Strasbourg : Eric Senet tacle la Majorité

Strasbourg : Eric Senet tacle la Majorité

Discret mais efficace… L’élu de l’opposition vient de demander au Maire de Strasbourg, Roland Ries, de sonner la fin de la récréation dans sa majorité et qu’il rappelle « ses élus » à l’ordre, alors que ces derniers se mènent une guerre de tranchée à la Mairie.

Des querelles de plus en plus lourdes

« Par ce courrier, je me permets de relayer auprès de vous de vives inquiétudes ressenties par des Strasbourgeois entrepreneurs, responsables associatifs, habitants, mais aussi fonctionnaires de notre collectivité face aux querelles de plus en plus lourdes qui déchirent les élus de votre majorité.
Depuis des mois, avant même le scrutin présidentiel de l’année dernière, le jeu des ambitions personnelles a pris le dessus sur le sens de l’intérêt général censé animer les élus, pourtant membres de la même majorité.
Cette guerre de succession, de votre succession, qui ne dit pas son nom pèse sur de nombreux projets et décisions.
À plus de 18 mois de la prochaine échéance municipale, cette situation ne cesse d’empirer. Tout est prétexte à se quereller ».

Eric Senet n’a pas tort ! Nous sommes à 18 mois d’une élection et, dans les couloirs, les couteaux sont de sortie.

Course à l’échalote

« Le remaniement municipal provoqué par le départ d’Olivier Bitz en est une parfaite illustration. En l’espèce, ce ne sont pas les compétences des personnes amenées à prendre le relais qui ont été prises en compte, mais les équilibres politiques. La récente sortie médiatique de votre nouvel adjoint,  Philippe Bies, déjà candidat déclaré pour 2020, est un autre exemple de cette course à l’échalote.

Depuis des mois, des dossiers importants pour Strasbourg sont impactés par ces rivalités. Je pense à la gestion du projet de cinéma des Halles, aux troubles créés artificiellement autour de l’office du tourisme, à la remise en cause de Strasbourg mon Amour… » précise-t-il.

Il faut dire que les tensions sont de plus en plus visibles.

« J’ai déjà eu l’occasion de m’étonner de ces querelles lors de différents débats au sein du conseil municipal. Vos adjoints dépensent plus d’énergie dans cette guerre de succession que dans la gestion de notre collectivité.
Je suis également effaré par les critiques qui peuvent pleuvoir sur des initiatives intéressantes comme celles défendues et portées par votre Adjoint Paul Meyer avec lequel je  suis très loin de partager la même pensée politique, mais qui a le mérite de vouloir faire bouger des choses.
Ces graves enfantillages ne peuvent plus durer ! Strasbourg ne peut pas perdre 18 mois dans une telle guerre de tranchées paralysante.
Certes, les ambitions sont légitimes, mais elles ne doivent pas nuire à la bonne administration de notre collectivité.
Aussi, je m’adresse à vous, monsieur le maire, pour que vous rameniez toute votre équipe à la raison » prolonge l’élu.

 

Encourager vos adjoints déjà candidat déclaré à rendre leurs délégations

« J’en appelle à vos intentions collectives affichées en 2008 dans un Schwoerbrief dans des mots qui me parlent : « Enfin, nous nous portons garants de la bonne marche des institutions municipales, ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour faire régner la paix et la concorde dans la ville et jurons d’être des gens unis pour les six années suivantes. Ainsi le gouvernement de la Ville est lié par serment aux habitants. 
Je sais bien que beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis, mais cet engagement correspondait à ce qu’attendent nos concitoyens.

Afin de ramener un peu de sérénité au sein de nos collectivités, je pense que vous devriez encourager vos adjoints déjà candidat déclaré à rendre leurs délégations. Cela évitera que la bonne gestion de la Ville ne soit perturbée par la guerre de succession qui a débuté. Cela évitera également toute suspicion sur l’utilisation des moyens de notre ville pour des intérêts électoraux » conclut-il !

Eric Senet tape dur, mais juste ! Il pose ici un vrai débat qui pourrait d’ailleurs avoir de l’écho jusqu’à l’Eurométropole d’où Robert Herrmann observe Strasbourg avec des yeux de Chimène.

Voilà la gauche et En Marche habillés pour l’automne. À droite et au centre, à part Fabienne Keller, ancienne maire et candidate permanente, on ne voit rien venir !
Qui pour changer d’air, pardon changer de maire ?

Id’Fuchs

Foire Européenne : au secours, Fabienne Keller revient !

Foire européenne : au secours, Fabienne Keller revient !

Celle et ceux qui ont connu les grandes heures du « tandem » constitué par Fabienne Keller et Robert Grossmann, se souviennent des humeurs de la grande mairesse.

Aujourd’hui, elle revient. Elle fut même l’une des Stars des premières photos de la Foire européenne, à en croire les DNA  et les happy-few invités.
On la voit en première ligne avec Roland Ries pour accueillir la ministre « En Marche » des Affaires européennes. Il faut dire que Fabienne Keller ose tout. Elle, ce n’est pas Strasbourg d’abord, mais « Moi d’abord ».

Incarnation de la vieille politique

Incarnation de la vieille politique, elle laisse à croire qu’elle a changé !

Aujourd’hui, la voilà élue phare du mouvement Agir, une scission des Républicains « Macron-compatibles ».  Tout cela grâce à un mandat obtenu sous une étiquette UMP-LR qu’elle a lâchée lorsque cela ne lui rapportait plus ou plus assez.
Un peu comme elle lâcha Robert Grossmann lorsque ce dernier était soupçonné de lui faire perdre des voix. Tout cela alors qu’elle était assez grande pour en perdre sans lui.
Incarnation de la vieille politique, elle suce la roue d’En Marche comme elle le fit d’autres partis ou mentors. L’objectif est d’arriver…
À tel point qu’on lui prétend l’envie de devenir parlementaire Européen…

Restera-t-elle, si telle est le cas, sur une liste Agir, créditée de 4 % en cas de soutien par Alain Juppé ?

