Projet GCO : la rapacité des sociétés autoroutières

Le comble de l’ignominie est atteint par la rapacité des « sociétés autoroutières » dont Vinci fait partie.

(visuel©vinci-autoroutes.com)

Le « Canard Enchaîné » a révélé dans un article paru dans son n° du mercredi 27 juin que « le très droitier Eric Ciotti avait présenté et fait adopter, il y a plus de six mois, un amendement prévoyant -ce qui devrait être le cas depuis toujours- la gratuité pour les pompiers, les flics, les gendarmes et le Samu aux péages autoroutiers. « Le Parisien » du 24/6 signale que le temps passe et que le décret annoncé pour cet amendement n’a toujours pas été publié. Ciotti a donc écrit au Premier Ministre pour râler… Et selon le journal, la Ministre des Transports, Elisabeth Borne, a répondu que les sociétés autoroutières souhaitaient être indemnisées par ce manque à gagner. »

Sans aucune vergogne, ces sociétés autoroutières dont les bénéfices sont extravagants -ce qui a été dénoncé par la Cour des Comptes et dont Vinci est un membre important – atteignent par leur demande le comble de l’ignominie. Voici donc mise au jour la rapacité de l’entreprise qui devrait réaliser et gérer le GCO avec le support des pouvoirs publics.

La collectivité en sera toujours de sa poche au profit des dirigeants de ce club d’arnaqueurs .

Lanceur d’alerte : Tout pour l’intérêt général

Qu’est-ce qu’un lanceur d’alerte ?

L’affaire du Médiator, le scandale des “Panama Papers” ou des “Paradise Papers” et bien d’autres encore n’auraient jamais été révélés au grand public si une personne n’avait décidé de lancer une alerte et cela, au risque de compromettre sa carrière professionnelle.

Nombre d’entre eux sont ainsi poursuivis en justice par leurs anciens employeurs à l’instar notamment d’Antoine Deltour poursuivi pour avoir divulgué des documents internes du cabinet d’audit dans lequel il travaillait, ce qui avait permis de faire éclater le scandale des “LuxLeaks”. Condamné en première instance puis en appel à six mois d’emprisonnement et 1 500 euros d’amende, il a fallu attendre la décision de la Cour de cassation luxembourgeoise qui lui a finalement reconnu le statut de lanceur d’alerte et cassé la décision de condamnation.

Un lanceur d’alerte est une personne qui, confrontée à des faits constitutifs de manquements graves à la loi ou porteurs de risques graves, décide librement et en conscience de lancer une alerte dans l’intérêt général. Lorsqu’il fait le choix de révéler les faits, celui ou celle qui ne se reconnaît pas comme lanceur d’alerte mais comme un homme ou une femme qui ne fait que son devoir, se trouve aspiré dans une spirale infernale qui lui fait souvent regretter d’avoir agi pour le bien de tous.

Ainsi le professeur Christian Marescaux, neurologue, ancien chef de l’unité neuro-vasculaire des Hôpitaux universitaires de Strasbourg témoigne dans l’ouvrage co-écrit avec le professeur Philippe Halimi (Hôpitaux en détresse – Patients en danger, Flammarion, mars 2018) :

Que pouvais-je faire ? Me taire ? Ne rien dire quand un homme de 50 ans meurt alors que pendant quatre jours les radiologues ont refusé de pratiquer les examens qui auraient permis de mettre en place le traitement qui l’aurait sauvé ? Ne rien dire quand une jeune femme de 22 ans reste gravement handicapée parce qu’elle a traîné 36 heures aux urgences, sans diagnostic et sans soins, alors qu’elle était victime d’in accident vasculaire avec paralysie des quatre membres et des muscles respiratoires ? Ne rien dire quand un bébé meurt à 18 jours d’un hématome sous-dural qui évolue depuis sa naissance ? Ne rien dire alors que ce bébé a mal été suivi pendant la grossesse et que l’accouchement s’est mal passé ? Ne rien dire alors que ce bébé a été renvoyé des urgences pédiatriques au dixième jour de vie malgré les inquiétudes des parents qui signa- laient des symptômes typiques de la décompensation d’un hématome sous-dural ? Ne rien dire après la mort de ce bébé alors que, pour camoufler cette cascade d’erreurs médicales, l’expert du CHU a accusé le père de maltraitance et l’a fait incarcéré ?”

Le Pr Marescaux s’interroge :

Ai- je fait preuve de courage ou de bon sens en rappelant à la direction de l’hôpital Hautepierre de Strasbourg qu’il est anormal et dangereux que les IRM et scanners soient inaccessibles des journées entières aux patients hospitalisés en urgence parce qu’ils sont occupés par des clients privés ambulatoires et non urgents ?”

Le Pr Marescaux ne se considère pas comme un lanceur d’alerte il dit « enfoncer seulement des portes ouvertes : à quoi sert l’hôpital s’il oublie sa mission première qui est de prendre en charge des patients en sou rance, de leur apporter soins et attentions, de préserver leur bien être ? ».

Le Professeur Marescaux a fait le choix de dénoncer des dysfonctionnements graves qu’il a personnellement constaté dans son hôpital et n’a jamais cessé de donner l’alerte. Il le paiera et le paie encore très cher aujourd’hui en étant soumis pendant plusieurs années à des intimidations, du harcèlement et des calomnies jusqu’à se voir retirer la direction de son unité, disparaître des organigrammes du CHU et interdit de garde.

La loi protège-t-elle le lanceur d’alerte ?

La loi ne protège le lanceur d’alerte que sous certaines conditions qui ont été posées par la loi Sapin 2 du 9 décembre 2016.

Les faits révélés doivent constituer un crime, un délit, une violation grave et manifeste d’un engagement international pris par la France, une violation grave et manifeste de la loi telle qu’un excès de pouvoir, un non-respect des règles d’hygiène ou de sécurité, une menace ou un préjudice graves pour l’intérêt général, tel que des atteintes à la santé publique… L’alerte doit viser à remédier ou à mettre n à des dysfonctionnements graves, des violations des lois, des droits et des libertés ou à des atteintes à l’intérêt général.

De quelle protection bénéficient le lanceur d’alerte ?

La loi a créé un régime général pour la protection des lanceurs d’alerte et elle en con e l’orientation et la protection au Défenseur des droits.

Le lanceur d’alerte ne peut voir sa responsabilité pénale engagée pour violation du secret professionnel.

Quelle est la procédure de signalement ?

La loi institue une procédure de signalement à trois paliers. Ainsi l’alerte doit d’abord être effectuée en interne puis auprès des autorités judiciaires ou administratives.

En principe, elle est rendue publique en dernier ressort. L’alerte peut ce- pendant être toujours rendue immédiatement publique si la gravité et l’urgence le justifient. Les dispositifs d’alerte obligatoires doivent offrir une stricte garantie de confidentialité.

 

(NDLR : L’autre solution : contacter Heb’di)
Propos recueillis par TH

 

Agglomération de Mulhouse : 20 millions de taxe à la poubelle !

