Le Bastion Social Strasbourg

Qu’est vraiment le Bastion Social de Strasbourg (BSS)

Lionel Bénis (vice-président) du BBS et Marion Maréchal-Le Pen( photo FB)

Le Bastion Social est un mouvement issu du GUD, un mouvement nationaliste révolutionnaire d’inspiration néofasciste
Le GUD (Groupe union défense ) est créé en décembre 1968 à la Faculté de droit de Paris par d’anciens militants d’Occident.
Le GUD fut le principal pôle militant d’extrême droite en France avant l’apparition de mouvements plus structurés comme L’Ordre Nouveau, le Front national vers les années 1980. Il s’est pourtant fait discret ces dernières années.
Le groupe Bastion Social (BS) serait une résurgence du GUD sa branche politique. Il semble être le seul mouvement d’ultra-droite à ne pas être moribond.
Le GUD Alsace a été créé vers 2014 par 5 ou 6 personnes à l’origine de quelques actions à visage masqué : collages, tractages, affichages de nuit, banderoles…
Le Bastion social Strasbourg est lui, créé en 2017.
La préférence nationale et l’aide humanitaire constituent à la fois leur discours officiel et leur vecteur de propagande. Plusieurs de ses dirigeants ont cependant été condamnés pour violences.
Le président national du groupe, Steven Bissuel a d’ailleurs été placé sous contrôle judiciaire en avril 2018 après une bagarre. De fait, le Bastion Social est principalement connu pour ses condamnations pour violences.

BBS contre BAF

À Strasbourg comme dans les 7 autres sections existantes en France de nombreuses bagarres ont eu lieu généralement devant leur local « L’Arcadia » au 29 rue Vauban.
Ce sont des des groupes antifascistes qui sont majoritairement à l’origine de ces empoignades. Leurs méthodes n’ont du reste rien à envier à celles du Bastion Social : Il s’agit des Antifa, groupes se revendiquant de l’antifascisme et de la BAF « Brigade Antifasciste Strasbourg » qui se définit comme un groupe communiste internationaliste antifasciste.

Les élus et la préfecture souhaitent la fermeture de l’Arcadia. Ce local est géré par une association de droit local : « Solidarité Argentoratum » dont le siège est au domicile du vice-président du BSS.
L’ association a été régulièrement enregistrée au tribunal d’instance de Strasbourg en octobre 2017, avec pour objet de « promouvoir des traditions locales, proposer des activités tant sportives que musicales, tenir un local associatif…
Les principaux membres sont, Valentin Linder (président), Lionel Bénis (vice-président), Thomas Beauffet : (trésorier), Philippe Cavaleri : (secrétaire)

Le Bastion Social est considéré comme un mouvement néofasciste qui comprendrait des ultranationalistes, des royalistes, quelques identitaires, des hooligans et quelques néonazis.
Le BSS comprendrait, selon son responsable, une centaine de membres. Sur les photos publiées sur Facebook, on peut voir que 20 à 40 personnes participent à chaque conférence.

Le soir de l’inauguration du local Arcadia, une dizaine de militants ont agressé dans la rue, un trentenaire d’origine algérienne (Libération du 29/03/18).
Le trésorier Thomas Beauffet a été condamné pour ces faits à une peine de 8 mois de prison ferme, pour violences volontaires aggravées, qu’il a purgée à l’Elsau.

Les extrêmes se retrouvent

Conseillère municipale à Strasbourg et conseillère régionale Grand Est, Julia Abraham avec Lionel Bénis (vice-président) du BBS

Depuis son ouverture, la vitrine de l’Arcadia est régulièrement caillassée.
Septembre 2018, dans le cadre d’un vide-grenier solidaire à l’Arcadia, une vingtaine d’Antifas cagoulés et vêtus de noir, dégradent le local nationaliste avec des bombes lacrymogènes et de la peinture. 15 d’entre eux seront interpellés. La vitrine de l’Arcadia est tombée.
En janvier de cette année, à l’issue d’une manifestation de l’extrême gauche contre le Bastion Social Strasbourg, deux militants du BSS (32 et 44 ans) tentent de voler le bonnet d’un militant Antifa dans le tram, avant de frapper le conducteur du tram venu s’interposer (DNA du 02/06/18).

Deux mois plus tard, plusieurs étudiants et militants d’extrême gauche sont agressés à l’université par une vingtaine de militants du BSS venus coller des affiches ; échanges de coups de poing et de coups de parapluies. Six étudiants blessés déposeront plainte (Libération du 29/03/18).
En mai : plusieurs membres du Bastion Social Strasbourg se rendent devant la maison secondaire du maire de Strasbourg à Sainte-Marie-aux Mines (68) pour demander la « préférence nationale ». Photo Facebook.

Le Bastion Social de Strasbourg organise régulièrement des conférences à l’Arcadia.
on a pu y voir :
Gabriel Adinolfi, terroriste d’extrême droite, italien, ayant sévi dans les années 70 (attentat de la gare de Bologne : 85 morts)
Xavier Eman, auteur proche du RN, sur la préférence Nationale.
Conférence sur le nationalisme serbe, à l’initiative de Marko Bori-savoff, un fasciste serbe homophobe se réclamant du criminel de guerre et génocidaire Slobodan Milosevic.
Conférence de Bruno Gollnisch (FN) sur le thème du nationalisme.
Conférence d’Aube Dorée, parti politique grec ouvertement néonazi coupable de nombreuses exactions et dont certains membres ont été condamnés.
Soirée avec des néonazis allemands (photo présente sur la page Facebook du BSS).