4 % à moin de deux ans des prochaines élèctions municipales, alors que s’annonce la plus forte vague des extremes ( RN et Les Insoumis), cela ne le ferait pas.
À tel point aussi qu’on l’annonce en tandem avec Alain Fontanel,  si ce dernier aime les courses à handicap…
Ayant gagnée les municipales sur un « malentendu » en 1991 ( la division de l’extrême droite et celle de la gauche ), elle a tout perdu depuis.

Le mythe de l’éternel retour

Incarnation de la vieille politique, elle y croit encore et ce matin, sans doute après avoir lu que Roland Ries soutenait tout le monde, elle s’est callée en première ligne, accueillant une ministre inconnu, jouant ami-ami avec Roland Ries.

Tout cela pour une inauguration qui peinait à remplir la salle.
Entre le boycott de la gauche et l’absence d’une partie de la droite, seuls finalement quelques incarnations de la vieille politique étaient particulièrement visible … À droite, Jean-Louis Hoerlé, Vincent Debes, Elsa Schalck, Fabienne Keller donc faisaient partie de la décoration.

Pendant ce temps, la rentrée économique était annulée ! Une preuve de plus de la fin d’une époque. Vieille politique, vieille foire, vieux discours ! On est parti visiter les stands …
Et Fabienne Keller, à défaut d’être ministre, de se rêver mairesse.

Barbara DesVilles

Strasbourg et Métropole : le week-end de nos élus !

Militant, Saint-Bernard et Tireurs

Militant

Le député LREM, Bruno Studer est sur le terrain, enfin sur les marchés. « Hier et aujourdhui à la Robertsau et aux halles de Schiltigheim pour échanger autour de la lettre du député #2
Nous serons présents tout le mois de juin pour faire un compte rendu de la première année de mandat » écrit-il sur sa page facebook (https://www.facebook.com/bruno.studer.50/posts/2088691891345645)

Saint-Bernard

On a lu l’article sur la disparition d’un enfant entre Souffelweyersheim dans les Dernières Nouvelles d’Alsace.

A 22h40, l’enfant a été retrouvé sain et sauf à Hoenheim par un habitant, parti comme d’autres à sa recherche”

La lecture des réseaux nous permet d’apprendre que cet habitant est Stéphane Bourhis, conseiller municipal LR de Hoenheim. Sympa !

Tireurs

On sait grâce à l’adjoint de la ville de Bischheim, Jean-Claude Kieffer que le lancement du Messti de Bischheim a donné lieu à un exercice de tir entre le maire Jean-Louis Hœrlé et le député Bruno Studer. D’autres élus nous parlent du passage sportif de Vincent Debes, en short ( il inaugurait une boucle sportive dans sa commune).

En campagne ?

En campagne

« Encore une belle journée rythmée par des engagements variés : – Pose de la 1ère pierre du Pharied, operation d’auto promotion très sympa, dans l’eco quartier du Danube, qui rassemble accédants, logements sociaux pour des jeunes et local professionnel (Alain Jund, Jacques Crepin, Jean Werlen, Nathalie Texier) – Passage à l’heure du déjeuner à l’incontournable brocante de la Krutenau – après midi plus culturelle et festive en compagnie de Mathieu Cahn avec les artistes de la Block Party » écrit Philippe Bies, l’adjoint au Maire PS. En campagne ?

En campagne 2

« Un week end vraiment fou fou fou #Strasbourg

Arts, culture, animations et bonnes affaires dans tous les quartiers de la ville.

Du cinéma en plein air sur le parvis du MAMCS, avec du bowling, à la Citadelle aussi et enfin au J2R avec Lalaland.

De la musique classique au PMC avec en particulier le grand concert des 30 ans de l’orchestre philharmonique des jeunes de Strasbourg.

Du théâtre avec la soirée de fin de saison du Maillon et les visites du chantier du nouveau lieu.

Des cultures urbaines, rythmées d’échanges avec Abribus, sur le parvis Malraux avec la Block party… et une immersion instantanée dans le Cosplay japonais au Zénith.

Des fêtes multiples aux univers croisés avec la Plaine Débouchée, Eye ou encore la fin de la Fashion week » a-t-on extrait de la page d’Alain Fontanel #cabougegrave !

On allait oublier Fabienne

Au ralenti

Fabienne Keller était, elle au Slow-up :

« Grand succès pour la 6ème édition du SlowUp Alsace ! Entre Scherwiller, Châtenois et Bergheim, la découverte des paysages… et la dégustion de bons vins… a fait des heureux, dans une ambiance bon enfant. »

« Joie de fêter l’Alsace avec Brigitte Klinkert, Frédéric Bierry et de nombreux élus… les collègues conseillères départementales, en particulier Laurence Laurence Muller-Bronn, Cécile Delattre et Catherine Greigert, pour une grande fête du Vélo !3.»

Bref, un week-end normal ! Pendant ce temps, de nombreux citoyens, eux, bouclaient leurs feuilles d’impôts !

Strasbourg : Fabienne Keller dans Star Wars !

On l’a imaginée en combinaison noire. Une voix identifiable entre toutes. Non non, pas celle de Dark Vador. Celle de cette maîtresse d’école qui a raison sur tout mais qui oublie qu’elle sut se faire détester lorsqu’elle fut maire.

Changement de planète 

(photo issue de la page Facebook de Fabienne Keller)

Après la galaxie UMP et Les Républicains, la voilà qui rejoint « Agir », une scission constructive des LR. Et les DNA de préciser « Fabienne Keller, cofondatrice du parti politique AGIR, a décidé au Sénat de choisir l’Union des démocrates, radicaux et libéraux, c’est-à-dire la structure financière de l’UDI, comme « parti ou groupe politique de rattachement », alors qu’en 2014, elle avait été élue sous l’étiquette Les Républicains ».

