MUMBACH : Mulhouse , Dannemarie, dépôt de plainte contre la “nébuleuse” ASAME

Anticor annonce ce jour, dans un communiqué de presse, se porter partie civile aux cotés des anciens administrateurs afin de soutenir leur action. En effet, les anciens administrateurs ont depuis plus d’un an (depuis le 31 mai 2017 plus exactement, date de l’assemblée générale de l’ASAME) et jusqu’à ce jour, refusé de s’exprimer publiquement. Au regard des décisions prises ces derniers mois et de nombreux éléments de preuves, ils ont décidé d’agir afin de préserver les intérêts de l’ASAME.

ANTICOR et les anciens administrateurs tiennent à assurer de leur soutien les professionnels soignants et socio-éducatifs de l’association qui, au quotidien ont toujours fait preuve de compétence à destination des personnes bénéficiant des prestations de l’ASAME. Ils sont les derniers garants des valeurs associatives de l’ASAME.”

En tant qu’administrateurs auprès de l’ASAME, ceux-ci n’ont eu de cesse d’interroger le président Paul Mumbach sur de nombreux points, comme le rappelle Anticor dans son communiqué :

1/ La prise de participation en juillet 2016 à 100 % de l’ASAME dans la société déficitaire la SARL L’ALOUETTE (SIRET : 80261355400038) détenue jusqu’alors par la fille de Paul MUMBACH, sans autorisation du Conseil d’Administration. Par ailleurs, diplômée aide-soignante, elle est une ex-salariée cadre de l’ASAME, embauchée à nouveau en tant que cadre de l’ASAME.

2/ La SARL L’ALOUETTE qui est devenue en 2018, une SAS dénommée « Resosoins.net ». Il est fait mention de la marque dans différentes publications dont certaines de la ville de Dannemarie qui a pour maire Paul MUMBACH.

 

3/ L’exploitation de la marque « RESOSOINS » déposée en son nom propre par Paul MUMBACH et dont le développement est en partie financé par l’ASAME à travers resosoins.net.

4/ L’embauche du Directeur Général des Services de la ville de Dannemarie comme Directeur Général Adjoint de l’ASAME à compter du 20 février 2017, sans être titulaire des qualifications et des diplômes prévus par la réglementation en vigueur. Par ailleurs, le Directeur Général adjoint de l’ASAME est Secrétaire Général de l’Association des Maires Ruraux du Haut-Rhin dont Paul MUMBACH est le président.

5/ La FFBA (Fédération Française du Bénévolat et de la Vie Associative), association reconnue d’utilité publique, a pour président Paul MUMBACH. Dans la gestion de la FFBA, il existe de nombreuses irrégularités, dont certaines sont liées à l’ASAME. La FFBA est par ailleurs avec l’ASAME actionnaire de la SCI Les Castors, dont le gérant est Paul MUMBACH.

6/ Le Tour Alsace est une course cycliste qui a pris l’habitude de faire étape dans la ville de Dannemarie. En 2016, l’ASAME est devenue un partenaire finançant par ce fait plusieurs actions. Le président de l’ASAME et maire de Dannemarie a justifié ce financement dans la presse où il indiquait «La commune n’aurait pas pu financer une arrivée toute seule».

L’organisateur de la course, le groupe LARGER a pour client l’ASAME. Le Tour Alsace compte dans son comité d’organisation Joseph MUMBACH, un frère de Paul MUMBACH.

7/ Les Fédérés est une association présentée dans la presse comme un parti politique par son président Paul MUMBACH. Cette association a porté la candidature de Paul MUMBACH à la présidentielle notamment à travers son site internet. Celle-ci est hébergée au 4 rue des Castors à MULHOUSE

Les rares réponses apportées aux différentes questions étaient plutôt nébuleuses.

Les anciens administrateurs ont dénoncé les dysfonctionnements au niveau de la gouvernance de l’ASAME.

Il s’agit notamment du non-respect des règles régissant l’association. Par exemple :

– Lors du Conseil d’Administration du 15 mai 2017, les comptes financiers de 2016 ont été approuvés par six votes grâce à la voix prépondérante du président Paul MUMBACH. Huit administrateurs se sont abstenus. Six ont voté contre l’approbation des comptes. C’est dire le climat de méfiance qui régnait au sein du Conseil d’Administration de l’ASAME. D’autant que le président Paul MUMBACH a utilisé deux pouvoirs dans la plus stricte illégalité car en effet les statuts de l’ASAME ne prévoyaient pas les pouvoirs par procuration lors des Conseils d’Administration.

(Paul Mumbach, photo : www.dannemarie.fr)

– La création de la SAS les Bateliers du Canal a été décidée en 2015 en présence de 8 administrateurs soit 1/3 du Conseil d’Administration. La décision n’était statutairement pas valable. Un compte en banque a été ouvert. Cette société a pour objet la gestion d’un village de logements pour seniors à Dannemarie à travers une convention de prise à bail d’une valeur de 442.854, 36 euros HT annuel. Cette convention a été signée par Paul MUMBACH, pour le compte de la SAS les Bateliers du Canal. Les permis de construire ont également été signés par Paul MUMBACH mais en tant que maire de Dannemarie. L’un d’eux a été signé en 2016.

– Il arrivait fréquemment que le président informe le Conseil d’Administration de décisions qu’il avait déjà engagées et qu’il les considérait alors comme validées. Ces différents points n’étaient pas inscrits à l’ordre du jour comme cela est la règle.

Lors du renouvellement du Conseil d’Administration, six membres du Conseil d’Administration n’ont pas été renouvelés parmi lesquels les administrateurs qui déposent plainte.

Le budget de l’ASAME est majoritairement constitué de financements publics et de subventions (Agence Régionale de Santé, Conseil Départemental, Caisse Primaire d’Assurance Maladie, Caisse d’Allocation Familiale, communes haut-rhinoises).

Informée, une majorité de ces structures a invité les lanceurs d’alertes à saisir la justice.

Le contribuable est en droit de connaitre comment sont utilisés les fonds publics. Seule la transparence prévue par la loi lèvera toute ambiguïté.

ANTICOR ayant le souci permanent de dénoncer la corruption et de réhabiliter l’honnêteté en politique, les éléments sont tenus à la disposition de la justice.

Le Groupe Local Anticor 68 – Mme GRAZIELLA Stefana – 06 43 24 97 56

Paul MUMBACH :

Lundi : Desseins impénétrables

Allah la !

