La synthèse du rapport du préfet Marx

L’avenir des deux départements alsaciens !

Commandé  le 22 janvier 2018 par le Premier ministre, alors que la Région Grand Est est contestée par certains,  le  ” Rapport au Premier ministre Mission Alsace Grand Est ” est arrivé !

Afin de permettre à nos lecteurs de réagir dès à présent, nous vous proposons la synthèse de ce document de 141 pages.

Le rapport complet est téléchargeable : http://www.bas-rhin.gouv.fr/Actualites/Territoires/Rapport-au-Premier-ministre-Mission-Alsace-Grand-Est/Rapport-au-Premier-Ministre-Mission-Alsace-Grand-Est


Synthèse du rapport

Carrefour longtemps disputé entre des voisins puissants, l’Alsace s’est forgé une identité propre au cœur de l’Europe.

D’abord partie de l’Empire romain puis du Saint-Empire, réunie au Royaume de France après la guerre de Trente Ans, elle est annexée à l’Allemagne de 1870 à 1918 et de 1940 à 1945.

De la pax romana au partage de Verdun, de la prospérité des Hohenstaufen à la Grande Peste, du rayonnement artistique et culturel de la fin du XVe siècle aux ravages de la guerre de Trente Ans, de la Révolution industrielle aux « Malgré-nous », son destin, associant épisodes brillants et tragiques, résume une partie des étapes de l’unification de l’Europe, sous le double signe du limes et du syncrétisme.

À l’époque contemporaine, le territoire que l’on désigne sous la dénomination « Alsace » est formé par les actuels départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. L’Alsace est aussi un territoire d’application du droit local alsacien-mosellan spécifique qui touche à de nombreux aspects de la vie sociale, économique et culturelle.
Depuis la création au 1er janvier 2016 de la région Grand Est, il n’existe plus de collectivité territoriale d’Alsace. Toutefois, le périmètre alsacien conserve des formes institutionnelles propres. Plusieurs structures interdépartementales opèrent dans des champs aussi divers que la sécurité publique, l’économie, l’assainissement, la culture, le tourisme et l’attractivité du territoire.

La réalité des volontés exprimées

Le projet de création du Grand Est a été accueilli de façon réservée par les Alsaciens. Certaines inquiétudes ont été exprimées sur le dimensionnement, la relative hétérogénéité du nouvel ensemble et l’absence de référence à leur territoire historique.

L’échec de la tentative de création, par référendum, d’une collectivité unique d’Alsace en 2013, fusion des départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la région Alsace, portée par les élus, éclaire les tensions actuelles.

De fortes oppositions sont apparues lors de l’adoption de la nouvelle carte régionale, reflétées dans les résultats des élections régionales de 2015. Elles ont désormais perdu en intensité et une partie de la classe politique alsacienne s’est engagée dans la construction de la nouvelle région.
Deux courants principaux s’affirment actuellement sur cette question. D’une part, les exécutifs départementaux revendiquent la création d’une collectivité à statut particulier, dont les compétences seraient exorbitantes du droit commun des départements. D’autre part, l’exécutif régional Grand Est, s’il n’affiche pas d’opposition à une éventuelle fusion des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, l’assujettit à l’inscription pleine et entière de cette entité dans le cadre régional et dans le respect du partage des compétences organisé par la loi NOTRe.

Au-delà des interrogations sur l’avenir administratif du territoire, le « désir d’Alsace » dépasse le registre institutionnel.

Les formes juridiques possibles pour porter l’Alsace : hypothèses institutionnelles
En cohérence avec la lettre de mission du Premier ministre et avec la position du Président de la République, rappelée lors de sa visite à Strasbourg le 17 avril dernier, l’évolution des deux départements ne peut s’envisager qu’à l’intérieur de la région Grand Est.

Dans ce cadre, quatre possibilités d’évolution institutionnelle se dessinent aujourd’hui afin de porter le « désir d’Alsace » :

•    renforcer la coopération entre les deux départements en mettant en place une entente ou en créant une institution interdépartementale ;
•    créer un syndicat mixte, auquel d’autres collectivités pourraient adhérer ;
•    fusionner les deux départements dans un grand département Alsace, par la loi ou par la voie réglementaire ouverte par le Code général des collectivités territoriales ;
•    créer une collectivité à statut particulier en application de l’article 72 de la Constitution.

Si l’entente, l’institution et le syndicat mixte constituent des formes souples de coopération faciles à mettre en place, elles ne répondent qu’incomplètement aux aspirations des élus du territoire qui souhaitent donner naissance à une nouvelle collectivité alsacienne à part entière.
À l’inverse, la création d’une collectivité à statut particulier, malgré le soutien dont elle bénéficie auprès d’une partie des élus alsaciens, notamment ceux du mouvement Les Républicains, introduirait en France continentale, et en dehors des cas très spécifiques des « PLM » (Paris, Lyon, Marseille), une multiplication des types de collectivités, qui serait porteuse de risques, difficilement lisible et critiquée dans le reste de la région Grand Est mais aussi en Alsace.
En revanche, le projet gouvernemental de « différenciation », nouvelle étape significative de la décentralisation, ouvre des perspectives et une dynamique dont les élus locaux pourraient se saisir.

La fusion des deux départements et la création d’un département d’Alsace, au sein de la région Grand Est, permettrait d’édifier une nouvelle collectivité territoriale en harmonie avec le reste du territoire national.

C’est celle qui a été mise en avant par le Président de la République lors de sa visite précitée à Strasbourg. Elle fait par ailleurs l’objet d’un soutien de la part des parlementaires En Marche. Résultant d’une loi ou d’un décret, elle pourrait s’inscrire dans un calendrier resserré et apporter des économies d’échelle sans nécessairement remettre en cause l’organisation déconcentrée de l’État.
Les autres formes de coopération institutionnelle ne sont pas disqualifiées pour autant. D’une part, une entente ou une institution permettrait d’organiser une transition vers la création d’un département unique. D’autre part, le recours à un syndicat mixte offre la possibilité d’associer, de manière pérenne, d’autres collectivités hors d’Alsace, telles que le département de la Moselle dans le champ linguistique.