Dans l’univers politique impitoyable, changer de planète signifie donc que Fabienne Keller quitte les LR auxquels elle doit son mandat de Sénateur. On mesurera l’impact sur l’opposition à Strasbourg et à l’Eurométropole. Que feront donc les rebelles Éric Senet, Pascal Mangin, Jean-Emmanuel Robert, Elsa Schlack, Jean-Philippe Maurer ?

Et là voilà de voler dans son vaisseau spatial avec sa garde rapprochée d’assistants fidèles.

Je suis ta maire

On imagine déjà « FK » préparer les prochaines sénatoriales. Là, si Agir existe encore, elle demandera d’être tête de liste dans un accord UDI-Agir contre Les Républicains, le PS et En Marche. Pas sûr que l’UDI voit cela d’un bon œil. Pas sûr que le maire d’une grande ville de l’Eurométropole, qui se verrait bien tête de liste UDI aussi, soit heureux en ce début d’année.

Après, elle mettra le cap sur les Municipales, la mère des batailles. Elle a déjà commencé et, comme Dark Vador à Obi-Wan-Kenobi, elle affirme « Si tu n’es pas avec moi, alors tu es contre moi !». Elle nous expliquera qu’elle a changé. Elle le fera oubliant qu’avant de lâcher l’UMP, les Républicains, elle avait lâché Robert Grossmann le temps d’un second tour et d’une défaite.

Là est peut-être le défaut de la cuirasse de « Fabienne » ! Penser que la polytechnicienne a toujours raison et n’avoir pas su, comme Catherine Trautmann, passer à autre chose.

On imagine à l’affiche de 2020, Keller (façon Dark Mother) crier du haut de la cathédrale un « Strasbourg, je suis ta maire ».

D’ici là, l’Empire constitué par la gauche strasbourgeoise aura fait les frais de bien des divisions. Si fenêtre de tir il y a, cela pourra être tant pour En Marche que pour d’autres.

Le côté obscur

Une candidature de Fabienne sera alors l’unique planche de salut, tenter un « TSK » (pour « tout sauf Keller ») sauverait sans doute les sortants.

Sauf si d’ici là, à droite, certains s’affranchissent de leur « mère supérieure »… Elle tua bien le père d’une certaine génération gaulliste. Ils n’auront de salut que de tuer la mère ou de finir leur carrière avec elle.

« N’essaie pas ! Fais-le ou ne le fais pas ! Il n’y a pas d’essai », leur dit déjà Maître Yoda !

On l’aura compris, la guerre des étoiles strasbourgeoises ne fait que commencer.

Que la force soit avec eux ! Que la patience soit avec nous !

Barbara DesVilles

(Genèse : Assise dans un bar strasbourgeois, j’écoute la conversation d’une tablée voisine, bruyante et masculine, c’est la garde kellerienne qui refait le monde avec la discrétion d’une troupe d’éléphanteaux dans un magasin de porcelaine.)

 

Jeudi : La quatrième dimension

Le bio touche le fond mais pas les fonds

Le Ministre de l’Agriculture a annoncé le désengagement de l’État de l’aide au maintien pour la filière bio, qui est pourtant le seul dispositif public qui soutient les producteurs, refilant désormais le bébé aux régions qui devront s’en charger dès janvier 2018 ! Aujourd’hui, le Conseil Régional du Grand Est reste dans le flou : sans doute se souvient-il que l’encore-président Philippe Richert, à la foire agricole de Chalons-en-Champagne, avait déjà prévenu que la région ne prendrait pas le relais…

Face à ce non-sens, la colère monte parmi les agriculteurs bio. C’est Frédérique qui le dit à nos confrères de L’Est Républicain : cette productrice de fromages de chèvre à Lapoutroie n’a pas hésité une seconde à faire deux heures de route pour manifester son désaccord à Nancy hier : « Notre façon de produire, respectueuse des hommes qui travaillent, des consommateurs, de la santé des gens, des nappes phréatiques, mérite d’être défendue », explique-t-elle tandis que Jean-Michel s’insurge : « Pourquoi n’aiderait-on plus un modèle d’avenir alors qu’on subventionne l’agriculture conventionnelle ? »

La liberté de dénonciation

Lu dans le 20Minutes de ce jour :

Marine Le Pen a perdu mercredi son immunité de députée dans l’affaire de la diffusion en 2015 sur Twitter de photos de victimes de l’organisation de l’État Islamique. Cette levée d’immunité doit permettre qu’un « mandat d’amener » soit délivré par le juge et que la présidente du FN soit contrainte, si nécessaire, de se rendre à un interrogatoire de première comparution. « La liberté d’expression et de dénonciation, qui est consubstantielle au rôle de député, est morte avec cette décision de basse politique politicienne », a réagi l’élue du Pas-de-Calais, avant de dénoncer une tentative de « museler celle qui incarne l’opposition et l’alternative au pouvoir en place »

Non, non, vous avez bien lu : Mâdâme “l’alternative au pouvoir” parle d’elle à la 3ème personne, c’est plus facile pour dénoncer.

Il n’est jamais trop tard pour se poser les bonnes questions

Mardi soir, les députés et sénateurs alsaciens ainsi que les présidents des conseils des 2 départements se sont retrouvés en fin d’après-midi à l ‘Assemblée nationale. D’après le média « libéral, européen et pro-business » L’Opinion, ces élus alsaciens enchaînent discrètement les réunions depuis quelques semaines pour se demander tous ensemble : « Quelle Alsace voulons-nous ? ».

Ces très honorables messieurs législateurs auront donc attendu la venue du président de la République et de celui de la République fédérale d’Allemagne à l’inauguration du site mémoriel franco-allemand du Hartmannswillerkopf à Wattwiller demain vendredi, dans le cadre du centenaire de la grande guerre…

Bah, nous, ça fait déjà un bon moment que nous nous demandons ce qu’ils veulent, eux, au juste, pour l’Alsace. Nous finirons bien par le découvrir, un jour.

