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Alsace vs Grand Est : Valérie Debord … La kitsch lorraine

Valérie Debord, cette inconnue

Commençons par la protagoniste : Valérie Debord ! L’élue aujourd’hui de droite commence sa carrière au CELF, le Collectif des étudiants libéraux de France, proche de l’UDF. Elle sera présidente des Jeunes UDF.

Sa carrière toujours la mène à l’UMP en 2002. Elle est aussi membre du Siècle. Chevalier de la Légion d’Honneur (on n’a pas trouvé pourquoi), elle est vice-présidente du Grand-Est sous Philippe Richert et sous Jean Rottner.

Si certains la voient président du Grand Est lors d’une alternance entre alsaciens et lorrains, elle est surtout à ce jour président du Groupe Majoritaire. Un groupe qu’elle a tenté d’entrainer dans un communiqué contre le mouvement autonomiste Unser Land.

« La République est une et indivisible et nous dénonçons cette volonté de division et de partition marque de fabrique d’un parti politique qui s’est maintes fois écarté des valeurs humanistes que nous souhaitons incarner » mentionnait le texte évoqué dans les DNA.

A nous faire regretter Nadine Morano

« Interpellés par la tapageuse campagne d’affichage du parti autonomiste Unser Land, les élus du Groupe de la Majorité Régionale tiennent à exprimer leur indignation face à l’association visuelle de la Collectivité régionale du Grand Est à une opération promotionnelle aux visées clairement autonomiste » évoquait un autre extrait transmis à la rédaction.

Elle nous ferait presque regretter Nadine Morano qui, elle, était venue manifester contre l’ACAL, place de Bordeaux !

La kitsch lorraine

Grosso modo, on aura compris que la kitsch lorraine ne comprend rien à l’Alsace et qu’elle répondait là à une « commande » de la team Rottner. La famille Brandalise et Jean Rottner en tête ? Qui sait !

Tentée de faire signer son appel, elle se serait heurtée au refus de quelques élus alsaciens dont la liste fut naturellement transmise rapidement au cabinet.

Un ancien élu régional contacté par nos soins réagit de la sorte : « En appeler à une élu lorraine pour appeler à calmer les alsaciens, voilà qui dénote d’un haut degré de psychologie. A moins que, comme lors des affaires Kieffer et Mérabet, on ait voulu l’envoyer au massacre ».

Il faut dire que Valérie Debord rêve toujours d’être présidente ! Certes les alsaciens qui croient au Grand Est, les champenois et quelques mosellans ne le voient pas ainsi.

« Je commence à être très inquiet pour lui et sa capacité à gagner les régionales »

Certes aussi, le patron des Républicains du Bas-Rhin, le député Laurent Furst, a jeté un froid : « Je commence à être très inquiet pour lui et sa capacité à gagner les régionales. Son retournement de veste sur l’Alsace et sa position assez négative sur la collectivité alsacienne à statut particulier causeront un jour des dégâts collatéraux » pouvait-on lire dans les Chuchotements.

Une manière d’annoncer un risque de défaite !

Touche pas à mon logo

Dernière gaffe ! L’assignation d’Unser Land par la région Grand Est, dont le siège est situé à… Metz.

Un bel article signé Rue 89 Strasbourg : « Quelle drôle d’idée a piqué une poignée de chefs du Grand Est ? Alors que le rapport du préfet sur une possible évolution et fusion des deux départements alsaciens (Haut-Rhin et Bas-Rhin) est attendu pour « la fin du printemps », soit en théorie mercredi 20 juin à minuit, les esprits s’échauffent chez quelques dirigeants politiques. Ils viennent de donner une belle occasion au parti régionaliste alsacien Unser Land de se victimiser » écrivent nos confrères.

Assumer l’idée que le siège opérationnel de la région n’est plus en Alsace. Les régionalistes ne s’attendaient pas à un énième cadeau.

 

 

Le lundi au soleil

Le Grand Est sans la Lorraine ?

Dans la suite du feuilleton de la réforme territoriale, c’est un média lorrain qui fait bouger les choses, ou qui tente de le faire en tout cas :

Le Président du Groupe BLE Lorraine, Monsieur Thomas Riboulet, a dernièrement conduit la délégation lorraine qui été reçue en l’Hôtel de Préfecture à Strasbourg par Monsieur Jean-Luc Marx, Préfet de la Région du Grand Est et Préfet du Bas-Rhin, dans le cadre de ses consultations sur l’avenir institutionnel de l’Alsace et désormais de la Lorraine. Monsieur le Préfet doit en effet remettre d’ici fin juin un rapport sur la question à Monsieur le Premier Ministre. (…) La synthèse des travaux de réflexion menés par le Groupe BLE Lorraine au sujet de l’avenir institutionnel de la Lorraine et de l’Alsace a été remise en main propre à Monsieur le Préfet”

Bon, les revendications régionales ne sont plus l’apanage des seules formations politiques et cette idée de conseil unique nous rappelle vaguement quelque chose… « Monsieur le Préfet s’est montré très à l’écoute et a pris bonne note, particulièrement au sujet de la possibilité de fusionner les quatre départements lorrains pour former une collectivité unique de Lorraine. »

« Un bout de moi est resté là-bas »

Les DNA, à travers le témoignage d’une alsacienne, évoque une guerre qui n’est pas si loin de nous :

« Gueules cassées, yeux crevés, jambes amputées… », c’est une tout autre gestion des urgences que Marie découvre l’été dernier lors de cette première mission pour MSF.”

