Région : la Majorité du Grand Est va-t-elle exploser ?

Région : la Majorité du Grand Est  va-t-elle exploser ?

On pourrait en douter, mais il y a bien une majorité à la tête du Grand Est.
Naturellement, elle entend le rester, mais…

De nettes tensions existent entre les proParisiens et ceux remettent en cause le Grand est !

L’une des premières conséquences de ces tensions est l’absence des élus LR 67 de la région lors des instances du parti.
D’autres-parts, certains reprochent à Georges Schuler (Maire de Reichstett) d’avoir fait exploser le groupe à l’Eurométropole et surtout de nettes tensions existent entre les proParisiens et ceux remettent en cause le principe du Grand Est !
À ce sujet, Elsa Schalck et Pascal Mangin sont les grands absents des réunions des dirigeants LR…
Ces deux-là n’hésitent pas à passer régulièrement des appels parisiens pour s’assurer les bonnes grâces au siège du parti à l’approche des prochaines élections municipales. D’autres collent aux bottes de Valérie Debord pour obtenir le même résultat.

Les élections internes des LR en octobre prochain permettront aussi de prendre la température en Alsace …

Dans le Haut-Rhin, il se dit que d’amicales pressions sont exercées sur les pro-Alsace … Soit par le biais d’éventuelles d’investitures aux sénatoriales, soit en soutient lors de vote lors des élections internes.  Nous suivrons de près ces élus afin que nos lecteurs soient avertis.
La panique Unser Land !

Même si elle ne change pas la face du monde ni ne colmate les faiblesses du mouvement Unser Land, sa campagne d’affichage énerve. D’abord en Alsace, puis en Moselle.
Un observateur patenté voit dans cette démarche la volonté d’Unser Land de tenter de présenter des listes Régionalistes et Solidaires dans l’ensemble des départements du Grand Est… S’il y arrivait, le mouvement régionaliste ne pourrait gagner, mais pourrait faire perdre.
L’affichage en Moselle a encore plus étonné. Des élus bien pensants ne comprenant pas que la crise alsacienne s’élargisse à Metz.

Discrètement, les cadres de LREM observent d’ailleurs cette situation. Leur liste, lors des prochaines élections régionales, taillera des croupières à la majorité LR-UDI.
Une alliance avec le centre ou une partie de la gauche pourrait alors renverser les équilibres.
Les alliés d’aujourd’hui ne le seront pas demain. « Il faudra que la droite vire tous les candidats trop à droite » annonce un observateur intéressé et en marche, sous la promesse du silence.

Le cabinet observe

À peine remise du « départ » de Christophe Kiefer, le cabinet, lui, a conservé ses « bonnes habitudes ». Il observe la toile, dresse une liste des « non compatibles » et vient jouter de temps en temps.
La peur du moment reste la création d’un groupe Alsace au sein de la région. La sortie d’André Reichardt, les soubresauts de Justin Vogel laissent à penser que l’idée est encore « viable ».
L’ombre d’Adrien Zeller plane sur l’Hôtel de Région. Lui avait osé créer son groupe, lui avait osé affirmer qu’il fallait défendre l’Alsace. Certes, il était centriste.
La Majorité du Grand Est est repliée sur elle, sur son nombril. Elle en oublie les oppositions qui travaillent à leur destin…

Le séminaire

La Majorité du Grand Est préparé son séminaire des 8 et 9 septembre.
Côté hébergement, tout est cadré : « Si vous nous rejoignez dès le samedi, nous vous rappelons que votre nuit d’hôtel du samedi soir est à régler par vos soins et qu’un remboursement de 90€ (pour les hôtels situés à Strasbourg) ou 70€ (pour les hôtels situés en dehors de Strasbourg) interviendra a posteriori après transmission à la Région de la facture dans les conditions habituelles de remboursement en matière de formation. »
Côté programme le dimanche est consacré au bilan,  le samedi est lui « touristique » :
À partir de 14h00 : Accueil à la Maison de la Région
15h00 : Visite du Parlement Européen
17h00 : Trajet en bateau mouche du Parlement Européen jusqu’au Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg avec possibilité d’une dégustation de vins d’Alsace à bord.
18h30 : Balade découverte de la Petite France à la Cathédrale
19h30 : Cours particulier “Comprendre l’Alsacien en 1 leçon” avec Huguette Dreikaus à la Winstub Zuem Strissel
20h30 : Soirée Tartes Flambées à la Winstub Zuem Strissel !
Si vous voulez taquiner la « Majorité Régionale », vous savez déjà où les rencontrer.
Il y a des ponts pour agiter les drapeaux rot un wiss sur le parcours des bateaux « mouche » !

Barbara Desvilles

La synthèse du rapport du préfet Marx

L’avenir des deux départements alsaciens !

Commandé  le 22 janvier 2018 par le Premier ministre, alors que la Région Grand Est est contestée par certains,  le  ” Rapport au Premier ministre Mission Alsace Grand Est ” est arrivé !

Afin de permettre à nos lecteurs de réagir dès à présent, nous vous proposons la synthèse de ce document de 141 pages.

Le rapport complet est téléchargeable : http://www.bas-rhin.gouv.fr/Actualites/Territoires/Rapport-au-Premier-ministre-Mission-Alsace-Grand-Est/Rapport-au-Premier-Ministre-Mission-Alsace-Grand-Est


Synthèse du rapport

Carrefour longtemps disputé entre des voisins puissants, l’Alsace s’est forgé une identité propre au cœur de l’Europe.

D’abord partie de l’Empire romain puis du Saint-Empire, réunie au Royaume de France après la guerre de Trente Ans, elle est annexée à l’Allemagne de 1870 à 1918 et de 1940 à 1945.

De la pax romana au partage de Verdun, de la prospérité des Hohenstaufen à la Grande Peste, du rayonnement artistique et culturel de la fin du XVe siècle aux ravages de la guerre de Trente Ans, de la Révolution industrielle aux « Malgré-nous », son destin, associant épisodes brillants et tragiques, résume une partie des étapes de l’unification de l’Europe, sous le double signe du limes et du syncrétisme.

À l’époque contemporaine, le territoire que l’on désigne sous la dénomination « Alsace » est formé par les actuels départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. L’Alsace est aussi un territoire d’application du droit local alsacien-mosellan spécifique qui touche à de nombreux aspects de la vie sociale, économique et culturelle.
Depuis la création au 1er janvier 2016 de la région Grand Est, il n’existe plus de collectivité territoriale d’Alsace. Toutefois, le périmètre alsacien conserve des formes institutionnelles propres. Plusieurs structures interdépartementales opèrent dans des champs aussi divers que la sécurité publique, l’économie, l’assainissement, la culture, le tourisme et l’attractivité du territoire.

La réalité des volontés exprimées

Le projet de création du Grand Est a été accueilli de façon réservée par les Alsaciens. Certaines inquiétudes ont été exprimées sur le dimensionnement, la relative hétérogénéité du nouvel ensemble et l’absence de référence à leur territoire historique.

L’échec de la tentative de création, par référendum, d’une collectivité unique d’Alsace en 2013, fusion des départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la région Alsace, portée par les élus, éclaire les tensions actuelles.

