Transition énergétique ? Les élus de l’eurométropole repousse la rénovation des réseaux de chauffage urbain après 2021 !

Transition énergétique ? Les élus de l’Eurométropole repoussent la rénovation des réseaux de chauffage urbain après 2021 !

En plein été, parler des réseaux de chauffage urbain n’est certainement pas de nature à titiller la curiosité des lecteurs, pourtant, ce sujet d’apparence aride, est d’une importance fondamentale pour qui veut faire preuve de crédibilité en matière d’économie d’énergie et de transition énergétique.  Je pense particulièrement à Alain JUND et à son nouvel associé SYAMAK AGA BABAEI.

Ces élus, pourtant, ne semblent pas se presser pour agir et impulser une politique de mise à niveau des réseaux de chauffage urbain afin d’assurer des économies d’énergie et de réduction d’émission de CO2.

DES RÉSEAUX DE CHAUFFAGE QUI DATENT

Les trois réseaux strasbourgeois , à l’Esplanade, à l’Elsau et à Hautepierre, se distinguent par leur âge avancé  (50 ans) et l’absence d’entretien et de rénovation depuis leur origine.

Déjà, en mars 2006 la presse quotidienne relatait les premières fuites sur le réseau primaire à l’Esplanade, cela aurait dû attirer l’attention de nos élus et les amener à s’interroger sur l’état de ces réseaux. Il n’en a rien été, il faudra attendre la grosse panne de janvier 2017 pour qu’enfin un début de prise de conscience imprègne nos édiles ainsi que l’Administration de l’Eurométropole.

UN SURVOL DE LA SITUATION

Après une nouvelle rupture des canalisations le 26 janvier 2017, Mme Bey Vice-Présidente en charge des réseaux annonçait  qu’une carte thermographique serait réalisée à partir d’un survol en avion bimoteur affrété par le délégataire du service public (l’E.S). Tout cela pour permettre l’élaboration d’un plan d’investissement . Il était précisé dans cet article que les résultats de cet état des lieux seront ensuite communiqués en toute transparence aux habitants ainsi qu’au comité de suivi du réseau de chaleur.

DES INFORMATIONS NON-COMMUNIQUÉS

À ce jour, les habitants des trois quartiers concernés par les réseaux de chauffage attendent toujours d’être informés sur l’état réel de leur réseau, alors qu’une nouvelle fuite s’est produite avenue du Général de Gaulle à l’Esplanade.

Les Strasbourgeois peuvent donc légitimement s’interroger sur le fonctionnement d’un système administratif qui a en charge le suivi des délégations de service public accordées dans le cadre des réseaux de chaleur. En effet les locataires et les propriétaires occupants, acquittent un abonnement   ( R2) pour les sous-stations en bas d’immeuble(voir décompte de charges), dans cet abonnement il est prévu des versements devant être affectés aux postes suivants :

 R2 : part fixe = R21 + R22 + R23 +R24

R21 : charges d’électricité pour assurer la production et la distribution de la chaleur

R22 : charges de conduite et petit entretien des installations

R23 : charges de gros entretien et de renouvellement des installations

R24 : charges de financement

DES DÉLÉGATAIRES QUI SE GAVENT

Il est à noter que depuis des décennies les usagers raccordés aux réseaux de chauffage versent une certaine somme pour le renouvellement des installations dans le cadre du R23 alors qu’aucun renouvellement n’a été réalisé, il en est de même pour le R24, charges de financement, alors qu’aucun investissement majeur nécessitant un financement n’ a été entrepris depuis les origines dans les années 1960.

Nous sommes là, en présence d’un véritable scandale où les délégataires du service public ont encaissé de l’argent sans avoir, en contrepartie du contrat, effectué une prestation ou des investissements qu’ils étaient en devoir de faire. L’autre scandale réside dans le fait que l’administration de l’Eurométropole en charge du suivi et du contrôle de la bonne exécution du contrat par le délégataire n’a pas fait son boulot et a laissé se dégrader les réseaux au détriment des usagers qui acquittent des factures de chauffage plombés par le gaspillage énergétique consécutif à la vétusté et à l’absence de rénovation.

 DES ÉLUS QUI REPOUSSENT LES ÉCHÉANCES

Incapable d’appréhender le problème dans sa globalité ils ont tout simplement botté en touche, ainsi le 21 juin lors du dernier conseil de l’Eurométropole ils ont adopté à l’unanimité le report à 2021 de l’examen des délégations de service public concernant les réseaux de chauffage.

L’URGENCE CLIMATIQUE PEU ATTENDRE APRÈS 2021 et le POUVOIR D’ACHAT DES LOCATAIRES ET DES PROPRIÉTAIRES RÉSIDANTS AUSSI.

Alain JUND a beau nous faire miroiter des calories qui viendraient d’Allemagne (BSW de Kehl), en attendant, le gaspillage continue et nous pourrons pendant les prochains hivers, admirer nos trottoirs dégivrer et nos factures grimper.

À qui faut-il dire merci ?

Marcel WOLFF

L’EUROMETROPOLE A LA RECHERCHE D’UN BON TUYAU POUR FAIRE PAYER LES HABITANTS

RÉNOVATION DES RÉSEAUX DE CHAUFFAGE STRASBOURGEOIS

L’EUROMÉTROPOLE A LA RECHERCHE D’UN BON TUYAU POUR FAIRE PAYER LES HABITANTS

Les réseaux de chauffage strasbourgeois qui datent des années 60, au mieux, du début des années 70 sont dans état lamentable et donc source considérable de gaspillage énergétique . Cette situation échappe totalement aux élus de la ville et surtout aux écolos bobos qui ont le nez dans leur discours stéréotypé, et refusent de voir là, une des principales sources d’un gaspillage de l’énergie.

En 2015, suite à un contrôle des factures DALKIA à HAUTEPIERRE, il est apparu que le prix de l’eau chaude à CUS HABITAT avait atteint des sommets.  Les autorités eurométropolitaines ont fini par réaliser qu’à Hautepierre le délégataire du service public, DALKIA, bénéficiait d’une rente de situation depuis les origines par le biais de la SERS (Société d’Aménagement et d’Équipement de la région de Strasbourg)  . En catimini, et dans la précipitation, nos édiles ont décidé de recourir à une DSP (Délégation de Service Public) en direct avec un nouveau délégataire l’ÉS (Électricité de Strasbourg) . Du coup, DALKIA a été chassé de l’ensemble des chaufferies de Strasbourg.

Mais voilà, aujourd’hui l’Eurométropole, après s’être rendu-compte que la nouvelle DSP, entrée en vigueur en juin 2016, n’aurait pas fait obligation au nouveau prestataire d’entreprendre les travaux alors que les habitants payent.

