ELSAN contre RHENA un combat inégal…

ELSAN contre RHÉNA un combat inégal
ou comment l’état français met notre système de santé au service  des fonds de pension américains, anglais et luxembourgeois .

C’est sans débourser un centime que le groupe ELSAN est devenu propriétaire de la clinique de l’Orangerie en 2007. Dans la foulée de cette acquisition, ELSAN mène une guerre sans merci à RHÉNA qui regroupe aujourd’hui les activités des cliniques historiques de Strasbourg à savoir, Adassa ; Sainte Odile et Diaconat.

Les fonds de pension propriétaires d’ ELSAN exigent régulièrement le versement de plantureux dividendes, contrairement RHÉNA qui est une association à but non lucratif et qui réinvestit ses résultats dans l’amélioration des services aux patients.

En France, le groupe financier ELSAN c’est 123 établissements, dont l’Orangerie , 2 millions de patients et 23000 collaborateurs ; ce groupe développe une stratégie de croissance externe à coup de financements très rémunérateurs, connus sous le sigle LBO de l’anglais «Leveradge Buy-Out) » en Français  « Rachat par Effet de Levier ».

Ce système consiste, pour les repreneurs, à contracter un prêt avec lequel ils deviennent actionnaires majoritaires de la société rachetée qui doit rembourser l’emprunt en reversant ses bénéfices à l’acquéreur.

C’est ainsi que la Clinique de l’Orangerie a été acquise par ELSAN en 2007 avec, comme conséquence, une politique d’optimisation des ressources et une détérioration des conditions de travail.

A l’époque, les repreneurs avaient laissé entendre qu’ils allaient investir de façon importante sur Strasbourg, avec une nouvelle construction au Heyritz.

On pouvait lire dans les DNA du 4 novembre 2007 ceci :  « Selon nos informations, l’opération ne remettrait cependant pas en cause le projet de transfert de l’établissement de l’allée de la Robertsau vers le site du Heyritz, à proximité immédiate du Nouvel Hôpital Civil auquel elle devrait être reliée.

Le débouclage de la cession donnerait, au contraire, un coup d’accélérateur à la concrétisation de cet important investissement. Les deux phases totalisant 55 millions d’euros pourraient ainsi être menées à bien simultanément. »

Les investissements qu’ELSAN a fait miroiter n’ont jamais été réalisés, en conséquence de quoi, les cardiologues du GERC ont cherché d’autres solutions pour assurer leurs activités et leur développement. Dans le cadre du regroupement des trois cliniques strasbourgeoises, ils se sont tournés vers RHÉNA qui leur a proposé l’installation dans les nouveaux locaux au Port du Rhin. Et cela dans le cadre d’une participation au service public de santé, sans distributions de dividendes à des actionnaires des Fonds de pension comme c’est le cas chez ELSAN.

Comparé à ELSAN, RHÉNA fait figure de petite structure que l’ogre ELSAN voudrait bien avaler, car évoluant aujourd’hui encore en dehors des schémas établis par les financiers. Pour les banquiers,  le système de santé français doit devenir de plus en plus une nouvelle source de profits alimentés par nos cotisations sociales.

Le fonctionnement de RHÉNA ne correspond pas à ce schéma ; ELSAN a donc décidé de mener une bataille féroce contre les cardiologues du GERC et la Clinique RHÉNA afin de les mettre en difficulté et de racheter RHÉNA selon un scénario désormais bien rodé .

Dans cette bataille qui concerne l’affectation des cotisations que nous versons par le biais de la CSG, du Régime local et des cotisations aux Mutuelles, il n’est pas acceptable que les financeurs que nous sommes soient exclus du débat.

L’argent qui est le notre ne doit pas être confisqué par des financiers peu préoccupés par notre santé et surtout affairés à dégager des dividendes exigés par les fonds de pension.

Le rôle de l’État qui est de veiller au bon usage de l’argent public et des cotisations sociales versées par nos concitoyens n’est pas très clair dans cette affaire, il semble même qu’il ait pris fait et cause pour ELSAN.

L’ARS Grand Est (l’Agence Régionale de Santé) fait tout pour mettre en difficulté RHÉNA et les Cardiologues du GERC. L’administration se met de toute évidence au service de la financiarisation du système de santé et cela dans un silence assourdissant des autorités politiques et syndicales locales.

A part Rolland RIES Maire de Strasbourg et Sylvain WASERMANN Député LERM qui ne sont pas connus habituellement pour leurs prises de position anticapitalistes, aucun autre responsable politique local ni aucun syndicat de salariés, qui pourtant gèrent le régime local, n’ont pris position sur le sujet.

Nous savons maintenant que les nouvelles augmentations de cotisations à venir, permettront d’améliorer le sort des retraités américains, anglais ou luxembourgeois détenteurs des fonds de pension propriétaires d’ELSAN.
Et cela avec la bénédiction des organisations syndicales représentatives et des élus politiques.