L’action de la jeune femme nous réconcilie un instant avec notre conscience et soulage certainement un petit peu notre culpabilité  : « Des journées de 15 h, en plein ramadan, enfants victimes de mines, belligérants des deux camps… tout y passe. La menace de Daech est omniprésente. Mais on ne porte pas de jugement. C’est plus un sentiment de « colère » et d’« injustice » qui prédomine ». Vu d’Alsace, c’est un engagement qui force le respect, au-delà des positions politiques sur l’interminable conflit.

Marie forme aussi des infirmières irakiennes. Les échanges sont riches, les émotions intenses. Elle se sent utile, en accord avec elle-même. Mais le retour au bout de trois mois est compliqué. Des cauchemars, des insomnies. « Un bout de moi est resté là-bas », remarque-t-elle. Raison pour laquelle elle vient de répondre favorablement à un nouvel appel. Marie repart ces jours-ci, pour Gaza cette fois.”

Elle partira avec un petit bout de nous, aussi… Une belle leçon d’humanité ou d’humanisme.

Les pieds dans l’Archipel

Sans vouloir les mettre dans le plat, on vous parle des deux mastodontes de la basket qui ont choisi de s’installer dans le nouveau quartier d’affaires du Wacken. Ainsi, après le « siège français d’Adidas, l’arrivée annoncée de Puma en 2020 dans le même secteur rappelle combien ces deux marques ont toujours joué des coudes. Et pour cause, elles sont nées en 1948 d’une dispute familiale entre les frères Dassler, Adolf Dassler (Adidas) et Rudolf Dassler (Puma) en Bavière. »

Le match continue donc de se jouer sur le terrain strasbourgeois :

Adidas prend une courte tête d’avance en équipant la SIG et dès la saison prochaine le RCSA. Mais aussi en ayant pour parrain pour ses nouveaux locaux (en location) le Handballeur Thierry Omeyer…”

Cherchez la femme

Virginie Calmels, la n°2 du parti Les Républicains, a été limogée hier dimanche. Elle avait sévèrement critiqué Laurent Wauquiez, le président du parti qui, ni une ni deux, a décidé de la remplacer par Jean Leonetti. Les réactions des politiques ne se sont pas fait attendre ! Petit florilège…

La nationale :

Alain Juppé, le maire de Bordeaux, a lui aussi tenu a réagir : « Virginie Calmels a des convictions. Et du courage. Elle vient de le montrer », a-t-il écrit sur son compte Twitter.”

La régionale :

« Le limogeage de Virginie Calmels par Laurent Wauquiez est le résultat d’une alliance contre nature basée sur un partage de pouvoir et non sur des idées », a réagi dimanche 17 juin sur son compte Twitter la sénatrice du Bas-Rhin Fabienne Keller, membre d’Agir et ancienne membre du parti Les Républicains. Selon elle, cette alliance « atteste d’un nouveau repli hégémoniste du président des LR. Faisons vivre une autre droite qui rassemble et construit », lance la sénatrice. “

La vache, de bonne guerre :

Le communiste Ian Brossat, adjoint à la mairie de Paris, a de son côté été très virulent à l’égard de l’ex-numéro 2 du parti : « À 30 ans, Calmels avait déjà mené trois plans de licenciement. Il fallait bien que le destin se retourne »”

On peut tout de même la remercier pour le joyeux bordel : donner le coup de pied salvateur dans la fourmilière de la droite tradi, ça bouge, ça secoue, ça rafraîchit…

 

 

MUMBACH : Mulhouse , Dannemarie, dépôt de plainte contre la “nébuleuse” ASAME

Anticor annonce ce jour, dans un communiqué de presse, se porter partie civile aux cotés des anciens administrateurs afin de soutenir leur action. En effet, les anciens administrateurs ont depuis plus d’un an (depuis le 31 mai 2017 plus exactement, date de l’assemblée générale de l’ASAME) et jusqu’à ce jour, refusé de s’exprimer publiquement. Au regard des décisions prises ces derniers mois et de nombreux éléments de preuves, ils ont décidé d’agir afin de préserver les intérêts de l’ASAME.

ANTICOR et les anciens administrateurs tiennent à assurer de leur soutien les professionnels soignants et socio-éducatifs de l’association qui, au quotidien ont toujours fait preuve de compétence à destination des personnes bénéficiant des prestations de l’ASAME. Ils sont les derniers garants des valeurs associatives de l’ASAME.”

En tant qu’administrateurs auprès de l’ASAME, ceux-ci n’ont eu de cesse d’interroger le président Paul Mumbach sur de nombreux points, comme le rappelle Anticor dans son communiqué :

1/ La prise de participation en juillet 2016 à 100 % de l’ASAME dans la société déficitaire la SARL L’ALOUETTE (SIRET : 80261355400038) détenue jusqu’alors par la fille de Paul MUMBACH, sans autorisation du Conseil d’Administration. Par ailleurs, diplômée aide-soignante, elle est une ex-salariée cadre de l’ASAME, embauchée à nouveau en tant que cadre de l’ASAME.

2/ La SARL L’ALOUETTE qui est devenue en 2018, une SAS dénommée « Resosoins.net ». Il est fait mention de la marque dans différentes publications dont certaines de la ville de Dannemarie qui a pour maire Paul MUMBACH.

 

3/ L’exploitation de la marque « RESOSOINS » déposée en son nom propre par Paul MUMBACH et dont le développement est en partie financé par l’ASAME à travers resosoins.net.

