FN : Nouveau look pour une nouvelle vie ?

Rassemblement National : Le FN ripoline

Facile, parce qu’avec un peu de culture, on serait obligé de dire que le RNP venait de la gauche et Marcel Déat de la SFIO. On est loin de la Marine !

Rassemblement National : Rien de Nouveau

La première remarque est que ce changement n’en est pas un ! L’inventeur de l’expression « Rassemblement National » n’est autre que Jean-Marie Le Pen. Le Front national – Rassemblement national (FN-RN) date de 1986.

La proportionnelle permet au FN d’obtenir un groupe à l’Assemblée Nationale. Le ralliement d’élus aux marges de la droite impose cette notion de « rassemblement ».

Comme le rappelle Valérie Igounet :

« Les listes dans les différents départements sont bouclées sous le nom de « Listes du Rassemblement national présentées par le Front national »

La stratégie d’ouverture frontiste a fonctionné. Responsables du FN mais aussi du CNI, SNPMI, CIDUNATI, CODAR-CAR, anciens du RPR et de l’UDF et des socio-professionnels s’y retrouvent. Le label RN a séduit par les thématiques du FN et les perspectives de carrière qu’il ouvre. Les anciens du parti sont amers. Ils considèrent que le secrétaire général du FN, Jean-Pierre Stirbois, a distribué « généreusement les investitures à des “crypto-gaullistes, sionistes, francs- maçons et libéraux” ».

L’ouverture à la sauce Le Pen sera principalement incarnée par Yvon Brian du CNIP.

En Alsace, Gérard Freulet rentre à l’Assemblée Nationale avec Robert Spieler.

30 ans avant, le Rassemblement national français, un autre parti, était créé par Jean-Louis Tixier-Vignancour.

Rassemblement National : qu’en dit l’INPI ?

On ne saurait imaginer que le FN n’ait pas chargé des experts en droit des marques de se plonger sur les fonts baptismaux du nouveau parti. Un passage sur le site de l’INPI nous apprend qu’il existe plusieurs « Rassemblement National » déposés dans les « catégories » propres aux partis :

 

Ce dernier semble cibler le rassemblement entre les héritiers du gaullisme (euh… LR ?) et le FN ! Avec une fusion allant jusqu’au logo. Mieux, ce Rassemblement National est un parti. Visiblement, il n’y a plus de service juridique au FN.

Ce Rassemblement National a pour président un ancien proche de Charles Pasqua. Il promet un beau débat judiciaire au FN, dénonçant l’amateurisme de l’avocate Marine Le Pen…

Lauterbourg : Jean-Michel Fetsch, le Trump Alsacien ?

Aux États-Unis, de nombreuses personnes s’inquiètent de la santé mentale du président Trump, principalement après la diffusion de nombreux tweets plutôt surprenants. Jean-Michel Fetsch, ex-conseiller général, maire de Lauterbourg depuis 1994, est un aficionado de Facebook. Ses posts ont à plusieurs reprises créé le buzz.

L’année dernière, il annonce sur Facebook vouloir retirer le futur panneau Grand Est de sa commune frontalière

Une communication bien huilée : le post est accompagné d’une photo du maire et de ses conseillers municipaux en train de démonter le panneau Alsace… qu’il compte remettre à l’arrivée du panneau Grand Est ! Pari réussi puisque Jean-Michel Fetsch obtient plusieurs milliers de “like”.

En 2014, l’élu fait également parler de lui en déchirant sa carte de l’UMP.

En passant en revue son historique Facebook, on peut constater que ses publications sont de qualité très inconstante, a priori selon les heures de la journée. Il reprend entre autre une phrase d’un “fake-media” d’extrême-droite : « Macron a séduit tous les incultes, ça fait du monde ». Fetsch précise « Il a bien raison, Mr Onfray ». Au mois de mai dernier, Monsieur Fetsch aurait-il voté comme 65,8 % de Français  « incultes » ou bien soutenu l’extrême-droite du clan de Marine ?

Quelques autres phrases, prises au hasard dans ses posts (que Trump aurait pu écrire… ?) :

On s’amuse bien en lisant la page Facebook de Jean-Michel Fetsch et certains commentaires “lèche-***” de sa cour !

Autonomistes = SS ?

Malheureusement, les meilleurs posts ont été retirés, comme celui-ci parut il y a quelques jours :

Un post qui a fait bondir l’historien autonomiste Bernard Wittmann :

« J.-M. Fetsch, a une vision manichéenne de l’autonomisme dont on comprend aisément qu’elle vient d’une méconnaissance abyssale de l’histoire. Pour éclairer un tant soit peu la lanterne de ce vieil homme pétri de haine à l’égard de certains de ses compatriotes, qui se sont pourtant toujours courageusement battus pour la dignité et la préservation des droits des Alsaciens, il aurait été intéressant d’engager une discussion. Malheureusement, d’emblée il a placé le niveau du débat tellement bas, en dessous même du niveau des pâquerettes, qu’il serait vain d’espérer arriver à le hisser à un niveau satisfaisant permettant un échange constructif étayé par des faits historiques. Comment dialoguer sereinement avec une personne aussi bornée qui s’abandonne à des accusations aussi monstrueuses, à des allégations aussi outrancières et qui fait montre d’une telle absence de culture historique ? C’est quasiment mission impossible !