D’autres actions seront menées telles que la mise en place de banderoles : « Logement, priorité aux Français » devant les bureaux de l’Eurométropole, une autre sur le toit de Pôle Emploi à Schiltigheim pour demander la priorité de l’emploi pour les Français, devant le parlement européen… Récemment, à Schiltigheim, les membres du BSS ont déployé une banderole « récidivistes : Justice complice » à proximité du domicile de Sophie Le Than.
Des actions rapides, le temps d’une photo !

En avril, devant la Cathédrale de Strasbourg, les membres du BSS se sont rassemblés en hommage à Dominique Venner, un écrivain nationaliste qui s’est suicidé devant l’autel de la cathédrale notre Dame de Paris). L’extrême gauche manifestait au même moment. Photo sur Facebook.

En juillet est créée l’association culturelle « die Heimat ».
Elle constitue la branche « alsacienne » du Bastion Social Strasbourg avec pour objet l’organisation de sorties culturelles en Alsace.
Le but serait d’attirer d’anciens membres d’Alsace D’abord qui ne se retrouvent pas dans le fonctionnement d’Unser Land
Dans la foulée est créée l’association CICERO dont l’objectif est de défendre les militants du Bastion Social incarcérés. Thomas Beauffet en est le responsable national (Page Facebook CICERO).
Bien vu !
Les condamnations sont en effet nombreuses. En août Steven Bissuel, président national du Bastion Social, est poursuivi dans le cadre d’une procédure d’incitation à la haine raciale et d’apologie de crime contre l’humanité. Il est condamné à 20 000 euros d’amendes (plainte LICRA).
Au même moment à Strasbourg un membre de l’Arcadia est agressé devant l’Arcadia par plusieurs Antifas.

Fin 2017, des Antifas sont mis en garde à vue après des échauffourées devant l’Arcadia. Parmi eux, le fils d’un adjoint au maire de Strasbourg.

Le siège national semble migrer de Lyon à Strasbourg.

Fin septembre, selon un communiqué du Bastion Social,, Steven Bissuel responsable national est remplacé par Valentin Linder le responsable du BS Strasbourg.
À Mommenheim (67), deux membres du Bastion Social de Clermont-Ferrand sont arrêtés chez un membre du BBS. Il étaient poursuivis pour des violences volontaires aggravées, commises à Clermont-Ferrand.
Depuis que Valentin Linder est devenu responsable national du Bastion Social à la place de Steven Bissuel, il est la cible directe de la part des Antifas locaux, mais aussi lyonnais ou allemands.

Ce qui peut arriver…

Tous les éléments sont en place pour une montée de violence dans les semaines à venir entre Antifa, la BAF et les membres du BSS.
La cible pourrait être le Molodoï.
Risque de « vengeance » de la part des militants nationalistes à l’encontre des antifascistes de l’AFA Strasbourg ou de la BAF (Brigade Anti Fasciste). Cible possible : le Molodoï, une salle à vocation politique, culturelle et sociale à Strasbourg, très à gauche et proche des élus strasbourgeois.…

Il y a également de fortes probabilités de fermeture administrative de l’Arcadia suite aux différents contrôles de la commission d’hygiène et de sécurité. Les travaux demandés seraient extrêmement coûteux. S’ils ne sont pas réalisés dans les délais, l’association serait alors expulsée.

Des parlementaires alsaciens appellent également à la fermeture de l’Arcadia.

Par expérience, nous savons qu’une interdiction ou une fermeture d’un lieu ou d’une association de ce type n’est que provisoire.

Ces mêmes personnes apparaitront dans d’autres organisations locales

TH

Sources historiques Wikipédia

Fabrique de Nazis

Région : la Majorité du Grand Est va-t-elle exploser ?

Région : la Majorité du Grand Est  va-t-elle exploser ?

On pourrait en douter, mais il y a bien une majorité à la tête du Grand Est.
Naturellement, elle entend le rester, mais…

De nettes tensions existent entre les proParisiens et ceux remettent en cause le Grand est !

L’une des premières conséquences de ces tensions est l’absence des élus LR 67 de la région lors des instances du parti.
D’autres-parts, certains reprochent à Georges Schuler (Maire de Reichstett) d’avoir fait exploser le groupe à l’Eurométropole et surtout de nettes tensions existent entre les proParisiens et ceux remettent en cause le principe du Grand Est !
À ce sujet, Elsa Schalck et Pascal Mangin sont les grands absents des réunions des dirigeants LR…
Ces deux-là n’hésitent pas à passer régulièrement des appels parisiens pour s’assurer les bonnes grâces au siège du parti à l’approche des prochaines élections municipales. D’autres collent aux bottes de Valérie Debord pour obtenir le même résultat.

Les élections internes des LR en octobre prochain permettront aussi de prendre la température en Alsace …

Dans le Haut-Rhin, il se dit que d’amicales pressions sont exercées sur les pro-Alsace … Soit par le biais d’éventuelles d’investitures aux sénatoriales, soit en soutient lors de vote lors des élections internes.  Nous suivrons de près ces élus afin que nos lecteurs soient avertis.
La panique Unser Land !