4/ L’embauche du Directeur Général des Services de la ville de Dannemarie comme Directeur Général Adjoint de l’ASAME à compter du 20 février 2017, sans être titulaire des qualifications et des diplômes prévus par la réglementation en vigueur. Par ailleurs, le Directeur Général adjoint de l’ASAME est Secrétaire Général de l’Association des Maires Ruraux du Haut-Rhin dont Paul MUMBACH est le président.

5/ La FFBA (Fédération Française du Bénévolat et de la Vie Associative), association reconnue d’utilité publique, a pour président Paul MUMBACH. Dans la gestion de la FFBA, il existe de nombreuses irrégularités, dont certaines sont liées à l’ASAME. La FFBA est par ailleurs avec l’ASAME actionnaire de la SCI Les Castors, dont le gérant est Paul MUMBACH.

6/ Le Tour Alsace est une course cycliste qui a pris l’habitude de faire étape dans la ville de Dannemarie. En 2016, l’ASAME est devenue un partenaire finançant par ce fait plusieurs actions. Le président de l’ASAME et maire de Dannemarie a justifié ce financement dans la presse où il indiquait «La commune n’aurait pas pu financer une arrivée toute seule».

L’organisateur de la course, le groupe LARGER a pour client l’ASAME. Le Tour Alsace compte dans son comité d’organisation Joseph MUMBACH, un frère de Paul MUMBACH.

7/ Les Fédérés est une association présentée dans la presse comme un parti politique par son président Paul MUMBACH. Cette association a porté la candidature de Paul MUMBACH à la présidentielle notamment à travers son site internet. Celle-ci est hébergée au 4 rue des Castors à MULHOUSE

Les rares réponses apportées aux différentes questions étaient plutôt nébuleuses.

Les anciens administrateurs ont dénoncé les dysfonctionnements au niveau de la gouvernance de l’ASAME.

Il s’agit notamment du non-respect des règles régissant l’association. Par exemple :

– Lors du Conseil d’Administration du 15 mai 2017, les comptes financiers de 2016 ont été approuvés par six votes grâce à la voix prépondérante du président Paul MUMBACH. Huit administrateurs se sont abstenus. Six ont voté contre l’approbation des comptes. C’est dire le climat de méfiance qui régnait au sein du Conseil d’Administration de l’ASAME. D’autant que le président Paul MUMBACH a utilisé deux pouvoirs dans la plus stricte illégalité car en effet les statuts de l’ASAME ne prévoyaient pas les pouvoirs par procuration lors des Conseils d’Administration.

(Paul Mumbach, photo : www.dannemarie.fr)

– La création de la SAS les Bateliers du Canal a été décidée en 2015 en présence de 8 administrateurs soit 1/3 du Conseil d’Administration. La décision n’était statutairement pas valable. Un compte en banque a été ouvert. Cette société a pour objet la gestion d’un village de logements pour seniors à Dannemarie à travers une convention de prise à bail d’une valeur de 442.854, 36 euros HT annuel. Cette convention a été signée par Paul MUMBACH, pour le compte de la SAS les Bateliers du Canal. Les permis de construire ont également été signés par Paul MUMBACH mais en tant que maire de Dannemarie. L’un d’eux a été signé en 2016.

– Il arrivait fréquemment que le président informe le Conseil d’Administration de décisions qu’il avait déjà engagées et qu’il les considérait alors comme validées. Ces différents points n’étaient pas inscrits à l’ordre du jour comme cela est la règle.

Lors du renouvellement du Conseil d’Administration, six membres du Conseil d’Administration n’ont pas été renouvelés parmi lesquels les administrateurs qui déposent plainte.

Le budget de l’ASAME est majoritairement constitué de financements publics et de subventions (Agence Régionale de Santé, Conseil Départemental, Caisse Primaire d’Assurance Maladie, Caisse d’Allocation Familiale, communes haut-rhinoises).

Informée, une majorité de ces structures a invité les lanceurs d’alertes à saisir la justice.

Le contribuable est en droit de connaitre comment sont utilisés les fonds publics. Seule la transparence prévue par la loi lèvera toute ambiguïté.

ANTICOR ayant le souci permanent de dénoncer la corruption et de réhabiliter l’honnêteté en politique, les éléments sont tenus à la disposition de la justice.

Le Groupe Local Anticor 68 – Mme GRAZIELLA Stefana – 06 43 24 97 56

Paul MUMBACH :

Les dessous de l’affaire Lilla Merabet : Heb’di s’est procuré le rapport du déontologue de la Région

C’est Le Canard Enchaîné qui a dévoilé l’affaire sous le titre de « Star-up familiale »… Selon nos confrères, Lilla Merabet, a d’abord omis de notifier à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) qu’elle détient 90 % des parts d’une holding nommée Oxymore Resolution, et, en second lieu, que SEMIA (un acteur dans la détection et l’accompagnement des projets d’entreprises innovantes en Alsace), a largement « aidé une start-up spécialisée dans les rayons X », dirigée par le compagnon de Lilla Merabet.

Problème : par le biais de la Région Grand Est, Lilla Merabet est présidente de SEMIA et la société de son compagnon a bénéficié d’un investissement de 600.000 euros financé par la région via une société de gestion régionale en capital-investissement où siège Lilla Merabet.