Bientôt des vacances pour Monsieur Hulot ?

C’est Sébastien Chenu, député FN (comme quoi, Heb’di n’est pas sectaire) qui lance le bon mot lors d’un point-presse :

Visiblement il a commencé à reculer mais Nicolas Hulot, ce n’est pas la première fois qu’il avale quelques couleuvres. Il apprend ce que c’est de faire de la politique dans un gouvernement En Marche quand on est écolo. (…) On va observer Nicolas Hulot, si tant est qu’on l’observe encore très longtemps (…), les vacances de M. Hulot sont peut être assez proches finalement »

En effet, après l’annonce par le Ministre de l’Écologie que la France ne tiendra vraisemblablement pas l’objectif de ramener la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50% en 2025, le monde politique est en ébullition, à la limite de la fission. Ainsi, Jean-Christophe Lagarde (président de l’UDI), les porte-parole nationaux d’Europe Ecologie – Les Verts ou encore la Commission des Affaires économiques du Sénat (euh, les affaires écologiques plutôt, non ?), tout le monde donne son avis, jusqu’à notre Lady Keller alsacienne à travers un communiqué de presse :

Je salue le sens des responsabilités du ministre Nicolas Hulot, qui répond à la démagogie de l’ancienne ministre Ségolène Royal. L’objectif de réduction de la part du nucléaire à 50% d’ici 2025 n’était ni construit, ni tenable. Cette mesure ne s’est pas accompagnée d’un plan suffisant de développement des énergies renouvelables. (…) Alors oui il faut réduire la part du nucléaire, mais il faut le faire dans des délais raisonnables et de manière construite pour être réellement efficace pour notre planète »

Ça y est, maintenant, le job est fait alors Nicolas va pouvoir enfin se mettre… au vert !

 

 

Fabienne Keller, Nadine Morano et Florence Portelli… Ambiance, chez Les Républicains


Florence Portelli : « L’Alsace, ce n’est pas le Grand Est ! »

Commençons par la plus charmante (oups ? eh oui, c’est la seule femme !) des candidates à l’élection de la présidence des Républicains.

De passage en Alsace, Florence Portelli s’est lâchée : « L’Alsace, ce n’est pas le Grand Est » ! Il parait que certains, du côté de la Place Zeller, en aurait bu leur apéro de travers.

« Je suis très attachée à l’Alsace avec laquelle j’ai des liens : mon grand-père a été l’un des libérateurs de Strasbourg ! Je suis pour revenir aux régions initiales. Pour moi, l’Alsace, ce n’est pas le Grand Est. Si je suis présidente des Républicains, je porterai le fer de lance pour le retour aux régions, parce que c’est une question d’identité. L’identité, ce n’est pas de tenir des propos xénophobes ou clivants, c’est de maintenir une tradition historique et culturelle. Je suis très attaché aussi au fait du Concordat. Il y a des valeurs que nous devons défendre, l’Alsace en est une très bonne illustration. Je suis pour le retour à l’Alsace ! » a-t-elle déclaré à Jacques Fortier et aux DNA.

On croit savoir qu’elle a énervé le cabinet de Jean Rottner qui visiblement surveille plus la toile que le Grand Est. Florence, elle, doit s’en moquer et penser à sa grand-mère alsacienne, Yvonne.

Keller-Morano : le clash

Quelques jours avant, c’est le clash Keller-Morano qui démarre.

A ma gauche, l’ex-Maire de Strasbourg, très à ma droite, Nadine Morano.

La seconde, dans les colonnes du Parisien avait déclaré : « C’est un long processus de débauchages et de trahisons entamé en catimini pendant la campagne présidentielle, alors que François Fillon n’était plus en mesure de l’emporter. Ils ont tourné casaque en négociant leur portefeuille et leur ralliement. En fait, chez les militants LR, Constructifs est devenu le nom de code pour traîtres ».

La colère de Nadine Morano a réveillé l’ex-Maire de Strasbourg qui tenta de constituer un groupe constructif au Sénat. La voilà alors de publier sur son compte Twitter :

Nadine Morano répliqua une première fois : « Tu nous expliqueras ce qu’est le flirt avec les extrêmes… » avant d’insister et de déclarer selon 20 Minutes : « Il y en a marre, il faudra à un moment qu’elle se justifie de ses accusations et qu’elle clarifie sa situation. Elle peut aussi partir. »

En attendant, l’ex-maire entend être sur la ligne de départ en 2021.

A vous de commenter : voteriez-vous pour elle ?

Barbara Desvilles

Pour une région Alsace : interpellez vos élus !

Nous avons déjà évoqué dans nos colonnes le « Hans im Schnockelochisme ». Nous évoquions là l’ennemi intime, voire intérieur, de l’Alsace. Quatre mois après, nous persistons.

 

L’Alsace, combien de divisions ?

Depuis des semaines, les propositions pour une « nouvelle Alsace » sont aussi nombreuses que leurs défenseurs. Crise d’égo autant que de vocation, cette réalité affaiblit plus que jamais le camp des « régionalisants » auquel on rajoutera ceux qui rêvent d’une sortie de l’hexagone.

L’extrémisme des seconds est d’ailleurs l’arme ultime des défenseurs du Grand Est. On remarquera là des divisions qui vont jusqu’au très nationaliste FN dont l’un des élus, Jean-Claude Bader, s’est autorisé à tirer sur le futur-ex Président de la Région Grand Est.

« Le feuilleton des polémiques justifiées qui fait suite à la fusion des régions continue de battre son plein et plus encore à l’annonce du présent rapport. Ce rapport prévoit en effet, pour la modique somme de 150.000 €, de remplacer les panneaux de nos régions traditionnelles par des panneaux du tristement et contesté Grand Est ! » déclarait-il alors.

