Pour la paix des ménages

Jeudi : Ne pas être dupe de l’euro sceptique

Patati et pathétique

Si l’on en croit Nicolas Domenach : “François Hollande le stupéfait et le bluffe presque. Voilà un ancien président de la République délégitimé, au point qu’il n’a pas pu se représenter, et qui du haut de son discrédit n’en dispense pas moins des leçons à la terre entière, et à son successeur en particulier. Plutôt que de se taire un bon bout de temps, plutôt que de se faire oublier – comme le lui recommandait tout le monde, y compris nombre de ses proches -, François Hollande a donc choisi de faire du bruit pour tenter de réhabiliter son bilan que personne, il est vrai, ne se précipitait pour défendre.”

Il est pathétique, certes, mais que dire de ces invraisemblables français qui font la queue sur le trottoir jusqu’au milieu de la nuit pour le voir et se faire dédicacer ce qu’il faut se résoudre à appeler livre ?

A pathétique, pathétiques et demi !

Mamma mia !

Dans Libé : “Comment l’Italie, au cœur de l’EU, s’est choisi un gouvernement eurosceptique ?”

Comment l’Italie, l’un des six pays à l’origine du projet européen et qui en a célébré les 60 ans en grandes pompes l’an dernier, est-elle devenue le premier d’entre eux à se doter d’un gouvernement populiste et eurosceptique ? Même si elle s’inscrit dans un mouvement plus large après le Brexit, l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis ou le succès de Viktor Orban en Hongrie, l’arrivée au pouvoir de la Ligue (extrême droite) et du Mouvement Cinq Etoiles (M5S, antisystème) fait de l’Italie «une sorte de laboratoire du populisme», s’inquiétait récemment le quotidien La Repubblica. Les experts l’expliquent en premier lieu par un «désamour» envers l’Union européenne, coupable d’avoir imposé l’austérité comme seule réponse à la crise ou encore d’avoir tourné le dos quand l’Italie s’est retrouvée face au défi migratoire.”

Etc, etc…

Et blablabla et que j’invite des experts, et que j’invoque les esprits… Ce qui m’étonne, moi, c’est que la presse (pas seulement Libé) ose encore poser la question en jouant à la vierge effarouchée.

Que doit-il arriver pour que le sentiment (j’aurais pu écrire le ressentiment) des peuples européens (c’est un gros mot ?) soit pris en compte ? Qui les affreux peuples européens doivent-ils porter au pouvoir (vous aurez remarqué la subtilité consistant à ne pas dire “élire” mais “porter au pouvoir”) pour que ces messieurs-dames des salons dorés de la stratosphère politique veuillent bien ouvrir les yeux et les oreilles ?

Du coup…

Après des propos peu amènes tenus par le ministre français Bruno Lemaire consistant, en gros, à dire que les italiens étaient des demeurés qui avaient voté sans savoir ce qu’ils faisaient, Matteo Salvini a répliqué en disant “Que les Français s’occupent de la France et ne se mettent pas à casser les pieds des autres.”

Ben alors, Matteo, t’as pas compris que seuls les français votent “bien”?

Fin du monde

Vers une pénurie du vin rosé cet été en France ? C’est en tout cas ce que soulignent Les Echos, repris par Le Télégramme de Brest (c’est dire si c’est grave !) expliquant que “la petite récolte du millésime 2017 ne suffira pas à étancher toutes les soifs”.

Là, mes amis, ça sent vraiment la fin !

 

Vendredi oxygéné

L’Alsace dans l’espace

Honnêtement, on a pas bien compris comment, mais deux bretzels seront envoyés dans l’espace demain depuis la place Kléber.

Si on avait vraiment voulu faire la promotion intergalactique de notre région alsacienne, l’eut été plus habile d’envoyer Véesse dans l’espace. Planète terre et les fourmis qui la peuplent en aurait pris pour leur grade vu d’en haut !

L’air de rien

Hop, la France a été épinglée hier par la Commission européenne pour le non-respect de la directive de 2008 sur la qualité de l’air. Avec 5 autres états membres dont l’Allemagne, elle est donc renvoyée devant la Cour de justice de l’Union Européenne.

Sur le territoire Français, c’est en tout 15 zones de métropole et d’Outre-mer qui sont concernées par des dépassements réguliers des seuils de particules fines ou de dioxyde de carbone, selon Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique. […] En réponse aux menaces proférées par la Commission européenne, Nicolas Hulot lui avait présenté un plan d’action pour lutter contre la pollution de l’air en février dernier. Ce plan comprenait notamment des mesures pour réglementer la circulation des véhicules les plus polluants, ou pour favoriser le report vers des moyens de transport peu polluants. Dispositifs qui n’ont, visiblement, pas convaincus.”