Les réactions sont nombreuses à la suite de la parution, dimanche dans Le Parisien, d’un « manifeste contre le nouvel antisémitisme » alimenté, selon les 300 signataires, par la « radicalisation islamiste ».

Rédigé par Philippe Val, l’ancien directeur de Charlie Hebdo, le texte dénonce une « épuration ethnique à bas bruit » dans certains quartiers.

« Dans notre histoire récente, onze Juifs viennent d’être assassinés – et certains torturés – parce que Juifs par des islamistes radicaux », écrivent-ils notamment. « 10 % des citoyens juifs d’Île-de-France – c’est-à-dire environ 50.000 personnes – ont récemment été contraints de déménager parce qu’ils n’étaient plus en sécurité dans certaines cités », dénoncent les signataires de ce texte, parmi lesquels figurent Nicolas Sarkozy, trois anciens premiers ministres, mais aussi des artistes comme Charles Aznavour ou Françoise Hardy et des responsables des religions monothéistes, Mgr Joseph Doré, le grand rabbin Haïm Korsia ou l’imam Hassen Chalghoumi.« Nous demandons que les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants soient frappés d’obsolescence par les autorités théologiques, comme le furent les incohérences de la Bible et l’antisémitisme catholique aboli par Vatican II », exhortent ces personnalités.

Je sais que je me répète, mais j’ai vraiment de plus en plus de mal à croire que je vis au XXIème siècle. J’ai dû me gourer quelque part, appuyer sur un bouton, je ne sais pas, je ne sais plus.

En 2018, une partie de l’humanité en exhorte une autre à modifier un texte truffé d’inepties et de préceptes funestes. Ils ont marché sur la lune, font de la microchirurgie, sont capables de voir jusqu’au fin fond de l’univers, ils se déplacent en avion, ont consulté leurs smartphones, se font poser des prothèses de la hanche et regardent des films en se cognant dans les lampadaires… Et l’évolution humaine les conduit à demander la réforme d’un texte datant de quatorze siècles dans l’espoir de vivre tranquilles… !

Re-Nuls

Alain Chabat a évoqué une possible re-formation de Les Nuls avec Dominique Farrugia et Chantal Lauby.

Mais à une condition : que ce soit pour la bonne cause. « Avec Chantal Lauby et Dominique Farrugia, on s’est dit que le seul contexte possible serait une action caritative. Pour éviter qu’on nous soupçonne de nous reformer uniquement pour le blé », a-t-il expliqué.

Bon alors ça va, on n’aura pas la version humoristique d’âge tendre et têtes de bois.

Amère Amérique

La Cour suprême des Etats-Unis a rejeté l’appel d’un homme condamné à 241 années de prison dans le Missouri pour une journée de violents vols à main armée commis à l’âge de 16 ans. Cette décision de la haute cour revient à confirmer la sentence extrêmement lourde infligée à Bobby Bostic, qui ne pourra théoriquement prétendre à une libération conditionnelle qu’une fois atteint l’âge de 112 ans.

Le 12 décembre 1995, l’adolescent avait commis plusieurs vols sur la voie publique, avec un complice âgé de 18 ans. Il avait tiré en direction d’une de ses victimes, qui avait été éraflée par la balle. Les deux jeunes avaient aussi agressé une femme, dont ils avaient dérobé la voiture. Au total, M. Bostic s’est retrouvé inculpé de 18 infractions pénales, criminelles dans leur majorité.

La juge de la ville de St. Louis qui l’avait condamné avait pris la décision de cumuler les peines et non de les confondre. Cette magistrate, Evelyn Baker, a longtemps après admis que cette réclusion de 241 années, équivalant à la perpétuité, avait une durée disproportionnée.

Dans son appel à la Cour suprême, Bobby Bostic demandait à être rejugé et à bénéficier du 8e amendement de la Constitution américaine qui bannit les “peines cruelles ou inhabituelles”.

En 2010, la plus haute instance judiciaire des Etats-Unis a pourtant interdit l’emprisonnement à vie d’une personne mineure n’ayant pas commis d’homicide, ce qui est le cas de Bobby Bostic. En 2012, la haute cour a étendu cette interdiction aux mineurs auteurs d’un homicide, puis a jugé en 2016 que la mesure pouvait s’appliquer rétroactivement.

Pourquoi, dans ces conditions, Bobby Bostic, ne bénéficie-t-il pas de cette jurisprudence ? Car les procureurs du Missouri maintiennent, premièrement, qu’elle s’applique à un crime unique et, deuxièmement, que Bostic a été condamné à une très longue peine et non à la perpétuité.

Allez, tout le monde répète après moi : Amérique, pays de la liberté, du rêve américain, de la démocratie, de la justice… du droit?

Qué Kate ?

Kate Middleton est entrée à la maternité ce lundi 23 avril pour donner naissance à son troisième enfant. Dans quelques heures, elle viendra le présenter aux médias et la tenue qu’elle choisira sera évidemment au cœur de toutes les attentions.”

Voilà, juste pour que nous ne passiez pas à côté d’une information capitale.

Papier mâché

Le climat de haine à l’encontre des journalistes qui se développe notamment en Europe et aux États-Unis menace les démocraties, s’inquiète Reporters Sans Frontières dans son rapport annuel.

Chaque année, Reporters sans frontières (RSF) dresse son classement mondial de la liberté de la presse. Bilan: en 2017, 21 pays ont été placés en situation « très grave ». Un niveau record, s’inquiète l’ONG. L’Irak bascule ainsi dans la catégorie où figurent déjà plusieurs régimes autoritaires comme l’Égypte (161ème), la Chine (176ème) ou la Corée du Nord, toujours en dernière position. Seulement, les discours de haine et les attaques contre la presse ne sont à présent plus l’apanage des seuls États autoritaires.

“Ce classement traduit un phénomène malheureusement manifeste, la croissance dans bon nombre de démocraties de l’expression de la haine contre les journalistes, et la libération de cette haine est vraiment dangereuse”, résume Christophe Deloire, secrétaire général de l’organisation. Un phénomène qui touche, selon lui, “des démocraties aussi différentes que les Philippines (133e), avec le président Duterte qui prévient qu’être journaliste “ne préserve pas des assassinats”, qu’en Inde (138e), où des armées de trolls à la solde des partis politiques appellent à la haine des journalistes, ou les États-Unis, où Donald Trump les qualifie d’“ennemis du peuple”, une formule prisée par Staline.”