Marcel WOLFF

Alsace : l’accent de Bruno Studer

 

Alsace : l’accent de Bruno Studer

Mais qu’a-t-il pris à Bruno Studer. Hier le député LREM de la Circonscription de Strasbourg 3 a imité, forcé, singé, selon les uns et les autres, un accent alsacien pendant les questions au Gouvernement. Malaise, mépris, coups médiatiques, mise en avant de l’alsacien. Le buzz semble passer à Paris et être indigeste en Alsace.

Ça commence comme un plan média ! Le député LREM  force un accent qu’il n’a pas … Allusion à l’attaque de Jean-Luc Mélenchon, l’intervention démarre comme un sketch des inconnus … On est loin du Journal Région et de Monsieur Stoppele !
Les députés de l’opposition LR ont bien senti que le buzz pourrait se retourner contre son auteur.
Indigestion accentuée en Alsace
Eric Straumann tire en séance et sur Facebook : « Le député Bruno Studer singe de manière méprisante l’accent alsacien. Quelle honte pour notre région ! » provoquant la réponse de l’élu radical de Haguenau, Luc Lehner : «  je viens d’écouter. Mon Dieu, mon Dieu ».
« Cette attitude est indigne d’un représentant alsacien au Parlement. Défendre l’Alsace ce n’est pas la caricaturer ! Je suis Alsacien, je parle alsacien, mon intonation, comme le disait Germain Muller, révèle d’où je viens. Mais je ne suis pas la caricature de moi-même.
La langue et la culture de l’Alsace ne se limitent pas à un accent. Cet accent a du charme quand il est naturel. Quand il est simulé et devient une contrefaçon, comme l’a fait Bruno STUDER aujourd’hui, cela nous empêche de projeter nos territoires dans le futur et d’exprimer une vision pour cette si belle région » ose Raphaël Schellenberger le député LR de la 4e circonscription du Haut-Rhin.

Les commentaires vont bon train.

Stéphane Bourhis, conseiller municipal LR et fondateur de Touche Pas à l’Alsace, accentue aussi l’humour : « Je ne lui jette pas la pierre, mais lui propose de partager une bière, dans notre 3e circonscription afin de voir comment mettre, ensemble, vraiment l’accent sur l’Alsace, en incitant le Gouvernement à aller vers une collectivité territoriale unique permettant la fusion des départements et des compétences la région ». Histoire de ne pas perdre le nord ou de retrouver l’Alsace !
Sur sa page Facebook, l’élu ne mentionne pas les faits. LREM en Marche Strasbourg n’échappe pas aux critiques malgré son post « Vive l’Alsace, vive la République et vive la France !

🇮🇩🇫🇷

Quand certains se moquent publiquement des accents qui font notre patrimoine culturel, d’autres les défendent ! #BravoBruno #TeamStuder ».

« Il a voulu se costumer en l’ami Fritz, il finalement joué à papa Schultz » commente un dénommé Loic Mahé sur un des nombreux murs des réseaux sociaux qui évoquent les faits.

La réponse de Bruno Studer à France 3

“Je savais que je me mettais en danger en faisant cela, mais je l’ai fait pour défendre mon territoire pour lequel je suis engagé puisque je défends une collectivité territoriale pour l’Alsace. C’est d’ailleurs le sens de ma question …/…. Je trouve important d’affirmer ses racines à l’heure où l’on commémore le centenaire du rattachement de l’Alsace-Lorraine à la France »

Désir d’Alsace

Le Buzz, on l’aura compris, devient « bad » une fois le col de Saverne passé. Le député a-t-il compris que l’Alsace, jamais sortie de sa psychanalyse, souffre, dans son âme d’avoir été fusionnée de force dans un Grand Est où elle n’a ni ne trouve sa place ?

La question est posée…

L’élu assure de sa fierté de l’accent !

Et la voilà de pousser un « vive l’Alsace » au cœur de l’Assemblée Nationale.
Chiche, Monsieur Studer, vous voulez que « Vive l’Alsace » !

Permettez sa renaissance institutionnelle ! Mieux soutenez-là… On vous croira alors.

Barbara DesVilles

Et qui pour la machine à café ?

Abandonnés par Nicolas Hulot

Abandonnés par Nicolas Hulot

Faites pas ch…

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La synthèse du rapport du préfet Marx

L’avenir des deux départements alsaciens !

Commandé  le 22 janvier 2018 par le Premier ministre, alors que la Région Grand Est est contestée par certains,  le  ” Rapport au Premier ministre Mission Alsace Grand Est ” est arrivé !

Afin de permettre à nos lecteurs de réagir dès à présent, nous vous proposons la synthèse de ce document de 141 pages.