Notre vieil Hulot doit être au bout du rouleau, lui qui annonçait hier que la décision de son départ serait prise ou non cet été.

La rédaction d’Heb’di lui conseille de changer d’air et d’aller voir à Ushuaïa si les shampooings y sont. Histoire que le piètre pantomime du «  Make our planet great again » joué par le gouvernement cesse définitivement.

Aux arbres citoyens

La révolution forestière est en marche. Après les cheminots, les fonctionnaires et les étudiants, ce sont les arbres qui s’y mettent. Encore des feignants feuillus qui râlent pour préserver leurs privilèges !

Dame, où va la France ?

(Un arbre déraciné bloque la circulation boulevard Montmartre à Paris)

Boussolés

En pendant ce temps-là, chez nos amis bretons, un commerçant de Dinard est accusé d’avoir volé 71 GPS avec radômes dans une dizaine de ports, principalement en Bretagne. Revendus ensuite sur Le Bon Coin, le butin total lui aurait rapporté plus de 40 000 euros !

‘Sont fous ces armoricains.

A nos amis suisses

Petit tour d’horizon des nouvelles façons de parler français : abrégée, alambiquée, anglicisée, ou vulgarisée, la langue de Voltaire en prend pour son grade dans ce petit reportage mitonné par Explicite. On y retrouve des ados sympathiques, qui tapent des SMS bourrés de fautes pour gagner du temps, mais qui reconnaissent adapter leur langage en fonction du locuteur auquel ils s’adressent. La palme de la faute d’orthographe revient à l’une des perles compilées dans le recueil Bescherelle ta mère (qui recueille les pires fautes trouvées en ligne sur les réseaux sociaux) :

Ma voisine s’est suisse idée, je suis choqué

(Pauvre Suisse qui n’a rien demandé)

Mais attention aux ronchons vieil France, le niveau de langue n’a pas baissé « à cause des nouvelles technologies », pas plus qu’il n’est inférieur dans les zones d’éducation prioritaires. La chose est plus subtile !

« Molière tu connais hein ! Moi j’écris français, j’écris le français pur. […] C’est important de bien savoir parler français, sinon le monde va partir en cacahuète » Et on a envie de le croire, ce grand dadais qui s’exprime en se bidonnant à la sortie d’un collège de la banlieue parisienne.

La linguiste Danièle Manesse donne quant à elle les raisons possibles de la baisse du niveau d’orthographe :

Les gens qui disent que c’est à cause de l’apparition du numérique que le niveau de langue baisse vont trop vite. Moi je ne le crois pas. Le niveau baisse, tout simplement parce qu’on l’enseigne moins avec la réduction des horaires dans les écoles. La seconde cause est certainement la formation des profs.”

En attandan on envoi 1 pensé à naux ami suisse

Rosalie.

 

Jupiter peut remercier le Soleil

Nous traversons une zone de turbulences

Le plastic c’est fantastique

Pour le Parti Communiste français, les poupées de taille presque humaine sont des “prostituées en silicone” et la “salle de jeu” est, en fait, une “maison close de nouvelle génération”: les élus communistes vont donc demander la fermeture de l’entreprise Xdolls, dans le XIVe arrondissement, “première du genre sur le territoire français”, car elle “détourne la loi en proposant aux clients dans un lieu clos des prostituées en silicone”.

Selon Nicolas Bonnet-Oulaldj, l’établissement qui a été ouvert sous statut de “salle de jeux”, propose des poupées louées à l’heure, qui “renvoient une image dégradée des femmes, avec des ambiances sonores qui peuvent évoquer le viol”.

L’année où les libertaires de tous poils (enfin, ceux qui en ont encore) vont célébrer mai 68, c’est pour le moins cocasse ! Et d’ici que le PC demande aux clients de l’établissement trois Avé et 4 Pater, y’a plus très loin…

Ben dis dong !

Mais où va tomber Tiangong-1, la station spatiale chinoise ? Et quand cela va-t-il se produire ? Après en avoir perdu le contrôle, la Chine assure que sa rentrée atmosphérique se fera sans risques. Mouais. Parmi les zones où les risques sont les plus élevés que des débris tombent, figure l’extrémité méridionale de la France et la Corse…

(photo issue de http://bandwidthblog.com)

Actuellement, Tiangong-1 (le « Palais céleste 1 » en chinois) navigue en orbite de plus en plus basse, aujourd’hui à quelque 250 kilomètres au-dessus du sol. Chaque semaine, elle s’enfonce de six mètres dans la haute atmosphère, se rapprochant de plus en plus du point où elle entamera sa rentrée atmosphérique, se transformant en boule de feu. Des spécialistes ont calculé que cela devrait se produire au cours des prochaines semaines, autour du 3 avril (plus ou moins une semaine), vraisemblablement entre le 30 mars et le 6 avril, selon les dernières prévisions du Bureau des débris spatiaux de l’ESA. Mais où ?

