Grand-Est : l’affaire Lilla Merabet embarrasse Jean Rottner

« Madame Je sais tout »

C’est ainsi que la surnomment un certain nombre de patrons et de fonctionnaires de la région. Lilla Merabet vient d’être mentionnée dans le célèbre volatile au sujet d’une « affaire », un manquement qui concernerait sa déclaration à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP).

(photo © www.grandest.fr/elus-regionaux)

Ancienne UDI, passée LREM au moment des présidentielles, l’élue n’est pas une inconnue. Elle se faisait déjà remarquer, lors de la manifestation « pro-Alsace » de Philippe Richert, en arborant une écharpe de député avant de devenir la vestale du Grand-Est.

Jamais égratignée, elle jouait de son profil pour percer en politique. Accessoirement, élue grâce au travail des militants LR aux régionales, elle n’hésita pas à se montrer heureuse de la victoire d’un député LREM dans la 3ème circonscription du Bas-Rhin.

Présente dans bien des cercles économiques, elle jugeait sur pièces des dossiers, des initiatives.

Elle savait tout ! Du financement au développement, de la stratégie au marketing ! Elle savait tout… Sauf remplir et mettre à jour sa déclaration à la HATVP.

600.000 € pour une start-up !

« Selon le Canard enchaîné daté du 30 mai, la vice-présidente de la Région Grand Est, Lilla Merabet, aurait omis de déclarer une participation dans une holding financière à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Toujours selon l’hebdomadaire, l’incubateur de start-up SEMIA, qu’elle préside, aurait participé au développement de l’entreprise Fibermetrix dirigée par son compagnon, société qui aurait bénéficié deux ans plus tard d’un investissement de 600.000 euros (et non 60.000 comme écrit initialement par erreur) financés par le conseil régional via Capital Grand Est, une structure de gestion régionale en capital-investissement où siège Lilla Merabet » a-t-on pu lire dans un article des Dernières Nouvelles d’Alsace.

Rue89Strasbourg prolonge :

Lilla Merabet a répondu au Canard qu’elle « ne connaît pas toutes les start-ups que nous subventionnons, » ce qui fait réagir l’hebdomadaire satirique qui se demande « Et son conjoint ne lui dit rien ? »”

Mais, si sa vie privée ne nous regarde pas, on notera que sa réponse « Je ne connais pas toutes les start-up que nous subventionnons » laisse à imaginer qu’il n’y a pas beaucoup de dialogue dans son couple, à moins qu’elle ne souffre d’inquiétants troubles de la mémoire  :

L’entreprise Fibermetrix n’a pas perçu une petite participation, mais bien 600.000 € par le fonds Capital Grand Est qui «  peut compter sur la confiance des actionnaires et souscripteurs des différents Fonds » dont la région Grand Est, « les banques régionales, CM-CIC, Caisse d’Epargne, Banque Populaire, Crédit Agricole, BNPP, mais aussi de grands industriels comme le Groupe EDF constituent les principaux investisseurs privés et leur présence est indispensable à l’équilibre réglementaire nécessaire entre investisseurs publics et privés” (Source http://www.capitalgrandest.eu/capital-grand-est/nos-partenaires/°)

Ethique et toc ?

Naturellement, Lilla Merabet siège dans cette structure en qualité de représentante de la région Grand Est, mais pas que :

Si le travail et la qualité des développements de Fibermetrix ne sont absolument pas en cause et mériteraient sans aucun doute d’être soutenus, on regrettera la légèreté et la maladresse d’une élue prompte à « donner des leçons ».

On attendra la décision sur le sujet de Jean Rottner qui entendra l’élue prochainement et qui ne peut être qu’embarrassé par ce dossier. Enfin, comme Le Canard Enchaîné, on s’étonnera de la mansuétude de la HATVP.

 

Vendredi c’est beau la vie, pour les grands et les petits

Porte-à-faux

 « C’est une catastrophe pour la municipalité, Yves Barniol le maire d’Elne, une petite commune située à une dizaine de kilomètres au sud de Perpignan, ne décolère pas depuis la découverte de l’escroquerie qui a ébranlé le musée de la ville. »

C’est-à-dire que voyez-vous,  la collection du musée local entièrement consacrée au peintre Etienne Terrus, l’enfant du pays, était en fait composée à 60% de faux tableaux, dessins ou aquarelles ! La chose a été découverte par un commissaire d’expositions et historien d’art chargé par la mairie de réorganiser le musée autour de nouvelles acquisitions provenant de la région.

Du coup, le musée entièrement rénové a été inauguré vendredi dernier… avec une collection amputée de 82 tableaux !

On comprend bien la colère du maire d’Elne, comme on imagine l’émoi à Strasbourg si quelqu’un venait à découvrir que la plupart  des œuvres du musée de Tomi Ungerer sont en réalité des faux réalisés par Véesse…

Mais chut, c’est un secret.

Synthe mise au vert

Faut les voir, ces petites frimousses qui font la grimace en disant au micro du journaliste que « c’est bio, mais bon, c’est pas comme à la maison ».