Les frais de ramassage et de traitement des ordures ménagères sont refacturés aux citoyens par le biais d’une taxe. La taxe la plus utilisée est la taxe d’enlèvement des ordures ménagères ou TEOM. Elle est calculée sur une base de la moitié de la valeur locative cadastrale de la propriété. Le principe de la TEOM est appliqué par la communauté urbaine de Mulhouse, la M2A (Mulhouse Alsace Agglomération). Jusqu’ici, tout va bien.

Seulement, voilà : afin de ponctionner (discrètement bien sûr) les contribuables, les élus de la M2A réclament un montant équivalent à plus du double du montant réellement dépensé. Ainsi ladite taxe rapporte un bénéfice de 19,9 millions d’euros en une année. Rien que ça !

Mulhouse bat tous les records

Le seul ennui, selon le magazine Capital, est que cette « surtaxation de prélèvement de poubelle est interdite, la loi est claire sur ce point ». Plusieurs villes françaises sont concernées, mais c’est bien Mulhouse qui bat tous les records avec un incroyable excédent de 122% de taxe prélevée ! Même pris la main dans le sac, les élus mulhousiens n’ont a priori pas l’intention de changer quoi que ce soit.

En quête d’explications, nous avons tenté joindre le service presse de la M2A, sans succès. Nous nous sommes alors tournés vers Antoine Homé (maire de Wittenheim, est chargé des finances et du budget à la M2A), en vain. Un autre élu de la M2A, qui souhaite garder l’anonymat, nous explique que les calculs du magazine Capital sont erronés. En effet : il y aurait une annexe au budget… Ce sont en réalité  20 millions d’euros qui devraient être remboursés aux contribuables !

À Lille et à Lyon, deux villes qui trichent également, des contribuables ont bataillé ferme dans les différents tribunaux pour imposer le remboursement des sommes indues.

Les élus mulhousiens vont-ils eux aussi attendre d’être condamnés pour rembourser les contribuables et changer leur système de taxe ?

À Colmar, commune également citée par Capital, le dépassement est de 9,9% (soit 0,9 million d’euros).

Mardi : Ça se passe en Alsace !

L’agriculture de Travert

Depuis dimanche soir, à l’appel national de la FNSEA et du syndicat des Jeunes Agriculteurs (JA), près de 150 agriculteurs du Grand Est sont mobilisés. Ils assurent un blocage des dépôts de carburant du port du Rhin à Strasbourg et de Vatry dans la Marne. Tous protestent notamment contre l’importation de produits soumis à des normes plus souples qu’en France.

Interrogé par L’Alsace, Anthony Carbiener, Secrétaire général des Jeunes Agriculteurs 67, explique que la décision « de bloquer ce dépôt pétrolier (…) est un choix stratégique pour que le gouvernement arrive à nous écouter ». La revendication est simple : « l’interdiction de l’import des produits qui n’ont pas les mêmes normes standard françaises, (…) qui ne sont pas soumis à la législation française ». En effet, au sein-même de l’Europe, la loi diverge d’un pays à l’autre…

(image © www.lalsace.fr)

Mais hier matin, les agriculteurs ont découvert à Strasbourg « qu’un pipeline de 20 km qui relie la raffinerie de Strasbourg à une autre vouée au démantèlement a été utilisé pour détourner le carburant vers ce site situé à Reichstett dans le Bas-Rhin »! Hubert Basse, des JA de Meuse, explique à son tour : « ils ont remis la raffinerie en route pour remédier au blocage, mais à notre arrivée nous avons immédiatement organisé un convoi vers la raffinerie de Reichstett et bloqué les 70 camions qui s’apprêtaient à en sortir, chargés de carburant ». « Nous sommes déterminés et on ne vient pas à Strasbourg pour faire de la figuration » a ajouté Hubert Basse à nos confrères de L’Est Républicain.

Les agriculteurs dénoncent ainsi le projet de loi EGA, le traité international de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada CETA et les « incohérences » du gouvernement Macron sur les importations de matières premières agricoles. Incohérences telles que, par exemple : « inciter les agriculteurs français à monter en gamme tout en concluant des accords de commerce internationaux qui provoquent des distorsions de concurrence et l’autorisation donnée à Total d’importer de l’huile de palme pour alimenter sa bio raffinerie de La Mède », dont le démarrage est prévu pour cet été.

En attendant, aujourd’hui mardi, une délégation FNSEA/JA doit être reçue par le marcheur Stéphane Travert, notre ministre de l’agriculture.

Le Bzzz de la biodiversité

Pour sensibiliser à la question des abeilles, de la biodiversité et de l’environnement, une première ruche d’observation vient d’être installée dans une classe d’une école de Strasbourg”

Rappelons tout d’abord que plusieurs apiculteurs ont manifesté à Strasbourg le 7 juin dernier pour dénoncer certaines pratiques agricoles à l’origine de la mortalité des abeilles. C’est justement le lendemain, à l’école internationale Robert-Schuman, dans le quartier de l’Esplanade (Strasbourg), qu’une ruche d’observation a été inaugurée !

Grâce au soutien de la ville, cette ruche pédagogique a été installée pour permettre aux élèves d’une classe de CE2 de suivre l’évolution de la colonie (5.000 abeilles), de la fabrication des alvéoles à celle du miel. Cet « apiscope » a été conçu avec tout le confort moderne, dont un tube de sortie pour permettre aux abeilles de butiner dehors.

Déjà dotée d’un hôtel à insectes et d’une mare pédagogique (qui a accueilli un couple de canards et leurs canetons), l’école veut ainsi sensibiliser au rôle majeur de l’animal dans l’écosystème”

Un moyen concret de prendre part à la survie des abeilles, une survie sans doute salutaire pour l’humanité.

Je fais ce que je veux avec mes chevreuils

« Un animal sauvage sur les pistes et c’est la pagaille ! », s’étonne Le Parisien. C’est avec amusement que l’on comprend qu’un chevreuil s’est promené (au mépris de toutes les règles et faisant fi des panneaux indiquant “accès interdit aux personnes non autorisées”) dans le périmètre de l’aéroport d’Entzheim et a provoqué dimanche sa fermeture toute la matinée :

Jusqu’à 12h40, aucun départ n’a pu avoir lieu. Les avions qui devaient atterrir ont dû être détournés vers Mulhouse et Baden-Baden (…) Ce n’est qu’à 13h05 qu’un premier engin en provenance de Rennes et attendu pour midi a enfin pu se poser.”

Les équipes de l’aéroport ont d’abord tenté de chasser l’animal, aidées par l’hélicoptère Dragon 67 de la Sécurité civile qui a volé en rase-mottes pour l’effrayer, mais sans succès. Un louvetier est ensuite arrivé en renfort, sans que la bête sauvage ne s’en émeuve. Les gendarmes, appelés eux aussi à la rescousse, n’ont carrément rien pu faire « faute de lunettes de visée longue distance sur leurs armes » !