Sous une ligne imaginaire passant par Toulon, Perpignan et Lourdes, on entre dans la zone à risque. La station spatiale survole les régions les plus peuplées du monde, ce qui n’est pas sans interpeller. Bref, le risque existe mais il reste faible. Il est de l’ordre d’un sur 10.000 de toucher quelqu’un. À cela s’ajoute le fait que le module orbital va se disloquer au cours de sa chute et ainsi s’éparpiller en petits morceaux moins menaçants.

Bon ben , y’a plus qu’à attendre… Moi, je vais prévenir mon ami Paco Rabanne pour que, pour une fois, il se trouve au bon endroit quand un vaisseau spatial se casse la gueule.

Orwell, p’tit joueur.

Chinoiseries encore…

La Chine travaille depuis 2014 sur un système d’évaluation de ses propres citoyens programmé pour être mis en place en 2020 et qui vise à récompenser les bons comportements et à punir les mauvais via un système de points. La mise en place a déjà commencé : dès le 1er mai 2018, les Chinois ayant une mauvaise « note sociale » se verront interdire l’achat de billets de train ou d’avion pour une période pouvant aller jusqu’à un an, a fait savoir Pékin vendredi dernier.

Lors du Chaos Communication Congress (CCC), l’une des plus importantes conférences de hackers qui se tenait en décembre 2017 à Leipzig, la chercheuse Katika Kühnreich avait présenté les résultats de ses recherches sur le sujet.

D’après elle, un tel système fonctionnera en exploitant les mécanismes du jeu, tels que les scores et la comparaison entre amis, pour devenir un insidieux mais très puissant instrument de contrôle social. Il combinera les données de plusieurs outils existants, dont ceux déployés par les géants du Web Alibaba, Tencent et Baidu.

Elle estime qu’un tel projet de surveillance pourrait être étendu à d’autres pays :

« Il y a une forte tendance actuelle à vouloir résoudre les problèmes de société avec des solutions technologiques, ou du moins, de tenter de le faire, explique-t-elle. Cela se produit actuellement en Chine, mais nous sommes loin d’en être exemptés en Occident »

On cite en permanence “1984” d’Orwell pour décrire la société actuelle. Pauvres de nous, car “1984” est dépassé depuis longtemps… et à l’insu de notre plein gré comme disait l’autre, à moins que ce ne soit de notre plein gré ? Personnellement, je pense que oui. Notre abrutissement général, notre couardise, notre goût immodéré pour le moindre effort, notre complaisance dans le confort douillet et facile, notre lâcheté grandissante, notre flemme, bref, tout ce qui fait le charme de l’Homme Moderne Progressiste a contribué à bâtir cette société qui nous enferme de plus en plus dans un espace étriqué où la liberté n’est qu’une illusion entretenue par les faux-semblants de la Comm’ et de l’importance que les réseaux sociaux font mine de nous donner.

L’hôpital qui demande la charité

« Ras-le-bol », « découragement », « perte de sens » : les mots du malaise de l’AP-HP (Hôpitaux de Paris) sont relayés dans tous les médias.

Parmi les 12.400 médecins et les 53 800 personnels des 39 établissements du « navire amiral » de la santé publique en France, de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer un hôpital au bord du « désastre ». L’hôpital public, pour elles, c’est terminé.

Ils et elles sont des dizaines à baisser pavillon devant le désastre annoncé.

“Pour payer mes études, j’avais bossé à McDo. Toute la journée, on entendait : “On y va ! On y va !” J’ai retrouvé ça au bloc ces dernières années. On n’a plus le temps de discuter avec les patients angoissés avant une opération… », dit une infirmière.

Les personnels médicaux sont à bout, les soins de moins en moins remboursés, les patients meurent d’infections contractées à l’hôpital même, voire d’une attente prolongée aux urgences quand ce n’est pas d’une erreur de diagnostic.

