Gilets Jaunes – Essence : pourquoi personne ne manifeste devant le Grand-Est ?

Gilets Jaunes – Essence : pourquoi personne ne manifeste devant le Grand Est ?

Si c’est la goutte d’essence qui a fait déborder le réservoir et initié le mouvement des gilets jaunes en Alsace, on sait que la vraie question centrale du débat reste le pouvoir d’achat. Là, on s’étonne qu’en Alsace, les manifestants ne viennent pas en parler à Jean Rottner, le Président de la Région Grand Est ?

Les régions touchent la Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Energétiques

Car oui, les régions et donc l’ensemble administratif appelé Grand Est touchent la Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Energétique

Les régions ont donc la possibilité de réduire lors de leur budget, la fraction de tarif de la taxe intérieure de consommation applicable aux carburants vendus aux consommateurs finals sur leur territoire.

Le Ministère  nous le rappelle d’ailleurs : « La fiscalité de l’électricité, des produits gaziers et pétroliers en France est encadrée par le droit communautaire, en particulier les directives européennes 2003/96/CE du 27 octobre 2003 et 2008/118/CE du 16 décembre 2008.

Qu’attend donc Jean Rottner pour annoncer une baisse des taux de la fraction régionale ?

La directive 2003/96/CE encadre le régime des accises, les niveaux minima de taxation et, sous certaines conditions, les exonérations ou les taux de taxation différenciée qui s’appliquent. En France, il existe principalement quatre types d’accises sur l’énergie :

Qu’attend donc Jean Rottner pour annoncer une baisse des taux de la fraction régionale ?

En 2019, 32 % de la Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Énergétiques seront perçus par nos collectivités locales (45 % par l’État). Autant de raison pour les gilets jaunes d’Alsace d’oser affronter Jean Rottner et de voir s’il est vraiment à l’écoute de la population.

Des rot un wiss sur les ronds-points !

Voilà aussi l’opportunité d’une convergence des luttes ! De faire manifester les Alsaciens contre une région qui augmente ses impôts, ses taxes tout en mettant à mal tout ce qui est encore d’Alsace, à l’instar même récemment du tourisme.

D’ailleurs, on attend les études sur les coups du Grand Est, cette nouvelle « région » que 83 % des Alsaciens ne supportent pas plus que les impôts !

Barbara DesVilles

 

Grand-Est : Jean Rottner va planter Frédéric Bierry et Brigitte Klinkert

Grand Est :  Jean Rottner va planter Frédéric Bierry et Brigitte Klinkert

On vous dit en exclusivité ce que va se produire en début de la séance du Grand Est qui se tient à Metz, ce matin !

Jean Rottner va planter Frédéric Bierry et Brigitte Klinkert, tout cela devant une ministre.
Recevoir Jacqueline Gourault à Metz et à huis clos, il fallait y penser. Quel mépris de plus pour l’Alsace de la part de Jean Rottner. Cherche-t-il comme Philippe Richert, un job en or (voir notre article).

Combien de litres de fuel peut-on s’offrir avec le nouveau salaire de Philippe Richert ? Le voilà au chaud jusqu’en 2024,
car il se dit que Jean Rottner aspire à des fonctions nationales, comme il se dit que Valérie Debord adore l’idée.
Mais après la journée d’hier, celle d’aujourd’hui sera « géniale », sauf pour Frédéric Bierry et Brigitte Klinkert.

Une montée de la rancœur contre l’Alsace

Hier, la tension est montée. D’abord de la part de « nos amis » d’autres régions. On ne vous parlera pas de la germanophobie maladive de Florian Philippot. Celui qui voit encore des complots germaniques partout ne sera bientôt plus conseiller régional et haut fonctionnaire sans doute !
Les autres attaques sont venues des progressistes qui ont compris que Frédéric Bierry et Brigitte Klinkert n’ont obtenu dans les faits qu’un « super-département ». Naturellement, ils veulent le même pour leurs camarades et ils auraient voulu un débat préalable.
Comment ne pas évoquer Pernelle Richardot ? Allez, on a compris qu’elle doit faire parler d’elle pour figurer en bonne position sur la prochaine liste du PS aux élections européennes.
« Jean Rottner a eu l’occasion de rassurer son groupe majoritaire il y a quelques jours. Il compte sur l’intervention de la ministre Jacqueline Gourault ce vendredi matin pour assurer « le service après-vente » du gouvernement » écrivent les DNA .
« Les déclarations de Philippot et de Masseret sont lamentables et indignes d’hommes politiques voulant volontairement oublier l’histoire », réplique sur Facebook Georges Schuler.

« L’Alsace n’est pas radioactive », lâche un Justin Vogel poussé à bout. » poursuit le journal

À quand un groupe « Alsace » !

Rassurer son groupe majoritaire. JR l’a fait en prouvant que la région Grand Est n’a rien perdu. Qu’elle se consolide. Il le refera ce matin !