Le chevreuil a finalement disparu en fin de matinée, de son propre chef, sûrement satisfait de son effet. Mais, à l’aéroport de Strasbourg, ça doit un peu grincer des dents : le coût financier « pourrait être conséquent : c’est en effet à lui de prendre en charge les reports et déroutes qui lui sont imputables »…

 

Vendredi mielleux

Jacques a dit 3 ans c’est trop long

Nous avons donc appris la semaine dernière que l’interdiction du glyphosate, herbicide massivement utilisé dans les cultures, n’a pas été retenue dans la loi Agriculture. Entre temps, un petit lutin a adressé un courrier au président de la République. Il s’appelle Jacques, s’occupe de son coq qui chante un peu faux et de ses plantes vertes Linda et Aldashina (cultivées sans ajout de glyphosate) dans son grand jardin de Montluçon. Et Jacques a dit que les bêtes sous la terre et les abeilles sont en train de mourir à cause des pesticides.

Ce à quoi Emmanuel Macron a répondu dans une belle démonstration rhétorique en bois :

Cher Jacques,

Merci pour ta lettre et bravo pour ta détermination. Si tous les jeunes sont aussi engagés que toi, cela nous promet un bel avenir !

Tu as parfaitement raison, des abeilles, fourmis, taupes, vers de terre et beaucoup d’autres animaux, petits et gros, souffrent de l’utilisation de pesticides. Comme toi et comme moi, tout le monde est aujourd’hui conscient de ça. Nous ne pouvons plus fermer les yeux sur cela. Alors, je m’y suis engagé : nous allons les protéger et tout faire pour que le glyphosate, par exemple, ne soit plus utilisé d’ici 3 ans. Ceux qui utilisent les pesticides sont principalement ceux qui travaillent la terre et nous nourrissent avec elle : les agriculteurs. Ils ont besoin de sols vivants. Eux aussi veulent respecter l’équilibre de la terre. Leur vie dépend de ce qu’ils produisent et ils sont conscients des attentes des Français. Nous devons trouver des solutions pour qu’ils puissent continuer à produire et à vivre de leur travail en n’utilisant pas le glyphosate. C’est ce plan d’action sur lequel je me suis engagé et que nous allons mettre en œuvre, crois-moi.

Tu peux faire confiance en ma détermination, qui est aussi grande que la tienne.

Continue à croire en tes idées ! Comme le dit ta maman, elles peuvent en effet changer le monde.

À bientôt !

Mais Jacques a dit : « trois ans, c’est trop long ».

A qui le dis-tu, petit Jacques…

Apiculteurs piqués au vif

Et dans les pas du petit Jacques, les apiculteurs se sont rassemblés hier pour demander au gouvernement un plan de soutien exceptionnel aux apiculteurs sinistrés qui ont fait face à l’hécatombe d’abeilles cet hiver. Ces derniers demandent aussi à l’Etat d’instaurer « les conditions d’un environnement viable pour les colonies d’abeilles et les pollinisateurs ».

Je me suis senti comme un paysan éleveur qui, un matin, pousse la porte de son étable et retrouve toutes ses vaches mortes, glisse le vice-président de l’Union nationale de l’apiculture française (UNAF). Face aux pressions imposées par l’agrochimie sur notre territoire, la vie des abeilles ne tient qu’à un fil. Notre cheptel est sous perfusion, et chaque ruche morte est un nouveau coup de poignard qui nous laisse désemparés et en colère.”

Vu la façon dont le gouvernement a géré le dossier glyphosate, on doute (un peu) qu’il n’engage une action concrète. Et en parlant du loup, le syndicat apicole de l’Aisne a porté plainte hier contre le fabriquant d’herbicide Monsanto pour « administration de substances nuisibles ». Cela fait suite à la découverte d’un apiculteur qui a retrouvé du glyphosate dans son miel !

Est-il utile de rappeler pourquoi les abeilles sont indispensables et la raison de leur surmortalité ? Heb’di vous glisse ICI un petit résumé utile disponible sur France-Culture.

Butineuses, ouvrières de la nature et sœurs de labeur : les abeilles tombent comme des mouches. Mais si on espère ne jamais les voir quitter la ruche, faudrait arrêter de faire l’autruche !

Perles de pluie et d’humour

Et il y a un gros bourdon qui n’en finit pas d’égrener les piques et de papillonner depuis la sortie de son livre Les leçons du pouvoir… L’ancien président, qui volète désormais guillerettement entre plateaux télé, a rencontré les élèves de l’émission Au Tableau ! sur C8. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a enchaîné les bons mots.

Compilation :

C’est l’action qui compte, pas l’apparence.  Il vaut mieux une cravate de travers et une pensée droite que le contraire.”

Je ne connais personne qui n’aime pas le Flanby.”

Ce qui compte c’est la dignité. Elle ne tient pas à une goutte sur ses lunettes, mais aux propos qu’on tient.”

En attendant, les élèves ont eu la brillante idée de lui offrir une paire de lunettes avec des essuie-glaces. Le voilà paré pour un retour en force, non ?

Maintenant que vous m’avez donné des lunettes anti-pluie, je vais commencer à inquiéter beaucoup de monde.”

Essaim amianté

Après l’explosion du silo dans la zone portuaire sud de Strasbourg qui a généré des débris de toits amiantés, des mesures de précaution ont été prises et les autorités se veulent rassurantes :

Dans un communiqué, la préfecture a indiqué que l’explosion avait bien généré des débris du toit amianté du silo. Les études menées par la « cellule anticipation » sur site [DREAL, SDIS, expert national silo] ont permis de déterminer un périmètre dans lequel des fibres amiantées ont pu se déposer suite à l’accident. « Ce périmètre a été établi en tenant compte de l’effet de souffle de l’explosion -200 mètres- auquel une distance de sécurité supplémentaire a été ajoutée par précaution. » S’il y a peu de données disponibles sur la dissémination dans l’air de fibres d’amiante à la suite d’une explosion, il est clair que les conditions climatiques jouent un rôle important. Contacté, Météo France indique qu’au moment de l’accident, le vent était faible, en provenance du nord-est. Si fibres d’amiante dans l’air il y a eu, mais cela reste à confirmer, elles « sont parties » en direction du sud-ouest de l’agglomération.”

Pas de panique donc, souvenez-vous que les nuages de particules s’arrêtent aux frontières et contournent nos villes !

Et pour finir cette revue pressée de miel couleur vert écolo, on se quitte sur la jolie chanson feuillue de Maxime Leforestier :

Naturellement vôtre,

Rosalie

Solidaritude chez les députés

Agnès Buzyn a en effet rappelé que l’ancien premier ministre “Jean-Pierre Raffarin avait inventé la journée de solidarité active, le lundi de Pentecôte” et “qu’on pourrait imaginer avoir deux lundis de Pentecôte travaillés. Créée par la loi du 30 juin 2004, la journée de solidarité est une journée de travail supplémentaire destinée au financement d’actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées ou handicapées…

On ne se fout pas de nous, noooon, pas le moins du monde ! Et dire que ce sont les députés qui vont voter ça !