La ligne de défense de Lilla Merabet

Au “Canard”, elle a indiqué qu’elle « ignorait qu’il fallait mentionner », dans sa déclaration à la HATVP, les modifications en cours de mandat. Et, concernant son compagnon : « Je ne connais pas toutes les start-up que nous subventionnons ».
Hier, dans les DNA, la vice-présidente précise et donne des dates afin de « démontrer que l’enchaînement chronologique la met à l’abri du conflit d’intérêts qu’on a fait peser sur elle ».

Selon l’élue, le projet serait suivi par SEMIA depuis 2012, et « adopté » en mai 2014, alors qu’elle n’a été nommée au SEMIA que fin juin 2014. Idem pour l’investissement de 600.000 euros, des négociations auraient débuté en juillet 2014 pour être soldées en 2016.

Lilla Merabet précise qu’elle n’a été « nommée au comité d’orientation du fonds en février 2016, plus de deux mois après la signature, et a participé à sa première réunion en juillet ».  De plus, les « décisions d’investissement appartiennent au président de la société de gestion, Capital Grand Est, qui coiffe le fonds d’amorçage ». Capital Grand Est est une société privée de capital-risque : « Aucun élu ne participe aux décisions d’investissement ».

À la région, le FN, par la voie de Virginie Joron tire à vue, elle réclame à Jean Rottner: « de faire la lumière sur les manquements de votre majorité, je vous demande officiellement de bien vouloir me communiquer tous les éléments en votre possession ainsi que les recours juridiques que vous souhaitez lancer au nom de notre institution.».

Le rapport du déontologue

Le rapport du déontologue  (cf. Avis Merabet) vient d’être transmis aux personnes concernées, il y a  quelques heures. Nous avons pu nous le procurer :

À la lecture, il est évident que Lilla Merabet a péché au niveau des déclarations à l’HATVP. Non seulement elle n’a pas déclaré sa participation a 90 % dans la société Oxymore Resolution , mais elle a également oublié de déclarer qu’elle « occupe, depuis le 10 novembre 2016, les fonctions, à temps partiel, de déléguée générale à la Fondation FORCE et perçoit à ce titre une rémunération de 35 000.00 euros (trente-cinq mille euros) annuels. » Il est ainsi précisé :

Par conséquent, Madame MERABET avait l’obligation de présenter une nouvelle déclaration d’intérêts auprès de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique dans les deux mois suivant l’immatriculation de la S.A.S. OXYMORE RESOLUTION, soit au plus tard le 6 décembre 2016…”

Le référent-déontologue de la Région Grand Est recommande que :

Madame MERABET doit, sans délai, procéder à la modification de sa déclaration d’intérêts auprès de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique.”

Avec ce qui semble être une simple tape sur les doigts en guise de punition, l’élue s’en tire à bon compte… Pour l’instant, en tout cas !

Concernant l’éventuel conflit d’intérêts, le référent-déontologue constate que les décisions d’aides à la société Fibermetrix sont antérieures aux mandats de l’élue. Il demande néanmoins :

Afin d’éviter toute situation d’interférence entre un intérêt public et des intérêts publics ou privés de nature à paraître influencer l’exercice indépendant et impartial de ses fonctions, recommande à Madame MERABET de quitter ses fonctions de Présidente de la SEMIA-INCUBATEUR RÉGIONAL.”

Pourquoi, si aucune erreur n’a été constatée ?

Toujours est-il que Till Sohier, porteur du projet FiberMetrix fait un excellent travail de recherche et de développement sur une nouvelle technologie pour la dosimétrie clinique en temps réel. Un travail qui mérite de faire la une des médias… sous un autre angle.

Le chercheur alsacien a obtenu des aides nationales comme le montre ce document de 2014  (cf. bpifrance), dans lequel on retrouve une certaine… Lilla Merabet.

Les murmures de la Région

Quant au président Rottner, parti en vacances à l’étranger, c’est lui qui a saisi le déontologue de la Région. Il vient de demander à sa vice-présidente de démissionner de la SEMIA… Pourquoi, puisque a priori les dates innocentent l’élue ?

Il se dit dans les couloirs de la Région Grand Est que Lilla Merabet dérange et que les informations arrivées au “Canard” viendraient d’en haut…

Affaire à suivre.

Comment dit-on « Omerta » en alsacien ?

L’affaire Merabet !

Heb’di vous en a parlé. Les DNA étaient en première ligne.
Une phrase nous a étonnées « Lilla Merabet doit rencontrer aujourd’hui à Paris Sébastien Touzet, le référent déontologue de la Région Grand Est, professeur de droit public à l’Université de Paris-2 (Panthéon-Assas) ».
On comprend que le référent déontologue de la région Grand-Est est un prof « parisien ». Sans doute pour dépayser le dossier ?
Depuis, silence radio ! Jean Rottner prend le soleil sur une plage abandonnée. Une question reste « qui a balancé » ?
En attendant, l’omerta s’applique.

Un candidat alsacien à la présidence du Medef

Heb’di se moque un peu du Medef, mais suit les personnalités alsaciennes qui osent s’affranchir du complexe d’infériorité alsacien, lui-même mixé aux effets d’une célèbre psychanalyse. On se surprend à lire un article des DNA signé Philippe Rivet…
Au cœur de l’article : « Le Medef Grand Est marche tout de même un peu sur des œufs. Le savoir-faire de son équipe dirigeante est loin d’être superflu. Car parmi les six candidats figure un de ses vice-présidents, Olivier Klotz, à la tête d’une entreprise allemande implantée en Alsace. Ce responsable patronal a aussi la particularité de faire partie des 100 personnalités qui ont signé l’appel en faveur de la sortie de l’Alsace du Grand Est ».
Les bras nous en tombent, l’Ebra aussi. Il s’agit d’un journaliste du Républicain Lorrain. Forcément !
La planche est savonneuse autant que savonnée ! Tout faire pour nuire aux promoteurs d’une Alsace unie. En attendant, personne ne dit rien : Omerta toujours

Orage, eau désespoir.