Le départ de Philippe Richert

La démission de Philippe Richert repose la question du ressenti alsacien. La région Grand Est n’est pas passée et la digestion est lourde. Si Philippe Richert a bénéficié, un temps, d’un soutien du fait de son action politique passée et de l’organisation de la manifestation du 11 octobre, aucun élu alsacien ne bénéficiera plus de cette mansuétude. Fût-il Mulhousien !

On notera d’ailleurs le fait de cette personnalisation que les élus régionaux alsaciens ont perdu en notoriété.

Faites le test : combien de conseillers régionaux connaissez-vous encore ?

Réunion au sommet

Pendant que chacun tirait la couverture à lui. La majorité « régionale » entendait réunir ses troupes hier. L’objectif était de définir « l’avenir » non de l’Alsace mais surtout celui de l’ego. Jean Rottner est monté au créneau, rejoint pas les plus richertiens. Le député LREM, Sylvain Waserman, a pris, lui, position contre une sortie du Grand Est.

Les téléphones ont chauffé dans la nuit qui ramenait certains élus en Lorraine.

Fabienne Keller pour l’Alsace

Dans la journée, l’évolution la plus radicale fut celle de Fabienne Keller. « Je suis favorable à ce que l’#Alsace retrouve les compétences et le rayonnement qu’elle avait avant la fusion ds #GrandEst #TDinfos » rappelle son twitter.

Preuve, s’il en est que les lignes sont en train de bouger.

Elles ne bougent pas du fait des mouvements régionalistes éparpillés en Alsace, façon Puzzle. Elles bougent parce que les élus racontent être sollicités, chaque jour par des habitants d’Alsace, alsaciens ou non, qui évoquent ne pas se sentir « grandestiens ».

Voilà sans doute la vraie vague « populaire » qui monte et qui n’est pour le moment pas incarnée ni dans un groupe Facebook, ni dans un parti.

On ne lâche rien ! Continuez à interpeller vos élus.

 

L’avenir de l’Alsace : lettre à nos élus

Madame, Monsieur,

 

Début juillet j’attirais votre attention sur la nécessité absolue de rester solidaires, pour traiter efficacement les questions locales et alsaciennes.

« Si vous voulez avoir la moindre chance d’être productif au moins sur cette question, mettez vous d’accord et parlez d’une même voix, et déterminée » m’étais-je alors permis de vous suggérer.

Eh bien non ! Vos propos rapportés dans le journal de ce mardi 3 octobre, indiquent que même sur cette question pourtant vitale pour la région, chacun des parlementaires, les présidents des collectivités territoriales, département et région, continuent imperturbablement à jouer leur petite musique, et contribuent ainsi à un échec prévisible. Pourtant ne devraient point primer les intérêts personnels, partisans ou de soumission aux instances parisiennes.

Il est évident qu’il convient d’extraire l’Alsace du Grand Est pour en refaire une région véritable, et non un département inféodé au Grand Est. De toute évidence, le plus tôt sera le mieux tant le sujet exaspère et plombe ici toute dynamique régionale.

L’Alsace doit retrouver des pouvoirs de décision. Et le plus tôt possible sera le mieux. (cf. Le journal l’Alsace du 25 juin, en page 37, avec la position des chefs d’entreprises et de O.Klotz du Medef Alsace). Cette région à présent plus grande que la Suisse, deux fois plus grande que la Belgique, ce « Grand Est » n’a de « Grand » que le nom. En effet ses pouvoirs et son budget n’atteignent même pas la moitié de celui de la ville/canton de Bâle !!! Ce qui n’empêchera pas cette nouvelle configuration en gestation d’impacter négativement notre culture (atout de la bi-culturalité), notre identité (intérêt du capitalisme rhénan), notre richesse et qualité de vie. Ce n’est pas un hasard que des régions ayant un grand degré d’autonomie, et à l’identité forte soient les plus prospères (Länder allemands, Cantons suisses, Luxembourg, Tyrol du Sud, Catalogne,..)

Monsieur Wasermann, vous vous retranchez derrière les propos d’Edouard Philippe. Avec tous le respect que nous devons à notre premier ministre, vous pourriez néanmoins vous affirmer davantage, lui dire qu’il se plante, qu’il n’est pas obligé d’accepter et perpétuer des décisions prise à la va vite par ses prédécesseurs.

Monsieur Becht, alors que vous étiez encore Maire de ma commune, à plusieurs reprises j’ai tenté d’attirer votre attention sur ce sujet. Vous êtes favorable à plus de subsidiarité dans cette affaire, certes. Mais la voie que vous proposez ne garantit aucunement la réussite. Se retrancher derrière la loi est une fuite. Une loi peut se changer. Et rapidement si tous les élus alsaciens le veulent. Et veulent écouter et tenir compte de leurs électeurs qui comprendront et soutiendront une démarche conforme à l’intérêt général.

Monsieur Studer, vous souhaitez à présent « associer les citoyens alsaciens et les associations ». Mais la population, les organisations professionnelles, les associations, ne vous ont pas attendu : elles se sont déjà exprimées et le font encore. Du moins celles qui ne dépendent pas trop des subventions du GE, et qui de ce fait sont obligées de se taire !

Madame Keller, votre propos que rapporte le journal est hors sujet : il n’est pas question de « problèmes » avec les Lorrains ou les Champenois. Simplement le nouvel ensemble est trop vaste à gérer avec peu de moyens, et de pouvoirs. Vous croyez vraiment, par exemple, que le professionnel, délégué bénévole d’une organisation professionnelle agricole va régulièrement perdre son temps, 8H de route en aller-retour, pour se rendre à Châlons-en-Champagne, siège de la DRAAF, pour discuter de sujets qui ne le concernent que très partiellement ?

Monsieur Schellenberger, c’est très bien de tenter d’obtenir la « compétence économique »…Mais qu’en est-il d’autres marges de manœuvre à dégager dans des domaines tels que l’enseignement, la culture… ? Quelles garanties aurons-nous pour qu’à tout moment le GE ou l’Etat ne veuillent récupérer ces compétences concédées?