Petit rappel chiffré

Depuis le 1er février 2017, les indemnités mensuelles brutes de nos députés sont les suivantes :

Soit un montant brut mensuel de : 7 209,74 €.

Par ailleurs, des indemnités spéciales, destinées à compenser des sujétions attachées à l’exercice de certaines fonctions, sont attribuées aux titulaires de différents postes. Elles sont plafonnées à 1,5 fois le montant cumulé de l’indemnité parlementaire et de l’indemnité de fonction.

Leur montant brut mensuel est le suivant :

Les députés disposent en outre d’un crédit affecté à la rémunération de collaborateurs. Calculé en principe pour trois collaborateurs, il peut toutefois, au gré du député, être versé au profit d’un nombre de personnes variant de un à cinq. Le député a la qualité d’employeur : il recrute, licencie, fixe les conditions de travail et le salaire de son personnel.

Le crédit ouvert pour chaque député est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. Depuis le 1er janvier 2018, le montant mensuel du crédit est de 10.581 €. Les charges patronales, sociales et fiscales, afférentes aux rémunérations financées par ce crédit sont prises en charge, hors crédit, par l’Assemblée nationale.

En cas de non-emploi de la totalité du crédit, la part disponible demeure acquise au budget de l’Assemblée nationale ou peut être cédée par le député à son groupe politique pour la rémunération d’employés de ce groupe (!!!).

L’Assemblée Nationale prend en charge les déplacements des députés sur le réseau métropolitain de la SNCF en 1ère classe. À cette fin, elle délivre aux députés qui prennent régulièrement le train pour venir de leur circonscription une carte nominative de circulation.

S’agissant des déplacements à Paris et dans la région parisienne, l’Assemblée dispose d’un parc d’une douzaine de voitures avec chauffeur que les députés peuvent utiliser, dans la mesure de leur disponibilité, pour leurs déplacements liés à leur mandat parlementaire et effectués à partir du Palais Bourbon dans Paris ou à destination des aéroports. Ces véhicules sont également employés pour les réceptions des délégations étrangères ou les missions protocolaires.

En outre, les frais afférents aux déplacements effectués personnellement par les députés en taxi, en VTC, en autopartage ou en vélopartage (ouaf !), engagés en France ou à l’étranger dans l’exercice de leur mandat, sont remboursés sur présentation de justificatifs de dépenses, dans la limite du plafond de la dotation matérielle des députés (DMD). S’ils en font la demande, l’Assemblée nationale fournit aux députés une carte nominative leur donnant l’accès illimité au réseau de transport parisien de la RATP et au réseau transilien de la SNCF.

L’Assemblée nationale prend également en charge chaque année les déplacements aériens de tout ce petit monde…

Pour les députés métropolitains :

Les députés bénéficient, par ailleurs, de certains appuis matériels destinés à faciliter l’exercice de leur mandat. Ils disposent notamment d’une dotation matérielle annuelle dont le montant s’élève, pour un député de métropole, à 18.950 € chaque année. Cette enveloppe permet de prendre en charge les courses en taxi ou en VTC, les dépenses de téléphonie, de courrier, etc.

Chaque député dispose d’un bureau individuel dans l’enceinte du Palais Bourbon ou ses annexes.

Les députés bénéficient d’un accès à internet, à la messagerie électronique et à un certain nombre de bases de données juridiques et économiques. Ils disposent d’un droit à la formation et d’une dotation pluriannuelle pour leur équipement téléphonique et informatique, principalement en circonscription, dénommée crédit d’équipement téléphonique et informatique (CETI).

Pour les députés nouvellement élus lors de la XVe législature, cette dotation s’élève à 15 500 € contre 13 000 € pour les députés réélus. En cas de dépassement du plafond de cette dotation, les dépenses des députés sont imputées sur la dotation matérielle des députés (DMD).

La liste des matériels et des services éligibles au titre du CETI est strictement définie. Les députés font l’avance des frais et sont remboursés sur production des justificatifs de leurs dépenses.

Les communications, à destination de l’ensemble du réseau métropolitain et d’outre-mer, des pays membres de l’Union européenne et des réseaux de mobiles, passées à partir du poste téléphonique installé dans le bureau des députés, au Palais Bourbon, sont prises en charge par l’Assemblée nationale.

La dotation matérielle des députés (DMD) permet de prendre en charge les frais relatifs à cinq lignes mobiles (abonnements téléphoniques et abonnements tablette) et aux installations de téléphonie fixe et internet dans leur permanence de circonscription.

Les correspondances (courrier, portage, méls et SMS en nombre) de nature parlementaire, c’est-à-dire adressées par un député dans le cadre de l’accomplissement de son mandat législatif, sont prises en charge dans le cadre de la dotation matérielle des députés (DMD).

Deux restaurants et une buvette sont à la disposition des députés, qui peuvent également prendre leurs repas dans les deux restaurants en libre-service, à la cafétéria ou à la buvette des journalistes. Sous certaines conditions, ils peuvent y recevoir des invités. Les prestations sont à la charge des députés.

242 députés disposent d’une possibilité de couchage dans leur bureau. Les autres députés, hormis ceux élus à Paris ou dans les départements de la Petite Couronne, peuvent accéder à l’une des 51 chambres de la Résidence de l’Assemblée nationale située dans l’immeuble Jacques Chaban-Delmas. Si celle-ci est complète quand l’Assemblée siège, ils peuvent bénéficier d’un remboursement partiel de leurs nuitées d’hôtel à Paris. Le prix de la nuitée, taxe de séjour incluse, est pris en compte dans la limite de 200 €. Les frais de petit déjeuner et de parking sont remboursés intégralement, en sus de ce plafond. L’Assemblée dispose, dans le cadre d’un marché public, d’un accord d’allotement avec cinq hôtels partenaires du gestionnaire de la Résidence hôtelière, qui garantissent un certain nombre de chambres pour les députés les lundis, mardis et mercredis, à des tarifs préférentiels variables en fonction de la saison et de la catégorie de l’hôtel. Dans ces hôtels, le prix de la nuitée, taxe de séjour incluse, est remboursé intégralement au député.

Bon, stoppons là. On n’a même pas parlé des prestations familiales, de l’allocation d’aide au retour à l’emploi, ni des frais d’obsèques.

Des efforts à faire

Retenons simplement que tout va bien dans notre beau pays, où le RSI assomme les tout petits artisans, où l’on rogne toutes les aides et les subventions (aux handicapés, aux associations), où on supprime les emplois aidés, où on crée chaque jour une nouvelle taxe, où on n’a plus les moyens d’entretenir les routes, où on est condamné à créer des lotos pour entretenir le patrimoine, où on exhorte les gens à donner et où on les culpabilise s’ils ne le font pas, où 22% des citoyens ne partent pas en vacances, où les commerces ferment, où on organise à grands frais et à perte pour le contribuable des Jeux Olympiques qui sont au sport ce qu’Huguette Dreikaus est à la danse classique.