Les missions d’une éventuelle collectivité Alsace : compétences, expérimentations législatives et coopération transfrontalière

Si une fusion semble être la principale option permettant de donner naissance à une collectivité territoriale alsacienne, il n’en demeure pas moins qu’une simple « addition » des deux départements serait mal comprise par les élus et une partie de la population. Pour être pertinente, celle-ci devrait être la source d’un véritable projet de territoire, ancré dans un espace rhénan, national, transfrontalier et européen.
Une telle ambition pourrait se traduire, outre les compétences déjà exercées par les départements, par l’attribution de compétences nouvelles. Dans le cadre fixé par les lois NOTRe et MAPTAM, des compétences pourraient être attribuées au département unique par délégation ou par transfert de l’État ou de collectivités territoriales de niveau différent. Ensuite, le projet de révision constitutionnelle porté par le Gouvernement devrait permettre de moduler les compétences des collectivités appartenant à une même catégorie au travers d’un « droit de différenciation ».

Carte de la province d’Alsace en 1789

Enfin, le « droit à l’expérimentation », qui devrait être assoupli par la révision constitutionnelle envisagée au travers de la suppression du « verrou » de la généralisation, pourrait concourir à l’élargissement des attributions de compétences de l’entité Alsace unique.
En particulier, une gestion plus efficace des flux transfrontaliers et un meilleur accès aux services publics au voisinage de la frontière seraient susceptibles de justifier l’attribution des compétences suivantes à une entité Alsace, guidée par le principe de subsidiarité :

•    l’importance croissante des flux transfrontaliers justifierait l’exercice d’une compétence spécifique de régulation de ces flux par les collectivités frontalières ;
•    l’Alsace et la Moselle pourraient porter des politiques innovantes en matière d’enseignement et de formation, dans leur environnement frontalier et européen ;
•    un partenariat entre la région Grand Est et une éventuelle entité Alsace pour soutenir l’attractivité, le développement économique et le tourisme pourrait voir le jour ;
•    une éventuelle collectivité Alsace pourrait œuvrer pour la mise en valeur de son espace naturel et notamment de ses cours d’eau ;
•    une collectivité Alsace pourrait jouer un rôle de premier plan dans le domaine culturel.

Au-delà des compétences attribuées à une entité Alsace, la mutualisation des équipements pour accroître l’offre de services publics au voisinage de la frontière ne fonctionnera vraiment que si l’on prévoit la possibilité de dérogations à certaines normes nationales, afin de favoriser une articulation fluide avec son voisinage immédiat.

Le cheminement pour parvenir à la fusion envisagée devrait faire l’objet d’un arbitrage quant à la méthode, législative ou réglementaire (décret en Conseil d’État), et au calendrier, puisqu’il faudrait conjuguer élections locales, révision constitutionnelle et cette entreprise institutionnelle spécifique.
Si cette voie était poursuivie,

l’Alsace pourrait devenir le premier territoire porteur de la « décentralisation de projets » souhaitée par le Président de la République.

Manurhin : à Mulhouse, le Grand Est préfère aider les entreprises qui gagnent des milliards !!!

Manurhin : à  Mulhouse, le Grand Est préfère aider les entreprises qui gagnent des milliards !!!

L’ancien fleuron de l’industrie d’armement alsacien qui était en redressement judiciaire est repris par un groupe de défense des Émirats arabes unis (Emirates Defense Industries Company.

Fondée à Mulhouse, Manurhin (Manufacture de machines du Haut-Rhin) aura cent ans l’année prochaine.
À l’origine, la société produisait des machines destinées à l’industrie alimentaire et autres appareils de mesure, très vite elle s’oriente vers la fabrique de munitions et machines de fabrication de munitions dès 1922.
En 1945, Manurhin propose des armes légères, des machines-outils et le scooter Manurhin.
Le révolver MR 73 a été utilisé par le RAID, le GIGN et la Police nationale.
Dans les années 1990,  Manurhin se recentre sur la fabrication et l’installation de machines pour la fabrication de munitions. En 1999, elle cède son activité d’armes de poing à la société Chapuis.

L’erreur slovaque

En 2011, malgré un carnet de commandes bien rempli, Manhurin manque de fonds pour continuer son activité. L’état ramène quatre millions d’euros par le biais de sociétés telles que la Sofired (une structure du ministère des Armées), Giat Industries et trouvera un investisseur mystérieux : le groupe slovaque Delta Defence qui posera 3 millions d’euros.  Rémy Thannberger  et des investisseurs locaux réunissent plus d’un million d’euros.

Rémy Thannberger dirige l’entreprise.

Manurhin repart de l’avant, avec une belle progression  de son chiffre d’affaires et de son bénéfice. Le carnet de commandes est bien fourni.

En 2013, Manurhin  passe sous pilotage opérationnel des Slovaques.

La même année Rémy Thannberger, rencontre un gros client, la OMPC (Oman Munition Production Company). Une société liée au ministère de la Défense du Sultanat d’Oman. Un mégacontrat de 70 millions d’euros est signé. Ce sera curieusement  le dernier…

Paradoxalement, depuis Manurhin se porte mal. Le chiffre d’affaires baisse, il y aura même des périodes de chômage partiel.

