondage Ifop sur l’Alsace, la volonté de revenir à l’Alsace (ou d’aller vers l’Alsace) de 82 % des Alsaciens avait pourtant réveillé les élus de la droite et du centre.

Poussé par 82 %, ils osaient, hier demander un référendum.

Un référendum pour les députés LR…

Voici ce qu’ils écrivaient, il n’y a pas si longtemps :

Seulement 10 % des sondés considèrent que l’intégration dans le Grand Est est une « bonne chose » pour l’Alsace. L’exercice de l’action politique en Alsace est aujourd’hui paralysé par cette question institutionnelle qui génère un climat délétère, qui ne va ni dans l’intérêt de notre Région, ni dans l’intérêt de la France. Aussi, nous vous demandons l’organisation d’un référendum dans les départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, afin de trancher définitivement cette question. Une telle initiative ne pourra qu’être portée au crédit de votre quinquennat afin de réparer une grave erreur dans l’organisation de nos territoires.”

…Pas de référendum pour les députés LREM

Un bruit qui a réveillé l’opposant au retour à l’Alsace, Sylvain Waserman, Député LREM cumulant son mandat de conseiller régional après avoir été fidèle fusil de Philippe Richert. Il a battu le rappel.

Martine Wonner (sortie désormais de son arrêt maladie), Thierry Michels, Bruno Studer, Vincent Thiébaut, Sylvain Waserman et Bruno Fuchs ont ainsi cosigné une lettre indiquant leur position :

« Ils expriment leur désaccord avec l’idée de consultation populaire par l’intermédiaire d’un référendum », la lettre de mission du Premier ministre, Edouard Philippe, adressée au préfet du Grand Est le 22 janvier, Jean-Luc Marx, est claire. Le préfet a mandat pour réfléchir à l’avenir institutionnel de l’Alsace, mais sans toucher aux lois sur le redécoupage des régions.”

Maintenant, à vous de jouer !

C’est donc à vous, électeurs de faire monter la pression. A leur demander pourquoi, chez certains, le discours sur le terrain n’est pas le même que sur les communiqués. Pourquoi ils veulent une Alsace au rabais, un ersatz de collectivité, alors que, vous, vous aimez l’Alsace comme territoire et comme région.

Interrogez-les et faites nous remonter tout cela. Fer’s Elsass.

Barbara DesVilles

Exclu : Quand une députée alsacienne gruge la Sécu… et que ça se voit !

Non, nous ne l’avions pas oubliée…

Même si la députée bas-rhinoise Martine Wonner (LREM) s’est faite toute petite depuis les révélations du printemps dernier quant à ses petits arrangements avec sa “maladie”, la machine anticorruption a fait son travail.

Si le procureur reconnaît la fraude, le dossier est classé sans suite, l’infraction n’étant pas de nature pénale.

Fin 2016, Martine Wonner était en arrêt maladie et ce jusqu’à la veille du premier tour des élections législatives…

D’aucun se sont donc logiquement posé la question : est-ce un arrêt maladie fictif pour préparer sa campagne électorale ?

A priori oui, puisque selon un document que nous avions publié à l’époque, la CPAM l’a obligé à reprendre son emploi à Paris après un contrôle.

Il faut dire qu’elle “se pavanait” sur les réseaux sociaux, au meilleur de sa forme, en pleine campagne électorale, sans aucune discrétion…

Anticor avait alors saisi le procureur.

Le parquet de Strasbourg vient de répondre :

Une enquête préliminaire a été confiée à la sureté départementale du commissariat central de Strasbourg.

Les investigations on permis de confirmer que l’intéressée a mené une campagne électorale pendant une période de congés maladie, en s’abstenant de solliciter une autorisation d’activité auprès de la CPAM.

Pour autant, les faits ne sont pas successibles de constituer une infraction pénale, s’agissant en outre d’une activité non rémunérée.

La seule sanction légale est de nature civile, à savoir la restauration des indemnités versées indûment en application de l’article L323-6 du code de la sécurité sociale.”

Conclusion : point de vue imagination, rien à redire… Point de vue éthique, la députée LREM aurait pu mieux faire !