Malgré l’ampleur du malaise dans le secteur de la santé (il n’y a pas que les hôpitaux) – au point que les français qui ne renoncent pas aux soins faute de moyens ont la trouille de se retrouver à l’hôpital – malgré un manque flagrant de moyens humains, technique et financiers, les pouvoirs publics font l’autruche. Pire : non seulement ils encouragent le “fonctionnaires-bashing”, mais ils aggravent délibérément la situation, puisque la ministre de la santé exige, pour 2018, un effort supplémentaire sous la forme d’une économie de 2 milliards !

On chercherait la révolution qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

Hold up

Les garanties locatives qu’un locataire verse habituellement à son propriétaire au moment de la signature du bail pourraient bientôt être gérées par la Caisse des Dépôts ! C’est ce qu’on appelle une bombe.

Un rapport publié sous le précédent gouvernement propose de transférer à la Caisse des Dépôts (CDC) les milliards d’euros de garanties locatives versés par chaque locataire à son propriétaire à la signature du bail.

Le montant atteindrait les 5,7 milliards si on y ajoutait les garanties du parc social. Une manne considérable qui passerait donc du portefeuille des bailleurs et de leurs gestionnaires à celui de l’État. L’objectif de ce transfert serait de minimiser les litiges entre les propriétaires et les locataires. Il permettrait surtout de financer la transition énergétique et la politique du logement.

Cette réforme n’est pas officiellement à l’ordre du jour du gouvernement mais il s’agit bien d’une piste de réflexion.

Pas sûr que ça relance l’investissement locatif…

 

Question santé : Causes et effets de la pénurie de médicaments

En 2017, 530 médicaments figurant sur la liste des médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM) ont été en rupture d’approvisionnement, soit 30% de plus qu’en 2016 et 12 fois plus qu’en 2008. Un phénomène structurel, principalement dû à des difficultés de production, selon la version officielle.

Pénurie de médocs en stock

Il y a rupture d’approvisionnement d’un médicament dès lors qu’une pharmacie de ville ou d’hôpital se trouve dans l’impossibilité de le délivrer à un patient dans un délai de 72 heures. Dans le cas des MITM, une pénurie de médicaments peut aller jusqu’à mettre en jeu le pronostic vital des malades, avec notamment des ruptures de soins, des arrêts de traitements chroniques ou encore des reports d’opérations. En tête des médicaments les plus touchés figurent les anti-infectieux, dont les vaccins, les médicaments du système nerveux (épilepsie, maladie de Parkinson…) ainsi que les anticancéreux.

Normalement, les ruptures d’approvisionnement sont tantôt imputables à des difficultés liées à la production (capacité de production insuffisante, retard, manque ou absence des matières premières, mauvaises prévisions de vente, défaut de qualité, incident…), tantôt à un arrêt de commercialisation ou encore à des problèmes logistiques responsables d’une rupture de la chaîne de distribution. Des phénomènes accentués par la concentration et la délocalisation des usines, ainsi que par le mode de production en flux tendu (pas de stock).

Désormais, 60% à 80% du volume de matières premières à usage pharmaceutique sont fabriqués en dehors de l’Union Européenne. Or ce taux ne dépassait pas 20% il y a 30 ans, selon un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales. « À des milliers de kilomètres des sources de production, tout aléa politique, informatique, industriel, climatique, de transport, a immédiatement beaucoup plus d’impact. Toute la chaîne peut se retrouver bloquée en raison de la rupture d’un simple excipient », illustre l’Ordre des pharmaciens. En clair, il suffit d’un grain de sable pour endommager cet engrenage titanesque.

Les effets du business de la santé

Officiellement donc, les causes de la pénurie de médicaments sont économiques, même si ces conditions économiques nouvelles ne sont pas tombées du ciel mais sont la conséquence du jus de crâne d’un certain nombre de pharmaco-financiers (à moins que ce ne soit l’inverse) qui n’ont qu’une obsession : faire du fric.

Même nos voisins helvétiques, vulgairement appelés “suisses”, et grands spécialistes, s’il en est, des médicaments, se sont mis à douter de certaines explications économico-folkloriques des labos. Ce sont nos amis de “La revue médicale suisse” qui posent la question :

Comment expliquer cette pénurie ? Car enfin, nous vivons à l’époque d’internet, des mégabases de données, de la production sécurisée et de la maîtrise des stocks. Produire suffisamment et à temps un petit groupe de substances d’une complexité moyenne ne devrait poser aucun problème. L’échec croissant à y parvenir a quelque chose d’étrange. La négligence ? Elle semble peu probable. Ça sent la manœuvre concertée. Il importe de creuser.