Il faudra un peu de temps pour convaincre les habitants de Grande-Synthe et leurs tendres chérubins à se mettre au vert, parce que ça coûte un bras. Mais après la mise en place de cantines scolaires 100% bio, le maire de la ville veut aujourd’hui aller plus loin en implantant un circuit de production local, sans pesticides. N’empêche, l’histoire est belle et montre que même dans des villes périphériques comme cette cité ouvrière proche de Dunkerque, les idées alternatives infusent et se diffusent petit à petit.

Un des fournisseurs des cantines de Grande-Synthe, un jeune agriculteur fraichement installé dans la ferme de Pitgam explique :

« Ce que je voulais, c’est faire un produit que je puisse vendre moi-même. Quand il y a la confiance qui s’installe, il n’y a plus besoin de label bio ou quoi.  Le client sait comment on travaille. »

C’est simple, mais bon à entendre, et c’est à visionner sur l’excellent site d’information indépendant Explicite.

Tagada c’est beau la vie

Une facture de 17,8 kg de fraises Tagada achetées dans une boutique Haribo de la Haute-Garonne  figure dans les dépenses de campagne du candidat Macron pour la présidentielle de 2017 ! Le quotidien La Dépêche du Midi a enquêté, et a levé le mystère : lors du la journée internationale des droits des femmes, les marcheurs locaux ont distribué des tracts résumant les propositions du candidat Macron sur le sujet. Et puis quelqu’un a eu la lumineuse idée d’accompagner ces tracts de petits sachets de bonbons…

Des fraises tagada roses hein, histoire d’être bien en phase avec l’esprit de la journée des droits des femmes et de ne pas l’édulcorer. On ne lésine pas sur la com’ intelligente et subtile chez LREM !

Président pellicules

La visite d’Etat de trois jours d’Emmanuel Macron à Washington a beaucoup inspiré les talk-shows américains, et c’est Courrier International qui en a compilé les meilleurs moments.

Et on a bien rit de voir notre président d’acier gérer de façon maladroite les élans amicaux d’un Trump un peu trop enthousiaste.

Non vraiment, c’est un régal, comme le goût légèrement acidulé d’une fraise tagada !

 

Fraisement vôtre,

Rosalie

Schiltigheim : la chute de la Maison Kutner

La dynamique Christian Ball

La première surprise de cette élection est le score de Christian Ball. Avec près de 36 % des voix, son alliance avec Ahmed Fares, Andrée Munchenbach, Anne Meunier et Elric Ferandel (LREM) relève un premier défi.

Autour d’un programme « Schiliko-Schilikois », le tête de file de « Schilick pour Tous » fait le score, autant dans les quartiers d’habitude réservé à la droite que dans les quartiers populaires, notamment « Les Ecrivains ».

La tendance s’est dessinée dès le 1er tour, quand les réunions et rendez-vous du candidat ont rassemblé près de 1000 personnes. Les dernières opérations de sa campagne, un nettoyage d’une ville « sale » et l’annonce de la suppression des horodateurs ont encore élargi sa base.

Porté par une réelle dynamique de victoire, il devrait encore rassembler et convaincre les électeurs et les abstentionnistes pour gagner au second tour. Il en a la volonté… Suffira-t-elle ?

La claque Kutner

Les regards des adjoints sur les tableaux de résultats, les coups de fils pour vérifier les chiffres, la panique des nouveaux candidats perçus hier soir à la mairie de Schiltigheim, tout cela soulignait une vérité cruelle : le rejet de Jean-Marie Kutner.

Injuste pour les fans, logique pour les adversaires, celui qui ne peut plus être maire finit la soirée sous les 20 %. Une claque camouflée sous des éléments de langage de type « mobiliser les abstentionnistes ».

Certains s’interrogent à voix basse sur les intentions de second tour, sur leur propre vote.

A l’heure où nous écrivons l’article, nous ne savons pas si le chef de l’orchestre du Titanic va continuer le concert ou pas.

L’Alliance EELV-PS-PCF

En 2ème position, à plus de 15 % de Christian Ball, Danielle Dambach pense que son heure est arrivée. Aussitôt annoncée l’alliance avec le PS et le PCF, elle en appelle à l’union des forces du progrès. “La” Danielle Dambach retrouve ses accents de gauche.

Les discussions et manœuvres des partis ont repris. Après l’alliance Dambach-Nisand, voici donc venu le temps de l’alliance Dambach-Jampoc. Les deux adjointes de l’époque Nisand savent travailler ensemble. Arriveront-elles à rassembler les Schilickois ? Là est la question.

Ce matin, dans mon PMU préféré, certains électeurs ou supposés tels rejetaient les « magouilles » que constituent les alliances des ennemis du 1er tour.

L’un d’entre eux allait plus loin : « Dambach, Jampoc… et demain Nisand ». L’ombre de l’ancien maire passa sur la discussion. Un autre se demandait si, des verts à l’extrême gauche, on n’allait pas avoir des Zad à Schiltigheim.

Réponse dans les urnes.

Réforme Territoriale : “Ne faites pas semblant de refaire l’Alsace !”

HEB’DI : Stéphane vous vous avez fondé « Touche Pas à l’Alsace ». En 2014, vous étiez lanceur d’alerte sur les menaces pesant sur l’Alsace. Vous étiez présent dans la foule anonyme lors du dernier rendez-vous de l’Initiative Culturelle Alsacienne. Pourquoi pas sur la tribune ?