(photo : Martine Wonner en juillet 2017 © Claude Truong-Ngoc)

 

 

Jeudi : Des nouvelles de l’Alsace

Quand l’Alsace se fait plaquée

Selon une étude publiée par le site spécialisé Eplaque, les plaques d’immatriculation refléteraient les avis politiques des automobilistes. Ainsi, les conducteurs alsaciens boycotteraient franchement le logo Grand Est. Quitte à parfois payer le prix fort et à être dans l’illégalité.”

Et en effet, certains « sont prêts à payer le prix fort pour échapper au logo Grand Est. Prêts aussi à être hors la loi. » À tel point que les garagistes sont obligés de s’adapter. Ainsi, à Colmar par exemple :

« 95% de nos clients optent pour le 68 associé au blason alsacien. On les fait fabriquer en plexi, comme ça on peut les personnaliser.» La plaque est conçue sur ordinateur puis imprimée sur adhésif avant d’être collée sur le plexiglas homologué. Coût de l’opération : 50 euros les deux, contre 30 pour du simple alu. L’Alsace, c’est pas donné à tout le monde.”

Et, s’il y en a qui choisissent d’accepter le logo Grand Est, c’est uniquement pour ne pas payer plus cher.

Autrement, une solution moins chère et tout aussi efficace, l’autocollant Alsace !

Mais attention, comme le rappelle la gendarmerie, la loi est très claire sur le sujet de l’immatriculation : « C’est simple, à partir du moment où on modifie la plaque réglementaire, c’est une infraction. »

Vous savez, bien sûr, que nul n’est censé ignorer la loi. Même si le cœur a ses raisons… que la raison connaît parfaitement, cette fois !

Un ange à sa table

Milieu Espoirs tunisien de 19 ans, Moataz Zemzemi a quitté le Club Africain. Le gaucher polyvalent a signé avec Strasbourg jusqu’en 2021.”

Parce que le Racing nourrit de grands espoirs.

Tirer les leçons de la défaite

La dernière fois que Levi Randolph a foulé le parquet du Rhénus, l’Américain avait planté 14 points et 5 rebonds (…). Cette fois, l’ex-joueur de l’Université d’Alabama portera les couleurs de Strasbourg jusqu’à la fin de la saison.”

Parce que la SIG se nourrit de ses adversaires.

“Mon cœur est triste et j’ai mal aux pieds”

À Strasbourg, la vingtaine de comités locaux de La République En Marche (LREM) peine à se remobiliser après l’euphorie des élections présidentielle et législatives.”

On le serait à moins ! C’est à la lecture de l’article de notre confrère que l’on prend la mesure du « ressenti des militants présents un samedi matin à Lingolsheim, lors de la réunion mensuelle de trois comités de « La République en Marche » (LREM). » Une fois le soufflé des élections retombé, la motivation n’est plus la même, le militantisme en prend un coup… Résultat : « de nombreux militants ont déjà quitté le navire. »

Si l’on ajoute à cela de nombreux facteurs tels que l’éloignement des instances dirigeantes du parti, qui vont parfois jusqu’à faire la sourde oreille, on ne peut que comprendre la déception des marcheurs dans les territoires, notamment en Alsace.

Le travail des militants n’est pas facilité par le manque de moyens locaux : alors que le parti est devenu le plus riche de France après le raz-de-marée des élections législatives de juin 2017 (le nombre de députés élus lui assurant un budget de plus de 100 millions d’euros sur cinq ans), il ne dispose d’aucun local à Strasbourg.”

Cela ne ressemblerait-il pas à… du mépris ? Comme quoi, le renouveau de la politique…

 

Fabienne Keller, en marche mais pas trop !

Ainsi, elle communique, ce dimanche sur sa page Facebook. On se dit qu’enfin, on va comprendre, et là, c’est le flou. Or, comme chacun sait, où il y a un flou, il y a un loup.