Aux élus alsaciens de choisir : continuer à être humiliés ou se rebeller ! À quand le groupe « Alsace »…

On verra la suite. Aujourd’hui, Jean Rottner va planter Frédéric Bierry et Brigitte Klinkert en expliquant qu’il n’aurait rien obtenu en fait.
Id’Fuchs

Collectivité européenne d’Alsace : Un bredele à ronger pour les Alsaciens

Collectivité européenne d’Alsace : Un bredele à ronger pour les Alsaciens

Depuis l’annonce de la Collectivité européenne d’Alsace, ils sont tous là, à se congratuler, les élus, la presse quotidienne, les créateurs de pétitions…

Paris a décidé! Vae victis !

Alors qu’un désir d’Alsace était unanimement revendiqué, le Premier ministre Philippe propose de supprimer ou fusionner les départements du Bas-Rhin et le Haut-Rhin.

A la place, il nous est proposé un ersatz d’Alsace.

Selon les derniers sondages publiés pas différents organismes, 83 % des Alsaciens seraient favorables à ce que l’Alsace renaisse et retrouve un statut de collectivité territoriale.

La réponse apportée par Paris répond parfaitement à ce sondage puisque  l’Alsace renait et retrouve un statut de collectivité territoriale. Mais la question posée n’était finalement pas si claire.

67 % des alsaciens souhaitaient sortir de Grand Est

La question suivante portait sur  « La nécessité pour la nouvelle collectivité Alsace de sortir du Grand Est »

67 % des alsaciens souhaitaient sortir de Grand Est, et la, force est de constater que la rescision unanimement saluée d’Édouard Philippe est à côté de la plaque.

D’ailleurs, le machin proposé ce lundi n’a pas de statut particulier. En gros, on fait moins confiance aux Alsaciens, qu’aux Corses. Rien de réjouissant, en témoigne le large sourire de Jean Rottner et le satisfecit de Valérie Debord, les bonds de cabri de Lilla Merabet pensant prendre la main sur l’économie du Grand-Est.

Par contre les réactions d’autosatisfaction de Brigitte Klinkert et de Frédéric Bierry laissent pantois !

Serait-ce la une manière de sortir la tête haute de ce combat contre les jacobins d’outre- Vosges ? On pourrait le comprendre, l’accepter mais un peu de recul s’impose.

Rien de neuf sous le soleil, si les plaques d’immatriculations

Que nous propose exactement l’Hôtel Matignon

Un nouveau département a la place de deux, tout en annonçant que les deux préfectures seront maintenues… et l’attribution de compétences supplémentaires.

Ce dernier point est d’avance litigieux, puisqu’en France, les départements doivent avoir le même statut et assumer les mêmes compétences comme l’indique le Conseil d’État.

Pour passer outre, il aurait fallu créer une collectivité à statut particulier comme pour les Corses, ce que refuse le Paris.

Bref, on nous propose un bredele à ronger, en nous expliquant que ce n’est qu’un début. Qui peut encore croire nos gouvernants sur ce point ?

Le bredele est agrémenté de quelques petits morceaux destinés à faire durer l’attente avec des libertés a venir sur le transfrontalier, le bilinguisme, l’A35 qui sera entretenu au frais de la nouvelle collectivité…

Il est avancé le mot de Collectivité européenne.  Mais c’est quoi ce truc ? Rien trouvé dans les manuels de droit administratif là-dessus !

Une collectivité européenne tournée vers l’Est ? Pourquoi pas ?

Mais est-ce que les allemands et les Suisses souhaitent travailler avec une collectivité portée malgré tout jusqu’à Reims et Nancy. Avec un département Alsace appauvri qui ne sert plus que de bassin d’emplois pour leurs entreprises florissantes.

Comment osent-ils nous proposer une collectivité européenne alors qu’ils ne sont même pas capables de défendre la capitale européenne qu’est Strasbourg.

Et cerise vicieuse sur le bredele, nous pourrons afficher l’Alsace sur nos plaques d’immatriculation ! Quelle consolation, en effet !

Et quelle sera l’image ? Le Rot & Wiss ou le blason ?

Bon travail, Madame la ministre Gourault, mais il suffisait de créer un référendum, une seule question : Voulez-vous quitter le Grand Est pour une collectivité Alsace à Statut particulier ?

Cette proposition pour l’Alsace n’est ni un aboutissement, , ni un commencement. C’est un grand bluff.

Qui dirigera l’Alsace ?

Là est le vrai problème. En tant que département les futurs conseillers régionaux seront élus au suffrage majoritaire à deux tours. Ce qui privilégiera comme par le passé les grands partis nationaux.

Ce seront des élus majoritairement des notables et élus de droite, de la république en marche, quelques exceptions à gauche, voire le FN.

Ce mode de scrutins ne laisse que peu de chance aux partis locaux.

Bref ceux qui n’ont pas su vendre l’Alsace à Paris garderont le pouvoir.

Peu importe, la page semble tournée, les élus alsaciens se battent maintenant pour la future capitale alsacienne… Histoire d’oublier le vrai combat.

Une blague à la Chilles

Bon, bon, il est comme cela « Chilles ». Il aime Colmar. A tel point qu’il en est membre du Conseil Municipal depuis 1989 ( Quel âge aviez-vous ?) et Maire depuis 1995, soit 23 ans ! Plus d’une tiers de siècle de vie consacré à sa ville et le voilà de la vouloir capitale.

Capitale des vins d’Alsace ? Non, capitale de la Collectivité Européenne d’Alsace !

