Lundi : Desseins impénétrables

Allah la !

Les réactions sont nombreuses à la suite de la parution, dimanche dans Le Parisien, d’un « manifeste contre le nouvel antisémitisme » alimenté, selon les 300 signataires, par la « radicalisation islamiste ».

Rédigé par Philippe Val, l’ancien directeur de Charlie Hebdo, le texte dénonce une « épuration ethnique à bas bruit » dans certains quartiers.

« Dans notre histoire récente, onze Juifs viennent d’être assassinés – et certains torturés – parce que Juifs par des islamistes radicaux », écrivent-ils notamment. « 10 % des citoyens juifs d’Île-de-France – c’est-à-dire environ 50.000 personnes – ont récemment été contraints de déménager parce qu’ils n’étaient plus en sécurité dans certaines cités », dénoncent les signataires de ce texte, parmi lesquels figurent Nicolas Sarkozy, trois anciens premiers ministres, mais aussi des artistes comme Charles Aznavour ou Françoise Hardy et des responsables des religions monothéistes, Mgr Joseph Doré, le grand rabbin Haïm Korsia ou l’imam Hassen Chalghoumi.« Nous demandons que les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants soient frappés d’obsolescence par les autorités théologiques, comme le furent les incohérences de la Bible et l’antisémitisme catholique aboli par Vatican II », exhortent ces personnalités.

Je sais que je me répète, mais j’ai vraiment de plus en plus de mal à croire que je vis au XXIème siècle. J’ai dû me gourer quelque part, appuyer sur un bouton, je ne sais pas, je ne sais plus.

En 2018, une partie de l’humanité en exhorte une autre à modifier un texte truffé d’inepties et de préceptes funestes. Ils ont marché sur la lune, font de la microchirurgie, sont capables de voir jusqu’au fin fond de l’univers, ils se déplacent en avion, ont consulté leurs smartphones, se font poser des prothèses de la hanche et regardent des films en se cognant dans les lampadaires… Et l’évolution humaine les conduit à demander la réforme d’un texte datant de quatorze siècles dans l’espoir de vivre tranquilles… !

Re-Nuls

Alain Chabat a évoqué une possible re-formation de Les Nuls avec Dominique Farrugia et Chantal Lauby.

Mais à une condition : que ce soit pour la bonne cause. « Avec Chantal Lauby et Dominique Farrugia, on s’est dit que le seul contexte possible serait une action caritative. Pour éviter qu’on nous soupçonne de nous reformer uniquement pour le blé », a-t-il expliqué.

Bon alors ça va, on n’aura pas la version humoristique d’âge tendre et têtes de bois.

Amère Amérique

La Cour suprême des Etats-Unis a rejeté l’appel d’un homme condamné à 241 années de prison dans le Missouri pour une journée de violents vols à main armée commis à l’âge de 16 ans. Cette décision de la haute cour revient à confirmer la sentence extrêmement lourde infligée à Bobby Bostic, qui ne pourra théoriquement prétendre à une libération conditionnelle qu’une fois atteint l’âge de 112 ans.

Le 12 décembre 1995, l’adolescent avait commis plusieurs vols sur la voie publique, avec un complice âgé de 18 ans. Il avait tiré en direction d’une de ses victimes, qui avait été éraflée par la balle. Les deux jeunes avaient aussi agressé une femme, dont ils avaient dérobé la voiture. Au total, M. Bostic s’est retrouvé inculpé de 18 infractions pénales, criminelles dans leur majorité.

La juge de la ville de St. Louis qui l’avait condamné avait pris la décision de cumuler les peines et non de les confondre. Cette magistrate, Evelyn Baker, a longtemps après admis que cette réclusion de 241 années, équivalant à la perpétuité, avait une durée disproportionnée.

Dans son appel à la Cour suprême, Bobby Bostic demandait à être rejugé et à bénéficier du 8e amendement de la Constitution américaine qui bannit les “peines cruelles ou inhabituelles”.

En 2010, la plus haute instance judiciaire des Etats-Unis a pourtant interdit l’emprisonnement à vie d’une personne mineure n’ayant pas commis d’homicide, ce qui est le cas de Bobby Bostic. En 2012, la haute cour a étendu cette interdiction aux mineurs auteurs d’un homicide, puis a jugé en 2016 que la mesure pouvait s’appliquer rétroactivement.

Pourquoi, dans ces conditions, Bobby Bostic, ne bénéficie-t-il pas de cette jurisprudence ? Car les procureurs du Missouri maintiennent, premièrement, qu’elle s’applique à un crime unique et, deuxièmement, que Bostic a été condamné à une très longue peine et non à la perpétuité.

Allez, tout le monde répète après moi : Amérique, pays de la liberté, du rêve américain, de la démocratie, de la justice… du droit?