Si la Norvège maintient son 1er rang au classement, “il y a une inquiétude très forte pour les démocraties européennes”, estime Christophe Deloire. “4 des 5 plus grandes baisses du classement sont en Europe, la zone dont l’indice global est en plus grande dégradation c’est l’Europe, et l’expression de la haine mène in fine à des violences physiques”, dénonce-t-il.

Certes, cet article parle de la haine et des violences contre les journalistes. Mais saisissons là l’occasion pour dire que l’insuffisance – et dans pas mal de cas l’absence d’indépendance (pour ne pas dire la totale dépendance) – de titres de presse donnant l’illusion de l’indépendance et de ce qui est censé aller avec, la liberté d’expression, évolue dans un sens qui ne peut que nous inquiéter. En tout cas, qui devrait nous inquiéter.

Hein ? Vous n’en n’avez rien à f… ? Ah ben c’est pour ça alors!

Œufs frais

Les parents du petit Tiantian avaient conçu un enfant en ayant recours à la fécondation in vitro et avaient fait congeler plusieurs embryons. Mais ils sont décédés dans un accident de voiture. Après leur disparition, leurs parents et désormais grands-parents du bébé ont mené un bataille légale pour obtenir les œufs fertilisés et congelés auprès de l’hôpital de Nanjing.

Après avoir remporté le droit d’acquérir les œufs fertilisés à l’issue d’une décision de justice inédite, les grands-parents ont dû trouver une mère porteuse. La pratique étant illégale en Chine, ils ont trouvé un accord avec une femme originaire du Laos.

Une fois la grossesse arrivée à terme, la mère porteuse s’est rendue en Chine où elle a accouché, assurant ainsi la nationalité chinoise au bébé.

Selon la BBC, les quatre grands-parents sont ravis d’avoir pu ainsi perpétuer la lignée familiale.

Imaginons que les grands-parents meurent à leur tour avant d’avoir pu réaliser leur rêve… Le petit serait né après ses grands-parents et ainsi de suite serait-on tenté de dire. On pourrait en rigoler mais ça fait plutôt froid dans le dos. Vous ne trouvez pas ?

 

Lundi : Une giboulée d’infos

Ça trumpe énormément

Donald Trump est « moralement inapte » à diriger les Etats-Unis, a affirmé l’ancien directeur du FBI James Comey dans une interview à la chaîne de télévision ABC : « Je ne crois pas à ces histoires selon lesquelles il serait mentalement déficient ou dans les premiers stades de la démence […] Je ne crois pas qu’il soit médicalement inapte. Je crois qu’il est moralement inapte à être président », a-t-il ajouté.

Certes, certes… Le problème, c’est qu’à travers le monde ils sont quelques-uns dans ce cas…

Tiques tacles

Depuis plusieurs années, l’autorité des experts est remise en cause par les malades, et c’est particulièrement le cas pour la maladie de Lyme où on en est au stade des plaintes en justice.

A l’origine de ces plaintes, la volonté des malades de contester les tests diagnostiques en vigueur (ELISA et Western-Blot ou immunoblot), tests qui selon eux ne diagnostiqueraient pas la maladie chez certains malades, ainsi que la demande de traitements antibiotiques prolongés chez les malades qui souffriraient d’une forme « chronique » de la maladie.

C’est un article très intéressant publié par le site pourquoidocteur.fr et qui donne l’occasion de rappeler qu’Heb’di avait été, il y a quelques années, pionnier sur cette question et avait permis à des gens injustement sanctionnés de donner leur point de vue.

Vieille taupeless

Les activistes féministes Femen ont fêté les 10 ans de leur mouvement à La Bellevilloise, Paris XXe, et de nombreuses personnalités étaient invitées à se produire à l’occasion de cet anniversaire. Parmi elles, Lio a aussi profité de la soirée pour afficher son soutien au mouvement, en s’affichant topless sur scène, à l’image des Femen lorsqu’elles manifestent.

Depuis, les Femen se demandent si elles ne vont pas s’acheter des pulls

Intripotables

Beau dossier dans Society-magazine.fr qui aborde un problème qu’on feint souvent d’ignorer. Selon l’institut de sondage IFOP, « un Français sur quatre a utilisé un sextoy au moins une fois au cours de l’année 2016, pour un plaisir solitaire ou en couple. » Mais le magazine précise que certains sont privés de la variété des plaisirs de la chair : invalides, amputés, paraplégiques, tétraplégiques, ils sont 2,3 millions et, à ce jour, il n’existe que deux dispositifs pensés pour la sexualité des handicapés.

Certains bidouillent, comme Clément Chaderon, paraplégique depuis huit ans : « J’achète des sextoys du commerce, je les démonte et j’enlève les interrupteurs pour en installer des plus accessibles, puis je fais une ‘rallonge’ ou une grosse roue que l’on peut actionner avec la paume de la main. » Mais ça ne l’empêche pas d’avoir parfois des demandes… étonnantes. Et niveau bricole, Clément a de la suite dans les idées. « Une femme tétraplégique souhaitait un dispositif pour pouvoir se masturber. J’ai fabriqué une sorte de main avec un doigt en silicone fixé sur une rallonge en bois pour le tenir dans la bouche et donner accès aux grandes lèvres de madame », détaille-t-il. L’industrialisation n’est pas compliquée, selon lui. « Une fois que l’on a bidouillé quinze sextoys pour des handicaps différents, on peut rapidement proposer une gamme assez complète et accessible », assure-t-il, avant d’avouer ne pas avoir le temps de concrétiser ce projet ni l’envie de monter une entreprise dans ce domaine.”

Au-delà des rires et des sarcasmes quasiment inévitables que ce sujet déclenche, il faut saluer l’initiative de ce type de publications qui osent aborder des sujets que d’aucuns considèrent au mieux comme tabous, au pire comme une perversion.

“Quand même, comment peut-on, déjà qu’ils sont handicapés…” Ben oui ma bonne dame, ça fait partie de la vie de tout le monde et tant mieux pour vous si vous n’avez pas besoin de monsieur bricolage.

Lundi : Dans le sens de la marche

Justice league

Le Canard nous informe d’une évolution dont à peu près personne n’a entendu parler : une mainmise accrue des procureurs, en particulier l’extension des intrusions dans la vie privée. En effet, un projet de réforme de la justice prévoit d’autoriser les écoutes téléphoniques, même pour les infractions punies de 3 ans, c’est-à-dire toutes. Et ça vise non seulement l’éventuel délinquant, mais aussi sa famille, ses proches, ses amis seront écoutés et localisés.

C’était juste pour vous rappeler que nous vivons dans un monde libre…

Rapsoda in blues…

Encore une petite info pour vous faire comprendre à quel point notre société est évoluée, une société où le bon sens fait loi.

