La revue de presse selon le Professeur Schmeerwurscht

Humour noir

Les tanzaniens se marrent bien avec leur hilarant président John Magufuli, qui a appelé les femmes à “abandonner” les moyens de contraception, estimant qu’il “est important de se reproduire”.

“Vous avez du bétail, vous êtes de grands fermiers, vous pouvez nourrir vos enfants. Pourquoi alors recourir au contrôle des naissances?”, a-t-il déclaré.
“J’ai voyagé en Europe et ailleurs, et j’ai vu les effets néfastes du contrôle des naissances, certains pays font face à un déclin démographique, il leur manque de la main-d’oeuvre”, “Il est important de se reproduire! Les femmes peuvent désormais abandonner les moyens de contraception”.
C’est ce qu’on appelle un grand comique.
L’ONU prédit que la population africaine doublera d’ici 2050 pour atteindre 2,5 milliards de personnes, menant à de nombreuses mises en garde contre une “bombe démographique” si la croissance économique et les créations d’emploi ne suivent pas le même rythme.
Quant à la Tanzanie, celle-ci compte quelque 60 millions d’habitants, une broutille, quoi!
Comme disait le grand prophète San-Antonio, “ce sont toujours les cons qui l’emportent, c’est une question de surnombre”.

Pschitt!

La nouvelle loi sur l’alimentation qui devait révolutionner les échanges entre producteurs et distributeurs, notamment en limitant les pouvoirs de la grande distribution, a fait Pschiiiit!

Elle a été totalement vidée de sa substance sous la pression, une fois encore, des lobbies.
Le syndicat des Jeunes agriculteurs (JA) craint une absence de compromis sur les indicateurs de coûts de production, sujet hyper sensible de la loi alimentation qui doit être discutée à partir de mardi à l’Assemblée nationale.
“Nous avons un mal fou, je dis bien fou, à nous faire entendre du gouvernement sur un des fondements du nouveau dispositif censé être mis en place par la loi” destinée à permettre aux paysans de vivre de leur production, a déclaré Jérémy Decerle, président des JA en clôture de la manifestation annuelle du syndicat, la fête agricole Terres de Jim, à Fougères (Ille-et-Vilaine).
Le gouvernement a demandé aux interprofessions qui regroupent l’ensemble d’une filière, depuis les producteurs (agriculteurs) jusqu’aux distributeurs (grandes surfaces) en passant par les transformateurs (industrie agroalimentaire) de se mettre d’accord sur des indicateurs de coût de production.
Tout en reconnaissant qu’il s’agit de la meilleure méthode, le syndicat des JA demande que, lorsque la discussion n’aboutit pas dans ce cadre, les indicateurs puissent être mis en place par une entité publique neutre, comme l’observatoire des prix et des marges.
Le “hic” dans cette affaire est que les agriculteurs refusent de se voir imposer des indicateurs de coûts de production par l’agroalimentaire ou la distribution, qui se basent sur des prix des matières premières issus des marchés mondiaux, forcément plus bas que les leurs.
“La base de tout, c’est notre revenu, et ce qui se joue ces jours-ci m’inquiète vraiment” a dit monsieur Decerle. On le comprend!
Dans sa réponse, le ministre Stéphane de l’agriculture a bien souligné la mise en place d’un dispositif permettant que “l’observatoire de la formation des prix et des marges puisse venir aider à trouver ces indicateurs”. Sans plus. En clair : “démerdez-vous”, car la grande distribution ne veut pas entendre parler d’autre chose que de cours mondiaux.

Tout ceci illustre bien la très grande faiblesse de ce gouvernement qui cède à tous les lobbies, quand ce n’est pas à la grande distribution, ce sont aux pétroliers ou aux chasseurs.

Le choc!

Heureusement qu’on a le Figaro qui nous annonce: Vous ne le savez pas, mais vous prononcez mal le nom de la princesse Eugenie. Bigre, sapristi, que dis-je, diantre!
Si ce n’est pas “Heu-génie”, qui provient du grec Εὐγενία (Eu̍genía) et signifiant «bien-née», comment cela se dit-il en Anglais ? Il faut se forcer à remplacer la sonorité “Heu”, très frenchie, par un “You”, plus british. «You-Ju-Ni», avec une accentuation sur la première syllabe. Plus jeune, la princesse a inventé une astuce pour aider les personnes à ne plus se tromper sur son prénom : «Use Your Knee» («Utilisez vos genoux», en français).
Pfouh, je ne sais pas si je vais m’en remettre, du coup.