Qué Kate ?

Kate Middleton est entrée à la maternité ce lundi 23 avril pour donner naissance à son troisième enfant. Dans quelques heures, elle viendra le présenter aux médias et la tenue qu’elle choisira sera évidemment au cœur de toutes les attentions.”

Voilà, juste pour que nous ne passiez pas à côté d’une information capitale.

Papier mâché

Le climat de haine à l’encontre des journalistes qui se développe notamment en Europe et aux États-Unis menace les démocraties, s’inquiète Reporters Sans Frontières dans son rapport annuel.

Chaque année, Reporters sans frontières (RSF) dresse son classement mondial de la liberté de la presse. Bilan: en 2017, 21 pays ont été placés en situation « très grave ». Un niveau record, s’inquiète l’ONG. L’Irak bascule ainsi dans la catégorie où figurent déjà plusieurs régimes autoritaires comme l’Égypte (161ème), la Chine (176ème) ou la Corée du Nord, toujours en dernière position. Seulement, les discours de haine et les attaques contre la presse ne sont à présent plus l’apanage des seuls États autoritaires.

“Ce classement traduit un phénomène malheureusement manifeste, la croissance dans bon nombre de démocraties de l’expression de la haine contre les journalistes, et la libération de cette haine est vraiment dangereuse”, résume Christophe Deloire, secrétaire général de l’organisation. Un phénomène qui touche, selon lui, “des démocraties aussi différentes que les Philippines (133e), avec le président Duterte qui prévient qu’être journaliste “ne préserve pas des assassinats”, qu’en Inde (138e), où des armées de trolls à la solde des partis politiques appellent à la haine des journalistes, ou les États-Unis, où Donald Trump les qualifie d’“ennemis du peuple”, une formule prisée par Staline.”

Si la Norvège maintient son 1er rang au classement, “il y a une inquiétude très forte pour les démocraties européennes”, estime Christophe Deloire. “4 des 5 plus grandes baisses du classement sont en Europe, la zone dont l’indice global est en plus grande dégradation c’est l’Europe, et l’expression de la haine mène in fine à des violences physiques”, dénonce-t-il.

Certes, cet article parle de la haine et des violences contre les journalistes. Mais saisissons là l’occasion pour dire que l’insuffisance – et dans pas mal de cas l’absence d’indépendance (pour ne pas dire la totale dépendance) – de titres de presse donnant l’illusion de l’indépendance et de ce qui est censé aller avec, la liberté d’expression, évolue dans un sens qui ne peut que nous inquiéter. En tout cas, qui devrait nous inquiéter.

Hein ? Vous n’en n’avez rien à f… ? Ah ben c’est pour ça alors!

Œufs frais

Les parents du petit Tiantian avaient conçu un enfant en ayant recours à la fécondation in vitro et avaient fait congeler plusieurs embryons. Mais ils sont décédés dans un accident de voiture. Après leur disparition, leurs parents et désormais grands-parents du bébé ont mené un bataille légale pour obtenir les œufs fertilisés et congelés auprès de l’hôpital de Nanjing.

Après avoir remporté le droit d’acquérir les œufs fertilisés à l’issue d’une décision de justice inédite, les grands-parents ont dû trouver une mère porteuse. La pratique étant illégale en Chine, ils ont trouvé un accord avec une femme originaire du Laos.

Une fois la grossesse arrivée à terme, la mère porteuse s’est rendue en Chine où elle a accouché, assurant ainsi la nationalité chinoise au bébé.

Selon la BBC, les quatre grands-parents sont ravis d’avoir pu ainsi perpétuer la lignée familiale.

Imaginons que les grands-parents meurent à leur tour avant d’avoir pu réaliser leur rêve… Le petit serait né après ses grands-parents et ainsi de suite serait-on tenté de dire. On pourrait en rigoler mais ça fait plutôt froid dans le dos. Vous ne trouvez pas ?

 

Pince-mi et Pince-moi…

Lundi : Une giboulée d’infos

Ça trumpe énormément

Donald Trump est « moralement inapte » à diriger les Etats-Unis, a affirmé l’ancien directeur du FBI James Comey dans une interview à la chaîne de télévision ABC : « Je ne crois pas à ces histoires selon lesquelles il serait mentalement déficient ou dans les premiers stades de la démence […] Je ne crois pas qu’il soit médicalement inapte. Je crois qu’il est moralement inapte à être président », a-t-il ajouté.

Certes, certes… Le problème, c’est qu’à travers le monde ils sont quelques-uns dans ce cas…

Tiques tacles

Depuis plusieurs années, l’autorité des experts est remise en cause par les malades, et c’est particulièrement le cas pour la maladie de Lyme où on en est au stade des plaintes en justice.