Le rapport complet est téléchargeable : http://www.bas-rhin.gouv.fr/Actualites/Territoires/Rapport-au-Premier-ministre-Mission-Alsace-Grand-Est/Rapport-au-Premier-Ministre-Mission-Alsace-Grand-Est


Synthèse du rapport

Carrefour longtemps disputé entre des voisins puissants, l’Alsace s’est forgé une identité propre au cœur de l’Europe.

D’abord partie de l’Empire romain puis du Saint-Empire, réunie au Royaume de France après la guerre de Trente Ans, elle est annexée à l’Allemagne de 1870 à 1918 et de 1940 à 1945.

De la pax romana au partage de Verdun, de la prospérité des Hohenstaufen à la Grande Peste, du rayonnement artistique et culturel de la fin du XVe siècle aux ravages de la guerre de Trente Ans, de la Révolution industrielle aux « Malgré-nous », son destin, associant épisodes brillants et tragiques, résume une partie des étapes de l’unification de l’Europe, sous le double signe du limes et du syncrétisme.

À l’époque contemporaine, le territoire que l’on désigne sous la dénomination « Alsace » est formé par les actuels départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. L’Alsace est aussi un territoire d’application du droit local alsacien-mosellan spécifique qui touche à de nombreux aspects de la vie sociale, économique et culturelle.
Depuis la création au 1er janvier 2016 de la région Grand Est, il n’existe plus de collectivité territoriale d’Alsace. Toutefois, le périmètre alsacien conserve des formes institutionnelles propres. Plusieurs structures interdépartementales opèrent dans des champs aussi divers que la sécurité publique, l’économie, l’assainissement, la culture, le tourisme et l’attractivité du territoire.

La réalité des volontés exprimées

Le projet de création du Grand Est a été accueilli de façon réservée par les Alsaciens. Certaines inquiétudes ont été exprimées sur le dimensionnement, la relative hétérogénéité du nouvel ensemble et l’absence de référence à leur territoire historique.

L’échec de la tentative de création, par référendum, d’une collectivité unique d’Alsace en 2013, fusion des départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la région Alsace, portée par les élus, éclaire les tensions actuelles.

De fortes oppositions sont apparues lors de l’adoption de la nouvelle carte régionale, reflétées dans les résultats des élections régionales de 2015. Elles ont désormais perdu en intensité et une partie de la classe politique alsacienne s’est engagée dans la construction de la nouvelle région.
Deux courants principaux s’affirment actuellement sur cette question. D’une part, les exécutifs départementaux revendiquent la création d’une collectivité à statut particulier, dont les compétences seraient exorbitantes du droit commun des départements. D’autre part, l’exécutif régional Grand Est, s’il n’affiche pas d’opposition à une éventuelle fusion des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, l’assujettit à l’inscription pleine et entière de cette entité dans le cadre régional et dans le respect du partage des compétences organisé par la loi NOTRe.

Au-delà des interrogations sur l’avenir administratif du territoire, le « désir d’Alsace » dépasse le registre institutionnel.

Les formes juridiques possibles pour porter l’Alsace : hypothèses institutionnelles
En cohérence avec la lettre de mission du Premier ministre et avec la position du Président de la République, rappelée lors de sa visite à Strasbourg le 17 avril dernier, l’évolution des deux départements ne peut s’envisager qu’à l’intérieur de la région Grand Est.

Dans ce cadre, quatre possibilités d’évolution institutionnelle se dessinent aujourd’hui afin de porter le « désir d’Alsace » :

•    renforcer la coopération entre les deux départements en mettant en place une entente ou en créant une institution interdépartementale ;
•    créer un syndicat mixte, auquel d’autres collectivités pourraient adhérer ;
•    fusionner les deux départements dans un grand département Alsace, par la loi ou par la voie réglementaire ouverte par le Code général des collectivités territoriales ;
•    créer une collectivité à statut particulier en application de l’article 72 de la Constitution.

Si l’entente, l’institution et le syndicat mixte constituent des formes souples de coopération faciles à mettre en place, elles ne répondent qu’incomplètement aux aspirations des élus du territoire qui souhaitent donner naissance à une nouvelle collectivité alsacienne à part entière.
À l’inverse, la création d’une collectivité à statut particulier, malgré le soutien dont elle bénéficie auprès d’une partie des élus alsaciens, notamment ceux du mouvement Les Républicains, introduirait en France continentale, et en dehors des cas très spécifiques des « PLM » (Paris, Lyon, Marseille), une multiplication des types de collectivités, qui serait porteuse de risques, difficilement lisible et critiquée dans le reste de la région Grand Est mais aussi en Alsace.
En revanche, le projet gouvernemental de « différenciation », nouvelle étape significative de la décentralisation, ouvre des perspectives et une dynamique dont les élus locaux pourraient se saisir.

