Région : la Majorité du Grand Est va-t-elle exploser ?

Région : la Majorité du Grand Est  va-t-elle exploser ?

On pourrait en douter, mais il y a bien une majorité à la tête du Grand Est.
Naturellement, elle entend le rester, mais…

De nettes tensions existent entre les proParisiens et ceux remettent en cause le Grand est !

L’une des premières conséquences de ces tensions est l’absence des élus LR 67 de la région lors des instances du parti.
D’autres-parts, certains reprochent à Georges Schuler (Maire de Reichstett) d’avoir fait exploser le groupe à l’Eurométropole et surtout de nettes tensions existent entre les proParisiens et ceux remettent en cause le principe du Grand Est !
À ce sujet, Elsa Schalck et Pascal Mangin sont les grands absents des réunions des dirigeants LR…
Ces deux-là n’hésitent pas à passer régulièrement des appels parisiens pour s’assurer les bonnes grâces au siège du parti à l’approche des prochaines élections municipales. D’autres collent aux bottes de Valérie Debord pour obtenir le même résultat.

Les élections internes des LR en octobre prochain permettront aussi de prendre la température en Alsace …

Dans le Haut-Rhin, il se dit que d’amicales pressions sont exercées sur les pro-Alsace … Soit par le biais d’éventuelles d’investitures aux sénatoriales, soit en soutient lors de vote lors des élections internes.  Nous suivrons de près ces élus afin que nos lecteurs soient avertis.
La panique Unser Land !

Même si elle ne change pas la face du monde ni ne colmate les faiblesses du mouvement Unser Land, sa campagne d’affichage énerve. D’abord en Alsace, puis en Moselle.
Un observateur patenté voit dans cette démarche la volonté d’Unser Land de tenter de présenter des listes Régionalistes et Solidaires dans l’ensemble des départements du Grand Est… S’il y arrivait, le mouvement régionaliste ne pourrait gagner, mais pourrait faire perdre.
L’affichage en Moselle a encore plus étonné. Des élus bien pensants ne comprenant pas que la crise alsacienne s’élargisse à Metz.

Discrètement, les cadres de LREM observent d’ailleurs cette situation. Leur liste, lors des prochaines élections régionales, taillera des croupières à la majorité LR-UDI.
Une alliance avec le centre ou une partie de la gauche pourrait alors renverser les équilibres.
Les alliés d’aujourd’hui ne le seront pas demain. « Il faudra que la droite vire tous les candidats trop à droite » annonce un observateur intéressé et en marche, sous la promesse du silence.

Le cabinet observe

À peine remise du « départ » de Christophe Kiefer, le cabinet, lui, a conservé ses « bonnes habitudes ». Il observe la toile, dresse une liste des « non compatibles » et vient jouter de temps en temps.
La peur du moment reste la création d’un groupe Alsace au sein de la région. La sortie d’André Reichardt, les soubresauts de Justin Vogel laissent à penser que l’idée est encore « viable ».
L’ombre d’Adrien Zeller plane sur l’Hôtel de Région. Lui avait osé créer son groupe, lui avait osé affirmer qu’il fallait défendre l’Alsace. Certes, il était centriste.
La Majorité du Grand Est est repliée sur elle, sur son nombril. Elle en oublie les oppositions qui travaillent à leur destin…

Le séminaire

La Majorité du Grand Est préparé son séminaire des 8 et 9 septembre.
Côté hébergement, tout est cadré : « Si vous nous rejoignez dès le samedi, nous vous rappelons que votre nuit d’hôtel du samedi soir est à régler par vos soins et qu’un remboursement de 90€ (pour les hôtels situés à Strasbourg) ou 70€ (pour les hôtels situés en dehors de Strasbourg) interviendra a posteriori après transmission à la Région de la facture dans les conditions habituelles de remboursement en matière de formation. »
Côté programme le dimanche est consacré au bilan,  le samedi est lui « touristique » :
À partir de 14h00 : Accueil à la Maison de la Région
15h00 : Visite du Parlement Européen
17h00 : Trajet en bateau mouche du Parlement Européen jusqu’au Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg avec possibilité d’une dégustation de vins d’Alsace à bord.
18h30 : Balade découverte de la Petite France à la Cathédrale
19h30 : Cours particulier “Comprendre l’Alsacien en 1 leçon” avec Huguette Dreikaus à la Winstub Zuem Strissel
20h30 : Soirée Tartes Flambées à la Winstub Zuem Strissel !
Si vous voulez taquiner la « Majorité Régionale », vous savez déjà où les rencontrer.
Il y a des ponts pour agiter les drapeaux rot un wiss sur le parcours des bateaux « mouche » !

Barbara Desvilles

Alsace : Merci, Philippe Richert, merci Jean Rottner !

Alsace : Merci, Philippe Richert, merci Jean Rottner !

Avec un tel titre certains vont penser que nous avons pété un plomb, carbonisé nos cerveaux le long des gravières pas très claires.
Pourtant, il nous faut remercier Philippe Richert et Jean Rottner !
Car c’est en cédant aux sirènes parisiennes du Grand Est qu’ils ont initié un « désir d’Alsace » comme la région n’en plus connu depuis longtemps.
Mieux, il est temps de leur dire « Merci, pour ce moment ».

Un merci politique !

Politiquement, avant le Grand Est, le régionalisme alsacien était moribond.
Bien sûr, il y eut les percées d’Alsace d’Abord, mélangeant régionalisme et identitarisme, et qui avait une belle poignée d’élus jusqu’en 2004, avant de quasi disparaitre du paysage politique.
Il y eut l’arrivée d’Unser Land, son conseiller général, dont l’élection tenait plus d’un heureux concours de circonstance grâce à l’appui de personnalités « enracinées » ( Denis Lieb, Andrée Munchenbach)…
Chez les Républicains, il aura fallu une poignée de militants pour « réveiller l’esprit alsacien » et organiser les premières manifestations contre la réforme territoriale.
Mais tout cela était finalement relayé dans les coins de pages de la presse quotidienne par certains journalistes prompts à prendre la dictée du côté de la région.