Et ils mettent le doigt où il faut, comme dit mon amie Cécile :

Dès que menace une pénurie, des quotas sont instaurés et, évidemment (évidence commerciale), les pays les plus généreux sont les mieux servis. Après, une fois son quota épuisé, chaque pays doit faire appel au marché gris. En pleine expansion, ce marché est tenu par des importateurs et des intermédiaires qui font fortune en achetant en masse (ce qui crée la pénurie) pour revendre au plus offrant, à prix décuplé” expliquent-ils.

Nous voici au cœur de l’explication. La pénurie elle-même est un produit du système marchand. Car c’est elle, la pénurie, qui permet de faire monter les prix en se libérant du carcan des décisions étatiques cherchant à les contrôler. Il faut stresser le système : voilà l’abc de la stratégie commerciale. C’est en malmenant la chaîne de livraison, en ne respectant pas les promesses, en créant l’incertitude et une angoisse de manque, qu’on peut obtenir davantage qu’un prix correct.”

Voilà, c’est dit (mais pas par Le Figaro qui a dû oublier…). Les labos qu’on sait cyniques sont aussi pragmatiques. Si la pénurie nous fait gagner davantage de pognon, pourquoi ne pas organiser cette pénurie? On serait vraiment cons de ne pas le faire, non? D’autant que d’ici que les pouvoirs publics prennent des mesures…

Lundi : Des espoirs ?

Sky, my pharmacy !

Le Parlement britannique vient de publier un rapport sur les pratiques médicales de la Sky. (C’est du vélo)

Après l’affaire de dopage ayant touché Christopher Froome, contrôlé positif au bronchodilatateur salbutamol en décembre dernier, c’est le Parlement britannique qui a publié un rapport sur les pratiques médicales de l’équipe anglaise. Il a été effectué par la commission culture, médias et sport (DCMS) de la Chambre des communes et se base sur les témoignages de différents membres de la Sky, de la Fédération britannique (British Cycling) et de l’Agence antidopage britannique (UKAD).

Le rapport dénonce l’usage, par la formation cycliste, de médicaments visant à améliorer la performance des coureurs et d’avoir contourné le système, en utilisant ces médicaments dans un seul but sportif et non pas médical. Le Parlement britannique s’est intéressé à des pratiques médicales douteuses qui font l’objet de véritables critiques envers l’équipe, notamment sur l’utilisation d’un puissant corticoïde (N’oublions pas qu’il faut être asthmatique pour faire du vélo au niveau professionnel…) Il a déclaré : “Nous pensons que ce puissant corticoïde a été utilisé pour préparer Bradley Wiggins, et possiblement certains de ses équipiers, pour le Tour de France. Le but n’était pas de traiter un problème médical mais d’améliorer son rapport poids/puissance avant la course.

Bref, la routine, quoi. Vivement le prochain Tour de France pour qu’on puisse découvrir de nouveaux traitements contre l’asthme !

Passez par la case “centre commercial” et touchez 30.000 euros

Le Courrier Picard nous apprend qu’une nouvelle opération de sauvetage est lancée dans la galerie commerciale d’Amiens qui cherche désespérément à se remplir après le départ de l’enseigne de jouets La Grande Récré.

Donc, tout va tellement bien, la reprise est tellement forte et le printemps qui vient si ensoleillé que les élus et autres exploitants de centres commerciaux ne savent plus quoi et comment faire pour freiner l’effondrement du commerce de proximité et sont prêts à tout, y compris donner de l’argent, à ceux qui auraient le courage nécessaire pour occuper une boutique vide.

Madame la marquise, si vous nous entendez…

(L’article n’est accessible qu’aux abonnés, mais le titre suffit)

Pas le Shoa.

40.000 personnes ont trois mois pour choisir entre les geôles israéliennes, le retour sur les routes et le Rwanda, qui s’est engagé à accueillir 10.000 exilés.

Parce qu’ils sont arrivés illégalement sur le territoire israélien, ils devront décider entre reprendre la route de l’exil ou être emprisonnés. Le gouvernement de Benyamin Nétanyahou est bien décidé à ne pas laisser les 38.000 migrants (chiffres du ministère de l’Intérieur) majoritairement originaires d’Érythrée et du Soudan, que les autorités considèrent être des “demandeurs d’asile fictifs”, s’installer en Israël.

Chacun en pense ce qu’il veut, mais je trouve qu’on n’en a pas beaucoup parlé. Pas du tout d’ailleurs.

Et pendant ce temps-là…

Pour Le Figaro, le fossé se creuse entre l’exécutif et la France rurale.