La fusion des deux départements et la création d’un département d’Alsace, au sein de la région Grand Est, permettrait d’édifier une nouvelle collectivité territoriale en harmonie avec le reste du territoire national.

C’est celle qui a été mise en avant par le Président de la République lors de sa visite précitée à Strasbourg. Elle fait par ailleurs l’objet d’un soutien de la part des parlementaires En Marche. Résultant d’une loi ou d’un décret, elle pourrait s’inscrire dans un calendrier resserré et apporter des économies d’échelle sans nécessairement remettre en cause l’organisation déconcentrée de l’État.
Les autres formes de coopération institutionnelle ne sont pas disqualifiées pour autant. D’une part, une entente ou une institution permettrait d’organiser une transition vers la création d’un département unique. D’autre part, le recours à un syndicat mixte offre la possibilité d’associer, de manière pérenne, d’autres collectivités hors d’Alsace, telles que le département de la Moselle dans le champ linguistique.

Les missions d’une éventuelle collectivité Alsace : compétences, expérimentations législatives et coopération transfrontalière

Si une fusion semble être la principale option permettant de donner naissance à une collectivité territoriale alsacienne, il n’en demeure pas moins qu’une simple « addition » des deux départements serait mal comprise par les élus et une partie de la population. Pour être pertinente, celle-ci devrait être la source d’un véritable projet de territoire, ancré dans un espace rhénan, national, transfrontalier et européen.
Une telle ambition pourrait se traduire, outre les compétences déjà exercées par les départements, par l’attribution de compétences nouvelles. Dans le cadre fixé par les lois NOTRe et MAPTAM, des compétences pourraient être attribuées au département unique par délégation ou par transfert de l’État ou de collectivités territoriales de niveau différent. Ensuite, le projet de révision constitutionnelle porté par le Gouvernement devrait permettre de moduler les compétences des collectivités appartenant à une même catégorie au travers d’un « droit de différenciation ».

Carte de la province d’Alsace en 1789

Enfin, le « droit à l’expérimentation », qui devrait être assoupli par la révision constitutionnelle envisagée au travers de la suppression du « verrou » de la généralisation, pourrait concourir à l’élargissement des attributions de compétences de l’entité Alsace unique.
En particulier, une gestion plus efficace des flux transfrontaliers et un meilleur accès aux services publics au voisinage de la frontière seraient susceptibles de justifier l’attribution des compétences suivantes à une entité Alsace, guidée par le principe de subsidiarité :

•    l’importance croissante des flux transfrontaliers justifierait l’exercice d’une compétence spécifique de régulation de ces flux par les collectivités frontalières ;
•    l’Alsace et la Moselle pourraient porter des politiques innovantes en matière d’enseignement et de formation, dans leur environnement frontalier et européen ;
•    un partenariat entre la région Grand Est et une éventuelle entité Alsace pour soutenir l’attractivité, le développement économique et le tourisme pourrait voir le jour ;
•    une éventuelle collectivité Alsace pourrait œuvrer pour la mise en valeur de son espace naturel et notamment de ses cours d’eau ;
•    une collectivité Alsace pourrait jouer un rôle de premier plan dans le domaine culturel.

Au-delà des compétences attribuées à une entité Alsace, la mutualisation des équipements pour accroître l’offre de services publics au voisinage de la frontière ne fonctionnera vraiment que si l’on prévoit la possibilité de dérogations à certaines normes nationales, afin de favoriser une articulation fluide avec son voisinage immédiat.

Le cheminement pour parvenir à la fusion envisagée devrait faire l’objet d’un arbitrage quant à la méthode, législative ou réglementaire (décret en Conseil d’État), et au calendrier, puisqu’il faudrait conjuguer élections locales, révision constitutionnelle et cette entreprise institutionnelle spécifique.
Si cette voie était poursuivie,

l’Alsace pourrait devenir le premier territoire porteur de la « décentralisation de projets » souhaitée par le Président de la République.

Grand-Est : l’affaire Lilla Merabet embarrasse Jean Rottner

« Madame Je sais tout »

C’est ainsi que la surnomment un certain nombre de patrons et de fonctionnaires de la région. Lilla Merabet vient d’être mentionnée dans le célèbre volatile au sujet d’une « affaire », un manquement qui concernerait sa déclaration à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP).

(photo © www.grandest.fr/elus-regionaux)

Ancienne UDI, passée LREM au moment des présidentielles, l’élue n’est pas une inconnue. Elle se faisait déjà remarquer, lors de la manifestation « pro-Alsace » de Philippe Richert, en arborant une écharpe de député avant de devenir la vestale du Grand-Est.

Jamais égratignée, elle jouait de son profil pour percer en politique. Accessoirement, élue grâce au travail des militants LR aux régionales, elle n’hésita pas à se montrer heureuse de la victoire d’un député LREM dans la 3ème circonscription du Bas-Rhin.

