Gilets Jaunes – Essence : pourquoi personne ne manifeste devant le Grand-Est ?

Gilets Jaunes – Essence : pourquoi personne ne manifeste devant le Grand Est ?

Si c’est la goutte d’essence qui a fait déborder le réservoir et initié le mouvement des gilets jaunes en Alsace, on sait que la vraie question centrale du débat reste le pouvoir d’achat. Là, on s’étonne qu’en Alsace, les manifestants ne viennent pas en parler à Jean Rottner, le Président de la Région Grand Est ?

Les régions touchent la Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Energétiques

Car oui, les régions et donc l’ensemble administratif appelé Grand Est touchent la Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Energétique

Les régions ont donc la possibilité de réduire lors de leur budget, la fraction de tarif de la taxe intérieure de consommation applicable aux carburants vendus aux consommateurs finals sur leur territoire.

Le Ministère  nous le rappelle d’ailleurs : « La fiscalité de l’électricité, des produits gaziers et pétroliers en France est encadrée par le droit communautaire, en particulier les directives européennes 2003/96/CE du 27 octobre 2003 et 2008/118/CE du 16 décembre 2008.

Qu’attend donc Jean Rottner pour annoncer une baisse des taux de la fraction régionale ?

La directive 2003/96/CE encadre le régime des accises, les niveaux minima de taxation et, sous certaines conditions, les exonérations ou les taux de taxation différenciée qui s’appliquent. En France, il existe principalement quatre types d’accises sur l’énergie :

Qu’attend donc Jean Rottner pour annoncer une baisse des taux de la fraction régionale ?

En 2019, 32 % de la Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Énergétiques seront perçus par nos collectivités locales (45 % par l’État). Autant de raison pour les gilets jaunes d’Alsace d’oser affronter Jean Rottner et de voir s’il est vraiment à l’écoute de la population.

Des rot un wiss sur les ronds-points !

Voilà aussi l’opportunité d’une convergence des luttes ! De faire manifester les Alsaciens contre une région qui augmente ses impôts, ses taxes tout en mettant à mal tout ce qui est encore d’Alsace, à l’instar même récemment du tourisme.

D’ailleurs, on attend les études sur les coups du Grand Est, cette nouvelle « région » que 83 % des Alsaciens ne supportent pas plus que les impôts !

Barbara DesVilles

 

Grand-Est : Jean Rottner va planter Frédéric Bierry et Brigitte Klinkert

Grand Est :  Jean Rottner va planter Frédéric Bierry et Brigitte Klinkert

On vous dit en exclusivité ce que va se produire en début de la séance du Grand Est qui se tient à Metz, ce matin !

Jean Rottner va planter Frédéric Bierry et Brigitte Klinkert, tout cela devant une ministre.
Recevoir Jacqueline Gourault à Metz et à huis clos, il fallait y penser. Quel mépris de plus pour l’Alsace de la part de Jean Rottner. Cherche-t-il comme Philippe Richert, un job en or (voir notre article).

Combien de litres de fuel peut-on s’offrir avec le nouveau salaire de Philippe Richert ? Le voilà au chaud jusqu’en 2024,
car il se dit que Jean Rottner aspire à des fonctions nationales, comme il se dit que Valérie Debord adore l’idée.
Mais après la journée d’hier, celle d’aujourd’hui sera « géniale », sauf pour Frédéric Bierry et Brigitte Klinkert.

Une montée de la rancœur contre l’Alsace

Hier, la tension est montée. D’abord de la part de « nos amis » d’autres régions. On ne vous parlera pas de la germanophobie maladive de Florian Philippot. Celui qui voit encore des complots germaniques partout ne sera bientôt plus conseiller régional et haut fonctionnaire sans doute !
Les autres attaques sont venues des progressistes qui ont compris que Frédéric Bierry et Brigitte Klinkert n’ont obtenu dans les faits qu’un « super-département ». Naturellement, ils veulent le même pour leurs camarades et ils auraient voulu un débat préalable.
Comment ne pas évoquer Pernelle Richardot ? Allez, on a compris qu’elle doit faire parler d’elle pour figurer en bonne position sur la prochaine liste du PS aux élections européennes.
« Jean Rottner a eu l’occasion de rassurer son groupe majoritaire il y a quelques jours. Il compte sur l’intervention de la ministre Jacqueline Gourault ce vendredi matin pour assurer « le service après-vente » du gouvernement » écrivent les DNA .
« Les déclarations de Philippot et de Masseret sont lamentables et indignes d’hommes politiques voulant volontairement oublier l’histoire », réplique sur Facebook Georges Schuler.