Tu parles d’un scoop ! Le fossé ne se creuse pas, il y a toujours eu un ravin, que dis-je, un canyon entre le microcosme microscopique parisien et le reste du pays, appelé avec condescendance “France rurale”. La France des bouseux, des sans-dents, des alcoolos illettrés, qui sentent fort le camembert, les français “de base” toisés par les alcoolos lettrés de Saint-Germain.

Ça fait belle lurette que le parisien énarque (ça marche aussi dans l’autre sens puisque leur reproduction est endogame) méprise tout ce qui ne voit pas l’intérêt d’avoir un smartphone, de faire du vélo pour aller chercher son pain, pour amener ses gosses à l’école ou au sport, qui prend du plaisir à faire des barbecues avec de la vraie viande dessus et à se taper une série de pastis entre une partie de pétanque et une sieste. Tout ça c’est sale. Trèèèès sale. D’ailleurs, ce n’est pas français, c’est “rural”, nuance ! ça pue la bouse. La bouse de vache qui fait meuh et qu’on va voir une fois l’an au salon de l’agriculture histoire de se rappeler que ce monde étrange de la ruralité existe encore et, accessoirement, pour se foutre de la gueule des paysans. J’y étais et il suffit de se placer dans le cortège de certains officiels (qui viennent parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement) pour le constater.

Pas besoin d’être élu local pour sentir, quand ce n’est pas subir, le mépris de l’auto-proclamée “élite” techno parisienne quand elle s’adresse au peuple, au point qu’à chaque fois qu’il ouvre sa gueule, le Peuple, il est qualifié de “populiste”, façon policée de dire que tout ce qui se rapporte au “peuple” est forcément vulgaire et que tout ce qui est vulgaire doit disparaître.

Quel chemin de croix que de s’adresser à des ploucs ! Quel sacerdoce, le peuple !

 

A signaler, un p’tit nouveau dans la forêt amazonienne des publications. Il s’appelle Machin Chose et le premier numéro est consacré au coton. Si vous aimez acheter de la pub, achetez-le. Sinon, achetez Heb’di.

Notons toutefois un article intéressant sur le curage des oreilles au Japon, source d’intense plaisir pour les hommes. Là-bas.

 

Hep ! ITAXIT !

C’est la question que se pose Capital. Et nous aussi, du coup.

Tout conduit à prendre la sortie ?

Remontée des taux d’intérêt, dette publique massive, créances douteuses pléthoriques, interrogations sur le potentiel de croissance à long terme… Malgré l’embellie conjoncturelle actuelle, l’Italie reste un danger majeur pour la zone euro… et la France. Et d’aucuns de s’interroger sur la sortie de la zone Euro de l’Italie, risque qui semble s’éloigner en cas de victoire de Berlu l’Ancien. Reste que la possibilité d’un “ITAXIT” se propage tout de même dans les esprits.

Silvio Berlusconi (en 2010)

Le chômage reste massif, avec un taux supérieur à 11% et même à 33% pour les jeunes. Et le pays a un vrai problème de compétitivité-coûts, qui tend à s’accentuer.”

Les taux d’intérêt à long terme italiens sont d’ores et déjà orientés à la hausse, même s’ils ont moins progressé que les taux allemands, mais le pays est déjà lesté par une dette publique de 2.300 milliards d’euros – une des plus importantes au monde -, soit 130% du produit intérieur brut !

« Même si elle est détenue aux deux tiers par les Italiens, la dette publique constitue, par son ampleur, un danger pour le pays, au vu d’une croissance structurelle encore famélique, qui pose la question de la capacité de remboursement de Rome !», souligne Eric Bourguignon, directeur des gestions obligataires chez Swiss Life.

Alors, EXIT l’Italie ?

(infographie @wikipedia)

L’Italie demeure un des plus importants émetteurs d’emprunts d’Etat au monde. Compte tenu de sa dette publique colossale et de son poids économique, qui avoisine 20% du PIB de la zone euro, une grave crise italienne risquerait de provoquer un cataclysme financier pour les autres pays (…) D’autant que la taille de l’économie italienne est presque 10 fois plus importante que celle de la Grèce, dont la crise de la dette avait réussi à faire tanguer la zone euro il y a quelques années. En effet, elle avait fait tache d’huile, les investisseurs se penchant alors sur les faiblesses des autres maillons faibles de la zone euro.”