De fortes oppositions sont apparues lors de l’adoption de la nouvelle carte régionale, reflétées dans les résultats des élections régionales de 2015. Elles ont désormais perdu en intensité et une partie de la classe politique alsacienne s’est engagée dans la construction de la nouvelle région.
Deux courants principaux s’affirment actuellement sur cette question. D’une part, les exécutifs départementaux revendiquent la création d’une collectivité à statut particulier, dont les compétences seraient exorbitantes du droit commun des départements. D’autre part, l’exécutif régional Grand Est, s’il n’affiche pas d’opposition à une éventuelle fusion des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, l’assujettit à l’inscription pleine et entière de cette entité dans le cadre régional et dans le respect du partage des compétences organisé par la loi NOTRe.

Au-delà des interrogations sur l’avenir administratif du territoire, le « désir d’Alsace » dépasse le registre institutionnel.

Les formes juridiques possibles pour porter l’Alsace : hypothèses institutionnelles
En cohérence avec la lettre de mission du Premier ministre et avec la position du Président de la République, rappelée lors de sa visite à Strasbourg le 17 avril dernier, l’évolution des deux départements ne peut s’envisager qu’à l’intérieur de la région Grand Est.

Dans ce cadre, quatre possibilités d’évolution institutionnelle se dessinent aujourd’hui afin de porter le « désir d’Alsace » :

•    renforcer la coopération entre les deux départements en mettant en place une entente ou en créant une institution interdépartementale ;
•    créer un syndicat mixte, auquel d’autres collectivités pourraient adhérer ;
•    fusionner les deux départements dans un grand département Alsace, par la loi ou par la voie réglementaire ouverte par le Code général des collectivités territoriales ;
•    créer une collectivité à statut particulier en application de l’article 72 de la Constitution.

Si l’entente, l’institution et le syndicat mixte constituent des formes souples de coopération faciles à mettre en place, elles ne répondent qu’incomplètement aux aspirations des élus du territoire qui souhaitent donner naissance à une nouvelle collectivité alsacienne à part entière.
À l’inverse, la création d’une collectivité à statut particulier, malgré le soutien dont elle bénéficie auprès d’une partie des élus alsaciens, notamment ceux du mouvement Les Républicains, introduirait en France continentale, et en dehors des cas très spécifiques des « PLM » (Paris, Lyon, Marseille), une multiplication des types de collectivités, qui serait porteuse de risques, difficilement lisible et critiquée dans le reste de la région Grand Est mais aussi en Alsace.
En revanche, le projet gouvernemental de « différenciation », nouvelle étape significative de la décentralisation, ouvre des perspectives et une dynamique dont les élus locaux pourraient se saisir.

La fusion des deux départements et la création d’un département d’Alsace, au sein de la région Grand Est, permettrait d’édifier une nouvelle collectivité territoriale en harmonie avec le reste du territoire national.

C’est celle qui a été mise en avant par le Président de la République lors de sa visite précitée à Strasbourg. Elle fait par ailleurs l’objet d’un soutien de la part des parlementaires En Marche. Résultant d’une loi ou d’un décret, elle pourrait s’inscrire dans un calendrier resserré et apporter des économies d’échelle sans nécessairement remettre en cause l’organisation déconcentrée de l’État.
Les autres formes de coopération institutionnelle ne sont pas disqualifiées pour autant. D’une part, une entente ou une institution permettrait d’organiser une transition vers la création d’un département unique. D’autre part, le recours à un syndicat mixte offre la possibilité d’associer, de manière pérenne, d’autres collectivités hors d’Alsace, telles que le département de la Moselle dans le champ linguistique.

Les missions d’une éventuelle collectivité Alsace : compétences, expérimentations législatives et coopération transfrontalière

Si une fusion semble être la principale option permettant de donner naissance à une collectivité territoriale alsacienne, il n’en demeure pas moins qu’une simple « addition » des deux départements serait mal comprise par les élus et une partie de la population. Pour être pertinente, celle-ci devrait être la source d’un véritable projet de territoire, ancré dans un espace rhénan, national, transfrontalier et européen.
Une telle ambition pourrait se traduire, outre les compétences déjà exercées par les départements, par l’attribution de compétences nouvelles. Dans le cadre fixé par les lois NOTRe et MAPTAM, des compétences pourraient être attribuées au département unique par délégation ou par transfert de l’État ou de collectivités territoriales de niveau différent. Ensuite, le projet de révision constitutionnelle porté par le Gouvernement devrait permettre de moduler les compétences des collectivités appartenant à une même catégorie au travers d’un « droit de différenciation ».

Carte de la province d’Alsace en 1789

Enfin, le « droit à l’expérimentation », qui devrait être assoupli par la révision constitutionnelle envisagée au travers de la suppression du « verrou » de la généralisation, pourrait concourir à l’élargissement des attributions de compétences de l’entité Alsace unique.
En particulier, une gestion plus efficace des flux transfrontaliers et un meilleur accès aux services publics au voisinage de la frontière seraient susceptibles de justifier l’attribution des compétences suivantes à une entité Alsace, guidée par le principe de subsidiarité :

•    l’importance croissante des flux transfrontaliers justifierait l’exercice d’une compétence spécifique de régulation de ces flux par les collectivités frontalières ;
•    l’Alsace et la Moselle pourraient porter des politiques innovantes en matière d’enseignement et de formation, dans leur environnement frontalier et européen ;
•    un partenariat entre la région Grand Est et une éventuelle entité Alsace pour soutenir l’attractivité, le développement économique et le tourisme pourrait voir le jour ;
•    une éventuelle collectivité Alsace pourrait œuvrer pour la mise en valeur de son espace naturel et notamment de ses cours d’eau ;
•    une collectivité Alsace pourrait jouer un rôle de premier plan dans le domaine culturel.

Au-delà des compétences attribuées à une entité Alsace, la mutualisation des équipements pour accroître l’offre de services publics au voisinage de la frontière ne fonctionnera vraiment que si l’on prévoit la possibilité de dérogations à certaines normes nationales, afin de favoriser une articulation fluide avec son voisinage immédiat.

Le cheminement pour parvenir à la fusion envisagée devrait faire l’objet d’un arbitrage quant à la méthode, législative ou réglementaire (décret en Conseil d’État), et au calendrier, puisqu’il faudrait conjuguer élections locales, révision constitutionnelle et cette entreprise institutionnelle spécifique.
Si cette voie était poursuivie,

l’Alsace pourrait devenir le premier territoire porteur de la « décentralisation de projets » souhaitée par le Président de la République.

Maison de l’Alsace : le coup bas de Jean Rottner

Lobbying ou ego ?

Dans les faits, Grand-Est met en place une stratégie d’influence. S’agit-il de permettre à la région de rayonner ou à deux de ses élus les plus importants, Jean Rottner et Valérie Debord ? Un expert en « réseaux » nous avoue que pour faire rayonner le Grand-Est, il vaudrait mieux investir dans des experts en lobbying que dans de la brique.

« Nous sommes à l’ère des stratégies d’influences menées directement, pas à celle des 5 à 7, café et bredele » nous précise-t-il ?