Vous n’êtes pas sans savoir que faute de décisions claires, nettes et fermes, l’Etat jacobin, et/ou une méga région de même nature, ne lâcheront pas prise, n’abandonneront aucune miette de leur pouvoir.

Il est inadmissible que des élus méprisent ainsi la volonté de leurs électeurs et de la population alsacienne qui à plusieurs reprises ont affiché sans ambigüité vouloir la sortie du Grand Est (Cf différents sondages dont le denier effectué par France Bleu Alsace le 26 octobre qui tous indiquent leur choix à une écrasante majorité des 4/5)

Faute de quoi, à continuer à prendre des décisions qui plombent le développement économique et culturel de notre région, à ignorer la volonté de la population, à choisir des options confortant une énième et lointaine strate administrative, et le job de quelques hommes politiques en mal de poste électif, la confiance de vos mandants continuera à s’éroder dangereusement.

Mais le pire n’est jamais certain !

Aussi dans cette affaire je souhaite que vous trouviez une issue favorable pour l’Alsace, et donc pour le pays dont elle constitue une partie.

Dans cet espoir et comptant sur votre clairvoyance, recevez, Madame, Monsieur, mes cordiales salutations.

 

Jean-Jacques THUET

Rixheim, le 3 octobre 2017

Jeudi : Les “Philippe” à l’honneur

Un Carli et on n’en parle plus !

« L’imprimerie du journal l’Alsace, qui embauche 70 salariés à Mulhouse, va fermer d’ici le premier semestre 2018. C’est Philippe Carli, le futur responsable du pôle presse du Crédit Mutuel, qui a fait l’annonce ce mardi soir. (…) Le quotidien l’Alsace sera donc imprimé à Strasbourg, au même endroit que les Dernières nouvelles d’Alsace. Si Philippe Carli a assuré aux salariés vouloir conserver les deux titres, beaucoup craignent une perte d’identité progressive et une uniformisation des contenus » lit-on sur le site de France 3.

Nous avons regardé la catastrophe arriver au ralenti. Au début du mois déjà, les syndicats avaient dénoncé le « funeste projet de fermeture d’une imprimerie, première étape d’une restructuration qui conduira à liquider le pluralisme de la presse dans notre région ».

Un coup de poignard de plus dans le corps meurtri de l’identité alsacienne. Comme prévu, le traitement “Philippe Carli” aura été d’une efficacité redoutable. Et, malgré nos lignes éditoriales -disons- divergentes, à Heb’di, nous le regrettons sincèrement.

(photo ©France 3)

Un dernier, pour la route ?

Avant de quitter le navire, notre Président de grande région a tout de même esquissé un geste (très) légèrement emprunt de panache.

L’info est reprise par plusieurs médias : seize présidents de régions (ou collectivités territoriales) ont signé hier mercredi dans Le Monde une tribune dans laquelle ils demandent au gouvernement de leur « faire confiance » pour agir dans leurs domaines de compétence.  L’ensemble des présidents de régions de France métropolitaine (à l’exception de la région Auvergne-Rhône-Alpes et de la Corse), au premier rang desquels Philippe Richert, à la fois en tant que président de la région Grand-Est et président des Régions de France, ont signé la supplique -euh pardon- la tribune.

(photo ©AFP)

Cette tribune est accessible sur le site du Monde, mais pas sûr que Monsieur Edouard Philippe ait envie d’y répondre dans l’immédiat.

(À lire également, Le Monde de ce jeudi 28 septembre 2017 qui fait le point sur le premier budget Macron-Philippe… La demande des régions serait-elle restée lettre morte ?)

 

De quoi être peu fière

En plus d’accueillir la plus vieille centrale nucléaire du pays, Fessenheim est aussi la commune de France où l’on trouve la plus grande inégalité de salaires entre les hommes et les femmes, d’après une étude de l’Insee relayée par le magazine Capital.

Intitulé “Salaire net horaire moyen selon la catégorie socioprofessionnelle, le sexe et l’âge en 2014”, cette étude publiée en mai dernier pointe du doigt des moyennes salariales horaires de 12 euros pour les femmes contre 17,68 euros pour les hommes, à Fessenheim. Soit une différence de 32,1 % ! C’est-à-dire le double du taux constaté au niveau national : en effet, « sur les 771 territoires urbains étudiés par l’Insee, l’écart moyen est de 16,4 %, en défaveur des salariées. »

Mais… Que font les Effronté-e-s ???

 

Elle parle pour elle

Hier mercredi, « la sénatrice Fabienne Keller, qui avait annoncé début septembre son intention de créer un groupe LR Constructif au Sénat, sur le modèle de l’Assemblée, a annoncé par communiqué qu’elle y renonçait. Depuis dimanche, elle était déjà moins affirmative, évoquant soit la création d’un groupe, soit d’une simple amicale. »

C’est sympa, une amicale. Mais, si Fabienne Keller a affirmé que les élus de droite Macron-compatibles au Sénat restaient dans leur « groupe d’origine », pour d’autres, la constitution d’un groupe LR constructif est encore d’actualité.

Ainsi Jérôme Bignon, sénateur LR de la Somme, interrogé par publicsenat.fr. qui jure que la constitution d’un groupe LR constructif est plus que jamais d’actualité : « Je fais partie du groupe que Madame Keller a quitté pour retourner chez les LR. Elle parle pour elle » corrige-t-il…

Super, comme ambiance à droite ! Apparemment, tout le monde ne marche pas au pas.

 

Fabienne Keller, en marche mais pas trop !

Ainsi, elle communique, ce dimanche sur sa page Facebook. On se dit qu’enfin, on va comprendre, et là, c’est le flou. Or, comme chacun sait, où il y a un flou, il y a un loup.