A l’origine de ces plaintes, la volonté des malades de contester les tests diagnostiques en vigueur (ELISA et Western-Blot ou immunoblot), tests qui selon eux ne diagnostiqueraient pas la maladie chez certains malades, ainsi que la demande de traitements antibiotiques prolongés chez les malades qui souffriraient d’une forme « chronique » de la maladie.

C’est un article très intéressant publié par le site pourquoidocteur.fr et qui donne l’occasion de rappeler qu’Heb’di avait été, il y a quelques années, pionnier sur cette question et avait permis à des gens injustement sanctionnés de donner leur point de vue.

Vieille taupeless

Les activistes féministes Femen ont fêté les 10 ans de leur mouvement à La Bellevilloise, Paris XXe, et de nombreuses personnalités étaient invitées à se produire à l’occasion de cet anniversaire. Parmi elles, Lio a aussi profité de la soirée pour afficher son soutien au mouvement, en s’affichant topless sur scène, à l’image des Femen lorsqu’elles manifestent.

Depuis, les Femen se demandent si elles ne vont pas s’acheter des pulls

Intripotables

Beau dossier dans Society-magazine.fr qui aborde un problème qu’on feint souvent d’ignorer. Selon l’institut de sondage IFOP, « un Français sur quatre a utilisé un sextoy au moins une fois au cours de l’année 2016, pour un plaisir solitaire ou en couple. » Mais le magazine précise que certains sont privés de la variété des plaisirs de la chair : invalides, amputés, paraplégiques, tétraplégiques, ils sont 2,3 millions et, à ce jour, il n’existe que deux dispositifs pensés pour la sexualité des handicapés.

Certains bidouillent, comme Clément Chaderon, paraplégique depuis huit ans : « J’achète des sextoys du commerce, je les démonte et j’enlève les interrupteurs pour en installer des plus accessibles, puis je fais une ‘rallonge’ ou une grosse roue que l’on peut actionner avec la paume de la main. » Mais ça ne l’empêche pas d’avoir parfois des demandes… étonnantes. Et niveau bricole, Clément a de la suite dans les idées. « Une femme tétraplégique souhaitait un dispositif pour pouvoir se masturber. J’ai fabriqué une sorte de main avec un doigt en silicone fixé sur une rallonge en bois pour le tenir dans la bouche et donner accès aux grandes lèvres de madame », détaille-t-il. L’industrialisation n’est pas compliquée, selon lui. « Une fois que l’on a bidouillé quinze sextoys pour des handicaps différents, on peut rapidement proposer une gamme assez complète et accessible », assure-t-il, avant d’avouer ne pas avoir le temps de concrétiser ce projet ni l’envie de monter une entreprise dans ce domaine.”

Au-delà des rires et des sarcasmes quasiment inévitables que ce sujet déclenche, il faut saluer l’initiative de ce type de publications qui osent aborder des sujets que d’aucuns considèrent au mieux comme tabous, au pire comme une perversion.

“Quand même, comment peut-on, déjà qu’ils sont handicapés…” Ben oui ma bonne dame, ça fait partie de la vie de tout le monde et tant mieux pour vous si vous n’avez pas besoin de monsieur bricolage.

Vendredi, de rêves et d’espoir

Printemps social

Plus d’une centaine d’étudiants ont brièvement occupé le palais universitaire de Strasbourg, ce jeudi 22 mars à la suite de la manifestation dans le centre-ville. Ils ont été évacués par les forces de l’ordre vers 20h15.

On écrit depuis l’endroit d’où l’on vient. Voie de conséquence,  vous vous en doutez, ce n’est pas dans cette chronique que l’étudiante en sciences humaines que je suis viendra grincer des dents contre la mobilisation sociale d’hier en Alsace.

Et avant que les DNA ne vous parlent d’occupation illégale d’établissement scolaire, de débordements et de manifestants violents, je vous raconte l’histoire d’un palais universitaire occupé pour l’espace de quelques heures par une centaine de personnes. Qui ont des idées à revendre, des espoirs dans le baluchon et mai 68 en tête.

Mais aussi des revendications claires et pragmatiques : retrait des réformes étudiantes de Parcours Sup et de l’université, et soutien affiché pour la lutte des cheminots, des fonctionnaires et des retraités. Bref, des militants portant haut et fort le désir de se rassembler quand on s’acharne là-haut à diviser.