Sous pilotage opérationnel slovaque, Manurhin manque de solutions financières pour produire. Rémy Thannberger explique “Les banques refusent de nous accompagner !”, il est vrai que les financeurs hésitent à investir dans les “vice businesses” (métiers sales) liés à la guerre. Mais c’est principalement l’opacité qui entoure l’actionnaire principal Delta Défence qui effraie les investisseurs.
De plus, les Slovaques se sont révélé être de mauvais gestionnaires, au point de se demander si leurs vraies intentions n’étaient pas de flinguer Manurhin. L’entreprise a déposé une plainte contre X. L’instruction est en cours.

En 2016, la société annonce une perte de 16,5 millions d’euros.

Septembre 2016. Bpifrance et Giat industries cèdent leurs participations à la Société Nouvelle d’Alsace, entité détenue par Robert Nguyen et Rémy Thannberger, respectivement directeur général et président du Conseil de Surveillance de Manurhin.

Les politiques locaux semblent baisser  les bras à l’image du député centriste du Haut-Rhin, Olivier Becht : “Hélas, il n’est pas sûr qu’à l’issue de la procédure de sauvegarde l’entreprise évite le redressement judiciaire. Mais cela permettra au moins de revoir l’actionnariat.”

La société mulhousienne est placée en redressement judiciaire en juin 2018 et reprise par Emirates Defense Industries Company sur décision tribunal de grande instance de Mulhouse

Que fait la Région Grand Est ?

Nous avons eu peu de réactions du côté de Metz… si ce n’est un communiqué du RN qui s’étonne :  « bien que ce soit à l’État d’intervenir dans ce type de situation, Jean Rottner préfère, via la compétence« développement économique » du Conseil Régional, aider les grandes entreprises rentables et en croissance pérenne plutôt que se préoccuper de celles en difficultés et dans l’impossibilité d’accéder au crédit bancaire ».
Il est vrai , comme nous l’avions déjà dénoncé dans les pages Heb’di, que les élus de la majorité régionale ont préféré verser 8 millions d’euros à Peugeot Mulhouse quand le groupe PSA fait un bénéfice de près de… 2 milliards d’euros !
Mais, y a-t-il encore des dépenses raisonnables à la région Grand Est ?

Colmar : home sweet home

Un coup de pouce pour Heb’di

Lundi 20 août, la 1re chambre commerciale du Tribunal de Grande instance de Strasbourg s’est prononcée pour la poursuite d’activité de votre journal « Heb’di ».

Dieu sait si ce n’était pas gagné !

Ce jugement tant espéré, nous vous le devons avant tout à vous, lecteurs ou donateurs qui nous avez soutenus par centaines via vos abonnements, vos dons, ou vos petits mots réconfortants. Soyez-en remerciés du fond du cœur.

Aujourd’hui, grâce à vos encouragements, Heb’di retrouve un nouveau souffle. Même si tout cela est encore un peu fragile, vous avez réussi à nous redonner foi en ce qui nous a toujours portés, une liberté d’écrire et de penser avec pour seul fil conducteur l’Alsace, cette région que nous aimons tant.

Comme nous nous y étions engagés, l’équipe Heb’di, rédacteurs, dessinateurs, maquettiste … ne se rémunérera pas en attendant des jours meilleurs !

Votre numéro de septembre est d’ores et déjà en chantier. Vous pourrez aussi consulter notre site hebdi.com où vous trouverez toutes les infos du jour.

Heb’di, c’est toujours plus de révélations, toujours plus d’investigations et beaucoup d’humour.

 

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Les élus du Grand Est s’envoient en l’air !

Les élus du Grand Est s’envoient en l’air !

Alors que la région Grand Est tente encore de se justifier sur la dépense  aussi couteuse qu’inutile de l’achat d’un appartement à 3 millions d’euros dans les beaux quartiers parisiens. Nous apprenons que les conseillers régionaux s’apprêtent à s’envoyer en l’air !

Les grosses dépenses des collectivités locales sont réglementées par une procédure d’appel d’offres.

C’est ainsi que le Grand Est a lancé un appel d’offres pour l’« Achat d’espaces publicitaires et de prestations diverses de communication et de promotion dans le cadre de la manifestation ” Mondial Air Ballons 2019 ‘’ »

Nous sommes toujours incroyablement surpris de constater à quel point la bande à Rottner a un besoin de reconnaissance.

S’afficher sur des montgolfières dans l’espoir d’être vu de Nogent-sur-Seine à Altkirch,  pourquoi pas ?

Le document  émis par la Région (qui semble complètement à l’ouest en ce moment)   explique que le  « Mondial Air Ballons 2019 » fera pour la première fois l’objet d’un naming « Grand Est ».

L’événement aura lieu du 26 juillet 2019 au 4 août 2019 à Chambley.

Il est précisé que l’événement  rassemble 7 000 médias français et étrangers. « Une réelle opportunité pour la Région Grand Est en lui permettant d’accroître sa notoriété auprès du grand public ! »

Il est donc proposé à la Commission d’Appel d’Offres d’attribuer le marché à l’association«Les Portes du Ciel » pour un montant de 800.000,00 € (environ 1000 mois de minimum vieillesse)

Une opportunité vous disiez…. !

 

Ce que le Grand Est fait de vos impôts !

Une belle précampagne de notoriété

Dans cette belle précampagne de notoriété municipale payée par nos impôts. ( Une page dans tous les journaux du Grand Est, principalement ceux du Crédit Mutuel) est tarifée à plusieurs dizaines de milliers d’euros). D’autres ambitieux y sont…

Par contre, Pernelle Richardot ( à laquelle nous ne faisons aucun cadeau) et d’autres élues, fût-ce du RN, pourraient s’interroger…
Certes, cette page d’autopromotion coute moins cher que l’ambassade parisienne (https://www.hebdi.com/grand-vos-impots-palais-prince-rottner/) , mais à la longue…

Cette page de pub ne dit pas que les Alsaciens ont payé deux fois du TGV EST, une fois par les impôts nationaux, une seconde fois par les impôts locaux !
Ne nous en voulez pas, monsieur Rottner, mais les Alsaciens en ont marre des élus cumulant rémunérations, honneurs et petits fours lorsque les Alsaciens serrent la ceinture, lorsque l’on fait disparaître leur région pour satisfaire l’ego des uns ou des autres.