Macron dit “les riches n’ont pas besoin de président”. Comme disait la mère Denis : “C’est ben vrai, ça !”. Ils n’en ont pas besoin pour augmenter les bénéfices, pour licencier, pour optimiser leurs gains au point de ne pas payer d’impôts, pour délocaliser et (se) délocaliser, pour investir ailleurs que dans l’économie du pays, pour donner des leçons de morale et pour multiplier les jours de solidarité.

Les pauvres, en revanche, c’est une autre affaire. Ils ont besoin d’un président-nounou qui leur dise qu’il est vilain d’économiser trois sous sur son livret, qu’ils sont trop cons pour comprendre la complexité de sa réflexion, qu’il faut se laver les mains et les dents, qu’il faut manger cinq fruits et légumes par jour même si on ne peut pas se les payer, que le tabac ça tue et l’alcool ça pue (ou l’inverse, je ne sais plus), qu’on n’a qu’à prendre la bagnole parce que l’Etat ne va quand même pas garder des lignes de train au fin fond de la cambrousse pour des culs-terreux édentés, analphabètes et alcooliques mais qui n’ont pas intérêt à prendre leur voiture diesel et que s’ils n’ont pas de voiture à essence, eh bien, qu’ils en achètent une !

C’est donc à ces mêmes culs-terreux qui n’ont plus de service public de proximité et un accès aux soins de moins en moins assuré qu’on va demander un effort supplémentaire.

Je ne suis pas certain que dans un temps qui se rapproche dangereusement, nos fumeuses élites auront encore mal à la tête… Car elles n’en auront plus.

 

Jeudi : Des nouvelles de l’Alsace

Quand l’Alsace se fait plaquée

Selon une étude publiée par le site spécialisé Eplaque, les plaques d’immatriculation refléteraient les avis politiques des automobilistes. Ainsi, les conducteurs alsaciens boycotteraient franchement le logo Grand Est. Quitte à parfois payer le prix fort et à être dans l’illégalité.”

Et en effet, certains « sont prêts à payer le prix fort pour échapper au logo Grand Est. Prêts aussi à être hors la loi. » À tel point que les garagistes sont obligés de s’adapter. Ainsi, à Colmar par exemple :

« 95% de nos clients optent pour le 68 associé au blason alsacien. On les fait fabriquer en plexi, comme ça on peut les personnaliser.» La plaque est conçue sur ordinateur puis imprimée sur adhésif avant d’être collée sur le plexiglas homologué. Coût de l’opération : 50 euros les deux, contre 30 pour du simple alu. L’Alsace, c’est pas donné à tout le monde.”

Et, s’il y en a qui choisissent d’accepter le logo Grand Est, c’est uniquement pour ne pas payer plus cher.

Autrement, une solution moins chère et tout aussi efficace, l’autocollant Alsace !

Mais attention, comme le rappelle la gendarmerie, la loi est très claire sur le sujet de l’immatriculation : « C’est simple, à partir du moment où on modifie la plaque réglementaire, c’est une infraction. »

Vous savez, bien sûr, que nul n’est censé ignorer la loi. Même si le cœur a ses raisons… que la raison connaît parfaitement, cette fois !

Un ange à sa table

Milieu Espoirs tunisien de 19 ans, Moataz Zemzemi a quitté le Club Africain. Le gaucher polyvalent a signé avec Strasbourg jusqu’en 2021.”

Parce que le Racing nourrit de grands espoirs.

Tirer les leçons de la défaite

La dernière fois que Levi Randolph a foulé le parquet du Rhénus, l’Américain avait planté 14 points et 5 rebonds (…). Cette fois, l’ex-joueur de l’Université d’Alabama portera les couleurs de Strasbourg jusqu’à la fin de la saison.”

Parce que la SIG se nourrit de ses adversaires.

“Mon cœur est triste et j’ai mal aux pieds”

À Strasbourg, la vingtaine de comités locaux de La République En Marche (LREM) peine à se remobiliser après l’euphorie des élections présidentielle et législatives.”

On le serait à moins ! C’est à la lecture de l’article de notre confrère que l’on prend la mesure du « ressenti des militants présents un samedi matin à Lingolsheim, lors de la réunion mensuelle de trois comités de « La République en Marche » (LREM). » Une fois le soufflé des élections retombé, la motivation n’est plus la même, le militantisme en prend un coup… Résultat : « de nombreux militants ont déjà quitté le navire. »

Si l’on ajoute à cela de nombreux facteurs tels que l’éloignement des instances dirigeantes du parti, qui vont parfois jusqu’à faire la sourde oreille, on ne peut que comprendre la déception des marcheurs dans les territoires, notamment en Alsace.

Le travail des militants n’est pas facilité par le manque de moyens locaux : alors que le parti est devenu le plus riche de France après le raz-de-marée des élections législatives de juin 2017 (le nombre de députés élus lui assurant un budget de plus de 100 millions d’euros sur cinq ans), il ne dispose d’aucun local à Strasbourg.”

Cela ne ressemblerait-il pas à… du mépris ? Comme quoi, le renouveau de la politique…

 

Artisanat moderne : L’entreprise qui fait de la couverture sans couvreur-zingueur

A tout seigneur, tout honneur : le menuisier !

Jean : Un jour, j’ai décidé de remplacer plusieurs volets qui avaient derrière eux pas loin d’un siècle de bons et loyaux services. Demande de devis, passation de la commande avec la mention « remplacement à l’identique ». Je parlais des volets, mais l’artisan a interprété la consigne à sa façon : le jour de la pose, le temps de dire « ouf ! » et un coup de meuleuse d’angle avait mis bas toute la ferronnerie originale, (y compris toutes les bergères qui avaient pourtant franchi le siècle sans prendre une ride!) et de nouvelles (im)posées avec une sorte de marteau pneumatique. Vous allez me dire : « Pourquoi se plaindre ? Après tout, c’est du matériel neuf ! Certes, c’est du neuf, mais en matière de quincaillerie, malheureusement ce neuf était loin de valoir l’ancien ! »

Pourquoi cela  ? Parce que c’était plus simple pour l’artisan… vous comprenez s’il faut commencer à adapter sur place la fixation des volets aux fenêtres c’est aléatoire, c’est trop de travail – donc de temps et d’argent perdus pour l’artisan-, tandis que fabriquer son volet et lui adapter la fenêtre… La qualité du travail, c’est une autre question.

D’ailleurs, quelques semaines plus tard, les conséquences du choix de l’artisan devaient se faire sentir : le volet mal posé générait des tensions dans la ferronnerie nouvelle, celles-ci se répercutaient à l’intérieur du tour de fenêtre, dont le grès a fini par céder en partie. Réclamation auprès de l’artisan : un ouvrier est passé pour recoller les éclats de grès « sans que ça se voie trop » ! Si, maintenant on colle la pierre. Mais la confiance, elle, a éclaté en même temps et n’a pas été recollée !

D’après ce que nous avons compris, l’ouvrier délégué était le « compétent », le sous-off qu’on envoie pour tenter de rattraper les inévitables bavures de la piétaille ! Attention, je n’ai aucun mépris pour ces derniers ; je me dis que mieux formés, en leur donnant le temps de bien faire, peut-être aussi mieux traités (payés…), le résultat pourrait être différent.