Présente dans bien des cercles économiques, elle jugeait sur pièces des dossiers, des initiatives.

Elle savait tout ! Du financement au développement, de la stratégie au marketing ! Elle savait tout… Sauf remplir et mettre à jour sa déclaration à la HATVP.

600.000 € pour une start-up !

« Selon le Canard enchaîné daté du 30 mai, la vice-présidente de la Région Grand Est, Lilla Merabet, aurait omis de déclarer une participation dans une holding financière à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Toujours selon l’hebdomadaire, l’incubateur de start-up SEMIA, qu’elle préside, aurait participé au développement de l’entreprise Fibermetrix dirigée par son compagnon, société qui aurait bénéficié deux ans plus tard d’un investissement de 600.000 euros (et non 60.000 comme écrit initialement par erreur) financés par le conseil régional via Capital Grand Est, une structure de gestion régionale en capital-investissement où siège Lilla Merabet » a-t-on pu lire dans un article des Dernières Nouvelles d’Alsace.

Rue89Strasbourg prolonge :

Lilla Merabet a répondu au Canard qu’elle « ne connaît pas toutes les start-ups que nous subventionnons, » ce qui fait réagir l’hebdomadaire satirique qui se demande « Et son conjoint ne lui dit rien ? »”

Mais, si sa vie privée ne nous regarde pas, on notera que sa réponse « Je ne connais pas toutes les start-up que nous subventionnons » laisse à imaginer qu’il n’y a pas beaucoup de dialogue dans son couple, à moins qu’elle ne souffre d’inquiétants troubles de la mémoire  :

L’entreprise Fibermetrix n’a pas perçu une petite participation, mais bien 600.000 € par le fonds Capital Grand Est qui «  peut compter sur la confiance des actionnaires et souscripteurs des différents Fonds » dont la région Grand Est, « les banques régionales, CM-CIC, Caisse d’Epargne, Banque Populaire, Crédit Agricole, BNPP, mais aussi de grands industriels comme le Groupe EDF constituent les principaux investisseurs privés et leur présence est indispensable à l’équilibre réglementaire nécessaire entre investisseurs publics et privés” (Source http://www.capitalgrandest.eu/capital-grand-est/nos-partenaires/°)

Ethique et toc ?

Naturellement, Lilla Merabet siège dans cette structure en qualité de représentante de la région Grand Est, mais pas que :

Si le travail et la qualité des développements de Fibermetrix ne sont absolument pas en cause et mériteraient sans aucun doute d’être soutenus, on regrettera la légèreté et la maladresse d’une élue prompte à « donner des leçons ».

On attendra la décision sur le sujet de Jean Rottner qui entendra l’élue prochainement et qui ne peut être qu’embarrassé par ce dossier. Enfin, comme Le Canard Enchaîné, on s’étonnera de la mansuétude de la HATVP.

 

Vendredi c’est beau la vie, pour les grands et les petits

Porte-à-faux

 « C’est une catastrophe pour la municipalité, Yves Barniol le maire d’Elne, une petite commune située à une dizaine de kilomètres au sud de Perpignan, ne décolère pas depuis la découverte de l’escroquerie qui a ébranlé le musée de la ville. »

C’est-à-dire que voyez-vous,  la collection du musée local entièrement consacrée au peintre Etienne Terrus, l’enfant du pays, était en fait composée à 60% de faux tableaux, dessins ou aquarelles ! La chose a été découverte par un commissaire d’expositions et historien d’art chargé par la mairie de réorganiser le musée autour de nouvelles acquisitions provenant de la région.

Du coup, le musée entièrement rénové a été inauguré vendredi dernier… avec une collection amputée de 82 tableaux !

On comprend bien la colère du maire d’Elne, comme on imagine l’émoi à Strasbourg si quelqu’un venait à découvrir que la plupart  des œuvres du musée de Tomi Ungerer sont en réalité des faux réalisés par Véesse…

Mais chut, c’est un secret.

Synthe mise au vert

Faut les voir, ces petites frimousses qui font la grimace en disant au micro du journaliste que « c’est bio, mais bon, c’est pas comme à la maison ».

Il faudra un peu de temps pour convaincre les habitants de Grande-Synthe et leurs tendres chérubins à se mettre au vert, parce que ça coûte un bras. Mais après la mise en place de cantines scolaires 100% bio, le maire de la ville veut aujourd’hui aller plus loin en implantant un circuit de production local, sans pesticides. N’empêche, l’histoire est belle et montre que même dans des villes périphériques comme cette cité ouvrière proche de Dunkerque, les idées alternatives infusent et se diffusent petit à petit.