Faire taire Heb’di !

Ces alertes que lance Heb’di, les puissants n’en veulent plus !
Voilà pourquoi discrètement, la pression est mise sur les journaux qui ne sont pas la voix de leur maitre !
Seuls vous, nos lecteurs, pouvez nous aider. Car chez nous, les collectivités n’achètent pas de pages de pub à plusieurs milliers d’Euros…
Et ces Euros sont ceux de vos impôts  !

Nous avons besoin de vous

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Financez la presse libre !
Particuliers, faites un don, vous pourrez le déduire de vos impôts !
Lecteurs : abonnez-vous…

Pendant ce temps, la Région Grand Est sort la grande propagande et l’Alsace disparait !
Il faut sauver le soldat Hebdi !
Pour aider Heb’di cet ici !

ASAME/Mumbach : de nouvelles révélations

Lors d’un récent article, nous avions annoncé que d’anciens administrateurs de l’ASAME (Association de Soins et d’Aides de Mulhouse et Environs) avaient déposé plainte suite aux irrégularités constatées dans la gestion de l’association. Anticor s’est porté partie civile. Rappelons que Paul Mumbach, maire de Dannemarie, est président de l’ASAME…

Nébuleuse ASAME : Bientôt un vrai-faux Directeur général ?

Lors de l’édition du mois de décembre 2017, nous évoquions Franck Dudt, Directeur général Adjoint de l’ASAME. Après avoir été récemment élu trésorier de l’Association des Maires du Haut-Rhin ce dans une logique de renouvellement (sic !), il est à ce jour l’adjoint d’un Directeur général décédé depuis plus d’un an !

Il se murmure qu’il pourrait être prêt à prendre du galon pour devenir Directeur général… Comme il n’est toujours pas titulaire des diplômes de Niveau I nécessaires à l’exercice de ce type de fonction, une nouvelle astuce viendrait d’être trouvée par Paul Mumbach. Franck Dudt pourrait devenir Directeur général d’ « ISIS Service », une association fiscalisée regroupant toutes les structures de l’ASAME, une espèce de holding en quelque sorte. Le président voulait un nom de Dieu ou de Déesse pour sa nouvelle association fiscalisée, mère de l’ASAME et de ses sociétés filiales. Il a donc proposé au conseil d’administration le choix d’ISIS, déesse égyptienne de la création qui a notamment le pouvoir de ressusciter les morts.

Un état dans l’État !

Pour qu’ISIS prenne le contrôle de l’ASAME, il était nécessaire que l’Assemblée générale Extraordinaire de mai 2018 valide de nouveaux statuts.

Pour être certains de ne pas avoir de questions dérangeantes, Paul Mumbach et Franck Dudt se sont assurés que la majorité des membres leur soient acquis. On y retrouve ainsi la concubine de Franck Dudt, adhérente en 2018 au titre d’usagère d’un Centre de Santé (fermé depuis juin 2017). Elle n’est pas la seule. Plusieurs élus du Haut-Soultzbach, village dont Franck Dudt est le maire, sont devenus adhérents. La moralisation de la vie politique locale est à l’œuvre.

De plus, afin que les anciens administrateurs trop curieux à son goût lors des assemblées générales, ne soient plus membres de l’ASAME, il a enclenché à leur encontre une procédure d’exclusion. Paul Mumbach avait prévenu : « Comme dit Poutine, on ne va pas se laisser faire, on les traquera jusque dans les chiottes » !

Sans doute est-ce pour cela que l’Agence Régionale de Santé « Grand Est » et la région Grand Est, par le biais de son président, ont fait en mars 2018 la promotion des projets de Paul Mumbach au sein de la Maison de la Région.

Est-ce pour cela que Paul Mumbach n’est plus l’un des héros de l’indépendance alsacienne ? Et quelle sera la position des collectivités publiques avec ISIS Services ?

Le Tour d’Alsace et le mélange des genres !

Dannemarie va de nouveau être ville d’arrivée finale de ce tour en 2018. Le conseil Municipal a accordé en avril 2018 une subvention de 4500 euros à l’ASPTT Mulhouse. C’est bien !

Ce qui l’est moins, c’est que l’ASAME consacre chaque année une part de son budget à cette manifestation. Cet argent public, plus de 10 millions d’euros chaque année, constitue 90 % du budget de l’ASAME.

Comme l’a dit Paul Mumbach en 2016 à un journaliste de L’Ami Hebdo : « La commune n’aurait pas pu financer une arrivée toute seule ». Le Tour d’Alsace à Dannemarie est de ce fait co-financé par la com-com “Porte d’Alsace”, la commune de Dannemarie et l’ASAME. En échange de quoi l’année suivante, l’ASAME a eu droit à de bons articles dans ce même journal offerts par le Tour Alsace…

Extraits du supplément du journal l’Ami Hebdo du 03 juillet 2016 :

 

Extrait du journal l’Ami Hebdo du 16 juillet 2017 :

Nous attendons maintenant la réaction de Francis LARGER, Directeur général du Tour Alsace…

À travers les réseaux sociaux, il vilipende Heb’di depuis que nous avons diffusé le communiqué de presse d’Anticor. Réactions toujours commentées et applaudies par Monsieur Mumbach.

Il faut dire qu’entre Francis Larger, le patron du Groupe Larger, et Paul MUMBACH, la relation est au beau fixe. L’entreprise s’est même occupée du relooking des voitures de l’ASAME.