D’après les dernières informations, ils envisageraient la création d’une société mixte où la ville de Strasbourg et l’Eurométropole serait actionnaire. Cette société-écran gèrerait l’ensemble des réseaux de chauffage.  Pour mutualiser les coûts, le réseau de l’Elsau, en très mauvais état, rejoindrait celui de l’Esplanade, en meilleur état toujours, selon les  spécialistes eurométropolitains . Je rappelle ici que les services n’avaient pas anticipé les grosses pannes de l’hiver 2017/2018 sur le réseau qui alimente l’Esplanade.

La nouvelle société-écran ainsi créée, serait chargée de remettre à niveau les réseaux primaires et d’inclure dans sa facturation aux usagés le coût de cette remise à niveau des isolations de l’ensemble des circuits de distributions primaires.

Or, aujourd’hui, dans le cadre des abonnements souscris ( sous la ligne comptable R2 qui correspond aux charges fixes d’exploitation (amortissement et renouvellement des équipements, entretient) les habitants payent déjà et depuis longtemps pour la rénovation des réseaux :

Sur leur facture figurent 4 lignes

MAIS OÙ EST PASSÉ L’ARGENT PAYE PAR LES HABITANTS ?

Ce sont les postes R23 et R24 qui nous intéressent particulièrement, car :

  1. il n’y a pas eu « renouvellement des installations» dans le cadre des sommes versées par les habitants sous la ligne comptable R23.
  2. Aujourd’hui, il n’y a plus de charges de financement (R24) le tout étant remboursé depuis belle lurette et aucun nouvel emprunt n’a été réalisé pour des travaux de mise à niveau.

(Dans un excellent article paru dans le Monde du 2 novembre 2017, la CLCV dénonce les dérives et les abus du chauffage urbain, Strasbourg est en phase avec Paris dans ce domaine)

À L’ESPLANADE, LE RÉSEAU DE CHALEUR EST PAYÉ TROIS FOIS PAR LES HABITANTS :

  1. Une première fois lors de l’achat des terrains viabilisés dans les années 60.
  2. Une deuxième fois au travers de leurs charges locatives.
  3. Aujourd’hui, l’Eurométropole s’apprête à faire payer une troisième fois les ésplanadiens avec la création d’une nouvelle structure juridique qui fera table rase du passé et qui viendra nous expliquer qu’il faudra payer pour isoler dans le futur des réseaux primaires qui n’ont pas été entretenus depuis leur origine.

Les ESPLANADIENS PAYENT DÉJÀ :

L’ENTRETIEN DES ESPACES OUVERTS AU PUBLIC

ET LA TAXE D’HABITATION LA PLUS ÉLEVÉE DE STRASBOURG :

Les Esplanadiens payent déjà la taxe d’habitation la plus élevée (+28%) dans l’Eurométropole et la Ville de Strasbourg, ils payent également en charges l’entretien des espaces verts ouverts au public.

En clair, l’Esplanade est un quartier ou les habitants payent docilement toutes les factures que la municipalité leur tend. Réussiront-ils encore une fois à duper les locataires et les propriétaires résidents dans ce quartier avec ce nouveau coup du bonneteau qui consiste à installer une société mixte qui est chargée de nous faire avaler cette couleuvre financière du renouvellement des réseaux de chauffage ?

Marcel WOLFF

Européennes 2019 : mais pour qui vos élus vont vraiment voter ?

Européennes 2019 : mais pour qui vos élus vont vraiment voter ?

Avant, la politique était globalement limpide. Mais depuis Emmanuel Macron, on se met à douter. Les Européennes arrivent et l’on se demande qui va voter pour qui !

Des LR au PS, le doute s’installe. « Où il y a un flou, il y a un loup » disent les plus jeunes. Nous, pauvres électeurs, avons besoin de savoir.

Pour qui votera Thierry Roos ?

Pour qui votera Thierry Roos ? On s’interroge. L’élu n’a pas dit son dernier mot pour Strasbourg. Sur le site de la ville, on apprend qu’il est membre du groupe « Strasbourg à vos Côtés – Agir, Les Républicains, Libres ! et MoDem ».

Les Républicains et Libres votent républicains. Le Mode et Agir votent LREM. Qu’en sera-t-il pour Thierry Roos ? Sander ou Keller.

Or Fabienne Keller est membre du groupe « Strasbourg à vos Côtés – Agir, Les Républicains, Libres ! et MoDem ». Du coup, le doute s’installe, augmenté par les photos de « tandem » récemment posté par l’élu.

Les électeurs ont le droit de savoir, non ?

Pour qui votera Jean-Philippe Vetter ?

Pour qui votera Jean-Philippe Vetter ? La question mérite d’être posée et la clarté s’impose pour celui qui se voit « maire de Strasbourg ». A-t-il tué la mère justement. Par mère politique, nous pensons à celle qui lui a mis le pied à l’étrier.

Entre temps, le voilà salarié de Geoffroy Didier, Député LR sortant. On l’imagine bien voter pour son boss, garant de son avenir « professionnel ».

Mais là encore, la question s’impose : Sander ou Keller. La récente procuration laissée à Fabienne Keller du côté de l’Eurométropole jette le doute. Certains LR s’interrogent. D’autres constatent les liens entre les soutiens de l’une et les appuis de l’autre.

Les électeurs ont le droit de savoir, non ?

On pourrait aller plus loin, se demander sur Jean-Luc Schaffhauser, député RN sortant n’en voudra pas à Marine Le Pen, de l’envoyer à la retraite. Mais passons à gauche. Là encore on s’interroge…

Pour qui votera Roland Ries ?

Pour qui votera Roland Ries ? Va-t-il voter pour Pernelle Richardot, 8ème de liste au PS ou pour la liste LREM. On l’imagine pouvant vouloir pousser son adjointe Rafik-Elmrini. Mais dans un tel cas, Roland Ries voterait aussi pour Fabienne Keller.

Les électeurs ont le droit de savoir, non ?

Douce perversion que ces choix cornéliens. Mais impératif de clarté ! A moins de laisser croire aux électeurs qu’au final, la politique est désormais un panier de crabes farcis se cooptant au gré du vent et n’ayant en tête que la carrière des copains et des copines. Tout cela avant le moindre commencement d’idées. Ici pour l’Europe, Demain pour Strasbourg.