« Dans la nuit du 31 mai au 1er juin, les orages ont encore frappé avec violence l’est de la France. Les pompiers sont intervenus près de 400 fois dans le Bas-Rhin » nous apprend France Info.
On s’étonne que personne ne pointe du doigt la bétonisation de certains villages et les choix agricoles qui font disparaître depuis des années, les haies, futaies, qui évitaient les coulées de boue.

Schiltigheim : Omert’alors

Coup de pouce à Rue 89 Strasbourg pour son article sur lié à l’ancienne mairie de Schiltigheim.
Face à un sentiment d’injustice, Andrée Munchenbach a déposé un recours… Babette s’en est donc allée en guerre et gagne aujourd’hui.
« Le bâtiment utilisé de 1870 à 1970 avait été vendu pour la somme de 500 000 euros à la société G.E. Lux Promotion immobilière fin 2016. Un immeuble voisin s’était négocié pour 300 000 euros au même moment. Le maire de l’époque, Jean-Marie Kutner (ex-UDI, battu en avril) s’était targué de l’avoir vendu plus cher que l’estimation des Domaines de France (388 200 euros).
La polémique avait pris encore plus d’ampleur, car un citoyen avait aussi relevé que le fils de Jean-Marie Kutner travaillait dans la société choisie. Ce à quoi l’ancien dirigeant avait répondu que son fils n’était pas décisionnaire et ne travaillait plus sur le dossier » écrit Rue 89.
Oh merde, alors ! Encore le hasard.

Grand-Est : l’affaire Lilla Merabet embarrasse Jean Rottner

« Madame Je sais tout »

C’est ainsi que la surnomment un certain nombre de patrons et de fonctionnaires de la région. Lilla Merabet vient d’être mentionnée dans le célèbre volatile au sujet d’une « affaire », un manquement qui concernerait sa déclaration à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP).

(photo © www.grandest.fr/elus-regionaux)

Ancienne UDI, passée LREM au moment des présidentielles, l’élue n’est pas une inconnue. Elle se faisait déjà remarquer, lors de la manifestation « pro-Alsace » de Philippe Richert, en arborant une écharpe de député avant de devenir la vestale du Grand-Est.

Jamais égratignée, elle jouait de son profil pour percer en politique. Accessoirement, élue grâce au travail des militants LR aux régionales, elle n’hésita pas à se montrer heureuse de la victoire d’un député LREM dans la 3ème circonscription du Bas-Rhin.

Présente dans bien des cercles économiques, elle jugeait sur pièces des dossiers, des initiatives.

Elle savait tout ! Du financement au développement, de la stratégie au marketing ! Elle savait tout… Sauf remplir et mettre à jour sa déclaration à la HATVP.

600.000 € pour une start-up !

« Selon le Canard enchaîné daté du 30 mai, la vice-présidente de la Région Grand Est, Lilla Merabet, aurait omis de déclarer une participation dans une holding financière à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Toujours selon l’hebdomadaire, l’incubateur de start-up SEMIA, qu’elle préside, aurait participé au développement de l’entreprise Fibermetrix dirigée par son compagnon, société qui aurait bénéficié deux ans plus tard d’un investissement de 600.000 euros (et non 60.000 comme écrit initialement par erreur) financés par le conseil régional via Capital Grand Est, une structure de gestion régionale en capital-investissement où siège Lilla Merabet » a-t-on pu lire dans un article des Dernières Nouvelles d’Alsace.

Rue89Strasbourg prolonge :

Lilla Merabet a répondu au Canard qu’elle « ne connaît pas toutes les start-ups que nous subventionnons, » ce qui fait réagir l’hebdomadaire satirique qui se demande « Et son conjoint ne lui dit rien ? »”

Mais, si sa vie privée ne nous regarde pas, on notera que sa réponse « Je ne connais pas toutes les start-up que nous subventionnons » laisse à imaginer qu’il n’y a pas beaucoup de dialogue dans son couple, à moins qu’elle ne souffre d’inquiétants troubles de la mémoire  :

L’entreprise Fibermetrix n’a pas perçu une petite participation, mais bien 600.000 € par le fonds Capital Grand Est qui «  peut compter sur la confiance des actionnaires et souscripteurs des différents Fonds » dont la région Grand Est, « les banques régionales, CM-CIC, Caisse d’Epargne, Banque Populaire, Crédit Agricole, BNPP, mais aussi de grands industriels comme le Groupe EDF constituent les principaux investisseurs privés et leur présence est indispensable à l’équilibre réglementaire nécessaire entre investisseurs publics et privés” (Source http://www.capitalgrandest.eu/capital-grand-est/nos-partenaires/°)

Ethique et toc ?

Naturellement, Lilla Merabet siège dans cette structure en qualité de représentante de la région Grand Est, mais pas que :

Si le travail et la qualité des développements de Fibermetrix ne sont absolument pas en cause et mériteraient sans aucun doute d’être soutenus, on regrettera la légèreté et la maladresse d’une élue prompte à « donner des leçons ».

On attendra la décision sur le sujet de Jean Rottner qui entendra l’élue prochainement et qui ne peut être qu’embarrassé par ce dossier. Enfin, comme Le Canard Enchaîné, on s’étonnera de la mansuétude de la HATVP.