“On fait face à une série de mesures extrêmement graves sur le statut des étudiants, l’accès à l’université et l’ensemble du système qui va avec, témoigne un militant de Solidaires étudiants, qui n’a pas souhaité donner son nom, quelques minutes avant l’évacuation par la police, aujourd’hui, on pense qu’un tel blocage est une manière de peser dans le rapport de force pour faire valoir nos revendications face à un gouvernement qui de toute façon n’est prêt à rien entendre […] Le palais universitaire, c’est symbolique, c’est un endroit qui en Mai 68 a été fondateur et on espère que le mouvement étudiant de Strasbourg pourra faire revivre une tradition de lutte autour de ce lieu”.

Cela n’a pas fait long feu, puisque les CRS sont arrivés avec la grâce et la délicatesse qui leur sied :

Mais l’affaire reste à suivre, avec la vague printanière qui arrive !

Pour des jours moins sanglants

Ils font la une du Times : les figures de proue du mouvement anti-armes, rescapés de la fusillade de Parkland le 14 mars dernier posent pour le prochain numéro d’avril. Ils s’appellent David Hogg, Alex Wind, Cameron Kasky, Jaclyn Corin et Emma González, et ont initié une mobilisation historique pour une meilleure régulation du marché des armes aux Etats-Unis.

Du haut de leur 17, 18 ans, ils tiennent tête aux hommes politiques pro-armes et à la National Rifle Association, ce puissant lobby américain. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ne manquent pas d’imagination pour marquer les consciences.

Ainsi, 7 000 paires de chaussures avaient été alignées le 14 mars sur la pelouse du siège du Congrès. Elles symbolisaient chaque enfant tué dans une fusillade au sein d’un établissement scolaire, depuis la tuerie de Sandy Hook, en 2012.

Le vide pour symboliser l’absence, donc, et l’effet rendu est saisissant. Bref, aux Etats Unis aussi, la jeunesse en a encore dans le bide !

Mort dans l’œuf

Pschiiiit. Il n’aura pas fait long feu le « journal de tous les français ». Deux mois après son lancement, le magazine Ebdo dépose le bilan. Peut-être que l’enquête mal ficelée sur la plainte pour viol contre le ministre Nicolas Hulot lui a mis du plomb dans l’aile ?

En attendant, Heb’di , lui, est toujours dans les kiosques !

Malicieusement vôtre,
Rosalie

Lundi : À votre service !

Enfoirés !

Jean-Marie Bigard a accusé la troupe des Enfoirés de garder une partie de l’argent collecté lors des concerts. Alors que Coluche avait dit, selon lui, qu’il ne devait rien rester et que tout l’argent ramassé devait être redistribué, Mimie Mathy et sa bande garderaient “une caisse de ravitaillement de secours”.

(photo officielle http://www.enfoires.fr/)

Je n’étais pas d’accord sur deux-trois trucs, notamment de garder de l’argent qui n’était pas utilisé, alors que ce n’était pas la volonté de Coluche”, ” Moi, cette petite caisse de ravitaillement de secours, elle ne me plaisait pas tellement.”

Il a également évoqué le “snobisme des Enfoirés”, assurant que Carlos, pourtant vieil ami de Coluche, n’avait jamais pu participer aux concerts parce qu’il ne vendait pas assez de disques.

Ce n’est donc pas pour rien qu’on les appelle les “Enfoirés”…

Bande de Bataves

Les députés néerlandais ont voté pour l’abrogation de la loi sur les référendums consultatifs, un type de scrutin qui avait placé le gouvernement dans une position délicate lorsque les citoyens ont rejeté en 2016 l’accord d’association entre l’UE et l’Ukraine.

“L’abrogation du référendum consultatif a été votée par la chambre basse comme le prévoyait l’accord” signé par les partis membres de la coalition, a déclaré vendredi Hugo de Jonge, vice-premier ministre et ministre de la Santé, du Bien-être et des Sports.

La proposition de loi doit encore être approuvée par le Sénat. D’ici là, un autre référendum consultatif aura toutefois lieu le 21 mars, en même temps que les élections municipales. Le vote portera sur une loi autorisant les services de renseignements à déployer un système pour “mettre massivement sur écoute les communications en ligne, y compris des citoyens non suspects”, selon ses détracteurs.

Voilà voilà… Et n’oublions pas, nous européens, de donner des leçons de démocratie à la Terre entière, aux russes notamment.

A moi la plus grosse !

La Russie a lancé avec succès un nouveau missile hypersonique (plus de 5.000 km/h, plus de “dix fois la vitesse du son” d’après Poutine) qui l’a qualifiée “d’arme invincible”, a annoncé dimanche le ministère russe de la Défense. Le missile Kinjal (poignard) a été lancé par un chasseur russe MiG-31.