Stanislas Metz

LOGEMENT SOCIAL : FUSION À TOUS LES ÉTAGES

LOGEMENT SOCIAL 

FUSION À TOUS LES ÉTAGES

« La loi Évolution du Logement, de l’Aménagement et du Numérique (ÉLAN) a été promulguée et publiée au journal officiel le 24 novembre 2018. »

Cette loi fait obligation à tous les organismes HLM ayant un patrimoine inférieur à 12 000 logements de fusionner avec un ou plusieurs bailleurs pour atteindre ce seuil de 12 000 logements.

Dans l’EUROMÉTROPOLE sont concernés tous les petits bailleurs comme SOCOLOPO , FOYER MODERNE Schiltigheim , ainsi que des bailleurs plus importants comme OPUS 67, la SIBAR et HM)

Seul, CUS HABITAT dépasse le seuil des 12 000 logements dans le Bas Rhin, les élus ont néanmoins décidé de fusionner toutes les entités appartenant à la ville de Strasbourg et à l’EUROMETROLE, en regroupant autour de CUS HABITAT, HABITATION MODERNE, la SOCOLOPO et le FOYER MODERNE de Schiltigheim.

Comme toujours, cette décision a été prise en catimini par un petit groupe d’élus, dans le dos des locataires concernés et avalisés par les assemblées, elle a été adoptée sans fournir d’explications sur les objectifs fixés à ce nouvel ensemble d’environ 34 000 logements.

Une première question vient immédiatement à l’esprit, pourquoi CUS HABITAT devient le pivot de cette opération ? Quand on connait la gestion désastreuse pratiquée depuis plus d’une décennie par l’équipe actuelle.
Quelques chiffres :

La réalité est sans équivoque, les charges imputées aux locataires de CUS HABITAT sont les plus élevées parmi les bailleurs sociaux.

Donc, accroitre la taille des bailleurs ne constitue pas un gage d’efficacité au service des locataires, c’est même tout à fait le contraire, plus l’administration est omnipotente, plus les locataires sont confrontés à des situations ubuesques ainsi qu’à l’absence d’interlocuteurs ayant un réel pouvoir de décision. Les locataires de CUS HABITAT sont bien placés pour témoigner de l’absence de proximité des services.

Pour atteindre leurs objectifs, les dirigeants de l’EUROMÉTROPOLE font appel à un cabinet «d’ Experts parisiens » afin de préparer cette fusion.
La FIDAL Habitat et Territoire, dont le siège social est à Paris a été chargée de cette fusion- absorbions entre bailleurs sociaux. Ce cabinet comptable a développé un business juteux depuis plusieurs décennies autour du conseil aux organismes HLM. L’argent des locataires, Smicard, RMiste et retraités, permet d’arroser des organismes parisiens aux compétences très surévaluées. La loi ÉLAN sert aussi à cela, faire travailler des sociétés amis.
En France, la science comptable, juridique et organisationnelle vient d’en haut c’est-à-dire de Paris quant elle ne vient pas directement du Très-Haut qui règne à l’Élysée. On constate donc que nos dirigeants ne possèdent pas les compétences nécessaires à la conduite d’une telle opération de regroupement des organismes HLM, alors qu’ils sont très bien indemnisés et rémunérés.

Ce sont donc des « Experts-comptables parisiens », qui ont fait une première proposition, celle de chapeauter les 4 organismes HLM ( CUS HABITAT, HABITATION MODERNE , SOCOLOPO , FOYER MODERNE) par une nouvelle structure appelée « Société de coordination ». Pour élaborer une proposition aussi « innovante », il fallait au minimum qu’elle nous vienne de Paris.
En fait, cette nouvelle structure prendra en main petit à petit la gestion des 4 organismes HLM et fixera les objectifs essentiellement financiers, c’est cela la réalité, accroitre la rentabilité financière. Il n’est pas question d’améliorer le service rendu aux locataires ni d’œuvrer pour une baisse des charges locatives engendrées par des économies d’échelles. La rentabilité financière sera au service du développement du patrimoine, en clair les locataires d’aujourd’hui financeront les nouvelles constructions de demain.

Dans l’immédiat, cette nouvelle structure va surtout être source de dépenses supplémentaires, avec le versement d’honoraires à la FIDAL et probablement le paiement de rémunérations aux membres de la « Société de Coordination ».

Mais à CUS HABITAT l’habitude de dépenser sans compter pour payer des honoraires est bien installée, entre 2015, 2016 et 2017 le montant des honoraires est passé de 1,2 Million d’Euros à plus de 5 millions, soit 6.25% du CA ou 6.25% des loyers si vous préférez.
Aucun élu de l’EUROMETROLE n’ira poser des questions précises sur ce sujet, on ne va pas se faire des misères à 15 mois des élections municipales.
Au niveau du département, propriétaire de la SIBAR et de l’OPUS 67, ça a l’air de se réaliser de manière différente, en effet d’après le rapport de l’ANCOLS la SIBAR absorberait purement et simplement OPUS 67 ce qui veut dire que le nouvel ensemble ainsi constitué approcherait les 18 000 logements . Mais pour le moment rien n’a été dévoilé sur la méthode utilisée pour y parvenir.

SIBAR : RAPPORT DE CONTRÔLE 2017

En tout cas ces fusions ne vont pas apporter davantage de satisfaction aux locataires HLM, elles ne vont pas faire baisser les loyers ni les charges , mais elles serviront surtout à supprimer des emplois et à pratiquer une gestion au service d’une politique financière et du désengagement de l’État dans le financement du logement social.

Marcel WOLFF

Région : la Majorité du Grand Est va-t-elle exploser ?

Région : la Majorité du Grand Est  va-t-elle exploser ?

On pourrait en douter, mais il y a bien une majorité à la tête du Grand Est.
Naturellement, elle entend le rester, mais…

De nettes tensions existent entre les proParisiens et ceux remettent en cause le Grand est !

L’une des premières conséquences de ces tensions est l’absence des élus LR 67 de la région lors des instances du parti.
D’autres-parts, certains reprochent à Georges Schuler (Maire de Reichstett) d’avoir fait exploser le groupe à l’Eurométropole et surtout de nettes tensions existent entre les proParisiens et ceux remettent en cause le principe du Grand Est !
À ce sujet, Elsa Schalck et Pascal Mangin sont les grands absents des réunions des dirigeants LR…
Ces deux-là n’hésitent pas à passer régulièrement des appels parisiens pour s’assurer les bonnes grâces au siège du parti à l’approche des prochaines élections municipales. D’autres collent aux bottes de Valérie Debord pour obtenir le même résultat.

Les élections internes des LR en octobre prochain permettront aussi de prendre la température en Alsace …

Dans le Haut-Rhin, il se dit que d’amicales pressions sont exercées sur les pro-Alsace … Soit par le biais d’éventuelles d’investitures aux sénatoriales, soit en soutient lors de vote lors des élections internes.  Nous suivrons de près ces élus afin que nos lecteurs soient avertis.
La panique Unser Land !