Poussée dans ses retranchements, la Majorité laisse à imaginer qu’en trois ans, le bien sera amorti ! L’institution louerait en effet pour un millions d’Euros en locaux parisiens !

3300 € par jour de location de bureau ?

Ainsi si la région Grand-Est louait 1 bureau par jour à Paris, le coût quotidien serait de l’ordre de 3.300 € ! Bien plus cher que les prix trouvés sur Internet pour des appartements au mois ! Qu’à cela ne tienne ! La région république et annonce passer son temps à faire des économies ! A ce rythme, on va finir par penser que nos impôts nous serons reversés.

La guerre contre les départements !

Plus sérieusement, la logique voudrait que si la région Grand-Est loue pour 1 million de locaux à Paris, elle commence par le faire à la Maison de l’Alsace, l’un des équipements les plus modernes des Champs Elysées.

Des habitués des lieux nous confirment avoir peu d’échos de locations « régionales » ! On comprend bien donc que la région veut éviter de contribuer aux succès de l’outil appartenant initialement aux départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin.

Peu maline, l’institution oublie qu’elle sanctionne plutôt des entreprises alsaciennes qui ont désormais à charge la location des locaux !

Bref, avec ce million de location, les impôts notamment alsaciens, enrichissent désormais des loueurs et bailleurs parisiens… Un temps, c’est l’éloignement de la Maison de l’Alsace des « lieux de décisions » parisien qui est évoqué…

Nos tests disent le contraire : 2 kilomètres séparent ainsi la Maison de l’Alsace de l’Assemblée… 5 minutes en voiture, 15 minutes à pied et quelques stations en métro.

Et un, et deux, et trois millions !

Assez pour justifier une dépense nouvelle de 3 Millions d’Euros pour des locaux parisiens ! Des locaux qui seront forcément remis à neuf et occupés par des salariés en permanence ! Après l’affaire Merabet, après les budgets de communication, les investissements parisiens laissent à penser que le Grand Est n’a pas fini de coûter aux Alsaciens !

Pendant ce temps, le cabinet de Rottner cherche des arguments pour les élus qui sont interrogés sur le sujet :

(photo en une©Albertus teolog)

 

Il ne reste pour sauver Heb’di !


Valérie Debord, l’autre Jean Rottner

Le retour de la “Kitsch lorraine

On n’évoquera pas de remarques douteuses pour éviter toutes attaques sexistes mais comme le disait un ex – élu du Conseil Régional :

Valérie Debord est de ces fans qui vous donnent envie de passer une soirée avec Nadine Morano. Mieux vaut la fraîcheur et la franchise de la seconde, que les coups bas de la première.”

Valérie Debord est naturellement « fan » du Grand-Est ! Sans doute n’a-t-elle pas compris que ces institutions sans fondement tenaient finalement de la « société du spectacle » qu’un membre de sa famille aimait à dénoncer.

Elle, elle communique. Elle est aussi chargée des basses œuvres.

Contre Unser Land et les régionalistes !

C’est elle, une Lorraine, qui fut chargée de répliquer à la campagne d’affichage d’Unser Land :

Je trouve parfaitement indigne d’utiliser une imagerie qui est celle du forçat, du boulet pour la coller à une région administrative qui est le résultat d’un processus démocratique.”

Elle oublie qu’il n’y a eu aucun processus démocratique dans la fusion des régions. Elle en oublie même les propos de Nicolas Sarkozy sur le sujet. L’écoute du discours de Mulhouse devrait lui rappeler des souvenirs.

Un Nicolas Sarkozy qui lui avait pourtant remis sa légion d’Honneur en 2017.

Aujourd’hui, fonctionnaires et élus rappellent « en off », qu’elle tiendrait des fiches, des copies de statuts Facebook qu’elle ressort aux élus qu’elle reçoit pour des entretiens ou des appels !

C’est elle, LA boss ! Qu’on se le dise. Elle tient des listes et, en Moselle comme en Alsace, il se dit qu’il existe une liste noire.

Sortir les sortants !

(photo page officielle Facebook)

Certains prétendent qu’elle suit de près les élus d’Alsace et qu’elle profitera de son influence parisienne pour limiter les investitures d’élus rebelles ou pro-Alsace !

Pour cela, encore faut-il que les LR gagnent les régionales en 2021. Certains élus centristes attendent la confirmation de listes LREM pour choisir leurs futurs partenaires. La gauche se verrait bien en alternative et le RN attend son heure, promettant la mise en avant de jeunes femmes têtes de liste et en Alsace, la défense du territoire.

Unser Land présentera des listes en Alsace, sans pouvoir gagner mais en promettant de tout faire pour faire perdre, comme pourrait le faire une liste de « droite » dissidente, prompte à défendre le retour à une « région Alsace ».

D’ici là, Valérie Debord dresse ses listes. De quoi rendre Nadine Morano de plus en plus sympathique. Une Nadine Morano qui l’a compris, en invitant de plus en plus des militants alsaciens à visiter et déjeuner au Parlement Européen.

Un Rottner en jupe, c’est sûr, les Alsaciens n’en voudront pas plus que d’un en pantalon ! Et vous ?

A partager…

Il ne reste pour sauver Heb’di !


Alsace vs Grand Est : Valérie Debord … La kitsch lorraine

Valérie Debord, cette inconnue

Commençons par la protagoniste : Valérie Debord ! L’élue aujourd’hui de droite commence sa carrière au CELF, le Collectif des étudiants libéraux de France, proche de l’UDF. Elle sera présidente des Jeunes UDF.

Sa carrière toujours la mène à l’UMP en 2002. Elle est aussi membre du Siècle. Chevalier de la Légion d’Honneur (on n’a pas trouvé pourquoi), elle est vice-présidente du Grand-Est sous Philippe Richert et sous Jean Rottner.

Si certains la voient président du Grand Est lors d’une alternance entre alsaciens et lorrains, elle est surtout à ce jour président du Groupe Majoritaire. Un groupe qu’elle a tenté d’entrainer dans un communiqué contre le mouvement autonomiste Unser Land.

« La République est une et indivisible et nous dénonçons cette volonté de division et de partition marque de fabrique d’un parti politique qui s’est maintes fois écarté des valeurs humanistes que nous souhaitons incarner » mentionnait le texte évoqué dans les DNA.

A nous faire regretter Nadine Morano

« Interpellés par la tapageuse campagne d’affichage du parti autonomiste Unser Land, les élus du Groupe de la Majorité Régionale tiennent à exprimer leur indignation face à l’association visuelle de la Collectivité régionale du Grand Est à une opération promotionnelle aux visées clairement autonomiste » évoquait un autre extrait transmis à la rédaction.

Elle nous ferait presque regretter Nadine Morano qui, elle, était venue manifester contre l’ACAL, place de Bordeaux !

La kitsch lorraine

Grosso modo, on aura compris que la kitsch lorraine ne comprend rien à l’Alsace et qu’elle répondait là à une « commande » de la team Rottner. La famille Brandalise et Jean Rottner en tête ? Qui sait !

Tentée de faire signer son appel, elle se serait heurtée au refus de quelques élus alsaciens dont la liste fut naturellement transmise rapidement au cabinet.