 

Grand Est : un problème avec les femmes ?

(depuis Colmar)

Les dessous de l’affaire Kieffer

L’affaire Kieffer, nous l’avions résumée – peut-être un peu facilement certes – par un pétage de plombs du directeur de cabinet de Jean Rottner : « Christophe Kieffer a longtemps été directeur de cabinet de Phillipe Richert à la région Alsace puis au Grand Est et est maintenant directeur de cabinet de Jean Rottner. Il a été nommé chevalier de la Légion d’honneur fin 2017. Il y a une semaine, nous avions dénoncé les paroles du directeur de cabinet envers la conseillère régionale Vanessa Wagner : « tu n’es qu’une merde, tu n’es qu’une pétasse innommable… La presse régionale parfaitement au fait de ce dérapage avait jusque-là étouffé l’affaire » écrivions-nous, déjà lanceur d’alerte…

Aujourd’hui, nous serions tentés de rajouter que, à l’instar du larron, Jean Rottner et les siens cherchaient à faire le ménage et que l’occasion a fait le lampion. Jean Rottner va chercher ses proches désormais hors-Alsace quand à Christophe Kieffer, des réseaux charitables lui donneront sans doute l’asile.

On murmure que la CCI Grand Est pourrait tenir la corde…

JR face aux défenseuses de l’Alsace

Pour autant le rapport à la gente féminine n’est pas totalement réglé. On pourrait évoquer le blues de certaines « fans de Richert » qui s’estiment mal récompensées pour le job qu’elles font à défendre Grand Est.

On préfère évoquer les « sautes d’humeur » du « Président » lorsqu’il croise une défenseuse de l’Alsace. Là, JR se lâche, en deviendrait autoritaire et, disent certaines, « méchant ». Celui qui demandait, avant, de revenir à l’Alsace en est désormais le roitelet et il ne peut apparemment pas supporter qu’on lui résiste.

En pleine stratégie pour faire illusion, il n’hésite pas, en off, à cartonner les élus qui défendent l’Alsace. Les hommes sont accusés de dérive « identitaire », donc d’extrémisme, mais les femmes ne sont pas en reste.

Il se dit que Brigitte Klinkert en aurait pris pour son grade lors de la récente rencontre avec les maires du Haut-Rhin… Au fond de la salle, malheureusement, on n’a pas bien entendu ! Allez Brigitte, partagez les mots doux du président avec l’ensemble des femmes alsaciennes qui vous soutiennent !

 

(NDLR : Il se dit que Jean Rottner a un autre problème avec les femmes… en Lorraine. A savoir, comment faire pour neutraliser Nadine Morano et empêcher Valérie Debord de penser trop vite à le remplacer. Sur ce second point, un élu sourit : « de toutes les façons, si les LR d’Alsace et notamment du Bas-Rhin ne sont pas engagés, la région passera à gauche… ou pire ».)

 

Jean Rottner contre les départements et contre l’Alsace

La lettre aux conseillers départementaux

Le voilà donc de jouer Caliméro dans un registre assez pathétique :

Monsieur le Conseiller Départemental, Madame la Conseillère Départementale,
Depuis plusieurs mois, je constate avec regrets que la question de l’avenir institutionnel de l’Alsace a pris le pas sur les relations constructives que les élus départementaux et régionaux avaient nouées au service de nos territoires et que nos interlocuteurs, qu’ils soient élus locaux, issus du monde associatif ou économique, s’en émeuvent à juste titre”

Dans les faits, JR, à la tête de son univers impitoyable, est prêt à se frotter de l’ail des ours sous les yeux pour faire semblant de pleurer. Président, il sait que c’est sa doute le sommet de sa courbe de compétences.

(archive photo France3 Alsace)

Il renforce d’abord ses positions en renforçant les siens. Mari et femme comprises. Et dire que l’on pensait que la préférence familiale ne marchait qu’au FN.

Créer la division

L’objectif de la missive – maintenant qu’il sait que le « Préfet de Région travaille à la mission qui lui a été confiée par le Premier Ministre » et que ce dernier place celle-ci dans le respect du Grand Est – est de créer le trouble chez les conseillers départementaux pendant les trois prochaines années, d’ici les élections de 2021.

Philippe Richert 2.0

« En date du 26 janvier dernier, j’ai adressé à la Présidente du Conseil Départemental du Haut-Rhin et au Président du Conseil Départemental du Bas-Rhin un certain nombre de propositions de coopération et de collaboration entre la Région et les deux Départements à l’échelle spécifique de l’Alsace. Elles concernaient notamment le développement économique, le marketing territorial et le tourisme. Vous en trouverez le texte complet en annexe » écrit-il.

A la manière d’un Philippe Richert, Jean Rottner propose en fait d’expliquer aux départements ce qui est bon pour eux. Omniscient, il nous fait le coup du chien de Tex Avery pour amadouer ses lecteurs.

L’objectif est de culpabiliser les élus départementaux :

A l’heure, où les premiers signes d’une embellie économique sont là, ce qui doit retenir notre attention, c’est la manière de faire valoir nos atouts pour bénéficier au mieux de cette reprise. C’est pourquoi, je refuse de me focaliser sur les seules questions institutionnelles. Le temps presse pour que nous puissions monter dans le train de la croissance ! C’est d’abord cette attente que m’expriment nos concitoyens à chacun de mes rendez-vous ou de mes déplacements. Je suis persuadé que l’Alsace doit très rapidement faire valoir ses atouts et elle a, pour cela, besoin d’une vision à 360°. Le Grand Est peut lui apporter cela.”