Et le voilà de nous refaire le coup de 2013… “Si Colmar n’est pas capitale, on votera contre le référendum… ” En gros, cette pensée lui vaut une part de responsabilité dans l’échec du référendum mal préparé par Philippe Richert. On en rit encore …

Jusqu’où va-t-on aller ?

De rares têtes sortent du lot et critiquent ce nouveau statut. Les députés Hetzel et Furst à suivre…

Et Fabienne Keller a même réussi à être sur la photo…

Bref, lundi l’état semble avoir donné la réponse a la question posée dans notre dossier du mois d’octobre ; “Le Grand Est at-il gagné ?”

Lutz/Rottner 15% : Mulhouse : le sondage qui tue !

Mulhouse : le sondage qui tue !

De nombreux lecteurs mulhousiens nous disent avoir été sondés .
Les élections municipales approchants,  un sondage téléphonique a été réalisé à Mulhouse par l’institut OpinionWay pour le groupe majoritaire.
L’objectif inavoué est de connaitre le candidat idéal pour les élections 2020 et découvrir l’étendue des dégâts d’un ex-maire devenu le fer-de-lance d’un  Grand Est, si critiqué en Alsace.
D’ou des questions du type:  « En voyage, à l’étranger, vous dites que vous venez de Mulhouse, d’Alsace, du Grand Est ?» , « L’élection de Jean Rottner à la présidence de la région Grand Est est-elle une bonne chose à vos yeux ? ».
L’inquiétude de l‘équipe municipale majoritaire est telle, que le nom de Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, opposé au projet de Grand Est et proposé dans le sondage.
L’existence de ce sondage contredit l’équipe municipale qui répète à tous va que le presque bilan est bon, « Mulhouse avance, Mulhouse va bien et en plus le Président de Grand Est est Mulhousien ! »
Sur son mur, Régis Baschung, ancien du Modem, présent sur la liste Rottner 2014 et désormais responsable Unser Land publie  des résultats ( des chiffres qui nous ont été confirmés par ailleurs)  :  « RN 35% – Lutz/Rottner 15% – LREM 15% – PS 3% – UL 8% – EELV 7% – LFI 10% – PCF 5% – divers 2% »… ce qui serait une belle claque à l’équipe en place !

LREM selon les alliances serait en mesure de prendre la mairie !

Le souvenir de l’époque Bockel-Freulet ?

Ces prises de température rappellent aux anciens les années Bockel-Freulet. L’époque où le FN gagna un canton, qui flirta avec des sommets électoraux aux municipales.
Un observateur attablé rue des Halles prédit : « Rottner peut encore gagner la ville, son équipe peut la perdre. On minimise le retour de l’ex-FN, la montée d’Unser Land et la capacité d’une liste de gauche à imposer une triangulaire ».
Des résultats « officieux »

Nous attendons la vraie publication des résultats

Barbara DesVilles

Un gros chèque pour l’ex-directeur général des services de Mulhouse

Un gros chèque pour  l’ex-directeur général des services de Mulhouse

Article paru dans Heb’di  du mois de septembre, actuellement  en kiosque ou en PDF

 

Ce début d’année, Jean-Luc Humbert  (58 ans), nouveau directeur général des services,est venu de Saint-Étienne afin de succéder à Christian Nazon (63 ans) officiellement parti  en retraite.
Mis en place par le tandem Rottner-Bockel, Christian Nazon a été l’une des victimes collatérales des tensions toujours existantes entre la mairie de Mulhouse et la M2A (Mulhouse Alsace Agglomération).
Christian Nazon s’était fait remarquer en 2015, lors d’un bras de fer entre la M2A et les syndicats. La direction générale prévoyait l’amputation de six jours de congés, des suppressions de postes, des mesures anti-absentéisme, le non-remplacement des départs à la retraite et une réorganisation des services.
Le syndicat FO, largement majoritaire à la M2A (3 100 agents), estimait  que : « Si Mulhouse doit faire des économies, ce ne sont pas aux seuls agents d’en supporter les conséquences ».
400 agents de la ville et de l’agglomération avaient alors manifesté contre les mesures d’économie à mettre en place pour compenser les recettes en baisse.
Christian Nazon a officiellement quitté ses fonctions fin août 2018, empochant au passage un chèque de 116 109, 93 euros.
A priori il ne s’agirait pas d’un départ en retraite comme ce fut annoncé puisqu’il a bénéficié d’une indemnité de licenciement de 106 158,20 euros.

Dernière minute : Georges Schuler : l’homme qui a dit « non » à Rottner !

 Georges Schuler : l’homme qui a dit « non » à Rottner !

« … 83 % des Alsaciens veulent autre chose. Ce sont des personnes qui nous ont élus et je ne peux ignorer leur demande ».

On connaît la liberté de ton, du Secrétaire Départemental des LR 67, on connaît aussi son désintéressement personnel et son soutien dès 2015 aux premières manifestations contre la Réforme territoriale.

Il vient d’annoncer à Jean Rottner et Valérie Debord qu’il quitte la majorité régionale, à date du 11 septembre 2018,  et qu’il siégera « comme conseiller régional alsacien non inscrit » !

Une démission qui devrait faire grand bruit.

La langue de bois,  Georges Schuler ne connaît pas !