« L’Alsace n’est pas radioactive », lâche un Justin Vogel poussé à bout. » poursuit le journal

À quand un groupe « Alsace » !

Rassurer son groupe majoritaire. JR l’a fait en prouvant que la région Grand Est n’a rien perdu. Qu’elle se consolide. Il le refera ce matin !

Aux élus alsaciens de choisir : continuer à être humiliés ou se rebeller ! À quand le groupe « Alsace »…

On verra la suite. Aujourd’hui, Jean Rottner va planter Frédéric Bierry et Brigitte Klinkert en expliquant qu’il n’aurait rien obtenu en fait.
Id’Fuchs

Philippe Martinez en passant par L’Alsace… pour le Grand Est.

CGT : Philippe Martinez en passant par L’Alsace et le Grand Est.

Le 7 novembre , Philippe Martinez était dans le Bas-Rhin pour soutenir le syndicat CGT de la Santé, essentiellement les représentants de l’Hôpital Civil de Strasbourg.

Il aurait, à cette occasion, pu donner l’analyse de son syndicat sur ce qui se passe au niveau des cliniques strasbourgeoises. Avec notamment, l’offensive du Groupe Financier ELSAN pour le contrôle d’activités médicales au service des fonds de pension américains,  anglais et luxembourgeois, avec la bénédiction des pouvoirs publics.

Il est également venu soutenir les militants CGT, victimes de discriminations et de brimades au sein de certaines entreprises.

Philippe Martinez en a profité pour vivre le grand frisson révolutionnaire avec la commémoration des premiers soviets en France à Strasbourg en novembre 1918.
À l’époque, ces derniers avaient hissé le drapeau rouge au sommet de la Cathédrale avant de se faire chasser manu militari par les autorités françaises, il y avait là de quoi émoustiller chez notre secrétaire général sa fibre révolutionnaire.

Le jacobinisme avance masqué derrière cette pseudo reconnaissance du fait régional.

En 2018, le patron de la CGT est venu épauler les partisans de la dissolution de l’Alsace en tant que région dans la Région administrative appelée Grand Est.
Cette appellation a d’ailleurs si peu de sens qu’on aurait mieux fait de la nommer « France Est », cela aurait été plus significatif.
Le jacobinisme avance masqué derrière cette pseudo reconnaissance du fait régional. Ce n’est pas une décentralisation au sens où les acteurs locaux obtiennent le droit d’agir librement en fonction de la réalité du terrain, c’est juste une déconcentration administrative avec l’ objectif de renforcer l’influence du pouvoir central, qui continuera à détenir le pouvoir suprême, celui de distribuer l’argent récolté par le fisc .
Ceux qui, à la CGT en 2013, avaient combattu au nom de la défense de l’emploi, la fusion des deux départements alsaciens, sont les mêmes qui acceptent aujourd’hui sans broncher dix fois plus de suppressions de postes à l’échelle de la méga région du Grand Est. Ils vont même au-devant des désirs du pouvoir politique en acceptant l’éloignement des centres administratifs et en fusionnant les différentes structures syndicales en dehors des règles qui régissent la CGT. Voilà pour la démocratie au sein de la CGT.

Marcel WOLFF

Alsace humiliée : le mépris Lorrain !

Alsace humiliée : le mépris lorrain !

L’Alsace et la Lorraine … Les plus diplomates vous diront que cela passe, mais les autres sont formels : la création, de force, de la région Grand Est permet de (re)découvrir les rancoeurs lorraines contre les Alsaciens…

Les colères de Valérie …

Valérie Debord

On pourrait évoquer la colère sourde de certains élus lorrains, d’avoir dû concéder deux présidences de Grand Est à des Alsaciens. On pourrait évoquer les colères de Valérie Debord, ses « messages » vengeurs sur Whatsapp, sa façon de recadrer les élus d’Alsace et d’ailleurs.
On pourrait évoquer l’Histoire des deux régions. Mais on se contentera de lire les propos d’élus de la région Lorraine, se réjouissant que la fusion des conseils départementaux se fasse à minima et dans la douleur.

David Balance !

Commençons par le maire de Saint-Dié, David Valence, surnommé David Balance. Qu’écrit-il sur sa page Facebook  : « L’Alsace est et restera pleinement dans le Grand Est : c’est le premier enseignement à tirer des réflexions du gouvernement, qui ont été rendues  partiellement publiques aujourd’hui par la ministre Jacqueline Gourault.