Bref, on comprend qu’avant Grand-Est, l’Alsace n’existait pas, ne rayonnait pas, ne s’ouvrait pas à l’Europe. On croirait lire du Pernelle Richardot, de l’Elsa Schalck ou encore du Lila Merabet, pythie d’une pseudo-région qui coupe les familles, les entreprises, les clubs de leur territoire et de leur Histoire.

Tout cela finissant par un coup de pommade sur les “conseillers régionaux alsaciens”, histoire sans doute de freiner la constitution d’un groupe au sein de Grand-Est.

Contre l’Alsace, Rottner

Macronisant, Jean Rottner prépare donc à la fois les régionales ET les départementales. Les régionales surtout, prompt à s’appuyer sur LREM si les LR ne le suivaient plus. Les départementales, en essayant d’affaiblir les présidents. Certains disent même que des contacts ont été pris dans un canton de la vallée de la Bruche…

Son objectif est de rester « roi du Grand Est ». Pour cela, parfois, il faut savoir diviser pour régner… Quitte à tout perdre, comme permettront de l’analyser les prochains résultats des élections européennes.

De Colmar, on lit cela comme cela.

Affaire SAMU/Naomi : Les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg ouvrent une enquête administrative !

Affaire SAMU / Naomi

Les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg ouvrent une enquête administrative !

C’est par un communiqué de presse laconique, daté du 3 mai, que les responsables des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg (HUS)  ont réagi a notre article du 27 avril.

Nous avions dénoncé les méthodes de deux opératrices du SAMU qui le 29 décembre 2017 avait eu un comportement ironique et irresponsable quand Naomi les a appelés.

La jeune maman qui arrivait à peine à s’exprimer tant la douleur était importante. Les opératrices du SAMU se sont contenté de lui conseiller d’appeler SOS Médecin.

Naomi 22 ans décédera peu après son arrivée (tardive) aux urgences.

L’enregistrement de la conversation que nous nous sommes procuré est affligeant !

Dans le communiqué de presse, la Direction générale des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg indique avoir :

‘’pris connaissance, vendredi 27 avril, d’un article paru dans le journal Hebdi, relatif aux conditions de traitement d’un appel réceptionné au Service d’Aide Médicale Urgente (SAMU) 67.
Avant toute chose, les HUS s’associent à la peine de la famille et des proches de la patiente et leur présentent leurs sincères condoléances.
Les HUS diligentent dans la foulée une enquête administrative destinée à faire toute la lumière sur les faits relatés dans l’article.
Les HUS se tiennent naturellement à l’entière disposition des autorités judiciaires dans l’hypothèse de l’ouverture d’une enquête sur les faits rapportés.’’

 

LA famille de Naomi, a été reçu par les représentants des HUS, le 3 mai en soirée
Une plainte a été déposée auprès du procureur de Strasbourg.

Outre la réaction du SAMU, plusieurs questions se posent après la lecture du dossier médical.
Des erreurs de date sont constatées, et il est étonnant que l’autopsie n’ait été pratiquée que 4 jours après le décès sur un corps « en état de putréfaction avancée ».

Une fois de plus on s’étonne de la discrétion des médias ‘’ officiels ‘’ alsaciens.

 

Alsace : Des Républicains se rebellent

Tout recommence avec un dernier extrait des DNA :

« Le comité départemental des Républicains du Bas-Rhin a une nouvelle fois discuté vendredi de l’avenir de l’Alsace, avec une passe d’armes entre la conseillère régionale Elsa Schalck, avocate du Grand Est, et le président Laurent Furst, qui prédit un « 15 % » à l’équipe majoritaire aux prochaines élections régionales. Un débat interne sur le sujet sera organisé et il a été demandé au président et au secrétaire départemental, Georges Schuler, de porter auprès du préfet Marx « la position des 2 576 adhérents à jour de cotisation » de la fédération, comme « Pernelle Richardot a été reçue pour défendre la position du PS »”

Elsa Schalck, avocate du Grand Est

Elsa Schalck, qualifiée avec Lila Merabet de Richert’s Girl, est désormais dans la roue de Jean Rottner. Elle sait qu’elle doit le soutenir si elle souhaite être réélue lors des prochaines élections régionales. Autant le faire de suite !

La jeune avocate a donc plaidé les bienfaits de la région Grand Est devant ses pairs. Numérique, équipement, investissement, l’ex-Alsace s’en sortirait très bien. Des arguments globalement balayés par les opposants à Grand Est. Un discours rattrapé par la réalité… En effet, il n’est ni ne sera plus possible de comparer avec “avant” car, comme le souligne l’APR, on ne disposera désormais plus de statistiques.

La fin des statistiques sur l’Alsace

« L’effacement de l’Alsace de la statistique publiée est en effet notable. En interrogeant les moteurs de recherche (« comparateur de territoire » ou « dossier complet »), on observe que l’Insee ne donne plus d’information sur l’ancienne région. Quand ils existent encore, les tableaux sont vides ! L’Alsace n’étant plus une région administrative, elle disparaît comme objet d’étude » soulignent les économistes de l’Association de Prospective Rhénane.

Après Tripadvisor, la météo, les panneaux, les cartes Google, les stands officiels… On efface l’Alsace.