Et Philippe est arrivé !

Merci Philippe Richert, merci Jean Rottner !
Votre trahison lors de l’épisode du Grand Est, a réveillé la conscience alsacienne !
Sans vous, l’essor départemental d’Unser Land aurait été structurellement impossible. Reste à savoir, hors la belle campagne d’affiches d’été, ce que ce mouvement en fera. Soit il s’ouvre et rassemble, soit il se referme et cela restera une anecdote.
Un merci journalistique et culturel !
Vous lisez l’Alsace et les DNA ? Avez vous notez que nos journaux ont multiplié les articles sur l’Alsace, le bilinguisme, les manifestations de la culture alsacienne ? Serait-il un peu moins strasbourgo-mulhouso-centré ?
Mieux, l’offre de livres sur l’Alsace y est régulièrement mentionnée. Une offre qui s’est manifestée naturellement chez les libraires. Il n’y a plus de mal à « écrire sur l’Alsace ». Du Passeport alsacien à l’Histoire de l’Alsace, on trouve désormais bien des livres à se mettre sous la dent !
Musicalement, le Rock en Alsacien n’est plus l’apanage des « Remes » et maintenant des jeunes envoient du lourd.
Dans la pub, comme le font constater certains sur la toile, des mots alsaciens se glissent dans les slogans. Ce n’est pas nouveau, mais cela faisait longtemps que l’on n’avait pas suivi les pas d’Ancel et de son « immer ebs’ nejes ».

Alors oui, merci pour ce moment, Philippe, Jean !

Mais à condition qu’on laisse venir ce département d’Alsace, que l’on en modifie aussi le mode de scrutin et qu’ayant fait ses preuves, il soit possible à ce département de redevenir une « région » à part entière.
Impossible, diront certains !
Rappelons que la Corse est sortie un temps de Paca pour redevenir Corse. Si impossible n’est pas Français,  n’est pas Corse, il n’y a pas de raison qu’impossible, soit alsacien…
Là, ce sera à chacun d’entre nous d’agir, d’assumer et de ne pas réclamer plus pour soit, à la façon de certains élus qui, ayant fait capoter le référendum de 2013, rêvent de rallumer les guerres entre Haut-Rhin et Bas-Rhin pour faire capoter toute chance de renaissance de l’Alsace !

Id ’Fuchs

Strasbourg renvoie ses locataires pauvres en banlieue

La ville ne tente pas seulement de renvoyer au large ses gaz carboniques ( GCO), elle en fait de même avec ses citoyens les moins aisés

La ville de Strasbourg « invite » les populations modestes à aller habiter dans la périphérie de Strasbourg

Le 21 aout lors de la réunion publique organisée par Habitation Moderne au sujet du déconventionnement des 128 logements sociaux à la KRUTENAU , la Directrice de cet organisme HLM a clairement exprimé la pensée profonde des élus de la ville de Strasbourg.
Madame Jacob a estimé qu’il y avait une trop grande concentration de logements HLM entre la KRUTENAU et l’ESPLANADE et que , par conséquent, le Conseil Municipal a décidé de transformer des logements HLM en logement à loyer libre.

En clair, Habitation Moderne, deuxième bailleur social dans l’Eurométropole, allait développer ses activités de promoteur privé , ce qui se fait déjà ailleurs, mais, sans avoir jusqu’à présent privatisé des logements HLM ayant bénéficié d’un conventionnement.

Dès le début de la réunion, Madame Jacob , Directrice d’HM, a indiqué que des travaux de rénovation allaient être entrepris pour un montant de 7 millions d’euros. Des diapositives ont été projetées pour mettre en valeur la qualité des travaux envisagés notamment pour la rénovation des salles de bains. En parallèle, un programme d’isolation devra permettre le classement en BBC toutefois, lors de la projection il est apparu que : seul un classement en catégorie « C » était envisageable.
Madame la Directrice n’a pas voulu préciser l’importance des baisses de charges locatives obtenues à l’issue des travaux.

Des loyers très chers

En revanche, les travaux entraineront une forte augmentation des loyers.  À titre d’exemple pour un logement de 76 m2, le loyer passerait de 360€ à 640€ soit une augmentation de 280€. Cette augmentation serait étalée sur 6 ans.

Des déménagements forcés

Un nombre important de locataires ne pourront pas faire face à une telle augmentation. Habitation Moderne leur propose donc un relogement dans son parc resté social et , pour faciliter les déménagements, HM prendrait en charge à hauteur de 1000€ les frais de déménagement plus 400€ dans le cadre d’autres frais liés au déménagement.
La générosité d’Habitation Moderne est décidément sans limites….

De nombreux locataires se trouveront donc en difficultés et devront quitter le quartier où ils ont passé l’essentiel de leur vie, où ils ont tissé des liens de longue date pour, finalement, être mutés à l’ouest au sud ou au nord de l’Eurométropole.
Afin d’ atténuer l’effet dû à l’annonce brutale de cette privatisation, la Directrice d’Habitation Moderne a parlé de « loyers intermédiaires » (8.4€ leM2 contre 5.6€ le M2 actuellement en HLM et 9.8€ dans le privé) un concept qui n’a aucune assise juridique.  Les loyers intermédiaires sont un concept inventé par les adjoints au maire de la Ville de Strasbourg en charge du logement pour permettre la privatisation des HLM.
De la démagogie à l’état pur

Pour tenter de faire croire qu’enfin Habitation Moderne était à l’écoute et allait prendre en compte les demandes des locataires, ils ont proposé l’application de l’ Article 9
De la Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986
Que dit cette loi : Lorsque deux locataires occupant deux logements appartenant au même propriétaire et situés dans un même ensemble immobilier demandent à procéder à un échange de logements entre eux, cet échange est de droit dès lors que l’une des deux familles concernées comporte au moins trois enfants et que l’échange a pour conséquence d’accroître la surface du logement occupé par la famille la plus nombreuse.