« Les élections sénatoriales de ce dimanche marquent clairement le renforcement de la majorité sénatoriale d’union de la droite et du centre. Cette consolidation est due aux résultats des élections locales de 2014 et 2015, mais aussi et surtout à une volonté des territoires d’être clairement entendus, soutenus et relayés, notamment face aux réformes et efforts annoncés par le Gouvernement pour les collectivités territoriales. »

 

Où il y a un flou, il y a un loup

Oubliant son incompréhensible défaite strasbourgeoise liée à une équation personnelle et à la présence du FN au second tour, l’élue relativise la victoire de la droite et du centre, tout en critiquant une partie du programme d’un Gouvernement dont certains, vils persifleurs, assurent qu’elle aurait aimé en être.

« C’est une marque de confiance et une responsabilité que nous devrons assumer collectivement autour de notre Président Gérard Larcher »

Là, elle se place dans l’opposition majoritaire et en profite pour identifier le chef dans son poste. Dès fois qu’il ait besoin d’une vice-présidente.

« Les défis pour les milliers d’élus locaux, souvent bénévoles, pour les territoires et globalement pour la France sont nombreux : moyens d’action, lutte contre le chômage, réforme de notre éducation, relance du projet européen… Ces enjeux nécessitent que ce quinquennat soit pleinement utile à la France, sous peine de permettre aux populismes d’extrême gauche ou d’extrême droite d’accéder au pouvoir dans l’avenir. Pour que ce quinquennat soit utile, nous sommes un certain nombre de Sénateurs à considérer qu’il faut soutenir le Gouvernement dans les réformes nécessaires tout en conservant la liberté d’amender et de proposer lorsqu’il en va de l’intérêt de nos concitoyens et des territoires. Territoires dont nous sommes plus que jamais les garants, notamment avec la fin du cumul des mandats. »

 

Moins de courage que Bruno Lemaire

Il ne faudrait pas oublier que ce sont les petits élus qui font les grands électeurs. Fabienne Keller n’osant pas aller directement chez « En Marche » fait ce qu’il fut pour ne pas insulter l’avenir et se positionne comme « constructive », à l’instar d’un Philippe Richert qui n’a de cesse de proclamer sa macro-compatibilité.

Reconnaissons à Bruno Lemaire un peu plus de rigueur politique. Lui, au moins, a rejoint En Marche !

« Comme nous l’avons fait dès le lendemain des élections présidentielles et législatives, nous souhaitons réfléchir collectivement à la façon la plus efficace de faire vivre au sein de la majorité sénatoriale une mouvance constructive, humaniste et européenne, en synergie avec nos collègues de l’Assemblée Nationale. Aujourd’hui deux options sont encore totalement ouvertes:
– créer un groupe constructif à part entière
– fédérer une force constructive au sein d’un groupe commun refondé.

Nous sommes plusieurs Sénateurs à vouloir prendre cette décision collectivement dans les prochains jours pour permettre à nos valeurs et à nos idées de s’exprimer avec le plus d’efficacité, tout en restant fidèles aux principes fondateurs de notre engagement et au nécessaire renouvellement des pratiques politiques » conclue-t-elle.

 

Des ambitions personnelles ?

(photo officielle in fabiennekeller.fr)

Entre les lignes, on comprend que l’élu en rêve pour peser sur un Emmanuel Macron retoqué par les élus locaux et qui a besoin d’une majorité des 3/5ème pour faire passer certaines lois. Au-delà de « l’avenir de la France », ce sont bien des ambitions personnelles qui se jouent ici.

L’ex-maire de Strasbourg se verrait donc bien « présidente » de groupe, même si Libération tempère ses ardeurs : « Un embryon d’un groupe de «Constructifs», à l’image de celui de l’Assemblée, a été créé. A défaut de réunir les dix membres requis, Fabienne Keller (Bas-Rhin) envisage une simple amicale. »

 

Peut-on être constructive à Paris et opposante à Strasbourg ?

Récemment, Olivier Claudon commentait l’état des forces en présence au Conseil Municipal de Strasbourg, raisonnement qui pourrait être étendu à l’Euro-Métropole.

Une question s’impose. Madame Keller va-t-elle aussi y créer un groupe constructif soutien de Roland Ries ou Robert Herrmann et Yves Bur sur certains dossiers ? Va-t-elle ici rejoindre « En Marche » ?