Je vous rassure, l’affaire n’en est pas restée là. Non, non, je n’ai pas poursuivi, j’ai laissé tomber. Comme font la plupart des gens. Ça semble long, compliqué et coûteux… Non, c’est tout autre chose : dans les mois qui ont suivi, on a vu apparaître à la surface des volets plein de minuscules gouttes opaques : c’était de la sève. Oui, le bois utilisé n’était pas sec et la sève avait ressué à travers la peinture. Ce qu’on a fait ? On a attendu, puis on a poncé et repeint…

Pourtant sa facture a été réglée immédiatement… Et avec du bon argent.

Merci monsieur le menuisier ! Merci !

 

Le chauffagiste !

Charles : Ce n’est pas d’hier, mais il y a quelques années, j’ai décidé de remplacer ma chaudière à fioul par une à gaz. Comme toujours, devis et compagnie, commande, réalisation du chantier. Le plus rassurant avec le chauffage au gaz, c’est qu’une commission d’inspection passe pour vérifier l’installation qui ne peut être mise en service qu’avec son feu vert. Comme toujours, c’est après, parfois longtemps après, qu’on mesure les anomalies.

Deux ans plus tard donc, des taches sombres viennent maculer le mur de la cheminée dans une chambre à l’étage. Diagnostic : du bistre. Explications : nous sommes passés d’une chaudière traditionnelle à une chaudière basse température, il aurait fallu chemiser le cheminée ou la remplacer. L’installateur le savait, lui qui a démonté et emporté l’ancienne chaudière… Ou il était incompétent ou plus vraisemblablement il a pensé que nous risquions de renoncer ou de reporter le projet si à son chantier, il nous fallait encore ajouter le coût d’un chemisage… qu’il ne faisait pas. Il se sera dit qu’il risquait de perdre le chantier et que de toutes façons, ce petit problème aurait la pudeur de ne se manifester que largement après la fin des travaux…

Encore des gens payés rubis sur l’ongle !

 

Le couvreur-zingueur

Jacques : Le pignon de la maison est recouvert -à l’ancienne- de quelques plaques de plomb, deux d’entre elles ont été emportées dernièrement par des bourrasques de vent un peu plus violentes. Diagnostic : ce sont les fixations centenaires qui ont lâché. Scenario habituel, deux sociétés mises en concurrence, devis, commande. La première veut faire ça « à l’échelle », sans souci de la sécurité de ses ouvriers au point que je dois rappeler au patron artisan que je ne veux pas engager ma responsabilité en tolérant ce dérapage. L’autre, réputée au plan local, est plus chère, mais prévoit une nacelle. C’est celle que nous retenons. Et puis il y a la satisfaction, un rien FIER de se dire qu’on a pris ce qu’il y avait de mieux localement.

Le jour venu, les deux couvreurs-zingueurs arrivent, ils installent leur nacelle, font les travaux prévus. A la fin, ils nous proposent un petit tour en hauteur pour avoir une vue inhabituelle sur notre toiture. Nous déclinons l’offre, car nous sommes sujets au vertige, mais leur demandons de prendre des photographies pour que leur responsable puisse faire le point sur l’état du toit et propose le cas échéant un devis.

Effectivement, quelques temps plus tard, un courriel arrive accompagné d’un devis pour la réparation de noues (c’est l’angle rentrant à la rencontre de deux combles). Les photographies jointes exhibent effectivement des zincs percés, presque pourris. Bref un truc à vous faire froid dans le dos : toute l’eau qui doit s’infiltrer par là ! La première surprise passée, nous nous interrogeons : nous suivons de manière stricte l’entretien de la maison et ne comprenons pas comment cela a pu nous échapper. Ma femme a alors une idée : elle emprunte à un voisine une paire de jumelles et lui demande l’autorisation de pénétrer sur son fonds pour examiner sous le bon angle tous les éléments décrits comme défaillants. Ce simple test montre que les noues, toutes les noues, sont en parfait état…

Conclusion : certaines des photographies qui devaient justifier des travaux coûteux, ne provenaient pas de notre toit. A coup sûr, le responsable des devis se sera trompé au moment de choisir les photos sur son ordinateur. Encore une « boîte » à laquelle nous ne confierons plus de travaux…

 

Le plombier…

Antoine : J’ai confié un jour à un plombier la réfection de ma salle de bain. Je précise qu’il était bien du crû et pas Polonais du tout ! Les travaux se sont déroulés sans trop de problèmes et le résultat après quelques corrections n’était pas mauvais.

Pourquoi je vous en parle alors ? Un instant de patience messieurs ! Quelques semaines plus tard, remontant du jardin, je passe mes mains maculées de terre sous le robinet extérieur qui donne sur la terrasse et j’ai la surprise de sentir couler… de l’eau chaude. Oui, de l’eau chaude. En creusant la question, nous nous sommes aperçus que la même conduite alimentait… la chasse d’eau des toilettes.

Exact, pour s’en rendre compte plus tôt, il aurait fallu faire ses ablutions dans la cuvette des toilettes… ce qui n’est pas notre cas. Chacun ses habitudes !

Vincent : La situation est-elle si noire ? Il faut croire. J’ai bien le souvenir -un excellent souvenir- d’un carreleur qui travaillait en tandem avec son fils et qui nous a livré du beau travail, fait dans les délais et à un tarif correct, convenu. Le rêve, quoi ! Mais le malheureux, il semble bien isolé…

 

Autre couvreur-zingueur

Henri : J’ai aussi eu maille à partir avec un couvreur-zingueur. J’avais décidé d’isoler les murs et la toiture de la véranda à l’arrière de ma maison. Quand le chantier s’est achevé, j’étais tout content. Ça avait une certaine allure. Jusqu’au jour où bricolant dans une chambre du haut, je me suis aperçu que la gouttière qui avait été remplacée à cette occasion, ne se vidait pas correctement. Le couvreur n’avait pas prévu qu’en isolant le toit de la véranda, il en rehaussait le niveau et donc celui de la gouttière qui le longeait. Du coup, les tuiles reposaient dans le fond des gouttières, et quand il s’est mis à pleuvoir un peu fort, elles se sont mises à « dégueuler ». Si vous ajoutez quelques soudures malvenues sur la toiture, qui ont cédé sous la chaleur du soleil en permettant à l’eau de pluie de s’infiltrer derrière la bardage… Je vous la fais courte parce qu’il y aurait encore à dire ! Beaucoup à dire ! Remarquez l’artisan en question n’était pas du genre à te laisser tomber, il était prêt à reprendre les anomalies… Si, si, il suffisait de signer un nouveau devis et de payer la facture pour les corrections…

Antoine : Qu’est-ce que tu as fait ?

