Les délires islamophobes de Philippe BIES

Philippe Bies

Tous les 4 ans, les locataires sont appelés à voter leurs représentants au conseil d’administration des organismes HLM.
La dernière élection a eu lieu en décembre 2014.
Les locataires ne se mobilisent pas vraiment à cette occasion, la participation n’était que de 20% en 2014 à CUS Habitat (3687 votant pour 18 277 inscrits)
Trois organisations de consommateurs se présentent régulièrement à cette élection, la CNL (976 voix) dirigée par le PS, la CSF (725 voix) et la CLCV (1169 voix).
En 2014 une nouvelle association nommée ALIS (Association des locataires indépendants de Strasbourg) se présente et recueille 817 voix ce qui lui permet d’obtenir un siège au conseil d’administration de CUS Habitat.
Cette élection provoque chez Philippe Bies, député PS et président de CUS Habitat et chez ses amis des réactions assez surprenantes pour des socialistes qui se disent à l’écoute des quartiers et surtout à l’écoute de la deuxième génération d’immigrés qui réside dans les quartiers de L’Elsau, de Hautepierre.
ALIS ne compte que des membres issus de l’immigration.
À juste titre, cette génération d’enfant de parents immigrés ne se sentait pas représentée par les associations installées.
Il faut savoir que chaque association bénéficie d’une subvention annuelle pour financer son fonctionnement dans le cadre du PCL (Plan de Concertation Locatif)

En 2015 lors d’un Conseil d’Administration Philippe BIES présente une modification du règlement de ce PCL pour empêcher ALIS d’accéder à la subvention qui lui revient.
À cette occasion l’ensemble des élus de l’EUROMETRPOLE (anciennement CUS) s’est rallié au point de vue du président de CUS HABITAT et a voté cette délibération qui ostracise ALIS.
Philippe BIES, toujours lui, ira jusqu’à tenter de faire expulser vers le Maroc l’élu au conseil d’administration au prétexte que ce serait un dangereux islamiste et que son association serait purement communautariste.
La justice n’étant pas encore aux ordres des phantasmes de l’adjoint au maire, cette tentative a échoué.
Mais, c’était sans compter sur la détermination du député Bies, qui avec ses amis socialistes fait adopter une modification de la loi qui autorise uniquement les associations représentatives au niveau national à présenter des candidats aux élections HLM, ainsi ALIS et ses 817 électeurs seront éliminés du scrutin en décembre 2018. Bonjour la démocratie …
Je ne vais pas répéter ici tous les délires que j’ai pu entendre de la part de certains responsables politiques ou autres c’est par pure charité chrétienne que je ne les citerai pas…
Je ne peux m’empêcher de citer l’argument qui m’a encore été opposé dernièrement :

« avec l’argent du PCL ils vont acheter des KALACHNIKOVS »

Il était urgent que Philippe BIES soit à la tête de ce combat.
Le Député  a tout simplement oublié de voir que le représentant d’ALIS porte des revendications légitimes des locataires de CUS HABITAT. Tout comme les autres élus des locataires qui se heurtent également à une administration  sourde aux revendications des locataires.

Pour un GCO écologique

Si la perturbation du vignoble est de nature à mobiliser les Alsaciens contre le réchauffement climatique, Alain Jund a raison d’insister sur les conséquences de ce phénomène.

Toutefois, la tribune du 17 décembre 2017 dans les DNA me laisse dubitatif, dans la mesure où il a centré son discours sur les transports individuels.

Je rappelle à ce stade que le transport routier représente 39% de émissions de GES (Gaz à Effet de Serre) les 61% restants sont dû au résidentiel tertiaire, à l’industrie et les déchets, et au secteur agricole.

Alain Jund, fait partie d’une majorité, certes de plus en plus « hétéroclite », qui n’a pas fait preuve d’initiative audacieuses pour mettre en œuvre une politique contre les gaspillages énergétiques sources de pollutions, au même titre que les transports.

On peut constater que :

  1. Le patrimoine immobilier des 33 communes, dont Strasbourg, n’a toujours pas bénéficié d’un plan ambitieux d’économie d’énergie avec la rénovation et l’isolation des bâtiments publics. Holtzheim (3600 habitants sur 450 000 que compte l’Eurométropole) est le seul exemple cité par Alain Jund d’une commune ayant pris des initiatives.
  2. Les réseaux de chauffage qui alimentent l’Esplanade, l’Elsau et Hautepierre, ne font pas l’objet d’une attention particulière de la part des élus avec un plan de rénovation accéléré permettant de réduire la dispersion des calories dans la nature, on continuera donc à réchauffer les trottoirs et les rues de Strasbourg, alors, qu’à Metz, la rénovation a été engagée depuis quelque temps déjà.
  3. Au niveau des logements HLM, en général, les bailleurs sociaux se contentent du strict minimum avec l’isolation des murs et la fermeture des balcons comme à Hautepierre. Souvent, peu de chose a été engagé pour améliorer la production et la distribution d’eau chaude sanitaire et de chauffage à moindre coût. Des aménagements dans les quartiers pour permettre le développement de l’usage de véhicule électrique ne sont toujours pas programmés.
  4. Les cantines scolaires, autre sujet d’importance, ne disposent toujours pas d’une cuisine centrale, comme ailleurs dans les grandes agglomérations, ce qui permettrait d’’imprimer certaines orientations en matière d’approvisionnement par les circuits courts, et de distribution par des véhicules non polluants. Mais les élus préfèrent poursuivre cahin-caha avec une entreprise privée qui n’a pas d’objectifs écologiques à servir.

Des discours politiques contradictoires sur l’emploi et les transports

Les déplacements individuels pointés par Alain Jund, sont l’objet d’un discours contradictoire, je rappelle qu’aujourd’hui, pour avoir un emploi, les deux impératifs sont : avoir une bonne qualification professionnelle et avoir son permis de conduire. La disponibilité des salariés demandée par les employeurs dans le cadre d’horaires individualisés rend obligatoire le recours au véhicule automobile comme moyen de transport. Lors des élections, certains candidats avaient fait du financement du permis de conduire par la collectivité, un moyen de lutter contre chômage.

Par ailleurs, posséder un véhicule en ville coûte de plus en plus cher du fait des politiques menées en matière d’urbanisme avec l’abandon des parkings dans les immeubles collectifs, un certain nombre de citadins préfères s’installer à la campagne en dehors de toute pollution (croient-ils) avec un garage et jardin. C’est le rêve vendu par tous les promoteurs immobiliers. La multiplication des lotissements, soutenue par certains élus, témoigne de l’incohérence des politiques.

Pensant fuir la pollution due à la circulation, ces populations voient dans la construction du GCO le déplacement de cette pollution vers leur nouveau lieu d’habitation. Ils oublient qu’un nombre important d’entre eux vient travailler sur l’agglomération Strasbourgeoise et contribue tous les matins et les soirs à la saturation de l’A35.

Le GCO apparait donc comme une menace polluante sur l’Ouest du département et les habitants concernés ne souhaitent pas partager les émissions de SO2 et de PM2.5 avec les strasbourgeois.

Une pollution subie par les Strasbourgeois uniquement

C’est là que je voudrais aborder le problème du GCO qui mobilise Alain Jund, dans le cadre du collectif « GCO non merci » il milite contre ce projet autoroutier à péage. Si en partie je suis d’accord sur certains aspects négatifs de cette réalisation, je ne peux pas souscrire au fait que le “statut-Co” entrainerait le maintien de la concentration polluante le long de l’A35 en exposant les populations Strasbourgeoises à des risques sanitaires largement démontrés.