Même si elle ne change pas la face du monde ni ne colmate les faiblesses du mouvement Unser Land, sa campagne d’affichage énerve. D’abord en Alsace, puis en Moselle.
Un observateur patenté voit dans cette démarche la volonté d’Unser Land de tenter de présenter des listes Régionalistes et Solidaires dans l’ensemble des départements du Grand Est… S’il y arrivait, le mouvement régionaliste ne pourrait gagner, mais pourrait faire perdre.
L’affichage en Moselle a encore plus étonné. Des élus bien pensants ne comprenant pas que la crise alsacienne s’élargisse à Metz.

Discrètement, les cadres de LREM observent d’ailleurs cette situation. Leur liste, lors des prochaines élections régionales, taillera des croupières à la majorité LR-UDI.
Une alliance avec le centre ou une partie de la gauche pourrait alors renverser les équilibres.
Les alliés d’aujourd’hui ne le seront pas demain. « Il faudra que la droite vire tous les candidats trop à droite » annonce un observateur intéressé et en marche, sous la promesse du silence.

Le cabinet observe

À peine remise du « départ » de Christophe Kiefer, le cabinet, lui, a conservé ses « bonnes habitudes ». Il observe la toile, dresse une liste des « non compatibles » et vient jouter de temps en temps.
La peur du moment reste la création d’un groupe Alsace au sein de la région. La sortie d’André Reichardt, les soubresauts de Justin Vogel laissent à penser que l’idée est encore « viable ».
L’ombre d’Adrien Zeller plane sur l’Hôtel de Région. Lui avait osé créer son groupe, lui avait osé affirmer qu’il fallait défendre l’Alsace. Certes, il était centriste.
La Majorité du Grand Est est repliée sur elle, sur son nombril. Elle en oublie les oppositions qui travaillent à leur destin…

Le séminaire

La Majorité du Grand Est préparé son séminaire des 8 et 9 septembre.
Côté hébergement, tout est cadré : « Si vous nous rejoignez dès le samedi, nous vous rappelons que votre nuit d’hôtel du samedi soir est à régler par vos soins et qu’un remboursement de 90€ (pour les hôtels situés à Strasbourg) ou 70€ (pour les hôtels situés en dehors de Strasbourg) interviendra a posteriori après transmission à la Région de la facture dans les conditions habituelles de remboursement en matière de formation. »
Côté programme le dimanche est consacré au bilan,  le samedi est lui « touristique » :
À partir de 14h00 : Accueil à la Maison de la Région
15h00 : Visite du Parlement Européen
17h00 : Trajet en bateau mouche du Parlement Européen jusqu’au Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg avec possibilité d’une dégustation de vins d’Alsace à bord.
18h30 : Balade découverte de la Petite France à la Cathédrale
19h30 : Cours particulier “Comprendre l’Alsacien en 1 leçon” avec Huguette Dreikaus à la Winstub Zuem Strissel
20h30 : Soirée Tartes Flambées à la Winstub Zuem Strissel !
Si vous voulez taquiner la « Majorité Régionale », vous savez déjà où les rencontrer.
Il y a des ponts pour agiter les drapeaux rot un wiss sur le parcours des bateaux « mouche » !

Barbara Desvilles

Manurhin : à Mulhouse, le Grand Est préfère aider les entreprises qui gagnent des milliards !!!

Manurhin : à  Mulhouse, le Grand Est préfère aider les entreprises qui gagnent des milliards !!!

L’ancien fleuron de l’industrie d’armement alsacien qui était en redressement judiciaire est repris par un groupe de défense des Émirats arabes unis (Emirates Defense Industries Company.

Fondée à Mulhouse, Manurhin (Manufacture de machines du Haut-Rhin) aura cent ans l’année prochaine.
À l’origine, la société produisait des machines destinées à l’industrie alimentaire et autres appareils de mesure, très vite elle s’oriente vers la fabrique de munitions et machines de fabrication de munitions dès 1922.
En 1945, Manurhin propose des armes légères, des machines-outils et le scooter Manurhin.
Le révolver MR 73 a été utilisé par le RAID, le GIGN et la Police nationale.
Dans les années 1990,  Manurhin se recentre sur la fabrication et l’installation de machines pour la fabrication de munitions. En 1999, elle cède son activité d’armes de poing à la société Chapuis.

L’erreur slovaque

En 2011, malgré un carnet de commandes bien rempli, Manhurin manque de fonds pour continuer son activité. L’état ramène quatre millions d’euros par le biais de sociétés telles que la Sofired (une structure du ministère des Armées), Giat Industries et trouvera un investisseur mystérieux : le groupe slovaque Delta Defence qui posera 3 millions d’euros.  Rémy Thannberger  et des investisseurs locaux réunissent plus d’un million d’euros.

Rémy Thannberger dirige l’entreprise.

Manurhin repart de l’avant, avec une belle progression  de son chiffre d’affaires et de son bénéfice. Le carnet de commandes est bien fourni.

En 2013, Manurhin  passe sous pilotage opérationnel des Slovaques.

La même année Rémy Thannberger, rencontre un gros client, la OMPC (Oman Munition Production Company). Une société liée au ministère de la Défense du Sultanat d’Oman. Un mégacontrat de 70 millions d’euros est signé. Ce sera curieusement  le dernier…

Paradoxalement, depuis Manurhin se porte mal. Le chiffre d’affaires baisse, il y aura même des périodes de chômage partiel.