L’ASAME offre des repas aux élus et aux bénévoles

Sur les réseaux sociaux la page Tour Alsace indiquait que l’ASAME avait financé les repas d’une réunion avec les élus de la communauté de commune « Sud Alsace Largue ». Paul Mumbach est élu au sein de cette collectivité territoriale.

Idem pour les repas offerts à Dannemarie par l’ASAME aux bénévoles du Tour Alsace.

Sans doute peut-on considérer qu’il s’agit d’un partenariat tout à fait normal entre Tour Alsace et une entreprise à une petite différence près, l’ASAME n’est précisément pas une entreprise, mais une association percevant des financements publics.

Il est facile d’être généreux à Dannemarie en utilisant l’argent destiné au personnel devant s’occuper des personnes âgées ?

Ainsi, le Service d’Aide à la Personne se voit ponctionner d’un montant mensuel de 750 euros destiné au Tour Alsace. Ce même service accusait un déficit de 45660 euros les 4 premiers mois de 2018.

Mairie, ASAME… Qui paye quoi ? Qui fait quoi ?

Qu’en pense l’entreprise de travaux publics qui est intervenue à Dannemarie à la fois sur le chantier du village Sénior et sur des chantiers financés par la mairie de Dannemarie en lien avec ce même projet ?

La future gestion du village Sénior a été confiée aux Bateliers du Canal, société succursale de l’association ASAME dont le dirigeant n’est autre que Paul Mumbach qui, rappelons-le, est maire de la commune de Dannemarie qui finance ce même projet.

Des habitants de cette petite ville, que la gestion de la municipalité inquiète, ont saisi la justice à ce sujet. Franck Dudt qui était à l’époque… Directeur général des Services de la ville de Dannemarie sera sans doute en mesure d’apporter des réponses à moins que cela ne relève de la compétence de Fréderic Hanser, responsable du service technique à la ville de Dannemarie et mari de Cathy Hanser, fille de Paul Mumbach. Vous suivez ?

En effet, des subventions accordées en avril 2018 par le Conseil Municipal de Dannemarie posent question.

Une, en particulier, de 10.000 euros a été attribuée à l’association qui a pour objet de gérer le relais des associations du Sundgau.

Bien que ne poursuivant aucun but politique, cette association, hébergée à la mairie de Dannemarie, possède un comité composé en majorité des élus municipaux ou de leurs conjoints. Ainsi depuis le 31 janvier 2018, le président est le conseiller municipal, concubin de la 1ère adjointe (secrétaire adjointe de l’association). Celui-là même dont le fils vit en couple avec la fille de Cathy Hanser.

Le même qui au travers de sa société avait piloté la vente des tee-shirts estampillés ”Touche pas à ma silhouette”. Celui encore qui se présente comme l’instigateur des citations, nouvelle polémique de Dannemarie. Une grande famille, dont il est l’un des fervents relais sur les réseaux sociaux.

Il y a aussi la subvention à destination de la Fédération française du Bénévolat associatif qui siège à Mulhouse et est présidée par… Paul Mumbach.

L’omerta… Jusqu’à quand ?

Pendant ce temps, le Conseil départemental du Haut-Rhin soutient une opération de Maisons Familiales gérée par l’ASAME et portée par un groupement de communes haut-rhinoises.

La mairie de Westhalten, membre de ce groupement, a versé près de 13.000 euros cette année pour combler le déficit de ce modèle économique.

Extrait du procès verbal de la commune de Westalthen du 26 mars 2018 :

Cela prend le chemin d’un futur scandale. Un projet équivalent dans le Sud-Ouest a eu les honneurs d’un rapport au vitriol de la cour des comptes en 2013. D’autre part, un chantier identique serait à l’arrêt à Pfetterhouse.

Démission forcée

Le conseiller municipal, Henri Metzger, représentant la ville de Mulhouse au sein du Conseil d’administration de l’ASAME, « a été récemment invité à démissionner » de ses fonctions d’administrateur par l’ASAME.

Extrait du PV du CA du 16/04/2018 :

Dans le même temps, l’ASAME a procédé à l’embauche d’une infirmière de formation, par ailleurs conseillère municipale de Mulhouse et siègeant à la M2A, comme cadre du Pôle Santé. `

Tout un chacun connaît sa proximité avec Jean Rottner, l’ancien maire de Mulhouse qui, interpellé par des élus de sa majorité, refuse de réagir face à ce qui se trame au sein de l’ASAME. Il faut dire, à sa décharge, qu’ilest suffisamment occupé par sa grande région.

Des données de santé dans la nature

Que l’on soit médecin ou infirmier, on est lié au secret médical. Cela n’a pourtant pas empêché la fuite de données du centre médical de Seppois. Ces données permettant d’identifier des patients et leurs pathologies ont été remises aux Conseils d’Administration de l’ASAME et se sont retrouvées, début 2018, dans la nature.

Dans un contexte présenté comme étant celui d’une désertification médicale dans le secteur rural, la population de Seppois-le-Bas doit-elle accepter de voir ses données nominatives de santé, intimes et confidentielles, utilisées et diffusées hors cadre règlementaire ?

Va-t-il falloir attendre que le Ministère de la Santé mandate, comme à Strasbourg, l’IGAS pour comprendre ce qui se passe ?

Un plan de communication au coût prohibitif à l’étude

Paul Mumbach voulant faire connaitre l’ASAME, les “Bateliers du Canal” et “Resosoins” a soumis un plan de communication chiffré à 164.100 euros sur 3 ans.

Extrait du plan de communication :

Celui-ci serait confié à une société pilotée par un ancien attaché parlementaire de Jean-Luc Reitzer, député du Sundgau devenu star nationale depuis ses récents propos. Cette société fait mention dans ses références à de nombreux élus ou collectivités territoriales locales.