Même si elle ne change pas la face du monde ni ne colmate les faiblesses du mouvement Unser Land, sa campagne d’affichage énerve. D’abord en Alsace, puis en Moselle.
Un observateur patenté voit dans cette démarche la volonté d’Unser Land de tenter de présenter des listes Régionalistes et Solidaires dans l’ensemble des départements du Grand Est… S’il y arrivait, le mouvement régionaliste ne pourrait gagner, mais pourrait faire perdre.
L’affichage en Moselle a encore plus étonné. Des élus bien pensants ne comprenant pas que la crise alsacienne s’élargisse à Metz.

Discrètement, les cadres de LREM observent d’ailleurs cette situation. Leur liste, lors des prochaines élections régionales, taillera des croupières à la majorité LR-UDI.
Une alliance avec le centre ou une partie de la gauche pourrait alors renverser les équilibres.
Les alliés d’aujourd’hui ne le seront pas demain. « Il faudra que la droite vire tous les candidats trop à droite » annonce un observateur intéressé et en marche, sous la promesse du silence.

Le cabinet observe

À peine remise du « départ » de Christophe Kiefer, le cabinet, lui, a conservé ses « bonnes habitudes ». Il observe la toile, dresse une liste des « non compatibles » et vient jouter de temps en temps.
La peur du moment reste la création d’un groupe Alsace au sein de la région. La sortie d’André Reichardt, les soubresauts de Justin Vogel laissent à penser que l’idée est encore « viable ».
L’ombre d’Adrien Zeller plane sur l’Hôtel de Région. Lui avait osé créer son groupe, lui avait osé affirmer qu’il fallait défendre l’Alsace. Certes, il était centriste.
La Majorité du Grand Est est repliée sur elle, sur son nombril. Elle en oublie les oppositions qui travaillent à leur destin…

Le séminaire

La Majorité du Grand Est préparé son séminaire des 8 et 9 septembre.
Côté hébergement, tout est cadré : « Si vous nous rejoignez dès le samedi, nous vous rappelons que votre nuit d’hôtel du samedi soir est à régler par vos soins et qu’un remboursement de 90€ (pour les hôtels situés à Strasbourg) ou 70€ (pour les hôtels situés en dehors de Strasbourg) interviendra a posteriori après transmission à la Région de la facture dans les conditions habituelles de remboursement en matière de formation. »
Côté programme le dimanche est consacré au bilan,  le samedi est lui « touristique » :
À partir de 14h00 : Accueil à la Maison de la Région
15h00 : Visite du Parlement Européen
17h00 : Trajet en bateau mouche du Parlement Européen jusqu’au Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg avec possibilité d’une dégustation de vins d’Alsace à bord.
18h30 : Balade découverte de la Petite France à la Cathédrale
19h30 : Cours particulier “Comprendre l’Alsacien en 1 leçon” avec Huguette Dreikaus à la Winstub Zuem Strissel
20h30 : Soirée Tartes Flambées à la Winstub Zuem Strissel !
Si vous voulez taquiner la « Majorité Régionale », vous savez déjà où les rencontrer.
Il y a des ponts pour agiter les drapeaux rot un wiss sur le parcours des bateaux « mouche » !

Barbara Desvilles

Alsace : Merci, Philippe Richert, merci Jean Rottner !

Alsace : Merci, Philippe Richert, merci Jean Rottner !

Avec un tel titre certains vont penser que nous avons pété un plomb, carbonisé nos cerveaux le long des gravières pas très claires.
Pourtant, il nous faut remercier Philippe Richert et Jean Rottner !
Car c’est en cédant aux sirènes parisiennes du Grand Est qu’ils ont initié un « désir d’Alsace » comme la région n’en plus connu depuis longtemps.
Mieux, il est temps de leur dire « Merci, pour ce moment ».

Un merci politique !

Politiquement, avant le Grand Est, le régionalisme alsacien était moribond.
Bien sûr, il y eut les percées d’Alsace d’Abord, mélangeant régionalisme et identitarisme, et qui avait une belle poignée d’élus jusqu’en 2004, avant de quasi disparaitre du paysage politique.
Il y eut l’arrivée d’Unser Land, son conseiller général, dont l’élection tenait plus d’un heureux concours de circonstance grâce à l’appui de personnalités « enracinées » ( Denis Lieb, Andrée Munchenbach)…
Chez les Républicains, il aura fallu une poignée de militants pour « réveiller l’esprit alsacien » et organiser les premières manifestations contre la réforme territoriale.
Mais tout cela était finalement relayé dans les coins de pages de la presse quotidienne par certains journalistes prompts à prendre la dictée du côté de la région.


Et Philippe est arrivé !

Merci Philippe Richert, merci Jean Rottner !
Votre trahison lors de l’épisode du Grand Est, a réveillé la conscience alsacienne !
Sans vous, l’essor départemental d’Unser Land aurait été structurellement impossible. Reste à savoir, hors la belle campagne d’affiches d’été, ce que ce mouvement en fera. Soit il s’ouvre et rassemble, soit il se referme et cela restera une anecdote.
Un merci journalistique et culturel !
Vous lisez l’Alsace et les DNA ? Avez vous notez que nos journaux ont multiplié les articles sur l’Alsace, le bilinguisme, les manifestations de la culture alsacienne ? Serait-il un peu moins strasbourgo-mulhouso-centré ?
Mieux, l’offre de livres sur l’Alsace y est régulièrement mentionnée. Une offre qui s’est manifestée naturellement chez les libraires. Il n’y a plus de mal à « écrire sur l’Alsace ». Du Passeport alsacien à l’Histoire de l’Alsace, on trouve désormais bien des livres à se mettre sous la dent !
Musicalement, le Rock en Alsacien n’est plus l’apanage des « Remes » et maintenant des jeunes envoient du lourd.
Dans la pub, comme le font constater certains sur la toile, des mots alsaciens se glissent dans les slogans. Ce n’est pas nouveau, mais cela faisait longtemps que l’on n’avait pas suivi les pas d’Ancel et de son « immer ebs’ nejes ».

Alors oui, merci pour ce moment, Philippe, Jean !

Mais à condition qu’on laisse venir ce département d’Alsace, que l’on en modifie aussi le mode de scrutin et qu’ayant fait ses preuves, il soit possible à ce département de redevenir une « région » à part entière.
Impossible, diront certains !
Rappelons que la Corse est sortie un temps de Paca pour redevenir Corse. Si impossible n’est pas Français,  n’est pas Corse, il n’y a pas de raison qu’impossible, soit alsacien…
Là, ce sera à chacun d’entre nous d’agir, d’assumer et de ne pas réclamer plus pour soit, à la façon de certains élus qui, ayant fait capoter le référendum de 2013, rêvent de rallumer les guerres entre Haut-Rhin et Bas-Rhin pour faire capoter toute chance de renaissance de l’Alsace !

