Après les législatives : Philippe Richert se réveille !

Il, c’est Philippe Richert, le « présideur » du Grand Est. Si vous avez un message à lui transmettre, utilisez les commentaires de cet article, le communiqué du Monsieur et vos réseaux sociaux.

« Le résultat du vote de ce second tour des élections législatives s’inscrit dans la tendance qui s’était déjà exprimée lors des trois précédents scrutins et l’amplifie. En cela, il est la conjonction de deux mouvements qui induisent une modification en profondeur du paysage politique français et dont il appartient à chacun de tirer les conséquences. Le premier mouvement est celui de la volonté de nos concitoyens de donner au Président de la République les moyens de sa politique et d’éviter tout blocage institutionnel » écrit-il.

Au cas où

Il pose ici une analyse soft de nature à le placer encore en course, pour le cas où Emmanuel Macron chercherait encore l’un ou l’autre ministrable.

Philippe prolonge : « Le second mouvement est très clairement celui du « dégagisme » qui a marginalisé les deux grands partis traditionnels de la droite et du centre et, plus encore, de la gauche, et porté aux responsabilités de nombreux candidats novices dans un important mouvement de rajeunissement de la classe politique nationale ». Là, il se la joue donneur de leçons alors que c’est lui et sa génération d’élus qui ont conservé les mandats et les postes le plus longtemps possible.

Le rajeunissement, en la personne de sa protégée, Elsa Schalck, aura pris un coup. Elle fait moins bien que le candidat naturel des Républicains éjecté pour l’occasion. La circonscription est passée « En Marche ».

Taper sur Les Républicains

« L’ancrage territorial des députés n’est plus aujourd’hui une condition déterminante pour être élu ou réélu ». Si le propos est vérifié, Philippe Richert l’utilise-t-il à dessein, histoire de dire que la proximité, l’identité et naturellement l’Alsace, n’ont plus lieu d’être ?

Tout cela, Philippe Richert l’utilise pour taper sur ses « anciens » amis des Républicains : « C’est aussi le retour d’une France gouvernée au centre, qui constitue le pari fort d’Emmanuel Macron. Il ne fait pas de doute que la droitisation d’une partie du mouvement des Républicains n’a pas, à cet égard, su répondre à cette attente des Français et il nous faudra, là aussi, en tirer les leçons ».

Avec des amis comme cela, les élus républicains n’ont plus besoin d’ennemis…

Il ne vient ici à personne à l’idée que cette droite qui a soutenu Macron ait pu souffrir du fait que les électeurs préfèrent l’original à la copie.

Centriste, sans …

L’humilité ne l’étouffant pas, Philippe Richert n’imagine pas un instant que tout centriste qu’il est, si les élections régionales se déroulaient maintenant, il serait balayé par un vent de l’Histoire qui attendra encore.

« En tant qu’élus au service des citoyens, nous devons en tenir compte. Je veux adresser mes félicitations aux différents élus au sein de la Région Grand Est. Je veux saluer plus particulièrement l’élection de plusieurs collègues du Conseil régional et souligner le résultat de plusieurs parlementaires qui ont su garder à droite, dans ce contexte particulier, leur circonscription. Je pense bien évidemment à Jean-Luc Warsmann, Gérard Cherpion, Valérie Beauvais et Jacques Cattin » écrit-il encore.

Il oublie sans doute volontairement cette 2ème circonscription de Strasbourg où un conseiller régional, élu sur la liste Richert, est désormais élu « En Marche ».

Rêve de maroquin

« Pour ma part, je suis bien évidemment prêt à travailler de manière constructive avec le Président de la République et cette nouvelle majorité dans l’intérêt de la Région Grand Est et de nos concitoyens » conclue-t-il. Philippe Richert, Président de la Région Grand Est, Ancien Ministre, se dit que sur un malentendu, il peut encore récupérer un maroquin.

Philippe Richert rend ainsi Eric Straumann, Laurent Furst, Raphaël Schellenberger et d’autres élus de droite sympathiques

Il pense sans doute que personne n’a remarqué les manœuvres de ses proches, dans le Haut-Rhin et dans le Bas-Rhin, pour freiner ou barrer la route à des députés « anti-Grand Est ». Il lui reste maintenant à brûler d’autres vaisseaux, les dernières incarnations d’une Alsace seule.