C’est aux autonomistes que nous devons notre droit local, le maintien du Concordat, un début d’enseignement bilingue à partir de 1927 (arrêté Poincaré-Pfister introduisant un enseignement de l’allemand dans le primaire en Alsace). Par ailleurs, des autonomistes sont morts au Struthof nazi (Jos. Schmidlin, R.-L. Klee…), d’autres comme Rossé ou Keppi ont participé à l’attentat contre Hitler (le 6.8.1947 le tribunal d’épuration acquitta J. Keppi des accusations portées contre lui et reconnu sa « participation active, efficace et soutenue à la résistance contre l’occupant »). Grâce à l’action souterraine d’autonomistes, des centaines d’Alsaciens échappèrent à la déportation ou à la mort, etc.. »

Le maire de Lauterbourg fait visiblement partie de ces élus alsaciens qui n’existent plus que par les réseaux sociaux. Parfois, il faut savoir arrêter une carrière.

 

Financement du FN : Précisions et nouvelles révélations !

Les précisions de Jean-Luc Schaffhauser

Partisan de la liberté d’expression, il souhaite faire une mise au point sur son rôle exact dans le ou les prêts russes accordés au parti français :

Je n’ai participé qu’à l’opération entre le FN et la First Czech-Russian Bank. Pour les autres, j’étais hors du jeu. Après les élections européennes, le FN était le premier parti de France ; il était scandaleux qu’aucune banque française n’accepte de lui octroyer des prêts. Les banques françaises sont-elles mandatées pour définir qui a le droit de se présenter aux élections ? J’ai donc trouvé avec la First Czech-Russian Bank une banque totalement classique, sous législation européenne. Tout a été fait dans la transparence.”

Pour son implication dans le rapprochement entre le parti et cette banque russe, le député frontiste a touché une commission de près de 140 000 euros, incluant les frais (400 000 selon certains médias).

Selon lui, les autres banques (NDLR : les banques non russes) sont manipulées par le système financier international sous contrôle de lobbies américains, c’est pour cela qu’elles ont refusé de prêter au FN. Ceci serait une tentative d’organisation de la banqueroute du FN menée par les banques internationales en raison du contrôle que le Front veut prendre du système financier par l’État. Donc la décision de la banque Société Générale de fermer le compte du parti d’extrême droite n’aurait, selon l’élu, aucun lien avec le prêt russe !

De même le Crédit Mutuel, la banque de la fondation Académie européenne, aurait pris des décisions illégales. L’Académie européenne est une coopérative à but non lucratif de consultants travaillant sur les enjeux stratégiques européens, dont Jean-Luc Schaffhauser est le président et l’un des fondateurs.

Même une banque d’Abou Dabi, où l’élu alsacien travaille depuis 2016 pour ses affaires privées, était, en 2013, sur le point d’accorder un prêt au FN. Mais la veille de la signature, alors que la banque avait réservé l’hôtel pour les signataires, tout a étonnamment été annulé. C’est pour ces raisons qu’il s’est tourné vers l’est de l’Europe où il avait des contacts.

Sur le fait que nous avions évoqué la disparition de cette banque, l’élu alsacien se défend : « Je ne pouvais rien en savoir à l’époque. Les banques qui ont chuté en 2008 comme Lehman Brothers étaient très bien cotées la veille au soir de leur chute. Eh bien, celle-là l’était également. »

Concernant sa situation vis-à-vis de la justice française, Jean-Luc Schaffhauser insiste :

Je ne suis, à ce jour, ni condamné, ni accusé. Je suis un quidam qui a répondu au Parquet national financier (PNF) et contre qui rien n’a été retenu à ce jour. Je suis un citoyen innocent et un élu d’opposition.” (NDLR : Début 2017, un signalement Tracfin (la cellule anti-blanchiment) est arrivé au Parquet national financier (PNF) concernant le prêt russe du FN fin 2014.)

Concernant la fermeture des comptes bancaires par la Société Générale :

… les miens et ceux de mon épouse, ceci est désormais devant la justice. La Société Générale a-t-elle le droit, pour une opération liée à un prêt privé au Front National, qui n’a rien à voir avec une banque russe, de priver une famille de ses droits bancaires après plus de 40 ans de présence dans cette banque sans aucun problème ?

Pour Jean-Luc Schaffhauser, les banques mondiales sont sous la coupe de l’oligarchie financière des États-Unis qui redoutent la victoire du FN en France – sortie de l’euro, rupture avec l’indépendance des banques centrales, mise en examen pour crime pour haute trahison des banquiers qui sont sous la coupe des puissances étrangères. Le parti a aussi dans son programme la sortie de la France de l’OTAN. Ce que redouterait le reste du monde… sauf la Russie et la Chine !

Jean-Luc Schaffhauser est sans conteste un homme brillant, ayant des idées affirmées sur l’Europe et la géopolitique mondiale. Centriste, proche de l’Opus Dei, il était consultant pour Auchan, Dassault et Total.

Qu’est donc allé faire ce grand artisan de l’alliance franco-russe dans cette galère politique ?

De nouvelles révélations

Un gros donateur ?

Selon notre enquête, un mystérieux citoyen français aurait récemment prêté de très grosses sommes au Front National. De sources sûres, officiellement ni confirmées ni infirmées, cela constituerait a priori de quoi sauver le parti.