Un ancien élu régional contacté par nos soins réagit de la sorte : « En appeler à une élu lorraine pour appeler à calmer les alsaciens, voilà qui dénote d’un haut degré de psychologie. A moins que, comme lors des affaires Kieffer et Mérabet, on ait voulu l’envoyer au massacre ».

Il faut dire que Valérie Debord rêve toujours d’être présidente ! Certes les alsaciens qui croient au Grand Est, les champenois et quelques mosellans ne le voient pas ainsi.

« Je commence à être très inquiet pour lui et sa capacité à gagner les régionales »

Certes aussi, le patron des Républicains du Bas-Rhin, le député Laurent Furst, a jeté un froid : « Je commence à être très inquiet pour lui et sa capacité à gagner les régionales. Son retournement de veste sur l’Alsace et sa position assez négative sur la collectivité alsacienne à statut particulier causeront un jour des dégâts collatéraux » pouvait-on lire dans les Chuchotements.

Une manière d’annoncer un risque de défaite !

Touche pas à mon logo

Dernière gaffe ! L’assignation d’Unser Land par la région Grand Est, dont le siège est situé à… Metz.

Un bel article signé Rue 89 Strasbourg : « Quelle drôle d’idée a piqué une poignée de chefs du Grand Est ? Alors que le rapport du préfet sur une possible évolution et fusion des deux départements alsaciens (Haut-Rhin et Bas-Rhin) est attendu pour « la fin du printemps », soit en théorie mercredi 20 juin à minuit, les esprits s’échauffent chez quelques dirigeants politiques. Ils viennent de donner une belle occasion au parti régionaliste alsacien Unser Land de se victimiser » écrivent nos confrères.

Assumer l’idée que le siège opérationnel de la région n’est plus en Alsace. Les régionalistes ne s’attendaient pas à un énième cadeau.

 

 

Le lundi au soleil

Le Grand Est sans la Lorraine ?

Dans la suite du feuilleton de la réforme territoriale, c’est un média lorrain qui fait bouger les choses, ou qui tente de le faire en tout cas :

Le Président du Groupe BLE Lorraine, Monsieur Thomas Riboulet, a dernièrement conduit la délégation lorraine qui été reçue en l’Hôtel de Préfecture à Strasbourg par Monsieur Jean-Luc Marx, Préfet de la Région du Grand Est et Préfet du Bas-Rhin, dans le cadre de ses consultations sur l’avenir institutionnel de l’Alsace et désormais de la Lorraine. Monsieur le Préfet doit en effet remettre d’ici fin juin un rapport sur la question à Monsieur le Premier Ministre. (…) La synthèse des travaux de réflexion menés par le Groupe BLE Lorraine au sujet de l’avenir institutionnel de la Lorraine et de l’Alsace a été remise en main propre à Monsieur le Préfet”

Bon, les revendications régionales ne sont plus l’apanage des seules formations politiques et cette idée de conseil unique nous rappelle vaguement quelque chose… « Monsieur le Préfet s’est montré très à l’écoute et a pris bonne note, particulièrement au sujet de la possibilité de fusionner les quatre départements lorrains pour former une collectivité unique de Lorraine. »

« Un bout de moi est resté là-bas »

Les DNA, à travers le témoignage d’une alsacienne, évoque une guerre qui n’est pas si loin de nous :

« Gueules cassées, yeux crevés, jambes amputées… », c’est une tout autre gestion des urgences que Marie découvre l’été dernier lors de cette première mission pour MSF.”

L’action de la jeune femme nous réconcilie un instant avec notre conscience et soulage certainement un petit peu notre culpabilité  : « Des journées de 15 h, en plein ramadan, enfants victimes de mines, belligérants des deux camps… tout y passe. La menace de Daech est omniprésente. Mais on ne porte pas de jugement. C’est plus un sentiment de « colère » et d’« injustice » qui prédomine ». Vu d’Alsace, c’est un engagement qui force le respect, au-delà des positions politiques sur l’interminable conflit.

Marie forme aussi des infirmières irakiennes. Les échanges sont riches, les émotions intenses. Elle se sent utile, en accord avec elle-même. Mais le retour au bout de trois mois est compliqué. Des cauchemars, des insomnies. « Un bout de moi est resté là-bas », remarque-t-elle. Raison pour laquelle elle vient de répondre favorablement à un nouvel appel. Marie repart ces jours-ci, pour Gaza cette fois.”

Elle partira avec un petit bout de nous, aussi… Une belle leçon d’humanité ou d’humanisme.

Les pieds dans l’Archipel

Sans vouloir les mettre dans le plat, on vous parle des deux mastodontes de la basket qui ont choisi de s’installer dans le nouveau quartier d’affaires du Wacken. Ainsi, après le « siège français d’Adidas, l’arrivée annoncée de Puma en 2020 dans le même secteur rappelle combien ces deux marques ont toujours joué des coudes. Et pour cause, elles sont nées en 1948 d’une dispute familiale entre les frères Dassler, Adolf Dassler (Adidas) et Rudolf Dassler (Puma) en Bavière. »

Le match continue donc de se jouer sur le terrain strasbourgeois :

Adidas prend une courte tête d’avance en équipant la SIG et dès la saison prochaine le RCSA. Mais aussi en ayant pour parrain pour ses nouveaux locaux (en location) le Handballeur Thierry Omeyer…”

Cherchez la femme

Virginie Calmels, la n°2 du parti Les Républicains, a été limogée hier dimanche. Elle avait sévèrement critiqué Laurent Wauquiez, le président du parti qui, ni une ni deux, a décidé de la remplacer par Jean Leonetti. Les réactions des politiques ne se sont pas fait attendre ! Petit florilège…

La nationale :

Alain Juppé, le maire de Bordeaux, a lui aussi tenu a réagir : « Virginie Calmels a des convictions. Et du courage. Elle vient de le montrer », a-t-il écrit sur son compte Twitter.”

La régionale :

« Le limogeage de Virginie Calmels par Laurent Wauquiez est le résultat d’une alliance contre nature basée sur un partage de pouvoir et non sur des idées », a réagi dimanche 17 juin sur son compte Twitter la sénatrice du Bas-Rhin Fabienne Keller, membre d’Agir et ancienne membre du parti Les Républicains. Selon elle, cette alliance « atteste d’un nouveau repli hégémoniste du président des LR. Faisons vivre une autre droite qui rassemble et construit », lance la sénatrice. “

La vache, de bonne guerre :

Le communiste Ian Brossat, adjoint à la mairie de Paris, a de son côté été très virulent à l’égard de l’ex-numéro 2 du parti : « À 30 ans, Calmels avait déjà mené trois plans de licenciement. Il fallait bien que le destin se retourne »”

On peut tout de même la remercier pour le joyeux bordel : donner le coup de pied salvateur dans la fourmilière de la droite tradi, ça bouge, ça secoue, ça rafraîchit…

 

 

Alsace : Des Républicains se rebellent

Tout recommence avec un dernier extrait des DNA :

« Le comité départemental des Républicains du Bas-Rhin a une nouvelle fois discuté vendredi de l’avenir de l’Alsace, avec une passe d’armes entre la conseillère régionale Elsa Schalck, avocate du Grand Est, et le président Laurent Furst, qui prédit un « 15 % » à l’équipe majoritaire aux prochaines élections régionales. Un débat interne sur le sujet sera organisé et il a été demandé au président et au secrétaire départemental, Georges Schuler, de porter auprès du préfet Marx « la position des 2 576 adhérents à jour de cotisation » de la fédération, comme « Pernelle Richardot a été reçue pour défendre la position du PS »”

Elsa Schalck, avocate du Grand Est

Elsa Schalck, qualifiée avec Lila Merabet de Richert’s Girl, est désormais dans la roue de Jean Rottner. Elle sait qu’elle doit le soutenir si elle souhaite être réélue lors des prochaines élections régionales. Autant le faire de suite !