Stéphane Bourhis : Pour ma présence à la tribune, je vous laisse poser la question aux organisateurs. Sans doute était-elle réservée aux grands élus ! Mais entre nous, je préfère être dans la foule, avec le « peuple » alsacien, celui qui n’existe pas.

Vous évoquez ma position de 2014, encore visible sur Alsace 20, elle est hélas d’une justesse intemporelle. Nous sommes en avril 2014. J’en appelle à l’union, j’évoque les risques de non alternance.

La première manifestation de juin 2015

Nous (je tiens à ce nous) lançons « Touche Pas à l’Alsace » avec des étudiants et des cadres des LR. Nous organiserons surtout la première manifestation de la Place du Château en Juin 2015. Elle donne la parole à des cadres de différents partis politiques et d’autres sont présents dans la foule. Nous lançons l’alerte. Les premiers coups viennent de cabinets officiels et de ceux qui se voit bien dans ce qui n’est pas encore le Grand-Est. Un tantinet diabolisée, elle lance la vague des manifestations.

Elle incarne ce qu’il faut encore faire aujourd’hui !

Mon regret : le chacun pour soi et la lâcheté de certains. Cela dit, j’ai en tête les visages de ceux qui étaient parmi les 500 à Colmar, à Strasbourg. Sans grade et élus unis…

HEB’DI : Depuis, du temps a passé. Emmanuel Macron a remplacé François Hollande, Jean Rottner a remplacé Philippe Richert et l’Alsace n’est pas de retour. Pourquoi ?

L’Alsacien ne sait pas ce qu’il veut et ce qu’il a, il ne le veut pas

Stéphane Bourhis : J’ai lu dans vos colonnes le mot « Hansimschnockelorisme ». Voilà le mal ! L’Alsacien ne sait pas ce qu’il veut et ce qu’il a, il ne le veut pas. Comment ne pas regretter cette incapacité à parler d’une même voix. Les régionalistes sont accusés de trahison ou d’extrémisme pas les autonomistes et ces derniers ne supportent pas que des partis parisiens puissent abriter dans leur militants d’ardents défenseurs de l’Alsace.

L’autre, c’est sans doute l’égo ! Chacun veut être le nouveau Saint Arbogast ou la nouvelle Sainte Odile qui sauvera l’Alsace. Il faut se dire, comme le fit Maurras à l’échelle de la nation que tout ce qui est alsacien est nôtre. Sans distinction et en poussant dans la même direction.

HEB’DI : Une direction, un cap ! Vous avez signé la pétition « Cap vers l’Alsace ». Quelle est votre position exacte ?

Stéphane Bourhis : A titre personnel, je suis, selon le titre du livre d’Adrien Zeller, pour « Une France forte de ses régions ». Cela veut dire que je suis pour une « Région Alsace » et non pour une « entité » ou, pour les Gaullistes, un « machin » intitulé Alsace avec des sous pouvoirs. J’imagine bien certains technocrates se dire « Donnons aux alsaciens un truc baptisé Alsace, ils seront contents ».

Là est d’ailleurs la faiblesse de l’Alsace. Il n’y a pas plus de « Mouvement Alsacien » comme il existe un mouvement breton ou corse et du côté des partis, il n’y a toujours pas de CDU Alsacienne puisque c’est Paris qui donne les investitures qui compte vraiment.

J’ai signé « Cap vers l’Alsace » au-delà de la démarche mais parce qu’il faut soutenir toutes les avancées. Ici , celles du travail de Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry.

Mais attention, je vous dis que je suis pour une région Alsace mais je suis capable de comprendre que cela puisse mettre du temps. Mais souvenons-nous que la Corse est, elle aussi, sortie de Paca.

HEB’DI : L’Alsace n’est pas la Corse…

Stéphane Bourhis : Avec humour, je vous répondrais évidemment que non. Ils ont la mer, on a l’amer. Mais de l’amour de l’Alsace peut naître un grand mouvement, à condition aussi de ne pas laisser les conférences, les débats aux élus, aux anciens.

Si l’on ne veut pas qu’il y ait un dernier des Alsaciens comme il y eut un dernier des Mohicans

Le Macronisme, que je ne soutiens pas lorsqu’il cantonne l’Alsace, a soulevé un vrai défi. Pour changer de politique, il faut laisser la place aux générations suivantes. Pour cela, il faut leur laisser la parole, les associer immédiatement.

Si l’on ne veut pas qu’il y ait un dernier des Alsaciens comme il y eut un dernier des Mohicans, encore faut-il faire du combat pour l’Alsace un combat intergénérationnel et mettre en avant les Alsaciens de demain.

Un vrai référendum si la loi ne veut pas de l’Alsace

L’autre erreur serait de faire semblant ou de faire une réforme de la réforme au rabais. Il ne faut pas faire semblant de refaire l’Alsace, il faut bâtir « constructivement » une nouvelle Alsace. Cela passe par l’ouverture à tous et sans doute par un référendum… Un vrai, sans limite ni frein, comme celui de 2013.

Il faut aussi en finir avec l’entre-soi et associer la population au sursaut alsacien ! Sans elle, il ne se passera rien. Les lignes doivent bouger.

 

(Propos recueillis par HEB’DI)

Faut-il croire que les députés LREM n’aiment pas l’Alsace ?