Les MiG-31 ont dû être modernisés afin de pouvoir transporter les missiles Kinjal, a précisé sur Facebook le vice-Premier ministre Dmitri Rogozine :

“Les missiles aériens de haute précision Kinjal sont destinés à détruire des cibles terrestres et maritimes”, a rappelé le ministère de la Défense, assurant qu’il n’existe pas d’équivalent au missile Kinjal dans le monde”

Le président russe a assuré que les missiles Kinjal ainsi que d’autres nouvelles armes russes “à portée illimitée”, “hypersoniques” ou laser, étaient “invincibles”. Il avait alors intimé les Occidentaux à “écouter” la puissance militaire retrouvée de la Russie, tout en assurant qu’il “ne menaçait personne”.

Je sens que lors de la prochaine guerre, qui arrive de plus en plus vite, on va bien se marrer. Pas longtemps, mais on va se marrer.

Sans blague ?

L’Amérique a fait payer cher la crise aux banques de la planète. Ce n’est pas moi mais Les Echos qui le disent. Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Quoique…

Les grandes banques américaines et européennes ont déboursé pas moins de 345 milliards de pénalités financières entre 2009 et 2017. Une somme très largement captée par les autorités américaines, et seulement à 6 % par les régulateurs européens.

“Depuis la crise financière, une avalanche d’amendes, pénalités et règlements à l’amiable s’est abattue sur les grandes banques américaines et européennes. Selon une étude du Boston Consulting Group, les géants de la finance ont ainsi été contraints de débourser pas moins de 345 milliards de dollars entre 2009 et 2017. Encore, ce montant est certainement inférieur à la réalité, les décomptes du BCG ne retenant (jusqu’en 2015) que les coûts supérieurs à 50 millions de dollars, et ne concernant que les 50 plus grandes banques de la planète. “

Rappelons-nous qu’il y a dix ans, lorsque cette crise a commencé, ceux qui dénonçaient ce que Les Echos font mine de découvrir aujourd’hui passaient au mieux pour des doux-dingues à tendance complotiste, au pire pour des psychopathes aveugles incapables de voir les bienfaits des mesures mises en œuvre par les banq… euh pouvoirs publics.

Poupée de cire, poupée de çon

… à tel point que la photo a disparu de tous les écrans !

Vous, je ne sais pas, mais moi j’ai eu peur en voyant resurgir Berlusconi. Pas politiquement, non, avec l’Italie on ne peut plus être surpris, mais physiquement. J’ai cru que sa statue de cire s’était échappée de Grévin.

 

Sa (nouvelle) tête me fait penser à celle des marionnettes ou des poupées en plastique, avec leurs traits figés, leur regard inexpressif. Quand il sourit j’ai peur que le plastique ne résiste pas et qu’il nous éclate à la figure. Les dégâts ne sont pas aussi étendus que chez Mugler, certes, mais tout de même, la nouvelle tronche berlusconienne a de quoi laisser perplexe. On dirait un robot. R2D2 en version plastic-spaghetti. Mama mia !

 

 

Lundi : On vous livre !

Défense de lire.

Selon une étude, les pays où les inégalités sont les plus marquées entre les femmes et les hommes sont aussi ceux… où les étudiantes sont les plus nombreuses à être diplômées dans les domaines des sciences !

Ainsi, on observe qu’aux États-Unis 8 % seulement des diplômés de sciences informatiques sont des femmes. À l’inverse en Algérie, un pays où 15 % des femmes travaillent, elles représentent 41 % des diplômés dans le domaine des sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STEM). Ces données sont devenues une véritable tendance de fond : d’après la revue Psychological Science, dans un article relayé par Slate.fr, les pays les plus mal classés en termes d’égalité hommes-femmes sont ceux où ces dernières sont le plus nombreuses à s’engager dans des études scientifiques.

Ah c’est pour ça que les talibans veulent empêcher les filles de s’instruire ! Pour ne pas creuser les inégalités hommes-femmes. En fait, ils sont en avance sur leur temps.

Les feux de l’amour

En “une” de Paris Match : « David et Laura réclament leur part d’amour ».

Bon, c’est de l’amour sonnant et trébuchant, d’accord. N’empêche, c’est pas gagné…

À ce propos… Pour ceux qui ne seraient pas au courant ou qui souhaiteraient approfondir leur voyeurisme, sachez que le rififi des consorts Smet-Hallyday est toujours et encore à la une de : Gala, Closer, L’Express, VSD, Paris Match, Public. C’est peu pour un sujet aussi important, vous ne trouvez pas ?

HEB’DI a décidé de s’y mettre aussi, mais on attend encore un peu… le temps qu’ils se mettent franchement sur la gueule.

Réchauffement scientifique

Books s’interroge sur l’objectivité non pas de la science mais des scientifiques qui, pour certains, ne se préoccupent pas vraiment du progrès auquel ils pourraient contribuer.