Id ’Fuchs

Strasbourg renvoie ses locataires pauvres en banlieue

La ville ne tente pas seulement de renvoyer au large ses gaz carboniques ( GCO), elle en fait de même avec ses citoyens les moins aisés

La ville de Strasbourg « invite » les populations modestes à aller habiter dans la périphérie de Strasbourg

Le 21 aout lors de la réunion publique organisée par Habitation Moderne au sujet du déconventionnement des 128 logements sociaux à la KRUTENAU , la Directrice de cet organisme HLM a clairement exprimé la pensée profonde des élus de la ville de Strasbourg.
Madame Jacob a estimé qu’il y avait une trop grande concentration de logements HLM entre la KRUTENAU et l’ESPLANADE et que , par conséquent, le Conseil Municipal a décidé de transformer des logements HLM en logement à loyer libre.

En clair, Habitation Moderne, deuxième bailleur social dans l’Eurométropole, allait développer ses activités de promoteur privé , ce qui se fait déjà ailleurs, mais, sans avoir jusqu’à présent privatisé des logements HLM ayant bénéficié d’un conventionnement.

Dès le début de la réunion, Madame Jacob , Directrice d’HM, a indiqué que des travaux de rénovation allaient être entrepris pour un montant de 7 millions d’euros. Des diapositives ont été projetées pour mettre en valeur la qualité des travaux envisagés notamment pour la rénovation des salles de bains. En parallèle, un programme d’isolation devra permettre le classement en BBC toutefois, lors de la projection il est apparu que : seul un classement en catégorie « C » était envisageable.
Madame la Directrice n’a pas voulu préciser l’importance des baisses de charges locatives obtenues à l’issue des travaux.

Des loyers très chers

En revanche, les travaux entraineront une forte augmentation des loyers.  À titre d’exemple pour un logement de 76 m2, le loyer passerait de 360€ à 640€ soit une augmentation de 280€. Cette augmentation serait étalée sur 6 ans.

Des déménagements forcés

Un nombre important de locataires ne pourront pas faire face à une telle augmentation. Habitation Moderne leur propose donc un relogement dans son parc resté social et , pour faciliter les déménagements, HM prendrait en charge à hauteur de 1000€ les frais de déménagement plus 400€ dans le cadre d’autres frais liés au déménagement.
La générosité d’Habitation Moderne est décidément sans limites….

De nombreux locataires se trouveront donc en difficultés et devront quitter le quartier où ils ont passé l’essentiel de leur vie, où ils ont tissé des liens de longue date pour, finalement, être mutés à l’ouest au sud ou au nord de l’Eurométropole.
Afin d’ atténuer l’effet dû à l’annonce brutale de cette privatisation, la Directrice d’Habitation Moderne a parlé de « loyers intermédiaires » (8.4€ leM2 contre 5.6€ le M2 actuellement en HLM et 9.8€ dans le privé) un concept qui n’a aucune assise juridique.  Les loyers intermédiaires sont un concept inventé par les adjoints au maire de la Ville de Strasbourg en charge du logement pour permettre la privatisation des HLM.
De la démagogie à l’état pur

Pour tenter de faire croire qu’enfin Habitation Moderne était à l’écoute et allait prendre en compte les demandes des locataires, ils ont proposé l’application de l’ Article 9
De la Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986
Que dit cette loi : Lorsque deux locataires occupant deux logements appartenant au même propriétaire et situés dans un même ensemble immobilier demandent à procéder à un échange de logements entre eux, cet échange est de droit dès lors que l’une des deux familles concernées comporte au moins trois enfants et que l’échange a pour conséquence d’accroître la surface du logement occupé par la famille la plus nombreuse.

Dans les contrats en cours, chaque locataire se substitue de plein droit à celui auquel il succède et ne peut être considéré comme un nouvel entrant.
Il faut savoir qu’à ce jour, les dirigeants d’Habitation Moderne n’ont jamais appliqué cette loi. Venir aujourd’hui, proposer dans le cadre d’une privatisation, l’application d’une loi qui ne s’applique qu’au logement social relève de la démagogie pure.

Au travers de cette atteinte à leurs droits à la tranquillité sociale, les locataires ont le sentiment de se faire manipuler et de se faire balader comme des objets que la Mairie a décidé de déplacer.  Le seul objectif des élus étant de chasser les locataires modestes actuels pour les remplacer par des locataires au pouvoir d’achat plus important.
Réserver ces appartements à une population aux ressources financières plus importantes, permettra de réaliser une très importante rentabilité financière sur ce groupe d’immeubles

Petite explication comptable.

Le cout des travaux est estimé à 7 millions d’€uros.
HM emprunte 7 millions d’€uros sur 25 ans auprès de la Caisse de Dépôt à 1.5%
Montant de la mensualité : 24 000€
Augmentation moyenne des loyers au bout de la 6e année 280€ (voir plus haut 640€-360€)
Montant mensuel encaissé par Habitation Moderne  sur les 128 appartements = 280×128= 35 840€
Habitation Moderne réalise une plus valu 11840€ par mois au bout de 6 ans. (35840€-24000€)
Au bout des 25ans, Habitation Moderne aura réalisé près de 2 millions de cashs sans compter le montant du loyer que les locataires paient actuellement.
À notre demande Madame la Directrice n’a pas daigné communiquer aux locataires le plan de financement. Il parait que ça relève du secret comptable.

Une opération financière juteuse

La privatisation des logements HLM est une affaire extrêmement juteuse , Habitation Moderne joue les poissons-pilotes aux bailleurs sociaux en Alsace et ailleurs. S’ils réussissent leur coup, les locataires des autres organismes seront mis à contribution dans les mêmes proportions.

Cette politique est la conséquence directe de la loi ELAN et du désengagement de l’état dans le logement social d’ailleurs,  le gouvernement a déjà annoncé de nouvelles réductions de budget dans le logement social pour les prochaines semaines.

Cette politique est soutenue par les trois députés Strasbourgeois LERM (Sylvain WASERMANN ; Thierry MICHELS ; Bruno STUDER) Elle mettra en difficulté bon nombre de locataires HLM.

Cette politique est soutenue par les trois députés Strasbourgeois LERM (Sylvain WASERMANN ; Thierry MICHELS ;Bruno STUDER) Elle mettra en difficulté bon nombre de locataires HLM.