Le changement de trottoir, c’est maintenant

Que toutes les feignasses, alcooliques ou pas, qui lisent Heb’di et qui sont au chômage se le tiennent pour dit : il suffit de traverser la rue pour trouver du boulot. Comme ça vous pourrez (enfin!) vous acheter un costard. Si vous ne traversez pas, c’est simplement que vous êtes réfractaire au changement de trottoir.
Enfin un journal qui aborde les sujets essentiels : Libé pose en effet une question de la plus haute importance : Peut-on encore draguer au boulot? Ils ont eu la bonne idée d’inclure les blagues de cul dans la question. Ça prouve que chez Libé, on connaît bien la vie de bureau.

C’est d’autant plus intéressant depuis qu’on sait qu’il suffit de traverser la rue pour trouver du boulot et donc… pour draguer.
C’est un avocat qui s’y est collé pour répondre, mais en restant anonyme. Maître X, donc, nous explique que pour qu’il y ait agression sexuelle, il faut qu’il y ait contact par contrainte, menace, violence ou surprise, sur les parties érogènes du corps : seins, fesses, cuisses et parties génitales. Un baiser imposé de force n’est pas considéré comme une agression sexuelle. Ma vieille tante qui pique n’est donc pas perverse.
Concernant le harcèlement sexuel, il n’y a pas de parties du corps désignées, ni par la loi, ni par la jurisprudence. Pour le droit, le harcèlement sexuel ne se traduit donc pas, spécialement, par un contact corporel.
«Que l’on soit un homme ou une femme, le désir doit s’exprimer dans le respect de l’autre”. Ouais, ok, sauf que chez l’un ça risque de se voir un peu plus que chez l’autre…
“D’un point de vue intentionnel, le dragueur lourd cherche à obtenir un consentement. Même s’il est insistant, le dragueur espère faire changer l’autre d’avis. Le harceleur, en revanche, s’en moque. Confronté au refus d’une femme, il peut lui assener «espèce de salope». Le harcèlement sexuel est par essence la négation du désir de l’autre.” Le point d’opposition entre drague et harcèlement sexuel, réside donc à l’endroit précis de l’intention de l’auteur. Et l’intention est capitale en droit pénal.
La loi de 2012 aujourd’hui en vigueur punit également «le fait d’imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle qui soit portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante»
Les magistrats condamnent dans la majorité des cas, encore aujourd’hui, des comportements qui relèvent de l’abus de faiblesse, du chantage et de pressions sur des personnes qui sont en position d’infériorité, de vulnérabilité ou de dépendance économique, avec un auteur qui profite d’un déséquilibre dans le rapport de forces.
Bon, pour résumer, le changement de comportement des gros cons n’est pas pour aujourd’hui, mais les victimes se sentent peut-être plus à l’aise pour se défendre ou porter plainte. C’est déjà ça.

Alain Ouaquebart

Une Nième attaque au coteau à Paris a fait 7 blessés. “On ne sait pas si c’est une attaque terroriste”… bien qu’il ait crié Allah etc….
Si on nous dit que ce n’est pas terroriste, c’est que ça ne l’est pas.

Que de la gueule

Méluche a fait du Mélanchon. Tout dans la gueule, rien dans le froc. Après avoir traité le Président de la République de “plus grand xénophobe de France”, le jour même le Che de salon bourgeois s’est lamentablement dégonflé en refusant de réitérer ses propos devant Macron et en disant que “c’était simplement une petite exagération marseillaise”. Merci pour les marseillais !

Vieilleries

Un archéologue français de 80 ans a retrouvé la tombe de Gengis Khan. Il s’appelle Pierre-Henri GISCARD.
Comme quoi, en matière de vieilleries, chez les GISCARD on s’y connaît!

Voix de Grenoble

Le maire de Grenoble fustige le manque de moyens dont dispose la Police Nationale dans sa ville, gangrénée par la violence. Il s’interroge aussi sur le fait que la prime de fidélisation en secteur difficile dont bénéficient pourtant les policiers affectés à Lyon, ville du Ministre de l’Intérieur (tiens tiens) et au Havre, ville du Premier Ministre (re-tiens tiens), ne bénéficie pas à ceux de Grenoble. On se demande bien pourquoi?…
Il évoque une situation “critique”, sans que cela émeuve grand monde, semble-t-il…
Ah ben c’est sûr, on ne peut pas passer son temps à faire plaisir à ses amis et, EN MÊME TEMPS, régler les vrais problèmes. Il faut faire des choix et les choix sont faits.