La jeune avocate a donc plaidé les bienfaits de la région Grand Est devant ses pairs. Numérique, équipement, investissement, l’ex-Alsace s’en sortirait très bien. Des arguments globalement balayés par les opposants à Grand Est. Un discours rattrapé par la réalité… En effet, il n’est ni ne sera plus possible de comparer avec “avant” car, comme le souligne l’APR, on ne disposera désormais plus de statistiques.

La fin des statistiques sur l’Alsace

« L’effacement de l’Alsace de la statistique publiée est en effet notable. En interrogeant les moteurs de recherche (« comparateur de territoire » ou « dossier complet »), on observe que l’Insee ne donne plus d’information sur l’ancienne région. Quand ils existent encore, les tableaux sont vides ! L’Alsace n’étant plus une région administrative, elle disparaît comme objet d’étude » soulignent les économistes de l’Association de Prospective Rhénane.

Après Tripadvisor, la météo, les panneaux, les cartes Google, les stands officiels… On efface l’Alsace.

Pour des élus comme Elsa Schalck, cela ne veut sans doute rien dire mais on mesure là le fossé qui éloigne certains élus LR du terrain. A Strasbourg, un tel aveuglement pèse sans doute à la marge, sauf qu’à Strasbourg, une élection se gagne avec la marge. Rendez-vous lors des Municipales.

Et le Groupe Alsace ?

On attendra donc l’avis porté par Les Républicains et le débat interne sur le sujet. Même s’il est désormais convenu de dire du mal des partis, on rappellera ici que ce furent « des » membres des Républicains qui osèrent lancer les premiers manifestions contre la réforme territoriale.

On se souviendra des manifestations dites « Touche Pas à l’Alsace » lancée à Colmar et Strasbourg sous la houlette de cadres et d’élus LR comme Stéphane Bourhis, Frédéric Huss, Geoffroy Lebold où même le 1er adjoint au Maire de Colmar. Certes, ils n’étaient pas seuls, mais ils furent les premiers à partager la parole.

« Ce qu’il n’entend pas, ce qu’il ne voit pas, Paris ne le craint pas »

Tout cela avant que les manifestations ne se taisent, remplacées par des initiatives sur Internet et les réunions de l’ICA. Un ancien conseiller régional alsacien semblait le regretter : « Ce qu’il n’entend pas, ce qu’il ne voit pas, Paris ne le craint pas ».

L’avenir au cœur de la région Grand Est passera par l’incarnation et la création d’un Groupe Alsace. Ce que craint Jean Rottner.

En même temps, il sait que si l’Alsace ne sort pas de Grand Est pour les prochaines régionales, l’affaire sera enterrée et il pourra aller se passer des derniers rebelles, avec la complicité de quelques marcheurs.

« Il n’y aura pas de “Brexit alsacien”, on ne reviendra pas sur la région Grand Est mais on n’écarte pas une fusion des départements alsaciens. » Quant au transfert de compétences économiques de la Région : « Des réflexions sont en cours. Le préfet doit rencontrer l’ensemble des élus », précise Benjamin Griveaux, le porte-parole du Gouvernement chez nos confrères de France Bleu Alsace.

Et pendant ce temps, Elsa Schalck s’imagine réélue, Lila Merabet aussi.

Les alsaciens, eux, achètent leurs plants de géraniums. Rouge et blanc, naturellement.

Virginie Calmels : Des racines et des ailes pour la droite ?

Parce qu’elle le vaut bien…

Après avoir été directrice financière de l’international et du développement du groupe Canal+, puis directrice financière de Canal+SA, Virginie Calmels est nommée directrice générale adjointe puis co-directrice générale déléguée de la chaîne en 2002. Avant de rejoindre en 2003 le groupe de production télévisuelle Endemol France en tant que directrice générale, elle ne manquera pas de mener deux plans sociaux, au nom de « l’efficacité et la compétitivité de l’entreprise ». Devenue présidente du groupe en 2007, l’entreprise affiche dès 2012 un taux de rentabilité record (le plus élevé des 31 pays que compte le groupe Endemol), un résultat qui la propulse à la tête d’Endemol Monde (sans pour autant lui faire perdre ses fonctions de présidente d’Endemol France).

Cumularde, elle est à la fois administratrice de la société Iliad (Free) depuis 2009, administratrice d’Assystem et censeur de Technicolor depuis 2016, après en avoir été administratrice de 2014 à 2016. Finalement, en janvier 2013, elle annonce sa décision de démissionner de ses fonctions de D.G. d’Endemol Monde et de présidente d’Endemol France pour créer sa propre entreprise, Shower Company.

Logiquement faite Chevalier de l’ordre national du Mérite en 2008, elle est alors l’une des plus jeunes femmes décorées de cette médaille. Elle est également lauréate du Prix de la Femme d’Influence en 2014 (catégorie Politique Espoir), logique là encore.

Au travers de son parcours, c’est un peu l’entreprise et les valeurs qu’elle porte qui sont saluées.

Et que la République aime ça !

Virginie Calmels est actuellement première adjointe au maire de Bordeaux, Alain Juppé, vice-présidente de Bordeaux Métropole et présidente du groupe d’opposition à la région Nouvelle-Aquitaine. Elle est également présidente de l’Établissement public d’aménagement (EPA) Bordeaux-Euratlantique. Elle est première vice-présidente et vice-présidente déléguée des LR (depuis décembre 2017).

Elle est investie par Les Républicains pour les élections législatives de 2017 en Gironde mais a finalement fait savoir qu’elle ne serait pas candidate afin de se consacrer à la mairie de Bordeaux. En décembre 2016, elle créé son mouvement politique, DroiteLib, « un mouvement pro-Fillon et anti-Macron », qu’elle lance officiellement le 25 janvier 2017, en présence de François Fillon et Alain Juppé.

Plus tard, dans le cadre de l’affaire Fillon, elle appelle le candidat LR François Fillon à se retirer au profit d’Alain Juppé, sans toutefois démissionner de la campagne. Elle appelle à une rencontre entre Sarkozy, Juppé et Fillon afin de sortir de la crise, estimant que François Fillon (après le départ de Bruno Le Maire, de l’UDI et des juppéistes) n’est plus en mesure de rassembler son camp. Après le refus par Alain Juppé d’être le plan B et avec le retour de l’UDI dans la campagne, elle demeure finalement aux côtés de François Fillon. Quelques semaines plus tard, elle participera ainsi à un meeting du candidat à Biarritz… Bon, pour le flair, on peut faire mieux !