Vous le saurez en suivant le prochain épisode des feux de la maire. Pardon, de l’ex-maire !

Bruno Studer inaugure sa permanence : Tous ses amis étaient là !

 

(capture d’écran vidéo Facebook “En Marche Strasbourg et Bas-Rhin)

 

Oui, il y a du mouvement dans cette circonscription qui rassemble celle que l’ancien député, André Schneider, appelait « la métropole du Nord ». Et dans la journée d’hier, on en a vu des responsables d’associations, des élus, aller à la rencontre du divin élu.

A côté de moi, un observateur s’amuse, cinéphile, sans doute, et demande quand démarrent les salutations officielles. Il ose un cynique « ils viennent voir le nouveau parrain ».

Toute la circo est là ! Toute non, car visiblement des invités ont été oubliés et ronchonnent là-bas sur les réseaux. D’autres sont en vacances et des troisièmes avaient autre chose à faire.

 

Ils sont tous là, ils sont venus

« Les soutiens du député sont là » ose une personne. On manque de pouffer de rire. Il faudra que j’aille me recoiffer.

Ils sont tous là, ils sont venus…

A ce moment-là, on comprend qu’il ait pu manquer des voix au duo Schuler-Barea.

Jean-Marie Kutner, le maire de Schiltigheim est en forme, tout en rondeur. Son accueil de la co-députée avait fait jaser du côté de la Place de la Liberté. Il persiste. Un député, ça peut servir.

Provocateurs, certains font dire que l’élu de la cité des brasseurs remplacerait bien son 1er adjoint, Les Républicains par justement Axelle Benamran, cette co-députée qui fait jaser.

Hier, elle minaudait et partageait l’heure de gloire.

Si certains « mauvais esprits » évoquent encore les histoires de logements insalubres, elle, elle a tourné la page. Restent cependant les articles de l’époque qui visaient sa famille, dont ceux de Rue 89 Strasbourg. « On choisit pas sa famille » chante Maxime Le Forestier.

 

Une co-députée

Pour Bruno Studer, la suppléante doit le « suppléer » lorsqu’il est à Paris. Un adoubement amusant. Pour un peu on évoquerait bien là les bruits des négociations entre un député strasbourgeois En Marche et sa suppléante à laquelle il glissait presque toutes ses représentations.

La notion de co-députée amuse, en tout cas.

Certains murmurent, du côté des Marcheurs, qu’elle est le « marchepied »  du remplacement, un jour, du député. D’autres diffusaient, jusque hier, des anecdotes de campagne.

Du côté des stars de l’inauguration. On en oublierait Jean-Louis Hoerlé, le maire de Bischheim, et les maires de Souffelweyersheim et de Hoenheim, eux plus discrets.

On en oublierait aussi l’ex-député, André Schneider qui nous est apparu fatigué. Tout cela dans la concorde la plus républicaine, sans doute.

Alors que certains élus faisaient des photos avec Lila Merabet, soutien de tous les instants de Bruno Studer et vice-présidente de la région « Grand Est » façon Philippe Richert, on ne pouvait conclure autrement qu’en pensant qu’à deux ou trois exceptions, il y avait sans doute les mêmes qu’avant !

 

L’inauguration autrement

La journée d’inauguration avait sans doute été différente comme l’écrivent les Dernières Nouvelles d’Alsace. La soirée, elle, ne renouvelait pas forcement l’image de la politique locale.

(crédit photo Pierrel67)

Pour le député, cravate bleue et chaussures claires réussissaient à rajeunir le style. Tous ses amis étaient là, sauf Raphaël Nisand, le néo-marcheur (en tout cas, je ne l’ai pas vu).

« Aux prochaines municipales à Schiltigheim, une liste Kutner-Benamran-Nisand est-elle impossible ? » osais-je, naïve.

« A Schiltigheim, tout est possible » me répondit un observateur, ajoutant que les écologistes alliés à l’extrême-gauche pourraient aussi balayer tout ce vieux monde.

Vieux, En Marche ? Déjà ?

 

 

Barbara Desvilles

Encore un qui ne se laisse pas faire

Parce que sinon, ils tombent !