 

 

Edito : Enfin ! l’automne approche, les bonnes feuilles tombent…

Rien, mais alors rien. Deux mois de diète sous prétexte que ce sont les vacances.
Les élus étaient en famille ou à la pêche.
Et quand ils ne font rien, ils ne font pas de bêtises, et quand ils ne font pas de bêtises, qu’est-ce qu’on s’emmerde!

Certes, ce sont souvent des repos mérités. Nombre d’élus sont submergés par le boulot toute l’année. Prenons au hasard Étienne Wolf : il est entre autres Maire de Brumath, Vice-Président du Conseil Départemental du Bas-Rhin, Vice-Président de la Communauté d’Agglomération de Haguenau, membre du conseil d’administration de la CAUE, etc., etc.
Alors, pensez bien que, quand il est à la SIBAR (où il exerce le poste de président), il ne peut pas voir si certains jouent avec l’argent public ou pas.

Nous avons également un préfet nommé par décret du Président de la République dont le rôle est « la charge des intérêts nationaux, du contrôle administratif et du respect des lois ».
Il a été très embêté quand il fallait choisir pour le dossier du Grand Contournement Ouest (GCO) entre respecter les lois ou servir les intérêts nationaux. Du coup, il a choisi les intérêts des lobbies des BTP et des transporteurs.
Le saviez-vous, si vous habitez un logement social à Colmar, vous risquez la légionellose !
A priori, vous ne la saviez pas, car depuis plusieurs années la mairie tente d’étouffer, dans tous les sens du terme, la propagation de la bactérie.
En vain, la bactérie est toujours présente et vous voilà maintenant avertis !

Côté Région Alsace, peu de changement : nos responsables s’empêtrent toujours autant dans des avis à peine divergents, des associations continuent à lancer des pétitions aussi peu efficaces qu’utiles, et le temps passe, sans savoir si l’idée du département Alsace passera l’hiver.

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C’est très mal payé, mais qu’est-ce qu’on se marre !

Heb’di Septembre est chez votre marchand de journaux et sur hebdi.com
Thierry Hans

Heb’di est sauvé, vous êtes formidables !

Lundi matin, la 1ère chambre commerciale du Tribunal de Grande instance de Strasbourg s’est prononcée pour la poursuite d’activité de votre journal « Heb’di ».

Dieu sait si ce n’était pas gagné !

Ce jugement tant espéré, nous vous le devons avant tout à vous, lecteurs ou donateurs qui nous avez soutenus par centaines via vos abonnements, vos dons, ou vos petits mots réconfortants. Soyez en remerciés du fond du cœur.

Aujourd’hui, grâce à vos encouragements, Heb’di retrouve un nouveau souffle. Même si tout cela est encore un peu fragile, vous avez réussi à nous redonner foi en ce qui nous a toujours portés, une liberté d’écrire et de penser avec pour seul fil conducteur l’Alsace, cette région que nous aimons tant.

Comme nous nous y étions engagés, l’équipe Heb’di, rédacteurs, dessinateurs, maquettiste … ne se rémunérera pas en attendant des jours meilleurs !

Votre numéro de septembre est d’ores et déjà en chantier. Vous pourrez aussi consulter notre site hebdi.com où vous trouverez toutes les infos du jour.

Heb’di, c’est toujours plus de révélations, toujours plus d’investigations et beaucoup beaucoup d’humour.

Un grand merci et à très bientôt

L’équipe Hebdi !

 

Manurhin : à Mulhouse, le Grand Est préfère aider les entreprises qui gagnent des milliards !!!

Manurhin : à  Mulhouse, le Grand Est préfère aider les entreprises qui gagnent des milliards !!!

L’ancien fleuron de l’industrie d’armement alsacien qui était en redressement judiciaire est repris par un groupe de défense des Émirats arabes unis (Emirates Defense Industries Company.

