Le Mouvement Pour l’Alsace lancé à Sélestat

Le Mouvement Pour l’Alsace lancé à Sélestat

Initié par les députés Patrick Hetzel, Frédéric Reiss et le Sénateur André Reichardt, le Mouvement Pour l’Alsace   a vu le jour à Sélestat, ce samedi.

Face aux rouleaux compresseurs

Laissons aux promoteurs le soin de s’exprimer clairement.

Hier, Patrick Hetzel a fait un « Mea Culpa ». Il a dénoncé les deux rouleaux compresseurs qu’il n’a vu autant venir :
– L’administration jacobine
– L’administration régionale pro-grand-est !
Un Patrick Hetzel choqué par la fin programmée du  Rectorat de Strasbourg…
André Reichardt « aimerait » que les 60 000 personnes qui avaient signé la pétition de Jean Rottner en 2014 « signent pour le Mouvement pour l’Alsace pour montrer qu’ils sont toujours là ».

« Ce n’est pas un désir d’Alsace, c’est une exigence d’Alsace », relève le sénateur et conseiller régional membre de la majorité régionale de Jean Rottner » écrit Franck Buchy dans les DNA « Étaient notamment présents hier au lancement du mouvement à Sélestat : Daniel Hoeffel, Olivier Klotz, Pierre Kretz, Grégory Stich, Etienne Burger, Thierry Kranzer, Stéphane Bourhis, Justin Vogel, Jean-Philippe Maurer, Jacques Schleef, Pierre Klein, Gérard Simler, Jean-Marie Woehrling, Robert Hertzog, Marcel Czaja, Antoine Fabian » rajoute-t-il.

Une collectivité territoriale d’Alsace à statut particulier sur la base de l’article 72 de la Constitution

Pourquoi maintenant ?

La question est naturellement posée. La réponse coule de source : pour faire pression avant le rendu des conclusions de la ministre LREM …

Le texte de la Charte est lui clair : « La revendication des citoyens d’Alsace est claire. Dans deux sondages successifs (cf. sondages CSA et IFOP) ils ont dit à plus de 80 % qu’ils veulent retrouver une collectivité territoriale en rejetant dans leur très large majorité son intégration au Grand Est. Nous avons entendu cette revendication et nous la portons.
À la suite du rapport du préfet Marx et de la mission de Madame la Ministre Jacqueline Gourault, nous demandons au Gouvernement d’engager, sans attendre, la procédure législative créant une collectivité territoriale d’Alsace à statut particulier sur la base de l’article 72 de la Constitution, la seule option susceptible de répondre à l’attente des Alsaciens.

Cette Alsace Nouvelle intégrera les deux conseils départementaux d’Alsace dans une structure unifiée dont la vision sera celle proposée par les deux présidents des Conseils Départementaux dans leur projet d’eurocollectivité d’Alsace, un projet que nous soutenons.

Son architecture institutionnelle respectera la diversité de l’espace régional en accordant une place déterminante aux structures de coopération intercommunale.
S’agissant des compétences, cette collectivité d’Alsace exercera bien sûr les missions dévolues aux départements, mais aussi des attributions stratégiques en matière de développement économique, d’infrastructures, d’enseignement et de culture, transférées de l’État et de la Région.

Faute de pouvoir être immédiatement constituée hors de la Région Grand Est, elle pourra fonctionner temporairement au sein de celle-ci, pour en sortir dans un deuxième temps.
Pour que l’Alsace, forte de ses atouts uniques que lui procurent son héritage culturel et linguistique rhénane et sa position géographique, ait l’ambition légitime de devenir la vitrine de la France dans l’espace rhénan et puisse assumer cet héritage dans une Europe plus forte, l’heure est à l’action. Sachant qu’il suffira d’une simple loi pour permettre l’entrée en fonction de cette collectivité d’Alsace, celle-ci peut et doit devenir opérationnelle au plus tard le 1er janvier 2020.

Nous considérons l’appartenance au Grand Est dans la durée comme incompatible avec cette ambition.

Le Mouvement Pour l’Alsace se donne pour objectif de soutenir la mise en place de cette Alsace Nouvelle et de rassembler tous ceux qui, sans distinction d’origine et de conviction, veulent agir pour la réussite de ce projet. »

On signe ou on ne signe pas sur : www.mouvementpourlalsace.com !
On notera la sortie du Grand Est et l’ouverture à tous !

L’Alsace, combien de divisions ?

Au-delà de la démarche, qui a le mérite d’exister. On notera naturellement que sur les réseaux sociaux, chacun tire sur l’autre. La querelle d’ego continue de plus belle.

Les uns constatent les absences d’élus hier, les autres revendiquent d’avoir été là avant, les troisièmes expliquent comment il faut sauver le monde…
Face aux deux « rouleaux » évoqués par Patrick Hetzel, il faudrait parler d’une seule voix ! La chorale des supposés défenseurs

tient, elle, plus des polyphonies que du mouvement corse.
À croire que les Alsaciens tentent peut-être de faire mourir de rire, tant Rottner qu’Emmanuel Macron. Pour les proches du premier, les ego des parlementaires et des supposés régionalistes sont le plus fort soutien au Grand Est. Pas faux !
Mais on signera quand même. Pour l’Alsace et parce que ça ne coute rien d’essayer. Encore et encore…

À lire notre article : Le Grand Est a-t-il gagné ?