Coup de théâtre en septembre 2017 : elle annonce finalement son ralliement à Laurent Wauquiez pour l’élection à la présidence du parti et forme avec lui un ticket pour la présidence des LR. Cette décision est une surprise, dans la mesure où elle incarne un courant libéral plus modéré. Elle assume ces différences de sensibilité et se justifie :

« Nous sommes complémentaires (…) Je le rejoins en restant ce que je suis. Je suis juppéiste. Je suis libérale. Et je l’assume. Mon tempérament et mon parcours prouvent que je ne suis pas dénaturable. Nos sensibilités diffèrent mais notre socle économique, régalien et éducatif est semblable. Avec lui, nous allons rassembler autour des axes forts : l’humanité, la liberté et la sécurité. »

Il faut bien se retrouver sur quelque chose…

Après l’élection d’Emmanuel Macron, elle affirmera son positionnement à droite, arguant que, non, ceux qui ont rejoint En marche n’ont pas apporté avec eux des projets de la droite ! Par exemple :

« La hausse de la CSG n’était pas dans le programme d’Alain Juppé. La retraite à 65 ans, la fin des 35 heures, la suppression de l’ISF, la baisse de 100 milliards de la dépense publique et de 40 milliards des charges sociales, les quotas d’immigration, le rétablissement des peines plancher, la hausse des moyens pour l’armée, la police et la justice, etc. Tout cela était dans le programme d’Alain Juppé mais n’est pas dans celui d’Emmanuel Macron. »

Son “programme” à elle (ouh le gros mot !) consiste en la réduction massive des dépenses publiques et du nombre de fonctionnaires en réinstaurant du management dans la fonction publique : « Je fais plus confiance à des millions d’individus libres et responsables qu’à une poignée de dirigeants publics ». Elle s’assume ainsi comme une libérale mais pour qui il faut « combattre les rentes et le capitalisme de connivence tout comme l’évasion fiscale, tant d’actions publiques qui faussent le marché et nuisent à une juste concurrence » et pour qui le rôle de l’État « consiste à faire reculer la place de l’Etat pour qu’il se recentre sur la protection des libertés individuelles, la protection de la propriété, le droit à la sécurité » (in L’Opinion,‎ 22 mai 2017).

Ce qu’elle a à dire ici et maintenant

La n°2 du parti Les Républicains était donc présente jeudi dernier à Strasbourg. Une présence dans l’Eurométropole que l’on qualifiera de “symbolique” (d’abord parce que Madame Calmels n’a pas répondu lorsqu’on lui a demandé les raisons de sa visite) parce que sans doute due à l’attachement naturel de sa famille politique pour l’Union Européenne. Les Républicains est, elle le répète, un parti pro-européen. A un détail près, c’est qu’il ne partage pas l’idéal macronien d’une Europe fédérale mais celui d’un « pouvoir européen régalien ». C’est d’ailleurs bien dans ce sens que Virginie Calmels propose un « Buy European Act » qui réserverait certaines commandes publiques à des entreprises européennes, sur le modèle du « Buy American Act » aux Etats-Unis.

Elle évoque aussi des listes républicaines strasbourgeoises très dynamiques et parle d’un mouvement local intéressant qui expliquerait sa présence dans la capitale alsacienne. Elle est d’ailleurs entourée de jeunes LR alsaciens.

La majeure partie de l’entretien est l’occasion pour Virginie Calmels d’expliquer les différences qui l’opposent à Emmanuel Macron, elle qui avait été invitée à rejoindre les listes d’LREM au moment des élections présidentielles :

Elle se justifie aussi d’avoir rejoint Wauquiez… Elle s’est toujours elle-même considérée comme un pur produit de la méritocratie mais, comme “elle ne savait pas quoi faire” elle a suivi une école de commerce, ce qui explique son appétence pour les questions économiques et son idéologie libérale. Tout cela l’avait naturellement conduit à rejoindre Juppé. Mais par désir d’unification, Virginie Calmels a rejoint Laurent Wauquiez au moment de sa nomination. Elle se défend d’avoir « trahi son clan» comme certains l’ont affirmé. Selon elle, sa famille politique doit rester unie tout en prenant en compte des différentes sensibilités qui la composent.

Un véritable challenge qui, s’il réussit, pourrait donner un coup de fouet voire des ailes à une droite à la recherche d’elle-même.

 

Jean-Marie Kutner : Entre la peste et le choléra…

La peste et le choléra, une expression de Jean-Marie

« La peste et le choléra ». L’expression n’est pas nouvelle. Elle servit à Jean-Marie Le Pen pour refuser de trancher entre droite et gauche et à une partie de l’extrême gauche pour ne pas choisir entre Chirac et Le Pen en son temps.

Mais Jean-Marie Kutner ne s’arrête pas là ! Le voilà de « découvrir » que Christian Ball incarnerait la « droite dure ».

Lorsqu’il le choisit comme premier adjoint cela ne le dérangea pas. Tout comme lorsqu’il fit appeler Jean-François Copé par un ancien député pour convaincre le même Ball de faire alliance avec lui.

La droite est dure lorsqu’elle ne sert pas les intérêts de Jean-Marie Kutner

On n’osera imaginer des troubles de la mémoire, mais il convient de rappeler que la haine soudaine du futur ex-maire de Schiltigheim est… troublante.

Le 19 février 2008, c’est bien Jean-Marie Kutner que venait soutenir François Fillon :

François Fillon est venu conforter Jean-Marie Kutner, ancien adjoint de Muller, qui part avec l’étiquette Gauche moderne, celle des alliés d'”ouverture” de l’UMP, dans la foulée du ministre Jean-Marie Bockel, maire (ex-PS) de Mulhouse.

Soutien plus que bienvenu : Schiltigheim sera un test pour cette “gauche sarkozyste”. Jean-Marie Kutner n’aura pas la tâche aisée. Il doit faire son chemin entre la liste d’un autre ancien adjoint, Raphaël Nisand (PS), celle qu’alignent quand même des militants UMP en délicatesse avec leur parti, mais soutenus ouvertement par une bonne partie de la droite alsacienne, et la liste écologiste de la conseillère générale Andrée Munchenbach, qui avait cristallisé l’opposition à Alfred Muller il y a sept ans…”

La gauche Sarkozyste

Ne courait-il pas un temps après les soutiens sarkozystes ? N’a-t-il pas déjà déjeuné avec le Président lui-même, en 2007 ?  « Hier midi, Jean-Marie Kutner (adjoint à Schiltigheim) était convié à déjeuner par Nicolas Sarkozy à l’Elysée, avec d’autres têtes de liste soutenues par l’UMP dans le cadre de la politique d’ouverture chère au président » écrivaient les DNA, le 22 novembre 2007.

Adoubé par Nicolas

« Jean-Marie Kutner, adoubé par Nicolas Sarkozy et investi par l’UMP nationale, a remis la photo du président sur son site internet aussitôt après la parution du chuchotement (DNA du 18 février) qui signalait sa disparition » annonça encore le quotidien au mois de février 2008.