Fondée à Mulhouse, Manurhin (Manufacture de machines du Haut-Rhin) aura cent ans l’année prochaine.
À l’origine, la société produisait des machines destinées à l’industrie alimentaire et autres appareils de mesure, très vite elle s’oriente vers la fabrique de munitions et machines de fabrication de munitions dès 1922.
En 1945, Manurhin propose des armes légères, des machines-outils et le scooter Manurhin.
Le révolver MR 73 a été utilisé par le RAID, le GIGN et la Police nationale.
Dans les années 1990,  Manurhin se recentre sur la fabrication et l’installation de machines pour la fabrication de munitions. En 1999, elle cède son activité d’armes de poing à la société Chapuis.

L’erreur slovaque

En 2011, malgré un carnet de commandes bien rempli, Manhurin manque de fonds pour continuer son activité. L’état ramène quatre millions d’euros par le biais de sociétés telles que la Sofired (une structure du ministère des Armées), Giat Industries et trouvera un investisseur mystérieux : le groupe slovaque Delta Defence qui posera 3 millions d’euros.  Rémy Thannberger  et des investisseurs locaux réunissent plus d’un million d’euros.

Rémy Thannberger dirige l’entreprise.

Manurhin repart de l’avant, avec une belle progression  de son chiffre d’affaires et de son bénéfice. Le carnet de commandes est bien fourni.

En 2013, Manurhin  passe sous pilotage opérationnel des Slovaques.

La même année Rémy Thannberger, rencontre un gros client, la OMPC (Oman Munition Production Company). Une société liée au ministère de la Défense du Sultanat d’Oman. Un mégacontrat de 70 millions d’euros est signé. Ce sera curieusement  le dernier…

Paradoxalement, depuis Manurhin se porte mal. Le chiffre d’affaires baisse, il y aura même des périodes de chômage partiel.

Sous pilotage opérationnel slovaque, Manurhin manque de solutions financières pour produire. Rémy Thannberger explique “Les banques refusent de nous accompagner !”, il est vrai que les financeurs hésitent à investir dans les “vice businesses” (métiers sales) liés à la guerre. Mais c’est principalement l’opacité qui entoure l’actionnaire principal Delta Défence qui effraie les investisseurs.
De plus, les Slovaques se sont révélé être de mauvais gestionnaires, au point de se demander si leurs vraies intentions n’étaient pas de flinguer Manurhin. L’entreprise a déposé une plainte contre X. L’instruction est en cours.

En 2016, la société annonce une perte de 16,5 millions d’euros.

Septembre 2016. Bpifrance et Giat industries cèdent leurs participations à la Société Nouvelle d’Alsace, entité détenue par Robert Nguyen et Rémy Thannberger, respectivement directeur général et président du Conseil de Surveillance de Manurhin.

Les politiques locaux semblent baisser  les bras à l’image du député centriste du Haut-Rhin, Olivier Becht : “Hélas, il n’est pas sûr qu’à l’issue de la procédure de sauvegarde l’entreprise évite le redressement judiciaire. Mais cela permettra au moins de revoir l’actionnariat.”

La société mulhousienne est placée en redressement judiciaire en juin 2018 et reprise par Emirates Defense Industries Company sur décision tribunal de grande instance de Mulhouse

Que fait la Région Grand Est ?

Nous avons eu peu de réactions du côté de Metz… si ce n’est un communiqué du RN qui s’étonne :  « bien que ce soit à l’État d’intervenir dans ce type de situation, Jean Rottner préfère, via la compétence« développement économique » du Conseil Régional, aider les grandes entreprises rentables et en croissance pérenne plutôt que se préoccuper de celles en difficultés et dans l’impossibilité d’accéder au crédit bancaire ».
Il est vrai , comme nous l’avions déjà dénoncé dans les pages Heb’di, que les élus de la majorité régionale ont préféré verser 8 millions d’euros à Peugeot Mulhouse quand le groupe PSA fait un bénéfice de près de… 2 milliards d’euros !
Mais, y a-t-il encore des dépenses raisonnables à la région Grand Est ?

Un coup de pouce pour Heb’di

Lundi 20 août, la 1re chambre commerciale du Tribunal de Grande instance de Strasbourg s’est prononcée pour la poursuite d’activité de votre journal « Heb’di ».

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Soins à la carte (bleue)

Il ne reste pour sauver Heb’di !


Ce que le Grand Est fait de vos impôts !

