La synthèse du rapport du préfet Marx

L’avenir des deux départements alsaciens !

Commandé  le 22 janvier 2018 par le Premier ministre, alors que la Région Grand Est est contestée par certains,  le  ” Rapport au Premier ministre Mission Alsace Grand Est ” est arrivé !

Afin de permettre à nos lecteurs de réagir dès à présent, nous vous proposons la synthèse de ce document de 141 pages.

Le rapport complet est téléchargeable : http://www.bas-rhin.gouv.fr/Actualites/Territoires/Rapport-au-Premier-ministre-Mission-Alsace-Grand-Est/Rapport-au-Premier-Ministre-Mission-Alsace-Grand-Est


Synthèse du rapport

Carrefour longtemps disputé entre des voisins puissants, l’Alsace s’est forgé une identité propre au cœur de l’Europe.

D’abord partie de l’Empire romain puis du Saint-Empire, réunie au Royaume de France après la guerre de Trente Ans, elle est annexée à l’Allemagne de 1870 à 1918 et de 1940 à 1945.

De la pax romana au partage de Verdun, de la prospérité des Hohenstaufen à la Grande Peste, du rayonnement artistique et culturel de la fin du XVe siècle aux ravages de la guerre de Trente Ans, de la Révolution industrielle aux « Malgré-nous », son destin, associant épisodes brillants et tragiques, résume une partie des étapes de l’unification de l’Europe, sous le double signe du limes et du syncrétisme.

À l’époque contemporaine, le territoire que l’on désigne sous la dénomination « Alsace » est formé par les actuels départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. L’Alsace est aussi un territoire d’application du droit local alsacien-mosellan spécifique qui touche à de nombreux aspects de la vie sociale, économique et culturelle.
Depuis la création au 1er janvier 2016 de la région Grand Est, il n’existe plus de collectivité territoriale d’Alsace. Toutefois, le périmètre alsacien conserve des formes institutionnelles propres. Plusieurs structures interdépartementales opèrent dans des champs aussi divers que la sécurité publique, l’économie, l’assainissement, la culture, le tourisme et l’attractivité du territoire.

La réalité des volontés exprimées

Le projet de création du Grand Est a été accueilli de façon réservée par les Alsaciens. Certaines inquiétudes ont été exprimées sur le dimensionnement, la relative hétérogénéité du nouvel ensemble et l’absence de référence à leur territoire historique.

L’échec de la tentative de création, par référendum, d’une collectivité unique d’Alsace en 2013, fusion des départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la région Alsace, portée par les élus, éclaire les tensions actuelles.

De fortes oppositions sont apparues lors de l’adoption de la nouvelle carte régionale, reflétées dans les résultats des élections régionales de 2015. Elles ont désormais perdu en intensité et une partie de la classe politique alsacienne s’est engagée dans la construction de la nouvelle région.
Deux courants principaux s’affirment actuellement sur cette question. D’une part, les exécutifs départementaux revendiquent la création d’une collectivité à statut particulier, dont les compétences seraient exorbitantes du droit commun des départements. D’autre part, l’exécutif régional Grand Est, s’il n’affiche pas d’opposition à une éventuelle fusion des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, l’assujettit à l’inscription pleine et entière de cette entité dans le cadre régional et dans le respect du partage des compétences organisé par la loi NOTRe.

Au-delà des interrogations sur l’avenir administratif du territoire, le « désir d’Alsace » dépasse le registre institutionnel.

Les formes juridiques possibles pour porter l’Alsace : hypothèses institutionnelles
En cohérence avec la lettre de mission du Premier ministre et avec la position du Président de la République, rappelée lors de sa visite à Strasbourg le 17 avril dernier, l’évolution des deux départements ne peut s’envisager qu’à l’intérieur de la région Grand Est.

Dans ce cadre, quatre possibilités d’évolution institutionnelle se dessinent aujourd’hui afin de porter le « désir d’Alsace » :

•    renforcer la coopération entre les deux départements en mettant en place une entente ou en créant une institution interdépartementale ;
•    créer un syndicat mixte, auquel d’autres collectivités pourraient adhérer ;
•    fusionner les deux départements dans un grand département Alsace, par la loi ou par la voie réglementaire ouverte par le Code général des collectivités territoriales ;
•    créer une collectivité à statut particulier en application de l’article 72 de la Constitution.

Si l’entente, l’institution et le syndicat mixte constituent des formes souples de coopération faciles à mettre en place, elles ne répondent qu’incomplètement aux aspirations des élus du territoire qui souhaitent donner naissance à une nouvelle collectivité alsacienne à part entière.
À l’inverse, la création d’une collectivité à statut particulier, malgré le soutien dont elle bénéficie auprès d’une partie des élus alsaciens, notamment ceux du mouvement Les Républicains, introduirait en France continentale, et en dehors des cas très spécifiques des « PLM » (Paris, Lyon, Marseille), une multiplication des types de collectivités, qui serait porteuse de risques, difficilement lisible et critiquée dans le reste de la région Grand Est mais aussi en Alsace.
En revanche, le projet gouvernemental de « différenciation », nouvelle étape significative de la décentralisation, ouvre des perspectives et une dynamique dont les élus locaux pourraient se saisir.

La fusion des deux départements et la création d’un département d’Alsace, au sein de la région Grand Est, permettrait d’édifier une nouvelle collectivité territoriale en harmonie avec le reste du territoire national.