Henri : J’ai informé mon assurance et nous avons joué la carte de la « responsabilité décennale ». Ça n’a pas été simple : j’ai potassé les manuels du métier, consulté des professionnels, j’ai même réalisé un reportage photographique de la toiture que j’ai montré à un enseignant chez les aristocrates de l’artisanat, j’ai nommé les Compagnons du devoir : le résultat était consternant. Il a énuméré toutes les anomalies qu’il détectait sur les photographies. Et encore il a dit qu’en démontant pour regarder en dessous, il risquait d’y avoir des surprises. C’était ahurissant. Sa conclusion : les gars qui ont fait la couverture, n’y connaissaient rien. Strictement rien !

Jacques : Comment est-ce possible ? Qu’est-ce que tu as fait ?

Henri : Ça m’a mis la puce à l’oreille, tu te doutes bien, alors j’ai décidé de creuser un peu. J’ai découvert des choses incroyables. Que tu peux t’installer comme artisan même si tu n’y connais rien. Tiens, toi par exemple tu pourrais ouvrir une boucherie demain matin si ça te chantait !

Jacques : Tu plaisantes !?

Henri : Du tout. Tu embauches un gars qui a son CAP de boucher et en présentant son contrat de travail et son diplôme de CAP à la Chambre des métiers, tu obtiens ton immatriculation en bonne et due forme. Tu as le droit d’ouvrir ta boucherie. Si tu licencies ton employé après quelques temps, tu peux tranquillement continuer, personne ne te dira rien. Après quelques recoupements, j’ai compris que c’est ça qui m’était arrivé : l’entreprise faisait de la couverture sans couvreur-zingueur. Le plus tordu, c’est que j’ai interrogé la Chambre des métiers d’Alsace pour savoir si le chef d’entreprise était qualifié ou s’il figurait au registre des métiers parce qu’il avait au moins un employé qualifié. Tu ne devineras pas ! Ils m’ont expliqué que la loi ne leur permettait pas de me donner des informations aussi confidentielles ! J’ai même questionné la commission d’accès aux documents administratifs, qui m’a répondu la même chose : la loi l’interdit !

Guillaume : Dites ça me fait penser, il y a quelques jours, j’ai aperçu dans un quotidien régional la photographie du président de l’Assemblée permanente des chambres des métiers et de l’artisanat, vous ne voyez pas ? mais si, c’est un gars du coin, celui qui porte son enseigne sous le nez, le coiffeur avec ses bacchantes, il est même conseiller régional… Vous voyez qui maintenant ? Bon, alors il déclare dans le même quotidien paraît-il « avec gourmandise »(*) qu’« il vit un conte de fée », je me dis que nous tous ici on aimerait bien le partager, son conte de fée. Et si on lui suggérait à l’occasion -je cite- quand il « textote le dimanche avec Muriel Pénicaud et Bruno Le Maire (**) » d’en profiter pour leur demander quelques modifications de la loi, par exemple :

1) que les informations relatives à la qualification du chef d’entreprise artisanale et de son personnel soient désormais accessibles au public sur simple demande à la CM;

2) et surtout que seuls puissent ouvrir une entreprise artisanale les personnes physiques titulaires des compétences idoines (diplôme ou acquis de l’expérience dûment validés) à l’exclusion de toute autre. Il faut savoir qu’en Autriche si vous n’êtes pas diplômés vous-même, vous ne pouvez créer une entreprise artisanale. A la réflexion, c’est logique : comment sinon voulez-vous être en mesure de contrôler le travail effectué par votre personnel ?

Jacques : C’est une bonne idée. Et puis c’est positif.

Vincent : C’est du concret, du pragmatique comme ils disent !

Guillaume : Sûr que ça ferait du bien à l’artisanat ! Y’a plus qu’à faire !

Antoine : Et ton affaire qu’elle est-ce qu’elle est devenue ?

Henri : Je n’ai pas lâché. Ça m’a demandé près de 18 mois d’efforts, mais j’ai fini par avoir gain de cause. Son assurance a payé.

 

Guillaume PFALZER

 

(*) ça c’est le journaliste inspiré qui l’écrit (DNA du 12 janvier 2018 page 15)

(**) respectivement ministre du Travail et ministre de l’Economie du gouvernement Philippe I

Jeudi : Des taxes, elles aussi « En Marche »

Hausse de la CSG

« Les députés ont approuvé par 120 voix contre 45 l’article 7 du projet de loi de financement de la Sécurité sociale qui prévoit de supprimer en deux temps en 2018 les cotisations maladie et chômage pour les salariés du privé, représentant 3,15 % du salaire. En compensation, la CSG, qui pèse sur toutes les catégories de revenus (salaires, retraites, revenus du capital) verra son taux normal augmenter de 1,7 point, de 6,6 à 8,3 % », lit-on dans les DNA.

On comprend bien que ce qui est donné d’une main est pris de l’autre.

Mais on notera que cette loi est votée par 120 députés (165 avec les contres) sur 577.

La fin de la taxe d’habitation

Vous vous réjouissez, par contre, de la fin de la taxe d’habitation ? Assurez-vous d’abord d’être parmi les exonérés !

Enfin, il ne faudra pas vous plaindre si votre maire augmente les impôts ou ne fait plus rien dans votre ville : 36 % de la taxe d’habitation alimentait les mairies.

On parle, certes, de compensations mais, comme vous le savez, l’argent doit bien venir de quelque part.

Une action contre RichMeetBeautiful.com

« La frontière entre la prostitution et la recherche de « mécènes » pour financer des études est ténue », souligne la sénatrice communiste Brigitte Gonthier-Maurin dans un rapport qui n’a pas abouti à une loi délimitant cette frontière et distinguant la rencontre de l’activité d’escort. L’élue conclut : « Les difficultés matérielles et la précarité des conditions de vie des étudiants peuvent rendre attractifs les revenus susceptibles d’être rapportés par la prostitution de luxe : 2 000 euros la nuit, 4 000 à 5 000 euros le week-end. »

On lira cet article des DNA sur le sujet en se posant la question de la prostitution étudiante mais, au final, celle de la paupérisation de notre société qui fait qu’il faut de l’argent partout, pour tout désormais.

(photo@tempsreel.nouvelobs)

On taxe les sodas

Les victimes du sucre ne s’en plaindront pas, découvrons la hausse de la « Taxe Soda » :

« Les députés ont adopté une nouvelle version de cette taxe, qui sera désormais modulée en fonction du taux de sucre présent dans chaque boisson, rapporte Francetvinfo. La commission des Affaires sociales a adopté un amendement en ce sens au projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018. Depuis 2013, les boissons contenant du sucre, même en quantité infime, sont taxées. Après l’adoption de cet amendement, cette taxe restera au même niveau pour les boissons à partir de 5 grammes de sucre pour 100 millilitres. En revanche, cette taxe sera doublée pour les boissons qui contiennent plus de 8 g de sucre pour 100 ml, et triplée pour celles qui contiennent plus de 10 g pour 100 ml », nous informe l’Alsace.

En même temps, on en a profité pour taxer les alcools forts… Bref, on taxe de plus en plus de choses. A quand une taxe sur la connerie ? Celle-là rapporterait bien plus qu’elle ne coûte, non ?