Une question taraude les esprits : que feront les autres élus qui disent « défendre l’Alsace »

Un Mouvement pour l’Alsace en gestation ?

La création d’un « Mouvement Pour l’Alsace », devait être annoncé ce samedi 15 septembre du côté de Sélestat.

Il semblerait que l’initiative prenne plus de temps que prévu pour le sénateur LR André Reichardt et le député LR Patrick Hetzel  qui sont à la manœuvre.

L’objectif serait d’appuyer la démarche des départements alsaciens et de créer un mixte entre un « Think Tank » et une « CSU alsacienne »(Union chrétienne-sociale en Bavière qui agit exclusivement en Bavière), le vieux rêve des droites alsaciennes.

On se souvient naturellement du Rassemblement Pour l’Alsace d’André Bord.

« L’Alsace, combien de divisions » pourrait être la première question de la ministre, Jacqueline Gourault, annoncée ce week-end en Alsace…

Région : la Majorité du Grand Est va-t-elle exploser ?

Région : la Majorité du Grand Est  va-t-elle exploser ?

On pourrait en douter, mais il y a bien une majorité à la tête du Grand Est.
Naturellement, elle entend le rester, mais…

De nettes tensions existent entre les proParisiens et ceux remettent en cause le Grand est !

L’une des premières conséquences de ces tensions est l’absence des élus LR 67 de la région lors des instances du parti.
D’autres-parts, certains reprochent à Georges Schuler (Maire de Reichstett) d’avoir fait exploser le groupe à l’Eurométropole et surtout de nettes tensions existent entre les proParisiens et ceux remettent en cause le principe du Grand Est !
À ce sujet, Elsa Schalck et Pascal Mangin sont les grands absents des réunions des dirigeants LR…
Ces deux-là n’hésitent pas à passer régulièrement des appels parisiens pour s’assurer les bonnes grâces au siège du parti à l’approche des prochaines élections municipales. D’autres collent aux bottes de Valérie Debord pour obtenir le même résultat.

Les élections internes des LR en octobre prochain permettront aussi de prendre la température en Alsace …

Dans le Haut-Rhin, il se dit que d’amicales pressions sont exercées sur les pro-Alsace … Soit par le biais d’éventuelles d’investitures aux sénatoriales, soit en soutient lors de vote lors des élections internes.  Nous suivrons de près ces élus afin que nos lecteurs soient avertis.
La panique Unser Land !

Même si elle ne change pas la face du monde ni ne colmate les faiblesses du mouvement Unser Land, sa campagne d’affichage énerve. D’abord en Alsace, puis en Moselle.
Un observateur patenté voit dans cette démarche la volonté d’Unser Land de tenter de présenter des listes Régionalistes et Solidaires dans l’ensemble des départements du Grand Est… S’il y arrivait, le mouvement régionaliste ne pourrait gagner, mais pourrait faire perdre.
L’affichage en Moselle a encore plus étonné. Des élus bien pensants ne comprenant pas que la crise alsacienne s’élargisse à Metz.

Discrètement, les cadres de LREM observent d’ailleurs cette situation. Leur liste, lors des prochaines élections régionales, taillera des croupières à la majorité LR-UDI.
Une alliance avec le centre ou une partie de la gauche pourrait alors renverser les équilibres.
Les alliés d’aujourd’hui ne le seront pas demain. « Il faudra que la droite vire tous les candidats trop à droite » annonce un observateur intéressé et en marche, sous la promesse du silence.

Le cabinet observe

À peine remise du « départ » de Christophe Kiefer, le cabinet, lui, a conservé ses « bonnes habitudes ». Il observe la toile, dresse une liste des « non compatibles » et vient jouter de temps en temps.
La peur du moment reste la création d’un groupe Alsace au sein de la région. La sortie d’André Reichardt, les soubresauts de Justin Vogel laissent à penser que l’idée est encore « viable ».
L’ombre d’Adrien Zeller plane sur l’Hôtel de Région. Lui avait osé créer son groupe, lui avait osé affirmer qu’il fallait défendre l’Alsace. Certes, il était centriste.
La Majorité du Grand Est est repliée sur elle, sur son nombril. Elle en oublie les oppositions qui travaillent à leur destin…

Le séminaire

La Majorité du Grand Est préparé son séminaire des 8 et 9 septembre.
Côté hébergement, tout est cadré : « Si vous nous rejoignez dès le samedi, nous vous rappelons que votre nuit d’hôtel du samedi soir est à régler par vos soins et qu’un remboursement de 90€ (pour les hôtels situés à Strasbourg) ou 70€ (pour les hôtels situés en dehors de Strasbourg) interviendra a posteriori après transmission à la Région de la facture dans les conditions habituelles de remboursement en matière de formation. »
Côté programme le dimanche est consacré au bilan,  le samedi est lui « touristique » :
À partir de 14h00 : Accueil à la Maison de la Région
15h00 : Visite du Parlement Européen
17h00 : Trajet en bateau mouche du Parlement Européen jusqu’au Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg avec possibilité d’une dégustation de vins d’Alsace à bord.
18h30 : Balade découverte de la Petite France à la Cathédrale
19h30 : Cours particulier “Comprendre l’Alsacien en 1 leçon” avec Huguette Dreikaus à la Winstub Zuem Strissel
20h30 : Soirée Tartes Flambées à la Winstub Zuem Strissel !
Si vous voulez taquiner la « Majorité Régionale », vous savez déjà où les rencontrer.
Il y a des ponts pour agiter les drapeaux rot un wiss sur le parcours des bateaux « mouche » !