C’est celle qui a été mise en avant par le Président de la République lors de sa visite précitée à Strasbourg. Elle fait par ailleurs l’objet d’un soutien de la part des parlementaires En Marche. Résultant d’une loi ou d’un décret, elle pourrait s’inscrire dans un calendrier resserré et apporter des économies d’échelle sans nécessairement remettre en cause l’organisation déconcentrée de l’État.
Les autres formes de coopération institutionnelle ne sont pas disqualifiées pour autant. D’une part, une entente ou une institution permettrait d’organiser une transition vers la création d’un département unique. D’autre part, le recours à un syndicat mixte offre la possibilité d’associer, de manière pérenne, d’autres collectivités hors d’Alsace, telles que le département de la Moselle dans le champ linguistique.

Les missions d’une éventuelle collectivité Alsace : compétences, expérimentations législatives et coopération transfrontalière

Si une fusion semble être la principale option permettant de donner naissance à une collectivité territoriale alsacienne, il n’en demeure pas moins qu’une simple « addition » des deux départements serait mal comprise par les élus et une partie de la population. Pour être pertinente, celle-ci devrait être la source d’un véritable projet de territoire, ancré dans un espace rhénan, national, transfrontalier et européen.
Une telle ambition pourrait se traduire, outre les compétences déjà exercées par les départements, par l’attribution de compétences nouvelles. Dans le cadre fixé par les lois NOTRe et MAPTAM, des compétences pourraient être attribuées au département unique par délégation ou par transfert de l’État ou de collectivités territoriales de niveau différent. Ensuite, le projet de révision constitutionnelle porté par le Gouvernement devrait permettre de moduler les compétences des collectivités appartenant à une même catégorie au travers d’un « droit de différenciation ».

Carte de la province d’Alsace en 1789

Enfin, le « droit à l’expérimentation », qui devrait être assoupli par la révision constitutionnelle envisagée au travers de la suppression du « verrou » de la généralisation, pourrait concourir à l’élargissement des attributions de compétences de l’entité Alsace unique.
En particulier, une gestion plus efficace des flux transfrontaliers et un meilleur accès aux services publics au voisinage de la frontière seraient susceptibles de justifier l’attribution des compétences suivantes à une entité Alsace, guidée par le principe de subsidiarité :

•    l’importance croissante des flux transfrontaliers justifierait l’exercice d’une compétence spécifique de régulation de ces flux par les collectivités frontalières ;
•    l’Alsace et la Moselle pourraient porter des politiques innovantes en matière d’enseignement et de formation, dans leur environnement frontalier et européen ;
•    un partenariat entre la région Grand Est et une éventuelle entité Alsace pour soutenir l’attractivité, le développement économique et le tourisme pourrait voir le jour ;
•    une éventuelle collectivité Alsace pourrait œuvrer pour la mise en valeur de son espace naturel et notamment de ses cours d’eau ;
•    une collectivité Alsace pourrait jouer un rôle de premier plan dans le domaine culturel.

Au-delà des compétences attribuées à une entité Alsace, la mutualisation des équipements pour accroître l’offre de services publics au voisinage de la frontière ne fonctionnera vraiment que si l’on prévoit la possibilité de dérogations à certaines normes nationales, afin de favoriser une articulation fluide avec son voisinage immédiat.

Le cheminement pour parvenir à la fusion envisagée devrait faire l’objet d’un arbitrage quant à la méthode, législative ou réglementaire (décret en Conseil d’État), et au calendrier, puisqu’il faudrait conjuguer élections locales, révision constitutionnelle et cette entreprise institutionnelle spécifique.
Si cette voie était poursuivie,

l’Alsace pourrait devenir le premier territoire porteur de la « décentralisation de projets » souhaitée par le Président de la République.

Un coup de pouce du tribunal pour Heb’di

Un coup de pouce du tribunal pour Heb’di ?

La 1re chambre commerciale du TGI de Strasbourg examinait, le 23 juillet, le dossier de la société Heb’di actuellement en redressement judiciaire.
L’avenir de la presse « libre » et non subventionnée est généralement complexe en France.
Il semblerait que nos efforts aient porté leurs fruits puisque les magistrats, a priori sensibles à la pérennité d’un média alsacien totalement indépendant, nous ont accordé un délai supplémentaire d’un mois pour finaliser notre plan de survie.

Notre équipe s’engage

Nous, auteurs, dessinateurs, infographistes, investis et convaincus par l’absolue nécessité de cette petite voix alsacienne, dissonante et libre, fourniront désormais notre travail gracieusement en attendant des jours meilleurs.
Une majorité d’entreprises, avec lesquelles nous travaillons, se sont engagées à faire de gros efforts sur les montants a nous facturer.
Un grand nombre d’annonceurs ont d’ores et déjà choisi Heb’di pour leurs annonces publicitaires et ce jusqu’a la fin de l’année. Et vous ?

Nous avons besoin de vous

 

Nous avons également  prévu de lancer une ultime campagne de dons « 100% remboursée si le plan  échoue »  qui témoignera de la force de conviction des Alsaciens pour sauver leur journal.Outre les dons, nous organiserons une vente de T-shirts et mettons en place des abonnements de soutien qui seront intégralement remboursés si l’activité de Heb’di devait s’arrêter le 20 aout. Ce que nous n’osons même pas imaginer.

Aidez-nous à rester libres et vivants !