L’opposition au GCO rassemble des mouvements aussi divers que variés et souvent opposés sur des sujets essentiels, comme l’agriculture intensive défendue par la FDSEA et combattue à juste titre par Alsace Nature. Il y a aussi la CGT qui milite dans ce mouvement, on ne sait d’ailleurs ni quand, ni par qui, ni sur quelles bases cette décision a été adoptée au sein de notre organisation.

Dans un premier temps le GCO ne résoudra pas à Strasbourg les problèmes de pollutions liés aux transports, qu’ils soient d’ordre personnel collectif ou dus aux transports des marchandises et de transit. Le GCO est pourtant nécessaire pour restructurer la circulation dans le département, autour et dans l’Eurométropole. Le GCO n’absorbera que 10 à 15% du trafic sur l’A35 dans un premier temps. Il restera au mieux encore entre 120 et 160000 véhicules/jours qui emprunteront cette voie rapide. Le déclassement en voie urbaine ne sera pas possible.

Il faudra réaliser des liaison Est/Ouest au sein de l’Eurométropole et l’idée d’un tunnel routier vers le port du Rhin et Kehl n’est pas à rejeter.

Le développement de transports collectifs Est/Ouest sera également indispensable pour réduire l’impact des transports individuels.

Pour tenir compte de certains impératifs écologiques comme la circulation de la faune je propose la construction du GCO sur piliers, le dessous de cette autoroute pourrait servir de réserve biologique pour toute une faune en manque d’espace notamment les oiseaux.

Cette autoroute pourrait également servir de collecteur d’eau de pluies, en effet sur les 26 km il est possible de recueillir 312 000M3 d’eau à déduire des 493 000 M3 prélevés dans les cours d’eau et sur la nappe phréatique pour l’arrosage des terres agricoles environnantes.

Pour une nouvelle politique de déplacements :

Cela constituerait une amélioration notable de la vie des métropolitains Strasbourgeois.

 

Marcel WOLFF

(illustration © www.gcoconsultation.com)

Strasbourg à la dérive : épisode 1 – Le stationnement

En ce doux mois d’avril, intéressons-nous au stationnement et au matraquage des automobilistes !

Sortir les voitures des villes, pourquoi pas ? L’idée est à la mode. Tout comme était à la mode, dans les années 1960, le « tout-voiture » également prôné par les élus strasbourgeois. Le tramway a été supprimé, chaque mètre carré disponible fut transformé en place de stationnement. Une façon de faire partagée par de nombreuses villes en France. La plupart des villes allemandes, autrichiennes ou suisses accueillaient les automobilistes tout en préservant leurs réseaux de tramway et en développant les transports en commun.
Résultat : Strasbourg, Lille, Lyon, Saint-Étienne… ont été obligés de reconstruire le tram à partir des années 1980. Des investissements lourds aux frais des contribuables ! Les élus retiennent rarement les leçons du passé. Strasbourg,  comme d’autres villes de l’Hexagone, a choisi de chasser les voitures de façon aussi brutale que fut chassé le tramway, 50 ans avant.
Quelles seront les conséquences de cet acharnement à long terme ? Les méthodes ne sont-elles pas trop radicales ? Il y a bien la problématique de la pollution, mais la plupart des analystes parlent d’une voiture électrique sur deux dans moins de vingt ans. Sans recul, nous ne savons pas ce que sera la ville dans 20 ou 50 ans. Et le long terme est rarement dans le programme de nos dirigeants…
Pour sortir la voiture de la ville, la méthode actuelle est unique et simple : faire payer l’automobiliste en profitant des nouvelles règlementations en matière de stationnement dans les villes. Ainsi, la ville de Strasbourg s’explique :
La loi a conféré aux villes un pouvoir nouveau en matière de stationnement payant sur voirie : fixation des tarifs, surveillance, contrôle, recouvrement. Strasbourg s’est fixé pour objectif d’optimiser le stationnement afin de favoriser la rotation des véhicules et de permettre ainsi aux automobilistes de trouver une place plus vite et de mettre en place une nouvelle organisation pour améliorer le contrôle et limiter la fraude.
Le paiement du stationnement devient une redevance d’occupation du domaine public et le PV devient un forfait de post-stationnement. Il est maintenu à 17 euros pour les usagers qui paieront dans un délai de trois jours, mais se monte à 35 euros pour ceux qui régleront après ce délai.”
Se garer en ville est désormais un privilège accordé aux plus aisés ! Étonnant, non, pour une municipalité socialiste ? À Strasbourg, on ne se gare plus sans payer mais on peut encore se faire agresser, question de rentabilité  !
La cheville ouvrière de cette chasse à l’auto est l’adjointe au parcmètre Anne-Pernelle Richardot qui semble prendre un malin plaisir à ponctionner les automobilistes. N’oublions pas que pour les élus strasbourgeois, le calcul est on ne peut plus simple : les places de parking de la ville sont majoritairement utilisées par les habitants de communes voisines. Faire payer les voisins n’est pas un gros risque électoral.

La précipitation de cette nouvelle politique de stationnement a déjà produit quelques couacs

Afin d’être efficace, le « ramassage » du pognon a été confié à une société extérieure, Streeteo. Les débuts furent peu glorieux, avec démissions des agents pour cause de trop petits salaires, primes non versées et autre désorganisation.

Mais il faut avouer que les résultats sont là. À 35 euros les trois heures, il y a des places de stationnement disponibles… Ce que nous confirment plusieurs restaurateurs et commerçants spécialisés qui ont perdu une part non négligeable de leur clientèle : « Au prix où sont les places de parking, cela fait cher le plat du jour, et tous nos clients n’ont pas un bus ou une station de tram près de leur bureau, d’ailleurs cela prendrait trop de temps », nous confie l’un d’eux ! Essayez de trimbaler un gigot et un gâteau d’anniversaire dans un tram bondé… À ce rythme, il ne restera à Strasbourg plus de grande enseigne nationale de fringues. Pour les entreprises ayant à faire à Strasbourg-centre, les démarches sont compliquées pour avoir le sésame de stationnement autorisé. Souvent des interventions se font en urgence et, pour les chantiers, difficile de connaître à l’avance les dates d’intervention…

l’horodateur du geek

Madame Richardot a également décidé de changer tous les parcmètres. Maintenant, il faut être un geek pour les utiliser ! Il faut également préciser le numéro d’immatriculation de votre véhicule pour que des engins munis de caméras puissent mieux vous débusquer. Dorénavant, les services de la ville et Streeteo vous fliquent. Ils savent où vous êtes garé et quand ! De plus, de nombreuses personnes, notamment les plus âgées, sont perdues face à ce clavier d’ordinateur.
14 362 places de stationnement seront ainsi gérées. En partant d’une moyenne basse d’un euro de l’heure, 10 heures par jour, la ville récolte plus de 44 millions d’euros par an ! Rappelons que c’est cette même société Streeteo qui est accusée à Paris d’avoir mis en place une entourloupe pour augmenter le nombre de relevés sans que des agents assermentés n’aient besoin de se déplacer !

Des PV même quand vous payez votre stationnement !