« Les élections sénatoriales de ce dimanche marquent clairement le renforcement de la majorité sénatoriale d’union de la droite et du centre. Cette consolidation est due aux résultats des élections locales de 2014 et 2015, mais aussi et surtout à une volonté des territoires d’être clairement entendus, soutenus et relayés, notamment face aux réformes et efforts annoncés par le Gouvernement pour les collectivités territoriales. »

 

Où il y a un flou, il y a un loup

Oubliant son incompréhensible défaite strasbourgeoise liée à une équation personnelle et à la présence du FN au second tour, l’élue relativise la victoire de la droite et du centre, tout en critiquant une partie du programme d’un Gouvernement dont certains, vils persifleurs, assurent qu’elle aurait aimé en être.

« C’est une marque de confiance et une responsabilité que nous devrons assumer collectivement autour de notre Président Gérard Larcher »

Là, elle se place dans l’opposition majoritaire et en profite pour identifier le chef dans son poste. Dès fois qu’il ait besoin d’une vice-présidente.

« Les défis pour les milliers d’élus locaux, souvent bénévoles, pour les territoires et globalement pour la France sont nombreux : moyens d’action, lutte contre le chômage, réforme de notre éducation, relance du projet européen… Ces enjeux nécessitent que ce quinquennat soit pleinement utile à la France, sous peine de permettre aux populismes d’extrême gauche ou d’extrême droite d’accéder au pouvoir dans l’avenir. Pour que ce quinquennat soit utile, nous sommes un certain nombre de Sénateurs à considérer qu’il faut soutenir le Gouvernement dans les réformes nécessaires tout en conservant la liberté d’amender et de proposer lorsqu’il en va de l’intérêt de nos concitoyens et des territoires. Territoires dont nous sommes plus que jamais les garants, notamment avec la fin du cumul des mandats. »

 

Moins de courage que Bruno Lemaire

Il ne faudrait pas oublier que ce sont les petits élus qui font les grands électeurs. Fabienne Keller n’osant pas aller directement chez « En Marche » fait ce qu’il fut pour ne pas insulter l’avenir et se positionne comme « constructive », à l’instar d’un Philippe Richert qui n’a de cesse de proclamer sa macro-compatibilité.

Reconnaissons à Bruno Lemaire un peu plus de rigueur politique. Lui, au moins, a rejoint En Marche !

« Comme nous l’avons fait dès le lendemain des élections présidentielles et législatives, nous souhaitons réfléchir collectivement à la façon la plus efficace de faire vivre au sein de la majorité sénatoriale une mouvance constructive, humaniste et européenne, en synergie avec nos collègues de l’Assemblée Nationale. Aujourd’hui deux options sont encore totalement ouvertes:
– créer un groupe constructif à part entière
– fédérer une force constructive au sein d’un groupe commun refondé.

Nous sommes plusieurs Sénateurs à vouloir prendre cette décision collectivement dans les prochains jours pour permettre à nos valeurs et à nos idées de s’exprimer avec le plus d’efficacité, tout en restant fidèles aux principes fondateurs de notre engagement et au nécessaire renouvellement des pratiques politiques » conclue-t-elle.

 

Des ambitions personnelles ?

(photo officielle in fabiennekeller.fr)

Entre les lignes, on comprend que l’élu en rêve pour peser sur un Emmanuel Macron retoqué par les élus locaux et qui a besoin d’une majorité des 3/5ème pour faire passer certaines lois. Au-delà de « l’avenir de la France », ce sont bien des ambitions personnelles qui se jouent ici.

L’ex-maire de Strasbourg se verrait donc bien « présidente » de groupe, même si Libération tempère ses ardeurs : « Un embryon d’un groupe de «Constructifs», à l’image de celui de l’Assemblée, a été créé. A défaut de réunir les dix membres requis, Fabienne Keller (Bas-Rhin) envisage une simple amicale. »

 

Peut-on être constructive à Paris et opposante à Strasbourg ?

Récemment, Olivier Claudon commentait l’état des forces en présence au Conseil Municipal de Strasbourg, raisonnement qui pourrait être étendu à l’Euro-Métropole.

Une question s’impose. Madame Keller va-t-elle aussi y créer un groupe constructif soutien de Roland Ries ou Robert Herrmann et Yves Bur sur certains dossiers ? Va-t-elle ici rejoindre « En Marche » ?

Vous le saurez en suivant le prochain épisode des feux de la maire. Pardon, de l’ex-maire !

Et toujours pas d’Alsacien au Gouvernement !

La question peut, au premier abord, paraître délicate. Un ministre, s’est d’abord un Ministre de la République se plaçant sous les valeurs de celle-ci. Dans les faits, certains ministres n’oublient pas leurs régions d’origine.

Si l’on se souvient d’un Daniel Hoeffel inaugurant le TGV Ouest, on sait que les ministres bretons gardent un pied à l’ouest.

 

Toujours ministre de la Bretagne

« Je n’abandonne pas la Bretagne et je reste conseiller régional; j’habite en Bretagne puis je resterai, je le pense, toujours ministre de la Bretagne » déclarait ainsi Jean-Yves Le Drian en juin dernier.

Imaginerait-on un ministre alsacien oser déclarer : « je resterai, je le pense, toujours ministre de l’Alsace »?

Sans doute pas Philippe Richert, « gouverneur » d’un Grand Est démesuré, patron d’une région qui a éloigné l’institution du citoyen.

Gardons pour François Loos une sympathie, lui qui est désormais président des Brasseurs de France.

Bref, il n’y a visiblement à gauche et au centre aucun alsacien pour « choper » un maroquin !

(photo@interieur.gouv.fr)

On nous rétorquera que trois alsaciens sont dans le cabinet du Président de la République. Patrick Strzoda (photo), le directeur de cabinet, énarque natif de Thann (Haut-Rhin) ; Alexis Kohler, secrétaire général, énarque, originaire de Strasbourg, Marie Fontanel, conseillère du Président et énarque…

Même si cela ne fait pas tout, le critère de recrutement semble ici être plus le passage par l’ENA que les racines alsaciennes. A ces mots, les plus frileux répondront que l’origine n’est pas importante.