David Valence

Seconde enseignement : le fait alsacien pourra s’incarner à nouveau dans une collectivité singulière.
Troisième enseignement : cette collectivité n’aura pas, pour autant, de statut particulier. 
Elle prendra donc probablement une forme départementale, même si le nom affiché est différent pour ménager les susceptibilités.
Dernier enseignement : de vraies compétences spécifiques seront reconnues à cette entité,
mais le développement économique, les transports, les lycées, qui sont à la fois les compétences mères et renforcés récemment de la Région, 
ne seraient pas concernés ».
Que dirait-on d’un Alsacien usant ce ton contre la Lorraine ?
Mieux, il laisse écrire par un commentateur : « OK c’est bien ! Mais quand n’est-il des privilèges du droit Local ?

Ça semble plus facile de Tomber le mur de Berlin , que de ramener la Moselle et l’Alsace dans le statut commun de la France.

Traitement de faveur ?

Le Républicain Lorrain avait ouvert le tir avec un pseudo sondage à la question assassine : « Trouvez-vous normal que l’Alsace bénéficie d’un traitement de faveur ? ».

André Rossinot

On aura bien compris que l’Alsace est l’ennemie. Ce que visiblement, seuls des élus alsaciens n’ont pas compris.
« Leur désir d’Alsace, du réchauffé ! »
« Leur désir d’Alsace, du réchauffé ! », déclare André Rossinot à propos de la fusion entre Haut-Rhin et Bas-Rhin à la presse locale .

On aura compris, l’humiliation des Alsaciens doit être totale pour les grands élus lorrains.

Une arrogance permise par le fait qu’ils savent que les prochaines élections régionales imposent la présence de toute liste régionaliste dans les 10 départements. Un défi impossible pour Unser Land.
Voilà pourquoi, une vraie réflexion s’impose sur la manifestation politique de l’Alsace aux Régionales.
Des chiffres ?

En attendant, le mépris lorrain est inacceptable ! On s’interroge en attendant. Quelles sont les anciennes régions qui tirent le plus avantage de Grand Est ? Quelles sont les villes aussi ?

Barbara DesVilles

NB : Vous aimez notre liberté de ton ?

Soutenez-nous face à ceux qui en Alsace, comme dans Grand Est, rêvent de nous faire taire.

Dessin paru dans “Tout le Bas-Rhin n°91 sep/oct 2014”

 

Disponible sur Hebdi.com et en kiosque…

Le Mouvement Pour l’Alsace lancé à Sélestat

Le Mouvement Pour l’Alsace lancé à Sélestat

Initié par les députés Patrick Hetzel, Frédéric Reiss et le Sénateur André Reichardt, le Mouvement Pour l’Alsace   a vu le jour à Sélestat, ce samedi.

Face aux rouleaux compresseurs

Laissons aux promoteurs le soin de s’exprimer clairement.

Hier, Patrick Hetzel a fait un « Mea Culpa ». Il a dénoncé les deux rouleaux compresseurs qu’il n’a vu autant venir :
– L’administration jacobine
– L’administration régionale pro-grand-est !
Un Patrick Hetzel choqué par la fin programmée du  Rectorat de Strasbourg…
André Reichardt « aimerait » que les 60 000 personnes qui avaient signé la pétition de Jean Rottner en 2014 « signent pour le Mouvement pour l’Alsace pour montrer qu’ils sont toujours là ».

« Ce n’est pas un désir d’Alsace, c’est une exigence d’Alsace », relève le sénateur et conseiller régional membre de la majorité régionale de Jean Rottner » écrit Franck Buchy dans les DNA « Étaient notamment présents hier au lancement du mouvement à Sélestat : Daniel Hoeffel, Olivier Klotz, Pierre Kretz, Grégory Stich, Etienne Burger, Thierry Kranzer, Stéphane Bourhis, Justin Vogel, Jean-Philippe Maurer, Jacques Schleef, Pierre Klein, Gérard Simler, Jean-Marie Woehrling, Robert Hertzog, Marcel Czaja, Antoine Fabian » rajoute-t-il.

Une collectivité territoriale d’Alsace à statut particulier sur la base de l’article 72 de la Constitution

Pourquoi maintenant ?

La question est naturellement posée. La réponse coule de source : pour faire pression avant le rendu des conclusions de la ministre LREM …

Le texte de la Charte est lui clair : « La revendication des citoyens d’Alsace est claire. Dans deux sondages successifs (cf. sondages CSA et IFOP) ils ont dit à plus de 80 % qu’ils veulent retrouver une collectivité territoriale en rejetant dans leur très large majorité son intégration au Grand Est. Nous avons entendu cette revendication et nous la portons.
À la suite du rapport du préfet Marx et de la mission de Madame la Ministre Jacqueline Gourault, nous demandons au Gouvernement d’engager, sans attendre, la procédure législative créant une collectivité territoriale d’Alsace à statut particulier sur la base de l’article 72 de la Constitution, la seule option susceptible de répondre à l’attente des Alsaciens.