Une belle précampagne de notoriété

Dans cette belle précampagne de notoriété municipale payée par nos impôts. ( Une page dans tous les journaux du Grand Est, principalement ceux du Crédit Mutuel) est tarifée à plusieurs dizaines de milliers d’euros). D’autres ambitieux y sont…

Par contre, Pernelle Richardot ( à laquelle nous ne faisons aucun cadeau) et d’autres élues, fût-ce du RN, pourraient s’interroger…
Certes, cette page d’autopromotion coute moins cher que l’ambassade parisienne (https://www.hebdi.com/grand-vos-impots-palais-prince-rottner/) , mais à la longue…

Cette page de pub ne dit pas que les Alsaciens ont payé deux fois du TGV EST, une fois par les impôts nationaux, une seconde fois par les impôts locaux !
Ne nous en voulez pas, monsieur Rottner, mais les Alsaciens en ont marre des élus cumulant rémunérations, honneurs et petits fours lorsque les Alsaciens serrent la ceinture, lorsque l’on fait disparaître leur région pour satisfaire l’ego des uns ou des autres.

Faire taire Heb’di !

Ces alertes que lance Heb’di, les puissants n’en veulent plus !
Voilà pourquoi discrètement, la pression est mise sur les journaux qui ne sont pas la voix de leur maitre !
Seuls vous, nos lecteurs, pouvez nous aider. Car chez nous, les collectivités n’achètent pas de pages de pub à plusieurs milliers d’Euros…
Et ces Euros sont ceux de vos impôts  !

Nous avons besoin de vous

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Lecteurs : abonnez-vous…

Pendant ce temps, la Région Grand Est sort la grande propagande et l’Alsace disparait !
Il faut sauver le soldat Hebdi !
Pour aider Heb’di cet ici !

Une petite bière ?

Il ne reste plus que

avant que le tribunal ne se prononce sur l’avenir du magazine qui dit tout aux alsaciens !

Le 23 juillet, le TGI de Strasbourg, Chambre des procédures collectives et commerciales, décidera de l’avenir de Heb’di, le dernier média alsacien totalement indépendant.

Nos confrères de France Inter expliquent les raisons de soutenir Heb’di :

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Il est arrivé !

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Au sommaire, ce mois-ci :

Et, bien sûr, toutes vos rubriques préférées :

Sans oublier l’édito du célèbre Pr. SCHMEERWURSCHT et les dessins de l’inépuisable VÉESSE !

 

 

Naomi, et maintenant ?

Ce que l’on sait de l’histoire de Naomi Musenga, morte après avoir été raillée par une opératrice du Samu

Agée de 22 ans et mère d’une fille, Naomi Musenga est morte quelques heures après avoir appelé le Samu, à Strasbourg. Lors de ce coup de téléphone, deux opératrices s’étaient moquées de la patiente. L’attitude des secours pendant cet appel, dont l’enregistrement a été rendu public, fait polémique.
Au lieu de l’aider, les secours se sont moqués d’elle. Le parquet de Strasbourg (Bas-Rhin) a ouvert, mercredi 9 mai, une enquête préliminaire du chef de “non-assistance à personne en péril”, au sujet de la prise en charge de Naomi Musenga. Cette mère de famille de 22 ans est morte peu après avoir été raillée par deux opératrices des secours de l’hôpital universitaire de Strasbourg (Bas-Rhin).
Les faits remontent au 29 décembre dernier, mais la polémique enfle depuis qu’a été rendu public, le 27 avril, l’enregistrement de l’appel de la jeune femme, sur le site du journal d’information local Heb’di. On y entend Naomi Musenga dire qu’elle “va très mal”.
Franceinfo fait le point sur la polémique.

Que s’est-il passé ?

Naomi Musenga, 22 ans, est seule chez elle, ce vendredi 29 décembre, à son domicile strasbourgeois. Il est 11 heures lorsque cette mère d’une fille âgée d’un an et demi est prise de douleurs intenses. “A bout de forces”, raconte Heb’di, elle compose sur son téléphone le 15, le numéro du Samu, le service des urgences médicales.

Au bout du fil, une opératrice transmet à l’une de ses collègues les premières informations dont elle dispose sur le cas de Naomi. “Elle m’a dit qu’elle ‘va mourir’, rapporte l’opératrice. Elle a 22 ans, elle a des douleurs au ventre, (…) elle a de la fièvre, et ‘elle va mourir’ “, poursuit-elle. “Ah, c’est sûr qu’elle va mourir un jour, c’est certain”, répond l’opératrice des secours, le ton moqueur. Après une minute trente de discussion entre les deux femmes, la deuxième opératrice prend en ligne Naomi. Le souffle court, elle tente difficilement d’expliquer sa situation, comme on l’entend dans cet enregistrement.