Sous pilotage opérationnel slovaque, Manurhin manque de solutions financières pour produire. Rémy Thannberger explique “Les banques refusent de nous accompagner !”, il est vrai que les financeurs hésitent à investir dans les “vice businesses” (métiers sales) liés à la guerre. Mais c’est principalement l’opacité qui entoure l’actionnaire principal Delta Défence qui effraie les investisseurs.
De plus, les Slovaques se sont révélé être de mauvais gestionnaires, au point de se demander si leurs vraies intentions n’étaient pas de flinguer Manurhin. L’entreprise a déposé une plainte contre X. L’instruction est en cours.

En 2016, la société annonce une perte de 16,5 millions d’euros.

Septembre 2016. Bpifrance et Giat industries cèdent leurs participations à la Société Nouvelle d’Alsace, entité détenue par Robert Nguyen et Rémy Thannberger, respectivement directeur général et président du Conseil de Surveillance de Manurhin.

Les politiques locaux semblent baisser  les bras à l’image du député centriste du Haut-Rhin, Olivier Becht : “Hélas, il n’est pas sûr qu’à l’issue de la procédure de sauvegarde l’entreprise évite le redressement judiciaire. Mais cela permettra au moins de revoir l’actionnariat.”

La société mulhousienne est placée en redressement judiciaire en juin 2018 et reprise par Emirates Defense Industries Company sur décision tribunal de grande instance de Mulhouse

Que fait la Région Grand Est ?

Nous avons eu peu de réactions du côté de Metz… si ce n’est un communiqué du RN qui s’étonne :  « bien que ce soit à l’État d’intervenir dans ce type de situation, Jean Rottner préfère, via la compétence« développement économique » du Conseil Régional, aider les grandes entreprises rentables et en croissance pérenne plutôt que se préoccuper de celles en difficultés et dans l’impossibilité d’accéder au crédit bancaire ».
Il est vrai , comme nous l’avions déjà dénoncé dans les pages Heb’di, que les élus de la majorité régionale ont préféré verser 8 millions d’euros à Peugeot Mulhouse quand le groupe PSA fait un bénéfice de près de… 2 milliards d’euros !
Mais, y a-t-il encore des dépenses raisonnables à la région Grand Est ?

Les élus du Grand Est s’envoient en l’air !

Les élus du Grand Est s’envoient en l’air !

Alors que la région Grand Est tente encore de se justifier sur la dépense  aussi couteuse qu’inutile de l’achat d’un appartement à 3 millions d’euros dans les beaux quartiers parisiens. Nous apprenons que les conseillers régionaux s’apprêtent à s’envoyer en l’air !

Les grosses dépenses des collectivités locales sont réglementées par une procédure d’appel d’offres.

C’est ainsi que le Grand Est a lancé un appel d’offres pour l’« Achat d’espaces publicitaires et de prestations diverses de communication et de promotion dans le cadre de la manifestation ” Mondial Air Ballons 2019 ‘’ »

Nous sommes toujours incroyablement surpris de constater à quel point la bande à Rottner a un besoin de reconnaissance.

S’afficher sur des montgolfières dans l’espoir d’être vu de Nogent-sur-Seine à Altkirch,  pourquoi pas ?

Le document  émis par la Région (qui semble complètement à l’ouest en ce moment)   explique que le  « Mondial Air Ballons 2019 » fera pour la première fois l’objet d’un naming « Grand Est ».

L’événement aura lieu du 26 juillet 2019 au 4 août 2019 à Chambley.

Il est précisé que l’événement  rassemble 7 000 médias français et étrangers. « Une réelle opportunité pour la Région Grand Est en lui permettant d’accroître sa notoriété auprès du grand public ! »

Il est donc proposé à la Commission d’Appel d’Offres d’attribuer le marché à l’association«Les Portes du Ciel » pour un montant de 800.000,00 € (environ 1000 mois de minimum vieillesse)

Une opportunité vous disiez…. !

 

FN : Nouveau look pour une nouvelle vie ?

Rassemblement National : Le FN ripoline

Facile, parce qu’avec un peu de culture, on serait obligé de dire que le RNP venait de la gauche et Marcel Déat de la SFIO. On est loin de la Marine !

Rassemblement National : Rien de Nouveau

La première remarque est que ce changement n’en est pas un ! L’inventeur de l’expression « Rassemblement National » n’est autre que Jean-Marie Le Pen. Le Front national – Rassemblement national (FN-RN) date de 1986.

La proportionnelle permet au FN d’obtenir un groupe à l’Assemblée Nationale. Le ralliement d’élus aux marges de la droite impose cette notion de « rassemblement ».

Comme le rappelle Valérie Igounet :

« Les listes dans les différents départements sont bouclées sous le nom de « Listes du Rassemblement national présentées par le Front national »

La stratégie d’ouverture frontiste a fonctionné. Responsables du FN mais aussi du CNI, SNPMI, CIDUNATI, CODAR-CAR, anciens du RPR et de l’UDF et des socio-professionnels s’y retrouvent. Le label RN a séduit par les thématiques du FN et les perspectives de carrière qu’il ouvre. Les anciens du parti sont amers. Ils considèrent que le secrétaire général du FN, Jean-Pierre Stirbois, a distribué « généreusement les investitures à des “crypto-gaullistes, sionistes, francs- maçons et libéraux” ».

L’ouverture à la sauce Le Pen sera principalement incarnée par Yvon Brian du CNIP.

En Alsace, Gérard Freulet rentre à l’Assemblée Nationale avec Robert Spieler.

30 ans avant, le Rassemblement national français, un autre parti, était créé par Jean-Louis Tixier-Vignancour.

Rassemblement National : qu’en dit l’INPI ?