La parution du sondage Ifop sur l’Alsace, la volonté de revenir à l’Alsace (ou d’aller vers l’Alsace) de 82 % des Alsaciens avait pourtant réveillé les élus de la droite et du centre.

Poussé par 82 %, ils osaient, hier demander un référendum.

Un référendum pour les députés LR…

Voici ce qu’ils écrivaient, il n’y a pas si longtemps :

Seulement 10 % des sondés considèrent que l’intégration dans le Grand Est est une « bonne chose » pour l’Alsace. L’exercice de l’action politique en Alsace est aujourd’hui paralysé par cette question institutionnelle qui génère un climat délétère, qui ne va ni dans l’intérêt de notre Région, ni dans l’intérêt de la France. Aussi, nous vous demandons l’organisation d’un référendum dans les départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, afin de trancher définitivement cette question. Une telle initiative ne pourra qu’être portée au crédit de votre quinquennat afin de réparer une grave erreur dans l’organisation de nos territoires.”

…Pas de référendum pour les députés LREM

Un bruit qui a réveillé l’opposant au retour à l’Alsace, Sylvain Waserman, Député LREM cumulant son mandat de conseiller régional après avoir été fidèle fusil de Philippe Richert. Il a battu le rappel.

Martine Wonner (sortie désormais de son arrêt maladie), Thierry Michels, Bruno Studer, Vincent Thiébaut, Sylvain Waserman et Bruno Fuchs ont ainsi cosigné une lettre indiquant leur position :

« Ils expriment leur désaccord avec l’idée de consultation populaire par l’intermédiaire d’un référendum », la lettre de mission du Premier ministre, Edouard Philippe, adressée au préfet du Grand Est le 22 janvier, Jean-Luc Marx, est claire. Le préfet a mandat pour réfléchir à l’avenir institutionnel de l’Alsace, mais sans toucher aux lois sur le redécoupage des régions.”

Maintenant, à vous de jouer !

C’est donc à vous, électeurs de faire monter la pression. A leur demander pourquoi, chez certains, le discours sur le terrain n’est pas le même que sur les communiqués. Pourquoi ils veulent une Alsace au rabais, un ersatz de collectivité, alors que, vous, vous aimez l’Alsace comme territoire et comme région.

Interrogez-les et faites nous remonter tout cela. Fer’s Elsass.

Barbara DesVilles

Exclu : Quand une députée alsacienne gruge la Sécu… et que ça se voit !

Non, nous ne l’avions pas oubliée…

Même si la députée bas-rhinoise Martine Wonner (LREM) s’est faite toute petite depuis les révélations du printemps dernier quant à ses petits arrangements avec sa “maladie”, la machine anticorruption a fait son travail.

Si le procureur reconnaît la fraude, le dossier est classé sans suite, l’infraction n’étant pas de nature pénale.

Fin 2016, Martine Wonner était en arrêt maladie et ce jusqu’à la veille du premier tour des élections législatives…

D’aucun se sont donc logiquement posé la question : est-ce un arrêt maladie fictif pour préparer sa campagne électorale ?

A priori oui, puisque selon un document que nous avions publié à l’époque, la CPAM l’a obligé à reprendre son emploi à Paris après un contrôle.

Il faut dire qu’elle “se pavanait” sur les réseaux sociaux, au meilleur de sa forme, en pleine campagne électorale, sans aucune discrétion…

Anticor avait alors saisi le procureur.

Le parquet de Strasbourg vient de répondre :

Une enquête préliminaire a été confiée à la sureté départementale du commissariat central de Strasbourg.

Les investigations on permis de confirmer que l’intéressée a mené une campagne électorale pendant une période de congés maladie, en s’abstenant de solliciter une autorisation d’activité auprès de la CPAM.

Pour autant, les faits ne sont pas successibles de constituer une infraction pénale, s’agissant en outre d’une activité non rémunérée.

La seule sanction légale est de nature civile, à savoir la restauration des indemnités versées indûment en application de l’article L323-6 du code de la sécurité sociale.”

Conclusion : point de vue imagination, rien à redire… Point de vue éthique, la députée LREM aurait pu mieux faire !

(photo : Martine Wonner en juillet 2017 © Claude Truong-Ngoc)

 

 

Jeudi : Des nouvelles de l’Alsace

Quand l’Alsace se fait plaquée

Selon une étude publiée par le site spécialisé Eplaque, les plaques d’immatriculation refléteraient les avis politiques des automobilistes. Ainsi, les conducteurs alsaciens boycotteraient franchement le logo Grand Est. Quitte à parfois payer le prix fort et à être dans l’illégalité.”

Et en effet, certains « sont prêts à payer le prix fort pour échapper au logo Grand Est. Prêts aussi à être hors la loi. » À tel point que les garagistes sont obligés de s’adapter. Ainsi, à Colmar par exemple :

« 95% de nos clients optent pour le 68 associé au blason alsacien. On les fait fabriquer en plexi, comme ça on peut les personnaliser.» La plaque est conçue sur ordinateur puis imprimée sur adhésif avant d’être collée sur le plexiglas homologué. Coût de l’opération : 50 euros les deux, contre 30 pour du simple alu. L’Alsace, c’est pas donné à tout le monde.”

Et, s’il y en a qui choisissent d’accepter le logo Grand Est, c’est uniquement pour ne pas payer plus cher.

Autrement, une solution moins chère et tout aussi efficace, l’autocollant Alsace !