Barbara DesVilles

Disponible sur Hebdi.com et bientôt en kiosque…

Christophe Kieffer, chevalier de la Légion d’honneur, le dernier coup tordu de Philippe Richert ?

Christophe Kieffer, chevalier de la Légion d’honneur, le dernier coup tordu de Philippe Richert ?

Le lorrain Christophe Kieffer… Heb’di en a déjà parlé. C’était l’éminence grise de Philippe Richert. Celui-la même qui l’orientait vers le Grand Est
Après le départ de son mentor et des propos odieux  envers l’élue, Vanessa Wagner lors d’un clash devenu mémorable, il a été poussé vers la sortie

«Tu n’es qu’une merde, tu n’es qu’une pétasse innommable…»

«Tu n’es qu’une merde, tu n’es qu’une pétasse innommable…» avait-il notamment déclaré . Le silence féministe de l’époque pèse encore.
Quelques semaines après, un décret paru au Journal  officiel nous annonçait sa promotion au grade de Chevalier de la Légion d’honneur. ‘’M. Kieffer (Christophe, Louis, Michel), directeur de cabinet du président du conseil régional du Grand Est ; 29 ans de services.’’
Samedi dernier, lors de la petite sauterie organisée à cet effet… certains invités se seraient intérrogés  sur l’origine des appuis, réseaux ou amitiés, ayant permis à ce brillant défenseur du Grand Est d’accéder à cet honneur… alors même que de grands anciens, blessés ou tombés au front, ou ayant travaillé 40 ans au fond des mines de potasses n’ont jamais été  décorés.

Qu’importe, Kiki, surnommé ainsi par les fonctionnaires de la région, voyait son zèle récompensé.

Remise par Philippe Richert

La tradition veut que la distinction soit remise par une personnalité. Christophe Kieffer a tout naturellement choisi Philippe Richert…
Quelques happy few se sont donc retrouvés ce samedi à Strasbourg. Parmi eux, élus, fonctionnaires, amis et … redevables.
Sont-ils pour autant tous fans du Grand Est ?
Outre les  proches du duo Kieffer/Richert, on retrouvait également les incontournables vestales du Grand Est que sont Elsa Schlack et Lilla Merabet.
Cette dernière semble avoir oublié ses tracas avec  la  Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) !
On s’étonne égallement d’un autre oubli :  la déclaration à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique, d’un emploi de déléguée générale à la Fondation Force ( L’Alsace)
Un temps partiel tout de même rémunérateur puisqu’il lui rapporte la modique somme de  35.000 € par an… payée par ladite fondation. On notera que celle-ci fut un temps présidée par Robert Lohr mais elle s’appelait alors « Fondation Transplantation »

Une fondation qui a mal fini …

« Sur demande de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, une mission de contrôle de la Fondation pour le développement des techniques de suppléance des fonctions vitales, dite Fondation Transplantation (FT) a été diligentée en janvier 2013.
Cette mission intervient à la suite de difficultés de gestion et d’un climat social très dégradé au sein du groupe après pas moins d’une liquidation et de deux redressements judiciaires.

La mission avait ensuite  élargi ses investigations aux filiales de la Fondation Transplantation, faute de quoi il eut été impossible d’appréhender de façon globale une situation jugée complexe » déclarait l’IGAS
Rue 89  notait d’ailleurs  que : « Les inspecteurs de l’Igas (Inspection générale des affaires sociales) n’aiment pas se répéter ; or, c’est exactement ce qu’ils avaient dû faire à la suite d’une seconde mission de contrôle sur la Fondation Transplantation (FT), rapport rédigé au vitriol.
Dans ces pages, dont Rue89 Strasbourg avait pu consulter quelques extraits, les inspecteurs notaient que leurs recommandations émises en 2004 « n’avaient [toujours] pas été mises en œuvre » en 2013, en raison notamment « d’une gouvernance déficiente »….
Dans la Fondation Force, Robert Lohr n’est plus que Président d’Honneur … Le fait qu’elle emploie Lilla Merabet est naturellement lié à ses compétences intrinsèques. Certains fonctionnaires se demandent pourtant si l’élue s’est bien abstenue de tout vote en faveur de Robert Lohr et de ses projets.
Naturellement, il n’est pas question d’accuser qui que ce soit,  mais comme l’élue est prompte à donner des leçons, on en parle à la cantine non sans évoquer son zèle dans la cadre du lancement d’un projet de l’entreprise…
Au déontologue de plancher.

Revenons-en à Christophe Kieffer

Revenons-en à la sauterie du médaillé. Naturellement Philippe Richert en a vanté la fidélité et les mérites.
(Il réserve ses flèches à d’autres, coupables selon lui d’œuvrer en défaveur du  « Grand Est ».)
Et voilà Christophe Kieffer décoré
Il travaille désormais à Paris. Il y a trouvé un emploi sur mesure, grâce à ses réseaux « artisans ».
Pour la décoration, tous ses amis étaient là bien sûr. Les autres n’ont pas manqué de lui envoyer SMS et autre messages ou posts, des fois qu’il revienne un jour à Strasbourg…

Barbara DesVilles

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Bientôt moins de camions et plus de trains… Alors le GCO ne sert plus à rien ? – Le rectificatif Rottner, Ries, Bierry, Herrmann

Bientôt moins de camions et plus de trains…
Alors le GCO ne sert plus à rien ?