Philippe Richert rend ainsi Eric Straumann, Laurent Furst, Raphaël Schellenberger et d’autres élus de droite sympathiques. C’est sa dernière utilité.

L’Alsace peut-elle se réveiller ? On regardera, non sans jalousie, la Corse qui a envoyé à Paris trois députés « nationalistes ».

Philippe Richert s’en moque. Il est élu, ses cotisations retraite lui garantissent la quiétude. Il hume le vent. L’Alsace a le baron qu’elle s’est donnée ! Aux députés d’Alsace, désormais, de nous prouver qu’ils ont du courage et des idées.

(Id’Fuchs – depuis Mulhouse)

À lui, les brebis égarées

Lundi : Crise de foi(e)

Plus c’est gros, plus ça passe…

Le nombre d’obèses a plus que doublé dans 73 pays du monde depuis 1980, entraînant un fort accroissement de maladies liées au surpoids comme le diabète, les maladies cardiovasculaires et certains cancers. L’alerte est donnée dans une vaste étude publiée dans la revue médicale New England Journal of Medicine. Les résultats de cette étude, qui englobe 195 pays et territoires, montrent “une crise grandissante et inquiétante de santé publique au niveau mondial”, soulignent les auteurs.

Il serait intéressant de demander leur avis à ceux qui meurent de faim…

DRH

Au cas où cela aurait échappé à quelques pêcheurs à la ligne ou simplement aux distraits, Emmanuel Macron “disposera d’une large majorité à l’Assemblée”.

Il ne lui reste donc plus qu’à trouver des compétences.

On veut y croire encore

“Vincent Collet était complètement dépité après la défaite de son équipe de Strasbourg face à Chalon (70-71), qui peut être sacré champion de France dès lundi. Le cauchemar de Strasbourg va-t-il se poursuivre ? Battus lors des quatre dernières finales de Pro A, les Alsaciens pensaient avoir fait le plus dur en allant chercher le deuxième match à Chalon. Mais les Bourguignons ont repris l’avantage et ne sont plus qu’à un succès du titre”

Vue la colère noire de Collet face aux journalistes après la défaite de la SIG au Rhénus, on se dit qu’il aurait peut-être mieux fait de s’abstenir… Non ?

Le grand méchant en marche aussi ?

Il y a quelques semaines, un éleveur de la vallée de Thann a perdu 12 brebis. Son troupeau a sans doute été attaqué par une meute de loups (non par des élus de La République en Marche) “selon un spécialiste qui a étudié les carcasses des bêtes” (c’est-à-dire des brebis tuées et non des députés PS).

Une situation habituelle dans certaines régions de France – les attaques de vrais loups, hein – mais pas  en Alsace. “Les loups ne sont que de passage et les attaques encore isolées, ce qui n’empêche pas la colère des éleveurs de monter”, lit-on sur le site de France Bleu.

Vous voyez qu’on arrive à parler d’autre chose que de la majorité présidentielle !

 

Assemblée ou assemblage ?

Au premier regard on pourrait penser qu’on se retrouve, comme en 81 avec la vague rose ou en 93 avec la bleue, avec une vague mauve formant un bloc hégémonique qui imposera ses vues majoritaires déversées abondamment par un exécutif tout puissant.

Mais, autant en 81 l’ensemble constitué par les députés socialistes élus après la prise du pouvoir de François Mitterrand était cohérent et organisé. En effet, à cette époque, malgré les courants qui ont toujours traversé ce parti, la règle respectée était que ceux-ci ne s’opposent à la ligne majoritaire du parti que lors des congrès en interne.

Autant en 93 l’assemblée toute bleue était constitué de députés habitués au dirigisme du grand parti de droite, sachant que toute velléité d’indépendance se verrait immédiatement sanctionnée par un retrait définitif d’investiture, ce qu’aucun d’eux n’était disposé à risquer.

Autant le grand pavé mauve qui saute aux yeux fait figure de trompe-l’œil.

Car l’apparente homogénéité de ce groupe n’est qu’une illusion et se compose d’au moins quatre groupes différents.

Il y a les anciens socialistes rose pâle, dits Macron-compatibles, qui ont eu le flair de quitter un parti en perdition pour rejoindre (et parfois même entre les deux tours) le parti REM. Comment accepteront-ils de voter les propositions libérales prévues dans les nombreux projets de loi à venir ?