Les enquêtes en cours devraient permettre d’en savoir bientôt plus sur ce personnage, encore inconnu à ce jour !

Jean-Marie, le banquier

Jean-Marie Le Pen empruntait de l’argent aux sympathisants pour ensuite prêter de fortes sommes aux candidats et aux micro-partis du FN. Un business juteux.
Le principe est simple : des sympathisants du FN prêtaient de l’argent aux micro-partis du fondateur du FN Promelec et Cotelec ; le taux était de 3%. Ces sommes étaient ensuite prêtées à des candidats du FN à plus de 6%. Il s’agirait de plus de 8 millions d’euros.

Marine Le Pen aurait ainsi reçu 6 millions d’euros pour la dernière campagne présidentielle. Au passage, Jean-Marie Le Pen aurait touché 390 000 euros.
Une pratique qui existait alors depuis plusieurs années.

 

Mardi : Tri sélectif à tous les étages

Les très chers vœux de Jean Rottner

De toute évidence, notre JR aime les shows à l’américaine. À peine revenus du “Consumer Electronics Show’’ de Las Vegas, nous apprenons que l’ex-maire de Mulhouse prévoit une cérémonie des vœux du conseil régional Grand Est, à l’américaine donc, à Metz (parce qu’il y en a encore qui croient que Strasbourg est la capitale de la région).

« Ce seront les vœux les plus chers recensés dans notre tour d’horizon » selon L’Est Républicain.

50 000 euros seront déboursés pour près de 1000 invités. Le traiteur messin préparera 10 à 15 pièces par invité : « quiches et petits pâtés, canapés, salades en verrine et fruits de mer ». Et, bien sûr, du vin de Champagne !

Choisir le lanceur d’alerte

La Cour de cassation du Luxembourg vient d’annuler la condamnation en appel du principal lanceur d’alerte de l’affaire “Luxleaks“. Cette personne avait été condamnée pour avoir dénoncé les avantageux accords fiscaux conclus entre le Luxembourg et le cabinet PricewaterhouseCoopers pour le compte de multinationales.

La Cour de cassation luxembourgeoise a enfin reconnu le statut de lanceur d’alerte. Un statut protégé qui est dorénavant étudié à l’échelle européenne afin que ne soient pas poursuivies les personnes qui agissent dans l’intérêt général ou combattent contre le fléau de la corruption.

Vraies interviews

Patrick Jankielewicz, rédacteur en chef de La Voix du Nord, annonce que le journal ne publiera plus d’interviews relues et revues par les personnalités interrogées…

Dans la presse écrite, les élus et leurs conseillers demande fermement une relecture de leurs propos avant la publication d’une interview. Presque tous les journalistes acceptent cette relecture. Certains des interviewés jouent le jeu en corrigeant à la marge des aspects techniques. Mais dans certains cas, « on nous a renvoyé un texte totalement “caviardé”, coupant des réponses qui avaient été faites et ajoutant des questions qui n’avaient pas été posées ! », déplore Patrick Jankielewicz. La Voix du Nord ne se soumettra plus à cette exigence.

Quels élus accepteront encore d’être interviewés par ce média local ? Et faut-il en conclure que d’autres quotidiens régionaux pratiquent l’interview dictée ?

Quand le FN fiche ses candidats

Médiapart nous apprend qu’au Front National des tableaux recensent les candidats pré-investis par le parti pour les élections. Ces tableaux récemment divulgués analysent les candidats, leurs appartenances partisanes, leurs opinions et publications sur les réseaux sociaux, leurs likes etc… « Dans ces listings, on croise des pré-candidats qualifiés de “fous”, de “connard de première catégorie”, d’auteurs de “posts bêtes, voire violents”. Certains ont le tweet “graveleux” – “avec du saucisson” –, “hard sur l’immigration”, “de défense à Dieudonné” ou traitent “les migrants de porcs”. D’autres sont suspectés de ne pas prêter suffisamment allégeance à “Marine” ni à  “Florian” ». Certains candidats sont sobrement traités de « gros beaufs homophobes de base ». Bon.

Concernant les Alsaciens, on peut lire :

Christelle Ritz
« Propos stigmatisant certaines personnes issues de l’immigration sur Facebook selon les Dernières nouvelles d’Alsace »
Candidate dans la 5e circonscription du Haut-Rhin.”

Julia Abraham
« Fréquentations douteuses », « un post FB pro JMLP, Twitter pas utilisé depuis mai, épinglée pour avoir été en photo avec Baptiste Coquelle [militant du GUD apparu sur un cliché faisant un salut nazi, il avait posé avec de jeunes frontistes lors du gala des 40 ans du parti – ndlr] »
Candidate dans la 2e circonscription du Bas-Rhin.”

Que voulez-vous ? On n’échappe pas à sa propre famille.

Strasbourg balance sa pub !

Avec un autocollant « stop-pub », vous ne devriez plus avoir de publicité dans votre boîte aux lettres. Mais, comme vous l’avez sans doute déjà constaté, c’est rarement le cas…

Samedi après-midi, les militants de Zéro Déchet Strasbourg ont rappelé le « gâchis que représente la publicité non désirée dans nos boîtes aux lettres, environ 31 kg par an, par foyer ! »

Ils ont mis en place une page Facebook afin de « pointer du doigt les sociétés qui pourrissent vos boîtes aux lettres » malgré les « stop-pub », une  page baptisée « Balance Ta Pub Strasbourg ».