Cette Alsace Nouvelle intégrera les deux conseils départementaux d’Alsace dans une structure unifiée dont la vision sera celle proposée par les deux présidents des Conseils Départementaux dans leur projet d’eurocollectivité d’Alsace, un projet que nous soutenons.

Son architecture institutionnelle respectera la diversité de l’espace régional en accordant une place déterminante aux structures de coopération intercommunale.
S’agissant des compétences, cette collectivité d’Alsace exercera bien sûr les missions dévolues aux départements, mais aussi des attributions stratégiques en matière de développement économique, d’infrastructures, d’enseignement et de culture, transférées de l’État et de la Région.

Faute de pouvoir être immédiatement constituée hors de la Région Grand Est, elle pourra fonctionner temporairement au sein de celle-ci, pour en sortir dans un deuxième temps.
Pour que l’Alsace, forte de ses atouts uniques que lui procurent son héritage culturel et linguistique rhénane et sa position géographique, ait l’ambition légitime de devenir la vitrine de la France dans l’espace rhénan et puisse assumer cet héritage dans une Europe plus forte, l’heure est à l’action. Sachant qu’il suffira d’une simple loi pour permettre l’entrée en fonction de cette collectivité d’Alsace, celle-ci peut et doit devenir opérationnelle au plus tard le 1er janvier 2020.

Nous considérons l’appartenance au Grand Est dans la durée comme incompatible avec cette ambition.

Le Mouvement Pour l’Alsace se donne pour objectif de soutenir la mise en place de cette Alsace Nouvelle et de rassembler tous ceux qui, sans distinction d’origine et de conviction, veulent agir pour la réussite de ce projet. »

On signe ou on ne signe pas sur : www.mouvementpourlalsace.com !
On notera la sortie du Grand Est et l’ouverture à tous !

L’Alsace, combien de divisions ?

Au-delà de la démarche, qui a le mérite d’exister. On notera naturellement que sur les réseaux sociaux, chacun tire sur l’autre. La querelle d’ego continue de plus belle.

Les uns constatent les absences d’élus hier, les autres revendiquent d’avoir été là avant, les troisièmes expliquent comment il faut sauver le monde…
Face aux deux « rouleaux » évoqués par Patrick Hetzel, il faudrait parler d’une seule voix ! La chorale des supposés défenseurs

tient, elle, plus des polyphonies que du mouvement corse.
À croire que les Alsaciens tentent peut-être de faire mourir de rire, tant Rottner qu’Emmanuel Macron. Pour les proches du premier, les ego des parlementaires et des supposés régionalistes sont le plus fort soutien au Grand Est. Pas faux !
Mais on signera quand même. Pour l’Alsace et parce que ça ne coute rien d’essayer. Encore et encore…

À lire notre article : Le Grand Est a-t-il gagné ?

Barbara DesVilles

Christophe Kieffer, chevalier de la Légion d’honneur, le dernier coup tordu de Philippe Richert ?

Christophe Kieffer, chevalier de la Légion d’honneur, le dernier coup tordu de Philippe Richert ?

Le lorrain Christophe Kieffer… Heb’di en a déjà parlé. C’était l’éminence grise de Philippe Richert. Celui-la même qui l’orientait vers le Grand Est
Après le départ de son mentor et des propos odieux  envers l’élue, Vanessa Wagner lors d’un clash devenu mémorable, il a été poussé vers la sortie

«Tu n’es qu’une merde, tu n’es qu’une pétasse innommable…»

«Tu n’es qu’une merde, tu n’es qu’une pétasse innommable…» avait-il notamment déclaré . Le silence féministe de l’époque pèse encore.
Quelques semaines après, un décret paru au Journal  officiel nous annonçait sa promotion au grade de Chevalier de la Légion d’honneur. ‘’M. Kieffer (Christophe, Louis, Michel), directeur de cabinet du président du conseil régional du Grand Est ; 29 ans de services.’’
Samedi dernier, lors de la petite sauterie organisée à cet effet… certains invités se seraient intérrogés  sur l’origine des appuis, réseaux ou amitiés, ayant permis à ce brillant défenseur du Grand Est d’accéder à cet honneur… alors même que de grands anciens, blessés ou tombés au front, ou ayant travaillé 40 ans au fond des mines de potasses n’ont jamais été  décorés.

Qu’importe, Kiki, surnommé ainsi par les fonctionnaires de la région, voyait son zèle récompensé.