Un des fournisseurs des cantines de Grande-Synthe, un jeune agriculteur fraichement installé dans la ferme de Pitgam explique :

« Ce que je voulais, c’est faire un produit que je puisse vendre moi-même. Quand il y a la confiance qui s’installe, il n’y a plus besoin de label bio ou quoi.  Le client sait comment on travaille. »

C’est simple, mais bon à entendre, et c’est à visionner sur l’excellent site d’information indépendant Explicite.

Tagada c’est beau la vie

Une facture de 17,8 kg de fraises Tagada achetées dans une boutique Haribo de la Haute-Garonne  figure dans les dépenses de campagne du candidat Macron pour la présidentielle de 2017 ! Le quotidien La Dépêche du Midi a enquêté, et a levé le mystère : lors du la journée internationale des droits des femmes, les marcheurs locaux ont distribué des tracts résumant les propositions du candidat Macron sur le sujet. Et puis quelqu’un a eu la lumineuse idée d’accompagner ces tracts de petits sachets de bonbons…

Des fraises tagada roses hein, histoire d’être bien en phase avec l’esprit de la journée des droits des femmes et de ne pas l’édulcorer. On ne lésine pas sur la com’ intelligente et subtile chez LREM !

Président pellicules

La visite d’Etat de trois jours d’Emmanuel Macron à Washington a beaucoup inspiré les talk-shows américains, et c’est Courrier International qui en a compilé les meilleurs moments.

Et on a bien rit de voir notre président d’acier gérer de façon maladroite les élans amicaux d’un Trump un peu trop enthousiaste.

Non vraiment, c’est un régal, comme le goût légèrement acidulé d’une fraise tagada !

 

Fraisement vôtre,

Rosalie

Schiltigheim : la chute de la Maison Kutner

La dynamique Christian Ball

La première surprise de cette élection est le score de Christian Ball. Avec près de 36 % des voix, son alliance avec Ahmed Fares, Andrée Munchenbach, Anne Meunier et Elric Ferandel (LREM) relève un premier défi.

Autour d’un programme « Schiliko-Schilikois », le tête de file de « Schilick pour Tous » fait le score, autant dans les quartiers d’habitude réservé à la droite que dans les quartiers populaires, notamment « Les Ecrivains ».

La tendance s’est dessinée dès le 1er tour, quand les réunions et rendez-vous du candidat ont rassemblé près de 1000 personnes. Les dernières opérations de sa campagne, un nettoyage d’une ville « sale » et l’annonce de la suppression des horodateurs ont encore élargi sa base.

Porté par une réelle dynamique de victoire, il devrait encore rassembler et convaincre les électeurs et les abstentionnistes pour gagner au second tour. Il en a la volonté… Suffira-t-elle ?

La claque Kutner

Les regards des adjoints sur les tableaux de résultats, les coups de fils pour vérifier les chiffres, la panique des nouveaux candidats perçus hier soir à la mairie de Schiltigheim, tout cela soulignait une vérité cruelle : le rejet de Jean-Marie Kutner.

Injuste pour les fans, logique pour les adversaires, celui qui ne peut plus être maire finit la soirée sous les 20 %. Une claque camouflée sous des éléments de langage de type « mobiliser les abstentionnistes ».

Certains s’interrogent à voix basse sur les intentions de second tour, sur leur propre vote.

A l’heure où nous écrivons l’article, nous ne savons pas si le chef de l’orchestre du Titanic va continuer le concert ou pas.

L’Alliance EELV-PS-PCF

En 2ème position, à plus de 15 % de Christian Ball, Danielle Dambach pense que son heure est arrivée. Aussitôt annoncée l’alliance avec le PS et le PCF, elle en appelle à l’union des forces du progrès. “La” Danielle Dambach retrouve ses accents de gauche.

Les discussions et manœuvres des partis ont repris. Après l’alliance Dambach-Nisand, voici donc venu le temps de l’alliance Dambach-Jampoc. Les deux adjointes de l’époque Nisand savent travailler ensemble. Arriveront-elles à rassembler les Schilickois ? Là est la question.

Ce matin, dans mon PMU préféré, certains électeurs ou supposés tels rejetaient les « magouilles » que constituent les alliances des ennemis du 1er tour.

L’un d’entre eux allait plus loin : « Dambach, Jampoc… et demain Nisand ». L’ombre de l’ancien maire passa sur la discussion. Un autre se demandait si, des verts à l’extrême gauche, on n’allait pas avoir des Zad à Schiltigheim.

Réponse dans les urnes.

Réforme Territoriale : “Ne faites pas semblant de refaire l’Alsace !”

HEB’DI : Stéphane vous vous avez fondé « Touche Pas à l’Alsace ». En 2014, vous étiez lanceur d’alerte sur les menaces pesant sur l’Alsace. Vous étiez présent dans la foule anonyme lors du dernier rendez-vous de l’Initiative Culturelle Alsacienne. Pourquoi pas sur la tribune ?