Aujourd’hui, deux informations se télescopent dans la presse quotidienne.
La première annonce qu’une taxe « poids lourd » est en projet au ministère de l’Écologie.
La seconde rappelle l’ouverture à la concurrence des trains régionaux dans quelques mois !

Dans le journal de la Saône-et-Loire, un article titré ‘’Trains régionaux : et s’il existait une autre voie ?’’ explique qu’ « en 20 ans, la libéralisation des trains régionaux a permis une forte hausse du nombre de trains et de voyageurs en Allemagne. En France, les régions qui se préparent à l’ouverture à la concurrence regardent l’exemple allemand. »
Le nombre de trains régionaux devait ainsi augmenter prochainement au détriment des déplacements automobiles.

Le second article explique que le gouvernement travaille sur une «vignette» pour les camions étrangers. Elle vise à taxer les camions et notamment ceux qui  ne font que traverser la France »,comme l’a indiqué François de Rugy, ministre de la Transition écologique.

Deux informations qui remettent en cause l’utilité du Grand Contournement Ouest, GCO.

Actuellement, pour les trajets nord-sud de l’Europe, les transporteurs utilisent les rives du Rhin au niveau coté allemand ou français:

– Coté allemand en passant de Karlsruhe à Ottmarsheim par l’autoroute  Bundesautobahn 5 ou autoroute fédérale 5.
Afin d’éviter la Suisse trop chère, les camions quittent la 5 à hauteur d’Ottmarsheim, pour rejoindre le sud de la France via l’A36 qui traverse la région Mulhousienne.
Le côté allemand est plus simple, mais payant !

– Côté alsacien : via Lauterbourg, Strasbourg, Colmar et Mulhouse par les autoroutes et quatre-voies excitantes. La traversée de la région est gratuite, mais comprend deux points noirs, les bouchons de Strasbourg et la traversée de la forêt de Bienwald sur une nationale.

Comme nous l’avons expliqué dans le magazine Heb’di de ce mois, la création du contournement de Strasbourg entrainerait de facto la construction d’une autoroute dans la forêt de Bienwald.
L’Alsace deviendrait un boulevard à camion !

L’existence d’une vignette changerait la donne. Pour peu que le prix soit supérieur au péage allemand, les camions repartiraient côté Allemand.

Les pays européens se renvoient le passage des camions

Un calcul, certes ridicule, qui prouve encore une fois que le réel problème est le transport de marchandises sur les routes au détriment du fret et du transport fluvial et évidemment de la production de proximité !

Donc le GCO, qui devait principalement servir aux poids lourds sur  l’axe nord-Sud n’aura plus d’utilité. Pour rappel les bouchons ne sont pas dus aux camions, mais aux  automobiles (85%) qui font le trajet vers l’eurométropole, notamment pour des raisons professionnelles.

Bientôt moins de camion, toujours plus de train, mais alors à quoi sert le contournement ?

Jean Rottner, Roland Ries, Frédéric Bierry et Robert Hermann font-ils marche arrière ?

Devant tant d’arguments, les membres du collectif  GCO NON MERCI ont imaginé la réaction des quatre mousquetaires de la pollution redépensant 21 000 euros pour une pub (prix normal d’une page dans les DNA)

 

 

Dernière minute : Georges Schuler : l’homme qui a dit « non » à Rottner !

 Georges Schuler : l’homme qui a dit « non » à Rottner !

« … 83 % des Alsaciens veulent autre chose. Ce sont des personnes qui nous ont élus et je ne peux ignorer leur demande ».

On connaît la liberté de ton, du Secrétaire Départemental des LR 67, on connaît aussi son désintéressement personnel et son soutien dès 2015 aux premières manifestations contre la Réforme territoriale.

Il vient d’annoncer à Jean Rottner et Valérie Debord qu’il quitte la majorité régionale, à date du 11 septembre 2018,  et qu’il siégera « comme conseiller régional alsacien non inscrit » !

Une démission qui devrait faire grand bruit.

La langue de bois,  Georges Schuler ne connaît pas !

Une question taraude les esprits : que feront les autres élus qui disent « défendre l’Alsace »

Un Mouvement pour l’Alsace en gestation ?

La création d’un « Mouvement Pour l’Alsace », devait être annoncé ce samedi 15 septembre du côté de Sélestat.

Il semblerait que l’initiative prenne plus de temps que prévu pour le sénateur LR André Reichardt et le député LR Patrick Hetzel  qui sont à la manœuvre.

L’objectif serait d’appuyer la démarche des départements alsaciens et de créer un mixte entre un « Think Tank » et une « CSU alsacienne »(Union chrétienne-sociale en Bavière qui agit exclusivement en Bavière), le vieux rêve des droites alsaciennes.

On se souvient naturellement du Rassemblement Pour l’Alsace d’André Bord.

« L’Alsace, combien de divisions » pourrait être la première question de la ministre, Jacqueline Gourault, annoncée ce week-end en Alsace…

Région : la Majorité du Grand Est va-t-elle exploser ?

Région : la Majorité du Grand Est  va-t-elle exploser ?