Pour des élus comme Elsa Schalck, cela ne veut sans doute rien dire mais on mesure là le fossé qui éloigne certains élus LR du terrain. A Strasbourg, un tel aveuglement pèse sans doute à la marge, sauf qu’à Strasbourg, une élection se gagne avec la marge. Rendez-vous lors des Municipales.

Et le Groupe Alsace ?

On attendra donc l’avis porté par Les Républicains et le débat interne sur le sujet. Même s’il est désormais convenu de dire du mal des partis, on rappellera ici que ce furent « des » membres des Républicains qui osèrent lancer les premiers manifestions contre la réforme territoriale.

On se souviendra des manifestations dites « Touche Pas à l’Alsace » lancée à Colmar et Strasbourg sous la houlette de cadres et d’élus LR comme Stéphane Bourhis, Frédéric Huss, Geoffroy Lebold où même le 1er adjoint au Maire de Colmar. Certes, ils n’étaient pas seuls, mais ils furent les premiers à partager la parole.

« Ce qu’il n’entend pas, ce qu’il ne voit pas, Paris ne le craint pas »

Tout cela avant que les manifestations ne se taisent, remplacées par des initiatives sur Internet et les réunions de l’ICA. Un ancien conseiller régional alsacien semblait le regretter : « Ce qu’il n’entend pas, ce qu’il ne voit pas, Paris ne le craint pas ».

L’avenir au cœur de la région Grand Est passera par l’incarnation et la création d’un Groupe Alsace. Ce que craint Jean Rottner.

En même temps, il sait que si l’Alsace ne sort pas de Grand Est pour les prochaines régionales, l’affaire sera enterrée et il pourra aller se passer des derniers rebelles, avec la complicité de quelques marcheurs.

« Il n’y aura pas de “Brexit alsacien”, on ne reviendra pas sur la région Grand Est mais on n’écarte pas une fusion des départements alsaciens. » Quant au transfert de compétences économiques de la Région : « Des réflexions sont en cours. Le préfet doit rencontrer l’ensemble des élus », précise Benjamin Griveaux, le porte-parole du Gouvernement chez nos confrères de France Bleu Alsace.

Et pendant ce temps, Elsa Schalck s’imagine réélue, Lila Merabet aussi.

Les alsaciens, eux, achètent leurs plants de géraniums. Rouge et blanc, naturellement.

Alsace : Jean Rottner s’en prend au drapeau

Pas de drapeau ? Oui, mais lequel ?

« Apparaîtront notamment l’interdiction en séance des signes distinctifs (drapeaux, écharpes…), l’interdiction de captation vidéo par les élus et leurs collaborateurs, un encadrement des vœux, motions, questions orales et résolutions » lisait-on dans les DNA du 21 avril dernier.

Cette interdiction de signes distinctifs vise-t-elle les syndicalistes venus déjà manifester ? Si tel était le cas, on attendra avec impatience les réactions de ces derniers. Mais, dans les faits, ne viserait-elle pas plutôt la manifestation d’une appartenance régionale – entendons l’Alsace ? L’objectif viserait donc des élus de son opposition comme de sa majorité.

Si l’interdiction vise bien le drapeau alsacien, une plongée dans l’Histoire imposerait de faire comprendre au « Président », quels ont été les moments où la bannière alsacienne, quelle qu’elle fût, fut interdite. Le dernier régime politique à avoir considéré le drapeau alsacien comme séditieux était bien une dictature, l’un des totalitarismes du XXème siècle…

On attend de voir les sanctions prévues par le Président ! De notre côté, nous sommes persuadés que le 1er élu à se faire sortir de l’Assemblée pour avoir porté ou posé à sa place vaudra légion d’honneur.

Aucun signe distinctif ?

Qu’entendent donc les conseillers de Jean-Rottner par « signes distinctifs » ? On suppose qu’il s’agit de pin’s ou autres badges revendicatifs.

On attend avec impatience, comme nous le rapportait un élu, que le port de « la bretzel de la marque Alsace » soit donc interdit. Après tout, ne pourrait-elle pas choquer des élus non-alsaciens ?

Fini, les vidéos !

Voilà qu’il sera aussi interdit de prendre des photos et vidéos dans l’Assemblée. Encore moins de capter des extraits de discours. L’opposition est là sans doute visée, il s’agit de museler l’expression de celle-ci et l’exploitation de mots délicats à l’extérieur de l’Assemblée.

On le comprend, le Président a ses priorités. Le chômage ? Le bilinguisme ? Non ! Museler l’opposition et limiter toute allusion à l’Alsace semble par contre alimenter certaines de ces mesures.

Freiner les pro-Alsace

L’autre idée est finalement de gagner du temps ! Voilà pourquoi il fait pression sur les élus qui se sentent encore trop alsaciens et qui seraient tentés d’incarner l’Alsace au sein de l’Assemblée.

S’il arrive à empêcher la création d’un groupe Alsace, il ne lui restera plus qu’à attendre les nouvelles élections pour « virer » ou ne pas reconduire les potentiels rebelles. Sachant que l’élection se tient à l’échelle de la nouvelle région, il limiterait l’impact de listes dissidentes ou régionales.

En attendant, il enverra Valérie Debord au contact des « rebelles » LR. Chaque jour de gagné enracine Grand-Est.

Moins d’Alsace, plus d’excuses pour l’absentéisme

La fin de l’article des DNA nous apprend qu’à part interdire les drapeaux, la Commission Permanente a adopté « un élargissement des motifs légitimes d’absence des élus (intégrant notamment les représentations de la Région elle-même à l’extérieur) »…

Il en a de sacrées priorités, le JR Grandestien !