Si ce scénario devait être réédité avec l’Italie, on assisterait à « une défiance vis-à-vis de l’ensemble de la zone euro, avec une envolée généralisée des taux d’intérêt à long terme à la clé. Et la France serait loin d’être épargnée, son profil étant proche de celui de l’Italie, avec un même double problème de compétitivité et d’endettement. Or, une très forte hausse des taux d’intérêt à long terme devrait logiquement peser sur la croissance… Heureusement, face au danger, la Banque centrale européenne mettrait tout en œuvre pour éviter un scénario noir, notamment via des achats massifs d’obligations, destinés à contenir les taux d’intérêt à long terme… », souligne Eric Bourguignon.

Aaah bon ! Alors on est sauvé ! Quoi que…

HEB’DI aime bien faire rire mais, pour le coup, un peu moins. Comme nous sommes tombés sur cet article et que, comme d’hab, on n’a pas entendu grand-chose sinon rien à ce sujet dans les médias zofficiels, il nous a paru intéressant de le porter à votre connaissance.

« Gouverner, c’est prévoir » disait avec sagesse Marcel Hebdy*…

Gouverner, c’est prévoir ; et ne rien prévoir, c’est courir à sa perte.» Émile de Girardin, in La politique universelle, 1852.

Fonctionnaire, vous avez dit fonctionnaire ?

En prévision des délires qui s’annoncent dans le cadre des discussions sur les effectifs de fonctionnaires où il est de bon ton de dire qu’il y en a beaucoup trop et qu’ils coûtent trop cher alors qu’ils ne foutent rien, je vous invite à jeter un œil dans le magazine Challenges qui rappelle fort justement que France Stratégie, organisme rattaché à Matignon, donne les chiffres qui font apparaître qu’avec 88,5 fonctionnaires pour 1000 habitants, la France se situe certes en haut du panier des pays de l’OCDE, mais qu’elle est en-dessous de pays tels que le Canada ou les pays scandinaves, et qu’elle n’est donc pas “le pays qui compte le plus de fonctionnaires“, comme on peut le lire dans certains médias.

Je me permets d’ajouter qu’en cette matière, il vaut savoir de quoi on parle, que si dans notre beau pays il y a beaucoup de fonctionnaires c’est peut-être aussi parce qu’il y a une forte demande de services publics (qui, d’ailleurs, ont longtemps fait la fierté et contribué au prestige du pays ainsi qu’à la qualité de vie), et qu’en réalité “fonctionnaire” ne veut rien dire. Ça signifie simplement qu’on est payé par une personne publique, mais le métier de fonctionnaire n’existe pas, la fonction publique couvrant près de 1500 métiers différents.

Lundi : Du pain sur la planche !

J’vous l’mets quand même?

Version officielle (du Ministre de l’économie) :

Il n’y aura pas de nouvel impôt en France pendant le quinquennat, je m’y engage“.

Mais, les français risquent tout de même d’être soumis à un nouvel impôt local cette année : la taxe inondation. Selon la loi de Modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles (loi MAPTAM) du 28 janvier 2014, les intercommunalités se sont vues confier depuis le 1er janvier 2018 la compétence de la “Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations” (Gemapi), qui incombait jusque-là à l’État. Autrement dit, les 1.266 établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) vont devoir gérer la prévention des crues et inondations, via l’entretien des digues et des cours d’eau.

Combien le contribuable va-t-il payer ? L’État a institué un plafond de 40 euros par personne et par an, mais chaque intercommunalité décide de son tarif. Une somme qui sera ajoutée à la taxe d’habitation ou la taxe foncière.

Il paraît que le cours de la vaseline est en forte hausse…

Heures sombres

Il a employé le mot “délibérément”: conseiller régional PS d’Ile-de-France, Julien Dray a dit craindre des “rafles” dans les centres d’accueil. “Je sais ce que ça veut dire quand on va donner la possibilité aux services de descendre dans les centres de migrants. Aussi dur que le mot soit, ça apparaîtra comme cela“, a assuré le potentiel candidat à la tête du PS.

Si Dray, qui prétend choisir ses mots et les assumer, pouvait consacrer ne serait-ce qu’une minute de son temps médiatique à la réponse à ces trois questions :

DéMacroncie

Marianne nous apprend que Macron et son équipe vont diminuer le temps d’antenne des candidats opposés à l’Union Européenne :

Le gouvernement se prépare à modifier les règles du temps de propagande dans l’audiovisuel public pour les élections européennes. Surprise, LREM sortirait grand gagnant de la réforme, avec une augmentation de 155% du temps d’antenne ! A l’inverse, Jean-Luc Mélenchon et ses Insoumis perdraient de nombreuses minutes… Ça ne changera pas la face des élections européennes, mais c’est un bien mauvais tour que la République en Marche (LREM) s’apprête à jouer à l’opposition. De façon très discrète, le gouvernement se prépare à… augmenter son temps d’antenne pour ce scrutin, et à diminuer, par ricochet, celui de l’opposition parlementaire. Jean-Luc Mélenchon et ses Insoumis seront tout particulièrement touchés par cette réforme, qui sera discutée en commission des lois à l’Assemblée nationale le 17 janvier prochain.”