Pendant ce temps, face aux informations parcellaires propagées sur les réseaux sociaux, Heb’di continue à rétablir la vérité en s’appuyant sur des éléments factuels.

Agglomération de Mulhouse : 20 millions de taxe à la poubelle !

Les frais de ramassage et de traitement des ordures ménagères sont refacturés aux citoyens par le biais d’une taxe. La taxe la plus utilisée est la taxe d’enlèvement des ordures ménagères ou TEOM. Elle est calculée sur une base de la moitié de la valeur locative cadastrale de la propriété. Le principe de la TEOM est appliqué par la communauté urbaine de Mulhouse, la M2A (Mulhouse Alsace Agglomération). Jusqu’ici, tout va bien.

Seulement, voilà : afin de ponctionner (discrètement bien sûr) les contribuables, les élus de la M2A réclament un montant équivalent à plus du double du montant réellement dépensé. Ainsi ladite taxe rapporte un bénéfice de 19,9 millions d’euros en une année. Rien que ça !

Mulhouse bat tous les records

Le seul ennui, selon le magazine Capital, est que cette « surtaxation de prélèvement de poubelle est interdite, la loi est claire sur ce point ». Plusieurs villes françaises sont concernées, mais c’est bien Mulhouse qui bat tous les records avec un incroyable excédent de 122% de taxe prélevée ! Même pris la main dans le sac, les élus mulhousiens n’ont a priori pas l’intention de changer quoi que ce soit.

En quête d’explications, nous avons tenté joindre le service presse de la M2A, sans succès. Nous nous sommes alors tournés vers Antoine Homé (maire de Wittenheim, est chargé des finances et du budget à la M2A), en vain. Un autre élu de la M2A, qui souhaite garder l’anonymat, nous explique que les calculs du magazine Capital sont erronés. En effet : il y aurait une annexe au budget… Ce sont en réalité  20 millions d’euros qui devraient être remboursés aux contribuables !

À Lille et à Lyon, deux villes qui trichent également, des contribuables ont bataillé ferme dans les différents tribunaux pour imposer le remboursement des sommes indues.

Les élus mulhousiens vont-ils eux aussi attendre d’être condamnés pour rembourser les contribuables et changer leur système de taxe ?

À Colmar, commune également citée par Capital, le dépassement est de 9,9% (soit 0,9 million d’euros).

Grand Est : un problème avec les femmes ?

(depuis Colmar)

Les dessous de l’affaire Kieffer

L’affaire Kieffer, nous l’avions résumée – peut-être un peu facilement certes – par un pétage de plombs du directeur de cabinet de Jean Rottner : « Christophe Kieffer a longtemps été directeur de cabinet de Phillipe Richert à la région Alsace puis au Grand Est et est maintenant directeur de cabinet de Jean Rottner. Il a été nommé chevalier de la Légion d’honneur fin 2017. Il y a une semaine, nous avions dénoncé les paroles du directeur de cabinet envers la conseillère régionale Vanessa Wagner : « tu n’es qu’une merde, tu n’es qu’une pétasse innommable… La presse régionale parfaitement au fait de ce dérapage avait jusque-là étouffé l’affaire » écrivions-nous, déjà lanceur d’alerte…

Aujourd’hui, nous serions tentés de rajouter que, à l’instar du larron, Jean Rottner et les siens cherchaient à faire le ménage et que l’occasion a fait le lampion. Jean Rottner va chercher ses proches désormais hors-Alsace quand à Christophe Kieffer, des réseaux charitables lui donneront sans doute l’asile.

On murmure que la CCI Grand Est pourrait tenir la corde…

JR face aux défenseuses de l’Alsace

Pour autant le rapport à la gente féminine n’est pas totalement réglé. On pourrait évoquer le blues de certaines « fans de Richert » qui s’estiment mal récompensées pour le job qu’elles font à défendre Grand Est.

On préfère évoquer les « sautes d’humeur » du « Président » lorsqu’il croise une défenseuse de l’Alsace. Là, JR se lâche, en deviendrait autoritaire et, disent certaines, « méchant ». Celui qui demandait, avant, de revenir à l’Alsace en est désormais le roitelet et il ne peut apparemment pas supporter qu’on lui résiste.

En pleine stratégie pour faire illusion, il n’hésite pas, en off, à cartonner les élus qui défendent l’Alsace. Les hommes sont accusés de dérive « identitaire », donc d’extrémisme, mais les femmes ne sont pas en reste.

Il se dit que Brigitte Klinkert en aurait pris pour son grade lors de la récente rencontre avec les maires du Haut-Rhin… Au fond de la salle, malheureusement, on n’a pas bien entendu ! Allez Brigitte, partagez les mots doux du président avec l’ensemble des femmes alsaciennes qui vous soutiennent !

 

(NDLR : Il se dit que Jean Rottner a un autre problème avec les femmes… en Lorraine. A savoir, comment faire pour neutraliser Nadine Morano et empêcher Valérie Debord de penser trop vite à le remplacer. Sur ce second point, un élu sourit : « de toutes les façons, si les LR d’Alsace et notamment du Bas-Rhin ne sont pas engagés, la région passera à gauche… ou pire ».)

 

Grand Est : Quand Christophe Kieffer dérape…

Alors que nous étions en rendez-vous dans le Haut-Rhin, sous couvert de « off », certains ont dégainé leurs iPhone pour nous faire partager tout bas, ce qui les fait rire tout haut.

Un clash entre le fonctionnaire Kieffer et l’élue Vanessa Wagner ?