Autre couac, la ville et Streeteo proposent de payer la redevance de stationnement par une application Smartphone nommée « Whoosh ! ». De nombreux dysfonctionnements ont été constatés.

Nous avons testé, nous sommes stationnés après avoir rentré le numéro d’immatriculation du véhicule dans l’application. Les agents passant plusieurs fois pas jour au même endroit, nous avons été verbalisés.
En effet, en payant via cette application, si vous inscrivez le numéro d’immatriculation avec des espaces ou des tirets tel qu’il est présenté sur la plaque de votre véhicule, le numéro ne sera pas reconnu. Vous serez verbalisé, parce que tout simplement le système ne gère ni les espaces ni les tirets…
Il a fallu se battre pour obtenir gain de cause !
Alors, autant manifester votre désapprobation en tapant ce que vous voulez comme l’a fait cet autre automobiliste (photo).
Que dirait un tribunal si les justificatifs de paiement existent, mais sans les numéros d’immatriculation imposés ???

Est-ce légal ?

La ville de Strasbourg, par le biais de son client, pourrait dorénavant vous fliquer car en mesure de dire où et combien de temps a été garée votre voiture. Ce genre de collecte de données pourrait avoir des répercussions – disons – commerciales « façon Facebook », ou bien servir à la justice ou encore avoir des conséquences sur votre vie privée… Tout cela est-il bien légal ?

Une dernière idée, comme ça, juste histoire de…

L’équipe municipale strasbourgeoise n’exclut pas de faire payer le stationnement des motos et scooters… Si ce n’est pas pour ramasser plus de pognon et enquiquiner le monde, allez comprendre !

La lente agonie du centre anti-cancer Paul Strauss : Les malades du cancer sacrifiés pour des raisons financières ?

Paul Strauss, journaliste et homme politique français (1852-1942), fut entre autres cofondateur de la « Ligue contre la mortalité infantile », membre libre de l’Académie de médecine et ministre de l’Hygiène, de l’Assistance et de la Prévoyance sociales dans le gouvernement Raymond Poincaré. Son nom a été donné au centre régional de lutte contre le cancer d’Alsace situé à Strasbourg : le fameux Centre Paul-Strauss, une institution dans la région depuis près d’un siècle.
La qualité des soins du centre Strauss est unanimement reconnue. Combien d’Alsaciens ont connu une personne y ayant été hospitalisée, combien de personnes ont loué le dévouement du personnel ? Le centre Strauss est un établissement de santé privé d’intérêt collectif (ESPIC). L’enquête e-Satis 2017 (satisfaction des patients) le place à la première place des établissements de santé de la région Grand Est.

Le bâtiment de la Porte de l’Hôpital à Strasbourg va définitivement fermer ses portes

Depuis de nombreuses années, les instances de santé et le gouvernement cherchaient à rapprocher le centre anti-cancer Paul Strauss et le service d’oncologie des Hôpitaux Universitaire de Strasbourg (HUS) afin d’éviter les doublons et faire des économies.

Le fonctionnement des deux structures est différent : les hôpitaux universitaires de Strasbourg perdent de l’argent, selon un rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) daté de 2014, la structure serait trop endettée, la « capacité d’extinction » de cette dette étant évaluée à presque 12 ans ; les finances de Paul-Strauss sont quasiment à l’équilibre, mais le modèle public sera choisi pour assembler les deux structures en une seule qui sera nommée Institut régional du cancer (IRC). Cette nouvelle structure a l’avantage de permettre une économie d’échelle : un seul bâtiment, une seule administration, une cuisine commune…

À ce sujet, les résultats d’une enquête de satisfaction sur la qualité des repas entre le Centre Paul-Strauss et les HUS sont édifiants. Le plus surprenant reste le nombre de lits qu’aura l’Institut régional du cancer. La logique aurait été d’additionner le nombre de lits du centre Paul Strauss et du service d’oncologie. Chaque structure comporte environ 120 lits pour la chimio, soit 240 lits au total. Eh bien, le nouveau bâtiment à Hautepierre recevra… 144 lits !
Dans quelques mois, à Strasbourg, il y aura près de 120 lits de moins consacrés à la chimio. La plupart des salariés de Strauss seront recasés dans divers services des HUS.

Le Centre anti-cancer Paul Strauss est en soin palliatif, dans l’indifférence générale !

La catastrophe découlerait d’une décision de l’ARS et des différents ministres de la Santé prise sur un dossier présenté par de lointains énarques parisiens. Et Madame Fontanel a fait carrière à l’ARS Alsace à partir de 2009 avant de rejoindre la présidence de la République en tant que Conseillère aux solidarités. C’est enfin l’ARS et le gouvernement qui ont décidé de nommer le Professeur Xavier (et accepté ses prétentions salariales !) pour diriger les derniers jours du centre Strauss.
Études faites à Nice, ancien chef du Pôle Cancérologie au CHU de Besançon, le Professeur Xavier Pivot n’a forcément pas la même vision de l’établissement que celle que peuvent en avoir les familles alsaciennes. Il est là pour une mission bien précise et une fois elle-ci  appliquée, Xavier Pivot continuera sa carrière ailleurs. Le site de l’établissement précise :
Le professeur Xavier Pivot est nommé directeur général du Centre Paul Strauss à compter du 20 novembre 2017, par arrêté de Madame la Ministre des Solidarités et de la Santé, Madame Agnès Buzyn, pour une durée de cinq ans. À ce titre, il est également nommé administrateur du Groupement de Coopération Sanitaire (GCS) Institut régional du cancer, alliance du Centre Paul-Strauss et des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg.”
Nous avons cherché à la joindre mais son secrétariat nous a indiqué qu’il refusait de répondre à nos questions et qu’un communiqué de presse serait envoyé aux médias prochainement… Le genre de document que nous n’exploitons pas.
Le prédécesseur de Pivot aurait sans doute été contre ce déménagement, raison pour laquelle il aurait « démissionné ». À son arrivée, le nouveau directeur a dû annoncer la couleur, façon cowboy, genre « Salut les ploucs ! La ministre m’a cherché, je vais vous montrer ! ». Un comportement qui n’a pas dû plaire à tout le monde et qui fait que, par vengeance peut-être, certaines personnes auraient fait fuiter la fiche de paye du patron au Canard Enchaîné.

Les investissements

La décision définitive de rapprochement Strauss/HUS a été prise par l’ARS Alsace en 2012 afin de profiter d’une aubaine financière accordée par le gouvernement. Le coût du nouveau bâtiment et de ses installations avoisine les 90 millions d’euros, le terrain appartenant au domaine public. Il sera financé à parts égales par les deux structures, déduction faite du prix du terrain pour les HUS.
Mais… Pour des raisons de dépassement de budget, le nouveau bâtiment est déjà amputé d’un étage et des locaux seront loués aux HUS. Le centre Strauss, de ce fait réduit à un rôle d’argentier, finance sa part par un prêt garanti par l’Eurométropole et la Région. En cas de souci financier, c’est le public qui récupérera le tout. Le centre est propriétaire du bâtiment du centre-ville, mais le terrain appartient à l’Éducation Nationale (bail emphytéotique). Pas facile à vendre, même si de nombreux  promoteurs rôdent déjà dans le secteur !
Il faut rappeler qu’en 2010 un projet de restructuration et de modernisation de centre Paul Strauss était prévu avec un budget de quelques 30 millions d’euros – soit un tiers de la somme dépensée actuellement – où tout était prévu.