 

Jeudi : Renouveau ou changement ?

Ça valait-il le coup… de feu ?

Histoire de faire le point sur les dernières festivités de l’année, voici un petit tour d’horizon des accidents liés aux pétards du Nouvel An, dont le nombre est par ailleurs en hausse en Alsace

C’est notamment à lire sur les sites internet des médias nationaux comme Le Parisien, qui évoque les victimes strasbourgeoises de la “tradition”, ainsi que LCI, qui nous fait le descriptif : « les blessés, âgés de 12 à 45 ans, souffrent principalement de lésions aux mains, aux oreilles et aux yeux.»

S’agit-il du prix à payer pour célébrer cette prometteuse nouvelle année ?

Notez que, durant la nuit de la Saint-Sylvestre, les forces de l’ordre ont procédé à 43 interpellations (10 mineurs figurent parmi les personnes arrêtées) dans l’Eurométropole.

Vivement la parution d’un petit guide des émotions pour savoir comment gérer la joie de changer d’année tous les 12 mois.

La France, pour de vrai

Ça devait arriver un jour ou l’autre, cette fois ça y est : la diversité de la population française est de plus en plus visible sur nos écrans, selon le baromètre annuel du CSA, publié aujourd’hui ! On peut objectivement dire, comme le journaliste de Ouest France, qu’il y a « du mieux en matière de représentation de la France dans toute sa diversité à la télé.»

Pour en arriver à cette conclusion, 17 chaînes de la TNT gratuite ainsi que (Canal +) ont été passées au crible :

Plus de 50 600 personnes s’exprimant à l’écran (…) ont été analysées par le CSA, en fonction de leur sexe, origine, âge, catégorie socio-professionnelle. La situation de précarité a aussi été prise en compte… Jour polaire (Canal +). Ou Une famille formidable (TF1). « Une série qui montre des personnes d’âges différents, qui visiblement ont des racines ailleurs, d’autres qui sont en situation de handicap. Un modèle du genre. »”

Détails des chiffres à découvrir au fil de l’article, pour comprendre comment la télé se veut le miroir de notre degré d’acceptation de ce que nous sommes.

Nom de nom de non

Alors que le changement de nom du FN « semblait acté il y a encore quelques mois, après l’échec de la présidentielle et la débâcle des législatives », il se dit aujourd’hui que l’on préfère garder le nom historique. C’est en tout cas la tendance qui se dégage des 28.000 questionnaires sur la refonte du FN renvoyés au siège du parti par les adhérents…

Quand vous êtes déçu de votre équipe après une défaite, votre réaction première est-elle de changer la couleur des maillots ?

Après le haut, le bas !

Suite aux effets de la tempête Eleanor, 1.446 foyers mosellans sont encore privés d’électricité ce jeudi 4 janvier 2018 à dix heures du matin, selon un communiqué de la préfecture de la Moselle. Le vent a soufflé fort sur tout le Nord de la France, de la Normandie à l’Alsace, mais la pluie a également été de la partie. « Que d’eau que d’eau !», comme disait Noé à son couple de perruches, à tel point que les cours d’eau sont aujourd’hui surveillés de près.

La remontée des température et les fortes pluies qui ont accompagné en Lorraine le passage d’Eleanor ont fait déborder de nombreux cours d’eau dans la Région.”

Ainsi, sur la carte de Vigicrues, les Nieds et la Sarre sont directement concernées par une vigilance jaune. Maintenant que le ciel vous est tombé sur la tête, attention où vous mettez les pieds, si vous habitez dans le coin.

 

 

 

Extrême droite : Baston contre le Bastion Social ?

Il n’y aurait jamais eu de local d’extrême droite à Strasbourg

Le temps d’échanger avec un ancien militant ayant connu Ras l’ Front et nous revoilà. On a ainsi pu lire que l’extrême droite n’a jamais pu avoir de local à Strasbourg. La mémoire antifa interrogée éclate de rire.

Fin des années 80, le GUD a son local, Rue de l’Outre, à côté du Crocodile. Le FN a alors le sien du côté de la Place du Temple Neuf. Un peu plus tard, le FN basculera du côté du Boulevard d’Anvers, le GUD aura, avec le PFN, un club privé non loin de la Place Gutenberg et Fraternité Française un local derrière la piscine municipale. C’était à sa façon un ancêtre du Bastion Social hérité de l’Italie post-Berlusconi ”

On comprendra que l’extrême droite a souvent eu des permanences au cœur de Strasbourg et que seuls les militants les plus récents semblent ignorer cela »… Désormais, la vie militante du FN se construit surtout dans les assemblées, autour de ses élus.

« Jusqu’ici Strasbourg n’était pas connue pour abriter autant de fachos »

« Jusqu’ici Strasbourg n’était pas connue pour abriter autant de fachos » écrit sur Facebook Pierre France, ancien journaliste des DNA et responsable de Rue89. Visiblement, on n’a pas dû habiter la même ville durant les 20 dernières années.

Strasbourg et l’Alsace furent des bastions du FN depuis les années 80 jusqu’à il y a peu. Comment ne pas évoquer l’impact politique national du Congrès du FN de 1997 et de ses contre-manifestations.