Pour un don simple CB ou chèque (somme intégralement remboursée si le tribunal ne devait pas autoriser la poursuite d’activité au-delà 20 aout)




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– Pour un T-shirt « Heb’di »  au « tarif de soutien » de 35 euros – CB ou chèque, (si le Tribunal ne devait pas autoriser la poursuite d’activité au-delà du 20 août vous serez intégralement remboursé à moins que vous souhaitiez conserver le Tshirt collector, un catalogue vous sera envoyé pour le choix des tailles, motifs et couleurs)


Un catalogue vous sera envoyé


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Pour un abonnement de soutien  + un T-Shirt Heb’di à partir de  50 euros par CB ou chèque (somme  intégralement remboursée si le tribunal ne devait pas autoriser la poursuite d’activité au-delà du  20 aout – un catalogue vous sera envoyé pour le choix des tailles, motifs et couleurs)


Formules



Pour  un don déductible  à 66 % des vos impôts ( à 60 % pour les entreprises) :

Cliquez ici

L’équipe et Heb’di vous remercie de tout cœur et ….

Que Vive la Liberté de la Presse !!!

( Chèque à l’ordre d’Heb’di, 10 rue de Luxembourg 67 610 – La Wantzenau, sauf pour les dons défiscalisé : Spiil/Heb’di, 10 rue de Luxembourg 67 610 – La Wantzenau)

Trois fois rien !

Lundi : C’est peut-être un détail pour vous

Les boules

Homme pour l’état civil, un Finlandais né femme est devenu le premier transgenre du pays à accoucher (…) « Le bébé pesait près de 4 kg et mesurait 53 centimètres » à sa naissance, il y a quinze jours”

Les médias locaux nous rappellent que l’homme avait légalement changé de sexe en 2015 après plusieurs années de traitement à la testostérone. Finalement, il avait décidé d’essayer d’avoir un enfant avec son mari avant de franchir le pas de la chirurgie du changement de sexe.

« Est-ce que je veux que la société me dicte ce que je peux faire de mon corps et de ma vie ? Rien ne peut m’arrêter. Je suis un homme libre », avait affirmé lors de sa grossesse l’homme transgenre dans un entretien avec le plus grand quotidien finlandais Helsingin Sanomat. (…) Il prévoit de se faire appeler “papa” par son enfant, dont le sexe n’a pas été révélé et qui recevra une éducation non-genrée. Son mari, assigné homme à la naissance, ne veut pas s’identifier à l’un ou l’autre sexe.”

Quand ils auront 5 minutes, ces “hommes libres” pourront éventuellement demander à l’enfant ce qu’il en pense…

L’eau ça mouille.

En une du Parisien : “Comment la grève bouscule votre quotidien”. Tout un article pour décrire comment la grève des cheminots bouscule nos habitudes et combien ça nous énerve et comment nous faisons pour nous en sortir.

Merci, Le Parisien, sans toi on ne saurait pas. Cet été, on compte sur toi, Le Parisien, pour nous expliquer ce qui nous arrive quand il fait chaud. Je prends les paris : on a chaud, on a soif, on cherche l’ombre et on achète Le Parisien pour voir si on transpire. Merci, Le Parisien.

Allô bobo

Plus de 1000 cas d’agressions ont été rapportés en 2017 par le Conseil national de l’Ordre des Médecins. Les médecins généralistes et les femmes sont les premiers à subir cette violence, qui est le plus généralement verbale, et qui débouche dans 38% des cas sur un dépôt de plainte.

Pour la seconde année consécutive, le nombre d’agressions contre des médecins atteint un record et franchit même la barre symbolique du millier d’incidents recensés, selon une étude publiée par le Conseil national de l’Ordre des Médecins. Ce sont ainsi 1035 praticiens qui ont subi une agression en 2017, contre 638 en 2003, année de la première édition de ce rapport.

Tout va bien, on vous dit.

Des tas de mensonges d’Etat

Stéphane Troussel, président socialiste du département de la Seine-Saint-Denis, a pointé les fortes insuffisances de la politique de la ville du gouvernement. « Il y a des contradictions entre les discours et les actes. Quand le président de la République parle des quartiers populaires, très franchement, je pourrais presque signer son propos. (…) Mais entre ce discours bon et bienveillant » et la réalité, « il y a un certain nombre d’actes qui sont en contradictions » note le socialiste.

Selon Stéphane Troussel, les choses sont graves :

Le gouvernement entrave notre capacité à mettre en œuvre les objectifs qu’il a lui même énoncés. C’est en cela que j’ai parlé de mensonge d’état ces derniers jours, car sur ces questions, il y a des sommes affichées depuis des années par des plans successifs et il y a les sommes effectivement dépensées. On est loin du compte et de la réalité. Dans un certains nombre de quartiers populaires et de banlieue, on demande simplement un traitement à égalité de l‘ensemble du pays”

Le président PS de la Seine-Saint-Denis prend pour exemple le cas de son département : « Un organisme HLM comme le mien, qui a 15 projets de rénovation urbaine à mener, 600 millions de travaux à déployer (…) se fait ponctionner par le gouvernement de 11 millions d’euros par an. » Etc, etc… C’est la même rengaine pour les hôpitaux, la prise en charge de l’autisme, les pensions de retraite…

Les médias sont là pour les annonces, jamais pour la mise en œuvre. C’est pas intéressant. Forcément, puisqu’il n’y a rien. Ou presque.

Dégoûts des eaux

Une nouvelle thérapie est en marche. Dans les sous-sols de Paris, des égoutiers prélèvent une eau riche en phages, des virus tueurs de bactéries. Ils viennent d’être expérimentés à l’hôpital de la Croix-Rousse, à Lyon, pour soigner des patients souffrant d’infections résistantes aux antibiotiques.