Marcel WOLFF

Strasbourg L’inadmissible déconventionnement de 128 logements sociaux

Strasbourg
L’inadmissible Déconventionnement de 128 logements sociaux


Dans la capitale alsacienne, la gestion d’Habitation Moderne interpelle autant que celle de CUS Habitat.
En effet, ces deux organismes rassemblés sous le même toit et présidés par la même personne pratiquent ce que l’ANCOLS (Agence Nationale de Contrôle du Logement Social)  appelle dans un langage très feutré « l’optimisation des ressources »
En clair, faire payer des loyers de plus en plus chers aux locataires et imputer des charges locatives de plus en plus élevées à ces mêmes locataires.
Le recours au dé-conventionnement pour les 128 appartements de la rue de Lausanne relève de la même démarche, faire payer aux locataires d’aujourd’hui les constructions et les rénovations à venir, mais pas seulement,  ils paient aussi la gestion financière hasardeuse des dirigeants actuels. (voire nos articles)

Cette gestion hasardeuse tient en 2 chiffres pour HM :  l’évolution de la dette entre 2013 et 2016 + 38% (290 Millions d’euros en 2013 pour 402 Millions en 2016)
Un chiffre d’affaires qui n’a progressé que de 13% (54 millions d’euros en 2013 pour 61millions en 2016)
Par ailleurs, on est également en droit de s’interroger sur l’évolution de certaines dépenses, car, rappelons-le,  il  s’agit de l’argent des locataires et aussi des contribuables.
Habitation Moderne s’est lancée dans une politique de croissance externe avec le rachat du patrimoine de « Perspective Habitat » et le rachat à la CNP d’un immeuble de 123 logements à l’Esplanade (17 millions d’euros) et bien d’autres acquisitions encore.
Devant la valse des millions pratiquée par ces deux établissements publics des questions surgissent :  la construction du siège, un dépassement de 5 Millions d’€ euros le nouveau siège était annoncé pour un coût de 17 millions (DNA du 20 février 2011) pour finalement coûter 22,3 millions.
D’autres exemples dans la gestion d’Habitation Moderne et CUS Habitat démontrent que l’argent des loyers est dépensé sans modération .

Des dépenses nouvelles de 7.3Millions d’euros

Depuis leur installation rue de l’Hôpital,  les comptes d’Habitation Moderne ont fait apparaitre( en 2015) une augmentation brutale des immobilisations incorporelles qui passent de 2,7 millions à 10 millions. (-C’est quoi cet important investissement immatériel ? )

Une explosion des dépenses en « HONORAIRES » de 8,6 millions.

À CUS Habitat depuis son installation dans les nouveaux bureaux, les dépenses pour « Honoraires » sont passé 1,2 million en 2014 à 5,4 en 2016 et 2017.
À travers ces exemples on voit bien que la gestion de ces deux établissements pose quelques questions embarrassantes à son président ainsi qu’à la majorité qui gouverne l’Eurométropole.
En 2011 Philippe BIES,  président d’Habitation Moderne, déplorait (DNA 20 février 2011) : « L’État baisse de 13 à 7 milliards le budget alloué au logement social et ponctionne les bailleurs sociaux pour financer l’ANRU ». Malheureusement pour lui, le gouvernement qu’il a soutenu à partir de 2012 a poursuivi la même politique de baisse des dotations et le ponctionnement des bailleurs sociaux.
La politique du gouvernement actuel ne fait qu’amplifier le mouvement engagé par ses prédécesseurs, avec la loi ELAN il réduit encore les aides de l’état au logement social ; ajouté à la gestion périlleuse des deux bailleurs sociaux Strasbourgeois il est clair que les locataires HLM dans l’Eurométropole vont être de plus en plus taxés.
Il est urgent d’inverser cette politique, de remettre l’intérêt collectif au centre, d’affecter les ressources financières à la construction et à la rénovation des logements sociaux pour  faire baisser ainsi les charges locatives et lutter concrètement contre le réchauffement de la planète.
Est-il encore nécessaire de rappeler que le logement est le premier consommateur d’énergie fossile (45%) bien avant les transports individuels ?
DÉSENGAGEMENT DE L’ÉTAT + MAUVAISE GESTION DES ORGANISMES HLM  = PONCTIONNEMENT DES LOCATAIRES.

Marcel WOLFF
Ancien administrateur de CUS Habitat (2009 à 2017)

La synthèse du rapport du préfet Marx

L’avenir des deux départements alsaciens !

Commandé  le 22 janvier 2018 par le Premier ministre, alors que la Région Grand Est est contestée par certains,  le  ” Rapport au Premier ministre Mission Alsace Grand Est ” est arrivé !

Afin de permettre à nos lecteurs de réagir dès à présent, nous vous proposons la synthèse de ce document de 141 pages.

Le rapport complet est téléchargeable : http://www.bas-rhin.gouv.fr/Actualites/Territoires/Rapport-au-Premier-ministre-Mission-Alsace-Grand-Est/Rapport-au-Premier-Ministre-Mission-Alsace-Grand-Est


Synthèse du rapport

Carrefour longtemps disputé entre des voisins puissants, l’Alsace s’est forgé une identité propre au cœur de l’Europe.

D’abord partie de l’Empire romain puis du Saint-Empire, réunie au Royaume de France après la guerre de Trente Ans, elle est annexée à l’Allemagne de 1870 à 1918 et de 1940 à 1945.

De la pax romana au partage de Verdun, de la prospérité des Hohenstaufen à la Grande Peste, du rayonnement artistique et culturel de la fin du XVe siècle aux ravages de la guerre de Trente Ans, de la Révolution industrielle aux « Malgré-nous », son destin, associant épisodes brillants et tragiques, résume une partie des étapes de l’unification de l’Europe, sous le double signe du limes et du syncrétisme.

À l’époque contemporaine, le territoire que l’on désigne sous la dénomination « Alsace » est formé par les actuels départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. L’Alsace est aussi un territoire d’application du droit local alsacien-mosellan spécifique qui touche à de nombreux aspects de la vie sociale, économique et culturelle.
Depuis la création au 1er janvier 2016 de la région Grand Est, il n’existe plus de collectivité territoriale d’Alsace. Toutefois, le périmètre alsacien conserve des formes institutionnelles propres. Plusieurs structures interdépartementales opèrent dans des champs aussi divers que la sécurité publique, l’économie, l’assainissement, la culture, le tourisme et l’attractivité du territoire.