Dans les contrats en cours, chaque locataire se substitue de plein droit à celui auquel il succède et ne peut être considéré comme un nouvel entrant.
Il faut savoir qu’à ce jour, les dirigeants d’Habitation Moderne n’ont jamais appliqué cette loi. Venir aujourd’hui, proposer dans le cadre d’une privatisation, l’application d’une loi qui ne s’applique qu’au logement social relève de la démagogie pure.

Au travers de cette atteinte à leurs droits à la tranquillité sociale, les locataires ont le sentiment de se faire manipuler et de se faire balader comme des objets que la Mairie a décidé de déplacer.  Le seul objectif des élus étant de chasser les locataires modestes actuels pour les remplacer par des locataires au pouvoir d’achat plus important.
Réserver ces appartements à une population aux ressources financières plus importantes, permettra de réaliser une très importante rentabilité financière sur ce groupe d’immeubles

Petite explication comptable.

Le cout des travaux est estimé à 7 millions d’€uros.
HM emprunte 7 millions d’€uros sur 25 ans auprès de la Caisse de Dépôt à 1.5%
Montant de la mensualité : 24 000€
Augmentation moyenne des loyers au bout de la 6e année 280€ (voir plus haut 640€-360€)
Montant mensuel encaissé par Habitation Moderne  sur les 128 appartements = 280×128= 35 840€
Habitation Moderne réalise une plus valu 11840€ par mois au bout de 6 ans. (35840€-24000€)
Au bout des 25ans, Habitation Moderne aura réalisé près de 2 millions de cashs sans compter le montant du loyer que les locataires paient actuellement.
À notre demande Madame la Directrice n’a pas daigné communiquer aux locataires le plan de financement. Il parait que ça relève du secret comptable.

Une opération financière juteuse

La privatisation des logements HLM est une affaire extrêmement juteuse , Habitation Moderne joue les poissons-pilotes aux bailleurs sociaux en Alsace et ailleurs. S’ils réussissent leur coup, les locataires des autres organismes seront mis à contribution dans les mêmes proportions.

Cette politique est la conséquence directe de la loi ELAN et du désengagement de l’état dans le logement social d’ailleurs,  le gouvernement a déjà annoncé de nouvelles réductions de budget dans le logement social pour les prochaines semaines.

Cette politique est soutenue par les trois députés Strasbourgeois LERM (Sylvain WASERMANN ; Thierry MICHELS ; Bruno STUDER) Elle mettra en difficulté bon nombre de locataires HLM.

Cette politique est soutenue par les trois députés Strasbourgeois LERM (Sylvain WASERMANN ; Thierry MICHELS ;Bruno STUDER) Elle mettra en difficulté bon nombre de locataires HLM.

Marcel WOLFF

Strasbourg L’inadmissible déconventionnement de 128 logements sociaux

Strasbourg
L’inadmissible Déconventionnement de 128 logements sociaux


Dans la capitale alsacienne, la gestion d’Habitation Moderne interpelle autant que celle de CUS Habitat.
En effet, ces deux organismes rassemblés sous le même toit et présidés par la même personne pratiquent ce que l’ANCOLS (Agence Nationale de Contrôle du Logement Social)  appelle dans un langage très feutré « l’optimisation des ressources »
En clair, faire payer des loyers de plus en plus chers aux locataires et imputer des charges locatives de plus en plus élevées à ces mêmes locataires.
Le recours au dé-conventionnement pour les 128 appartements de la rue de Lausanne relève de la même démarche, faire payer aux locataires d’aujourd’hui les constructions et les rénovations à venir, mais pas seulement,  ils paient aussi la gestion financière hasardeuse des dirigeants actuels. (voire nos articles)

Cette gestion hasardeuse tient en 2 chiffres pour HM :  l’évolution de la dette entre 2013 et 2016 + 38% (290 Millions d’euros en 2013 pour 402 Millions en 2016)
Un chiffre d’affaires qui n’a progressé que de 13% (54 millions d’euros en 2013 pour 61millions en 2016)
Par ailleurs, on est également en droit de s’interroger sur l’évolution de certaines dépenses, car, rappelons-le,  il  s’agit de l’argent des locataires et aussi des contribuables.
Habitation Moderne s’est lancée dans une politique de croissance externe avec le rachat du patrimoine de « Perspective Habitat » et le rachat à la CNP d’un immeuble de 123 logements à l’Esplanade (17 millions d’euros) et bien d’autres acquisitions encore.
Devant la valse des millions pratiquée par ces deux établissements publics des questions surgissent :  la construction du siège, un dépassement de 5 Millions d’€ euros le nouveau siège était annoncé pour un coût de 17 millions (DNA du 20 février 2011) pour finalement coûter 22,3 millions.
D’autres exemples dans la gestion d’Habitation Moderne et CUS Habitat démontrent que l’argent des loyers est dépensé sans modération .

Des dépenses nouvelles de 7.3Millions d’euros

Depuis leur installation rue de l’Hôpital,  les comptes d’Habitation Moderne ont fait apparaitre( en 2015) une augmentation brutale des immobilisations incorporelles qui passent de 2,7 millions à 10 millions. (-C’est quoi cet important investissement immatériel ? )

Une explosion des dépenses en « HONORAIRES » de 8,6 millions.