Ce n’est peut-être rien pour vous, mais pour les malades ça veut dire beaucoup. Et on ne parle pas assez de ces chercheurs qui, la plupart du temps sous-payés, œuvrent dans l’ombre et font des découvertes formidables. Et personne, quasiment, n’en parle.

Enfoirés

L’UFC-Que Choisir a accusé EDF de faire payer aux Français des « surcoûts faramineux » sur leur facture d’électricité.

Les abonnés au tarif réglementé de vente chez EDF auraient supporté un surcoût moyen de 71 euros par consommateur entre 2012 et 2016, quand les clients des fournisseurs alternatifs ont vu leur facture gonflée de 109 euros par ménage.

S’il y a du jus, c’est qu’il y a des courges à presser… Z’étiez pas au courant ?

 

Un train qui partira à l’heure !

Sans papier

Presstalis a décidé de prélever 25% de l’argent des ventes de tous les journaux sur leur chiffre de décembre 2017. Sans prévenir, mettant en danger au moins une centaine de titres. Explications de l’Observatoire du Journalisme :

Les petits éditeurs de presse étranglés par les ponctions de Presstalis. Si les gros journaux n’y voient pas trop de problèmes en raison du risque que fait peser une éventuelle faillite de Presstalis sur la filière, pour les petits, un quart des recettes, ça représente 20 à 25.000 €, une somme énorme. Philippe Loison, président du Syndicat de l’association des éditeurs de presse, s’émouvait par courrier recommandé de cette décision brutale, assurant qu’elle allait « provoquer la cessation de centaines de titres et la disparition immédiate de plusieurs dizaines d’entreprises de presse ». Il s’en prenait notamment à la gestion interne de Presstalis : « nous devons imaginer que tous recevront leurs primes de fin d’année, leurs treizième voire leur quatorzième mois de salaire, tandis que nos confrères seront dans l’incapacité de payer les salaires de décembre de leurs collaborateurs et d’eux-mêmes, ni de régler leurs fournisseurs. »”

Cette idée lumineuse vient, pour ne pas changer, des crânes d’œufs qui gouvernent notre beau pays de cocagne fiscale, qui ont imaginé cette nouvelle taxe supplémentaire de 2,25% afin de sauver Presstalis. Du coup les journaux se sont organisés en “Collectif des Canards Plombés“: « (…) après avoir ponctionné 25% de nos recettes, Presstalis entend nous imposer, avec le soutien du gouvernement, une nouvelle taxe de 2,25% sur les ventes de nos titres. Cette ponction sur nos recettes aboutira à la disparition de milliers de titres de presse indépendants lus par des millions de lecteurs fidèles en France ».

Dans Mediapart, le journaliste Schwartzenberg accuse :

L’affaire Presstalis tourne au scandale d’État : « la direction de Presstalis, ses administrateurs à savoir Le Monde, Le Figaro, Le Canard Enchainé qui ont conduit l’entreprise à la faillite veulent que l’État finance leur reconversion numérique. L’affaire se résume ainsi: le Figaro et, dans une moindre mesure Le Monde, sont convaincus que le papier va disparaître à échéance de trois ans car ils ne sont pas capables, à défaut de la relancer, de la faire survivre. Pour gérer cette fin, les groupes de presse qui contrôlent Presstalis ont obtenu l’accord de principe de l’État pour qu’il accorde une dotation exceptionnelle de 160 millions d’euros ».”

Pour ceux qui ne s’en sont (et Dalida) pas encore rendu compte, faire vivre un journal local n’est vraiment pas de la tarte. On croit que c’est facile, mais ça ne l’est pas. Un journal local, c’est l’incarnation de la liberté, des libertés : de penser, de dire, de crier, de montrer. Ceux que l’ont qualifie de “grands titres de presse”, en général à couverture nationale, ne sont, malheureusement, que les porte-voix d’intérêts qui n’ont pas grand’chose à voir avec l’expression libre d’une pensée libre. Ils servent la soupe à des structures dont la vocation première et principale est de faire de l’argent, de la thune, des placements juteux, la seconde étant de nous anesthésier.

Ils invoquent la liberté de la presse qu’il s’empressent de fouler au pied dès lors qu’elle libère des concurrents. Ils tirent leurs revenus et leur gloire de leur dépendance financière. N’oublions pas que tous les organes de presse, notamment la PQR** qui porte de mieux en mieux son nom, sont “possédés” par des groupes bancaires ou industriels. Cela signifie que le salaire de ceux qui portent le titre rarement justifié de “journalistes” dépend directement du degré d’allégeance au proprio du journal. Ça donne une idée de leur indépendance, condition sine qua non de leur liberté.

On ne mord pas la main qui vous donne à manger, mais on se mord volontiers la queue.

 

*NMPP pour Nouvelles messageries de la presse parisienne : société commerciale de messagerie de presse chargée de distribuer des imprimés à travers un réseau de points de vente et de participer à la diffusion de la presse écrite. Elle est devenue Presstalis en décembre 2009.

**PQR pour Presse quotidienne régionale

(crédit photo cbnews)

Lundi : Du pain sur la planche !

J’vous l’mets quand même?

Version officielle (du Ministre de l’économie) :

Il n’y aura pas de nouvel impôt en France pendant le quinquennat, je m’y engage“.