La réalité des volontés exprimées

Le projet de création du Grand Est a été accueilli de façon réservée par les Alsaciens. Certaines inquiétudes ont été exprimées sur le dimensionnement, la relative hétérogénéité du nouvel ensemble et l’absence de référence à leur territoire historique.

L’échec de la tentative de création, par référendum, d’une collectivité unique d’Alsace en 2013, fusion des départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la région Alsace, portée par les élus, éclaire les tensions actuelles.

De fortes oppositions sont apparues lors de l’adoption de la nouvelle carte régionale, reflétées dans les résultats des élections régionales de 2015. Elles ont désormais perdu en intensité et une partie de la classe politique alsacienne s’est engagée dans la construction de la nouvelle région.
Deux courants principaux s’affirment actuellement sur cette question. D’une part, les exécutifs départementaux revendiquent la création d’une collectivité à statut particulier, dont les compétences seraient exorbitantes du droit commun des départements. D’autre part, l’exécutif régional Grand Est, s’il n’affiche pas d’opposition à une éventuelle fusion des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, l’assujettit à l’inscription pleine et entière de cette entité dans le cadre régional et dans le respect du partage des compétences organisé par la loi NOTRe.

Au-delà des interrogations sur l’avenir administratif du territoire, le « désir d’Alsace » dépasse le registre institutionnel.

Les formes juridiques possibles pour porter l’Alsace : hypothèses institutionnelles
En cohérence avec la lettre de mission du Premier ministre et avec la position du Président de la République, rappelée lors de sa visite à Strasbourg le 17 avril dernier, l’évolution des deux départements ne peut s’envisager qu’à l’intérieur de la région Grand Est.

Dans ce cadre, quatre possibilités d’évolution institutionnelle se dessinent aujourd’hui afin de porter le « désir d’Alsace » :

•    renforcer la coopération entre les deux départements en mettant en place une entente ou en créant une institution interdépartementale ;
•    créer un syndicat mixte, auquel d’autres collectivités pourraient adhérer ;
•    fusionner les deux départements dans un grand département Alsace, par la loi ou par la voie réglementaire ouverte par le Code général des collectivités territoriales ;
•    créer une collectivité à statut particulier en application de l’article 72 de la Constitution.

Si l’entente, l’institution et le syndicat mixte constituent des formes souples de coopération faciles à mettre en place, elles ne répondent qu’incomplètement aux aspirations des élus du territoire qui souhaitent donner naissance à une nouvelle collectivité alsacienne à part entière.
À l’inverse, la création d’une collectivité à statut particulier, malgré le soutien dont elle bénéficie auprès d’une partie des élus alsaciens, notamment ceux du mouvement Les Républicains, introduirait en France continentale, et en dehors des cas très spécifiques des « PLM » (Paris, Lyon, Marseille), une multiplication des types de collectivités, qui serait porteuse de risques, difficilement lisible et critiquée dans le reste de la région Grand Est mais aussi en Alsace.
En revanche, le projet gouvernemental de « différenciation », nouvelle étape significative de la décentralisation, ouvre des perspectives et une dynamique dont les élus locaux pourraient se saisir.

La fusion des deux départements et la création d’un département d’Alsace, au sein de la région Grand Est, permettrait d’édifier une nouvelle collectivité territoriale en harmonie avec le reste du territoire national.

C’est celle qui a été mise en avant par le Président de la République lors de sa visite précitée à Strasbourg. Elle fait par ailleurs l’objet d’un soutien de la part des parlementaires En Marche. Résultant d’une loi ou d’un décret, elle pourrait s’inscrire dans un calendrier resserré et apporter des économies d’échelle sans nécessairement remettre en cause l’organisation déconcentrée de l’État.
Les autres formes de coopération institutionnelle ne sont pas disqualifiées pour autant. D’une part, une entente ou une institution permettrait d’organiser une transition vers la création d’un département unique. D’autre part, le recours à un syndicat mixte offre la possibilité d’associer, de manière pérenne, d’autres collectivités hors d’Alsace, telles que le département de la Moselle dans le champ linguistique.

Les missions d’une éventuelle collectivité Alsace : compétences, expérimentations législatives et coopération transfrontalière

Si une fusion semble être la principale option permettant de donner naissance à une collectivité territoriale alsacienne, il n’en demeure pas moins qu’une simple « addition » des deux départements serait mal comprise par les élus et une partie de la population. Pour être pertinente, celle-ci devrait être la source d’un véritable projet de territoire, ancré dans un espace rhénan, national, transfrontalier et européen.
Une telle ambition pourrait se traduire, outre les compétences déjà exercées par les départements, par l’attribution de compétences nouvelles. Dans le cadre fixé par les lois NOTRe et MAPTAM, des compétences pourraient être attribuées au département unique par délégation ou par transfert de l’État ou de collectivités territoriales de niveau différent. Ensuite, le projet de révision constitutionnelle porté par le Gouvernement devrait permettre de moduler les compétences des collectivités appartenant à une même catégorie au travers d’un « droit de différenciation ».

Carte de la province d’Alsace en 1789

Enfin, le « droit à l’expérimentation », qui devrait être assoupli par la révision constitutionnelle envisagée au travers de la suppression du « verrou » de la généralisation, pourrait concourir à l’élargissement des attributions de compétences de l’entité Alsace unique.
En particulier, une gestion plus efficace des flux transfrontaliers et un meilleur accès aux services publics au voisinage de la frontière seraient susceptibles de justifier l’attribution des compétences suivantes à une entité Alsace, guidée par le principe de subsidiarité :

•    l’importance croissante des flux transfrontaliers justifierait l’exercice d’une compétence spécifique de régulation de ces flux par les collectivités frontalières ;
•    l’Alsace et la Moselle pourraient porter des politiques innovantes en matière d’enseignement et de formation, dans leur environnement frontalier et européen ;
•    un partenariat entre la région Grand Est et une éventuelle entité Alsace pour soutenir l’attractivité, le développement économique et le tourisme pourrait voir le jour ;
•    une éventuelle collectivité Alsace pourrait œuvrer pour la mise en valeur de son espace naturel et notamment de ses cours d’eau ;
•    une collectivité Alsace pourrait jouer un rôle de premier plan dans le domaine culturel.

Au-delà des compétences attribuées à une entité Alsace, la mutualisation des équipements pour accroître l’offre de services publics au voisinage de la frontière ne fonctionnera vraiment que si l’on prévoit la possibilité de dérogations à certaines normes nationales, afin de favoriser une articulation fluide avec son voisinage immédiat.