Il y a les membres de la société civile, ce qui est une bonne chose, mais qui vont devoir pour nombre d’entre eux abandonner leur entreprise pour se lancer totalement dans leurs nouvelles fonctions publiques. Un risque qui n’a pas été couvert dans le système électoral. C’est la raison pour laquelle les assemblées successives précédentes étaient dominées par des fonctionnaires ou des avocats, professions bénéficiant toutes deux de parachutes confortables. Leur enthousiasme résistera-t-il aux difficultés rencontrées par leurs entreprises respectives suite à leur désengagement professionnel ?

Il y a les ralliés du centre droit et des LR qui se sont groupés derrière le Premier ministre et celui de l’Economie, par fidélité, par amitié, par opportunisme aussi sans doute, mais combien par conviction ? Comment assumeront-ils dans la durée leur cohabitation interne avec leurs anciens adversaires socialistes ? Se soumettront-ils ou s’insurgeront-ils ? Comment réagiront-ils à la démission possible de leurs ministres si la politique menée ne leur convient plus ?

Et puis il y a le MODEM, complétement fondu dans le mauve. Où est passé la couleur orange ? François Bayrou ne va-t-il pas s’élever contre la disparition de sa couleur dans la nouvelle assemblée ? Compte tenu de sa position délicate suite aux affaires morales qui le concerne et viennent percuter son moralisme de façade, conservera-t-il longtemps son influence sur le Président ? Il est plutôt homme à se démettre qu’à se soumettre. Comment réagiront les députés MODEM à l’issue de cette rupture qui paraît inéluctable ?

Voilà les questions qu’il convient de poser et qui permettent de douter que cette nouvelle assemblée ne soit pas un assemblage hétéroclite si on appliquait les quatre nuances de mauve en lieu et place du pavé uniforme présenté actuellement.

Toute la problématique sera de réussir à maintenir la cohérence à l’intérieur du groupe REM. Il faudra donc plusieurs personnalité puissantes pour y parvenir. L’avenir de cette cohérence reste donc tributaire des personnalités qui occuperont les postes-clés suivants : la Présidence de l’Assemblée Nationale, celle du groupe REM et le ministre en charge des relations avec le Parlement.

Si ces personnalités sont assez influentes pour que la couche de mauve masque les nuances internes au groupe, nous risquons un parlement de godillots.

Si elles n’y parviennent pas, nous risquons un retour à la quatrième République, ce qui, sous la cinquième, ferait sans doute se retourner le Général dans sa tombe.

En marche arrière vers la république monarchique ?

Martine Wonner répond !

Nous avions alors évoqué le fait que la campagne pourrait avoir été en partie financée par la Sécu.
Sur les réseaux sociaux, en réponse à notre article , Martine Wonner avoue partiellement : «  Je tiens à y apporter un éclairage. Sur la période fin 2016 – début 2017, j’ai été en arrêt de travail quelques semaines pour des raisons de santé. »
Tout est question d’appréciation : si nous estimons comme la candidate que fin décembre peut correspondre aux deux derniers mois de l’année, nous avons un doute sur ce qu’elle appelle « début 2017 ».  Officiellement candidate depuis le 13 mai 2017, Madame Wonner a été obligée de reprendre son poste de travail (ou un congé auprès de ses employeurs) la semaine dernière, selon nos sources très proches de la CPAM de Strasbourg.
Pour rappel, Martine Wonner est Directrice médicale & Directrice de développement du Groupe Sinoué ainsi que directrice médicale du SAMU social de Paris.
Par le passé, elle a été médecin-conseil à la CPAM du Bas-Rhin.

Politique : de l’art de prendre le train… en marche !

Strasbourg 1 : La chute de la maison Jung

Le tsunami « En Marche » aurait-il raison d’Eric Elkouby ? Voilà la clé d’un scrutin où un inconnu vient renverser la donne. En Marche, rassemblant des élus de gauche et de droite autour d’un candidat peu connu, prend la main.

On notera que, sans adversaire, Elsa Schalck, proche de Philippe Richert, fait un score moins bon que celui de Jean-Emmanuel Robert, tout cela avec un FN en panne à 6 %.

La chute de la maison Jung est programmée le 18 juin, sauf tsunami inverse.

 

Strasbourg 2 : Le maire de Quatzenheim, député de Strasbourg ?