Barbara Desvilles

Grand Est : vous êtes tous invités !

Venez nombreux !

La majorité du Grand Est prépare son séminaire des 8 et 9 septembre.

Côté hébergement, tout est cadré : « Si vous nous rejoignez dès le samedi, nous vous rappelons que votre nuit d’hôtel du samedi soir est à régler par vos soins et qu’un remboursement de 90€ (pour les hôtels situés à Strasbourg) ou 70€ (pour les hôtels situés en dehors de Strasbourg) interviendra a posteriori après transmission à la Région de la facture dans les conditions habituelles de remboursement en matière de formation. »

Côté programme, le dimanche est consacré au bilan, le samedi est lui « touristique » :

À partir de 14h00 : Accueil à la Maison de la Région
15h00 : Visite du Parlement Européen
17h00 : Trajet en bateau-mouche du Parlement Européen jusqu’au Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg avec possibilité d’une dégustation de vins d’Alsace à bord.
18h30 : Balade découverte de la Petite France à la Cathédrale

Ils ressortent Huguette !!!

19h30 : Cours particulier “Comprendre l’Alsacien en 1 leçon” avec Huguette Dreikaus à la Winstub Zuem Strissel
20h30 : Soirée Tartes Flambées à la Winstub Zuem Strissel !

Si vous voulez taquiner la « Majorité Régionale », vous savez déjà où les rencontrer.
Il y a également les ponts pour agiter les drapeaux Rot un Wiss sur le parcours des bateaux « – mouche » !

Barbara Desvilles

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Alsace : Merci, Philippe Richert, merci Jean Rottner !

Alsace : Merci, Philippe Richert, merci Jean Rottner !

Avec un tel titre certains vont penser que nous avons pété un plomb, carbonisé nos cerveaux le long des gravières pas très claires.
Pourtant, il nous faut remercier Philippe Richert et Jean Rottner !
Car c’est en cédant aux sirènes parisiennes du Grand Est qu’ils ont initié un « désir d’Alsace » comme la région n’en plus connu depuis longtemps.
Mieux, il est temps de leur dire « Merci, pour ce moment ».

Un merci politique !

Politiquement, avant le Grand Est, le régionalisme alsacien était moribond.
Bien sûr, il y eut les percées d’Alsace d’Abord, mélangeant régionalisme et identitarisme, et qui avait une belle poignée d’élus jusqu’en 2004, avant de quasi disparaitre du paysage politique.
Il y eut l’arrivée d’Unser Land, son conseiller général, dont l’élection tenait plus d’un heureux concours de circonstance grâce à l’appui de personnalités « enracinées » ( Denis Lieb, Andrée Munchenbach)…
Chez les Républicains, il aura fallu une poignée de militants pour « réveiller l’esprit alsacien » et organiser les premières manifestations contre la réforme territoriale.
Mais tout cela était finalement relayé dans les coins de pages de la presse quotidienne par certains journalistes prompts à prendre la dictée du côté de la région.


Et Philippe est arrivé !

Merci Philippe Richert, merci Jean Rottner !
Votre trahison lors de l’épisode du Grand Est, a réveillé la conscience alsacienne !
Sans vous, l’essor départemental d’Unser Land aurait été structurellement impossible. Reste à savoir, hors la belle campagne d’affiches d’été, ce que ce mouvement en fera. Soit il s’ouvre et rassemble, soit il se referme et cela restera une anecdote.
Un merci journalistique et culturel !
Vous lisez l’Alsace et les DNA ? Avez vous notez que nos journaux ont multiplié les articles sur l’Alsace, le bilinguisme, les manifestations de la culture alsacienne ? Serait-il un peu moins strasbourgo-mulhouso-centré ?
Mieux, l’offre de livres sur l’Alsace y est régulièrement mentionnée. Une offre qui s’est manifestée naturellement chez les libraires. Il n’y a plus de mal à « écrire sur l’Alsace ». Du Passeport alsacien à l’Histoire de l’Alsace, on trouve désormais bien des livres à se mettre sous la dent !
Musicalement, le Rock en Alsacien n’est plus l’apanage des « Remes » et maintenant des jeunes envoient du lourd.
Dans la pub, comme le font constater certains sur la toile, des mots alsaciens se glissent dans les slogans. Ce n’est pas nouveau, mais cela faisait longtemps que l’on n’avait pas suivi les pas d’Ancel et de son « immer ebs’ nejes ».

Alors oui, merci pour ce moment, Philippe, Jean !

Mais à condition qu’on laisse venir ce département d’Alsace, que l’on en modifie aussi le mode de scrutin et qu’ayant fait ses preuves, il soit possible à ce département de redevenir une « région » à part entière.
Impossible, diront certains !
Rappelons que la Corse est sortie un temps de Paca pour redevenir Corse. Si impossible n’est pas Français,  n’est pas Corse, il n’y a pas de raison qu’impossible, soit alsacien…
Là, ce sera à chacun d’entre nous d’agir, d’assumer et de ne pas réclamer plus pour soit, à la façon de certains élus qui, ayant fait capoter le référendum de 2013, rêvent de rallumer les guerres entre Haut-Rhin et Bas-Rhin pour faire capoter toute chance de renaissance de l’Alsace !