On pourrait en douter, mais il y a bien une majorité à la tête du Grand Est.
Naturellement, elle entend le rester, mais…

De nettes tensions existent entre les proParisiens et ceux remettent en cause le Grand est !

L’une des premières conséquences de ces tensions est l’absence des élus LR 67 de la région lors des instances du parti.
D’autres-parts, certains reprochent à Georges Schuler (Maire de Reichstett) d’avoir fait exploser le groupe à l’Eurométropole et surtout de nettes tensions existent entre les proParisiens et ceux remettent en cause le principe du Grand Est !
À ce sujet, Elsa Schalck et Pascal Mangin sont les grands absents des réunions des dirigeants LR…
Ces deux-là n’hésitent pas à passer régulièrement des appels parisiens pour s’assurer les bonnes grâces au siège du parti à l’approche des prochaines élections municipales. D’autres collent aux bottes de Valérie Debord pour obtenir le même résultat.

Les élections internes des LR en octobre prochain permettront aussi de prendre la température en Alsace …

Dans le Haut-Rhin, il se dit que d’amicales pressions sont exercées sur les pro-Alsace … Soit par le biais d’éventuelles d’investitures aux sénatoriales, soit en soutient lors de vote lors des élections internes.  Nous suivrons de près ces élus afin que nos lecteurs soient avertis.
La panique Unser Land !

Même si elle ne change pas la face du monde ni ne colmate les faiblesses du mouvement Unser Land, sa campagne d’affichage énerve. D’abord en Alsace, puis en Moselle.
Un observateur patenté voit dans cette démarche la volonté d’Unser Land de tenter de présenter des listes Régionalistes et Solidaires dans l’ensemble des départements du Grand Est… S’il y arrivait, le mouvement régionaliste ne pourrait gagner, mais pourrait faire perdre.
L’affichage en Moselle a encore plus étonné. Des élus bien pensants ne comprenant pas que la crise alsacienne s’élargisse à Metz.

Discrètement, les cadres de LREM observent d’ailleurs cette situation. Leur liste, lors des prochaines élections régionales, taillera des croupières à la majorité LR-UDI.
Une alliance avec le centre ou une partie de la gauche pourrait alors renverser les équilibres.
Les alliés d’aujourd’hui ne le seront pas demain. « Il faudra que la droite vire tous les candidats trop à droite » annonce un observateur intéressé et en marche, sous la promesse du silence.

Le cabinet observe

À peine remise du « départ » de Christophe Kiefer, le cabinet, lui, a conservé ses « bonnes habitudes ». Il observe la toile, dresse une liste des « non compatibles » et vient jouter de temps en temps.
La peur du moment reste la création d’un groupe Alsace au sein de la région. La sortie d’André Reichardt, les soubresauts de Justin Vogel laissent à penser que l’idée est encore « viable ».
L’ombre d’Adrien Zeller plane sur l’Hôtel de Région. Lui avait osé créer son groupe, lui avait osé affirmer qu’il fallait défendre l’Alsace. Certes, il était centriste.
La Majorité du Grand Est est repliée sur elle, sur son nombril. Elle en oublie les oppositions qui travaillent à leur destin…

Le séminaire

La Majorité du Grand Est préparé son séminaire des 8 et 9 septembre.
Côté hébergement, tout est cadré : « Si vous nous rejoignez dès le samedi, nous vous rappelons que votre nuit d’hôtel du samedi soir est à régler par vos soins et qu’un remboursement de 90€ (pour les hôtels situés à Strasbourg) ou 70€ (pour les hôtels situés en dehors de Strasbourg) interviendra a posteriori après transmission à la Région de la facture dans les conditions habituelles de remboursement en matière de formation. »
Côté programme le dimanche est consacré au bilan,  le samedi est lui « touristique » :
À partir de 14h00 : Accueil à la Maison de la Région
15h00 : Visite du Parlement Européen
17h00 : Trajet en bateau mouche du Parlement Européen jusqu’au Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg avec possibilité d’une dégustation de vins d’Alsace à bord.
18h30 : Balade découverte de la Petite France à la Cathédrale
19h30 : Cours particulier “Comprendre l’Alsacien en 1 leçon” avec Huguette Dreikaus à la Winstub Zuem Strissel
20h30 : Soirée Tartes Flambées à la Winstub Zuem Strissel !
Si vous voulez taquiner la « Majorité Régionale », vous savez déjà où les rencontrer.
Il y a des ponts pour agiter les drapeaux rot un wiss sur le parcours des bateaux « mouche » !

Barbara Desvilles

Grand Est : vous êtes tous invités !

Venez nombreux !

La majorité du Grand Est prépare son séminaire des 8 et 9 septembre.

Côté hébergement, tout est cadré : « Si vous nous rejoignez dès le samedi, nous vous rappelons que votre nuit d’hôtel du samedi soir est à régler par vos soins et qu’un remboursement de 90€ (pour les hôtels situés à Strasbourg) ou 70€ (pour les hôtels situés en dehors de Strasbourg) interviendra a posteriori après transmission à la Région de la facture dans les conditions habituelles de remboursement en matière de formation. »

Côté programme, le dimanche est consacré au bilan, le samedi est lui « touristique » :

À partir de 14h00 : Accueil à la Maison de la Région
15h00 : Visite du Parlement Européen
17h00 : Trajet en bateau-mouche du Parlement Européen jusqu’au Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg avec possibilité d’une dégustation de vins d’Alsace à bord.
18h30 : Balade découverte de la Petite France à la Cathédrale

Ils ressortent Huguette !!!