Mais, les français risquent tout de même d’être soumis à un nouvel impôt local cette année : la taxe inondation. Selon la loi de Modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles (loi MAPTAM) du 28 janvier 2014, les intercommunalités se sont vues confier depuis le 1er janvier 2018 la compétence de la “Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations” (Gemapi), qui incombait jusque-là à l’État. Autrement dit, les 1.266 établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) vont devoir gérer la prévention des crues et inondations, via l’entretien des digues et des cours d’eau.

Combien le contribuable va-t-il payer ? L’État a institué un plafond de 40 euros par personne et par an, mais chaque intercommunalité décide de son tarif. Une somme qui sera ajoutée à la taxe d’habitation ou la taxe foncière.

Il paraît que le cours de la vaseline est en forte hausse…

Heures sombres

Il a employé le mot “délibérément”: conseiller régional PS d’Ile-de-France, Julien Dray a dit craindre des “rafles” dans les centres d’accueil. “Je sais ce que ça veut dire quand on va donner la possibilité aux services de descendre dans les centres de migrants. Aussi dur que le mot soit, ça apparaîtra comme cela“, a assuré le potentiel candidat à la tête du PS.

Si Dray, qui prétend choisir ses mots et les assumer, pouvait consacrer ne serait-ce qu’une minute de son temps médiatique à la réponse à ces trois questions :

DéMacroncie

Marianne nous apprend que Macron et son équipe vont diminuer le temps d’antenne des candidats opposés à l’Union Européenne :

Le gouvernement se prépare à modifier les règles du temps de propagande dans l’audiovisuel public pour les élections européennes. Surprise, LREM sortirait grand gagnant de la réforme, avec une augmentation de 155% du temps d’antenne ! A l’inverse, Jean-Luc Mélenchon et ses Insoumis perdraient de nombreuses minutes… Ça ne changera pas la face des élections européennes, mais c’est un bien mauvais tour que la République en Marche (LREM) s’apprête à jouer à l’opposition. De façon très discrète, le gouvernement se prépare à… augmenter son temps d’antenne pour ce scrutin, et à diminuer, par ricochet, celui de l’opposition parlementaire. Jean-Luc Mélenchon et ses Insoumis seront tout particulièrement touchés par cette réforme, qui sera discutée en commission des lois à l’Assemblée nationale le 17 janvier prochain.”

(avant le conseil des ministres dans le salon Murat de l’Elysée, photo©Chatsam)

Vous, je ne sais pas, mais moi je commence sérieusement à avoir les jetons. Après le projet de loi contre les soi-disant fake-news, la restriction du temps de parole des anti-idôlatrie européiste, que vont-ils encore nous infliger ? Une liste négative de ce que l’on n’a pas le droit de penser ? Une liste positive de ce que l’on a le droit de penser ? La création d’un Ministère de la Bonne Pensée ? Des centres de rééducation pour les mauvais penseurs ? Une Légion d’Honneur du Bon Penseur ?

 

La judiciarisation de la pensée est En Marche !

Alleluia !

Il parle !! Emmanuel Besnier (Lactalis) parle !

Il était temps, parce qu’il marchait déjà depuis un moment ! C’est plutôt dans le journal du Grosmanche qu’il aurait dû avoir sa place !

Patatras !

C’est une information de nature à battre en brèche les idées reçues : la consommation d’alcool et de tabac connaît une baisse importante en Russie. La ministre russe de la Santé Veronika Skvortsova a annoncé mardi, durant le forum Gaïdar à Saint-Pétersbourg, que la consommation d’alcool avait diminué de 80% par habitant au cours des cinq dernières années. La consommation de tabac a, elle, chuté de 22%.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la consommation annuelle serait de 12,2 litres par habitant, ce qui place la Russie derrière la France ou encore l’Allemagne.

Quand on vous dit que tout fout le camp…

 