Régulièrement et heureusement frappé par des scissions (1989 – Robert Spieler, 1998 – Bruno Mégret, 2017 – Florian Philippot), le FN n’en a fait jusqu’à présent que peu les frais en termes électoraux. Structurellement par contre, on a à faire avec un parti fantôme.

Sous la direction de Christian Cotelle, puis de Laurent Gnaedig certes, le FN stagne dans le Bas-Rhin. Il obtient les élus liés à ses résultats mais ne perce plus. A Strasbourg, ses élus, Jean-Luc Schaffhauser et Julia Abraham sont ternes ou n’assistent que rarement à l’intégralité des débats.

Une autre extrême droite

Le FN renie tout lien avec l’extrême droite, ce que nous démolit notre interlocuteur. Celle-ci ne s’en développe pas moins sur ses marges et dans des thématiques nouvelles généralement solidaristes.

On se souvient des soupes au cochon de Robert Spieler. On découvre le Bastion Social… Là, notre spécialiste nous explique le modèle de « Casapound ». Au départ un squat d’extrême-droite mais désormais un parti qui a fait 9 % des voix dans une ville autour de Rome.

Musique, sport, culture, politique et solidarité sont les secteurs-clés de ce mouvement « social ». Une opération de « reconquête » qui démontre bien que le social ou le solidarisme sont devenus les prochains moteurs de l’extrême droite.

Le vrai souci, évoque notre ancien, c’est qu’une partie de la gauche a abandonné le terrain, qu’une autre partie se radicalise et que l’extrême droite fleurit dans le concret, dans le dur.

Il y a un antifascisme petit bourgeois qui derrière internet oublie les fondamentaux de la lutte contre le populisme ” rajoute-t-il. “ A mon époque, nous tractions, allions sous la Fnac une fois par semaine pour éveiller les consciences ”

En 20 ans, l’antifascisme est-il devenu virtuel ou bobo ? Il le pense. Plaidant pour un retour au réel et un vrai suivi de l’extrême droite qui se serait pour lui achevé avec la fin de Ras l’ Front et la sarkozysation des esprits.

« Dire qu’il y aurait plus de fachos aujourd’hui, c’est juste oublier qu’il y en a toujours eu » conclue-t-il. Retraité, on le sent usé, nostalgique de luttes finies plutôt que finales.

Barbara DesVilles

(en une, le tract distribué à Strasbourg)

FN : Changer le nom du Papy, changer le nom du Parti

Florian Philippot parti, certaines de ses idées poursuivent leur chemin dont le changement de nom. Discrètement, des proches de Marine Le Pen ont ainsi déposé des « marques » à l’INPI…

Ainsi le magazine Challenges, nous apprend que le nom « Union Nationale » a été déposé par une certaine Marie-Caroline Olivier, nom marital de Marie-Caroline Le Pen.

Franck Allisio, Conseiller régional FN en PACA, déposait lui « Pour la France » dans les mêmes dates.

Joffrey Bollée, proche de Florian Philippot, déposait lui, en septembre dernier « Le Meilleur pour la France ».

À suivre… Mais pas dit que Jean-Marie Le Pen, si « dieu lui prête vie », n’en profite pas pour relancer un FN à l’ancienne !

(Jean-Marie Le Pen, en 2010, entouré des deux candidats à sa succession à la présidence du FN, Marine Le Pen et Bruno Gollnisch / photo ©Marie-Lan Nguyen)

 

Divorce Philippot – Le Pen : qui va garder les enfants FN en Alsace ?

La scission FN-MNR : un précédent

La première tentation est de faire un parallèle entre cette crise et celle que connu le FN à la fin des années 1990, lorsque Bruno Mégret tenta une prise du pouvoir face au clan Le Pen. Lorsque Marine Le Pen évoque le destin de Florian Philippot :

« Je le crains pour lui. Pourquoi ? Un outil comme le Front national, qui est un outil extrêmement puissant, avec lequel on peut faire passer des idées, défendre nos compatriotes, changer notre pays et le préserver des mauvaises décisions qui ont été celles depuis 30 ans, ne peut pas être créé comme ça sur un claquement de doigts. Donc j’ai envie de vous dire que l’expérience m’oblige à constater que tous ceux qui ont souhaité mener une aventure solitaire ont disparu. Ça a été le cas de Bruno Mégret. Ça a été le cas de Carl Lang. Et je pense pouvoir vous dire que ce sera le cas de Florian [Philippot]. Et c’est la raison d’ailleurs pour laquelle je regrette son départ ».

Plus analyste, son père, Jean-Marie Le Pen précise de suite : « Ne lui en déplaise, Florian Philippot n’a pas l’influence qu’avait patiemment tissée en son temps Bruno Mégret au sein du Front national ».

Le patriarche du FN sait de quoi il parle. Bruno Mégret emmène avec lui plus de 2000 cadres du FN dans toute la France. Certains assurent même que, jusqu’à Florian Philippot, le FN ne s’en était pas structurellement remis.

En Alsace, en 1998, les deux fédérations sont massivement mégretistes. L’électorat restera Lepéniste.

La comparaison s’arrête là, ce d’autant plus qu’idéologiquement, le mégretisme incarnait une droite dure prompte à s’allier à droite alors que la famille Le Pen s’ancrait dans une ligne nationaliste et populaire.