(avant le conseil des ministres dans le salon Murat de l’Elysée, photo©Chatsam)

Vous, je ne sais pas, mais moi je commence sérieusement à avoir les jetons. Après le projet de loi contre les soi-disant fake-news, la restriction du temps de parole des anti-idôlatrie européiste, que vont-ils encore nous infliger ? Une liste négative de ce que l’on n’a pas le droit de penser ? Une liste positive de ce que l’on a le droit de penser ? La création d’un Ministère de la Bonne Pensée ? Des centres de rééducation pour les mauvais penseurs ? Une Légion d’Honneur du Bon Penseur ?

 

La judiciarisation de la pensée est En Marche !

Alleluia !

Il parle !! Emmanuel Besnier (Lactalis) parle !

Il était temps, parce qu’il marchait déjà depuis un moment ! C’est plutôt dans le journal du Grosmanche qu’il aurait dû avoir sa place !

Patatras !

C’est une information de nature à battre en brèche les idées reçues : la consommation d’alcool et de tabac connaît une baisse importante en Russie. La ministre russe de la Santé Veronika Skvortsova a annoncé mardi, durant le forum Gaïdar à Saint-Pétersbourg, que la consommation d’alcool avait diminué de 80% par habitant au cours des cinq dernières années. La consommation de tabac a, elle, chuté de 22%.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la consommation annuelle serait de 12,2 litres par habitant, ce qui place la Russie derrière la France ou encore l’Allemagne.

Quand on vous dit que tout fout le camp…

 

Lundi : Ce n’est qu’un début

Tourisme

Des images de Daesh accompagnées de messages faisant l’apologie du terrorisme ont fait leur apparition sur la page Facebook de Rochefort-en-Terre (Morbihan), élu “village préféré des Français” en 2016, rapportait Ouest France le jeudi 28 décembre. Une enquête a été ouverte et confiée à la gendarmerie pour déterminer quels sont le ou les auteurs de ces publications, indique le quotidien local.

Kaysersberg, si tu entends…

(la mairie de Rochefort-en-Terre par Martin Selway@Flickr)

1018

En vrac, quelques infos glanées en une seule journée (AFP).

Chine :

Un tibétain jugé pour avoir défendu l’usage de sa langue.

Thaïlande :

Une aveugle emprisonnée pour lèse-majesté.

Tunisie :

6 mois de prison pour une rumeur sur le décès du président.

Egypte :

Le Parlement étudie un projet de loi visant à criminaliser les personnes qui ne croient à aucun dieu.

Turquie :

La Direction des Affaires Religieuses affirme que «les filles peuvent se marier à l’âge de 9 ans et les garçons à l’âge de 12 ans»… Ce serait prévu dans le Coran.

Algérie :

De nombreuses femmes atteintes du cancer sont rejetées par leur mari après une ablation du sein.

France :

La mère d’une fillette de six ans actuellement dans le coma et son compagnon ont été mis en examen jeudi soir à Bourges pour «actes de torture et de barbarie commis de manière habituelle sur mineur de moins de quinze ans».

Qui ose encore parler de civilisation ? De monde “moderne” ? De sociétés évoluées ? Nous ne sommes pas en 2018, mais en 1018, au plus.

Romantisme

Dans le dernier numéro du Chasseur Français il est dit que, cette année, la bécasse est à chasser avec modération.

Bon, ça va être compliqué, mais on va essayer…

Dans la même veine, on a aussi Voile Magazine (hors-série) qui propose les plus beaux mouillages vus du ciel…

Miam !

Romantisme encore

Un homme de 91 ans a tué à coups de canne une de ses voisines de chambre d’un Ehpad de Celles-sur-Belle (Deux-Sèvres), près de Niort, et blessé une autre octogénaire dans la nuit de mardi à mercredi.

Il se serait écrié : ” Yes I canne !”

Et vlan !

Selon l’Insee, les prélèvements obligatoires sur les ménages augmenteront de 4,5 milliards d’euros en 2018. Ce qui ôterait 0,3 % à l’évolution du pouvoir d’achat.

Voilà, c’était juste au cas où ça vous aurait échappé, vu que les journaux “zofficiels” et les télés d’infos ne se sont pas attardés sur le sujet…

 

 

La culture des clopinettes