Catalogne : un exemple plein d’enseignements

On adore ce coin, on aime aller s’y ressourcer, humer l’iode et vivre le rythme et l’ambiance espagnoles. Quand on a senti depuis des années, la région passer au catalan dans les écoles, les noms de rues, les prospectus, cela ne nous a pas choqués, ni déstabilisés car on sentait bien combien c’était important pour les gens. Et puis, nous, alsaciens, nous avons aussi notre histoire, notre passé entre Allemagne et France et l’intégration forcée en changeant “langue et cultures régionales” (pour conserver et faire vivre notre parler “alsacien” et notre double culture) et en mettant à la place le “bilinguisme français-allemand” qui n’avait plus rien de commun avec la vie réelle au quotidien dans nos villages ruraux …et l’alsacien !
Alors, la revendication indépendantiste a suivi le régime d’autonomisme qui a été rogné au fur et à mesure des années par le pouvoir central (conservateur de droite) madrilène. Le Pays Basque a déposé les armes et obtenu un régime autonome intéressant. La Catalogne n’a jamais pris les armes (depuis l’après Franco) et son régime autonome n’a pas les mêmes règles qu’au Pays Basque. Ainsi, le parlement catalan ne peut pas prélever les impôts pour développer la région avec un versement contractuel annuel à l’Etat espagnol. Cela réduit sérieusement le pouvoir décisionnel sur pas mal de projets. Et comme c’est une région qui a su se dynamiser à nouveau, elle participe largement au budget national, mais avec peu de ristourne…Et puis il y a l’histoire : la Catalogne a combattu jusqu’au bout le franquisme, c’est une terre républicaine, imprégnée de libertés. C’est pour cela aussi qu’on s’y sent si bien…
Les élections du parlement catalan ont lieu tous les 4 ans. En septembre 2015, les indépendantistes ont obtenu la majorité et ont formé un gouvernement qui négocia plus d’autonomie avec d’autres règles de gouvernance avec le gouvernement central madrilène. Le Parti Populaire (droite conservatrice) au pouvoir avec Rajoy veut faire plier Barcelone et mettre au pas le parlement catalan. Sans rentrer dans les détails, le ton monte, Rajoy diminue encore les pouvoirs catalans et cela devient un combat où l’indépendance s’invite dans les perspectives. Le président du parlement catalan, Carles Puigdemont appelle donc à un référendum sur l’indépendance en octobre 2017. Les images re transmises à travers le monde nous ont montré le visage répressif du gouvernement Rajoy : des citoyen-ne-s qui allaient voter pacifiquement se font jeter au sol, frapper par les forces de police nationale pour empêcher ce référendum. Selon les résultats obtenus, le président catalan officialise la déclaration d’indépendance. De suite, il est destitué, des membres de son gouvernement jetés en prison, le parlement est dissous par Madrid et de nouvelles élections programmées le 21 décembre 2017. Le président Puigdemont pour échapper à la prison se réfugie en …Belgique.
Finalement, les partis indépendantistes-autonomistes décident malgré tout de se présenter à ces nouvelles élections anticipées de deux ans afin de permettre à leurs partisans de voter. Le Parti Populaire de Rajoy pense ainsi reprendre le pouvoir en Catalogne, imposer la loi centrale et museler toute opposition. En attendant les élections, la région est mise sous tutelle du gouvernement de Madrid.
Les élections ont lieu ce jeudi 21 décembre avec des candidats en exil ou en prison comme le vice-président du parlement catalan, Oriol Junqueras…et une nouvelle égérie de 36 ans du parti centre droit, Ciudadanos qui se présente comme une alternative pour revenir au calme dans cette région (style Macron au féminin). Mais les catalans ne sont pas dupés. Au soir des élections, si la liste de Inès Arrimadas (Ciudadanos)  avec 26% des voix et 36 sièges arrive en tête, elle est talonnée par le parti indépendantiste de Carles Puigdemont qui obtient 34 sièges. Les indépendantistes, rassemblés (ERC, Junts, Cup), obtiennent la majorité absolue des sièges (70 sur 135) et peuvent donc retrouver le pouvoir au parlement catalan comme avant la dissolution par Madrid. Une claque immense pour le gouvernement Rajoy (Parti Populaire qui obtient… 3 députés !!!). Il pensait régler le problème catalan par la force, le pouvoir imposé et il se retrouve complètement décrédibilisé, en ultra minorité quasi inexistant, et sans plus aucun pouvoir ou marge de manœuvre. Même économiquement : il a essayé de fragiliser l’économie catalane avec des sièges d’entreprises qui ont quitté la Catalogne en attendant le vote et malgré leur porte-parole, la libérale Inès Arrimadas, rien n’a été dans ce sens. La victoire est donc lumineuse et les couleurs jaunes vont fleurir à travers les régions catalanes au nombre de 4 : Barcelone (85 députés), Gerone (17), Lerida (15), Taragone (18). Il faut aussi préciser que les élections se font au suffrage universel et au scrutin proportionnel (règle d’Hondt). Et pointer du doigt que le gouvernement central de Rajoy a placé ces élections un jeudi, jour travaillé, espérant peut-être une moindre mobilisation. Mais c’était compter sans la détermination des catalans qui au contraire se sont déplacés encore plus massivement qu’en 2015 avec 82% de participation. Là encore une sacré claque !
Et maintenant ?
Le gouvernement catalan a été élu légalement sur ordre de Madrid avec un résultat identique à 2015 et que Rajoy ne pourra pas contester cette fois-ci. Il aura du mal à mettre en prison Carles Puigdemont s’il revient à Barcelone pour présider le parlement nouvellement élu. Il devra aussi libérer Oriol Junqueras, l’ex-vice président mis en prison…ainsi que d’autres membres du parlement emprisonnés.
Les catalans se sont donc exprimés encore une fois et de façon cohérente dans la continuité. S’ils ne sont pas toutes, tous indépendantistes, ils-elles ne revendiquent pas moins plus d’autonomie, avec des nouvelles règles et plus de pouvoirs. Légalement élus une nouvelle fois, Rajoy n’a plus de marge de manœuvre et quelque part, l’Europe de la Commission Européenne doit prendre acte de ce vote.
Cela élargit aussi notre réflexion concernant d’autres régions européennes. Nous avons bien vu l’élection au Conseil Corse d’une majorité autonomiste. Nous connaissons aussi la valeur forte régionale en Alsace, mais avec des règles et fonctionnement à changer en profondeur. On a aussi l’Ecosse, la Flandre, la Lombardie, …les Chtis, les Occitans, les Bretons, ….Bref, on voit bien qu’on ne peut pas réduire au silence, d’aucune façon, les aspirations des peuples des régions à forte identité. Une Europe des Régions, fédérale, a toujours été dans les projets politiques de certains partis (minoritaires). Mais le temps fait son affaire, les constats des politiques menées nationalement avec une représentativité élitiste et non pas représentative proportionnellement ont amené pas mal de personnes à revoir la gouvernance. Le désir de relocaliser les pouvoirs et les décisions est de plus en plus forte et en opposition avec une mondialisation qui détruit tout : démocratie, pouvoirs, relations humaines, …
Le temps est à intégrer CES changements, pas ceux qu’on veut nous présenter comme nouveaux alors qu’ils datent d’un autre temps !
L’avenir n’est pas écrit…
La Catalogne nous l’a bien démontré.
Christian Weiss

De Notre Dame des Landes au GCO, chère ZAD !