On ne saurait imaginer que le FN n’ait pas chargé des experts en droit des marques de se plonger sur les fonts baptismaux du nouveau parti. Un passage sur le site de l’INPI nous apprend qu’il existe plusieurs « Rassemblement National » déposés dans les « catégories » propres aux partis :

 

Ce dernier semble cibler le rassemblement entre les héritiers du gaullisme (euh… LR ?) et le FN ! Avec une fusion allant jusqu’au logo. Mieux, ce Rassemblement National est un parti. Visiblement, il n’y a plus de service juridique au FN.

Ce Rassemblement National a pour président un ancien proche de Charles Pasqua. Il promet un beau débat judiciaire au FN, dénonçant l’amateurisme de l’avocate Marine Le Pen…

Lauterbourg : Jean-Michel Fetsch, le Trump Alsacien ?

Aux États-Unis, de nombreuses personnes s’inquiètent de la santé mentale du président Trump, principalement après la diffusion de nombreux tweets plutôt surprenants. Jean-Michel Fetsch, ex-conseiller général, maire de Lauterbourg depuis 1994, est un aficionado de Facebook. Ses posts ont à plusieurs reprises créé le buzz.

L’année dernière, il annonce sur Facebook vouloir retirer le futur panneau Grand Est de sa commune frontalière

Une communication bien huilée : le post est accompagné d’une photo du maire et de ses conseillers municipaux en train de démonter le panneau Alsace… qu’il compte remettre à l’arrivée du panneau Grand Est ! Pari réussi puisque Jean-Michel Fetsch obtient plusieurs milliers de “like”.

En 2014, l’élu fait également parler de lui en déchirant sa carte de l’UMP.

En passant en revue son historique Facebook, on peut constater que ses publications sont de qualité très inconstante, a priori selon les heures de la journée. Il reprend entre autre une phrase d’un “fake-media” d’extrême-droite : « Macron a séduit tous les incultes, ça fait du monde ». Fetsch précise « Il a bien raison, Mr Onfray ». Au mois de mai dernier, Monsieur Fetsch aurait-il voté comme 65,8 % de Français  « incultes » ou bien soutenu l’extrême-droite du clan de Marine ?

Quelques autres phrases, prises au hasard dans ses posts (que Trump aurait pu écrire… ?) :

On s’amuse bien en lisant la page Facebook de Jean-Michel Fetsch et certains commentaires “lèche-***” de sa cour !

Autonomistes = SS ?

Malheureusement, les meilleurs posts ont été retirés, comme celui-ci parut il y a quelques jours :

Un post qui a fait bondir l’historien autonomiste Bernard Wittmann :

« J.-M. Fetsch, a une vision manichéenne de l’autonomisme dont on comprend aisément qu’elle vient d’une méconnaissance abyssale de l’histoire. Pour éclairer un tant soit peu la lanterne de ce vieil homme pétri de haine à l’égard de certains de ses compatriotes, qui se sont pourtant toujours courageusement battus pour la dignité et la préservation des droits des Alsaciens, il aurait été intéressant d’engager une discussion. Malheureusement, d’emblée il a placé le niveau du débat tellement bas, en dessous même du niveau des pâquerettes, qu’il serait vain d’espérer arriver à le hisser à un niveau satisfaisant permettant un échange constructif étayé par des faits historiques. Comment dialoguer sereinement avec une personne aussi bornée qui s’abandonne à des accusations aussi monstrueuses, à des allégations aussi outrancières et qui fait montre d’une telle absence de culture historique ? C’est quasiment mission impossible !

C’est aux autonomistes que nous devons notre droit local, le maintien du Concordat, un début d’enseignement bilingue à partir de 1927 (arrêté Poincaré-Pfister introduisant un enseignement de l’allemand dans le primaire en Alsace). Par ailleurs, des autonomistes sont morts au Struthof nazi (Jos. Schmidlin, R.-L. Klee…), d’autres comme Rossé ou Keppi ont participé à l’attentat contre Hitler (le 6.8.1947 le tribunal d’épuration acquitta J. Keppi des accusations portées contre lui et reconnu sa « participation active, efficace et soutenue à la résistance contre l’occupant »). Grâce à l’action souterraine d’autonomistes, des centaines d’Alsaciens échappèrent à la déportation ou à la mort, etc.. »

Le maire de Lauterbourg fait visiblement partie de ces élus alsaciens qui n’existent plus que par les réseaux sociaux. Parfois, il faut savoir arrêter une carrière.

 

Financement du FN : Précisions et nouvelles révélations !

Les précisions de Jean-Luc Schaffhauser

Partisan de la liberté d’expression, il souhaite faire une mise au point sur son rôle exact dans le ou les prêts russes accordés au parti français :

Je n’ai participé qu’à l’opération entre le FN et la First Czech-Russian Bank. Pour les autres, j’étais hors du jeu. Après les élections européennes, le FN était le premier parti de France ; il était scandaleux qu’aucune banque française n’accepte de lui octroyer des prêts. Les banques françaises sont-elles mandatées pour définir qui a le droit de se présenter aux élections ? J’ai donc trouvé avec la First Czech-Russian Bank une banque totalement classique, sous législation européenne. Tout a été fait dans la transparence.”

Pour son implication dans le rapprochement entre le parti et cette banque russe, le député frontiste a touché une commission de près de 140 000 euros, incluant les frais (400 000 selon certains médias).