Stéphane Bourhis : Pour ma présence à la tribune, je vous laisse poser la question aux organisateurs. Sans doute était-elle réservée aux grands élus ! Mais entre nous, je préfère être dans la foule, avec le « peuple » alsacien, celui qui n’existe pas.

Vous évoquez ma position de 2014, encore visible sur Alsace 20, elle est hélas d’une justesse intemporelle. Nous sommes en avril 2014. J’en appelle à l’union, j’évoque les risques de non alternance.

La première manifestation de juin 2015

Nous (je tiens à ce nous) lançons « Touche Pas à l’Alsace » avec des étudiants et des cadres des LR. Nous organiserons surtout la première manifestation de la Place du Château en Juin 2015. Elle donne la parole à des cadres de différents partis politiques et d’autres sont présents dans la foule. Nous lançons l’alerte. Les premiers coups viennent de cabinets officiels et de ceux qui se voit bien dans ce qui n’est pas encore le Grand-Est. Un tantinet diabolisée, elle lance la vague des manifestations.

Elle incarne ce qu’il faut encore faire aujourd’hui !

Mon regret : le chacun pour soi et la lâcheté de certains. Cela dit, j’ai en tête les visages de ceux qui étaient parmi les 500 à Colmar, à Strasbourg. Sans grade et élus unis…

HEB’DI : Depuis, du temps a passé. Emmanuel Macron a remplacé François Hollande, Jean Rottner a remplacé Philippe Richert et l’Alsace n’est pas de retour. Pourquoi ?

L’Alsacien ne sait pas ce qu’il veut et ce qu’il a, il ne le veut pas

Stéphane Bourhis : J’ai lu dans vos colonnes le mot « Hansimschnockelorisme ». Voilà le mal ! L’Alsacien ne sait pas ce qu’il veut et ce qu’il a, il ne le veut pas. Comment ne pas regretter cette incapacité à parler d’une même voix. Les régionalistes sont accusés de trahison ou d’extrémisme pas les autonomistes et ces derniers ne supportent pas que des partis parisiens puissent abriter dans leur militants d’ardents défenseurs de l’Alsace.

L’autre, c’est sans doute l’égo ! Chacun veut être le nouveau Saint Arbogast ou la nouvelle Sainte Odile qui sauvera l’Alsace. Il faut se dire, comme le fit Maurras à l’échelle de la nation que tout ce qui est alsacien est nôtre. Sans distinction et en poussant dans la même direction.

HEB’DI : Une direction, un cap ! Vous avez signé la pétition « Cap vers l’Alsace ». Quelle est votre position exacte ?

Stéphane Bourhis : A titre personnel, je suis, selon le titre du livre d’Adrien Zeller, pour « Une France forte de ses régions ». Cela veut dire que je suis pour une « Région Alsace » et non pour une « entité » ou, pour les Gaullistes, un « machin » intitulé Alsace avec des sous pouvoirs. J’imagine bien certains technocrates se dire « Donnons aux alsaciens un truc baptisé Alsace, ils seront contents ».

Là est d’ailleurs la faiblesse de l’Alsace. Il n’y a pas plus de « Mouvement Alsacien » comme il existe un mouvement breton ou corse et du côté des partis, il n’y a toujours pas de CDU Alsacienne puisque c’est Paris qui donne les investitures qui compte vraiment.

J’ai signé « Cap vers l’Alsace » au-delà de la démarche mais parce qu’il faut soutenir toutes les avancées. Ici , celles du travail de Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry.

Mais attention, je vous dis que je suis pour une région Alsace mais je suis capable de comprendre que cela puisse mettre du temps. Mais souvenons-nous que la Corse est, elle aussi, sortie de Paca.

HEB’DI : L’Alsace n’est pas la Corse…

Stéphane Bourhis : Avec humour, je vous répondrais évidemment que non. Ils ont la mer, on a l’amer. Mais de l’amour de l’Alsace peut naître un grand mouvement, à condition aussi de ne pas laisser les conférences, les débats aux élus, aux anciens.

Si l’on ne veut pas qu’il y ait un dernier des Alsaciens comme il y eut un dernier des Mohicans

Le Macronisme, que je ne soutiens pas lorsqu’il cantonne l’Alsace, a soulevé un vrai défi. Pour changer de politique, il faut laisser la place aux générations suivantes. Pour cela, il faut leur laisser la parole, les associer immédiatement.

Si l’on ne veut pas qu’il y ait un dernier des Alsaciens comme il y eut un dernier des Mohicans, encore faut-il faire du combat pour l’Alsace un combat intergénérationnel et mettre en avant les Alsaciens de demain.