“C’est une maladie liée à la « malbouffe » qui touche surtout les personnes diabétiques ou obèses “, dit le professeur Patrick Marcellin, professeur d’hépato-gastroentérologie à l’hôpital Beaujon, à Clichy.

Au départ, elles développent une stéatose – elles ont un foie devenu gras. « La plupart du temps, ça reste bénin. Mais chez 10 à 20 % des patients, cela peut évoluer vers une inflammation. Et dans 10 autres pour cent des cas, vers une forme plus sévère, avec un risque de cirrhose ou de cancer », souligne le Dr Serfaty.

Je vous fais grâce du reste et n’ajouterai que ceci : Burp !

Oh, la barbe !

Sous la pression d’un ancien petit ami maître-chanteur, Conchita Wurst, la chanteuse travestie barbue et inoubliable gagnante du Concours Eurovision 2014, a révélé sa séropositivité sur son compte Instagram la nuit dernière. L’autrichienne dit vouloir ainsi lutter contre la stigmatisation des personnes porteuses du VIH.

Parce qu’aujourd’hui comme hier, il y a des maladies “honteuses”. Au moins une chose qui ne change pas, me direz-vous.

 

Justice : Le combat du docteur Muller

Ingwiller, un soir de novembre 1999, Brigitte Muller est retrouvée morte dans la salle de jeux qui se situe au sous-sol du domicile familial. À côté du corps, un Magnum 357 !

Mis en cause, son mari, le médecin légiste Jean-Louis Muller, sera condamné par deux fois (en première instance et en appel) à une peine de 20 ans de prison par la Cour d’Assises du Haut-Rhin. Après pourvoi en cassation, il sera définitivement acquitté en 2015 par la Cour d’Assises de Meurthe-et-Moselle.

Retour sur un parcours judiciaire hors normes

C’est le parquet de Saverne qui est chargé de l’enquête préliminaire. Dans un premier temps, le procureur de la République, Madeleine Simoncello, classe le dossier sans suite au vu du rapport du médecin légiste qui conclut au suicide.

Trois semaines plus tard, le même parquet ouvre une information judiciaire pour homicide. Monsieur Muller est placé en détention provisoire.

En avril 2007, il est renvoyé devant les assises par la Chambre d’Accusation de la Cour d’Appel de Colmar, contre l’avis du parquet général qui juge les charges insuffisantes.

Condamné une première fois, il fait appel, mais le verdict sera confirmé en juin 2010 par la Cour d’Assises du Haut-Rhin.

Les avocats de Jean-Louis Muller décident alors de former un pourvoi en cassation. En juin 2011, la Cour de Cassation casse l’arrêt de la Cour d’Assises du Haut-Rhin et renvoie l’a aire devant la Cour d’Appel de Meurthe-et-Moselle.

Le 21 octobre 2013, le docteur Jean-Louis Muller comparait libre pour son troisième procès. Il a cette fois fait appel au ténor du barreau, Me Éric Dupond-Moretti. Celui-ci a exigé de son client une attitude moins arrogante et plus posée que lors des procès précédents et surtout, il mime avec son assistante la reconstitution de la scène du crime réussissant à installer le doute dans l’esprit des jurés. Cette reconstitution, qui avait toujours été refusée malgré les demandes réitérées de l’accusé, sera certainement déterminante.

Au terme d’un procès-fleuve, la Cour d’Assises de Meurthe-et-Moselle acquitte définitivement Jean-Louis Muller. Ce dernier se verra octroyer une somme de près de 400.000 euros en guise de réparation des 600 jours de détention.

L’affaire est loin d’être terminée

Trop peu, pour l’homme qui se plaint d’avoir eu des frais d’avocats énormes, été contraint de vendre sa maison et dont la carrière a pris fin du fait de la procédure. Il a donc décidé d’entamer un nouveau combat pour être indemnisé à hauteur du préjudice qu’il estime avoir subi. Jean-Louis Muller a choisi HEB’DI pour annoncer son action à venir contre l’État et la justice française.

Selon ses dires, plusieurs erreurs auraient été faites en près de 15 ans de procédure. La plus importante étant l’absence de reconstitution. C’est un acte de procédure qui, si il n’est pas obligatoire, est généralement incontournable en matière criminelle.

Jean-Louis Muller est persuadé qu’une telle reconstitution aurait rapidement fait la preuve de son innocence. Il n’y aurait pas eu d’« affaire Muller ». Il va même plus loin :

« Je soupçonne le magistrat du parquet à l’origine de la procédure criminelle d’avoir voulu cacher la “vérité factuelle” pour dissimuler l’absence de crime. »

Selon lui toujours, la procureure aurait « commis des erreurs graves, passibles de condamnation ».

Il nous explique que le comportement de la magistrate serait dû au fait qu’en sa qualité de médecin légiste, il l’avait rencontrée à plusieurs reprises et qu’elle n’aurait pas accepté ses critiques dans l’affaire Jacquin, cet instituteur soupçonné de pédophilie qui s’était suicidé à Zittersheim en 2001 au moment de son interpellation.

Il s’apprête donc à contester dans un premier temps le montant de la somme qui lui a été attribuée par la Cour d’Appel tout en précisant « (qu’il) ne pense pas en obtenir plus auprès des juridictions françaises. Une fois tous les recours terminés, je saisirai la Cour européenne des Droits de l’Homme (CEDH), mais ce ne sera pas avant cinq ans. »

Jean-Louis Muller nous montre des feuillets de jurisprudence de la CEDH où il est question des reconstitutions lors d’une procédure : « c’est un acte crucial dont la carence nuit à l’établissement des faits ». En complément de ce document, le médecin précise : « À Colmar, les magistrats de la Cour d’Appel ont dit que la reconstitution n’est pas un acte obligatoire. Serait-ce pour couvrir le parquet de Saverne ? »

Sur un autre document émanant encore de la CEDH, un arrêt prononcé contre la France cette fois, il est écrit : « Quand une personne est entraînée dans une a aire judiciaire où il y a un préjudice et que cette personne a été innocentée, il faut porter une attention particulière à son indemnisation intégrale, et non parcellaire ».

Lorsque la Commission nationale de réparation des détentions de la Cour d’appel de Nancy s’est réunie, ces arguments repris par l’avocat du docteur Muller ont été réfutés par l’agent judiciaire de l’État.