Quid des médecins et des patients ?

Dès l’annonce du regroupement avec les HUS, de nombreux médecins de centre Strauss ont préféré rejoindre le groupe Saint-Vincent qui se spécialise de plus en plus dans l’oncologie, comme l’atteste le nouveau service de chirurgie au sein de l’hôpital Sainte-Anne de la Robertsau. D’autres suivront à Hautepierre.
Le patient sera « robotisé », fini les soins à la carte ! Un membre de l’équipe médicale qui souhaite rester anonyme nous explique en exemple :
Au centre Strauss, les doses de chimio sont adaptées à chaque patient, selon sa morphologie et sa maladie. À l’IRC, ce sera une dose commune pour tout le monde, plus facile à traiter et surtout économique. Ce sera sans nul doute la fin d’un modèle où le patient était au centre des préoccupations d’un établissement.”

La pharmacie…

L’actuelle pharmacie du centre Strauss devait disparaître au profit de celle de Hautepierre. Mais les textes n’autorisent pas ce genre de rapprochement car cette situation permet au moins de connaître la consommation de « chimio » de chaque établissement. Il faut savoir que plusieurs services à Hautepierre pratiquent également la chimiothérapie. Si une “fusion” des deux pharmacies devait avoir lieu, il y aurait une belle usine à gaz en perspective…

Des économies sur tout, sauf sur le prix des médicaments imposé par les laboratoires

Les laboratoires pharmaceutiques n’aiment pas que l’on parle des prix et des bénéfices engendrés sur leurs produits. Nous avions à ce titre dénoncé les méthodes des laboratoires Lilly, lors de la course « La Strasbourgeoise » au profit de l’Institut Régional du Cancer (voir https://www.hebdi.com/la-strasbourgeoise-le-scandale/ et https://www.hebdi.com/strasbourgeoise-2017-perte-de-vitesse/).

Il n’est un secret pour personne que les lobbies des laboratoires sont puissants et que les prix des médicaments sont imposés. C’est donc sur les autres services que les hôpitaux publics font des économies : l’accueil, le personnel, le bien-être, les cuisines, etc.

L’ombre du conflit d’intérêts

Les laboratoires pharmaceutiques insistent fortement auprès des responsables du centre – et directement auprès des médecins – pour que soient appliqués leurs “programmes de recherche clinique” : certains patients servent alors de cobayes sur lesquels de nouvelles méthodes ou de nouvelles molécules sont testées. Le centre ainsi que les médecins sont rémunérés pour cela, de la même façon que certains pontes du centre Strauss qui publient régulièrement des études dans de sérieuses revues scientifiques. N’y a-t-il pas là comme l’ombre d’un doute qui planerait sur la probité de l’établissement de santé ?

Tout pour le soin à domicile

La volonté de l’ARS et du gouvernement est de soigner les cancers en hospitalisant au minimum les patients et dispenser un maximum de soins en médecine ambulatoire. La nouvelle donne en matière de cancer va obliger les familles des malades à trouver des solutions alternatives à l’hospitalisation, par des structures de type “senior” ou des aménagements à domicile.
À quelques semaines du déménagement, personne ne sait qui fera quoi dans les nouveaux locaux… Affaire à suivre.

Mercredi : Emmanuel Macron est pour le Grand Est !

Alsace : pas de séparation au sein du Grand Est pour Macron

Voilà d’entrée de jeu ce que nous apprennent les DNA en citant le Chef de l’Etat :

Il est évident que, pour ce qui est de la région Grand Est et du sujet alsacien, ce n’est pas simplement dans ce cadre-là que la question se pose, elle est plus large, plus politique. Qu’il y ait une réflexion pour qu’existe une identité alsacienne qui s’inscrive dans la région Grand Est, oui. Qu’il y ait une séparation au sein de la région Grand Est, non.

On peut tout à fait imaginer que les deux départements concernés fusionnent pour créer un grand département d’Alsace au sein de la région Grand Est, et que ce département, ensuite, puisse passer des conventions pour obtenir au sein de cette région des compétences dont il apparaît à la région et aux départements que ce serait plus pertinent.

C’est ce chemin, me semble-t-il, qu’il faut prendre, et non celui d’une désagrégation régionale qui n’irait pas, à mes yeux, dans la bonne direction.”

Que nos politiques fusionnent déjà les départements, obtiennent des compétences sérieuses, le « temps » utilisé par le Chef de l’Etat laisse à penser que rien ne sera impossible.

A condition que les Alsaciens se manifestent et en parle à leurs élus LREM.

La vice-présidence, ce sera sans Danielle

Les propos de Danielle Dambach dans la presse sont finalement assez révélateurs :

Danielle Dambach, la future maire de Schiltigheim, a rencontré le président de l’Eurométropole Robert Herrmann. Elle lui a fait une annonce surprenante : elle ne demande pas de vice-présidence au sein de la majorité. Et ne convoite donc pas le poste laissé vacant par le maire sortant Jean-Marie Kutner.« Nous ne voulons pas de vice-présidence pour Schiltigheim mais les coudées franches et beaucoup de facilités sur les dossiers », expliquent Danielle Dambach et Patrick Maciejewski.« Il aurait fallu qu’Alain Jund démissionne ou que l’un d’entre nous entre dans la coalition d’Yves Bur ».”

L’élue n’a rien demandé parce que sans doute on ne lui a rien proposé. Sans doute aussi parce qu’elle ne voulait pas faire perdre une Vice-Présidence à son camarade EELV, Alain Jund.

On fait le pari que les élus de sa liste à l’Eurométropole vont vite retrouver leurs partis d’origine. La liste, certes citoyenne, était bien une liste de gauche plurielle composé d’encartés et d’ancien encartés.

Les premières manœuvres seront donc politiciennes.

Ball, encore

Apprenant que des matchs de Hand, Foot et Basket Ball se déroulent ce week-end à Schiltigheim, Jean-Marie Kutner entend dénoncer sur Facebook, la mainmise de son ex-adjoint sur le sport. (Ndlr : on déconne.)

Disparition

« Eric Bellargent a fait une chute mortelle hier matin en changeant une ampoule dans le musée qu’il dirigeait. Il portait le plus petit musée de Mulhouse à bout de bras depuis 2003 » nous apprend L’Alsace.

Un directeur qui change lui-même une ampoule ! Cela se passe en Alsace ! C’est surtout tout l’esprit d’un homme humble qui se battait au quotidien pour « son » musée et son attractivité.

Le destin est parfois cruel.

 

 

Virginie Calmels : Des racines et des ailes pour la droite ?

Parce qu’elle le vaut bien…

Après avoir été directrice financière de l’international et du développement du groupe Canal+, puis directrice financière de Canal+SA, Virginie Calmels est nommée directrice générale adjointe puis co-directrice générale déléguée de la chaîne en 2002. Avant de rejoindre en 2003 le groupe de production télévisuelle Endemol France en tant que directrice générale, elle ne manquera pas de mener deux plans sociaux, au nom de « l’efficacité et la compétitivité de l’entreprise ». Devenue présidente du groupe en 2007, l’entreprise affiche dès 2012 un taux de rentabilité record (le plus élevé des 31 pays que compte le groupe Endemol), un résultat qui la propulse à la tête d’Endemol Monde (sans pour autant lui faire perdre ses fonctions de présidente d’Endemol France).