A Strasbourg 2, la division privera la droite et le centre de second tour face à En Marche. C’est le député PS sortant, Philippe Bies, qui tentera un quitte ou double.

Sylvain Waserman, marcheur et richertien, aura réussi son parachutage. Au second tour, il sera porté par la vague.

On notera que Jean-Philippe Maurer dépasse grandement Pascale Jurdant, son ex-binôme ! Elle aura réussi à faire perdre le centre et donc la droite.

 

Strasbourg 3 : l’impossible remontada ?

Le passage de relais d’André Schneider à Georges Schuler n’a pas résisté à la vague En Marche. On notera que La Roberstau passe largement « EM » et que des communes du nord de Strasbourg laissent à penser que des listes EM seront présentées en 2020. Chez EM, on en fréquente presque déjà la mairie d’une des grandes villes alors que le maire de Souffelweyersheim ose enfin avouer sa sympathie !

Certains maires voient ici leur salut en changeant d’alliance. Alliés au PS à la métropole, à la droite au département, ils sont capables d’oser l’alliance avec EM pour sauver leurs intérêts.

Ancrage local contre élan national sera l’enjeu du second tour, entre un Georges Schuler combattif et un Bruno Studer, en marche.

Un Bruno Studer dont les soutiens se dévoilent. Raphael Nisand, l’ancien maire PS le soutient. Ce type de soutien motivera sans doute les électeurs. La remontada commence ici !

 

Bas-Rhin 4 : les malheurs de Sophie

Sophie Rohfritsch, députée LR de la quatrième circonscription, lâchée par son suppléant Yves Bur, vice-président de l’Eurométropole, elle était aussi la passionnaria alsacienne pro-Fillon. Martine Wonner (LREM) pourrait rassembler les bobos du Kochersberg. Du côté de Lingolsheim, on aurait bien ri hier soir.

 

Bas-Rhin 5 : Antoine sauvé des eaux

Antoine Herth ( LR) est au second tour, face à Unser Land ! On ne saurait lier la maladie qui a poussé la candidate LREM a renoncé à se présenter avec la proximité du candidat et d’un de ses proches avec Bruno Lemaire.

 

Bas-Rhin 6 : Furst and furious

Inquiet mais combattif, Laurent Furst a 3000 voix d’avance sur un des élus de sa majorité. Celui qui veut rendre la parole à l’Alsace devra faire le plein au second tour.

Les circonscriptions 7, 8 et 9 ne manquent pas d’intérêt et on prolongera l’analyse très vite.

Martine Wonner, malade imaginaire…

Cheveux blonds hirsutes, la démarche volontaire, la candidate LREM Martine Wonner a fait trembler la brune Sophie Rohfritch, députée sortante de la 4e circonscription : Strasbourg-Campagne (41,52 % contre 23,75 %) !

Martine Wonner a été médecin-conseil à Haguenau. Elle est, depuis l’été 2016, directrice médicale et Directrice de développement au seinvdu Groupe Sinoué à Garches en région parisienne.

Fin 2016, Martine Wonner est en arrêt maladie pour quelques jours, puis quelques semaines et enfin jusqu’à la veille du premier tour des élections législatives. Contrôlée, elle aurait été contrainte à reprendre son travail !

Malade fictive ? Sur les réseaux sociaux, elle dit être en congé de son employeur. On la voit gambader de village en village et semble au meilleur de sa forme…

De là à dire qu’elle finance ses congés de campagne électorale avec l’argent de la Sécu…

Alsace : Non, Sire, c’est une révolution !

Le 11 juin 2017 est à rajouter dans les manuels scolaires des petits Alsaciens !

Cette date marque la fin des principales baronnies de droite en campagnes et de gauche dans les villes.

 

Sur son trône depuis plus de 30 ans, l’Ubu-roi d’Altkirch (3e/68) se joue des lois et de la morale. Il a toujours été choisi par ses sujets dès le premier tour. Aujourd’hui, il se retrouve derrière Patrick Striby (LREM). Les sundgoviens auraient-ils enfin compris qu’ils ne doivent plus allégeance aux élus ?

Idem au nord de l’Alsace où le maire du Brumath, Étienne Wolf, a été adoubé par le député sortant et maire d’Haguenau, Claude Sturni. Les électeurs n’ont pas apprécié ces petits arrangements entre « Grands ».