« Elle » a perdu les élections

Pour le FN, si la qualification pour le second tour des présidentielles est une victoire, le débat entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron aura fortement amoindri la portée du discours lepéniste et limité l’impact de ses candidats aux législatives. « Elle a perdu les élections » déclare un observateur, « maintenant, pour effacer la faute, il fallait un bouc-émissaire »…

Sur les réseaux sociaux, même les plus virulents opposants à Florian Philippot dénoncent une manip’ qui vise à éviter l’autocritique et la remise en cause.

Face à Elisabeth Martichou, sur RTL, le désormais ancien numéro 2 du FN déclare qu’un parti politique n’est qu’un outil. Il dénonce la « mégrétisation » du FN. « Moi, je me sens libre » souligne-t-il sur les ondes, refusant la « tambouille interne ». Il n’hésite pas à évoquer ceux qui, autour de Marine Le Pen, ne manqueront pas de tenter de l’écarter en temps et en heure.

(photo©DR-Le Monde)

Combien de divisions ?

Reste à savoir ce que pèse Florian Philippot…

Deux députés européens, lui et Sophie Montel. Quelques experts arrivés avec lui et quelques dizaines de conseillers régionaux. De quoi finir les mandats, en fait, et sans doute de préparer une liste souverainiste avec élections européennes de 2019 avec (qui sait ?) Nicolas Dupont Aignan.

Et en Alsace ?

Le FN vivra sa ènième crise dès ce matin au Conseil Régional « Grand Est » où les lignes vont bouger. Nous évoquions cela dans les colonnes de Heb’di. On attend toujours la réponse de Florian Philippot à notre  « lettre ouverte ».

Qu’en est-il du groupe Les Patriotes/FN du Grand Est ?

« Issu de l’UMP, Jean-Claude Bader est le premier à regretter la scission de l’équipe. « Je ne suis pas allé au FN pour ce genre de choses. Nos électeurs attendent une autre politique que ces querelles internes », expliquait-il hier en se disant en pleine réflexion » écrivent les Dernières Nouvelles d’Alsace.

Une dizaine d’élus choisis en temps et en heure par Florian Philippot resteraient « fidèles ».

Andréa Didelot et Sylvain Marcelli seraient de ceux-là. A la manœuvre lors de la constitution des listes municipales strasbourgeoises et régionales, leurs choix avaient provoqués l’éloignement de cadres du parti fidèles aux places éligibles. On attendra le choix de leur camarade Julia Abraham, secouée téléphoniquement, dit-on, par un Jean-Luc Schaffhauser en colère.

Eliane Klein suit, elle, la ligne Montel dans la foulée de son engagement en faveur de la cause animale.

Si Alain Favaletto, responsable du FN 68, s’ancre dans la ligne du parti, Laurent Gnaedig, responsable du FN 67, connu pour son indécision, ne se prononce pas : « Il attend de savoir qui gagnera » distillent certaines voix en Nord Alsace.

Quel avenir pour le FN ?

On suivra donc les évolutions des uns et des autres.

Le FN écrit un nouvelle page de son Histoire, faite de crises et de divorces. En cela, il devient finalement un parti comme les autres, victime, comme les autres de la décomposition-recomposition du paysage politique, victime de l’égo de ses dirigeants.

Une autre recomposition commence, celle du FN dans le Grand-Est. Quid d’ailleurs de la ligne du parti pour l’Alsace ?

Aujourd’hui, Emmanuel Macron présentera ses ordonnances qui frapperont une partie de la classe ouvrière et des classes moyennes. A l’Assemblée Nationale, on n’entend toujours pas les députés du Front.

Barbara Desvilles

Cuisine politicienne et couscousgate façon FN

Le couscous de Strasbourg

Il aura suffi d’une réunion de proches du député FN Florian Philippot et d’un selfie autour d’un « couscous » pour qu’Internet s’emballe.

Horreur, malheur… Voici Florian Philippot festoyant autour d’une merguez, de deux boulettes, de semoule et de quelques légumes politiques et naturels ! Il n’en fallut pas plus pour que des fatwas soient jetées par les plus identitaires des frontistes. Après les versets sataniques, les assiettes cosmopolites.

Ecce homo ! Voici l’homme par qui le scandale arrive. Crucifié pour son amour de la harissa sans doute.

On n’a pas à Heb’di de sympathie pour celui qui, nationaliste, semble avoir du mal avec l’Alsace. Avec cette polémique, on aurait pu cependant adorer que le ridicule tue.

Le couscous, un plat identitaire

N’en déplaise à certains frontistes qui semblent n’apprécier la cuisine qu’identitaire. Le couscous est un plat identitaire. Oui, car le couscous est d’origine berbère !

Berbère et identitaire. Car les berbères sont des « barbares » étrangers pour les Romains et les Grecs, mais ils le seront aussi pour le monde arabe, cultivant une langue et des pratiques culturelles longtemps menacées par le centralisme nationaliste comme par le radicalisme religieux.

On en oublierait presque aussi que parmi les Berbères antiques figuraient aussi les Libyens, qui se pensaient descendants des Troyens, une mythologie commune à bien des pensées identitaires.

Et le couscous dans tout cela ?