Remise par Philippe Richert

La tradition veut que la distinction soit remise par une personnalité. Christophe Kieffer a tout naturellement choisi Philippe Richert…
Quelques happy few se sont donc retrouvés ce samedi à Strasbourg. Parmi eux, élus, fonctionnaires, amis et … redevables.
Sont-ils pour autant tous fans du Grand Est ?
Outre les  proches du duo Kieffer/Richert, on retrouvait également les incontournables vestales du Grand Est que sont Elsa Schlack et Lilla Merabet.
Cette dernière semble avoir oublié ses tracas avec  la  Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) !
On s’étonne égallement d’un autre oubli :  la déclaration à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique, d’un emploi de déléguée générale à la Fondation Force ( L’Alsace)
Un temps partiel tout de même rémunérateur puisqu’il lui rapporte la modique somme de  35.000 € par an… payée par ladite fondation. On notera que celle-ci fut un temps présidée par Robert Lohr mais elle s’appelait alors « Fondation Transplantation »

Une fondation qui a mal fini …

« Sur demande de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, une mission de contrôle de la Fondation pour le développement des techniques de suppléance des fonctions vitales, dite Fondation Transplantation (FT) a été diligentée en janvier 2013.
Cette mission intervient à la suite de difficultés de gestion et d’un climat social très dégradé au sein du groupe après pas moins d’une liquidation et de deux redressements judiciaires.

La mission avait ensuite  élargi ses investigations aux filiales de la Fondation Transplantation, faute de quoi il eut été impossible d’appréhender de façon globale une situation jugée complexe » déclarait l’IGAS
Rue 89  notait d’ailleurs  que : « Les inspecteurs de l’Igas (Inspection générale des affaires sociales) n’aiment pas se répéter ; or, c’est exactement ce qu’ils avaient dû faire à la suite d’une seconde mission de contrôle sur la Fondation Transplantation (FT), rapport rédigé au vitriol.
Dans ces pages, dont Rue89 Strasbourg avait pu consulter quelques extraits, les inspecteurs notaient que leurs recommandations émises en 2004 « n’avaient [toujours] pas été mises en œuvre » en 2013, en raison notamment « d’une gouvernance déficiente »….
Dans la Fondation Force, Robert Lohr n’est plus que Président d’Honneur … Le fait qu’elle emploie Lilla Merabet est naturellement lié à ses compétences intrinsèques. Certains fonctionnaires se demandent pourtant si l’élue s’est bien abstenue de tout vote en faveur de Robert Lohr et de ses projets.
Naturellement, il n’est pas question d’accuser qui que ce soit,  mais comme l’élue est prompte à donner des leçons, on en parle à la cantine non sans évoquer son zèle dans la cadre du lancement d’un projet de l’entreprise…
Au déontologue de plancher.

Revenons-en à Christophe Kieffer

Revenons-en à la sauterie du médaillé. Naturellement Philippe Richert en a vanté la fidélité et les mérites.
(Il réserve ses flèches à d’autres, coupables selon lui d’œuvrer en défaveur du  « Grand Est ».)
Et voilà Christophe Kieffer décoré
Il travaille désormais à Paris. Il y a trouvé un emploi sur mesure, grâce à ses réseaux « artisans ».
Pour la décoration, tous ses amis étaient là bien sûr. Les autres n’ont pas manqué de lui envoyer SMS et autre messages ou posts, des fois qu’il revienne un jour à Strasbourg…

Barbara DesVilles

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Bientôt moins de camions et plus de trains… Alors le GCO ne sert plus à rien ? – Le rectificatif Rottner, Ries, Bierry, Herrmann

Bientôt moins de camions et plus de trains…
Alors le GCO ne sert plus à rien ?

Aujourd’hui, deux informations se télescopent dans la presse quotidienne.
La première annonce qu’une taxe « poids lourd » est en projet au ministère de l’Écologie.
La seconde rappelle l’ouverture à la concurrence des trains régionaux dans quelques mois !

Dans le journal de la Saône-et-Loire, un article titré ‘’Trains régionaux : et s’il existait une autre voie ?’’ explique qu’ « en 20 ans, la libéralisation des trains régionaux a permis une forte hausse du nombre de trains et de voyageurs en Allemagne. En France, les régions qui se préparent à l’ouverture à la concurrence regardent l’exemple allemand. »
Le nombre de trains régionaux devait ainsi augmenter prochainement au détriment des déplacements automobiles.

Le second article explique que le gouvernement travaille sur une «vignette» pour les camions étrangers. Elle vise à taxer les camions et notamment ceux qui  ne font que traverser la France »,comme l’a indiqué François de Rugy, ministre de la Transition écologique.