À CUS Habitat depuis son installation dans les nouveaux bureaux, les dépenses pour « Honoraires » sont passé 1,2 million en 2014 à 5,4 en 2016 et 2017.
À travers ces exemples on voit bien que la gestion de ces deux établissements pose quelques questions embarrassantes à son président ainsi qu’à la majorité qui gouverne l’Eurométropole.
En 2011 Philippe BIES,  président d’Habitation Moderne, déplorait (DNA 20 février 2011) : « L’État baisse de 13 à 7 milliards le budget alloué au logement social et ponctionne les bailleurs sociaux pour financer l’ANRU ». Malheureusement pour lui, le gouvernement qu’il a soutenu à partir de 2012 a poursuivi la même politique de baisse des dotations et le ponctionnement des bailleurs sociaux.
La politique du gouvernement actuel ne fait qu’amplifier le mouvement engagé par ses prédécesseurs, avec la loi ELAN il réduit encore les aides de l’état au logement social ; ajouté à la gestion périlleuse des deux bailleurs sociaux Strasbourgeois il est clair que les locataires HLM dans l’Eurométropole vont être de plus en plus taxés.
Il est urgent d’inverser cette politique, de remettre l’intérêt collectif au centre, d’affecter les ressources financières à la construction et à la rénovation des logements sociaux pour  faire baisser ainsi les charges locatives et lutter concrètement contre le réchauffement de la planète.
Est-il encore nécessaire de rappeler que le logement est le premier consommateur d’énergie fossile (45%) bien avant les transports individuels ?
DÉSENGAGEMENT DE L’ÉTAT + MAUVAISE GESTION DES ORGANISMES HLM  = PONCTIONNEMENT DES LOCATAIRES.

Marcel WOLFF
Ancien administrateur de CUS Habitat (2009 à 2017)

La synthèse du rapport du préfet Marx

L’avenir des deux départements alsaciens !

Commandé  le 22 janvier 2018 par le Premier ministre, alors que la Région Grand Est est contestée par certains,  le  ” Rapport au Premier ministre Mission Alsace Grand Est ” est arrivé !

Afin de permettre à nos lecteurs de réagir dès à présent, nous vous proposons la synthèse de ce document de 141 pages.

Le rapport complet est téléchargeable : http://www.bas-rhin.gouv.fr/Actualites/Territoires/Rapport-au-Premier-ministre-Mission-Alsace-Grand-Est/Rapport-au-Premier-Ministre-Mission-Alsace-Grand-Est


Synthèse du rapport

Carrefour longtemps disputé entre des voisins puissants, l’Alsace s’est forgé une identité propre au cœur de l’Europe.

D’abord partie de l’Empire romain puis du Saint-Empire, réunie au Royaume de France après la guerre de Trente Ans, elle est annexée à l’Allemagne de 1870 à 1918 et de 1940 à 1945.

De la pax romana au partage de Verdun, de la prospérité des Hohenstaufen à la Grande Peste, du rayonnement artistique et culturel de la fin du XVe siècle aux ravages de la guerre de Trente Ans, de la Révolution industrielle aux « Malgré-nous », son destin, associant épisodes brillants et tragiques, résume une partie des étapes de l’unification de l’Europe, sous le double signe du limes et du syncrétisme.

À l’époque contemporaine, le territoire que l’on désigne sous la dénomination « Alsace » est formé par les actuels départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. L’Alsace est aussi un territoire d’application du droit local alsacien-mosellan spécifique qui touche à de nombreux aspects de la vie sociale, économique et culturelle.
Depuis la création au 1er janvier 2016 de la région Grand Est, il n’existe plus de collectivité territoriale d’Alsace. Toutefois, le périmètre alsacien conserve des formes institutionnelles propres. Plusieurs structures interdépartementales opèrent dans des champs aussi divers que la sécurité publique, l’économie, l’assainissement, la culture, le tourisme et l’attractivité du territoire.

La réalité des volontés exprimées

Le projet de création du Grand Est a été accueilli de façon réservée par les Alsaciens. Certaines inquiétudes ont été exprimées sur le dimensionnement, la relative hétérogénéité du nouvel ensemble et l’absence de référence à leur territoire historique.

L’échec de la tentative de création, par référendum, d’une collectivité unique d’Alsace en 2013, fusion des départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la région Alsace, portée par les élus, éclaire les tensions actuelles.

De fortes oppositions sont apparues lors de l’adoption de la nouvelle carte régionale, reflétées dans les résultats des élections régionales de 2015. Elles ont désormais perdu en intensité et une partie de la classe politique alsacienne s’est engagée dans la construction de la nouvelle région.
Deux courants principaux s’affirment actuellement sur cette question. D’une part, les exécutifs départementaux revendiquent la création d’une collectivité à statut particulier, dont les compétences seraient exorbitantes du droit commun des départements. D’autre part, l’exécutif régional Grand Est, s’il n’affiche pas d’opposition à une éventuelle fusion des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, l’assujettit à l’inscription pleine et entière de cette entité dans le cadre régional et dans le respect du partage des compétences organisé par la loi NOTRe.

Au-delà des interrogations sur l’avenir administratif du territoire, le « désir d’Alsace » dépasse le registre institutionnel.

Les formes juridiques possibles pour porter l’Alsace : hypothèses institutionnelles
En cohérence avec la lettre de mission du Premier ministre et avec la position du Président de la République, rappelée lors de sa visite à Strasbourg le 17 avril dernier, l’évolution des deux départements ne peut s’envisager qu’à l’intérieur de la région Grand Est.

Dans ce cadre, quatre possibilités d’évolution institutionnelle se dessinent aujourd’hui afin de porter le « désir d’Alsace » :

•    renforcer la coopération entre les deux départements en mettant en place une entente ou en créant une institution interdépartementale ;
•    créer un syndicat mixte, auquel d’autres collectivités pourraient adhérer ;
•    fusionner les deux départements dans un grand département Alsace, par la loi ou par la voie réglementaire ouverte par le Code général des collectivités territoriales ;
•    créer une collectivité à statut particulier en application de l’article 72 de la Constitution.