Quittons la sépulture du roi berbère de Numidie qui emporta un plat avec lui pour se souvenir que le couscous conquit l’ensemble des côtes de la Méditerranée. Mentionnons le «cusucsu» aux poissons venus de Sicile et qui nourrissaient les colonnes romaines.

Qui dit « couscous » dit blé ! Peut-être d’ailleurs que le couscous est né ainsi à plusieurs endroits, des rives de Sicile aux greniers du Soudan.

Tout cela, les défenseurs de l’identité s’en moquent sans doute. Voici le couscous limité à n’être qu’un plat des Envahisseurs.

Couscousgate : vers une scission ?

Une telle attaque contre le numéro 2 du FN démontre, outre sa bêtise, l’ambiance explosive qui règne à l’intérieur du parti de Marine Le Pen.

L’échec présidentiel et le loupé du débat, l’invisibilité des députés frontistes à l’Assemblée Nationale ont ravivé les querelles de clans. D’un côté les tenants d’une ligne dure, de l’autre, une ligne Philippot-Montel « progressiste »…

Cela se manifeste jusque dans les tablées de conseils régionaux, où les clivages se font à la cantine.

Si les anti-Philippot avaient eu le nez creux, ils se seraient passés de cette attaque. Ici, dans le Grand Est, et particulièrement en Alsace, on aurait attaqué les absences du Chef qui court plus les médias que les séances du Conseil Régional ainsi que l’invisibilité et le peu de travail des élus FN en Alsace.

Mais dans l’absolu, on s’en fout !

On reprendrait bien un peu de couscous, arrosé d’une bonne bière d’Alsace.

Barbara Desvilles

“FN : le parti qui sonne creux” (S’klingt hole)

Dans une tribune, intitulée « FN : le parti qui sonne creux », Gérard Simler y va de son analyse :

« On l’aura compris : tout en affirmant mes valeurs humanistes, héritées du christianisme rhénan qui a façonné l’homme que je suis, et pratiquées au quotidien dans mon activité de médecin généraliste, je n’ai pas pour habitude de montrer du doigt les « communes FN » pour tenir un discours moralisateur. Électeurs du FN, je vous ai rencontrés lors de la campagne, je vous ai parlé, et votre colère je la comprends ! Mais je vous exhorte à ne pas vous tromper d’identité à défendre ! L’identité menacée n’est pas l’identité française : l’identité menacée de disparition, à très court terme, est notre identité alsacienne, fondée sur cette richesse et cet atout magnifique qu’est notre langue ancestrale, l’alsacien (je devrais dire « nos langues ancestrales », pour nos concitoyens welches de la vallée de Villé, dont je défendrai également, cela va de soi, les revendications culturelles et linguistiques) »

Naturellement, la profession de foi de la candidate FN ne parle nulle part de l’Alsace !

Avant de poursuivre :

« La profession de foi de ma concurrente FN, Éliane Klein, est un exemple supplémentaire – s’il en fallait – du caractère parisien et ultra-centraliste de son parti. Il s’agit d’un document passe-partout, probablement répandu à l’identique de Dunkerque à Bonifacio, qui ne laisse aucune liberté à la candidate. Naturellement, la profession de foi de la candidate FN ne parle nulle part de l’Alsace ! Pauvre Éliane Klein ! Une personne fort sympathique, avec laquelle j’ai eu l’occasion de discuter à l’époque où les militants FN n’avaient pas encore abandonné le terrain suite à la déprime des présidentielles… Qu’est-elle allée faire dans cette galère ? Alors qu’elle prétend défendre l’Alsace, Éliane Klein n’a pas répondu « oui » au questionnaire de l’Initiative Citoyenne Alsace (ICA) sur le retour à une institution politique propre pour l’Alsace (DNA, 06.06.2017) : sans doute par crainte de se faire taper sur les doigts par la direction parisienne du FN ! Trois autres candidats du même parti, ignorant visiblement la ligne de ce dernier, ont, au moins, montré un certain courage en approuvant le retour à un conseil régional d’Alsace… »

Il pourrait attaquer En Marche, mais il commence par le FN … et évoque « Unser Land » comme une solution.

Si l’on peut partager une partie de l’analyse, on se demandera pourquoi Gérard Simler n’a rejoint Unser Land que si tardivement. Non que l’on doute de son attachement à l’Alsace mais parce qu’il convient de poser des questions proches de celles qu’il se pose sur le FN à propos des partis régionalistes. Peut-être a-t-il douté ?

À quand un front régional ?

Regardons du côté de ceux-ci ! Alsace d’Abord a un beau nom, mais reste coincé par le refus d’Unser Land (qui a un nom-frein) de créer un « front régional ». On est ici dans le chacun pour soi et dieu pour tous, sauf qu’en Alsace, Dieu ne fait pas de politique. Dès dimanche, les voix régionalistes seront divisées dans certains endroits.

HEB’DI a déjà posé des jalons d’une réflexion de fonds sous forme d’articles :

On nous dira qu’il y a les groupes Facebook…

Nous doutions des « Alsaciens Réunis » passés par l’Alsace, le FN et Dupont-Aignan puis diffusant un label creux à qui veut ! Restent les autres, plus sincères pour le moment.