« En relation étroite avec le président de la République, le gouvernement a pris sa décision : je constate aujourd’hui que les conditions ne sont pas réunies pour mener à bien le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Un tel projet qui structure territoire pour un siècle ne peut se faire dans un contexte d’opposition exacerbée de la population. 

Les grands projets récents se sont réalisés malgré les oppositions locales car porté par la population. Notre-Dame-des-Landes, aujourd’hui, c’est l’aéroport de la division. Le projet de Notre-Dame-des-Landes sera donc abandonné », nous apprend Le Monde.

Une victoire des Zadistes ?

Les Républicains et une partie de la droite crieront naturellement à la victoire de l’occupation illégale, des Zadistes. « Si on abandonne Notre-Dame-des-Landes, les zadistes auront gagné », criait Laurent Wauquiez.

Les faits et la première impression lui donnent raison. L’occupation aura eu le mérite de freiner un dossier, un chantier, et de permettre des débats parfois houleux.

N’oublions pas les drames liés à cette occupation. Ses blessés, son mort.

Posons-nous la question de savoir si la fin de partie n’ouvre pas la voie à un militantisme fait de rassemblements d’individus autour de causes par nature éphémères.

Un dossier idéologique ou écologique ?

Le front du refus va festoyer. Un sirop de sureau gazéifié naturellement ou un chouchen bio réjouiront sans doute les anti-NDL. Au-delà de la victoire idéologique des occupants, on notera que le temps consacré à la lutte aura persuadé au final l’Etat que ce dossier n’apportait rien à l’équipement du Grand Ouest et que les budgets alloués se devaient d’aller à l’extension des autres aéroports régionaux.

En attendant l’augmentation du prix du kérosène et donc du transport aérien, il n’est pas dit que cette victoire, supposée idéologique, soit écologique !

Victoire démocratique ou militante ?

L’autre question porte sur la qualification de la victoire. Celle-ci est militante puisqu’on le rappellera, bien que décrié, un référendum avait mobilisé plus de 50 % du corps électoral et vu la victoire du « oui » à 55 %.

Pour le coup, le respect de la démocratie en prend un coup, au passage. On est bien dans l’ère des minorités agissantes… Des quoi inspirer les opposants au GCO installés dans leur ZAD en attendant une autre ZAD, contre le Grand Est, cette fois-ci !

#Balancetonaeroport

Voilà en tout cas le dossier de la Zad de Notre Dame des Landes clos. On aimerait connaître le coût de cette tragi-comédie pour le contribuable : le coût des études, le coût du référendum, le coût de la mobilisation des forces de l’ordre, le coût de la remise en état et sans doute le dédommagement à prévoir pour l’opérateur qui devait assurer sa construction.

Cet argent, façon palettes, il est parti en fumée.

 

(crédit photo©Romain Bréguet)

Merkel sans gouvernement : le sort s’acharne contre Angela

Mercredi : Laissez-vous aller, l’État s’occupe de tout

Moins de députés et de sénateurs : oui mais !

On le sait, la réduction du nombre de députés et de sénateurs est à l’ordre du jour. Florent Bachelier, Questeur à l’Assemblée Nationale évoque en outre la possible réduction d’un tiers du nombre de députés dans le cadre de la réforme constitutionnelle souhaitée par Emmanuel Macron.

Bien sûr, la colère envers nos élus fait que nous sommes a priori d’accord. Cependant, comment ne pas voir ici la volonté de « présidentialiser » le régime, de renforcer le pouvoir du Gouvernement, d’éloigner encore plus les députés des concitoyens et d’en faire les élus de leurs grand partis parisiens plus que de leur territoire ?

De quoi affaiblir encore un peu l’Alsace, non ?

Accident de TGV à Eckwersheim : Qui sont les coupables ?

Claude Lienhard, l’avocat des victimes déclare :

À bord de ce train d’essai, vous aviez des techniciens de la SNCF et des invités qui n’avaient aucune idée qu’ils étaient exposés à un risque. On a méconnu le danger. Les causes de l’accident aujourd’hui sont connues parce qu’on a un rapport du BEA [BEA-TT : Bureau d’enquêtes sur les accidents de transport terrestre], un rapport d’experts accablant qui vient d’être déposé. Ce train d’essai allait trop vite et on a freiné trop tard parce qu’on n’a pas pris les précautions nécessaires. Les invités, des familles, des enfants, des personnes ont eu un sentiment de trahison parce qu’ils ont été exposés à quelque chose qui n’aurait pas dû être ”

Pour lui, une mise en examen de la SNCF s’impose.

Fichés S, les maires d’Alsace savent-ils ?

« Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve exclut de transmettre les noms des fichés S de leurs communes aux maires, dans un entretien au JDD. Certains, comme Gérald Darmanin, maire de Tourcoing, le demandaient pourtant. «  Le maire doit être informé de ce qui se passe sur sa commune, déclarait récemment M.Darmanin à Nord Éclair. Lorsque nous embauchons du personnel en accueil, en Ehpad, en crèche… il est impossible pour nous de savoir si la personne que nous recevons est poursuivie ou non par la police. Ce n’est pas normal », apprend-t-on chez France 3 Hauts-de-France.

Assez pour s’interroger si ces maires qui disent « avoir des informations » sont des menteurs…

À Heb’di, on imagine bien un maire aller chez un fiché S et lui dire « Bon, on m’a dit que vous étiez fiché S, je dis ça, je dis rien, mais soyez sage »!