Il continuera encore.

En mai 2012, le même Jean-Marie Kutner cosigne un vibrant appel à voter pour Nicolas Sarkozy :

Les bouleversements géopolitiques et géo-économiques que nous vivons, qui signent la fin du cycle né aux lendemains de la seconde guerre mondiale, ne rendent pourtant pas caduque tout ce que nous avons contribué à mûrement façonner. C’est notre devoir d’Européens convaincus quoique vigilants de montrer en quoi l’Europe est la réponse, pas la cause à nos maux.

La Gauche Moderne y contribuera avec conviction et détermination pour faire gagner, le dimanche 6 mai, Nicolas Sarkozy, et par-là même pour faire gagner une France forte, dans une Europe qu’il faudra par la suite également consolider !”

Soutien aux Primaires

Jean-Marie Kutner aime si peu la droite qu’il se sent pourtant obligé de soutenir l’un des candidats aux primaires : Alain Juppé. Voilà qui permet à des militants de gauche comme de droite de s’étonner d’un revirement.

Christian Ball préfère aller voir les Schilikois et convaincre des électeurs. Danielle Dambach semblait « surprise », hier soir. A la question de Rue89Strasbourg : « Est-ce que cela peut être un soutien embarrassant », elle répondait : « Ça peut l’être ! »

Va-t-elle oser le refuser ? L’alliance des anciennes adjointes de Raphaël Nisand avec Jean-Marie Kutner pourrait réveiller de mauvais souvenirs.

Christian Ball, le sourire sympathique, expliquait que ce sont ces comportements qui lui ont imposé, quitte à tout perdre, de « rendre la parole aux Schilikois »…

 

(La salle du conseil à Schiltigheim, photo©http://www.ville-schiltigheim.fr/)

 

 

Un groupe « Alsace » à la région Grand Est ?

Un groupe « Alsace » ! Entendez-bien, un groupe d’élus LR et centristes au Conseil Régional Grand Est envisagerait de créer un groupe dissident au sein de la majorité régionale. Son nom « Alsace », symboliserait la révolte de ces élus contre le sort réservé à l’Alsace au sein du « machin »…

Les élus alsaciens se révolteront-ils ?

Machin ! Le mot gaullien prend ici tout son sens puisque c’est une belle façon de définir l’ensemble administratif dans lequel l’Alsace a été « fusionnée » de force. L’initiative du groupe n’est pas nouvelle.

Logiquement même, le groupe aurait pu sortir du bois plus tôt si l’affaire Vanessa Wagner n’avait explosé sur fond de création d’un autre groupe interne à la majorité.

Il aura fallu attendre un post de Jacques Schleef sur son mur Facebook :

« Lors de la conférence de presse de Frédéric Bierry et de Brigitte Klinkert l’annonce par Lotz Calderoli Martine de la constitution imminente d’un groupe “ALSACE” au Conseil Régional Grand Est est un événement important pour les semaines et mois à venir ! Sans être parlementaire, elle a exprimé la position de certains conseillers régionaux ( Georges SchulerAndré ReichardtJustin Vogel et Huguette Zeller) prêts à constituer un « groupe autonome » au sein du Conseil régional du Grand est. Si elle se concrétisait, une telle initiative (que Jean Rottner ne manquerait pas de qualifier de « « rébellion »…), aurait plusieurs avantages : – elle montrerait un nouvel aspect de la crise alsacienne, avec un risque de « scission » de la majorité LR/UDI selon des clivages territoriaux – elle pourrait incarner une volonté « régionaliste » à forte capacité médiatique, si le groupe prenait le nom « Alsace » – elle donnerait à ses membres des moyens administratifs importants, ce qui faciliterait leur action de communication vers l’opinion (y compris outre-Vosges, pour expliquer la démarche alsacienne) – elle accorderait aux « frondeurs » une légitimité et une crédibilité incontestables, dans le contexte de la future « vivisection » du Grand Est que pourrait annoncer le préfet Marx (si effectivement l’Etat transfère à une « Alsace reconstituée » des compétences réelles et non symboliques).

La cigogne apporte les bébés – mais elle doit aussi se servir de son bec !

P.S. (‘cela veut dire post scriptum !) : Il va de soi que la présidence doit aller à une femme ! »

Les premiers lecteurs découvraient une Martine Caldéroli engagée pour l’Alsace.

A la lecture du nom d’Huguette Zeller, certains se réjouissaient. « Adrien Zeller aurait été dans ce groupe » soulignait un élu. Soulignant qu’il manquait des noms.

La pression Rottner

La circulation de l’information irrita la présidence et celui ou celle qui se voit déjà président-e. La danse alsacienne du « un pas en avant, deux pas en arrière » commença. On attendait la réaction des « Richert’s Girls »,  mais ce furent d’autres élus qui se firent entendre dans les couloirs.

D’abord ceux qui ne seraient rien sans le Grand Est et leur choix par l’équipe Richert.

Valérie déborde

Ensuite, de l’autre côté des Vosges : il faut dire que l’on somma Valérie Debord de « cheffer » en temps que patronne des Républicains. L’éventuelle présidente d’après promet de gérer la situation…

Y voit-elle un complot alsacien ? Maçonnique, comme on l’a entendu, par d’autres et sur un autre conflit récent ? Heb’di ne sait pas.

Les téléphones ont vibré dans la journée d’hier, pour faire pression sur les uns ou tenter d’impressionner les autres. Si l’outing du groupe n’est pas apparu comme habile, il n’en reste pas moins qu’on attend désormais les élus alsaciens sur le sujet « Alsace ».

L’ombre d’Adrien Zeller plane chez quelques élus. Lui qui voulait, dès 1978, faire de la « politique autrement » avait su, pour défendre ses idées et l’Alsace, créer un groupe avec peu d’élus et oser.

Barbara DesVilles

(Maison de la Région, site Strasbourg Wacken, photo @ www.grandest.fr)

Réforme Territoriale : “Ne faites pas semblant de refaire l’Alsace !”

HEB’DI : Stéphane vous vous avez fondé « Touche Pas à l’Alsace ». En 2014, vous étiez lanceur d’alerte sur les menaces pesant sur l’Alsace. Vous étiez présent dans la foule anonyme lors du dernier rendez-vous de l’Initiative Culturelle Alsacienne. Pourquoi pas sur la tribune ?

Stéphane Bourhis : Pour ma présence à la tribune, je vous laisse poser la question aux organisateurs. Sans doute était-elle réservée aux grands élus ! Mais entre nous, je préfère être dans la foule, avec le « peuple » alsacien, celui qui n’existe pas.

Vous évoquez ma position de 2014, encore visible sur Alsace 20, elle est hélas d’une justesse intemporelle. Nous sommes en avril 2014. J’en appelle à l’union, j’évoque les risques de non alternance.

La première manifestation de juin 2015

Nous (je tiens à ce nous) lançons « Touche Pas à l’Alsace » avec des étudiants et des cadres des LR. Nous organiserons surtout la première manifestation de la Place du Château en Juin 2015. Elle donne la parole à des cadres de différents partis politiques et d’autres sont présents dans la foule. Nous lançons l’alerte. Les premiers coups viennent de cabinets officiels et de ceux qui se voit bien dans ce qui n’est pas encore le Grand-Est. Un tantinet diabolisée, elle lance la vague des manifestations.