Cumularde, elle est à la fois administratrice de la société Iliad (Free) depuis 2009, administratrice d’Assystem et censeur de Technicolor depuis 2016, après en avoir été administratrice de 2014 à 2016. Finalement, en janvier 2013, elle annonce sa décision de démissionner de ses fonctions de D.G. d’Endemol Monde et de présidente d’Endemol France pour créer sa propre entreprise, Shower Company.

Logiquement faite Chevalier de l’ordre national du Mérite en 2008, elle est alors l’une des plus jeunes femmes décorées de cette médaille. Elle est également lauréate du Prix de la Femme d’Influence en 2014 (catégorie Politique Espoir), logique là encore.

Au travers de son parcours, c’est un peu l’entreprise et les valeurs qu’elle porte qui sont saluées.

Et que la République aime ça !

Virginie Calmels est actuellement première adjointe au maire de Bordeaux, Alain Juppé, vice-présidente de Bordeaux Métropole et présidente du groupe d’opposition à la région Nouvelle-Aquitaine. Elle est également présidente de l’Établissement public d’aménagement (EPA) Bordeaux-Euratlantique. Elle est première vice-présidente et vice-présidente déléguée des LR (depuis décembre 2017).

Elle est investie par Les Républicains pour les élections législatives de 2017 en Gironde mais a finalement fait savoir qu’elle ne serait pas candidate afin de se consacrer à la mairie de Bordeaux. En décembre 2016, elle créé son mouvement politique, DroiteLib, « un mouvement pro-Fillon et anti-Macron », qu’elle lance officiellement le 25 janvier 2017, en présence de François Fillon et Alain Juppé.

Plus tard, dans le cadre de l’affaire Fillon, elle appelle le candidat LR François Fillon à se retirer au profit d’Alain Juppé, sans toutefois démissionner de la campagne. Elle appelle à une rencontre entre Sarkozy, Juppé et Fillon afin de sortir de la crise, estimant que François Fillon (après le départ de Bruno Le Maire, de l’UDI et des juppéistes) n’est plus en mesure de rassembler son camp. Après le refus par Alain Juppé d’être le plan B et avec le retour de l’UDI dans la campagne, elle demeure finalement aux côtés de François Fillon. Quelques semaines plus tard, elle participera ainsi à un meeting du candidat à Biarritz… Bon, pour le flair, on peut faire mieux !

Coup de théâtre en septembre 2017 : elle annonce finalement son ralliement à Laurent Wauquiez pour l’élection à la présidence du parti et forme avec lui un ticket pour la présidence des LR. Cette décision est une surprise, dans la mesure où elle incarne un courant libéral plus modéré. Elle assume ces différences de sensibilité et se justifie :

« Nous sommes complémentaires (…) Je le rejoins en restant ce que je suis. Je suis juppéiste. Je suis libérale. Et je l’assume. Mon tempérament et mon parcours prouvent que je ne suis pas dénaturable. Nos sensibilités diffèrent mais notre socle économique, régalien et éducatif est semblable. Avec lui, nous allons rassembler autour des axes forts : l’humanité, la liberté et la sécurité. »

Il faut bien se retrouver sur quelque chose…

Après l’élection d’Emmanuel Macron, elle affirmera son positionnement à droite, arguant que, non, ceux qui ont rejoint En marche n’ont pas apporté avec eux des projets de la droite ! Par exemple :

« La hausse de la CSG n’était pas dans le programme d’Alain Juppé. La retraite à 65 ans, la fin des 35 heures, la suppression de l’ISF, la baisse de 100 milliards de la dépense publique et de 40 milliards des charges sociales, les quotas d’immigration, le rétablissement des peines plancher, la hausse des moyens pour l’armée, la police et la justice, etc. Tout cela était dans le programme d’Alain Juppé mais n’est pas dans celui d’Emmanuel Macron. »

Son “programme” à elle (ouh le gros mot !) consiste en la réduction massive des dépenses publiques et du nombre de fonctionnaires en réinstaurant du management dans la fonction publique : « Je fais plus confiance à des millions d’individus libres et responsables qu’à une poignée de dirigeants publics ». Elle s’assume ainsi comme une libérale mais pour qui il faut « combattre les rentes et le capitalisme de connivence tout comme l’évasion fiscale, tant d’actions publiques qui faussent le marché et nuisent à une juste concurrence » et pour qui le rôle de l’État « consiste à faire reculer la place de l’Etat pour qu’il se recentre sur la protection des libertés individuelles, la protection de la propriété, le droit à la sécurité » (in L’Opinion,‎ 22 mai 2017).

Ce qu’elle a à dire ici et maintenant

La n°2 du parti Les Républicains était donc présente jeudi dernier à Strasbourg. Une présence dans l’Eurométropole que l’on qualifiera de “symbolique” (d’abord parce que Madame Calmels n’a pas répondu lorsqu’on lui a demandé les raisons de sa visite) parce que sans doute due à l’attachement naturel de sa famille politique pour l’Union Européenne. Les Républicains est, elle le répète, un parti pro-européen. A un détail près, c’est qu’il ne partage pas l’idéal macronien d’une Europe fédérale mais celui d’un « pouvoir européen régalien ». C’est d’ailleurs bien dans ce sens que Virginie Calmels propose un « Buy European Act » qui réserverait certaines commandes publiques à des entreprises européennes, sur le modèle du « Buy American Act » aux Etats-Unis.

Elle évoque aussi des listes républicaines strasbourgeoises très dynamiques et parle d’un mouvement local intéressant qui expliquerait sa présence dans la capitale alsacienne. Elle est d’ailleurs entourée de jeunes LR alsaciens.

La majeure partie de l’entretien est l’occasion pour Virginie Calmels d’expliquer les différences qui l’opposent à Emmanuel Macron, elle qui avait été invitée à rejoindre les listes d’LREM au moment des élections présidentielles :

Elle se justifie aussi d’avoir rejoint Wauquiez… Elle s’est toujours elle-même considérée comme un pur produit de la méritocratie mais, comme “elle ne savait pas quoi faire” elle a suivi une école de commerce, ce qui explique son appétence pour les questions économiques et son idéologie libérale. Tout cela l’avait naturellement conduit à rejoindre Juppé. Mais par désir d’unification, Virginie Calmels a rejoint Laurent Wauquiez au moment de sa nomination. Elle se défend d’avoir « trahi son clan» comme certains l’ont affirmé. Selon elle, sa famille politique doit rester unie tout en prenant en compte des différentes sensibilités qui la composent.

Un véritable challenge qui, s’il réussit, pourrait donner un coup de fouet voire des ailes à une droite à la recherche d’elle-même.

 

CUS Habitat : Les conséquences d’une mauvaise gestion avérée

Lors d’un précédent conseil d’administration du 8 décembre 2016, Marcel Wolff (administrateur) avait dénoncé les orientations budgétaires de CUS Habitat :

  • La politique de hausse des loyers qui s’est traduite par une augmentation de 12%. Le montant total des loyers encaissés est passé de 78 millions à 88 millions. Une dépense annuelle de 500 euros supplémentaires pour chaque locataire…
  • L’augmentation des frais de gestion passés de 6 101 626 euros à 12 545 003 euros entre 2011 et 2016
  • Des cessions d’actif de 42 millions sur la même période afin de rééquilibrer les comptes.