19h30 : Cours particulier “Comprendre l’Alsacien en 1 leçon” avec Huguette Dreikaus à la Winstub Zuem Strissel
20h30 : Soirée Tartes Flambées à la Winstub Zuem Strissel !

Si vous voulez taquiner la « Majorité Régionale », vous savez déjà où les rencontrer.
Il y a également les ponts pour agiter les drapeaux Rot un Wiss sur le parcours des bateaux « – mouche » !

Barbara Desvilles

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Alsace : Merci, Philippe Richert, merci Jean Rottner !

Alsace : Merci, Philippe Richert, merci Jean Rottner !

Avec un tel titre certains vont penser que nous avons pété un plomb, carbonisé nos cerveaux le long des gravières pas très claires.
Pourtant, il nous faut remercier Philippe Richert et Jean Rottner !
Car c’est en cédant aux sirènes parisiennes du Grand Est qu’ils ont initié un « désir d’Alsace » comme la région n’en plus connu depuis longtemps.
Mieux, il est temps de leur dire « Merci, pour ce moment ».

Un merci politique !

Politiquement, avant le Grand Est, le régionalisme alsacien était moribond.
Bien sûr, il y eut les percées d’Alsace d’Abord, mélangeant régionalisme et identitarisme, et qui avait une belle poignée d’élus jusqu’en 2004, avant de quasi disparaitre du paysage politique.
Il y eut l’arrivée d’Unser Land, son conseiller général, dont l’élection tenait plus d’un heureux concours de circonstance grâce à l’appui de personnalités « enracinées » ( Denis Lieb, Andrée Munchenbach)…
Chez les Républicains, il aura fallu une poignée de militants pour « réveiller l’esprit alsacien » et organiser les premières manifestations contre la réforme territoriale.
Mais tout cela était finalement relayé dans les coins de pages de la presse quotidienne par certains journalistes prompts à prendre la dictée du côté de la région.


Et Philippe est arrivé !

Merci Philippe Richert, merci Jean Rottner !
Votre trahison lors de l’épisode du Grand Est, a réveillé la conscience alsacienne !
Sans vous, l’essor départemental d’Unser Land aurait été structurellement impossible. Reste à savoir, hors la belle campagne d’affiches d’été, ce que ce mouvement en fera. Soit il s’ouvre et rassemble, soit il se referme et cela restera une anecdote.
Un merci journalistique et culturel !
Vous lisez l’Alsace et les DNA ? Avez vous notez que nos journaux ont multiplié les articles sur l’Alsace, le bilinguisme, les manifestations de la culture alsacienne ? Serait-il un peu moins strasbourgo-mulhouso-centré ?
Mieux, l’offre de livres sur l’Alsace y est régulièrement mentionnée. Une offre qui s’est manifestée naturellement chez les libraires. Il n’y a plus de mal à « écrire sur l’Alsace ». Du Passeport alsacien à l’Histoire de l’Alsace, on trouve désormais bien des livres à se mettre sous la dent !
Musicalement, le Rock en Alsacien n’est plus l’apanage des « Remes » et maintenant des jeunes envoient du lourd.
Dans la pub, comme le font constater certains sur la toile, des mots alsaciens se glissent dans les slogans. Ce n’est pas nouveau, mais cela faisait longtemps que l’on n’avait pas suivi les pas d’Ancel et de son « immer ebs’ nejes ».

Alors oui, merci pour ce moment, Philippe, Jean !

Mais à condition qu’on laisse venir ce département d’Alsace, que l’on en modifie aussi le mode de scrutin et qu’ayant fait ses preuves, il soit possible à ce département de redevenir une « région » à part entière.
Impossible, diront certains !
Rappelons que la Corse est sortie un temps de Paca pour redevenir Corse. Si impossible n’est pas Français,  n’est pas Corse, il n’y a pas de raison qu’impossible, soit alsacien…
Là, ce sera à chacun d’entre nous d’agir, d’assumer et de ne pas réclamer plus pour soit, à la façon de certains élus qui, ayant fait capoter le référendum de 2013, rêvent de rallumer les guerres entre Haut-Rhin et Bas-Rhin pour faire capoter toute chance de renaissance de l’Alsace !

Id ’Fuchs

La synthèse du rapport du préfet Marx

L’avenir des deux départements alsaciens !

Commandé  le 22 janvier 2018 par le Premier ministre, alors que la Région Grand Est est contestée par certains,  le  ” Rapport au Premier ministre Mission Alsace Grand Est ” est arrivé !

Afin de permettre à nos lecteurs de réagir dès à présent, nous vous proposons la synthèse de ce document de 141 pages.

Le rapport complet est téléchargeable : http://www.bas-rhin.gouv.fr/Actualites/Territoires/Rapport-au-Premier-ministre-Mission-Alsace-Grand-Est/Rapport-au-Premier-Ministre-Mission-Alsace-Grand-Est


Synthèse du rapport

Carrefour longtemps disputé entre des voisins puissants, l’Alsace s’est forgé une identité propre au cœur de l’Europe.