Mais attention, comme le rappelle la gendarmerie, la loi est très claire sur le sujet de l’immatriculation : « C’est simple, à partir du moment où on modifie la plaque réglementaire, c’est une infraction. »

Vous savez, bien sûr, que nul n’est censé ignorer la loi. Même si le cœur a ses raisons… que la raison connaît parfaitement, cette fois !

Un ange à sa table

Milieu Espoirs tunisien de 19 ans, Moataz Zemzemi a quitté le Club Africain. Le gaucher polyvalent a signé avec Strasbourg jusqu’en 2021.”

Parce que le Racing nourrit de grands espoirs.

Tirer les leçons de la défaite

La dernière fois que Levi Randolph a foulé le parquet du Rhénus, l’Américain avait planté 14 points et 5 rebonds (…). Cette fois, l’ex-joueur de l’Université d’Alabama portera les couleurs de Strasbourg jusqu’à la fin de la saison.”

Parce que la SIG se nourrit de ses adversaires.

“Mon cœur est triste et j’ai mal aux pieds”

À Strasbourg, la vingtaine de comités locaux de La République En Marche (LREM) peine à se remobiliser après l’euphorie des élections présidentielle et législatives.”

On le serait à moins ! C’est à la lecture de l’article de notre confrère que l’on prend la mesure du « ressenti des militants présents un samedi matin à Lingolsheim, lors de la réunion mensuelle de trois comités de « La République en Marche » (LREM). » Une fois le soufflé des élections retombé, la motivation n’est plus la même, le militantisme en prend un coup… Résultat : « de nombreux militants ont déjà quitté le navire. »

Si l’on ajoute à cela de nombreux facteurs tels que l’éloignement des instances dirigeantes du parti, qui vont parfois jusqu’à faire la sourde oreille, on ne peut que comprendre la déception des marcheurs dans les territoires, notamment en Alsace.

Le travail des militants n’est pas facilité par le manque de moyens locaux : alors que le parti est devenu le plus riche de France après le raz-de-marée des élections législatives de juin 2017 (le nombre de députés élus lui assurant un budget de plus de 100 millions d’euros sur cinq ans), il ne dispose d’aucun local à Strasbourg.”

Cela ne ressemblerait-il pas à… du mépris ? Comme quoi, le renouveau de la politique…

 

Lundi : Prenez soin de vous… avant la fin du monde !

Homo Nullus (pas sapiens du tout)

Tout le monde ou presque en a parlé, mais il n’empêche… Certaines enseignes ont proposé des pots de Nutella de 950 grammes à 1,41 euro seulement, soit près de 70 % de réduction. Ce qui a provoqué des émeutes, notamment dans les magasins de L’Horme et de Saint-Chamond, où tout est parti en un quart d’heure.

On essayait de se mettre entre les clients, mais ils nous poussaient”, “Ça se battait. On a vendu ce qu’on vend en trois mois. Sur les tapis des caisses, il n’y avait que du Nutella“, témoigne une employée.

Ils se sont acharnés comme des animaux. Une femme s’est fait tirer les cheveux, une dame âgée a pris un carton sur la tête, une autre avait la main en sang. C’était horrible“, témoigne une cliente qui a assisté à la scène.

Certains clients sont venus la veille au soir des promotions pour planquer les pots de Nutella à d’autres endroits, et ainsi éviter que d’autres puissent les prendre. Un directeur a décidé de prendre des dispositions en limitant le nombre de pots à trois par personne. En vain. Les gens faisaient des allers-retour.”

J’ai honte. Pour eux, pour vous, pour nous, pour le monde que nous laissons à nos enfants.

Homo Nullus, suite

(François de Rugy par Bruno Perroud©)

Le président de l’Assemblée n’a pas apprécié que l’hémicycle soit aux trois quarts vide, lundi, à l’occasion des célébrations du traité franco-allemand. François de Rugy a dit sa colère à propos de l’absentéisme des députés durant l’allocution du président du Bundestag à l’occasion des 55 ans du Traité de l’Élysée. “Les députés n’ont pas été à la hauteur“. La majorité d’entre-eux étant absents, “l’hémicycle offrait des rangs clairsemés malgré la solennité de l’instant“, a-t-il regretté au micro de Jean-Jacques Bourdin.

Je ne peux m’empêcher de faire le lien avec l’article précédent, plutôt le “fait” précédent. On a désormais une vue assez précise sur les choses perçues comme essentielles par les français.

J’aimerais, mais c’est un vœu pieux, que celles et ceux (pour employer la langue française à la manière de nos dirigeants.es.) se rendent compte de l’étendue des dégâts causés par le massacre idéologique de notre langue idéale et la criminalisation d’une partie de notre Histoire et, par conséquent, de notre mémoire. J’aurais pu dire culture, mais je n’ai pas le temps de passer devant le Tribunal de la Pensée, il me reste du repassage à faire.

Etre “start-upper”, c’est bien, mais avec un bagage minimal de connaissances sur l’Histoire, la conscience d’une forme de transcendance supérieure à l’Argent et, simplement, un peu de sens civique et de jugeote, ce serait nettement mieux.