Philippe Bies, le président de CUS Habitat, avait alors ignoré ces avertissements…

L’ANCOLS (Agence Nationale de Contrôle du Logement Social) dans un rapport de 44 pages vient d’analyser la gestion de CUS Habitat qu’elle qualifie à plusieurs reprises « d’atypique ». Des faits déjà dénoncés par Heb’di.

Loyers trop élevés

Dans le cadre d’une politique d’optimisation des ressources, l’office HLM a mis à contribution les locataires avec une revalorisation générale et exceptionnelle des loyers (12%). À plusieurs reprises, les contrôleurs insistent sur cette revalorisation comme moyen principal « d’optimisation des ressources ». Ils précisent quelques lignes plus loin  que « les loyers après réhabilitation sont majoritairement supérieurs à 15% ». Pour conclure, concernant l’augmentation des loyers, il est précisé que « au regard de la bonne situation financière de l’office, elles ne s’imposaient pas dans ces proportions ».

Les contrôleurs enfoncent le clou en affirmant :

En conséquence, cette analyse confirme que la politique d’optimisation des recettes mise en œuvre par CUS Ha- bitat et supportée par les lo- cataires ne s’imposait pas à ce niveau au regard de la très bonne profitabilité de l’exploitation.”

Les ressources financières

À l’inverse, « l’équipe de contrôle estime que l’office a produit peu d’efforts pour ce redressement et ne s’est pas suffisamment interrogé sur ses coûts de gestion et de maintenance ». Plus particulièrement les coûts de maintenance, qui représentent plus du double de la médiane des OPH (Office Public de l’Habitat) de province, demeurent anormalement élevés. Ce constat s’applique également dans une moindre mesure aux coûts de gestion.

L’office a mis en service en 2013 un nouvel atelier pour la régie interne pour un coût de 8,544 millions d’euros, soit près de sept fois le prix de revient initial fixé dans le protocole CGLLS – Caisse de Garantie du Logement Locatif Social – (1,273 million d’euros). De plus, le bâtiment a été financé à hauteur de 1,544 million d’euros sur fonds propres .”

Le conseil d’administration

Il est aussi précisé que « les PV (procès-verbaux) se bornent, la plupart des cas, à indiquer l’objet de la dé- libération et le résultat des votes sans toutefois relater la teneur des débats »…

L’organisation de CUS Habitat

L’office a une organisation atypique reflétant des déséquilibres dans le périmètre d’action de chaque direction et ne favorisant pas la transversalité dans son activité. Les effectifs nombreux mobilisés au sein de la DSD (Direction des Services Décentralisés), la complexité des process et la définition des missions de personnels de proximité concourent à un niveau des coûts de maintenance et de gestion élevés. À titre d’exemple, hors réalisation des travaux, une réclamation technique mobilise à minima cinq agents dédiés au traitement de la réclamation (téléconseiller, analyste, planificateur, opérateur de planification, magasinier). En conséquence, 20% de l’activité de maintenance et d’entretien courant est couverte par des entreprises (par exemple pour les revêtements de sols).

La gestion des ressources humaines

En 2015, les effectifs en équivalent temps plein de l’office présentent un ratio de 23,2‰ logement, ce qui est très supérieur au ratio des effectifs de la branche (19,1‰). Ils représentent 1005 euros par logement (régie incluse) soit un montant nettement supérieur à la médiane des organismes d’HLM de province (760 euros).

Trop d’absentéisme

En effet, en 2015, le nombre de jours moyens d’absence par agent, évalué à partir des données du bilan social de 2015 par l’équipe de contrôle, se situe à environ 34 jours par salarié pour un ratio de branche à 22,9 jours. Plus de 20% de l’absentéisme est dû aux accidents du travail et de trajet. Le nombre de jours moyens d’absence par agent est de 6,97 jours alors que le ratio 2015 de la branche est de 3,4.

La commande publique

Des tableaux de bord non partagés et tenus par le service gestion et coordination administrative et technique de la DSD (Direction des Services Décentralisés) montrent des écarts supérieurs à 1 million d’euros en 2013, à 450 000 euros pour l’année 2014 et supérieurs à 500 000 euros pour l’année 2015 entre les montants engagés et facturés.

La DSD reste une structure complexe, coûteuse et peu lisible.

Les charges locatives

Les charges des logements collectifs sont maîtrisées. En effet, en 2015, hors production d’eau et chauffage, elles se sont élevées mensuelle- ment en moyenne à environ 40 euros le logement et 7 euros annuel le mètre carré de surface habitable. Ce constat de maîtrise des charges est moins vrai pour la très faible proportion du parc que représentent les logements individuels.

La gestion locative

Le 28 mai 2014, le conseil d’administration a installé la CAL (Centre d’Amélioration du Logement) composée exclusivement d’administrateurs. Sa composition ne respecte pas les dispositions de l’article R441-9 II 4 du CCH (Code de la Construction et de l’Habitation). En effet, aucun représentant d’un organisme bénéficiant de l’agrément relatif à l’ingénierie sociale, financière et technique prévue à l’article L365-3 du CCH ayant une voix consultative au sein de la CAL n’a été désigné.

La concertation

La mise en place en janvier 2015 des contrats d’entretien d’appareils individuels de chauffage n’a pas respecté les dispositions de l’article 42 de la loi 86-1290 du 23 décembre 1986 modifié par la loi 2009-323 du 25 mars 2009 relative aux procédures de concertation.

La propreté du parc

Le service rendu aux locataires est inégal au regard de la propreté des espaces communs.

L’équipe de contrôle n’a rencontré aucun agent de proximité lors des trois visites de patrimoine qui ont concerné, sur trois jours complets, au moins une trentaine d’ensembles immobiliers.

Stratégie patrimoniale

CUS Habitat n’a pas de politique patrimoniale réellement stabilisée à ce jour. L’équipe de contrôle a pu identifier, lors des visites de patrimoine, des besoins importants de requalification sur le quartier de l’Elsau, quartier non traité dans le cadre de PNRU (Programme National pour la Rénovation Urbaine).

L’offre nouvelle produite par l’organisme n’est pas très élevée au regard de la taille de son patrimoine compte tenu de son poids sur le territoire de l’Eurométropole de Strasbourg (EMS), propriétaire de 42% du parc social.

Au regard de la place qu’il occupe dans le logement social sur le territoire de l’EMS, on pourrait attendre davantage de constructions de la part de l’office.

Conclusion

Dans ce contexte d’assise financière confortable, l’office ne s’est pas suffisamment questionné sur le coût anormalement élevé de la maintenance et, à un degré moindre, sur le niveau des charges de gestion. Le bilan de la gestion de CUS Habitat par sa collectivité de rattachement l’Eurométropole semble de plus en plus se caractériser par un laxisme dans la gestion de cet OPH et ce sont les locataires qui en sont les premières victimes, comme nous avons déjà eu l’occasion de le démontrer avec les surfacturations de chauffage à Hautepierre.

CUS Habitat est présidé par Philippe Bies, l’exemple même du cumulard politique incapable d’assurer l’ensemble de ses mandats.

 

Marcel Wolff (ancien administrateur de CUS Habitat et ancien conseiller municipal)

avec TH

Office de tourisme de Strasbourg : voilà les rapports en intégralité !

De mauvais résultats

La Ville et l’Eurométropole ont commandé un audit de l’OT au cabinet Deloitte que nous publions intégralement. Ce qui en ressort est édifiant :

Si les agents assurent et les touristes sont très satisfaits de l’accueil, c’est au niveau de la direction que sa pêche.