Voici la retranscription de l’échange, qui dure une minute vingt. C’est la famille de la jeune femme qui l’a obtenu, puis transmis à la presse.

– “Oui, allô !”
– Allô… Aidez-moi, madame…
– Oui, qu’est-ce qui se passe?
– Aidez-moi…
– Bon, si vous ne me dites pas ce qu’il se passe, je raccroche…
– Madame, j’ai très mal…
– Oui ben, vous appelez un médecin, hein, d’accord ? Voilà, vous appelez SOS Médecins.
– Je peux pas.
– Vous pouvez pas ? Ah non, vous pouvez appeler les pompiers, mais vous ne pouvez pas…
– Je vais mourir.
– Oui, vous allez mourir, certainement, un jour, comme tout le monde. Vous appelez SOS Médecins, c’est 03 88 75 75 75, d’accord ?
– S’il vous plaît, aidez-moi madame…
– Je peux pas vous aider, je ne sais pas ce que vous avez.
– J’ai très mal, j’ai très très mal.
– Et où ?
– J’ai très mal au ventre (…) et mal partout.
– Oui, ben, vous appelez SOS Médecins au 03 88 75 75 75, voilà, ça je ne peux pas le faire à votre place. 03 88 75 75 75. Qu’un médecin vous voie, ou sinon vous appelez votre médecin traitant, d’accord ?
– D’accord.
– Au revoir.”

Naomi Musenga raccroche, puis trouve la force d’appeler SOS Médecins. A partir de ce moment, tout se passe très vite. Devant l’état critique de la jeune femme, les praticiens déclenchent l’intervention du Samu de Strasbourg. Naomi est “consciente”, rapporte Heb’di, mais son état se “dégrade” lors de son transfert à l’hôpital. Elle passe un scanner, mais fait deux arrêts cardiaques, victime d’un infarctus, précisent Le Monde et Heb’di. Transférée en réanimation, elle meurt à 17h30, soit six heures et demie après son appel.

Une autopsie est pratiquée cinq jours plus tard. Naomi Musenga est morte des suites d’une “défaillance multiviscérale sur choc hémorragique”, selon le rapport consulté par Le Monde, qui précise qu’il s’agit de “l’arrêt de plusieurs organes”, dont la cause peut résulter de “facteurs variés”.

L’attitude des deux opératrices du Samu, qui n’ont pas su saisir l’urgence de la situation de Naomi, pose question. Dans l’attente des conclusions de l’enquête administrative, plusieurs médecins ont eu des mots très durs envers les deux femmes. “Ça n’est pas pardonnable, la manière qu’il y a eu de répondre à Naomi, et de ne pas comprendre sa détresse”, déplore Patrick Pelloux, médecin urgentiste, sur franceinfo.

Les propos qui sont tenus par l’opératrice du Samu ne sont “pas acceptables”, confirme François Braun, président de Samu-Urgences de France, sur franceinfo. Selon lui, l’opératrice n’avait pas à prendre seule la décision de rediriger Naomi vers SOS Médecins. “Ce qui est encore moins acceptable, poursuit-il, c’est que normalement tout appel est transmis à un médecin régulateur. C’est ce médecin qui prend les décisions après un interrogatoire médical et, dans ce cas, l’appel n’a pas été transmis au médecin. Ce n’est absolument pas la procédure. Ce n’est absolument pas ce que l’on apprend à nos opératrices. On ne demande pas aux gens de rappeler, on le fait nous-mêmes et on transmet l’appel éventuellement à un autre service.”

Je crois qu’il faut faire toute la lumière sur ce qu’il s’est passé parce que c’est vraiment trop grave.Patrick Pelloux à franceinfo

“Inutile de vous dire que je ne considère pas que ce soit un modèle de prise en charge, renchérit Frédéric Lapostolle, professeur de médecine d’urgence, sur RMC. (…) Ça manque d’empathie et d’intérêt porté au patient.”

Comment se défend l’hôpital ?