Deux informations qui remettent en cause l’utilité du Grand Contournement Ouest, GCO.

Actuellement, pour les trajets nord-sud de l’Europe, les transporteurs utilisent les rives du Rhin au niveau coté allemand ou français:

– Coté allemand en passant de Karlsruhe à Ottmarsheim par l’autoroute  Bundesautobahn 5 ou autoroute fédérale 5.
Afin d’éviter la Suisse trop chère, les camions quittent la 5 à hauteur d’Ottmarsheim, pour rejoindre le sud de la France via l’A36 qui traverse la région Mulhousienne.
Le côté allemand est plus simple, mais payant !

– Côté alsacien : via Lauterbourg, Strasbourg, Colmar et Mulhouse par les autoroutes et quatre-voies excitantes. La traversée de la région est gratuite, mais comprend deux points noirs, les bouchons de Strasbourg et la traversée de la forêt de Bienwald sur une nationale.

Comme nous l’avons expliqué dans le magazine Heb’di de ce mois, la création du contournement de Strasbourg entrainerait de facto la construction d’une autoroute dans la forêt de Bienwald.
L’Alsace deviendrait un boulevard à camion !

L’existence d’une vignette changerait la donne. Pour peu que le prix soit supérieur au péage allemand, les camions repartiraient côté Allemand.

Les pays européens se renvoient le passage des camions

Un calcul, certes ridicule, qui prouve encore une fois que le réel problème est le transport de marchandises sur les routes au détriment du fret et du transport fluvial et évidemment de la production de proximité !

Donc le GCO, qui devait principalement servir aux poids lourds sur  l’axe nord-Sud n’aura plus d’utilité. Pour rappel les bouchons ne sont pas dus aux camions, mais aux  automobiles (85%) qui font le trajet vers l’eurométropole, notamment pour des raisons professionnelles.

Bientôt moins de camion, toujours plus de train, mais alors à quoi sert le contournement ?

Jean Rottner, Roland Ries, Frédéric Bierry et Robert Hermann font-ils marche arrière ?

Devant tant d’arguments, les membres du collectif  GCO NON MERCI ont imaginé la réaction des quatre mousquetaires de la pollution redépensant 21 000 euros pour une pub (prix normal d’une page dans les DNA)

 

 

Dernière minute : Georges Schuler : l’homme qui a dit « non » à Rottner !

 Georges Schuler : l’homme qui a dit « non » à Rottner !

« … 83 % des Alsaciens veulent autre chose. Ce sont des personnes qui nous ont élus et je ne peux ignorer leur demande ».

On connaît la liberté de ton, du Secrétaire Départemental des LR 67, on connaît aussi son désintéressement personnel et son soutien dès 2015 aux premières manifestations contre la Réforme territoriale.

Il vient d’annoncer à Jean Rottner et Valérie Debord qu’il quitte la majorité régionale, à date du 11 septembre 2018,  et qu’il siégera « comme conseiller régional alsacien non inscrit » !

Une démission qui devrait faire grand bruit.

La langue de bois,  Georges Schuler ne connaît pas !

Une question taraude les esprits : que feront les autres élus qui disent « défendre l’Alsace »

Un Mouvement pour l’Alsace en gestation ?

La création d’un « Mouvement Pour l’Alsace », devait être annoncé ce samedi 15 septembre du côté de Sélestat.

Il semblerait que l’initiative prenne plus de temps que prévu pour le sénateur LR André Reichardt et le député LR Patrick Hetzel  qui sont à la manœuvre.

L’objectif serait d’appuyer la démarche des départements alsaciens et de créer un mixte entre un « Think Tank » et une « CSU alsacienne »(Union chrétienne-sociale en Bavière qui agit exclusivement en Bavière), le vieux rêve des droites alsaciennes.

On se souvient naturellement du Rassemblement Pour l’Alsace d’André Bord.

« L’Alsace, combien de divisions » pourrait être la première question de la ministre, Jacqueline Gourault, annoncée ce week-end en Alsace…

Région : la Majorité du Grand Est va-t-elle exploser ?

Région : la Majorité du Grand Est  va-t-elle exploser ?

On pourrait en douter, mais il y a bien une majorité à la tête du Grand Est.
Naturellement, elle entend le rester, mais…

De nettes tensions existent entre les proParisiens et ceux remettent en cause le Grand est !