L’objet du ressentiment ? Sans doute l’annonce de la création d’un groupe au sein de la majorité du Président Rottner. Alors que certains semblent déjà rappelés à l’ordre par le « professeur » à rentrer dans le rang, Christophe Kieffer s’est ainsi fendu d’une lettre :

 

« Madame la Conseillère Régionale, Monsieur le Conseiller régional, Chers élus,

Comme un certain nombre d’entre vous le sait, j’ai eu une altercation plutôt directe avec une de vos collègues élues lors de la dernière session de commissions. Un moment de tension clair lié à un message adressé à tous les élus du groupe majoritaire par cette élue, véritable ultimatum posé au Président sur un sujet où elle ne s’était jusque-là à aucun moment associée d’une manière ou d’une autre aux travaux préparatoires ouverts à toutes et à tous. Dès lors, ma liberté de ton était à n’en pas douter excessive mais elle était liée à l’arrivée fortuite de cette élue dans mon bureau quelques temps à peine après le message qu’elle vous avait envoyé et alors même que nous abordions le fond du dossier avec plusieurs de vos collègues. Son intervention n’avait visiblement d’autre objet que de se saisir d’une opportunité, pour créer un groupe politique au sein de la majorité, pour des raisons qui lui sont propres, et sans avoir jamais produit une seule proposition effective au service du groupe majoritaire actuel. Je ne peux concevoir qu’une telle revendication, fusse-t-elle légitime, puisse être émise de la pire manière qui soit en mettant la pression sur l’exécutif. Ma réaction était d’autant plus forte qu’au moment de la constitution de la liste, c’est moi qui ai personnellement présenté sa candidature à Philippe Richert. Il ne fait pas de doute que j’aurais dû mieux maîtriser cette colère. Je regrette d’autant plus ces propos que cela pouvait donner le sentiment à deux autres élues présentes, dont je respecte le travail au sein de l’équipe majoritaire, que je les englobais dans mes appréciations, alors même qu’elles soulevaient un questionnement de fond sur le sens de l’action régionale. Ce qui n’aurait pu être qu’une prise de bec est devenu une petite affaire au sein de la collectivité. Elle sert également de fondement à une mise en cause de ma conception des relations hommes femmes avec annonce de dépôt de plainte et des accusations claires de comportement sexiste. L’actualité se prête bien à ce genre de contextualisation. Sur ce plan, je ne peux qu’exprimer combien je suis blessé par de telles insinuations. Pas uniquement parce que le fait que ce soit une élue plutôt qu’un élu n’entrait absolument pas en considération sur le moment. Mais surtout parce que tant à titre professionnel que privé, j’ai toujours lutté contre les comportements sexistes et veillé à ne pas être pris, même inconsciemment, en défaut sur ce plan. Je n’ai jamais eu de difficultés à travailler pour des femmes et avec des femmes, c’est simplement normal pour moi. J’ai toujours voulu que ma fille puisse évoluer et progresser dans un monde où son statut de femme ne lui vaudrait jamais un moins bon traitement qu’un homme. Je crois dans le progrès de l’humanité et au fait que nous avons à nous perfectionner, à commencer par moi, mais c’est une expérience nouvelle que de sentir l’injustice d’une accusation, de ressentir contre soi l’instrumentalisation d’une cause juste. J’avais bien évidemment commencé à réfléchir au moyen de m’excuser, j’ai même sollicité une médiation. Mais si je considère que mes propos étaient inappropriés, je ne peux rester indifférent à la tournure que prend cette histoire. Elle pose une victime et un coupable présumé. Elle met en cause, pour quelques minutes de tensions et d’absence de mesure, des mois de travail au service du renforcement de la position des élus au sein et en-dehors de la collectivité. Elle affecte mon humanité. Je suis prêt à poursuivre au quotidien, comme nous le faisons depuis plus de deux ans, le travail avec chacune et chacun et à m’expliquer de mes propos avec votre collègue, à en reconnaitre les excès dont je m’excuse très sincèrement. Mais je ne pouvais pas ne pas réagir au message qui vous a été adressé. Je suis confus de focaliser en ce moment une attention qui devrait être portée ailleurs par les uns et par les autres.

Bien fidèlement à tous

Christophe Kieffer

Directeur de cabinet »

L’appel au calme de la Lorraine Debord

La tempête dans un verre à Schnaps s’est prolongée par un appel de Valérie Debord :

« Message de la part de Valérie DEBORD

Chers collègues,

Les propos que Christophe a émis à l’encontre de notre collègue n’étaient pas acceptables. Il s’en est excusé et a exprimé ses regrets, nous en prenons acte et c’est une bonne chose. Je pense aujourd’hui qu’il n’est pas nécessaire de sur interpréter ces propos qui sont clairement liés à un contexte et non à une façon d’être. Je n’oublie pas la genèse de cette dramaturgie qui était la volonté de créer une composante au sein de notre majorité ce qui est en contradiction avec notre pacte de gouvernance majoritaire. Je souhaite que nous puissions désormais nous consacrer à ce pour quoi nous avons été élus et à notre engagement commun. Je sais pouvoir compter sur votre solidarité au service de notre action. Valérie

Lionel SCHUHLER Secrétaire Général Groupe de la Majorité Régionale »

On espère que la feuille de route de la gouvernance est plus longue qu’à la métropole…

La charge de la brigade Rottner

Là, il manquait les groupies. Et voilà Lilla et Elsa, passées du Richertisme au Rottnerisme, de communiquer, accompagnées, sur le sujet :

« De la part d’Elsa Schalck, Lilla Mérabet, Rémy Sadocco et Isabelle Heliot Couronne

Bonjour à tous et à tous,

Nous partageons totalement l’analyse de Xavier. La réponse de Christophe est suffisamment explicite et de nature à clore ce débat. Nous ne doutons ni de sa sincérité ni de son intégrité. Au contraire, il a toujours su répondre présent pour être à nos côtés. Nous formons une équipe, une belle équipe, dont nous pouvons être fiers du travail accompli jusqu’à présent. Notre unité est gage de réussite des projets que nous portons. Utilisons nos différentes énergies pour être davantage dans l’action, fidèle à notre Président et à nos engagements. Poursuivons maintenant nos objectifs et concentrons-nous sur ce que nos concitoyens attendent de nous

Cordialement à tous »

Elsa Schalck et Lilla Mérabet savent ce qu’elles doivent à Christophe Kieffer. Le retour d’ascenseur était donc logique, l’avantage c’est que l’on découvre des élus dont on ne connaît le nom.