Id ’Fuchs

La synthèse du rapport du préfet Marx

L’avenir des deux départements alsaciens !

Commandé  le 22 janvier 2018 par le Premier ministre, alors que la Région Grand Est est contestée par certains,  le  ” Rapport au Premier ministre Mission Alsace Grand Est ” est arrivé !

Afin de permettre à nos lecteurs de réagir dès à présent, nous vous proposons la synthèse de ce document de 141 pages.

Le rapport complet est téléchargeable : http://www.bas-rhin.gouv.fr/Actualites/Territoires/Rapport-au-Premier-ministre-Mission-Alsace-Grand-Est/Rapport-au-Premier-Ministre-Mission-Alsace-Grand-Est


Synthèse du rapport

Carrefour longtemps disputé entre des voisins puissants, l’Alsace s’est forgé une identité propre au cœur de l’Europe.

D’abord partie de l’Empire romain puis du Saint-Empire, réunie au Royaume de France après la guerre de Trente Ans, elle est annexée à l’Allemagne de 1870 à 1918 et de 1940 à 1945.

De la pax romana au partage de Verdun, de la prospérité des Hohenstaufen à la Grande Peste, du rayonnement artistique et culturel de la fin du XVe siècle aux ravages de la guerre de Trente Ans, de la Révolution industrielle aux « Malgré-nous », son destin, associant épisodes brillants et tragiques, résume une partie des étapes de l’unification de l’Europe, sous le double signe du limes et du syncrétisme.

À l’époque contemporaine, le territoire que l’on désigne sous la dénomination « Alsace » est formé par les actuels départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. L’Alsace est aussi un territoire d’application du droit local alsacien-mosellan spécifique qui touche à de nombreux aspects de la vie sociale, économique et culturelle.
Depuis la création au 1er janvier 2016 de la région Grand Est, il n’existe plus de collectivité territoriale d’Alsace. Toutefois, le périmètre alsacien conserve des formes institutionnelles propres. Plusieurs structures interdépartementales opèrent dans des champs aussi divers que la sécurité publique, l’économie, l’assainissement, la culture, le tourisme et l’attractivité du territoire.

La réalité des volontés exprimées

Le projet de création du Grand Est a été accueilli de façon réservée par les Alsaciens. Certaines inquiétudes ont été exprimées sur le dimensionnement, la relative hétérogénéité du nouvel ensemble et l’absence de référence à leur territoire historique.

L’échec de la tentative de création, par référendum, d’une collectivité unique d’Alsace en 2013, fusion des départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la région Alsace, portée par les élus, éclaire les tensions actuelles.

De fortes oppositions sont apparues lors de l’adoption de la nouvelle carte régionale, reflétées dans les résultats des élections régionales de 2015. Elles ont désormais perdu en intensité et une partie de la classe politique alsacienne s’est engagée dans la construction de la nouvelle région.
Deux courants principaux s’affirment actuellement sur cette question. D’une part, les exécutifs départementaux revendiquent la création d’une collectivité à statut particulier, dont les compétences seraient exorbitantes du droit commun des départements. D’autre part, l’exécutif régional Grand Est, s’il n’affiche pas d’opposition à une éventuelle fusion des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, l’assujettit à l’inscription pleine et entière de cette entité dans le cadre régional et dans le respect du partage des compétences organisé par la loi NOTRe.

Au-delà des interrogations sur l’avenir administratif du territoire, le « désir d’Alsace » dépasse le registre institutionnel.

Les formes juridiques possibles pour porter l’Alsace : hypothèses institutionnelles
En cohérence avec la lettre de mission du Premier ministre et avec la position du Président de la République, rappelée lors de sa visite à Strasbourg le 17 avril dernier, l’évolution des deux départements ne peut s’envisager qu’à l’intérieur de la région Grand Est.

Dans ce cadre, quatre possibilités d’évolution institutionnelle se dessinent aujourd’hui afin de porter le « désir d’Alsace » :

•    renforcer la coopération entre les deux départements en mettant en place une entente ou en créant une institution interdépartementale ;
•    créer un syndicat mixte, auquel d’autres collectivités pourraient adhérer ;
•    fusionner les deux départements dans un grand département Alsace, par la loi ou par la voie réglementaire ouverte par le Code général des collectivités territoriales ;
•    créer une collectivité à statut particulier en application de l’article 72 de la Constitution.

Si l’entente, l’institution et le syndicat mixte constituent des formes souples de coopération faciles à mettre en place, elles ne répondent qu’incomplètement aux aspirations des élus du territoire qui souhaitent donner naissance à une nouvelle collectivité alsacienne à part entière.
À l’inverse, la création d’une collectivité à statut particulier, malgré le soutien dont elle bénéficie auprès d’une partie des élus alsaciens, notamment ceux du mouvement Les Républicains, introduirait en France continentale, et en dehors des cas très spécifiques des « PLM » (Paris, Lyon, Marseille), une multiplication des types de collectivités, qui serait porteuse de risques, difficilement lisible et critiquée dans le reste de la région Grand Est mais aussi en Alsace.
En revanche, le projet gouvernemental de « différenciation », nouvelle étape significative de la décentralisation, ouvre des perspectives et une dynamique dont les élus locaux pourraient se saisir.