Si l’entente, l’institution et le syndicat mixte constituent des formes souples de coopération faciles à mettre en place, elles ne répondent qu’incomplètement aux aspirations des élus du territoire qui souhaitent donner naissance à une nouvelle collectivité alsacienne à part entière.
À l’inverse, la création d’une collectivité à statut particulier, malgré le soutien dont elle bénéficie auprès d’une partie des élus alsaciens, notamment ceux du mouvement Les Républicains, introduirait en France continentale, et en dehors des cas très spécifiques des « PLM » (Paris, Lyon, Marseille), une multiplication des types de collectivités, qui serait porteuse de risques, difficilement lisible et critiquée dans le reste de la région Grand Est mais aussi en Alsace.
En revanche, le projet gouvernemental de « différenciation », nouvelle étape significative de la décentralisation, ouvre des perspectives et une dynamique dont les élus locaux pourraient se saisir.

La fusion des deux départements et la création d’un département d’Alsace, au sein de la région Grand Est, permettrait d’édifier une nouvelle collectivité territoriale en harmonie avec le reste du territoire national.

C’est celle qui a été mise en avant par le Président de la République lors de sa visite précitée à Strasbourg. Elle fait par ailleurs l’objet d’un soutien de la part des parlementaires En Marche. Résultant d’une loi ou d’un décret, elle pourrait s’inscrire dans un calendrier resserré et apporter des économies d’échelle sans nécessairement remettre en cause l’organisation déconcentrée de l’État.
Les autres formes de coopération institutionnelle ne sont pas disqualifiées pour autant. D’une part, une entente ou une institution permettrait d’organiser une transition vers la création d’un département unique. D’autre part, le recours à un syndicat mixte offre la possibilité d’associer, de manière pérenne, d’autres collectivités hors d’Alsace, telles que le département de la Moselle dans le champ linguistique.

Les missions d’une éventuelle collectivité Alsace : compétences, expérimentations législatives et coopération transfrontalière

Si une fusion semble être la principale option permettant de donner naissance à une collectivité territoriale alsacienne, il n’en demeure pas moins qu’une simple « addition » des deux départements serait mal comprise par les élus et une partie de la population. Pour être pertinente, celle-ci devrait être la source d’un véritable projet de territoire, ancré dans un espace rhénan, national, transfrontalier et européen.
Une telle ambition pourrait se traduire, outre les compétences déjà exercées par les départements, par l’attribution de compétences nouvelles. Dans le cadre fixé par les lois NOTRe et MAPTAM, des compétences pourraient être attribuées au département unique par délégation ou par transfert de l’État ou de collectivités territoriales de niveau différent. Ensuite, le projet de révision constitutionnelle porté par le Gouvernement devrait permettre de moduler les compétences des collectivités appartenant à une même catégorie au travers d’un « droit de différenciation ».

Carte de la province d’Alsace en 1789

Enfin, le « droit à l’expérimentation », qui devrait être assoupli par la révision constitutionnelle envisagée au travers de la suppression du « verrou » de la généralisation, pourrait concourir à l’élargissement des attributions de compétences de l’entité Alsace unique.
En particulier, une gestion plus efficace des flux transfrontaliers et un meilleur accès aux services publics au voisinage de la frontière seraient susceptibles de justifier l’attribution des compétences suivantes à une entité Alsace, guidée par le principe de subsidiarité :

•    l’importance croissante des flux transfrontaliers justifierait l’exercice d’une compétence spécifique de régulation de ces flux par les collectivités frontalières ;
•    l’Alsace et la Moselle pourraient porter des politiques innovantes en matière d’enseignement et de formation, dans leur environnement frontalier et européen ;
•    un partenariat entre la région Grand Est et une éventuelle entité Alsace pour soutenir l’attractivité, le développement économique et le tourisme pourrait voir le jour ;
•    une éventuelle collectivité Alsace pourrait œuvrer pour la mise en valeur de son espace naturel et notamment de ses cours d’eau ;
•    une collectivité Alsace pourrait jouer un rôle de premier plan dans le domaine culturel.

Au-delà des compétences attribuées à une entité Alsace, la mutualisation des équipements pour accroître l’offre de services publics au voisinage de la frontière ne fonctionnera vraiment que si l’on prévoit la possibilité de dérogations à certaines normes nationales, afin de favoriser une articulation fluide avec son voisinage immédiat.

Le cheminement pour parvenir à la fusion envisagée devrait faire l’objet d’un arbitrage quant à la méthode, législative ou réglementaire (décret en Conseil d’État), et au calendrier, puisqu’il faudrait conjuguer élections locales, révision constitutionnelle et cette entreprise institutionnelle spécifique.
Si cette voie était poursuivie,

l’Alsace pourrait devenir le premier territoire porteur de la « décentralisation de projets » souhaitée par le Président de la République.

Blanchiment et terrorisme, le Crédit Mutuel condamné à un million d’euros d’amende

Blanchiment et terrorisme, le Crédit Mutuel condamné à un million d’euros d’amende

Le Crédit Mutuel CM11* a écopé d’un blâme et d’une amende d’un million d’euros de la part de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR ) de la Banque de France.

À notre connaissance aucun média alsacien, et a fortiori les DNA et L’Alsace, qui appartiennent tous deux au Crédit Mutuel, n’ont relevé ces faits.