Jean Rottner à Reims

« Le nouveau président de la région Grand Est, Jean Rottner, se rend à Reims pour son premier déplacement, ce mercredi 25 octobre. Il y rencontre des élus comme le maire de la ville, Arnaud Robinet », nous apprend France 3.

Choisir la ville où les rois de France allaient se faire couronner en dit long sur sa modestie ! Non ?

 

Une loi pour recréer l’Alsace : Il manque des députés et sénateurs !

« Les députés Eric Straumann, Raphaël Schellenberger, Jacques Cattin (LR, Haut-Rhin) et Laurent Furst (LR, Bas-Rhin) à l’Assemblée, les sénateurs Jean-Louis Masson et Christine Herzog (DVD, Moselle) au Sénat, ont déposé une proposition de loi visant à recréer des régions disparues en 2015 par référendum. Leur argumentaire fait directement allusion aux situations alsaciennes et lorraines » écrivent les DNA.

Pour un peu, on se réjouirait. En effet, il faut donner un cadre légal à la volonté de créer une « nouvelle région Alsace ». Or, la création de celle-ci passe par un retour à l’ancienne. La loi est dure, mais c’est la loi !

Pour un peu, on se réjouirait… Mais pas tout à fait !

Parlons Sénat. Rendons d’abord hommage à deux sénateurs mosellans ! Puisqu’il n’y a aucun sénateur alsacien par les dépositaires pour écrire : « Dans la logique du conseiller territorial, il aurait par exemple été pertinent de fusionner les deux départements alsaciens avec la région Alsace ou de fusionner les quatre départements lorrains avec la région Lorraine. Par contre, il est aberrant d’organiser l’absorption progressive des dix départements de la région Grand Est par celle-ci. »

Pourquoi l’Alsace serait empêchée de former une entité administrative spécifique alors que cette faculté a été accordée sans problème à la Corse

Compte tenu des frais de déplacement et de l’éloignement des centres de décision, les grandes régions n’ont permis aucune économie réelle de gestion. C’est ce que confirme un rapport de la Cour des Comptes. Le Républicain Lorrain du 12 octobre 2017 indique ainsi : selon le « Rapport de la Cour des Comptes, la fusion des régions a généré des surcoûts. C’est poliment dit : la création de grandes régions “n’a pas remédié à la complexité du paysage institutionnel local.” En clair, une réforme pour rien et qui pourrait coûter cher ».

En tout état de cause, si on compare le coût du fonctionnement des grandes régions actuelles et des squelettes de départements qui subsistent avec le coût qu’auraient les anciennes régions ayant absorbé les départements, il est clair que la seconde option n’est pas la plus onéreuse. De plus, elle aurait l’avantage de garantir une gestion à taille humaine avec un minimum de proximité par rapport au terrain.

Malheureusement, les élus régionaux actuels sont accrochés à leur mandat électif et on ne peut pas espérer de leur part, une initiative qui remettrait en cause leur existence. C’est d’autant plus regrettable que dans beaucoup de régions fusionnées, des voix se font entendre pour déplorer que l’on ait créé de véritables féodalités complétement déconnectées des problèmes que rencontrent nos concitoyens dans leur vie au quotidien.

Enfin, des régions telles que l’Alsace ont une identité très forte et on ne voit pas pourquoi l’Alsace serait empêchée de former une entité administrative spécifique alors que cette faculté a été accordée sans problème à la Corse ».

Reconstitution de la région de 2015 !

Leur proposition de loi demande : « Un département inclus dans le territoire d’une région constituée par regroupement de plusieurs régions peut, avant le 1er janvier 2020, demander la reconstitution de la région existant au 31 décembre 2015 sur le territoire de laquelle il était alors situé et sa fusion avec les départements qui la composaient à cette date en une unique collectivité territoriale exerçant leurs compétences respectives. La demande est inscrite à l’ordre du jour du conseil départemental, par dérogation aux articles L. 3121-9 et L. 3121-10, à l’initiative d’au moins trois de ses membres.

La demande du département est transmise au conseil régional concerné qui la soumet aux électeurs des départements de la région dont la reconstitution est demandée selon les modalités définies à l’article L.O. 1112-3, au second alinéa de l’article L.O. 1112-4, aux articles L.O. 1112-5 et L.O. 1112-6, au second alinéa de l’article L.O. 1112-7 et aux articles L.O. 1112-8 à L.O. 1112-14 ».

Les puristes liront l’ensemble ici : http://www.senat.fr/leg/ppl17-014.html.

Interrogez votre sénateur sur sa volonté de défendre l’Alsace !

Ce qui nous interpelle, c’est l’absence des Sénateurs alsaciens … Car oui, vous l’ignorez peut-être mais nous avons des Sénateurs.

Alors demandez aux vôtres leurs positions sur le sujet, si vous habitez dans le Bas-Rhin ou dans le Haut-Rhin.

Interrogez votre député sur son soutien à cette démarche !

Ce qui nous interpelle, ce sont aussi les 4 députés alsaciens à déposer ce projet de loi.

On félicitera donc les députés Eric Straumann, Raphaël Schellenberger, Jacques Cattin (LR, Haut-Rhin) et Laurent Furst (LR, Bas-Rhin) et on interrogera les autres, à commencer par les Bas-Rhinois puis par les Haut-Rhinois.

Ceux qui auraient oublié de signer peuvent encore se rajouter !

Demandons aux autres de justifier cette énième absence…

D’ici là, partagez cet article !

 

(en illustration, le blason de l’Alsace réunissant les deux départements, utilisé jusqu’en 2015)

Les députés Républicains alsaciens voulaient continuer de tricher

Il est rare que nos députés alsaciens se fassent remarquer à Paris, leurs semblants de colère dépassent rarement la ligne bleue des Vosges… Mais cette fois-ci, ils ont fait fort. Sept de nos quinze élus ont voté contre la loi de moralisation.

(Retrouvez cet article et bien d’autres dans le Heb’di-Mag de septembre !)

Tous des Républicains : Raphaël Schellenberger, si jeune et déjà gâté… Jean-Luc Reitzer, concerné au moins par les emplois familiaux…
Jacques Cattin, au cas où… Laurent Furst, Patrick Hetzel, Frédéric Reiss, Éric Straumann, a priori pour soutenir les premiers…

Le centriste Antoine Herth s’est abstenu.

Les sept autres membres alsaciens de l’Assemblée nationale (Modem, LREM et Constructifs) ont voté pour la moralisation des députés ! Nos sept mercenaires de l’anti-moralité ont de ce fait entre autre voté contre :

– L’interdiction des emplois familiaux de collaborateurs ;

-La suppression de la réserve parlementaire (chaque parlementaire pouvait distribuer 130 000 euros de subventions à sa guise). Notre ami le député Jean-Luc Reitzer avait ainsi alloué 20 000 euros (la plus grosse subvention) à Jean-Luc Reitzer, maire d’Altkirch, pour l’aménagement de l’Hôtel de Ville… ;

-Le fait de justifier les dépenses de frais de mandat des parlementaires (avant cela, chaque député pouvait dépenser chaque mois 5 373 euros sans justification).

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