L’office de tourisme strasbourgeois est dirigé par un président et un directeur

Le président de l’Office du tourisme n’est autre que Jean-Jacques Gsell, adjoint au maire de Strasbourg, dont la rémunération nette mensuelle de 2800 euros passée à 1400 euros net fin 2017, en plus des rémunérations d’adjoint et autres !

Le directeur, quant à lui, perçoit un salaire de quelques 10 000 euros brut mensuels.

Mais c’est un cabinet extérieur qui a été chargé de faire un rapport sur la situation de la structure… Nous ne connaissons pas (encore) le coût de ce rapport.

En voici l’intégralité :

rapport final

audit – comparatif grandes villes

 

 

 

 

 

 

Vincent Debes sera-t-il président des maires du Bas-Rhin ?

Officiellement, car dans les faits c’est une élection entre membres du Conseil d’Administration qui devrait adouber Vincent Debes. L’élection se tiendra le 30 novembre prochain. Claude Kern, président sortant atteint par le cumul des mandats et ayant dû démissionner de la mairie de Gries, a dû s’affranchir de la présidence de l’association.

Vincent Debes, candidat des villes

Le pharmacien qu’il fut est aujourd’hui un élu qui réussit ou qui cumule, selon le point de vue où l’on se place !

L’homme a remplacé André Schneider à la Mairie de Hoenheim. Il est également vice-Président de l’Eurométropole. Élu conseiller départemental, il est également directeur de l’ADT du Bas-Rhin et déjà secrétaire général de l’Association des Maires du Bas-Rhin. De quoi remplir ses journées.

(Vincent Debes – photo Facebook)

À Hoenheim, l’élu n’a que trois opposants officiels : Stéphane Bourhis et Dominique Pignatelli, élus LR, et Vincent Darroman, élu désormais Unser Land ; les deux premiers semblant avoir fait le choix d’une opposition ou d’un soutien « à la carte ».

Trois opposants… Mais, en « off », certains membres de sa majorité s’expriment à Hoenheim et à Strasbourg pour fustiger une méthode de gouvernance « autocentrée ». Il s’est même dit récemment que l’élu fut parfois plus soutenu par son opposition de droite que certains membres de sa majorité.

Certains élus voisins lui reprochent son incapacité à prendre une position claire et à ne jamais s’engager. « Il est toujours entre deux chaises », nous dit-on d’une façon moins fleurie. Là on évoque un dossier chaud avec la commune voisine : l’implantation d’un supermarché à Bischheim. Mais officiellement, « Vincent » est « un ami ».

Certains, du côté écologiste, aimeraient savoir où en sont les dossiers qu’il doit porter, de la pollution de la Souffel au Plan de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI) et au Plan de Prévention des Risques Technologiques (PPRT). D’autres n’oublient pas que depuis l’Eurométropole, il gère les espaces verts et naturels communautaires, des espaces de plus en plus bétonnés… par les maires.

Il en est même pour souhaiter l’interpeller, lui l’élu et professionnel de la santé, sur le centre de primatologie de Niederhausbergen.

Centriste, supposé écologiste. On ne l’entendrait pas clairement sur ces dossiers…

En marche ?

Il y eut un temps où certains le voyaient partir « En Marche ». Il aurait même été approché, dit-on.

Des proches de Bruno Studer ont laissé entendre qu’il n’en était rien, que la circonscription avait été réservée à leur député. On n’en saura pas plus.

Voilà Vincent Debes lancé… La place de “Président des Maires” est l’avant-marche d’un mandat de sénateur. La question sera alors de savoir, d’ici les élections, quel grand parti lui donnera l’investiture. Il est actuellement indépendant et se revendique comme tel.

Aujourd’hui, cependant, seuls l’UDI, le PS, Les Républicains et LREM semblent en mesure de permettre d’être élu « sénateur » ou « sénatrice » dans le Bas-Rhin.

Isabelle Dollinger, candidate des champs

Face à Vincent Debes, la maire de Batzendorf et conseillère départementale de Haguenau, Isabelle Dollinger (photo). À 49 ans, elle incarne la féminisation et le renouvellement des instances représentatives.

Elle entend représenter l’équilibre des territoires, faire entendre la voix des autres villes urbaines du département, mais aussi celle des petites communes, refusant ainsi l’idée que l’association des Maires ne soit centrée sur Strasbourg et ses élus métropolitains.

Si l’élection avait eu lieu au scrutin direct, ses chances auraient été réelles. Là, ce sont les réseaux qui vont compter. Chaque voix comptera.

Elle a écrit à l’ensemble des maires. Hic, le 30 novembre pour cette élection « interne », seuls les 88 membres du Conseil d’Administration trancheront. Voteront-ils pour la ville ou pour les champs ?

(photo en une Association des Maires de France/Facebook Isabelle Dollinger)

Barbara DesVilles

Strasbourg : un 3ème sapin, cela fait désordre

Et le voilà, fracassé sur une remorque au milieu de la forêt lointaine. Un fait d’hiver, en quelque sorte… Mais, ah, le voilà remplacé.

La coupe des grands sapins est une nécessité

Certains se sont offusqués de la coupe d’un tel sapin de 180 ans et naturellement du « gâchis ». On rappellera que la coupe de tels sapins a d’abord un mérite : permettre le renouvellement des forêts et donc la pousse de jeunes sapins. La coupe des grands sapins est donc une nécessité.

On peut rêver, assis confortablement dans son appartement de la Robertsau, à savourer du quinoa, de l’époque où les sapins naissaient et mourraient en forêt. Mais cela, c’était avant l’Homme.

La Région Grand Est compte ainsi 1,9 million d’hectares de forêts. Elle est la 2ème  région en terme de poids économique de la filière bois. Rien qu’en Alsace, la filière bois, c’est 18000 salariés, presque 3 fois le nombre de salariés de l’Eurométropole. Ça c’est beaucoup par contre.

Revenons-en à notre sapin vosgien.

Fragilisé, l’ancêtre aurait d’ailleurs sans doute fini balayé par une tempête, mort anonyme au fond des bois.

On notera que l’ONF exploite surtout des sapins de plus petite taille. Les troncs allant de 40 à 60 centimètres permettent ainsi une transformation industrielle des plus rentables.

Les géants de Noël sont donc des exceptions. Des prélèvements finalement tant symboliques que légitimes.

Exit le sapin numéro 1 : le voilà sans doute transformé en palette ou copeaux pour chaudière énergie. Une partie de ses branches serviront, elles, à rafistoler le numéro 2, arrivé au cœur de Strasbourg.

(Grand Ballon-Storkenkopf ©Serge Nueffer)

Ça sent le sapin ?

On imagine naturellement que le remplacement du sapin 2017 originel a couté beaucoup d’argent. L’accident était sans doute être couvert par une assurance.

Mais derrière cet accident, on s’interrogera sur la santé de ces grands anciens.

Grands en taille, en âge, ne sont-ils pas potentiellement fragiles ou tout au moins fragilisés encore plus du fait de leur chute, de leur transport ?

Du coup, un passage, ce matin, du côté de la Place Kléber nous a fait regarder le chantier autrement.

D’une certaine façon, le nouveau venu nous a semblé déplumé, fragile et finalement encore loin du sapin qui nous enchantera prochainement.