Depuis la publication de l’enregistrement, la polémique enfle. Sur Twitter, des soutiens de la famille réclament des “sanctions”. D’autres internautes, scandalisés, accusent l’hôpital de racisme. Les hôpitaux universitaires de Strasbourg, qui hébergent les services du Samu, n’ont pas souhaité en dire plus sur les circonstances de cet appel. “On a fait un communiqué de presse, une enquête est en cours. On ne dira rien de plus”, a répondu l’hôpital au Monde

Dans leur communiqué daté du 3 mai, ils annoncent ainsi avoir diligenté une “enquête administrative destinée à faire toute la lumière sur les faits relatés dans l’article” du journal alsacien. Ses résultats devraient être connus d’ici trois semaines

Mercredi après-midi, la direction des hôpitaux de Strasbourg a suspendu à titre conservatoire l’opératrice, a confirmé auprès de franceinfo Christophe Gautier, son directeur général. Ce dernier, sans évoquer ses échanges avec l’intéressée, explique que les éléments qu’il a pu recueillir lui semblent “de nature à constituer un manquement à la procédure”.

Que répond le gouvernement ?

Dans un communiqué commun, deux organisations de médecins urgentistes ont demandé mardi “un rendez-vous immédiat” avec la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, “pour trouver des solutions aux problèmes de régulation médicale afin qu’un tel drame ne se reproduise pas”. Le président de l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf), Patrick Pelloux, réclame notamment plus de moyens pour les services de régulation. “On ne peut pas dire que c’est normal d’avoir le même nombre de personnes qui répond au téléphone au Samu quand on avait 10 millions d’appels et quand on en a 30 millions aujourd’hui, déplore-t-il. Ce n’est pas possible. Il faut moderniser le système avec pour objectif que chaque appel soit pris en charge.”

Cet incident doit nous faire réfléchir pour réformer le Samu, pour que cela ne se reproduise pas.Patrick Pellouxà franceinfo

“Une réunion à ce sujet se tiendra dans les jours qui viennent au ministère”, a déclaré la ministre de la Santé après avoir présenté ses condoléances sur Twitter. “Je suis profondément indignée par les circonstances du décès” de Naomi Musenga et “je tiens à assurer sa famille de mon entier soutien”, a-t-elle écrit. Elle annonce avoir demandé une enquête de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) “sur ces graves dysfonctionnements”, s’engageant à ce que la famille “obtienne toutes les informations”.

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Thierry Hans

Affaire SAMU/Naomi : Les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg ouvrent une enquête administrative !

Affaire SAMU / Naomi

Les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg ouvrent une enquête administrative !

C’est par un communiqué de presse laconique, daté du 3 mai, que les responsables des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg (HUS)  ont réagi a notre article du 27 avril.

Nous avions dénoncé les méthodes de deux opératrices du SAMU qui le 29 décembre 2017 avait eu un comportement ironique et irresponsable quand Naomi les a appelés.

La jeune maman qui arrivait à peine à s’exprimer tant la douleur était importante. Les opératrices du SAMU se sont contenté de lui conseiller d’appeler SOS Médecin.

Naomi 22 ans décédera peu après son arrivée (tardive) aux urgences.

L’enregistrement de la conversation que nous nous sommes procuré est affligeant !

Dans le communiqué de presse, la Direction générale des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg indique avoir :

‘’pris connaissance, vendredi 27 avril, d’un article paru dans le journal Hebdi, relatif aux conditions de traitement d’un appel réceptionné au Service d’Aide Médicale Urgente (SAMU) 67.
Avant toute chose, les HUS s’associent à la peine de la famille et des proches de la patiente et leur présentent leurs sincères condoléances.
Les HUS diligentent dans la foulée une enquête administrative destinée à faire toute la lumière sur les faits relatés dans l’article.
Les HUS se tiennent naturellement à l’entière disposition des autorités judiciaires dans l’hypothèse de l’ouverture d’une enquête sur les faits rapportés.’’

 

LA famille de Naomi, a été reçu par les représentants des HUS, le 3 mai en soirée
Une plainte a été déposée auprès du procureur de Strasbourg.

Outre la réaction du SAMU, plusieurs questions se posent après la lecture du dossier médical.
Des erreurs de date sont constatées, et il est étonnant que l’autopsie n’ait été pratiquée que 4 jours après le décès sur un corps « en état de putréfaction avancée ».

Une fois de plus on s’étonne de la discrétion des médias ‘’ officiels ‘’ alsaciens.

 

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