Enfin, le docteur Muller ne compte pas s’arrêter là puisqu’il est fermement décidé à s’adresser au Président de la République lui-même, Emmanuel Macron, qui s’était engagé, lors de son récent déplacement à la CEDH le 31 octobre 2017, à ce que dorénavant la France applique les jurisprudences européennes.

 

Financement du FN : Précisions et nouvelles révélations !

Les précisions de Jean-Luc Schaffhauser

Partisan de la liberté d’expression, il souhaite faire une mise au point sur son rôle exact dans le ou les prêts russes accordés au parti français :

Je n’ai participé qu’à l’opération entre le FN et la First Czech-Russian Bank. Pour les autres, j’étais hors du jeu. Après les élections européennes, le FN était le premier parti de France ; il était scandaleux qu’aucune banque française n’accepte de lui octroyer des prêts. Les banques françaises sont-elles mandatées pour définir qui a le droit de se présenter aux élections ? J’ai donc trouvé avec la First Czech-Russian Bank une banque totalement classique, sous législation européenne. Tout a été fait dans la transparence.”

Pour son implication dans le rapprochement entre le parti et cette banque russe, le député frontiste a touché une commission de près de 140 000 euros, incluant les frais (400 000 selon certains médias).

Selon lui, les autres banques (NDLR : les banques non russes) sont manipulées par le système financier international sous contrôle de lobbies américains, c’est pour cela qu’elles ont refusé de prêter au FN. Ceci serait une tentative d’organisation de la banqueroute du FN menée par les banques internationales en raison du contrôle que le Front veut prendre du système financier par l’État. Donc la décision de la banque Société Générale de fermer le compte du parti d’extrême droite n’aurait, selon l’élu, aucun lien avec le prêt russe !

De même le Crédit Mutuel, la banque de la fondation Académie européenne, aurait pris des décisions illégales. L’Académie européenne est une coopérative à but non lucratif de consultants travaillant sur les enjeux stratégiques européens, dont Jean-Luc Schaffhauser est le président et l’un des fondateurs.

Même une banque d’Abou Dabi, où l’élu alsacien travaille depuis 2016 pour ses affaires privées, était, en 2013, sur le point d’accorder un prêt au FN. Mais la veille de la signature, alors que la banque avait réservé l’hôtel pour les signataires, tout a étonnamment été annulé. C’est pour ces raisons qu’il s’est tourné vers l’est de l’Europe où il avait des contacts.

Sur le fait que nous avions évoqué la disparition de cette banque, l’élu alsacien se défend : « Je ne pouvais rien en savoir à l’époque. Les banques qui ont chuté en 2008 comme Lehman Brothers étaient très bien cotées la veille au soir de leur chute. Eh bien, celle-là l’était également. »

Concernant sa situation vis-à-vis de la justice française, Jean-Luc Schaffhauser insiste :

Je ne suis, à ce jour, ni condamné, ni accusé. Je suis un quidam qui a répondu au Parquet national financier (PNF) et contre qui rien n’a été retenu à ce jour. Je suis un citoyen innocent et un élu d’opposition.” (NDLR : Début 2017, un signalement Tracfin (la cellule anti-blanchiment) est arrivé au Parquet national financier (PNF) concernant le prêt russe du FN fin 2014.)

Concernant la fermeture des comptes bancaires par la Société Générale :

… les miens et ceux de mon épouse, ceci est désormais devant la justice. La Société Générale a-t-elle le droit, pour une opération liée à un prêt privé au Front National, qui n’a rien à voir avec une banque russe, de priver une famille de ses droits bancaires après plus de 40 ans de présence dans cette banque sans aucun problème ?

Pour Jean-Luc Schaffhauser, les banques mondiales sont sous la coupe de l’oligarchie financière des États-Unis qui redoutent la victoire du FN en France – sortie de l’euro, rupture avec l’indépendance des banques centrales, mise en examen pour crime pour haute trahison des banquiers qui sont sous la coupe des puissances étrangères. Le parti a aussi dans son programme la sortie de la France de l’OTAN. Ce que redouterait le reste du monde… sauf la Russie et la Chine !

Jean-Luc Schaffhauser est sans conteste un homme brillant, ayant des idées affirmées sur l’Europe et la géopolitique mondiale. Centriste, proche de l’Opus Dei, il était consultant pour Auchan, Dassault et Total.

Qu’est donc allé faire ce grand artisan de l’alliance franco-russe dans cette galère politique ?

De nouvelles révélations

Un gros donateur ?

Selon notre enquête, un mystérieux citoyen français aurait récemment prêté de très grosses sommes au Front National. De sources sûres, officiellement ni confirmées ni infirmées, cela constituerait a priori de quoi sauver le parti.

Les enquêtes en cours devraient permettre d’en savoir bientôt plus sur ce personnage, encore inconnu à ce jour !

Jean-Marie, le banquier

Jean-Marie Le Pen empruntait de l’argent aux sympathisants pour ensuite prêter de fortes sommes aux candidats et aux micro-partis du FN. Un business juteux.
Le principe est simple : des sympathisants du FN prêtaient de l’argent aux micro-partis du fondateur du FN Promelec et Cotelec ; le taux était de 3%. Ces sommes étaient ensuite prêtées à des candidats du FN à plus de 6%. Il s’agirait de plus de 8 millions d’euros.

Marine Le Pen aurait ainsi reçu 6 millions d’euros pour la dernière campagne présidentielle. Au passage, Jean-Marie Le Pen aurait touché 390 000 euros.
Une pratique qui existait alors depuis plusieurs années.

 

Mardi : Tri sélectif à tous les étages

Les très chers vœux de Jean Rottner

De toute évidence, notre JR aime les shows à l’américaine. À peine revenus du “Consumer Electronics Show’’ de Las Vegas, nous apprenons que l’ex-maire de Mulhouse prévoit une cérémonie des vœux du conseil régional Grand Est, à l’américaine donc, à Metz (parce qu’il y en a encore qui croient que Strasbourg est la capitale de la région).

« Ce seront les vœux les plus chers recensés dans notre tour d’horizon » selon L’Est Républicain.

50 000 euros seront déboursés pour près de 1000 invités. Le traiteur messin préparera 10 à 15 pièces par invité : « quiches et petits pâtés, canapés, salades en verrine et fruits de mer ». Et, bien sûr, du vin de Champagne !

Choisir le lanceur d’alerte

La Cour de cassation du Luxembourg vient d’annuler la condamnation en appel du principal lanceur d’alerte de l’affaire “Luxleaks“. Cette personne avait été condamnée pour avoir dénoncé les avantageux accords fiscaux conclus entre le Luxembourg et le cabinet PricewaterhouseCoopers pour le compte de multinationales.