D’abord partie de l’Empire romain puis du Saint-Empire, réunie au Royaume de France après la guerre de Trente Ans, elle est annexée à l’Allemagne de 1870 à 1918 et de 1940 à 1945.

De la pax romana au partage de Verdun, de la prospérité des Hohenstaufen à la Grande Peste, du rayonnement artistique et culturel de la fin du XVe siècle aux ravages de la guerre de Trente Ans, de la Révolution industrielle aux « Malgré-nous », son destin, associant épisodes brillants et tragiques, résume une partie des étapes de l’unification de l’Europe, sous le double signe du limes et du syncrétisme.

À l’époque contemporaine, le territoire que l’on désigne sous la dénomination « Alsace » est formé par les actuels départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. L’Alsace est aussi un territoire d’application du droit local alsacien-mosellan spécifique qui touche à de nombreux aspects de la vie sociale, économique et culturelle.
Depuis la création au 1er janvier 2016 de la région Grand Est, il n’existe plus de collectivité territoriale d’Alsace. Toutefois, le périmètre alsacien conserve des formes institutionnelles propres. Plusieurs structures interdépartementales opèrent dans des champs aussi divers que la sécurité publique, l’économie, l’assainissement, la culture, le tourisme et l’attractivité du territoire.

La réalité des volontés exprimées

Le projet de création du Grand Est a été accueilli de façon réservée par les Alsaciens. Certaines inquiétudes ont été exprimées sur le dimensionnement, la relative hétérogénéité du nouvel ensemble et l’absence de référence à leur territoire historique.

L’échec de la tentative de création, par référendum, d’une collectivité unique d’Alsace en 2013, fusion des départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la région Alsace, portée par les élus, éclaire les tensions actuelles.

De fortes oppositions sont apparues lors de l’adoption de la nouvelle carte régionale, reflétées dans les résultats des élections régionales de 2015. Elles ont désormais perdu en intensité et une partie de la classe politique alsacienne s’est engagée dans la construction de la nouvelle région.
Deux courants principaux s’affirment actuellement sur cette question. D’une part, les exécutifs départementaux revendiquent la création d’une collectivité à statut particulier, dont les compétences seraient exorbitantes du droit commun des départements. D’autre part, l’exécutif régional Grand Est, s’il n’affiche pas d’opposition à une éventuelle fusion des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, l’assujettit à l’inscription pleine et entière de cette entité dans le cadre régional et dans le respect du partage des compétences organisé par la loi NOTRe.

Au-delà des interrogations sur l’avenir administratif du territoire, le « désir d’Alsace » dépasse le registre institutionnel.

Les formes juridiques possibles pour porter l’Alsace : hypothèses institutionnelles
En cohérence avec la lettre de mission du Premier ministre et avec la position du Président de la République, rappelée lors de sa visite à Strasbourg le 17 avril dernier, l’évolution des deux départements ne peut s’envisager qu’à l’intérieur de la région Grand Est.

Dans ce cadre, quatre possibilités d’évolution institutionnelle se dessinent aujourd’hui afin de porter le « désir d’Alsace » :

•    renforcer la coopération entre les deux départements en mettant en place une entente ou en créant une institution interdépartementale ;
•    créer un syndicat mixte, auquel d’autres collectivités pourraient adhérer ;
•    fusionner les deux départements dans un grand département Alsace, par la loi ou par la voie réglementaire ouverte par le Code général des collectivités territoriales ;
•    créer une collectivité à statut particulier en application de l’article 72 de la Constitution.

Si l’entente, l’institution et le syndicat mixte constituent des formes souples de coopération faciles à mettre en place, elles ne répondent qu’incomplètement aux aspirations des élus du territoire qui souhaitent donner naissance à une nouvelle collectivité alsacienne à part entière.
À l’inverse, la création d’une collectivité à statut particulier, malgré le soutien dont elle bénéficie auprès d’une partie des élus alsaciens, notamment ceux du mouvement Les Républicains, introduirait en France continentale, et en dehors des cas très spécifiques des « PLM » (Paris, Lyon, Marseille), une multiplication des types de collectivités, qui serait porteuse de risques, difficilement lisible et critiquée dans le reste de la région Grand Est mais aussi en Alsace.
En revanche, le projet gouvernemental de « différenciation », nouvelle étape significative de la décentralisation, ouvre des perspectives et une dynamique dont les élus locaux pourraient se saisir.

La fusion des deux départements et la création d’un département d’Alsace, au sein de la région Grand Est, permettrait d’édifier une nouvelle collectivité territoriale en harmonie avec le reste du territoire national.

C’est celle qui a été mise en avant par le Président de la République lors de sa visite précitée à Strasbourg. Elle fait par ailleurs l’objet d’un soutien de la part des parlementaires En Marche. Résultant d’une loi ou d’un décret, elle pourrait s’inscrire dans un calendrier resserré et apporter des économies d’échelle sans nécessairement remettre en cause l’organisation déconcentrée de l’État.
Les autres formes de coopération institutionnelle ne sont pas disqualifiées pour autant. D’une part, une entente ou une institution permettrait d’organiser une transition vers la création d’un département unique. D’autre part, le recours à un syndicat mixte offre la possibilité d’associer, de manière pérenne, d’autres collectivités hors d’Alsace, telles que le département de la Moselle dans le champ linguistique.