Elle incarne ce qu’il faut encore faire aujourd’hui !

Mon regret : le chacun pour soi et la lâcheté de certains. Cela dit, j’ai en tête les visages de ceux qui étaient parmi les 500 à Colmar, à Strasbourg. Sans grade et élus unis…

HEB’DI : Depuis, du temps a passé. Emmanuel Macron a remplacé François Hollande, Jean Rottner a remplacé Philippe Richert et l’Alsace n’est pas de retour. Pourquoi ?

L’Alsacien ne sait pas ce qu’il veut et ce qu’il a, il ne le veut pas

Stéphane Bourhis : J’ai lu dans vos colonnes le mot « Hansimschnockelorisme ». Voilà le mal ! L’Alsacien ne sait pas ce qu’il veut et ce qu’il a, il ne le veut pas. Comment ne pas regretter cette incapacité à parler d’une même voix. Les régionalistes sont accusés de trahison ou d’extrémisme pas les autonomistes et ces derniers ne supportent pas que des partis parisiens puissent abriter dans leur militants d’ardents défenseurs de l’Alsace.

L’autre, c’est sans doute l’égo ! Chacun veut être le nouveau Saint Arbogast ou la nouvelle Sainte Odile qui sauvera l’Alsace. Il faut se dire, comme le fit Maurras à l’échelle de la nation que tout ce qui est alsacien est nôtre. Sans distinction et en poussant dans la même direction.

HEB’DI : Une direction, un cap ! Vous avez signé la pétition « Cap vers l’Alsace ». Quelle est votre position exacte ?

Stéphane Bourhis : A titre personnel, je suis, selon le titre du livre d’Adrien Zeller, pour « Une France forte de ses régions ». Cela veut dire que je suis pour une « Région Alsace » et non pour une « entité » ou, pour les Gaullistes, un « machin » intitulé Alsace avec des sous pouvoirs. J’imagine bien certains technocrates se dire « Donnons aux alsaciens un truc baptisé Alsace, ils seront contents ».

Là est d’ailleurs la faiblesse de l’Alsace. Il n’y a pas plus de « Mouvement Alsacien » comme il existe un mouvement breton ou corse et du côté des partis, il n’y a toujours pas de CDU Alsacienne puisque c’est Paris qui donne les investitures qui compte vraiment.

J’ai signé « Cap vers l’Alsace » au-delà de la démarche mais parce qu’il faut soutenir toutes les avancées. Ici , celles du travail de Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry.

Mais attention, je vous dis que je suis pour une région Alsace mais je suis capable de comprendre que cela puisse mettre du temps. Mais souvenons-nous que la Corse est, elle aussi, sortie de Paca.

HEB’DI : L’Alsace n’est pas la Corse…

Stéphane Bourhis : Avec humour, je vous répondrais évidemment que non. Ils ont la mer, on a l’amer. Mais de l’amour de l’Alsace peut naître un grand mouvement, à condition aussi de ne pas laisser les conférences, les débats aux élus, aux anciens.

Si l’on ne veut pas qu’il y ait un dernier des Alsaciens comme il y eut un dernier des Mohicans

Le Macronisme, que je ne soutiens pas lorsqu’il cantonne l’Alsace, a soulevé un vrai défi. Pour changer de politique, il faut laisser la place aux générations suivantes. Pour cela, il faut leur laisser la parole, les associer immédiatement.

Si l’on ne veut pas qu’il y ait un dernier des Alsaciens comme il y eut un dernier des Mohicans, encore faut-il faire du combat pour l’Alsace un combat intergénérationnel et mettre en avant les Alsaciens de demain.

Un vrai référendum si la loi ne veut pas de l’Alsace

L’autre erreur serait de faire semblant ou de faire une réforme de la réforme au rabais. Il ne faut pas faire semblant de refaire l’Alsace, il faut bâtir « constructivement » une nouvelle Alsace. Cela passe par l’ouverture à tous et sans doute par un référendum… Un vrai, sans limite ni frein, comme celui de 2013.

Il faut aussi en finir avec l’entre-soi et associer la population au sursaut alsacien ! Sans elle, il ne se passera rien. Les lignes doivent bouger.

 

(Propos recueillis par HEB’DI)

Fabienne Keller, Nadine Morano et Florence Portelli… Ambiance, chez Les Républicains


Florence Portelli : « L’Alsace, ce n’est pas le Grand Est ! »

Commençons par la plus charmante (oups ? eh oui, c’est la seule femme !) des candidates à l’élection de la présidence des Républicains.

De passage en Alsace, Florence Portelli s’est lâchée : « L’Alsace, ce n’est pas le Grand Est » ! Il parait que certains, du côté de la Place Zeller, en aurait bu leur apéro de travers.

« Je suis très attachée à l’Alsace avec laquelle j’ai des liens : mon grand-père a été l’un des libérateurs de Strasbourg ! Je suis pour revenir aux régions initiales. Pour moi, l’Alsace, ce n’est pas le Grand Est. Si je suis présidente des Républicains, je porterai le fer de lance pour le retour aux régions, parce que c’est une question d’identité. L’identité, ce n’est pas de tenir des propos xénophobes ou clivants, c’est de maintenir une tradition historique et culturelle. Je suis très attaché aussi au fait du Concordat. Il y a des valeurs que nous devons défendre, l’Alsace en est une très bonne illustration. Je suis pour le retour à l’Alsace ! » a-t-elle déclaré à Jacques Fortier et aux DNA.

On croit savoir qu’elle a énervé le cabinet de Jean Rottner qui visiblement surveille plus la toile que le Grand Est. Florence, elle, doit s’en moquer et penser à sa grand-mère alsacienne, Yvonne.

Keller-Morano : le clash

Quelques jours avant, c’est le clash Keller-Morano qui démarre.

A ma gauche, l’ex-Maire de Strasbourg, très à ma droite, Nadine Morano.

La seconde, dans les colonnes du Parisien avait déclaré : « C’est un long processus de débauchages et de trahisons entamé en catimini pendant la campagne présidentielle, alors que François Fillon n’était plus en mesure de l’emporter. Ils ont tourné casaque en négociant leur portefeuille et leur ralliement. En fait, chez les militants LR, Constructifs est devenu le nom de code pour traîtres ».

La colère de Nadine Morano a réveillé l’ex-Maire de Strasbourg qui tenta de constituer un groupe constructif au Sénat. La voilà alors de publier sur son compte Twitter :

Nadine Morano répliqua une première fois : « Tu nous expliqueras ce qu’est le flirt avec les extrêmes… » avant d’insister et de déclarer selon 20 Minutes : « Il y en a marre, il faudra à un moment qu’elle se justifie de ses accusations et qu’elle clarifie sa situation. Elle peut aussi partir. »

En attendant, l’ex-maire entend être sur la ligne de départ en 2021.

A vous de commenter : voteriez-vous pour elle ?

Barbara Desvilles

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