Je vous invite aussi à jeter un œil sur les séances de travail des commissions parlementaires diffusées sur LCP. Vous y verrez les trois-quarts des membres pianoter sur leur smartphone pendant que le ou les orateurs s’expriment. Souvenez-vous qu’il s’agit des “élus de la République”.

In ze noze

(Charlie Chaplin in “Les Temps Modernes”)

Il ressort d’une enquête de l’Agence du médicament révélée par Le Parisien que, ces six dernières années, le nombre d’intoxications à la cocaïne a été multiplié par six, pour atteindre 416 en 2016. Et le nombre de cas graves (réanimation ou pronostic vital engagé), par 8 ! Enfin, quand cette drogue avait tué à 25 reprises en 2010, 44 personnes ont succombé en 2015, selon les dernières données disponibles. Un chiffre que nombre de professionnels s’attendent à voir rapidement dépassé. Certes, le nombre de consommateurs augmente, ce qui s’explique notamment par la baisse des prix dans les années 2000 et de la vente de petites quantités d’environ 20 euros adaptée aux budgets serrés : selon l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT), 2,2 millions de Français en ont déjà pris et 450 000 en consomment au moins une fois par an. “Elle n’est plus réservée aux catégories privilégiées“, analyse Thomas Nefau, pharmacien, chargé d’études à l’OFDT. Mais la cocaïne, à l’effet stimulant, est surtout plus pure qu’avant, car la “qualité” du produit, très prisée, est désormais le premier des arguments marketing.

Les français sont déjà les plus grands consommateurs de cannabis, les plus grands consommateurs de psychotropes, ils sont parmi les plus grands consommateurs d’alcool… Ce qui explique sans doute que la France est ce fameux pays de la “douceur de vivre”.

Cuculture

D’après L’Eléphant (c’est une revue, excellente de surcroît), les femmes préfèrent les hommes cultivés.

Interrogés spécifiquement sur le critère de choix de leur conjoint, la différence homme-femme est frappante. Ainsi, 62 % des femmes préfèrent être en couple avec quelqu’un de très cultivé, contre 38 % des hommes. Chez eux, les talents du partenaire en matière sexuelle sont primordiaux (42 %, soit le double des femmes). Chez les jeunes femmes (moins de 25 ans), le critère est déterminant (82 % préfèrent quelqu’un de cultivé). Ce qui les a conduites, dans 53 % des cas, à mettre fin à une relation pour insuffisance de culture générale.

C’est vrai, je confirme, d’ailleurs, je ne sais plus où donner de la tête, moi !

Nabila dans le désert

(AFP PHOTO / FAYEZ NURELDINE)

Une douzaine de dromadaires participant à un concours de beauté en Arabie Saoudite ont été disqualifiés pour abus de botox dans les lèvres rapporte The Guardian.

30.000 d’entre eux défileront entre le 1er janvier et le 1er février à l’occasion du festival annuel du roi Abdulaziz, à Al Dhana. Cet évènement est très suivi en Arabie Saoudite. En effet, le camélidé est “le symbole” de l’Arabie saoudite. Les récompenses à ce concours peuvent atteindre plusieurs millions d’euros. Cette année, elles s’élèvent jusqu’à 4,2 millions d’euros pour chaque catégorie.

Allô, non mais allô, quoi.

Pourquoi tu tousses ?

Une dizaine de médicaments contre le rhume en vente libre sont désormais interdits de publicité par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament en raison des effets indésirables rares mais graves qu’ils peuvent provoquer.

Dolirhume, Actifed, Humex, Rhinadvil

Cette décision intervient suite à la survenue d’effets indésirables graves : 296 ont été enregistrés entre 2001 et 2007 par la Base nationale de pharmacovigilance. Selon l’ANSM, chaque million de boîtes vendues entraînerait 0,2 à 0,7 cas d’effets indésirables, cardiaques (hypertension artérielle, angine de poitrine) ou neurologiques (troubles du comportement, accident vasculaire cérébral).

Ceux-ci sont dus à la présence de pseudoéphédrine, un vasoconstricteur qui, en rétrécissant le diamètre des vaisseaux sanguins, permet d’atténuer les symptômes du rhume. Mais cette réduction des vaisseaux entraîne, de fait, une augmentation de la pression sanguine et du risque cardiovasculaire. Ce phénomène peut alors être dangereux, notamment pour les personnes souffrant de problèmes cardiaques ou d’hypertension artérielle.

Une étude menée par l’Agence du médicament a montré que ces risques ne concernent que les personnes atteintes de maladies cardiovasculaires ou celles faisant un mauvais usage de ces médicaments en vente libre. Les données de pharmacovigilance rapportent en effet que la majorité des victimes d’effets indésirables ne connaissaient pas les contre-indications ou la durée maximale du traitement (qui est de 5 jours).

Oui mais quand même, quand on sait que la durée habituelle d’un rhume non soigné est d’environ 8 jours et que la plupart des médicaments censés lutter contre le rhume ne sont efficaces qu’au bout de 8 jours… On peut faire des économies.

 

La République en Déambulateur

Lundi : Du pain sur la planche !

J’vous l’mets quand même?

Version officielle (du Ministre de l’économie) :

Il n’y aura pas de nouvel impôt en France pendant le quinquennat, je m’y engage“.