Selon le document de l’ACPR en date du 6 juillet, que nous nous sommes procuré, le groupe Crédit Mutuel  n’a pas respecté les obligations qui sont les siennes de vérification d’identité de ses clients.
En effet, les banques sont supposées vérifier l’identité de leurs clients dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Le document précise en l’occurrence que : « …Il est prononcé à l’encontre de la Caisse fédérale de Crédit Mutuel un blâme et une sanction pécuniaire d’un million d’euros ».
La banque a, en quantité limitée certes, réalisé des opérations ou accordé des moyens de paiement à des clients sans qu’il n’y ait eu de vérification d’identité. Ce qui fait dire à l’ACPR que le Crédit Mutuel n’est « pas en situation de détecter ceux qui faisaient, le cas échéant, l’objet d’une mesure de gel des avoirs. »
Le rapport détaille plusieurs exemples, comme celui d’un client qui avait l’intention d’aller combattre en Syrie, qui a fait transiter sur son compte des sommes « d’un montant atypique » (sic). Le Crédit Mutuel a mis près de six mois à réagir.
La banque a ainsi oublié de signaler à des organismes comme Tracfin (Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins) d’importants mouvements en espèces alors qu’elle en avait l’obligation.
À titre d’exemple, parmi des dizaines de dossiers cités, il y a cette dame qui a versé 116 000 euros en espèces sans justificatif précis, une personne qui a effectué deux retraits en espèces respectivement de 30 000 euros et 40 000 euros chacun en coupures de 500 euros, ou encore ce compte société crédité de 282 000 euros en provenance d’Estonie, détenu par deux ressortissants russes et géré par un agent immobilier local, ou le compte de cette entreprise domiciliée dans les Iles Vierges britanniques faisant l’objet d’un virement de 60 000 euros en provenance d’une fondation domiciliée au Liechtenstein, ainsi qu’une multitude de retraits en espèces effectués sans que cela n’interroge la responsable de la banque.

Parallèlement à cela, de nombreux lecteurs nous contactent régulièrement pour dénoncer l’intransigeance sans appel de certains gestionnaires de comptes pour quelques centaines d’euros parfois.
De toute évidence, tous les clients de la banque n’ont pas droit au même traitement.

*Le groupe Crédit Mutuel-CM11 est le principal groupe bancaire au sein du Crédit Mutuel. Il est constitué de 11 fédérations de Crédit Mutuel et des caisses qui les composent, de la Banque Fédérative du Crédit Mutuel (BFCM) et de ses filiales notamment des Assurances du Crédit Mutuel (ACM), du Crédit Industriel et Commercial (CIC) et des filiales informatiques et technologiques.
La Banque fédérative du Crédit Mutuel est une société anonyme dont le capital est détenu à 93% par la Caisse Fédérale de Crédit Mutuel, commune à onze des dix-huit fédérations du Crédit Mutuel. Son siège est situé à Strasbourg. (Wikipédia)

Un coup de pouce pour Heb’di

Lundi 20 août, la 1re chambre commerciale du Tribunal de Grande instance de Strasbourg s’est prononcée pour la poursuite d’activité de votre journal « Heb’di ».

Dieu sait si ce n’était pas gagné !

Ce jugement tant espéré, nous vous le devons avant tout à vous, lecteurs ou donateurs qui nous avez soutenus par centaines via vos abonnements, vos dons, ou vos petits mots réconfortants. Soyez-en remerciés du fond du cœur.

Aujourd’hui, grâce à vos encouragements, Heb’di retrouve un nouveau souffle. Même si tout cela est encore un peu fragile, vous avez réussi à nous redonner foi en ce qui nous a toujours portés, une liberté d’écrire et de penser avec pour seul fil conducteur l’Alsace, cette région que nous aimons tant.

Comme nous nous y étions engagés, l’équipe Heb’di, rédacteurs, dessinateurs, maquettiste … ne se rémunérera pas en attendant des jours meilleurs !

Votre numéro de septembre est d’ores et déjà en chantier. Vous pourrez aussi consulter notre site hebdi.com où vous trouverez toutes les infos du jour.

Heb’di, c’est toujours plus de révélations, toujours plus d’investigations et beaucoup d’humour.

 

Pour assurer l’avenir de Heb’di, abonnez-vous, continuer à nous soutenir

Pour un abonnement de soutien  + un T-Shirt Heb’di ou un Mug à partir de  50 euros par CB ou chèque  – (voir les modèles ci-dessous )


Formules



Pour  un don déductible  à 66 % des vos impôts ( à 60 % pour les entreprises) :

Cliquez ici

L’équipe Heb’di vous remercie de tout cœur et ….

Que vive la Liberté de la Presse !!!

( Chèque à l’ordre d’Heb’di, 10 rue de Luxembourg 67 610 – La Wantzenau, sauf pour les dons défiscalisés : Spiil/Heb’di, 10 rue de Luxembourg 67 610 – La Wantzenau)

 


Choisissez votre T-shirt ou votre tasse !

indiquez-nous par  mails votre choix : T-shirt ou Mug

Pour le t-shirt, veuillez préciser le modèle ( Standart ou dame) et la taille

Les tailles de T-shirts disponibles

XS – S – M – L – XL – XXL – 3XL pour les modèles standards

et en S – M – L – XL – XXL pour les modèles dame

Un grand merci et à très bientôt,

L’équipe Hebdi !


 

Les élus du Grand Est s’envoient en l’air !

Les élus du Grand Est s’envoient en l’air !

Alors que la région Grand Est tente encore de se justifier sur la dépense  aussi couteuse qu’inutile de l’achat d’un appartement à 3 millions d’euros dans les beaux quartiers parisiens. Nous apprenons que les conseillers régionaux s’apprêtent à s’envoyer en l’air !

Les grosses dépenses des collectivités locales sont réglementées par une procédure d’appel d’offres.

C’est ainsi que le Grand Est a lancé un appel d’offres pour l’« Achat d’espaces publicitaires et de prestations diverses de communication et de promotion dans le cadre de la manifestation ” Mondial Air Ballons 2019 ‘’ »

Nous sommes toujours incroyablement surpris de constater à quel point la bande à Rottner a un besoin de reconnaissance.