Les missions d’une éventuelle collectivité Alsace : compétences, expérimentations législatives et coopération transfrontalière

Si une fusion semble être la principale option permettant de donner naissance à une collectivité territoriale alsacienne, il n’en demeure pas moins qu’une simple « addition » des deux départements serait mal comprise par les élus et une partie de la population. Pour être pertinente, celle-ci devrait être la source d’un véritable projet de territoire, ancré dans un espace rhénan, national, transfrontalier et européen.
Une telle ambition pourrait se traduire, outre les compétences déjà exercées par les départements, par l’attribution de compétences nouvelles. Dans le cadre fixé par les lois NOTRe et MAPTAM, des compétences pourraient être attribuées au département unique par délégation ou par transfert de l’État ou de collectivités territoriales de niveau différent. Ensuite, le projet de révision constitutionnelle porté par le Gouvernement devrait permettre de moduler les compétences des collectivités appartenant à une même catégorie au travers d’un « droit de différenciation ».

Carte de la province d’Alsace en 1789

Enfin, le « droit à l’expérimentation », qui devrait être assoupli par la révision constitutionnelle envisagée au travers de la suppression du « verrou » de la généralisation, pourrait concourir à l’élargissement des attributions de compétences de l’entité Alsace unique.
En particulier, une gestion plus efficace des flux transfrontaliers et un meilleur accès aux services publics au voisinage de la frontière seraient susceptibles de justifier l’attribution des compétences suivantes à une entité Alsace, guidée par le principe de subsidiarité :

•    l’importance croissante des flux transfrontaliers justifierait l’exercice d’une compétence spécifique de régulation de ces flux par les collectivités frontalières ;
•    l’Alsace et la Moselle pourraient porter des politiques innovantes en matière d’enseignement et de formation, dans leur environnement frontalier et européen ;
•    un partenariat entre la région Grand Est et une éventuelle entité Alsace pour soutenir l’attractivité, le développement économique et le tourisme pourrait voir le jour ;
•    une éventuelle collectivité Alsace pourrait œuvrer pour la mise en valeur de son espace naturel et notamment de ses cours d’eau ;
•    une collectivité Alsace pourrait jouer un rôle de premier plan dans le domaine culturel.

Au-delà des compétences attribuées à une entité Alsace, la mutualisation des équipements pour accroître l’offre de services publics au voisinage de la frontière ne fonctionnera vraiment que si l’on prévoit la possibilité de dérogations à certaines normes nationales, afin de favoriser une articulation fluide avec son voisinage immédiat.

Le cheminement pour parvenir à la fusion envisagée devrait faire l’objet d’un arbitrage quant à la méthode, législative ou réglementaire (décret en Conseil d’État), et au calendrier, puisqu’il faudrait conjuguer élections locales, révision constitutionnelle et cette entreprise institutionnelle spécifique.
Si cette voie était poursuivie,

l’Alsace pourrait devenir le premier territoire porteur de la « décentralisation de projets » souhaitée par le Président de la République.

Manurhin : à Mulhouse, le Grand Est préfère aider les entreprises qui gagnent des milliards !!!

Manurhin : à  Mulhouse, le Grand Est préfère aider les entreprises qui gagnent des milliards !!!

L’ancien fleuron de l’industrie d’armement alsacien qui était en redressement judiciaire est repris par un groupe de défense des Émirats arabes unis (Emirates Defense Industries Company.

Fondée à Mulhouse, Manurhin (Manufacture de machines du Haut-Rhin) aura cent ans l’année prochaine.
À l’origine, la société produisait des machines destinées à l’industrie alimentaire et autres appareils de mesure, très vite elle s’oriente vers la fabrique de munitions et machines de fabrication de munitions dès 1922.
En 1945, Manurhin propose des armes légères, des machines-outils et le scooter Manurhin.
Le révolver MR 73 a été utilisé par le RAID, le GIGN et la Police nationale.
Dans les années 1990,  Manurhin se recentre sur la fabrication et l’installation de machines pour la fabrication de munitions. En 1999, elle cède son activité d’armes de poing à la société Chapuis.

L’erreur slovaque

En 2011, malgré un carnet de commandes bien rempli, Manhurin manque de fonds pour continuer son activité. L’état ramène quatre millions d’euros par le biais de sociétés telles que la Sofired (une structure du ministère des Armées), Giat Industries et trouvera un investisseur mystérieux : le groupe slovaque Delta Defence qui posera 3 millions d’euros.  Rémy Thannberger  et des investisseurs locaux réunissent plus d’un million d’euros.

Rémy Thannberger dirige l’entreprise.

Manurhin repart de l’avant, avec une belle progression  de son chiffre d’affaires et de son bénéfice. Le carnet de commandes est bien fourni.

En 2013, Manurhin  passe sous pilotage opérationnel des Slovaques.

La même année Rémy Thannberger, rencontre un gros client, la OMPC (Oman Munition Production Company). Une société liée au ministère de la Défense du Sultanat d’Oman. Un mégacontrat de 70 millions d’euros est signé. Ce sera curieusement  le dernier…

Paradoxalement, depuis Manurhin se porte mal. Le chiffre d’affaires baisse, il y aura même des périodes de chômage partiel.