Ce dossier aborde sans a priori (c’est risqué par les temps qui courent) des sujets dits “clivants” et notamment celui du réchauffement climatique où l’on voit –ce que d’aucuns dénoncent depuis belle lurette- que la bonne foi est rarement la qualité requise pour être écouté en ce domaine.

Quoi qu’il en soit, s’il y a un lieu où ça chauffe de plus en plus, c’est sous la calbombe des scientifiques ou ceux qui se prétendent tels, car comme vous le verrez à la lecture de ce dossier fort intéressant, il y a scientifique et scientifique, c’est-à-dire ceux qui cherchent vraiment avec des données objectives (et donc potentiellement contradictoires) et ceux qui ne cherchent pas forcément, mais qui trouvent toujours un moyen de se faire remarquer en publiant le plus possible, même si c’est en publiant n’importe quoi.

Je vous laisse juges….

Y’a pas de mai !

Politis se demande ce qui reste de mai 68. C’est bien de se poser la question maintenant parce que dans pas longtemps le festival d’autocélébration d’une certaine jeunesse va commencer. Et on aura droit, sans aucun doute possible, à du lourd et du clinquant. Du qui pique les yeux, avec leçons de rebellitude et déambulateurs customisés “Peace & Love“. Parce que ces petits jeunes grabataires qui disaient préférer mourir avant d’être vieux… sont vieux et toujours pas morts. Comme la plupart d’entre eux ont les portugaises désormais bien ensablées, ils se croient obligés de se rappeler à nous avec une constance assourdissante. Leurs jérémiades sur le niveau de leurs pensions ne sont qu’un avant-goût de ce qui nous attend.

Ceci dit (Brahim), Politis est assez consensuel (ce mot n’a rien à voir avec la libération sexuelle chère aux sexagénaires), probablement parce que son lectorat compte pas mal des gens dont au sujet desquels je viens de causer.

Communicons

A propos de causer, Causeur (admirez la transition qui achèvera de vous convaincre que les plumitifs de HEB’DI sont des lettrés de haut vol), explique, surtout aux bouchés congénitaux, que le monde merveilleux de la communication tous azimuts et des réseaux sociaux n’est qu’un vaste mécanisme qui grignote doucement mais sûrement les libertés en faisant des geôliers leurs propres prisonniers et vice-versa.

« La liberté, c’est l’esclavage »… Si ça parle encore à ceux qui n’ont pas brûlé tous leurs livres…

 

 

Vendredi : égos à gogo

Pierrot Persil en reportage de guerre dans un lycée américain…

Eurêka

Nouvelle idée brillante du président des Etats-Unis, alors même que les lycéens rescapés de la fusillade en Floride ont lancé un mouvement de protestation nationale contre la facilité d’accès des armes à feu : Donald Trump propose d’armer les enseignants, pour mettre fin aux “zones sans armes” autour des écoles. Entendons-nous bien, et ceci n’est pas une fake news, le président des Etats Unis a expliqué être favorable au port d’arme dissimilé pour les professeurs « qui savent tirer», et qui auraient suivi une formation spéciale au préalable, en estimant que si 20% des enseignants étaient armés, « ils pourraient stopper très rapidement stopper une attaque qui dure en moyenne trois minutes alors qu’il faut entre 5 et 8 minutes pour que la police arrive sur place »…

Ou comment déplacer le problème qui gêne lorsque l’on a promis  aux membres de la National Rifle Association (le NRA, ce puissant lobby américain d’armes) qu’ils avaient un « vrai ami » à la Maison Blanche.

Nul doute que transformer les écoles américaines en bastions militaires relève d’un coup de génie dont  la subtilité échappe à notre compréhension de simples mortels.

Franchement, on ne voit pas d’autres explications.

Bure et Co

 Une quinzaine de militants ont été expulsé hier du bois Lejuc, dans la commune de Mandres-en-Barrois tandis que « la maison de Résistance » a été perquisitionnée dans la ville voisine de Bure. Ces deux sites étaient les points névralgiques de la contestation contre le projet de centre d’enfouissement de déchets nucléaires, le Cigéo.

Ce projet, mené par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs doit être construit à Bure et prévoit  entre autre des cheminées d’aération sur le site du bois Lejuc…et accueillerait jusqu’à 83 000 m3 de déchets nucléaires radioactifs (c’est-à-dire les déchets les plus dangereux, responsables de 99% de la radioactivité produite en France).

 Le gouvernement parle de concertation, mais en réalité il montre ses muscles et expulse, dénonce Jean-Marc Fleury, président de l’Association des élus opposés à l’enfouissement des déchets radioactifs (Eodra). Cela fait plusieurs mois que cette logique est en cours, avec une série de procès contre des opposants.”