La Cour de cassation luxembourgeoise a enfin reconnu le statut de lanceur d’alerte. Un statut protégé qui est dorénavant étudié à l’échelle européenne afin que ne soient pas poursuivies les personnes qui agissent dans l’intérêt général ou combattent contre le fléau de la corruption.

Vraies interviews

Patrick Jankielewicz, rédacteur en chef de La Voix du Nord, annonce que le journal ne publiera plus d’interviews relues et revues par les personnalités interrogées…

Dans la presse écrite, les élus et leurs conseillers demande fermement une relecture de leurs propos avant la publication d’une interview. Presque tous les journalistes acceptent cette relecture. Certains des interviewés jouent le jeu en corrigeant à la marge des aspects techniques. Mais dans certains cas, « on nous a renvoyé un texte totalement “caviardé”, coupant des réponses qui avaient été faites et ajoutant des questions qui n’avaient pas été posées ! », déplore Patrick Jankielewicz. La Voix du Nord ne se soumettra plus à cette exigence.

Quels élus accepteront encore d’être interviewés par ce média local ? Et faut-il en conclure que d’autres quotidiens régionaux pratiquent l’interview dictée ?

Quand le FN fiche ses candidats

Médiapart nous apprend qu’au Front National des tableaux recensent les candidats pré-investis par le parti pour les élections. Ces tableaux récemment divulgués analysent les candidats, leurs appartenances partisanes, leurs opinions et publications sur les réseaux sociaux, leurs likes etc… « Dans ces listings, on croise des pré-candidats qualifiés de “fous”, de “connard de première catégorie”, d’auteurs de “posts bêtes, voire violents”. Certains ont le tweet “graveleux” – “avec du saucisson” –, “hard sur l’immigration”, “de défense à Dieudonné” ou traitent “les migrants de porcs”. D’autres sont suspectés de ne pas prêter suffisamment allégeance à “Marine” ni à  “Florian” ». Certains candidats sont sobrement traités de « gros beaufs homophobes de base ». Bon.

Concernant les Alsaciens, on peut lire :

Christelle Ritz
« Propos stigmatisant certaines personnes issues de l’immigration sur Facebook selon les Dernières nouvelles d’Alsace »
Candidate dans la 5e circonscription du Haut-Rhin.”

Julia Abraham
« Fréquentations douteuses », « un post FB pro JMLP, Twitter pas utilisé depuis mai, épinglée pour avoir été en photo avec Baptiste Coquelle [militant du GUD apparu sur un cliché faisant un salut nazi, il avait posé avec de jeunes frontistes lors du gala des 40 ans du parti – ndlr] »
Candidate dans la 2e circonscription du Bas-Rhin.”

Que voulez-vous ? On n’échappe pas à sa propre famille.

Strasbourg balance sa pub !

Avec un autocollant « stop-pub », vous ne devriez plus avoir de publicité dans votre boîte aux lettres. Mais, comme vous l’avez sans doute déjà constaté, c’est rarement le cas…

Samedi après-midi, les militants de Zéro Déchet Strasbourg ont rappelé le « gâchis que représente la publicité non désirée dans nos boîtes aux lettres, environ 31 kg par an, par foyer ! »

Ils ont mis en place une page Facebook afin de « pointer du doigt les sociétés qui pourrissent vos boîtes aux lettres » malgré les « stop-pub », une  page baptisée « Balance Ta Pub Strasbourg ».

 

Mercredi : Laissez-vous aller, l’État s’occupe de tout

Moins de députés et de sénateurs : oui mais !

On le sait, la réduction du nombre de députés et de sénateurs est à l’ordre du jour. Florent Bachelier, Questeur à l’Assemblée Nationale évoque en outre la possible réduction d’un tiers du nombre de députés dans le cadre de la réforme constitutionnelle souhaitée par Emmanuel Macron.

Bien sûr, la colère envers nos élus fait que nous sommes a priori d’accord. Cependant, comment ne pas voir ici la volonté de « présidentialiser » le régime, de renforcer le pouvoir du Gouvernement, d’éloigner encore plus les députés des concitoyens et d’en faire les élus de leurs grand partis parisiens plus que de leur territoire ?

De quoi affaiblir encore un peu l’Alsace, non ?

Accident de TGV à Eckwersheim : Qui sont les coupables ?

Claude Lienhard, l’avocat des victimes déclare :

À bord de ce train d’essai, vous aviez des techniciens de la SNCF et des invités qui n’avaient aucune idée qu’ils étaient exposés à un risque. On a méconnu le danger. Les causes de l’accident aujourd’hui sont connues parce qu’on a un rapport du BEA [BEA-TT : Bureau d’enquêtes sur les accidents de transport terrestre], un rapport d’experts accablant qui vient d’être déposé. Ce train d’essai allait trop vite et on a freiné trop tard parce qu’on n’a pas pris les précautions nécessaires. Les invités, des familles, des enfants, des personnes ont eu un sentiment de trahison parce qu’ils ont été exposés à quelque chose qui n’aurait pas dû être ”

Pour lui, une mise en examen de la SNCF s’impose.

Fichés S, les maires d’Alsace savent-ils ?

« Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve exclut de transmettre les noms des fichés S de leurs communes aux maires, dans un entretien au JDD. Certains, comme Gérald Darmanin, maire de Tourcoing, le demandaient pourtant. «  Le maire doit être informé de ce qui se passe sur sa commune, déclarait récemment M.Darmanin à Nord Éclair. Lorsque nous embauchons du personnel en accueil, en Ehpad, en crèche… il est impossible pour nous de savoir si la personne que nous recevons est poursuivie ou non par la police. Ce n’est pas normal », apprend-t-on chez France 3 Hauts-de-France.

Assez pour s’interroger si ces maires qui disent « avoir des informations » sont des menteurs…

À Heb’di, on imagine bien un maire aller chez un fiché S et lui dire « Bon, on m’a dit que vous étiez fiché S, je dis ça, je dis rien, mais soyez sage »!

Et téléphone maison !

Après le drame du sapin, c’est une boule qui fait frémir l’Alsace :

Un corps céleste de petite taille a débarqué dans l’atmosphère terrestre à grande vitesse, laissant derrière lui une magnifique traînée de toutes les couleurs ”

Et non, ce n’était pas une visite des hommes verts pour le Christkindelmärik !