Selon lui, les autres banques (NDLR : les banques non russes) sont manipulées par le système financier international sous contrôle de lobbies américains, c’est pour cela qu’elles ont refusé de prêter au FN. Ceci serait une tentative d’organisation de la banqueroute du FN menée par les banques internationales en raison du contrôle que le Front veut prendre du système financier par l’État. Donc la décision de la banque Société Générale de fermer le compte du parti d’extrême droite n’aurait, selon l’élu, aucun lien avec le prêt russe !

De même le Crédit Mutuel, la banque de la fondation Académie européenne, aurait pris des décisions illégales. L’Académie européenne est une coopérative à but non lucratif de consultants travaillant sur les enjeux stratégiques européens, dont Jean-Luc Schaffhauser est le président et l’un des fondateurs.

Même une banque d’Abou Dabi, où l’élu alsacien travaille depuis 2016 pour ses affaires privées, était, en 2013, sur le point d’accorder un prêt au FN. Mais la veille de la signature, alors que la banque avait réservé l’hôtel pour les signataires, tout a étonnamment été annulé. C’est pour ces raisons qu’il s’est tourné vers l’est de l’Europe où il avait des contacts.

Sur le fait que nous avions évoqué la disparition de cette banque, l’élu alsacien se défend : « Je ne pouvais rien en savoir à l’époque. Les banques qui ont chuté en 2008 comme Lehman Brothers étaient très bien cotées la veille au soir de leur chute. Eh bien, celle-là l’était également. »

Concernant sa situation vis-à-vis de la justice française, Jean-Luc Schaffhauser insiste :

Je ne suis, à ce jour, ni condamné, ni accusé. Je suis un quidam qui a répondu au Parquet national financier (PNF) et contre qui rien n’a été retenu à ce jour. Je suis un citoyen innocent et un élu d’opposition.” (NDLR : Début 2017, un signalement Tracfin (la cellule anti-blanchiment) est arrivé au Parquet national financier (PNF) concernant le prêt russe du FN fin 2014.)

Concernant la fermeture des comptes bancaires par la Société Générale :

… les miens et ceux de mon épouse, ceci est désormais devant la justice. La Société Générale a-t-elle le droit, pour une opération liée à un prêt privé au Front National, qui n’a rien à voir avec une banque russe, de priver une famille de ses droits bancaires après plus de 40 ans de présence dans cette banque sans aucun problème ?

Pour Jean-Luc Schaffhauser, les banques mondiales sont sous la coupe de l’oligarchie financière des États-Unis qui redoutent la victoire du FN en France – sortie de l’euro, rupture avec l’indépendance des banques centrales, mise en examen pour crime pour haute trahison des banquiers qui sont sous la coupe des puissances étrangères. Le parti a aussi dans son programme la sortie de la France de l’OTAN. Ce que redouterait le reste du monde… sauf la Russie et la Chine !

Jean-Luc Schaffhauser est sans conteste un homme brillant, ayant des idées affirmées sur l’Europe et la géopolitique mondiale. Centriste, proche de l’Opus Dei, il était consultant pour Auchan, Dassault et Total.

Qu’est donc allé faire ce grand artisan de l’alliance franco-russe dans cette galère politique ?

De nouvelles révélations

Un gros donateur ?

Selon notre enquête, un mystérieux citoyen français aurait récemment prêté de très grosses sommes au Front National. De sources sûres, officiellement ni confirmées ni infirmées, cela constituerait a priori de quoi sauver le parti.

Les enquêtes en cours devraient permettre d’en savoir bientôt plus sur ce personnage, encore inconnu à ce jour !

Jean-Marie, le banquier

Jean-Marie Le Pen empruntait de l’argent aux sympathisants pour ensuite prêter de fortes sommes aux candidats et aux micro-partis du FN. Un business juteux.
Le principe est simple : des sympathisants du FN prêtaient de l’argent aux micro-partis du fondateur du FN Promelec et Cotelec ; le taux était de 3%. Ces sommes étaient ensuite prêtées à des candidats du FN à plus de 6%. Il s’agirait de plus de 8 millions d’euros.

Marine Le Pen aurait ainsi reçu 6 millions d’euros pour la dernière campagne présidentielle. Au passage, Jean-Marie Le Pen aurait touché 390 000 euros.
Une pratique qui existait alors depuis plusieurs années.

 

Mardi : Tri sélectif à tous les étages

Les très chers vœux de Jean Rottner

De toute évidence, notre JR aime les shows à l’américaine. À peine revenus du “Consumer Electronics Show’’ de Las Vegas, nous apprenons que l’ex-maire de Mulhouse prévoit une cérémonie des vœux du conseil régional Grand Est, à l’américaine donc, à Metz (parce qu’il y en a encore qui croient que Strasbourg est la capitale de la région).

« Ce seront les vœux les plus chers recensés dans notre tour d’horizon » selon L’Est Républicain.

50 000 euros seront déboursés pour près de 1000 invités. Le traiteur messin préparera 10 à 15 pièces par invité : « quiches et petits pâtés, canapés, salades en verrine et fruits de mer ». Et, bien sûr, du vin de Champagne !

Choisir le lanceur d’alerte

La Cour de cassation du Luxembourg vient d’annuler la condamnation en appel du principal lanceur d’alerte de l’affaire “Luxleaks“. Cette personne avait été condamnée pour avoir dénoncé les avantageux accords fiscaux conclus entre le Luxembourg et le cabinet PricewaterhouseCoopers pour le compte de multinationales.