Un vrai référendum si la loi ne veut pas de l’Alsace

L’autre erreur serait de faire semblant ou de faire une réforme de la réforme au rabais. Il ne faut pas faire semblant de refaire l’Alsace, il faut bâtir « constructivement » une nouvelle Alsace. Cela passe par l’ouverture à tous et sans doute par un référendum… Un vrai, sans limite ni frein, comme celui de 2013.

Il faut aussi en finir avec l’entre-soi et associer la population au sursaut alsacien ! Sans elle, il ne se passera rien. Les lignes doivent bouger.

 

(Propos recueillis par HEB’DI)

Faut-il croire que les députés LREM n’aiment pas l’Alsace ?

La parution du sondage Ifop sur l’Alsace, la volonté de revenir à l’Alsace (ou d’aller vers l’Alsace) de 82 % des Alsaciens avait pourtant réveillé les élus de la droite et du centre.

Poussé par 82 %, ils osaient, hier demander un référendum.

Un référendum pour les députés LR…

Voici ce qu’ils écrivaient, il n’y a pas si longtemps :

Seulement 10 % des sondés considèrent que l’intégration dans le Grand Est est une « bonne chose » pour l’Alsace. L’exercice de l’action politique en Alsace est aujourd’hui paralysé par cette question institutionnelle qui génère un climat délétère, qui ne va ni dans l’intérêt de notre Région, ni dans l’intérêt de la France. Aussi, nous vous demandons l’organisation d’un référendum dans les départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, afin de trancher définitivement cette question. Une telle initiative ne pourra qu’être portée au crédit de votre quinquennat afin de réparer une grave erreur dans l’organisation de nos territoires.”

…Pas de référendum pour les députés LREM

Un bruit qui a réveillé l’opposant au retour à l’Alsace, Sylvain Waserman, Député LREM cumulant son mandat de conseiller régional après avoir été fidèle fusil de Philippe Richert. Il a battu le rappel.

Martine Wonner (sortie désormais de son arrêt maladie), Thierry Michels, Bruno Studer, Vincent Thiébaut, Sylvain Waserman et Bruno Fuchs ont ainsi cosigné une lettre indiquant leur position :

« Ils expriment leur désaccord avec l’idée de consultation populaire par l’intermédiaire d’un référendum », la lettre de mission du Premier ministre, Edouard Philippe, adressée au préfet du Grand Est le 22 janvier, Jean-Luc Marx, est claire. Le préfet a mandat pour réfléchir à l’avenir institutionnel de l’Alsace, mais sans toucher aux lois sur le redécoupage des régions.”

Maintenant, à vous de jouer !

C’est donc à vous, électeurs de faire monter la pression. A leur demander pourquoi, chez certains, le discours sur le terrain n’est pas le même que sur les communiqués. Pourquoi ils veulent une Alsace au rabais, un ersatz de collectivité, alors que, vous, vous aimez l’Alsace comme territoire et comme région.

Interrogez-les et faites nous remonter tout cela. Fer’s Elsass.

Barbara DesVilles

Exclu : Quand une députée alsacienne gruge la Sécu… et que ça se voit !

Non, nous ne l’avions pas oubliée…

Même si la députée bas-rhinoise Martine Wonner (LREM) s’est faite toute petite depuis les révélations du printemps dernier quant à ses petits arrangements avec sa “maladie”, la machine anticorruption a fait son travail.

Si le procureur reconnaît la fraude, le dossier est classé sans suite, l’infraction n’étant pas de nature pénale.

Fin 2016, Martine Wonner était en arrêt maladie et ce jusqu’à la veille du premier tour des élections législatives…

D’aucun se sont donc logiquement posé la question : est-ce un arrêt maladie fictif pour préparer sa campagne électorale ?

A priori oui, puisque selon un document que nous avions publié à l’époque, la CPAM l’a obligé à reprendre son emploi à Paris après un contrôle.

Il faut dire qu’elle “se pavanait” sur les réseaux sociaux, au meilleur de sa forme, en pleine campagne électorale, sans aucune discrétion…

Anticor avait alors saisi le procureur.

Le parquet de Strasbourg vient de répondre :

Une enquête préliminaire a été confiée à la sureté départementale du commissariat central de Strasbourg.

Les investigations on permis de confirmer que l’intéressée a mené une campagne électorale pendant une période de congés maladie, en s’abstenant de solliciter une autorisation d’activité auprès de la CPAM.

Pour autant, les faits ne sont pas successibles de constituer une infraction pénale, s’agissant en outre d’une activité non rémunérée.

La seule sanction légale est de nature civile, à savoir la restauration des indemnités versées indûment en application de l’article L323-6 du code de la sécurité sociale.”

Conclusion : point de vue imagination, rien à redire… Point de vue éthique, la députée LREM aurait pu mieux faire !

(photo : Martine Wonner en juillet 2017 © Claude Truong-Ngoc)

 

 

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