Mais, les français risquent tout de même d’être soumis à un nouvel impôt local cette année : la taxe inondation. Selon la loi de Modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles (loi MAPTAM) du 28 janvier 2014, les intercommunalités se sont vues confier depuis le 1er janvier 2018 la compétence de la “Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations” (Gemapi), qui incombait jusque-là à l’État. Autrement dit, les 1.266 établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) vont devoir gérer la prévention des crues et inondations, via l’entretien des digues et des cours d’eau.

Combien le contribuable va-t-il payer ? L’État a institué un plafond de 40 euros par personne et par an, mais chaque intercommunalité décide de son tarif. Une somme qui sera ajoutée à la taxe d’habitation ou la taxe foncière.

Il paraît que le cours de la vaseline est en forte hausse…

Heures sombres

Il a employé le mot “délibérément”: conseiller régional PS d’Ile-de-France, Julien Dray a dit craindre des “rafles” dans les centres d’accueil. “Je sais ce que ça veut dire quand on va donner la possibilité aux services de descendre dans les centres de migrants. Aussi dur que le mot soit, ça apparaîtra comme cela“, a assuré le potentiel candidat à la tête du PS.

Si Dray, qui prétend choisir ses mots et les assumer, pouvait consacrer ne serait-ce qu’une minute de son temps médiatique à la réponse à ces trois questions :

DéMacroncie

Marianne nous apprend que Macron et son équipe vont diminuer le temps d’antenne des candidats opposés à l’Union Européenne :

Le gouvernement se prépare à modifier les règles du temps de propagande dans l’audiovisuel public pour les élections européennes. Surprise, LREM sortirait grand gagnant de la réforme, avec une augmentation de 155% du temps d’antenne ! A l’inverse, Jean-Luc Mélenchon et ses Insoumis perdraient de nombreuses minutes… Ça ne changera pas la face des élections européennes, mais c’est un bien mauvais tour que la République en Marche (LREM) s’apprête à jouer à l’opposition. De façon très discrète, le gouvernement se prépare à… augmenter son temps d’antenne pour ce scrutin, et à diminuer, par ricochet, celui de l’opposition parlementaire. Jean-Luc Mélenchon et ses Insoumis seront tout particulièrement touchés par cette réforme, qui sera discutée en commission des lois à l’Assemblée nationale le 17 janvier prochain.”

(avant le conseil des ministres dans le salon Murat de l’Elysée, photo©Chatsam)

Vous, je ne sais pas, mais moi je commence sérieusement à avoir les jetons. Après le projet de loi contre les soi-disant fake-news, la restriction du temps de parole des anti-idôlatrie européiste, que vont-ils encore nous infliger ? Une liste négative de ce que l’on n’a pas le droit de penser ? Une liste positive de ce que l’on a le droit de penser ? La création d’un Ministère de la Bonne Pensée ? Des centres de rééducation pour les mauvais penseurs ? Une Légion d’Honneur du Bon Penseur ?

 

La judiciarisation de la pensée est En Marche !

Alleluia !

Il parle !! Emmanuel Besnier (Lactalis) parle !

Il était temps, parce qu’il marchait déjà depuis un moment ! C’est plutôt dans le journal du Grosmanche qu’il aurait dû avoir sa place !

Patatras !

C’est une information de nature à battre en brèche les idées reçues : la consommation d’alcool et de tabac connaît une baisse importante en Russie. La ministre russe de la Santé Veronika Skvortsova a annoncé mardi, durant le forum Gaïdar à Saint-Pétersbourg, que la consommation d’alcool avait diminué de 80% par habitant au cours des cinq dernières années. La consommation de tabac a, elle, chuté de 22%.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la consommation annuelle serait de 12,2 litres par habitant, ce qui place la Russie derrière la France ou encore l’Allemagne.

Quand on vous dit que tout fout le camp…

 

Emmanuel Macron se moque-t-il de l’Alsace ?

Oui, Emmanuel Macron se moque de l’Alsace mais il s’en fout. Il sait que les élus alsaciens sont peu à se rebeller et que les autres se rallieront à lui pour une fonction, un mandat ou un sourire. Voilà pourquoi, « tout est possible pour lui ».

L’Alsace inférieure à la Corse

Le premier mépris envers l’Alsace est de la considérer comme une « sous-région ».

Une sous-région à laquelle il n’accorde pas les perspectives qu’il promet aux Corses dans son discours de Furiani :

Le patrimoine culturel et linguistique de nos territoires enrichit notre pays, bien plus qu’il ne le menace. La langue de la République, c’est le français : c’est inscrit dans notre constitution et cela ne doit pas changer. Mais en Corse, à Sainte-Lucie-de-Tallano, Moltifao ou à Nonza – et vous verrez, mes chers amis, les clins d’œil qui vous sont envoyés, comme ici, bien sûr, à Furiani -, c’est un fait : on ne parle pas seulement français. La langue corse est présente, dans le cœur des Corses, dans leur vie quotidienne et je sais la volonté aussi de faire venir d’autres femmes et hommes à cette langue. Et je considère, pour ma part, que c’est une richesse. Et c’est pourquoi je souhaite encourager l’apprentissage de la langue et de la culture corses dès l’école. Et c’est pourquoi également je proposerai d’engager la procédure de ratification de la Charte européenne des langues régionales, si je suis élu président.”