En attendant, la première semble toujours ignorer la sanction pour son richertisme que furent les élections législatives. La seconde, elle, évite toujours le scrutin direct pour jouer sur tous les tableaux, depuis En Marche jusqu’aux plus constructifs.

Des failles dans le Grand-Est ?

Du côté de HEB’DI, on sait que si Christophe Kieffer est plus que jamais le gardien du temple Grand-Est, il vient bien de déraper. Il ne s’agit pas du premier écueil mais l’histoire pourrait relier celui-ci à du sexisme.

Christophe Kieffer s’en défend (relire plus haut). Jean Rottner, en marche entre Paris et Mulhouse, ne s’exprime pas.

« Quand on a paix au dedans, on a paix au dehors » appelle l’élu messin Thil. Il oublie naturellement les Alsaciens qui ne veulent pas de Grand Est à plus de 83 %. Cela, le messin qu’il est ne peut et ne veut le voir.

Le gardien du temple vacille. Grand Est suivra. En attendant, y’a le feu dans le cabinet. Qui a dit qu’il fallait tirer la chasse ?

 

Barbara DesVilles

(En direct de Mulhouse)

 

Faut-il croire que les députés LREM n’aiment pas l’Alsace ?

La parution du sondage Ifop sur l’Alsace, la volonté de revenir à l’Alsace (ou d’aller vers l’Alsace) de 82 % des Alsaciens avait pourtant réveillé les élus de la droite et du centre.

Poussé par 82 %, ils osaient, hier demander un référendum.

Un référendum pour les députés LR…

Voici ce qu’ils écrivaient, il n’y a pas si longtemps :

Seulement 10 % des sondés considèrent que l’intégration dans le Grand Est est une « bonne chose » pour l’Alsace. L’exercice de l’action politique en Alsace est aujourd’hui paralysé par cette question institutionnelle qui génère un climat délétère, qui ne va ni dans l’intérêt de notre Région, ni dans l’intérêt de la France. Aussi, nous vous demandons l’organisation d’un référendum dans les départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, afin de trancher définitivement cette question. Une telle initiative ne pourra qu’être portée au crédit de votre quinquennat afin de réparer une grave erreur dans l’organisation de nos territoires.”

…Pas de référendum pour les députés LREM

Un bruit qui a réveillé l’opposant au retour à l’Alsace, Sylvain Waserman, Député LREM cumulant son mandat de conseiller régional après avoir été fidèle fusil de Philippe Richert. Il a battu le rappel.

Martine Wonner (sortie désormais de son arrêt maladie), Thierry Michels, Bruno Studer, Vincent Thiébaut, Sylvain Waserman et Bruno Fuchs ont ainsi cosigné une lettre indiquant leur position :

« Ils expriment leur désaccord avec l’idée de consultation populaire par l’intermédiaire d’un référendum », la lettre de mission du Premier ministre, Edouard Philippe, adressée au préfet du Grand Est le 22 janvier, Jean-Luc Marx, est claire. Le préfet a mandat pour réfléchir à l’avenir institutionnel de l’Alsace, mais sans toucher aux lois sur le redécoupage des régions.”

Maintenant, à vous de jouer !

C’est donc à vous, électeurs de faire monter la pression. A leur demander pourquoi, chez certains, le discours sur le terrain n’est pas le même que sur les communiqués. Pourquoi ils veulent une Alsace au rabais, un ersatz de collectivité, alors que, vous, vous aimez l’Alsace comme territoire et comme région.

Interrogez-les et faites nous remonter tout cela. Fer’s Elsass.

Barbara DesVilles

Victoire de Christian Klinger, défaite de Jean Rottner ?

La bataille a fait rage ! Christian Klinger affrontait Jean-Marie Belliard… Elu de Sierentz depuis 1977 (quel âge aviez-vous ?) et maire de la ville depuis 1979, ce dernier fut conseiller régional d’Alsace et est apparu comme proche du président de Grand Est.

Un nouveau président des Maires du Haut-Rhin

«  Félicitations à Christian Klinger élu président des Maires du Haut-Rhin avec 58 % des suffrages exprimés. Merci à René Danesi pour son travail et son engagement à la tête de l’association » écrivait rapidement Eric Straumann, après la victoire.

« Le nouveau président a fait campagne sur le renouvellement tandis que Jean-Marie Belliard l’a fait sur la transition. Le maire de Houssen a bénéficié du « dégagisme » et d’une forte mobilisation des élus du nord du département. Ce dernier a également joué sur la fibre alsacienne » rappelait rapidement les DNA.

La fibre alsacienne

Qu’est-ce donc que cette fibre alsacienne ? On aura bien compris qu’il s’agit plutôt d’une “fibre anti-Grand Est”.

En janvier, peu sensible aux mots de Jean Rottner, Christian Klinger avait exprimé son « hostilité » à la grande région : « Nous avons éloigné les concitoyens de cette collectivité, trop grande, trop centralisée, trop chère » déclarait-il. Les DNA évoquaient alors les faits : « plusieurs témoins ont été « surpris » d’entendre le président du Grand Est dire en substance à Christian Klinger que ça allait lui coûter son élection à la présidence de l’association des maires du Haut-Rhin ».

Et si avoir été attaqué par Jean Rottner lui avait rapporté ?

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