Et téléphone maison !

Après le drame du sapin, c’est une boule qui fait frémir l’Alsace :

Un corps céleste de petite taille a débarqué dans l’atmosphère terrestre à grande vitesse, laissant derrière lui une magnifique traînée de toutes les couleurs ”

Et non, ce n’était pas une visite des hommes verts pour le Christkindelmärik !

Les pompiers du Grand Est plus agressés

Le Grand Est – non pas la région – mais l’espace serait propice aux agressions de pompiers en service. Pour apprendre cela, on n’a pas lu la presse alsacienne mais l’Union…

Allez, laissez-vous aller, l’État veut votre bonheur, la région aussi 😉

 

Politique du logement : Carton rouge pour le gouvernement

Ce mardi 17 octobre, ils étaient près de 600 personnes (syndicats, associations d’aide sociale, locataires du parc HLM, représentants du secteur de la construction, élus locaux, membres de la CGT et militants Insoumis) à se réunir place Kléber. Des centaines de cartons rouges ont été brandis pour exiger le retrait de l’article 52 du projet de loi finances 2018, dont la discussion avait débuté la veille. Deux jours plus tôt, des rassemblements du même acabit avaient eu lieu à Paris, Nantes, Toulouse… Ce fameux article 52 est le point névralgique des discussions depuis quelques semaines. L’une de ses principales dispositions, est, rappelons-le, la baisse programmée des aides APL et des loyers HLM pratiqués par les bailleurs sociaux.

Des économies, toujours des économies

En témoigne l’extrait suivant dudit article, les motifs de la réforme sont avant tout économiques :

« Le Gouvernement entend ainsi réduire la dépense publique associée à la politique du logement tout en améliorant ses résultats. La réforme portée par le présent article prévoit ainsi une réduction de 1,7 Md€ du montant des aides personnelles au logement tout en préservant le pouvoir d’achat des allocataires et en améliorant l’accès au logement des plus modestes »

Des internautes en ébullition

Dans les faits, 6,5 millions de locataires vont perdre 5 euros d’APL à partir d’octobre, puis 8 à 10 euros dans un an. A destination des nombreux condescendants qui se permettent de déclarer sur Twitter que 5 euros, ce n’est pas grand-chose (cf. Mme la députée LREM Claire O’Petit : « Si à 18 ans, vous commencez à pleurer pour 5 euros, qu’est-ce que vous allez faire de votre vie ? »), les internautes se sont amusés à lister tout ce qu’il est possible de se procurer avec cette somme. Entre autre : 5kg de pâtes, 10 steaks hachés ou encore deux repas aux CROUS, ou bien un livre d’occasion… etc.

En fait, rien qu’un petit tour sur Twitter nous révèle une haine généralisée des pauvres et une incompréhension totale de la misère (bah oui, puisque 5 euros c’est vraiment rien du tout). De quoi être on-ne-peut-plus fier de l’espèce humaine.

On ne résiste pas à vous partager une délicieuse boutade trouvée sur le site de l’Obs :

Un coup de gueule général et partagé… pour différentes raisons

Dans ce fameux article 52 du projet loi finance 2018, il est rappelé que les prix du parc social public ont augmenté, les chiffres de l’INSEE à l’appui : le taux d’effort des locataires pour payer leur loyer aurait augmenté de 3,9 points dans le logement social. D’où la disposition d’une baisse des loyers du parc social. Certes. Mais…

Cette diminution des loyers sociaux pose problème aux militants de Droit au logement comme aux patrons du BTP : cet argent qui était réinvesti dans la construction et la rénovation de HLM (entretien, réhabilitation thermique, encadrement humain et missions sociales), permettant ainsi le bon fonctionnement d’un business assez lucratif se fera manquer. Surtout que le projet de loi ne prend pas de disposition pour le parc privé, dont les chiffres sont tout aussi exorbitants. Sur Strasbourg, l’Office Public de l’Habitat estime qu’une baisse de 75% de la production de nouveaux logements HLM est à prévoir. Conséquences en cascade : moins de nouveaux chantiers, moins de création de travail, difficultés pour les entreprises locales…

Voilà pourquoi tous les acteurs de la filière construction avaient signé une pétition ensemble en marge du rassemblement.

Trêve hivernale en approche

Le sujet est d’autant plus sensible que la trêve hivernale arrive bientôt (elle débute le 1er novembre et se termine en mars), et, à son approche, comme toujours, les expulsions locatives se multiplient.

La fondation de l’Abbé Pierre n’a de cesse d’avertir d’une hausse de ces expulsions, pourtant la dernière étape d’un long processus administratif. Parmi les nombreux chiffres que l’organisation transmet, on peut retenir qu’en 10 ans, les expulsions effectives avec concours de la force publique ont augmenté de 41%, et que 83% des personnes contactant la plateforme de prévention des expulsions sont dans une situation de logement très précaire due à une perte d’emploi, une séparation, un problème de santé ou un surendettement (on vous avait parlé récemment de Sylvie, habitante de Horbourg-Wihr aimablement invitée à plier bagages par la gendarmerie municipale).

Depuis mardi, les députés examinent le projet de loi Finances dans l’hémicycle. Les débats à l’Assemblée nationale se dérouleront jusqu’au 3 novembre.

Ici, à Heb’di, on se fera un plaisir de suivre le joyeux bazar des discussions parlementaires, avec autant de sérieux et de modération que nos chers députés (c’est-à-dire pas beaucoup).

RoSaLiE.

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