Dans la 4e/68, Raphaël Schellenberger, le jeune vassal du député sortant Michel Sordi, va tenter de rattraper le retard sur la jeune Aurélie Tacquard.

Francis Hillmeyer, 71 ans, député depuis 17 ans, a été éjecté dès premier tour, dans la 6e/68.

 

À Strasbourg

Le résultat est logique à Strasbourg 1e où le député sortant Eric Elkouby n’a jamais convaincu les Strasbourgeois, quel que soit son mandat ! La circonscription sera aux couleurs d’En Marche avec Thierry Michels. La républicaine Elsa Schalk semble payer son allégeance à Philippe Richert.

Le même scénario s’est joué dans la 2e, où le sortant Philippe Bies est en difficulté derrière Sylvain Waserman (En Marche). Les candidats Maurer et Jurdan-Pfeiffer, qui ont passé ces dernières années plus de temps dans les associations et sur les marchés que dans leur bureau, sont relégués loin derrière.

Dans la 3e, il semble peu probable que le républicain Georges Schuller puisse rattraper sont retard sur le LREM Bruno Studer…

Sophie Rohfritsch, dans la 4e, semble payer son soutien inconditionnel à Fillon. Elle aura du mal à battre Martine Wonner (REM) dimanche prochain.

À Sélestat (5e), il n’y avait pas de candidat « en Marche », ce qui profite à Antoine Herth, le candidat républicain sortant.

 

Avant dimanche, la question était de savoir si la vague Macron passerait les Vosges, aujourd’hui de nombreux candidats se demandent où s’arrêtera le tsunami « La République En Marche ».

Tous les autres partis sont perdants : les LR qui perdent le gros des troupes, le FN qui ne représente plus que 13,09% sera présent que dans une circonscription dimanche prochain, le PS qui est déjà moribond et Unser Land, avec ses 6,77% rentre dans le rang.

 

Conduite à gauche

Alsace et Politique : Tous ensemble contre tous les autres !

Plus de droite, plus de gauche

Il n’y aurait finalement plus de droite, plus de gauche ! Ensemble, tout deviendrait possible. Voilà l’application ultime du slogan de Nicolas Sarkozy.

Il n’y aurait plus de gauche, plus de droite. Il n’y aurait donc que les méchants (ceux qui pensent qu’il existe des différences entre la gauche et la droite) et les gentils (ceux qui pensent que l’on peut tout faire ensemble).

Cette analyse, pratiquée par ici ou par-là, donne des majorités de gestion. À force de travailler ensemble, on finit même par ne plus vouloir voir les défauts de l’un ou de l’autre. À force de voter ensemble les mêmes projets, on est dans le « je te tiens, tu me tiens ».

Supprimons les élus alors

Entre nous, il faudrait alors aller au bout de l’idée ! S’il n’y a plus de différence entre les élus, supprimons-les directement. La gestion étant un fait technique, laissons les fonctionnaires locaux gérer les mairies, rendre compte à l’État et nous présenter leur bilan. Laissons les fonctionnaires techniques gérer techniquement, ce qu’ils font mieux que des élus qui n’ont pas leur compétence.

Au niveau des régions, laissons l’État gérer… pour le bien public.

Nous voilà passés du messianique « aimons-nous les uns les autres » au très républicain « vivre ensemble », introduction au « tous ensemble contre tous les autres ».

Il faudra néanmoins nous expliquer que la vision du monde est désormais unique ! Que la gestion de l’économie de droite est la même que celle de la gauche et que la vision sociale de la droite est la même que celle de la gauche.

La solution serait donc un renouveau politique : la coalition des gens qui pensent la même chose. De cette pensée est née En Marche. Machine marketing habile.

Demain, tout le monde sera donc en marche, des arrivistes du PS aux centristes et jusqu’aux plus ambitieux des LR.

Cette coalition incarne ce que Marine Le Pen avait rêvé : le machin LRPS… Les marketeux assument même puisqu’en Marche est devenu « LREM » : la République En Marche. Cette force politique est venue crucifier les vieux partis aux élections présidentielles.

Elle pourrait le faire aux élections législatives, portant ainsi une génération spontanée de députés à l’Assemblée Nationale et confortant les ralliés ayant échoué dans tous les autres partis, avant d’atterrir chez Emmanuel Macron.

Saint est le Seigneur, celui-ci leur pardonne tous leurs péchés, y compris ceux qui furent reprochés à leurs adversaires.