L’une des premières conséquences de ces tensions est l’absence des élus LR 67 de la région lors des instances du parti.
D’autres-parts, certains reprochent à Georges Schuler (Maire de Reichstett) d’avoir fait exploser le groupe à l’Eurométropole et surtout de nettes tensions existent entre les proParisiens et ceux remettent en cause le principe du Grand Est !
À ce sujet, Elsa Schalck et Pascal Mangin sont les grands absents des réunions des dirigeants LR…
Ces deux-là n’hésitent pas à passer régulièrement des appels parisiens pour s’assurer les bonnes grâces au siège du parti à l’approche des prochaines élections municipales. D’autres collent aux bottes de Valérie Debord pour obtenir le même résultat.

Les élections internes des LR en octobre prochain permettront aussi de prendre la température en Alsace …

Dans le Haut-Rhin, il se dit que d’amicales pressions sont exercées sur les pro-Alsace … Soit par le biais d’éventuelles d’investitures aux sénatoriales, soit en soutient lors de vote lors des élections internes.  Nous suivrons de près ces élus afin que nos lecteurs soient avertis.
La panique Unser Land !

Même si elle ne change pas la face du monde ni ne colmate les faiblesses du mouvement Unser Land, sa campagne d’affichage énerve. D’abord en Alsace, puis en Moselle.
Un observateur patenté voit dans cette démarche la volonté d’Unser Land de tenter de présenter des listes Régionalistes et Solidaires dans l’ensemble des départements du Grand Est… S’il y arrivait, le mouvement régionaliste ne pourrait gagner, mais pourrait faire perdre.
L’affichage en Moselle a encore plus étonné. Des élus bien pensants ne comprenant pas que la crise alsacienne s’élargisse à Metz.

Discrètement, les cadres de LREM observent d’ailleurs cette situation. Leur liste, lors des prochaines élections régionales, taillera des croupières à la majorité LR-UDI.
Une alliance avec le centre ou une partie de la gauche pourrait alors renverser les équilibres.
Les alliés d’aujourd’hui ne le seront pas demain. « Il faudra que la droite vire tous les candidats trop à droite » annonce un observateur intéressé et en marche, sous la promesse du silence.

Le cabinet observe

À peine remise du « départ » de Christophe Kiefer, le cabinet, lui, a conservé ses « bonnes habitudes ». Il observe la toile, dresse une liste des « non compatibles » et vient jouter de temps en temps.
La peur du moment reste la création d’un groupe Alsace au sein de la région. La sortie d’André Reichardt, les soubresauts de Justin Vogel laissent à penser que l’idée est encore « viable ».
L’ombre d’Adrien Zeller plane sur l’Hôtel de Région. Lui avait osé créer son groupe, lui avait osé affirmer qu’il fallait défendre l’Alsace. Certes, il était centriste.
La Majorité du Grand Est est repliée sur elle, sur son nombril. Elle en oublie les oppositions qui travaillent à leur destin…

Le séminaire

La Majorité du Grand Est préparé son séminaire des 8 et 9 septembre.
Côté hébergement, tout est cadré : « Si vous nous rejoignez dès le samedi, nous vous rappelons que votre nuit d’hôtel du samedi soir est à régler par vos soins et qu’un remboursement de 90€ (pour les hôtels situés à Strasbourg) ou 70€ (pour les hôtels situés en dehors de Strasbourg) interviendra a posteriori après transmission à la Région de la facture dans les conditions habituelles de remboursement en matière de formation. »
Côté programme le dimanche est consacré au bilan,  le samedi est lui « touristique » :
À partir de 14h00 : Accueil à la Maison de la Région
15h00 : Visite du Parlement Européen
17h00 : Trajet en bateau mouche du Parlement Européen jusqu’au Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg avec possibilité d’une dégustation de vins d’Alsace à bord.
18h30 : Balade découverte de la Petite France à la Cathédrale
19h30 : Cours particulier “Comprendre l’Alsacien en 1 leçon” avec Huguette Dreikaus à la Winstub Zuem Strissel
20h30 : Soirée Tartes Flambées à la Winstub Zuem Strissel !
Si vous voulez taquiner la « Majorité Régionale », vous savez déjà où les rencontrer.
Il y a des ponts pour agiter les drapeaux rot un wiss sur le parcours des bateaux « mouche » !

Barbara Desvilles

Grand Est : vous êtes tous invités !

Venez nombreux !

La majorité du Grand Est prépare son séminaire des 8 et 9 septembre.

Côté hébergement, tout est cadré : « Si vous nous rejoignez dès le samedi, nous vous rappelons que votre nuit d’hôtel du samedi soir est à régler par vos soins et qu’un remboursement de 90€ (pour les hôtels situés à Strasbourg) ou 70€ (pour les hôtels situés en dehors de Strasbourg) interviendra a posteriori après transmission à la Région de la facture dans les conditions habituelles de remboursement en matière de formation. »

Côté programme, le dimanche est consacré au bilan, le samedi est lui « touristique » :

À partir de 14h00 : Accueil à la Maison de la Région
15h00 : Visite du Parlement Européen
17h00 : Trajet en bateau-mouche du Parlement Européen jusqu’au Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg avec possibilité d’une dégustation de vins d’Alsace à bord.
18h30 : Balade découverte de la Petite France à la Cathédrale

Ils ressortent Huguette !!!