Il défend la langue corse, un pacte girondin alors qu’en Alsace, on ne soutient pas les écoles paritaires, ABCM perd ses emplois aidés et que même le bilinguisme franco-allemand fait les frais de l’insuffisance d’encadrement.

Recentralisation : la fin de l’Alsace

Il considère l’Alsace comme une sous-région lorsqu’il propose que les départements alsaciens, pieds et mains financièrement liés par le poids du social et la perte de compétences, deviennent un sous-ensemble dans le Grand Est.

Imaginerait-on le même Président expliquer aux Corses qu’ils sont destinés à devenir une sous-région de Paca ?

Le président qui entend réformer le pays se moque même des analyses sur la réforme territoriale. Il lui faut caresser des élus locaux dans le sens du poil. En Alsace, à la région, à l’Assemblée Nationale, certains lui sont redevables de leur présent et d’autres attendent leurs investitures pour l’avenir.

Excellent manœuvrier, le « présideur » est séducteur.

Exit l’Alsace, pour le moment… Exit le fait régional « fusionné de force », sans consultation.

Recentralisation : la fin des régions pour les élections européennes

L’autre re-centralistion, c’est la fin assumée des listes régionales aux élections européennes. Si une liste nationale peut rassembler tous les régionalistes, on fait fi des réalités géographiques et historiques pour ne parler que d’Europe. Oubliant que l’Europe est d’abord un rassemblement de régions qui, depuis le Moyen Âge, ont fait son histoire et sa grandeur.

L’Europe fédérale succombe aux nationalismes. L’affaire « catalane » a posé des jalons.

Recentralisation fiscale : moins de libertés pour les communes

L’ultime recentralisation sera fiscale. Elle réjouit le contribuable mais a de quoi inquiéter les citoyens. L’État prend, par les dotations, le pouvoir sur les ressources des communes, les privant en partie de marges budgétaires, et les rendant dépendantes.

Une ultime façon de les mettre au pas… Par l’intermédiaire des préfets, serviteurs d’un État plus centralisateur que jamais !

Tout cela mis bout à bout, on comprendra que le Président et ses députés mettent les régions au pas. Quant à l’Alsace, ils s’en moquent. Non ?

 

Y a-t-il un parlementaire pour sauver l’Alsace ?

Un clic, un mail et vous mettez la pression sur ceux qui nous gouvernent.

L’élection annoncée de Jean Rottner à la présidence de Grand-Est doit permettre de faire entendre la voix des opposants. Une manif le jour de son élection ? A voir ! Mais vous, qu’êtes-vous prêts à faire… pour une nouvelle région Alsace.

La réforme pour rien !

« Une réforme pour rien »… Ce n’est pas Heb’di qui le dit ! C’est un commentaire d’un journaliste des DNA sur un article concernant le rapport de la Cours des Comptes sur le coût de la supposée amélioration.

« Changer l’habillage des trains régionaux (TER) pour les faire passer sous les couleurs de Hauts-de-France a coûté 30 000€ par train, soit 10 millions au total ! » déclare Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes.

La réduction de l’inégalité entre régions ? Du vent !

L’institution charge même les 22 métropoles et conseille au final de supprimer des échelons administratifs.

Eh oui, fusionner région et départements alsaciens prend donc tout son sens.

Quid des Rottneriens ?

Mais tout cela Rottner ainsi que celles et ceux qui le soutiennent s’en moquent. La Cour des Comptes n’a pas vu « le milliard » supposé avoir été généré par Grand Est.

Jean Rottner en a profité, récemment, pour « briefer » ses élus. Attention à qui ne file pas droit ! Là encore, le silence des « agneaux » est de mise même si quelques mots sont échangés entre les troupes.

Que feront Justin Vogel, président de l’OLCA, et André Reichardt que l’on a imaginé sortir des rangs ?

Rottner, lui, a verrouillé le Haut-Rhin depuis les élections. Il a fait une liste sur mesure et des liens unissent certains élus au maire. Certains arrondissent leurs fins de mois.

On n’en parle pas à Strasbourg !

D’autres se voilent la face. Ainsi une élue strasbourgeoise prétend, nous raconte un élu du Haut-Rhin, qu’elle n’entend pas parler « Alsace » à Strasbourg.

On rappellerait bien à la jeune avocate sa lourde défaite à Strasbourg 1, circonscription qu’elle entendait reprendre à la gauche, marchant au passage sur les cadres locaux de la circonscription.

Autant les militants FN, Unser Land que certains LREM la décrivait comme « la protégée de Philippe Richert » sur les marchés.

La Grandestisation à marche forcée

Voilà, vous l’aurez compris, la ligne Rottner passe par la Grandestisation.

Pour y parvenir, les premiers mois de sa présidence devraient faire la part belle à des dossiers alsaciens à irriguer en subvention. On n’apprécie pas, à la cours du « Prince Jean » d’entendre des patrons se rebeller.

Cela se poursuivra par une politique intensive contre les « nostalgiques » de l’Alsace.

Oubliant une réalité, le futur président de Grand Est oublie que « la nostlagie ne nait que lorsque le présent n’est pas à la hauteur des promesses du passé. »

Autant de façons, d’entretenir une envie de dégagisme pour les futures élections. Il faudra sortir les responsables, sortir les sortants.

Il faudra se souvenir des noms de ces élus qui lâchent l’Alsace et les faire circuler.

 

Barbara Desvilles