 

Fabienne Keller à la tête de la Ratp ?

Il n’empêche qu’il n’y a toujours pas d’Alsacien au Gouvernement. Même Sylvain Waserman a failli !

Doit-on cela à un manque de réseaux alsaciens dans le monde politique ? On en jugera avec la candidature de Fabienne Keller à la tête de la Ratp ! Celle qui fut souvent dite « bientôt Ministre », comme on l’a lu encore récemment sur Facebook, aura tout tenté pour plaire.

S’il faut être macron-compatible pour être ministre, elle le sera.

Qui dit Fabienne Keller pense Robert Grossmann. Lui aussi aurait pu l’être, mais non ! « Inexportable » aurait dit Nicolas Sarkozy, avec beaucoup d’humour et de respect pour son découvreur.

On retiendra donc que l’absence de ministres alsaciens cache sans doute la perte d’influence des femmes et hommes politiques venus d’Alsace. Pas étonnant que l’on n’écoute plus non plus les revendications alsaciennes dans la « vraie » capitale.

 

Perte d’influence de l’Alsace

Cela se passe chez Les Républicains, au PS. Ils sont loin les temps des Zeller et Haenel qui, au-delà des idées défendues, savaient se faire entendre.

Leurs successeurs pensent aujourd’hui plus à eux-mêmes qu’à l’Alsace. Ils sont les zélés applicateurs des lois parisiennes et ne se rebellent éventuellement qu’après une retraite politique. Là, parfois, certains osent dépasser les limites du « politiquement correct ».

Avant, on ne sait jamais, cela peut freiner « leur » carrière.

L’analyse de l’action des députés alsaciens se jugera, elle, sur pièces.

Mercredi : La main tendue ou la claque ?

Je me voyais déjà

« Fabienne Keller, Benoist Apparu, Dominique Bussereau, Franck Riester, Thierry Solère, Laure de la Raudière, mais également Christian Estrosi et Gérald Darmanin appellent la droite et le centre à “être au rendez-vous de l’intérêt général” » lisaient-on récemment sur bfmtv.com.

Bref, ils se voient ministrables à défaut de ministres. Et vous ? Vous avez envoyé votre CV ?

Un ministre alsacien ?

Jacques Fortier posait hier la question du ministre alsacien. La liste des impétrants est longue. On doit dire que si Fabienne Keller devenait ministre, on imagine assez Emmanuel Macron annoncer la nouvelles à la famille Fontanel, qui fut de ses premiers soutiens.

D’ailleurs, un tandem Fontanel-Keller pour Strasbourg 2020 en marche, cela donnerait sans doute des idées à La Choucrouterie. Roger sait y faire !

Fabienne Keller frappe effectivement à la porte

(Fabienne Keller en 2013-photo@Claude Truong-Ngoc)

« Fabienne Keller frappe à la porte » titrent les DNA. Le premier ministre est juppéiste, elle est juppéiste. « En gérant le pays non pas dans un schéma classique, mais au centre gauche et au centre droit » dit-elle pour décrire la méthode.

Là, comment dire, on veut savoir. Comment peut-on être contre la coalition de gauche, centre-gauche et de droite à l’Eurométropole de Strasbourg et pour à Paris ? Fabienne Keller va-t-elle rejoindre le Groupe des Maires présidé par Yves Bur ?

Mathieu Cahn à l’action

Mathieu Cahn vient de saisir le déontologue de la Ville de Strasbourg au sujet de la candidature dans la deuxième circonscription de Sylvain Waserman (La République en Marche), actuel directeur de Gaz de Strasbourg, structure elle-même présidée par son camarade adjoint Olivier Bitz.

« Dans son courrier, Mathieu Cahn, directeur de campagne de Philippe Bies (PS) fait allusion à l’article L132 du Code électoral qui prévoit les cas d’inégibilité et notamment ceux des directeurs d’établissement publics “dont l’organe délibérant est composé majoritairement de représentants des collectivités territoriales”. Or, Gaz de Strasbourg, dont l’actionnaire majoritaire est la Ville de Strasbourg, n’est pas un établissement public mais une société d’économie mixte (SEM). “Je sais bien. Mais je m’interroge en termes de conflit d’intérêts, de déontologie, explique Mathieu Cahn. Est-ce qu’il n’y a pas un problème qu’un directeur de SEM puisse être candidat sur le territoire de son principal actionnaire ?” » précisent les DNA.

Sylvain Waserman est donc maire de Quatzenheim, conseiller régional Grand Est et directeur de Gaz de Strasbourg. Il veut donc son prochain mandat, député ! Une tâche facilitée par la division de la droite, et donc les préparations des élections municipales de 2020 au PS.

À propos de châteaux …

Pendant que certains se voient députés, rois et princesses, des Alsaciens œuvrent à la préservation des vrais châteaux !

« Depuis plus de quinze ans, des veilleurs de châteaux-forts protègent et restaurent des joyaux du patrimoine alsaciens. Sans eux, ce patrimoine serait peut-être en péril ». Voilà un reportage qui nous relie à l’Alsace concrète sur LCI .

Du concret et de l’alsacien, voilà qui nous plait un peu plus. Et à vous ?

Finance et fusions

Pendant ce temps, la Caisse d’Épargne d’Alsace va fusionner avec la Caisse d’Épargne Lorraine-Champagne-Ardenne. On l’oublierait presque mais le Grand-Est a ses effets collatéraux.

« Forte de 3 100 collaborateurs et de 350 agences, cette nouvelle entité comptera plus de 1,7 million de clients et 436 000 sociétaires. Elle réalisera près de 564 millions d’euros de produit net bancaire et près de 100 millions d’euros de résultat net » écrit l’Alsace.

Mais pourquoi cela ne nous réjouit pas ?

 

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