Il y a l’ICA de Pierre Klein, les Perspectives Alsaciennes, les Alsaciennes Réunies. Il y a même le cercle de Laurent Furst (pourtant LR) et le « Touche Pas à l’Alsace » de Stéphane Bourhis (LR – Cpnt).

De belles pistes mais qui supposent « un travail en commun », la fin des suspicions… Sinon, les partis alsaciens resteront assis au bord de la route, entre géranium, houblon et vigne.

Tant qu’il n’y aura pas de « mouvement alsacien », l’autonomisme fera « parti de l’étranger » et le régionalisme sonnera creux, à tel point que le FN pourra même faire croire, sans parler d’Alsace, qu’il l’est un peu ! Creux, régionaliste ou les deux à la fois.

Mercredi : Ô temps ! suspends ton vol…

Manchester : United ! Alsace United !

United, cela veut dire unis en Anglais. Quel autre adjectif colle au devoir qui s’impose à nous. Un devoir d’unité face au terrorisme qui frappe la jeunesse, notre jeunesse d’Europe alors que celle-ci sortait d’un concert.

Un attentat qui nous impose de réfléchir à l’approche des élections législatives : Doit-on mettre tous les pouvoirs dans le même panier, doit-on faire confiance au marketing macronien ou à un autre, lorsque la dureté terroriste frappe les familles ? À chacun de méditer !

« Beaucoup d’enfants parmi les victimes »

« Beaucoup d’enfants parmi les victimes » titrent les DNA :

« Une fillette de 8 ans figure parmi les victimes de l’attentat de Manchester, indiquent les autorités britanniques. Il s’agit de Saffie Rose Roussos, domiciliée à Lancashire au nord-ouest de l’Angleterre. Elle avait assisté au concert de la pop-star américaine Ariana Grande avec sa mère et sa sœur » !

Comment ne pas penser que cela pourrait être un proche, l’enfant d’amis… Aujourd’hui à Manchester, demain ailleurs !

Délicat de passer à plus léger après un tel démarrage …

Parachutisme électoral FN à Strasbourg 3

On découvre une candidate FN dans la 3ème circonscription du Bas-Rhin*. On lit avec stupeur que « gérante d’une SCI, cette militante du FN qui vit dans le nord du département, non loin de Wissembourg (à Wintzenbach dans la 8e circonscription du Bas-Rhin) »… Objectivement, à Heb’di, nous sommes contre le parachutisme électoral. Une spécialité dans le nord de Strasbourg ??

Le tandem est ici accompagné par Andréa Didelot, conseiller régional FN et secrétaire départemental de la fédération 67. Faudrait pas déraper.

Question programme, on lit que « le binôme défend le régionalisme. (…) Il faut rendre l’Alsace aux Alsaciens, l’Alsace qui a été noyée dans la grande région » souligne le suppléant. C’est un peu court

Question régionalisme, c’est Florian Philippot qui en parle le mieux, comparant celui-ci au communautarisme lorsqu’il s’agissait des langues régionales : « Ne comprenant pas la France parce que ne l’aimant pas, l’UMPS devenue l’RPS cherche à la démanteler en déconstruisant la République au nom d’une Europe au service de la mondialisation ultra libérale. Ils veulent fragmenter la nation par le régionalisme politique, comme ils favorisent le communautarisme par une immigration massive » écrit-il entre autre.

Un oubli ! La promesse de Marine Le Pen d’en finir avec les régions.

Les lecteurs et électeurs frontistes qui suivent Heb’di se souviendront du débat des présidentielles. Quitte à voter pour des candidats qui défendent l’Alsace, autant ne pas voter pour celles et ceux qui veulent la supprimer et qui sont aussi à la base de l’échec du référendum.

C’est bien une affiche FN qui montrait alors l’Alsace comme une « fille facile » tentée par l’Allemagne.

*Circonscription composée des cantons de Bischheim, Schiltigheim, Hoenheim, des quartiers de la Robertsau et Cronenbourg à Strasbourg ainsi que des communes de Reichstett et Souffelweyersheim (issus du canton de Mundolsheim)

Duel à 3 à Wissembourg

Ailleurs, la campagne se poursuit aussi. Nous voilà à Wissembourg pour un duel à trois.

« Député de Wissembourg depuis 2002, Frédéric Reiss (LR) brigue un quatrième mandat. Dans la circonscription la plus frontiste du Bas-Rhin, il aura également face à lui le maire de Wissembourg Christian Gliech, investi par La République En Marche » apprend-t-on.

On suivra aussi le score de Unser Land dans cette terre nordiste !

Macron et nous

L’aile sociale d’Heb’di ne peut que s’inquiéter. Lorsqu’un président dirige par ordonnance, on ne peut que s’inquiéter. Cela sera le cas pour Emmanuel Macron.

« L’objectif d’Emmanuel Macron est clair : « libérer le travail » par des réformes rapides. La concertation durera jusqu’à la mi-juin. Cet été sera adoptée la loi d’habilitation permettant de légiférer par ordonnances, la loi de ratification de ces ordonnances étant programmée par l’Élysée courant septembre » écrit l’Alsace.

Libérer le travail, n’est-ce pas lier les petits salariés que nous sommes ? Et que penser de la hausse de la CSG promis aux retraités…?

On y pensera là, en allant au bureau, en voiture. Le renouveau promis sera-t-il bon pour les petits ou pas ? Ce n’est pas sûr.