Sous pilotage opérationnel slovaque, Manurhin manque de solutions financières pour produire. Rémy Thannberger explique “Les banques refusent de nous accompagner !”, il est vrai que les financeurs hésitent à investir dans les “vice businesses” (métiers sales) liés à la guerre. Mais c’est principalement l’opacité qui entoure l’actionnaire principal Delta Défence qui effraie les investisseurs.
De plus, les Slovaques se sont révélé être de mauvais gestionnaires, au point de se demander si leurs vraies intentions n’étaient pas de flinguer Manurhin. L’entreprise a déposé une plainte contre X. L’instruction est en cours.

En 2016, la société annonce une perte de 16,5 millions d’euros.

Septembre 2016. Bpifrance et Giat industries cèdent leurs participations à la Société Nouvelle d’Alsace, entité détenue par Robert Nguyen et Rémy Thannberger, respectivement directeur général et président du Conseil de Surveillance de Manurhin.

Les politiques locaux semblent baisser  les bras à l’image du député centriste du Haut-Rhin, Olivier Becht : “Hélas, il n’est pas sûr qu’à l’issue de la procédure de sauvegarde l’entreprise évite le redressement judiciaire. Mais cela permettra au moins de revoir l’actionnariat.”

La société mulhousienne est placée en redressement judiciaire en juin 2018 et reprise par Emirates Defense Industries Company sur décision tribunal de grande instance de Mulhouse

Que fait la Région Grand Est ?

Nous avons eu peu de réactions du côté de Metz… si ce n’est un communiqué du RN qui s’étonne :  « bien que ce soit à l’État d’intervenir dans ce type de situation, Jean Rottner préfère, via la compétence« développement économique » du Conseil Régional, aider les grandes entreprises rentables et en croissance pérenne plutôt que se préoccuper de celles en difficultés et dans l’impossibilité d’accéder au crédit bancaire ».
Il est vrai , comme nous l’avions déjà dénoncé dans les pages Heb’di, que les élus de la majorité régionale ont préféré verser 8 millions d’euros à Peugeot Mulhouse quand le groupe PSA fait un bénéfice de près de… 2 milliards d’euros !
Mais, y a-t-il encore des dépenses raisonnables à la région Grand Est ?

Un coup de pouce pour Heb’di

Lundi 20 août, la 1re chambre commerciale du Tribunal de Grande instance de Strasbourg s’est prononcée pour la poursuite d’activité de votre journal « Heb’di ».

Dieu sait si ce n’était pas gagné !

Ce jugement tant espéré, nous vous le devons avant tout à vous, lecteurs ou donateurs qui nous avez soutenus par centaines via vos abonnements, vos dons, ou vos petits mots réconfortants. Soyez-en remerciés du fond du cœur.

Aujourd’hui, grâce à vos encouragements, Heb’di retrouve un nouveau souffle. Même si tout cela est encore un peu fragile, vous avez réussi à nous redonner foi en ce qui nous a toujours portés, une liberté d’écrire et de penser avec pour seul fil conducteur l’Alsace, cette région que nous aimons tant.

Comme nous nous y étions engagés, l’équipe Heb’di, rédacteurs, dessinateurs, maquettiste … ne se rémunérera pas en attendant des jours meilleurs !

Votre numéro de septembre est d’ores et déjà en chantier. Vous pourrez aussi consulter notre site hebdi.com où vous trouverez toutes les infos du jour.

Heb’di, c’est toujours plus de révélations, toujours plus d’investigations et beaucoup d’humour.

 

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Les élus du Grand Est s’envoient en l’air !

Les élus du Grand Est s’envoient en l’air !

Alors que la région Grand Est tente encore de se justifier sur la dépense  aussi couteuse qu’inutile de l’achat d’un appartement à 3 millions d’euros dans les beaux quartiers parisiens. Nous apprenons que les conseillers régionaux s’apprêtent à s’envoyer en l’air !

Les grosses dépenses des collectivités locales sont réglementées par une procédure d’appel d’offres.

C’est ainsi que le Grand Est a lancé un appel d’offres pour l’« Achat d’espaces publicitaires et de prestations diverses de communication et de promotion dans le cadre de la manifestation ” Mondial Air Ballons 2019 ‘’ »

Nous sommes toujours incroyablement surpris de constater à quel point la bande à Rottner a un besoin de reconnaissance.

S’afficher sur des montgolfières dans l’espoir d’être vu de Nogent-sur-Seine à Altkirch,  pourquoi pas ?

Le document  émis par la Région (qui semble complètement à l’ouest en ce moment)   explique que le  « Mondial Air Ballons 2019 » fera pour la première fois l’objet d’un naming « Grand Est ».

L’événement aura lieu du 26 juillet 2019 au 4 août 2019 à Chambley.

Il est précisé que l’événement  rassemble 7 000 médias français et étrangers. « Une réelle opportunité pour la Région Grand Est en lui permettant d’accroître sa notoriété auprès du grand public ! »

Il est donc proposé à la Commission d’Appel d’Offres d’attribuer le marché à l’association«Les Portes du Ciel » pour un montant de 800.000,00 € (environ 1000 mois de minimum vieillesse)

Une opportunité vous disiez…. !

 

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