19h30 : Cours particulier “Comprendre l’Alsacien en 1 leçon” avec Huguette Dreikaus à la Winstub Zuem Strissel
20h30 : Soirée Tartes Flambées à la Winstub Zuem Strissel !

Si vous voulez taquiner la « Majorité Régionale », vous savez déjà où les rencontrer.
Il y a également les ponts pour agiter les drapeaux Rot un Wiss sur le parcours des bateaux « – mouche » !

Barbara Desvilles

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Alsace : Merci, Philippe Richert, merci Jean Rottner !

Alsace : Merci, Philippe Richert, merci Jean Rottner !

Avec un tel titre certains vont penser que nous avons pété un plomb, carbonisé nos cerveaux le long des gravières pas très claires.
Pourtant, il nous faut remercier Philippe Richert et Jean Rottner !
Car c’est en cédant aux sirènes parisiennes du Grand Est qu’ils ont initié un « désir d’Alsace » comme la région n’en plus connu depuis longtemps.
Mieux, il est temps de leur dire « Merci, pour ce moment ».

Un merci politique !

Politiquement, avant le Grand Est, le régionalisme alsacien était moribond.
Bien sûr, il y eut les percées d’Alsace d’Abord, mélangeant régionalisme et identitarisme, et qui avait une belle poignée d’élus jusqu’en 2004, avant de quasi disparaitre du paysage politique.
Il y eut l’arrivée d’Unser Land, son conseiller général, dont l’élection tenait plus d’un heureux concours de circonstance grâce à l’appui de personnalités « enracinées » ( Denis Lieb, Andrée Munchenbach)…
Chez les Républicains, il aura fallu une poignée de militants pour « réveiller l’esprit alsacien » et organiser les premières manifestations contre la réforme territoriale.
Mais tout cela était finalement relayé dans les coins de pages de la presse quotidienne par certains journalistes prompts à prendre la dictée du côté de la région.


Et Philippe est arrivé !

Merci Philippe Richert, merci Jean Rottner !
Votre trahison lors de l’épisode du Grand Est, a réveillé la conscience alsacienne !
Sans vous, l’essor départemental d’Unser Land aurait été structurellement impossible. Reste à savoir, hors la belle campagne d’affiches d’été, ce que ce mouvement en fera. Soit il s’ouvre et rassemble, soit il se referme et cela restera une anecdote.
Un merci journalistique et culturel !
Vous lisez l’Alsace et les DNA ? Avez vous notez que nos journaux ont multiplié les articles sur l’Alsace, le bilinguisme, les manifestations de la culture alsacienne ? Serait-il un peu moins strasbourgo-mulhouso-centré ?
Mieux, l’offre de livres sur l’Alsace y est régulièrement mentionnée. Une offre qui s’est manifestée naturellement chez les libraires. Il n’y a plus de mal à « écrire sur l’Alsace ». Du Passeport alsacien à l’Histoire de l’Alsace, on trouve désormais bien des livres à se mettre sous la dent !
Musicalement, le Rock en Alsacien n’est plus l’apanage des « Remes » et maintenant des jeunes envoient du lourd.
Dans la pub, comme le font constater certains sur la toile, des mots alsaciens se glissent dans les slogans. Ce n’est pas nouveau, mais cela faisait longtemps que l’on n’avait pas suivi les pas d’Ancel et de son « immer ebs’ nejes ».

Alors oui, merci pour ce moment, Philippe, Jean !

Mais à condition qu’on laisse venir ce département d’Alsace, que l’on en modifie aussi le mode de scrutin et qu’ayant fait ses preuves, il soit possible à ce département de redevenir une « région » à part entière.
Impossible, diront certains !
Rappelons que la Corse est sortie un temps de Paca pour redevenir Corse. Si impossible n’est pas Français,  n’est pas Corse, il n’y a pas de raison qu’impossible, soit alsacien…
Là, ce sera à chacun d’entre nous d’agir, d’assumer et de ne pas réclamer plus pour soit, à la façon de certains élus qui, ayant fait capoter le référendum de 2013, rêvent de rallumer les guerres entre Haut-Rhin et Bas-Rhin pour faire capoter toute chance de renaissance de l’Alsace !

Id ’Fuchs

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