La Cour de cassation luxembourgeoise a enfin reconnu le statut de lanceur d’alerte. Un statut protégé qui est dorénavant étudié à l’échelle européenne afin que ne soient pas poursuivies les personnes qui agissent dans l’intérêt général ou combattent contre le fléau de la corruption.

Vraies interviews

Patrick Jankielewicz, rédacteur en chef de La Voix du Nord, annonce que le journal ne publiera plus d’interviews relues et revues par les personnalités interrogées…

Dans la presse écrite, les élus et leurs conseillers demande fermement une relecture de leurs propos avant la publication d’une interview. Presque tous les journalistes acceptent cette relecture. Certains des interviewés jouent le jeu en corrigeant à la marge des aspects techniques. Mais dans certains cas, « on nous a renvoyé un texte totalement “caviardé”, coupant des réponses qui avaient été faites et ajoutant des questions qui n’avaient pas été posées ! », déplore Patrick Jankielewicz. La Voix du Nord ne se soumettra plus à cette exigence.

Quels élus accepteront encore d’être interviewés par ce média local ? Et faut-il en conclure que d’autres quotidiens régionaux pratiquent l’interview dictée ?

Quand le FN fiche ses candidats

Médiapart nous apprend qu’au Front National des tableaux recensent les candidats pré-investis par le parti pour les élections. Ces tableaux récemment divulgués analysent les candidats, leurs appartenances partisanes, leurs opinions et publications sur les réseaux sociaux, leurs likes etc… « Dans ces listings, on croise des pré-candidats qualifiés de “fous”, de “connard de première catégorie”, d’auteurs de “posts bêtes, voire violents”. Certains ont le tweet “graveleux” – “avec du saucisson” –, “hard sur l’immigration”, “de défense à Dieudonné” ou traitent “les migrants de porcs”. D’autres sont suspectés de ne pas prêter suffisamment allégeance à “Marine” ni à  “Florian” ». Certains candidats sont sobrement traités de « gros beaufs homophobes de base ». Bon.

Concernant les Alsaciens, on peut lire :

Christelle Ritz
« Propos stigmatisant certaines personnes issues de l’immigration sur Facebook selon les Dernières nouvelles d’Alsace »
Candidate dans la 5e circonscription du Haut-Rhin.”

Julia Abraham
« Fréquentations douteuses », « un post FB pro JMLP, Twitter pas utilisé depuis mai, épinglée pour avoir été en photo avec Baptiste Coquelle [militant du GUD apparu sur un cliché faisant un salut nazi, il avait posé avec de jeunes frontistes lors du gala des 40 ans du parti – ndlr] »
Candidate dans la 2e circonscription du Bas-Rhin.”

Que voulez-vous ? On n’échappe pas à sa propre famille.

Strasbourg balance sa pub !

Avec un autocollant « stop-pub », vous ne devriez plus avoir de publicité dans votre boîte aux lettres. Mais, comme vous l’avez sans doute déjà constaté, c’est rarement le cas…

Samedi après-midi, les militants de Zéro Déchet Strasbourg ont rappelé le « gâchis que représente la publicité non désirée dans nos boîtes aux lettres, environ 31 kg par an, par foyer ! »

Ils ont mis en place une page Facebook afin de « pointer du doigt les sociétés qui pourrissent vos boîtes aux lettres » malgré les « stop-pub », une  page baptisée « Balance Ta Pub Strasbourg ».

 

Jeudi : Renouveau ou changement ?

Ça valait-il le coup… de feu ?

Histoire de faire le point sur les dernières festivités de l’année, voici un petit tour d’horizon des accidents liés aux pétards du Nouvel An, dont le nombre est par ailleurs en hausse en Alsace

C’est notamment à lire sur les sites internet des médias nationaux comme Le Parisien, qui évoque les victimes strasbourgeoises de la “tradition”, ainsi que LCI, qui nous fait le descriptif : « les blessés, âgés de 12 à 45 ans, souffrent principalement de lésions aux mains, aux oreilles et aux yeux.»

S’agit-il du prix à payer pour célébrer cette prometteuse nouvelle année ?

Notez que, durant la nuit de la Saint-Sylvestre, les forces de l’ordre ont procédé à 43 interpellations (10 mineurs figurent parmi les personnes arrêtées) dans l’Eurométropole.

Vivement la parution d’un petit guide des émotions pour savoir comment gérer la joie de changer d’année tous les 12 mois.

La France, pour de vrai

Ça devait arriver un jour ou l’autre, cette fois ça y est : la diversité de la population française est de plus en plus visible sur nos écrans, selon le baromètre annuel du CSA, publié aujourd’hui ! On peut objectivement dire, comme le journaliste de Ouest France, qu’il y a « du mieux en matière de représentation de la France dans toute sa diversité à la télé.»

Pour en arriver à cette conclusion, 17 chaînes de la TNT gratuite ainsi que (Canal +) ont été passées au crible :

Plus de 50 600 personnes s’exprimant à l’écran (…) ont été analysées par le CSA, en fonction de leur sexe, origine, âge, catégorie socio-professionnelle. La situation de précarité a aussi été prise en compte… Jour polaire (Canal +). Ou Une famille formidable (TF1). « Une série qui montre des personnes d’âges différents, qui visiblement ont des racines ailleurs, d’autres qui sont en situation de handicap. Un modèle du genre. »”

Détails des chiffres à découvrir au fil de l’article, pour comprendre comment la télé se veut le miroir de notre degré d’acceptation de ce que nous sommes.