Les pompiers du Grand Est plus agressés

Le Grand Est – non pas la région – mais l’espace serait propice aux agressions de pompiers en service. Pour apprendre cela, on n’a pas lu la presse alsacienne mais l’Union…

Allez, laissez-vous aller, l’État veut votre bonheur, la région aussi 😉

 

Alsace : Y a-t-il un Harvey Weinstein près de chez vous ?

Qui sont les confrères et les complices d’Harvey Weinstein ?

La première des choses que nous notons est qu’il nous semble réducteur de cantonner le « mal » (sans e) à un seul réalisateur. Le dossier Weinstein semble énorme. 93 personnes figureraient ainsi sur la liste des victimes du producteur. Loin de nous l’idée de vouloir le défendre mais on peut s’interroger…

Attirées par Harvey Weinstein ?

D’abord en se souvenant des personnes, hommes ou femmes, qui se permettaient de faire de l’humour sur ce dossier.

En 2012, Tina Fey y fait référence dans un épisode de la série 30 Rock au cours duquel elle fait dire à un personnage féminin :

« Je ne crains personne dans le show-business. J’ai refusé de coucher avec Harvey Weinstein à au moins trois reprises ! »

En 2013, Seth McFarlane félicite les actrices nommées dans la catégorie meilleure actrice lors de la cérémonie des Oscars en leur lançant :

« Vous n’avez plus besoin de faire semblant d’être attirées par Harvey Weinstein ! » nous apprend Le Monde.

On espère que la justice américaine prolongera les poursuites pour les complices, de ceux qui n’ont pas dénoncé des faits jusqu’à d’autres qui étaient là lors de moments supposés « orgiaques ».

Bienvenue dans le monde du cinéma

Supposée peu prude sur un tel sujet, c’est l’actrice Clara Morgane qui commente dans Non-Stop People :

« J’ai assisté à une scène assez incroyable au Coste (un célèbre hôtel/bar parisien). Un réalisateur américain venait trouver l’actrice française qui allait être à l’affiche de son prochain film. J’ai vu une dizaine d’actrices autour de ce réalisateur qui étaient comme mises à l’épreuve par rapport à qui serait la plus allumeuse, celle qui rirait le plus fort, celle qui coucherait en premier avec lui. Elles se sont toutes battues, c’était terrifiant à voir. J’étais avec un ami réalisateur et il m’a dit “Bienvenue dans le monde du cinéma”. J’ai compris à ce moment-là ce qu’était la vie des actrices de cinéma »

Alors que son chauffeur cannois annonce que d’autres victimes françaises pourraient se dévoiler, on ne peut que se demander si ce n’est pas l’hypersexualisation de la société qui a permis l’émergence de pratiques à la Weinstein.

Des prédateurs d’hommes, de femmes

En attendant, les idoles tombent en plus du réalisateur. On évoque Dustin Hoffmann, Steven Seagal, John Travolta… Mais finalement, on s’étonnerait presque de l’absence relative de noms français au vu du succès du tag « Balance Ton Porc » !

Un Harvey Weinstein en Alsace ?

Y-a-t-il un ou plusieurs Harvey Weinstein en Alsace ? Aucun nom n’est sorti même si plusieurs rumeurs circulent sur des harcèlements divers. Naturellement, la politique est ciblée ! Des noms sont évoqués mais à ce jour aucune plainte sérieuse n’est connue. On n’évoque là « que » les harcèlements et abus de pouvoir. Les maîtresses placées sur des listes lors d’élections ne comptent pas ! Là, les relations sont consenties et assumées.

 

Barbara DesVilles

Vignoble alsacien : L’affaire Albrecht

La SA Lucien Albrecht à Orschwihr avait la réputation de payer ses factures avec beaucoup de retard.
La plupart des viticulteurs qui la fournissaient s’en accommodaient. Le vin était acheté à un bon prix et le négociant réglait les indemnités de retard.
Début 2012, les paiements se font plus difficilement, des chèques sont rejetés. Jean Albrecht, le directeur de la SA, annonce l’intervention d’un financeur.
Le 11 septembre de la même année, la SA Lucien Albrecht est mise en redressement judiciaire suivi d’une liquidation. L’ampleur de la dette de 15 millions d’euros secoue le landerneau viticole d’Alsace.
L’Association des viticulteurs d’Alsace (AVA) dépose plainte, Jean Albrecht est mis en examen pour banqueroute et escroquerie. 138 victimes, des vignerons, se retrouvent dans une situation plus que délicate.

Que s’est-il passé ?