©Mathieu Cugnot

Tiens tiens, l’étendard de « l’Etat de droit » aura vite été ressorti de son placard ! Ou comment éviter le développement d’un nouveau et épineux Notre-Dame-des-Landes…

Comme d’habitude, on expulse à tour de bras, sans prendre le temps de se poser un instant la question : pourquoi tant de ZAD essaiment depuis ces dernières années ?  Pourquoi ce ras-le-bol généralisé des  grands projets de construction continue-t-il de faire des petits en France ?

Entre révoltes, utopies réelles et expérimentation, France culture prenait le temps de se pencher sur la chose en janvier dernier.

Côté politiques, on sent la Hulotte pas franchement à l’aise sur la question, surtout qu’une photo datant d’octobre 2016 circule sur les réseaux sociaux, le montrant brandissant fièrement un écriteau « Cigéo, Bure, je dis non ! ».

Triste spectacle que notre Hulotte qui tente bon gré mal gré de donner une cohérence à sa présence au sein du gouvernement. Quand ça colle pas, ça colle pas..

Dallas

C’est marrant comme un sitcom, les repas de famille chez les Républicains. Paraît-il que Valérie Pécresse n’a pas apprécié la boutade de Wauquiez à propos de son bilan politique devant des étudiants lyonnais :

Le nombre de conneries qu’elle peut faire ! ”

En tout cas, nous, on a sorti le pop corn !

Tueurs de visons dans le viseur

Avis aux grand-mères des beaux-quartiers qui arborent encore fièrement leur manteau en vison… L’association de protection animale L214 a publié une nouvelle vidéo choc sur les conditions déplorables d’élevage des visons, ces petits animaux dont la fourrure sert à la fabrication de vêtements de luxe.

Attention petites âmes sensibles, c’est pas joli à voir !

Palme de la crétinerie

La cathédrale de Strasbourg, notre belle demoiselle de dentelle s’est retrouvée affublée de tags « Ni Dieu ni maître » sur sa façade. Un dépôt de plainte a été déposé jeudi tandis qu’une entreprise de nettoyage spécialisée a été sollicitée par les services de la ville pour effacer les deux inscriptions.

La bêtise est infiniment plus fascinante que l’intelligence, infiniment plus profonde. L’intelligence a des limites, la bêtise n’en a pas”

(Claude Chabrol, toujours le mot qu’il faut…)

Chèvre qui peut

Repéré dans le fil de l’info : ce mercredi, les TGV entre la Bretagne et Paris ont été retardés par « des chèvres aperçues aux abords des voies ».

Une pensée à ceux qui ont dû justifier leur retard à leur boss et expliquer qu’il y avait des chèvres qui gênaient le trafic !

Vraiment, on sous-estime le potentiel comique de la SNCF !

Biquètement vôtre,

Rosalie.

À armes égales

L’arme à l’œil

Alsace : Y a-t-il un Harvey Weinstein près de chez vous ?

Qui sont les confrères et les complices d’Harvey Weinstein ?

La première des choses que nous notons est qu’il nous semble réducteur de cantonner le « mal » (sans e) à un seul réalisateur. Le dossier Weinstein semble énorme. 93 personnes figureraient ainsi sur la liste des victimes du producteur. Loin de nous l’idée de vouloir le défendre mais on peut s’interroger…

Attirées par Harvey Weinstein ?

D’abord en se souvenant des personnes, hommes ou femmes, qui se permettaient de faire de l’humour sur ce dossier.

En 2012, Tina Fey y fait référence dans un épisode de la série 30 Rock au cours duquel elle fait dire à un personnage féminin :

« Je ne crains personne dans le show-business. J’ai refusé de coucher avec Harvey Weinstein à au moins trois reprises ! »

En 2013, Seth McFarlane félicite les actrices nommées dans la catégorie meilleure actrice lors de la cérémonie des Oscars en leur lançant :

« Vous n’avez plus besoin de faire semblant d’être attirées par Harvey Weinstein ! » nous apprend Le Monde.

On espère que la justice américaine prolongera les poursuites pour les complices, de ceux qui n’ont pas dénoncé des faits jusqu’à d’autres qui étaient là lors de moments supposés « orgiaques ».

Bienvenue dans le monde du cinéma

Supposée peu prude sur un tel sujet, c’est l’actrice Clara Morgane qui commente dans Non-Stop People :

« J’ai assisté à une scène assez incroyable au Coste (un célèbre hôtel/bar parisien). Un réalisateur américain venait trouver l’actrice française qui allait être à l’affiche de son prochain film. J’ai vu une dizaine d’actrices autour de ce réalisateur qui étaient comme mises à l’épreuve par rapport à qui serait la plus allumeuse, celle qui rirait le plus fort, celle qui coucherait en premier avec lui. Elles se sont toutes battues, c’était terrifiant à voir. J’étais avec un ami réalisateur et il m’a dit “Bienvenue dans le monde du cinéma”. J’ai compris à ce moment-là ce qu’était la vie des actrices de cinéma »

Alors que son chauffeur cannois annonce que d’autres victimes françaises pourraient se dévoiler, on ne peut que se demander si ce n’est pas l’hypersexualisation de la société qui a permis l’émergence de pratiques à la Weinstein.