S’afficher sur des montgolfières dans l’espoir d’être vu de Nogent-sur-Seine à Altkirch,  pourquoi pas ?

Le document  émis par la Région (qui semble complètement à l’ouest en ce moment)   explique que le  « Mondial Air Ballons 2019 » fera pour la première fois l’objet d’un naming « Grand Est ».

L’événement aura lieu du 26 juillet 2019 au 4 août 2019 à Chambley.

Il est précisé que l’événement  rassemble 7 000 médias français et étrangers. « Une réelle opportunité pour la Région Grand Est en lui permettant d’accroître sa notoriété auprès du grand public ! »

Il est donc proposé à la Commission d’Appel d’Offres d’attribuer le marché à l’association«Les Portes du Ciel » pour un montant de 800.000,00 € (environ 1000 mois de minimum vieillesse)

Une opportunité vous disiez…. !

 

Ce que le Grand Est fait de vos impôts !

Une belle précampagne de notoriété

Dans cette belle précampagne de notoriété municipale payée par nos impôts. ( Une page dans tous les journaux du Grand Est, principalement ceux du Crédit Mutuel) est tarifée à plusieurs dizaines de milliers d’euros). D’autres ambitieux y sont…

Par contre, Pernelle Richardot ( à laquelle nous ne faisons aucun cadeau) et d’autres élues, fût-ce du RN, pourraient s’interroger…
Certes, cette page d’autopromotion coute moins cher que l’ambassade parisienne (https://www.hebdi.com/grand-vos-impots-palais-prince-rottner/) , mais à la longue…

Cette page de pub ne dit pas que les Alsaciens ont payé deux fois du TGV EST, une fois par les impôts nationaux, une seconde fois par les impôts locaux !
Ne nous en voulez pas, monsieur Rottner, mais les Alsaciens en ont marre des élus cumulant rémunérations, honneurs et petits fours lorsque les Alsaciens serrent la ceinture, lorsque l’on fait disparaître leur région pour satisfaire l’ego des uns ou des autres.

Faire taire Heb’di !

Ces alertes que lance Heb’di, les puissants n’en veulent plus !
Voilà pourquoi discrètement, la pression est mise sur les journaux qui ne sont pas la voix de leur maitre !
Seuls vous, nos lecteurs, pouvez nous aider. Car chez nous, les collectivités n’achètent pas de pages de pub à plusieurs milliers d’Euros…
Et ces Euros sont ceux de vos impôts  !

Nous avons besoin de vous

Pour durer, nous avons besoin de vous :
Chefs d’entreprises, restaurateurs : prenez une publicité à l’année dans notre mensuel ou sur notre site, prenez-en une tous les trimestres. Vous gagnez en visibilité et nous en régularité !
Gagnants du Loto, mécènes, faites-nous un don !
Financez la presse libre !
Particuliers, faites un don, vous pourrez le déduire de vos impôts !
Lecteurs : abonnez-vous…

Pendant ce temps, la Région Grand Est sort la grande propagande et l’Alsace disparait !
Il faut sauver le soldat Hebdi !
Pour aider Heb’di cet ici !

Une petite bière ?

Il ne reste plus que

avant que le tribunal ne se prononce sur l’avenir du magazine qui dit tout aux alsaciens !

Le 23 juillet, le TGI de Strasbourg, Chambre des procédures collectives et commerciales, décidera de l’avenir de Heb’di, le dernier média alsacien totalement indépendant.

Nos confrères de France Inter expliquent les raisons de soutenir Heb’di :

(cliquez sur le logo)

Vous pouvez aider Heb’di à continuer le combat :

– En vous abonnant

– En faisant un don :




– En faisant un don défiscalisé :

Don en ligne :
www.okpal.com/heb-di

Don par chèque :
– Libeller votre chèque à J’aime l’info/Hebdi : préciser : don défiscalisé

à envoyer à Heb’di, 10 rue du Luxembourg, 67610 La Wantzenau

par chèque :

Libellez votre chèque à l’ordre de Hebdi
Envoyez le tout à Heb’di, 10 rue du Luxembourg, 67610 La Wantzenau

Vous avez d’autres idées ? L’équipe est à votre écoute !

Contactez-nous

*Nous avons le statut de média d’information politique et générale (IPG) délivré par la Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP).

Dans le cadre du maintien du pluralisme de la presse, notamment en région, la loi du 17 avril 2015 permet aux médias « IPG » de bénéficier de dons de particuliers et d’entreprises.

Bradage de patrimoine : une vieille tradition dans l’Eurométropole

La vente de l’ancienne Mairie de Schiltigheim m’a fait penser à une très vieille histoire qui s’est passé dans les années 80.

Les Laminoirs de Strasbourg étaient alors une entreprise florissante au Port du Rhin à Strasbourg (1200 salariés). Acquise par USINOR dans les années 70, elle s’était notamment distinguée par la transformation de tôles d’acier pour l’industrie automobile, le bâtiment et l’électroménager. Elle exportait dans toute l’Europe et ailleurs dans le monde.

Les Laminoirs sont à l’origine de l’introduction de la tôle galvanisée dans la carrosserie automobile avec la mise au point d’un brevet en collaboration avec Peugeot. Si vos carrosseries de voitures, depuis les années 90, se corrodent moins vite c’est en partie grâce au savoir-faire développé à Strasbourg.

Cette entreprise, qui tournait à merveille, a été peu à peu « intégrée » dans le groupe USINOR-SACILOR qui deviendra plus tard ARCELOR avec les sidérurgies belges, luxembourgeoises et espagnoles.

Et un peu plus tard, Mr Mittal absorbera ARCELOR avec l’aide de son ami, l’Anglais Tony Blair.