Même le sapin de Noël n’est donc plus 100 % original. Il récupère les restes d’un autre pour se refaire une parure.

Du coup, numéro 2 nous est apparu comme finalement maigre, malingre et sauf le respect dû à ce géant des bois, anémié et presque frêle.

Mesure de sécurité

A la façon de celles et ceux qui l’humanisent un peu trop, nous nous étions interrogés

A-t-il été ausculté, analysé ? Ne souffrait-il pas des faiblesses de son prédécesseur.

Les fêlés du Grand Est

« Avouez qu’apprendre qu’il faille le changer ferait désordre. On imagine qu’entre les services de la ville et l’ONF, on a pris les mesures de sécurité qui s’imposaient pour éviter cela. On imagine ? On espère surtout. Sinon, cela ressemblerait à de l’incompétence. Un 3ème sapin, cela ferait désordre ou malédiction grandestienne ! » écrivions dans un article retouché à l’instant.

Nous ne pensions pas avoir vu juste !

On savait qu’il y avait des fêlés dans le Grand Est, on ne savait pas que cela touchait les sapins !

Mais tout cela, nos élus s’en foutent. Ils hésitent encore à rejoindre « En Marche » ou à quitter le PS et se partagent déjà les têtes de liste des élections municipales, sénatoriales, européennes. Tout cela pendant que tombent les épines des sapins et les feuilles d’impôts.

Nous sommes bien en automne.

Barbara DesVilles

 

 

Strasbourg : Faire raquer le locataire (Jà dà muesch bezàhla)

Dès leur prise de pouvoir, Philippe BIES (Président) et Bernard MATTER (Directeur) décident d’imputer 100% des frais d’abonnement à la chaufferie aux locataires des quartiers strasbourgeois de l’Esplanade, de Hautepierre et de l’Elsau. Jusqu’alors, l’imputation n’était que de 75%, conformément au décret charges N° 87-713 du 26 août 1987.

La cour de cassation, dans un arrêt du 10 novembre 2009, a répondu que le bailleur ne pouvait pas récupérer 100% des frais d’abonnement au motif que cette facture incluait les investissements.

Il faut savoir que le locataire paye l’investissement par le biais de son loyer, donc faire payer l’intégralité de l’abonnement à la station de chauffage revient à le faire payer deux fois…

Les Sénateurs et les Députés volent au secours des bailleurs

Devant cette décision de la cour de cassation, nos chers Députés et Sénateurs se sont mobilisés pour adopter une modification de l’article 23 de la loi du 6 juillet 1989 et rendre possible l’imputation à 100% des frais d’abonnement.

Roland RIES, Sénateur, et Armand JUNG, Député, étaient en première ligne pour faire adopter ce changement dans la loi. Le vote de cette loi est intervenu le 7 décembre 2010. C’est seulement à partir du 1er janvier 2011 que les bailleurs pouvaient faire porter aux locataires la totalité des frais d’abonnement aux chaufferies.

Un Directeur qui ignore la loi

Quant Bernard MATTER dit aux DNA (12/08/2011) que ce sont les modifications du décret charge en 2009 qui ont entrainé la hausse à partir de 2008 chez CUS HABITAT c’est faux, c’est le conseil d’administration issu des élections municipales de 2008 qui, au mépris de la loi, a décidé de faire payer les locataires

Dans la foulée, ils ont également voté une augmentation exceptionnelle de 2% par an des loyers, et cela sur plusieurs années, pour aboutir à une hausse globale de 13%.

Pendant ce temps, tout en poursuivant leur gestion chaotique, les responsables de CUS HABITAT « regardaient passer » les factures des fournisseurs de chaleur, en l’occurrence DALKIA.

Des prix à un niveau stratosphérique

Par la suite, il est apparu que les tarifs pratiqués par le prestataire de service n’étaient pas en rapport avec la réalité économique et l’évolution du prix de l’énergie. Après quelques comparaisons sur Hautepierre, je me suis rendu compte de l’envolée du prix de l’unité de chauffe facturée aux locataires (d’une base de 100 en 2007, elle est passé à 225 en 2014). J’ai donc interpellé le Président sur ce sujet.

Dans un courrier du 15 octobre 2015 Philippe BIES soutient que les imputations faites aux locataires sont sans équivoques et que les tarifs pratiqués sont justifiés. Et il me propose de prendre RV avec les services en charge des imputations locatives.

J’ai donc eu accès aux factures DALKIA pour 2012 ; 2013, 2014. À partir de là, j’ai vu que l’eau chaude était facturée en M3 et j’ai pu déterminer le prix du KW à partir des factures de chauffage.

Alors que les factures de DALKIA mentionnent des M3 d’eau chaude fourni, les services de CUS HABITAT m’ont affirmé qu’il s’agissait d’une facturation d’énergie en KW.

Ceci a permis de déduire et d’affirmer que DALKIA facturait 132KW pour réchauffer 1 M3 d’eau c’est-à-dire 2.5 fois l’énergie nécessaire pour porter de 10° à 65° un M3 d’eau froide

Un Président qui nie la réalité

J’ai interpellé le Président BIES publiquement lors de l’assemblé Générale de la CNL en 2016. Pour donner suite à cette interpellation, dans un courrier du 17 mars 2016, il prétend que mon analyse serait « erronée » et « m’invite à ne pas me laisser entrainer dans des excès qui peuvent nuire à la bonne compréhension des problématiques que je soulève ».

En catimini, les responsables de l’Eurométropole, ayant enfin pris conscience de l’énormité des surfacturations, décident de retirer la Délégation de Service Publique à DALKIA pour la confier à l’Électricité de Strasbourg. À partir de juin 2016, c’est le nouveau délégataire qui reprend la chaufferie de Hautepierre.

Les décomptes de charges 2016 reçus en juin 2017 font apparaitre un prix du M3 d’eau chaude de 7,79€ soit en gros 5,8€ de moins que les années précédentes.

Pour ce qui est du chauffage, je n’ai pas eu le temps d’aller vérifier l’importance de la baisse du prix du KW mais il doit être du même niveau, de l’ordre de 50%…

Des associations qui regardent ailleurs

Ma démarche était un peu solitaire, avec les militants CNL de Haurepierre. Le président de la CNL a refusé de me suivre jusqu’à ces derniers mois, où il a enfin reconnu que c’est grâce à mon travail que l’Eurométropole a décidé de retirer la DSP (Délégation du Service Publique) à DALKIA et de revoir les clauses. Aucune autre association de locataires n’a manifesté d’intérêt pour ce sujet.

En conclusion…

Mon résonnement n’était donc pas « erroné » et je ne me suis pas laissé « entrainer dans des excès qui peuvent nuire à la bonne compréhension des problématiques que je soulève », comme l’écrivait le Président BIES.

Je rappelle qu’à Hautepierre :

696 000+ 434 520 = 1 130 520€ : soit 390€ par an et par logement

Les mêmes vérifications pourraient être faites sur les quartiers de l’Esplanade et de l’Elsau et conduire aux mêmes conclusions.

Cette somme est à multiplier par le nombre d’années où DALKIA a bénéficié de la bienveillance de la SERS et de la cécité de l’Eurométropole, ainsi que du manque d’intérêt des élus pour les problèmes concrets des locataires HLM

 

(photo en une : vue partielle depuis l’hôpital sur le quartier de Hautepierre ©Jean-René Gousset)