Le cheminement pour parvenir à la fusion envisagée devrait faire l’objet d’un arbitrage quant à la méthode, législative ou réglementaire (décret en Conseil d’État), et au calendrier, puisqu’il faudrait conjuguer élections locales, révision constitutionnelle et cette entreprise institutionnelle spécifique.
Si cette voie était poursuivie,

l’Alsace pourrait devenir le premier territoire porteur de la « décentralisation de projets » souhaitée par le Président de la République.

Blanchiment et terrorisme, le Crédit Mutuel condamné à un million d’euros d’amende

Blanchiment et terrorisme, le Crédit Mutuel condamné à un million d’euros d’amende

Le Crédit Mutuel CM11* a écopé d’un blâme et d’une amende d’un million d’euros de la part de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR ) de la Banque de France.

À notre connaissance aucun média alsacien, et a fortiori les DNA et L’Alsace, qui appartiennent tous deux au Crédit Mutuel, n’ont relevé ces faits.

Selon le document de l’ACPR en date du 6 juillet, que nous nous sommes procuré, le groupe Crédit Mutuel  n’a pas respecté les obligations qui sont les siennes de vérification d’identité de ses clients.
En effet, les banques sont supposées vérifier l’identité de leurs clients dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Le document précise en l’occurrence que : « …Il est prononcé à l’encontre de la Caisse fédérale de Crédit Mutuel un blâme et une sanction pécuniaire d’un million d’euros ».
La banque a, en quantité limitée certes, réalisé des opérations ou accordé des moyens de paiement à des clients sans qu’il n’y ait eu de vérification d’identité. Ce qui fait dire à l’ACPR que le Crédit Mutuel n’est « pas en situation de détecter ceux qui faisaient, le cas échéant, l’objet d’une mesure de gel des avoirs. »
Le rapport détaille plusieurs exemples, comme celui d’un client qui avait l’intention d’aller combattre en Syrie, qui a fait transiter sur son compte des sommes « d’un montant atypique » (sic). Le Crédit Mutuel a mis près de six mois à réagir.
La banque a ainsi oublié de signaler à des organismes comme Tracfin (Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins) d’importants mouvements en espèces alors qu’elle en avait l’obligation.
À titre d’exemple, parmi des dizaines de dossiers cités, il y a cette dame qui a versé 116 000 euros en espèces sans justificatif précis, une personne qui a effectué deux retraits en espèces respectivement de 30 000 euros et 40 000 euros chacun en coupures de 500 euros, ou encore ce compte société crédité de 282 000 euros en provenance d’Estonie, détenu par deux ressortissants russes et géré par un agent immobilier local, ou le compte de cette entreprise domiciliée dans les Iles Vierges britanniques faisant l’objet d’un virement de 60 000 euros en provenance d’une fondation domiciliée au Liechtenstein, ainsi qu’une multitude de retraits en espèces effectués sans que cela n’interroge la responsable de la banque.

Parallèlement à cela, de nombreux lecteurs nous contactent régulièrement pour dénoncer l’intransigeance sans appel de certains gestionnaires de comptes pour quelques centaines d’euros parfois.
De toute évidence, tous les clients de la banque n’ont pas droit au même traitement.

*Le groupe Crédit Mutuel-CM11 est le principal groupe bancaire au sein du Crédit Mutuel. Il est constitué de 11 fédérations de Crédit Mutuel et des caisses qui les composent, de la Banque Fédérative du Crédit Mutuel (BFCM) et de ses filiales notamment des Assurances du Crédit Mutuel (ACM), du Crédit Industriel et Commercial (CIC) et des filiales informatiques et technologiques.
La Banque fédérative du Crédit Mutuel est une société anonyme dont le capital est détenu à 93% par la Caisse Fédérale de Crédit Mutuel, commune à onze des dix-huit fédérations du Crédit Mutuel. Son siège est situé à Strasbourg. (Wikipédia)

Un coup de pouce pour Heb’di

Lundi 20 août, la 1re chambre commerciale du Tribunal de Grande instance de Strasbourg s’est prononcée pour la poursuite d’activité de votre journal « Heb’di ».

Dieu sait si ce n’était pas gagné !

Ce jugement tant espéré, nous vous le devons avant tout à vous, lecteurs ou donateurs qui nous avez soutenus par centaines via vos abonnements, vos dons, ou vos petits mots réconfortants. Soyez-en remerciés du fond du cœur.

Aujourd’hui, grâce à vos encouragements, Heb’di retrouve un nouveau souffle. Même si tout cela est encore un peu fragile, vous avez réussi à nous redonner foi en ce qui nous a toujours portés, une liberté d’écrire et de penser avec pour seul fil conducteur l’Alsace, cette région que nous aimons tant.

Comme nous nous y étions engagés, l’équipe Heb’di, rédacteurs, dessinateurs, maquettiste … ne se rémunérera pas en attendant des jours meilleurs !

Votre numéro de septembre est d’ores et déjà en chantier. Vous pourrez aussi consulter notre site hebdi.com où vous trouverez toutes les infos du jour.

Heb’di, c’est toujours plus de révélations, toujours plus d’investigations et beaucoup d’humour.

 

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L’équipe Hebdi !


 

Les élus du Grand Est s’envoient en l’air !

Les élus du Grand Est s’envoient en l’air !

Alors que la région Grand Est tente encore de se justifier sur la dépense  aussi couteuse qu’inutile de l’achat d’un appartement à 3 millions d’euros dans les beaux quartiers parisiens. Nous apprenons que les conseillers régionaux s’apprêtent à s’envoyer en l’air !

Les grosses dépenses des collectivités locales sont réglementées par une procédure d’appel d’offres.

C’est ainsi que le Grand Est a lancé un appel d’offres pour l’« Achat d’espaces publicitaires et de prestations diverses de communication et de promotion dans le cadre de la manifestation ” Mondial Air Ballons 2019 ‘’ »

Nous sommes toujours incroyablement surpris de constater à quel point la bande à Rottner a un besoin de reconnaissance.

S’afficher sur des montgolfières dans l’espoir d’être vu de Nogent-sur-Seine à Altkirch,  pourquoi pas ?

Le document  émis par la Région (qui semble complètement à l’ouest en ce moment)   explique que le  « Mondial Air Ballons 2019 » fera pour la première fois l’objet d’un naming « Grand Est ».

L’événement aura lieu du 26 juillet 2019 au 4 août 2019 à Chambley.

Il est précisé que l’événement  rassemble 7 000 médias français et étrangers. « Une réelle opportunité pour la Région Grand Est en lui permettant d’accroître sa notoriété auprès du grand public ! »

Il est donc proposé à la Commission d’Appel d’Offres d’attribuer le marché à l’association«Les Portes du Ciel » pour un montant de 800.000,00 € (environ 1000 mois de minimum vieillesse)

Une opportunité vous disiez…. !

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