La fusion des deux départements et la création d’un département d’Alsace, au sein de la région Grand Est, permettrait d’édifier une nouvelle collectivité territoriale en harmonie avec le reste du territoire national.

C’est celle qui a été mise en avant par le Président de la République lors de sa visite précitée à Strasbourg. Elle fait par ailleurs l’objet d’un soutien de la part des parlementaires En Marche. Résultant d’une loi ou d’un décret, elle pourrait s’inscrire dans un calendrier resserré et apporter des économies d’échelle sans nécessairement remettre en cause l’organisation déconcentrée de l’État.
Les autres formes de coopération institutionnelle ne sont pas disqualifiées pour autant. D’une part, une entente ou une institution permettrait d’organiser une transition vers la création d’un département unique. D’autre part, le recours à un syndicat mixte offre la possibilité d’associer, de manière pérenne, d’autres collectivités hors d’Alsace, telles que le département de la Moselle dans le champ linguistique.

Les missions d’une éventuelle collectivité Alsace : compétences, expérimentations législatives et coopération transfrontalière

Si une fusion semble être la principale option permettant de donner naissance à une collectivité territoriale alsacienne, il n’en demeure pas moins qu’une simple « addition » des deux départements serait mal comprise par les élus et une partie de la population. Pour être pertinente, celle-ci devrait être la source d’un véritable projet de territoire, ancré dans un espace rhénan, national, transfrontalier et européen.
Une telle ambition pourrait se traduire, outre les compétences déjà exercées par les départements, par l’attribution de compétences nouvelles. Dans le cadre fixé par les lois NOTRe et MAPTAM, des compétences pourraient être attribuées au département unique par délégation ou par transfert de l’État ou de collectivités territoriales de niveau différent. Ensuite, le projet de révision constitutionnelle porté par le Gouvernement devrait permettre de moduler les compétences des collectivités appartenant à une même catégorie au travers d’un « droit de différenciation ».

Carte de la province d’Alsace en 1789

Enfin, le « droit à l’expérimentation », qui devrait être assoupli par la révision constitutionnelle envisagée au travers de la suppression du « verrou » de la généralisation, pourrait concourir à l’élargissement des attributions de compétences de l’entité Alsace unique.
En particulier, une gestion plus efficace des flux transfrontaliers et un meilleur accès aux services publics au voisinage de la frontière seraient susceptibles de justifier l’attribution des compétences suivantes à une entité Alsace, guidée par le principe de subsidiarité :

•    l’importance croissante des flux transfrontaliers justifierait l’exercice d’une compétence spécifique de régulation de ces flux par les collectivités frontalières ;
•    l’Alsace et la Moselle pourraient porter des politiques innovantes en matière d’enseignement et de formation, dans leur environnement frontalier et européen ;
•    un partenariat entre la région Grand Est et une éventuelle entité Alsace pour soutenir l’attractivité, le développement économique et le tourisme pourrait voir le jour ;
•    une éventuelle collectivité Alsace pourrait œuvrer pour la mise en valeur de son espace naturel et notamment de ses cours d’eau ;
•    une collectivité Alsace pourrait jouer un rôle de premier plan dans le domaine culturel.

Au-delà des compétences attribuées à une entité Alsace, la mutualisation des équipements pour accroître l’offre de services publics au voisinage de la frontière ne fonctionnera vraiment que si l’on prévoit la possibilité de dérogations à certaines normes nationales, afin de favoriser une articulation fluide avec son voisinage immédiat.

Le cheminement pour parvenir à la fusion envisagée devrait faire l’objet d’un arbitrage quant à la méthode, législative ou réglementaire (décret en Conseil d’État), et au calendrier, puisqu’il faudrait conjuguer élections locales, révision constitutionnelle et cette entreprise institutionnelle spécifique.
Si cette voie était poursuivie,

l’Alsace pourrait devenir le premier territoire porteur de la « décentralisation de projets » souhaitée par le Président de la République.

Manurhin : à Mulhouse, le Grand Est préfère aider les entreprises qui gagnent des milliards !!!

Manurhin : à  Mulhouse, le Grand Est préfère aider les entreprises qui gagnent des milliards !!!

L’ancien fleuron de l’industrie d’armement alsacien qui était en redressement judiciaire est repris par un groupe de défense des Émirats arabes unis (Emirates Defense Industries Company.

Fondée à Mulhouse, Manurhin (Manufacture de machines du Haut-Rhin) aura cent ans l’année prochaine.
À l’origine, la société produisait des machines destinées à l’industrie alimentaire et autres appareils de mesure, très vite elle s’oriente vers la fabrique de munitions et machines de fabrication de munitions dès 1922.
En 1945, Manurhin propose des armes légères, des machines-outils et le scooter Manurhin.
Le révolver MR 73 a été utilisé par le RAID, le GIGN et la Police nationale.
Dans les années 1990,  Manurhin se recentre sur la fabrication et l’installation de machines pour la fabrication de munitions. En 1999, elle cède son activité d’armes de poing à la société Chapuis.