Dans les années 80, suite à son intégration dans USINOR, les Laminoirs ont subi plusieurs opérations de démantèlement par le biais de la filialisation des activités en aval. Aujourd’hui, il subsiste encore l’unité de galvanisation et de laquage détenu par le géant Russe NLMK. Cette entreprise aura été consciemment abandonnée par les responsables locaux, alors qu’elle avait 150 ans d’existence sur un marché où elle était toujours à la pointe. Il ne reste aujourd’hui que 120 salariés au Port du Rhin.

Il est permis de penser qu’un autre destin était possible avec la conservation de l’ensemble des activités au Port du Rhin.

Appropriation de biens de la société

En 1982 après la nationalisation du Groupe USINOR, les nouveaux dirigeants décidèrent de la cession d’un grand nombre de biens immobiliers. Il se trouvait qu’à Strasbourg les Laminoirs possédaient un appartement à l’Esca (318m2 +une chambre de bonne+2 garages). Ce bien a été cédé pour 150.000 € au PDG d’alors (1.000.000 francs, soit 4x moins que sa valeur estimée par les experts d’alors).

Nous étions quelques élus syndicalistes à nous offusquer d’un tel cadeau. Nous avons saisi les députés proches du gouvernement de l’époque pour les alerter sur ce bradage d’un bien public. Il faut rappeler que nous étions une entreprise nationalisée.

Même les responsables CGT de l’époque avaient fait semblant de ne pas voir. Pour les autres organisations syndicales, ce n’était pas un sujet.

Quand on voit ce qui se passe à l’occasion de la vente de la Marie de Schiltigheim, le constat est le même. Dès qu’il est question de cession de biens publics, il y a toujours dans les parages, quelques individus pour flairer la bonne affaire à réaliser sur le dos des contribuables. Et tout cela sous le regard distrait de nos responsables politiques.

Dans le cas des Laminoirs de Strasbourg, c’était pour plaire à une hiérarchie parisienne avec l’espoir que le sort de l’entreprise profiterait de la bienveillance des technocrates installés dans les murs de Bercy, au ministère de l’Industrie.

La naïveté ou la complaisance des élus Alsaciens envers l’administration parisienne est triste à voir : même quand une magouille est patente, nos élus n’osent pas élever la voix pour défendre l’intérêt général.

La vente du Racing à Patrick Proisy en 1997, pour 230.000€, est également un bel exemple de bradage d’un bien collectif.

Alors, comment leur faire confiance pour défendre ce qui reste de l’ALSACE ?

(photo en une : locaux de NLMK rue du Bassin de l’Industrie à Strasbourg)

 

Après les saucisses de Strasbourg, l’exorcisme de Schiltigheim

Magie blanche pour élue verte

« Magie blanche pour élue verte », c’est ainsi que Jean-Marie Kutner intitule le troisième paragraphe d’un post sur Facebook :

Le monde est petit et le hasard d’une soirée m’a fait rencontrer une proche de Madame la Maire, qui me racontait, très sérieusement que celle-ci, présentait de mauvaises ondes dans le bureau mairial… et que sans doute ces mauvaises ondes seraient à l’origine des défaites successives des deux maires sortants… ce dont elle voudrait de prémunir.
Aussi aurait-elle, selon cette proche, fait procéder au désenvoutement du bureau, séance thérapeutique au cours de laquelle on aurait brulé de l’encens purificateur
Cette histoire me paraît assez invraisemblable, pourtant, cette personne avait l’air très sérieuse……
Par saint Bové et tous les archanges verts, jusqu’où se loge le mysticisme !!!!”

En plein débat sur la laïcité, le sujet se diffuse, prête à sourire, puis l’on s’interroge : Nisand, Kutner… La mairie de Schiltigheim pourrait-elle renfermer une « malédiction » ?

Mais pour cela, il faudrait un « fantôme » ! Et il n’y en a pas. Alfred Muller a fait son temps dans ces locaux et il file une retraite sereine. Les anciens DGS aussi maintenant.

Des jeteurs de sorts ?

S’il n’y a pas de fantômes, essayons l’idée d’un jeteur de sorts. Avec humour, on pourrait affirmer qu’il en est, du côté de Strasbourg, pour ne pas vouloir qu’une autre ville de la métropole rayonne. On en imagine bien quelques-uns (ou unes) avoir fait appel à une école des sorcières. Qui sait, il y en avait une du côté du Batsberg.

Entre Harry Potter et X-files, nous voilà donc à Schiltigheim avec l’information selon laquelle de l’encens aurait « purifié » le bureau.

Info ou Intox ?

Bizarrement, le post de l’ancien maire n’est que peu liké. Un autre sort ?

Autre ancien élu, Jean-Luc Muller, écrit à son tour :

A la mairie de Schiltigheim si le vaudou ne fonctionne pas il reste les gousses d’ail et cela ferait vivre nos producteurs locaux.”

De l’ail bio et en circuit court, espère-t-on aussi.

Du côté de Strasbourg, quelques voix gênées évoquent la mention par la maire d’un bureau « stressant », d’objets… On attend le communiqué officiel.

Des phénomènes politiques paranormaux

A Heb’di, nous vous en parlons de façon détendue. Il doit s’agit d’humour…

Sur mon bureau ce matin, j’ai néanmoins pris soin de poser un fer à cheval, du sel, une patte de lapin… On ne sait jamais, je suis souvent à Schiltigheim et j’ai souvent constaté des phénomènes politiques paranormaux, pas vous ?

La vérité est ailleurs, non ? N’est-il pas temps d’appeler l’exorciste de Strasbourg ? Mais non, pas les saucisses de Strasbourg !

Nous utilisons des cookies sur notre site Web

Merci de confirmer, si vous acceptez nos cookies de suivi. Vous pouvez également refuser le suivi afin que vous puissiez continuer à visiter notre site Web sans aucune donnée envoyée à des services tiers.