Face au silence de la quasi-totalité des acteurs de cette affaire au cœur du vignoble, les rumeurs prennent le pas sur les trop rares informations officielles. Pour l’administrateur judiciaire, le poste client créditeur a été multiplié par trois en trois ans pour atteindre 2,1 millions au bilan 2011. Ce que les époux Albrecht expliquent par de nombreuses avances versées par les clients sur les opérations de vente de vins en vrac. La même année, le chiffre d’affaires et les dettes de la SA s’envolent (8,82 millions d’euros de dettes).
De toute évidence, ce chiffre d’affaires est tronqué, Jean Albrecht achetait des vins en grande quantité qu’il revendait à perte.
Cela ressemble fortement à de la cavalerie, un processus financier où des rentrées d’argent plus ou moins conformes servent sans cesse à rembourser des dettes antérieures.
De nombreux viticulteurs et Jérôme Bauer, président de l’Association des viticulteurs, confirment que la SA Julien Albrecht achetait le vin à environ 10 centimes le litre au-dessus du prix du marché. Les factures n’étaient jamais acquittées dans les délais, mais toujours accompagnées d’intérêts de retard. Tout le monde semblait s’accommoder de ce deal.
Lors du dépôt de bilan, les pertes financières s’élèveraient à 14 millions d’euros, un chiffre énorme. Le bilan 2009, trois ans avant la banqueroute, affichait un passif de l’ordre de 6 millions.
Selon nos informations, la société Albrecht disposait du concours financier de trois banques à hauteurs de 750 000 euros. L’une d’elles a dénoncé l’encours accordé. Nous connaissons la musique : une lettre recommandée vous apprend que vous ne disposez plus de la ligne de crédit et on vous laisse 60 jours pour rembourser… Un processus habituellement utilisé par les banques et à l’origine de nombreuses faillites. L’entrepreneur, pour rembourser la banque, se voit obligé de rallonger le crédit aux fournisseurs. La machine s’emballe, les créanciers relancent et exigent des acomptes, ces mêmes fournisseurs prennent peur et veulent être payés à la livraison, etc.
Vendre du vin à perte, mais payé directement, et régler les fournisseurs à longue échéance permettait à la SA Albrecht d’avoir des liquidités.
Concrètement, un courtier en vins alsacien intervient au nom d’Albrecht chez les viticulteurs. Un transporteur de la Vallée Noble est mandaté pour récupérer le breuvage. Chez le viticulteur, ce dernier établit directement deux documents de transport : l’un entre le vendeur et Albrecht, et l’autre entre Albrecht et une grande cave, principalement la Cave de Bestheim et Biecher à Saint-Hippolyte. C’est par ces mouvements que les sociétés Besthein et Biecher ont acheté des vins à très bon prix. Souvent des avances étaient même consenties à la SA.
L’enquête déterminera si par ces arrangements les deux grossistes en vins d’Alsace peuvent être considérés comme complices dans l’affaire Albrecht. M. Biecher se contentera de nous dire qu’il a perdu beaucoup d’argent dans « une affaire qu’il vaudrait mieux oublier ». Selon Jérôme Bauer de l’AVA, ces achats-reventes à perte n’expliquent pas l’ampleur des pertes. La dette envers les petits producteurs serait d’environ 2 millions.
Deux pistes sont possibles : soit les bilans sont faussés depuis de nombreuses années, et là les commissaires aux comptes devront s’expliquer, soit cet argent est ailleurs, dans ce seul cas cela permettrait éventuellement aux viticulteurs fournisseurs d’Albrecht de revoir leur argent.
Il y avait bien des actifs dans la SA :
–  Le matériel de la société a fait l’objet d’une vente aux enchères. Des acquéreurs « avertis » ont pu faire de bonnes affaires ;
– La marque et les vignes appartenant à la SA ont été cédées pour 1,2 million d’euros à Wolfberger.
(Les biens personnels de Jean Albrecht sont pour la plupart allés aux banques).
L’argent ainsi récupéré profitera, comme le prévoit la loi, d’abord aux créanciers privilégiés : les salariés bien sûr, mais aussi le Trésor public et les organismes sociaux. S’il reste quelque chose, ce qui est très rare en cas de faillite, les créanciers dits chirographaires, dont les fournisseurs, seront payés. C’est pourquoi en France, la faillite d’une société peut entraîner des dégâts collatéraux sur d’autres sociétés qui parfois sont elles-mêmes mises en faillite pour des factures non payées. Il serait plus logique que les salariés, puis les fournisseurs, souvent des PME, soient payés avant le Trésor public.
Il faut se rendre à l’évidence : dans l’état actuel des choses, il y a peu de chances que les petits producteurs indépendants, fournisseurs d’Albrecht soient un jour payés.
Pour mieux comprendre « l’affaire Albrecht », nous avons passé des dizaines de coups de téléphone. De nombreuses personnes nous ont avoué avoir peur de parler : « Vous savez, tout le monde se connaît dans le milieu, c’est une vraie mafia, et il y a les douanes, les services des fraudes… » Jérôme Bauer est l’une des rares personnes ayant accepté de parler à découvert. Il affirme que l’AVA n’était au courant des difficultés de la SA Julien Albrecht qu’à partir de mars 2012 quand un vigneron s’est plaint des retards de paiement plus importants que d’habitude. L’Association des Viticulteurs d’Alsace a porté plainte contre la SA Julien Albrecht, les commissaires aux comptes et toute personne impliquée s’il y a eu des manipulations. Les vignerons se sont également regroupés en association de défense.
En guise de réponse à nos questions, la société Bestheim nous a affirmé, entre deux menaces de plainte sous-entendues, ne jamais avoir eu de lien direct avec la SA Albrecht…

Que dit Jean Albrecht ?

Jean Albrecht, le patron de la SA Julien Albrecht, ne souhaite plus s’exprimer. Nous lui avons laissé de nombreux messages.
Lors d’une conférence de presse qu’il a organisée chez lui en décembre 2012, il a dit qu’il était « temps de rétablir la vérité ». Il précise : « Je ne dévoile pas encore toutes les clés pour me défendre […] Il est temps de mettre un peu d’ordre dans certaines parties du vignoble », ajoute-t-il, évoquant une « dérive mafieuse ».
Il reconnaît néanmoins une part de responsabilité dans la faillite de l’entreprise tout en évoquant le fait d’être victime d’une escroquerie. Certaines personnes auraient profité de sa faiblesse quand il était débordé par les soucis économiques.
Sans les nommer à l’époque, Jean Albrecht évoquait un courtier qui a touché de belles commissions. Le nom de la cave Bestheim « qui voulait mettre la main sur mon domaine » était évoqué à plusieurs reprises. (Ce qui a été démenti à l’époque par le directeur ; ce dernier est allé récolter du raisin à l’autre bout de la France…)

Les documents officiels

Le président de l’AVA s’étonne qu’il faille plus de cinq ans à la justice pour « éplucher quelques bilans » et interroger les personnes concernées.
Une lenteur habituelle dans les tribunaux qui fait tout de même dire à certains viticulteurs « qu’il y aurait des choses à cacher ».
Le seul document « officiel » que nous avons pu nous procurer est une lettre de l’administrateur judiciaire au président du tribunal, au procureur de la République et au juge commissaire.
L’administrateur s’étonne au sujet des stocks de vin : « Il y a manifestement dans ce dossier une très forte distorsion entre le stock tel qu’il existait au 31 décembre 2011 et le stock existant à l’ouverture de la procédure de redressement judiciaire ». Ce qui en soi est déjà un début de réponse à l’énigme Albrecht. Le même document remarque qu’un poste créditeur n’a « cessé d’augmenter, passant de 627 473 euros au 31 décembre 2008 à 2 158 897 au 31 décembre 2011 ». Des sommes qui correspondraient à des avances versées par des clients sur les opérations de vente de vin en vrac…
Sans certitude, nous pouvons imaginer que Bestheim et Biecher auraient avancé de grosses sommes pour des commandes à venir. Cela expliquerait du moins le fait que le responsable de la cave de Saint-Hippolyte nous avoue avoir perdu beaucoup d’argent !
Les responsables des deux caves   et les fournisseurs savaient qu’ils bénéficiaient de tarifs préférentiels et que, par ce biais, la SA Albrecht s’octroyait de grosses avances de trésorerie. Un système bancal dont tout le monde a bénéficié, avant qu’il ne s’effondre.
Le mystère reste : où sont passés les millions manquants ?
Selon nos sources, le procureur de la République devrait bientôt s’exprimer à ce sujet.

Pas de temps à perdre pour des broutilles !