Nous voilà donc en marche vers un parti unique où il n’y aurait plus de différences, mais une pensée unique portée par Emmanuel Macron et les siens !

Qui incarne l’alternance aux partis uniques

« Il faut cesser les oppositions systématiques. Il faut cesser les débats de postures » lis-je toujours ! Que l’on me dise combien de dossiers font l’objet de votes « contre » dans les conseils municipaux, les conseils départementaux, les conseils régionaux !

Lorsque vous aurez additionné cela, vous vous rendrez compte qu’il n’y en a que peu ! Que le bien commun finit par faire passer l’ensemble des dossiers non « politiques ».

Si l’on ne veut plus de politique, je me répète : supprimons les élus, supprimons les partis ! Nos nombreux fonctionnaires savent gérer « mainstream ».

Si l’on croit que la « politique » existe et qu’elle anime la démocratie, inquiétons nous !

Car l’échec du Président Macron et de son gouvernement d’arrivés ouvrira la porte à deux forces : l’extrême gauche confortée par la fonte du PS, la future loi « travail », l’extrême-droite qui finira par être refaçonné sur un axe RPR dur.

À ce moment-là, on regrettera d’avoir mis tous les œufs dans le même panier.

Le 11 juin, pensez à vos libertés ! Celle de penser chère à Florent Pagny n’est pas la moindre.

 

Vendredi : veni vidi Vinci

Le virtuel pour mieux accepter le réel

(capture d’écran Alsace 20)

Attention ! Vinci et la société concessionnaire Arcos, ont sorti le grand jeu : une vue en 3D dynamique du tracé réalisée (roulements de tambours) par une entreprise bas-rhinoise… Pour se mettre les locaux dans la poche ? Meuh non, voyons, pour “désamorcer les inquiétudes et les nombreux questionnements suscités par le projet” !

Pour réaliser cette numérisation, l’entreprise a utilisé des photos (waouh) et les plans de la prochaine A355. Ponts, échangeurs, tunnels, le programme permet de circuler dans tous les sens sur l’autoroute, ce qui n’est pas évident à faire dans la vraie vie.

N’en déplaisent aux opposants qui rappellent que “le projet n’aura aucun impact sur les bouchons strasbourgeois“… À moins que les automobilistes ne portent tous des lunettes 3D ?

Une loi ? Où ça ?

En avril 2016, la loi d’abolition de la prostitution entrait en vigueur… Elle devait sanctionner les clients des personnes prostituées d’une amende de 1 500 euros et supprimait le délit de racolage. En un an, 937 clients ont été verbalisés pour “achat d’actes sexuels“.

Les prostituées souhaitant arrêter leur activité, doivent aussi normalement bénéficier d’un accompagnement social et d’un titre de séjour temporaire pour les étrangères.

Cela fait un an, maintenant. Selon Le Mouvement du Nid et Osez le Féminisme 67, ces aides sont loin d’être appliquées en Alsace. Un bilan qui dit bien le peu de considération pour ces personnes.

Si on rit jaune, c’est le foie

Ce n’est pas une blague : « il n’y a plus de médecins généralistes à Huningue dans le Haut-Rhin depuis le 1er avril. La ville de 7 000 habitants, située à quelques kilomètres de Bâle, fait face à 4 départs successifs » lit-on sur plusieurs site d’info dont France Bleu Alsace.

Les deux pharmaciens de la ville font circuler une pétition, déterminés qu’ils sont à alerter sur les déserts médicaux, à quelques jours des législatives.

Amis électeurs, que vous soyez malades ou en bonne santé, à vous de scruter les programmes des divers candidats…

Ensemble, c’est tout

Le ramadan a débuté samedi 27 mai. Un jeûne contraignant car il fait chaud et les journées n’en finissent pas de rallonger, mais quand on a la foi…

La grande mosquée de Strasbourg est la plus importante de France métropolitaine. Près de 500 fidèles s’y sont retrouvés pour la rupture du jeûne du premier soir. Un moment de partage qui fait sens en ces temps de peur où les hommes se regardent tous en chien de faïence. La solidarité est en effet l’un des principes du ramadan. D’ailleurs, les repas sont préparés par des bénévoles et distribués gratuitement aux fidèles, mais aussi à des non-musulmans dans le besoin.

Un bon ramadan à nos concitoyens musulmans alsaciens !