L’erreur slovaque

En 2011, malgré un carnet de commandes bien rempli, Manhurin manque de fonds pour continuer son activité. L’état ramène quatre millions d’euros par le biais de sociétés telles que la Sofired (une structure du ministère des Armées), Giat Industries et trouvera un investisseur mystérieux : le groupe slovaque Delta Defence qui posera 3 millions d’euros.  Rémy Thannberger  et des investisseurs locaux réunissent plus d’un million d’euros.

Rémy Thannberger dirige l’entreprise.

Manurhin repart de l’avant, avec une belle progression  de son chiffre d’affaires et de son bénéfice. Le carnet de commandes est bien fourni.

En 2013, Manurhin  passe sous pilotage opérationnel des Slovaques.

La même année Rémy Thannberger, rencontre un gros client, la OMPC (Oman Munition Production Company). Une société liée au ministère de la Défense du Sultanat d’Oman. Un mégacontrat de 70 millions d’euros est signé. Ce sera curieusement  le dernier…

Paradoxalement, depuis Manurhin se porte mal. Le chiffre d’affaires baisse, il y aura même des périodes de chômage partiel.

Sous pilotage opérationnel slovaque, Manurhin manque de solutions financières pour produire. Rémy Thannberger explique “Les banques refusent de nous accompagner !”, il est vrai que les financeurs hésitent à investir dans les “vice businesses” (métiers sales) liés à la guerre. Mais c’est principalement l’opacité qui entoure l’actionnaire principal Delta Défence qui effraie les investisseurs.
De plus, les Slovaques se sont révélé être de mauvais gestionnaires, au point de se demander si leurs vraies intentions n’étaient pas de flinguer Manurhin. L’entreprise a déposé une plainte contre X. L’instruction est en cours.

En 2016, la société annonce une perte de 16,5 millions d’euros.

Septembre 2016. Bpifrance et Giat industries cèdent leurs participations à la Société Nouvelle d’Alsace, entité détenue par Robert Nguyen et Rémy Thannberger, respectivement directeur général et président du Conseil de Surveillance de Manurhin.

Les politiques locaux semblent baisser  les bras à l’image du député centriste du Haut-Rhin, Olivier Becht : “Hélas, il n’est pas sûr qu’à l’issue de la procédure de sauvegarde l’entreprise évite le redressement judiciaire. Mais cela permettra au moins de revoir l’actionnariat.”

La société mulhousienne est placée en redressement judiciaire en juin 2018 et reprise par Emirates Defense Industries Company sur décision tribunal de grande instance de Mulhouse

Que fait la Région Grand Est ?

Nous avons eu peu de réactions du côté de Metz… si ce n’est un communiqué du RN qui s’étonne :  « bien que ce soit à l’État d’intervenir dans ce type de situation, Jean Rottner préfère, via la compétence« développement économique » du Conseil Régional, aider les grandes entreprises rentables et en croissance pérenne plutôt que se préoccuper de celles en difficultés et dans l’impossibilité d’accéder au crédit bancaire ».
Il est vrai , comme nous l’avions déjà dénoncé dans les pages Heb’di, que les élus de la majorité régionale ont préféré verser 8 millions d’euros à Peugeot Mulhouse quand le groupe PSA fait un bénéfice de près de… 2 milliards d’euros !
Mais, y a-t-il encore des dépenses raisonnables à la région Grand Est ?

Les élus du Grand Est s’envoient en l’air !

Les élus du Grand Est s’envoient en l’air !

Alors que la région Grand Est tente encore de se justifier sur la dépense  aussi couteuse qu’inutile de l’achat d’un appartement à 3 millions d’euros dans les beaux quartiers parisiens. Nous apprenons que les conseillers régionaux s’apprêtent à s’envoyer en l’air !

Les grosses dépenses des collectivités locales sont réglementées par une procédure d’appel d’offres.

C’est ainsi que le Grand Est a lancé un appel d’offres pour l’« Achat d’espaces publicitaires et de prestations diverses de communication et de promotion dans le cadre de la manifestation ” Mondial Air Ballons 2019 ‘’ »

Nous sommes toujours incroyablement surpris de constater à quel point la bande à Rottner a un besoin de reconnaissance.

S’afficher sur des montgolfières dans l’espoir d’être vu de Nogent-sur-Seine à Altkirch,  pourquoi pas ?

Le document  émis par la Région (qui semble complètement à l’ouest en ce moment)   explique que le  « Mondial Air Ballons 2019 » fera pour la première fois l’objet d’un naming « Grand Est ».

L’événement aura lieu du 26 juillet 2019 au 4 août 2019 à Chambley.

Il est précisé que l’événement  rassemble 7 000 médias français et étrangers. « Une réelle opportunité pour la Région Grand Est en lui permettant d’accroître sa notoriété auprès du grand public ! »

Il est donc proposé à la Commission d’Appel d’Offres d’attribuer le marché à l’association«Les Portes du Ciel » pour un montant de 800.000,00 € (environ 1000 mois de minimum vieillesse)

Une opportunité vous disiez…. !

 

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