Nom de nom de non

Alors que le changement de nom du FN « semblait acté il y a encore quelques mois, après l’échec de la présidentielle et la débâcle des législatives », il se dit aujourd’hui que l’on préfère garder le nom historique. C’est en tout cas la tendance qui se dégage des 28.000 questionnaires sur la refonte du FN renvoyés au siège du parti par les adhérents…

Quand vous êtes déçu de votre équipe après une défaite, votre réaction première est-elle de changer la couleur des maillots ?

Après le haut, le bas !

Suite aux effets de la tempête Eleanor, 1.446 foyers mosellans sont encore privés d’électricité ce jeudi 4 janvier 2018 à dix heures du matin, selon un communiqué de la préfecture de la Moselle. Le vent a soufflé fort sur tout le Nord de la France, de la Normandie à l’Alsace, mais la pluie a également été de la partie. « Que d’eau que d’eau !», comme disait Noé à son couple de perruches, à tel point que les cours d’eau sont aujourd’hui surveillés de près.

La remontée des température et les fortes pluies qui ont accompagné en Lorraine le passage d’Eleanor ont fait déborder de nombreux cours d’eau dans la Région.”

Ainsi, sur la carte de Vigicrues, les Nieds et la Sarre sont directement concernées par une vigilance jaune. Maintenant que le ciel vous est tombé sur la tête, attention où vous mettez les pieds, si vous habitez dans le coin.

 

 

 

Extrême droite : Baston contre le Bastion Social ?

Il n’y aurait jamais eu de local d’extrême droite à Strasbourg

Le temps d’échanger avec un ancien militant ayant connu Ras l’ Front et nous revoilà. On a ainsi pu lire que l’extrême droite n’a jamais pu avoir de local à Strasbourg. La mémoire antifa interrogée éclate de rire.

Fin des années 80, le GUD a son local, Rue de l’Outre, à côté du Crocodile. Le FN a alors le sien du côté de la Place du Temple Neuf. Un peu plus tard, le FN basculera du côté du Boulevard d’Anvers, le GUD aura, avec le PFN, un club privé non loin de la Place Gutenberg et Fraternité Française un local derrière la piscine municipale. C’était à sa façon un ancêtre du Bastion Social hérité de l’Italie post-Berlusconi ”

On comprendra que l’extrême droite a souvent eu des permanences au cœur de Strasbourg et que seuls les militants les plus récents semblent ignorer cela »… Désormais, la vie militante du FN se construit surtout dans les assemblées, autour de ses élus.

« Jusqu’ici Strasbourg n’était pas connue pour abriter autant de fachos »

« Jusqu’ici Strasbourg n’était pas connue pour abriter autant de fachos » écrit sur Facebook Pierre France, ancien journaliste des DNA et responsable de Rue89. Visiblement, on n’a pas dû habiter la même ville durant les 20 dernières années.

Strasbourg et l’Alsace furent des bastions du FN depuis les années 80 jusqu’à il y a peu. Comment ne pas évoquer l’impact politique national du Congrès du FN de 1997 et de ses contre-manifestations.

Régulièrement et heureusement frappé par des scissions (1989 – Robert Spieler, 1998 – Bruno Mégret, 2017 – Florian Philippot), le FN n’en a fait jusqu’à présent que peu les frais en termes électoraux. Structurellement par contre, on a à faire avec un parti fantôme.

Sous la direction de Christian Cotelle, puis de Laurent Gnaedig certes, le FN stagne dans le Bas-Rhin. Il obtient les élus liés à ses résultats mais ne perce plus. A Strasbourg, ses élus, Jean-Luc Schaffhauser et Julia Abraham sont ternes ou n’assistent que rarement à l’intégralité des débats.

Une autre extrême droite

Le FN renie tout lien avec l’extrême droite, ce que nous démolit notre interlocuteur. Celle-ci ne s’en développe pas moins sur ses marges et dans des thématiques nouvelles généralement solidaristes.

On se souvient des soupes au cochon de Robert Spieler. On découvre le Bastion Social… Là, notre spécialiste nous explique le modèle de « Casapound ». Au départ un squat d’extrême-droite mais désormais un parti qui a fait 9 % des voix dans une ville autour de Rome.

Musique, sport, culture, politique et solidarité sont les secteurs-clés de ce mouvement « social ». Une opération de « reconquête » qui démontre bien que le social ou le solidarisme sont devenus les prochains moteurs de l’extrême droite.

Le vrai souci, évoque notre ancien, c’est qu’une partie de la gauche a abandonné le terrain, qu’une autre partie se radicalise et que l’extrême droite fleurit dans le concret, dans le dur.

Il y a un antifascisme petit bourgeois qui derrière internet oublie les fondamentaux de la lutte contre le populisme ” rajoute-t-il. “ A mon époque, nous tractions, allions sous la Fnac une fois par semaine pour éveiller les consciences ”

En 20 ans, l’antifascisme est-il devenu virtuel ou bobo ? Il le pense. Plaidant pour un retour au réel et un vrai suivi de l’extrême droite qui se serait pour lui achevé avec la fin de Ras l’ Front et la sarkozysation des esprits.

« Dire qu’il y aurait plus de fachos aujourd’hui, c’est juste oublier qu’il y en a toujours eu » conclue-t-il. Retraité, on le sent usé, nostalgique de luttes finies plutôt que finales.

Barbara DesVilles

(en une, le tract distribué à Strasbourg)

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