Des prédateurs d’hommes, de femmes

En attendant, les idoles tombent en plus du réalisateur. On évoque Dustin Hoffmann, Steven Seagal, John Travolta… Mais finalement, on s’étonnerait presque de l’absence relative de noms français au vu du succès du tag « Balance Ton Porc » !

Un Harvey Weinstein en Alsace ?

Y-a-t-il un ou plusieurs Harvey Weinstein en Alsace ? Aucun nom n’est sorti même si plusieurs rumeurs circulent sur des harcèlements divers. Naturellement, la politique est ciblée ! Des noms sont évoqués mais à ce jour aucune plainte sérieuse n’est connue. On n’évoque là « que » les harcèlements et abus de pouvoir. Les maîtresses placées sur des listes lors d’élections ne comptent pas ! Là, les relations sont consenties et assumées.

 

Barbara DesVilles

Vendredi, des omelettes d’omerta au menu !

Secret de polichinelle et tapis rouge

Les langues se délient et le secret de polichinelle autour des tendances pas très catholiques du magnat et producteur hollywoodien Weinstein éclate au grand jour…

Les témoignages se succèdent et ce n’est pas beau à voir (et à entendre). Hier soir, l’actrice française Florence Darel était invitée sur le plateau de Quotidien. Elle aussi a subi pendant sa carrière de cinéma le harcèlement sexuel du bonhomme. Coup de gueule :

« C’est insupportable, ça ne bouge pas. Quand est-ce qu’ils vont comprendre que les religions ont depuis des siècles font de la femme celle par qui le péché arrive ! Quand est-ce que les hommes vont comprendre que les femmes ne sont pas un butin, un trophée que l’on remporte quand on a le pouvoir ! […] Il faut que les hommes et les femmes autour de ces prédateurs prennent conscience de leur rôle effectif et ne se taisent plus. »

Voilà une musique qui résonne tristement en écho à la polémique Angot-Rousseau qui s’est déroulé il y a quelques semaines sur le plateau de Laurent Ruquier (ONPC), ou encore aux clichés de cette jeune femme qui s’est photographiée avec ses harceleurs de rue, diffusés en masse sur les réseaux sociaux.

Autant de piqûres de rappel qui abreuvent l’actualité donc. De quoi réfléchir sérieusement à la question de la parole et du témoignage dans des milieux professionnels où l’omerta est un sport national.

Le petit monde de l’université dans la tourmente

Notre chère université strasbourgeoise fait parler d’elle dans Le Monde… et ce n’est pas très flatteur. En cause : une « procédure presse » mise en place par l’établissement (reportée jusqu’à nouvel ordre) qui demandait au personnel enseignant et administratif de prévenir le service communication de l’université à chaque échange avec un journaliste ou un média « y compris s’ils étaient sollicités directement » et ce « le jour de l’interview, ou au plus tard le lendemain ». Décision qui a déclenché une polémique dans le milieu universitaire et s’est même prolongée dans un billet de Médiapart. Sur les réseaux sociaux, on parle aussi d’entrave à la liberté d’expression…

Eh bien, ce n’est pas joli joli pour une université publique ! Heureusement que cette histoire de « procédure presse » n’a pas vu le jour : ce serait dommage que Heb’di n’ait pas l’occasion d’aller farfouiller du côté de la planète Université…

Du rififi à l’Unesco

Les États Unis et Israël quittent l’Unesco, reprochée d’être anti-israëlienne depuis la décision d’inscrire la vieille ville de Hébron, située dans le sud de la Cisjordanie au patrimoine mondial.

Un sujet tellement inextricable, directement lié aux conflits israélo-palestiniens, qu’il reste juste un sentiment d’amertume en bouche : l’impression que, décidément, c’est encore une mauvaise nouvelle qui s’abat sur la planète Terre.

Du pain contre le SIDA

Du 11 au 18 octobre, votre boulanger vous propose une baguette pleine d’amour en forme de ruban, dont la moitié du prix est reversé à l’association française de lutte contre le sida. Histoire de vous rappeler dès le petit-déj que la santé, c’est le nerf de la guerre, et qu’il y a encore du pain sur la planche (près de 7 000 nouvelles contaminations sont enregistrées chaque année).

Sur ces paroles joyeuses, bon appétit, et bon vendredi !

Rosalie

 

Le cauchemar américain