Une petite bière ?

Il ne reste plus que

avant que le tribunal ne se prononce sur l’avenir du magazine qui dit tout aux alsaciens !

Le 23 juillet, le TGI de Strasbourg, Chambre des procédures collectives et commerciales, décidera de l’avenir de Heb’di, le dernier média alsacien totalement indépendant.

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MUMBACH : Mulhouse , Dannemarie, dépôt de plainte contre la “nébuleuse” ASAME

Anticor annonce ce jour, dans un communiqué de presse, se porter partie civile aux cotés des anciens administrateurs afin de soutenir leur action. En effet, les anciens administrateurs ont depuis plus d’un an (depuis le 31 mai 2017 plus exactement, date de l’assemblée générale de l’ASAME) et jusqu’à ce jour, refusé de s’exprimer publiquement. Au regard des décisions prises ces derniers mois et de nombreux éléments de preuves, ils ont décidé d’agir afin de préserver les intérêts de l’ASAME.

ANTICOR et les anciens administrateurs tiennent à assurer de leur soutien les professionnels soignants et socio-éducatifs de l’association qui, au quotidien ont toujours fait preuve de compétence à destination des personnes bénéficiant des prestations de l’ASAME. Ils sont les derniers garants des valeurs associatives de l’ASAME.”

En tant qu’administrateurs auprès de l’ASAME, ceux-ci n’ont eu de cesse d’interroger le président Paul Mumbach sur de nombreux points, comme le rappelle Anticor dans son communiqué :

1/ La prise de participation en juillet 2016 à 100 % de l’ASAME dans la société déficitaire la SARL L’ALOUETTE (SIRET : 80261355400038) détenue jusqu’alors par la fille de Paul MUMBACH, sans autorisation du Conseil d’Administration. Par ailleurs, diplômée aide-soignante, elle est une ex-salariée cadre de l’ASAME, embauchée à nouveau en tant que cadre de l’ASAME.

2/ La SARL L’ALOUETTE qui est devenue en 2018, une SAS dénommée « Resosoins.net ». Il est fait mention de la marque dans différentes publications dont certaines de la ville de Dannemarie qui a pour maire Paul MUMBACH.

 

3/ L’exploitation de la marque « RESOSOINS » déposée en son nom propre par Paul MUMBACH et dont le développement est en partie financé par l’ASAME à travers resosoins.net.

4/ L’embauche du Directeur Général des Services de la ville de Dannemarie comme Directeur Général Adjoint de l’ASAME à compter du 20 février 2017, sans être titulaire des qualifications et des diplômes prévus par la réglementation en vigueur. Par ailleurs, le Directeur Général adjoint de l’ASAME est Secrétaire Général de l’Association des Maires Ruraux du Haut-Rhin dont Paul MUMBACH est le président.

5/ La FFBA (Fédération Française du Bénévolat et de la Vie Associative), association reconnue d’utilité publique, a pour président Paul MUMBACH. Dans la gestion de la FFBA, il existe de nombreuses irrégularités, dont certaines sont liées à l’ASAME. La FFBA est par ailleurs avec l’ASAME actionnaire de la SCI Les Castors, dont le gérant est Paul MUMBACH.

6/ Le Tour Alsace est une course cycliste qui a pris l’habitude de faire étape dans la ville de Dannemarie. En 2016, l’ASAME est devenue un partenaire finançant par ce fait plusieurs actions. Le président de l’ASAME et maire de Dannemarie a justifié ce financement dans la presse où il indiquait «La commune n’aurait pas pu financer une arrivée toute seule».

L’organisateur de la course, le groupe LARGER a pour client l’ASAME. Le Tour Alsace compte dans son comité d’organisation Joseph MUMBACH, un frère de Paul MUMBACH.

7/ Les Fédérés est une association présentée dans la presse comme un parti politique par son président Paul MUMBACH. Cette association a porté la candidature de Paul MUMBACH à la présidentielle notamment à travers son site internet. Celle-ci est hébergée au 4 rue des Castors à MULHOUSE

Les rares réponses apportées aux différentes questions étaient plutôt nébuleuses.

Les anciens administrateurs ont dénoncé les dysfonctionnements au niveau de la gouvernance de l’ASAME.

Il s’agit notamment du non-respect des règles régissant l’association. Par exemple :

– Lors du Conseil d’Administration du 15 mai 2017, les comptes financiers de 2016 ont été approuvés par six votes grâce à la voix prépondérante du président Paul MUMBACH. Huit administrateurs se sont abstenus. Six ont voté contre l’approbation des comptes. C’est dire le climat de méfiance qui régnait au sein du Conseil d’Administration de l’ASAME. D’autant que le président Paul MUMBACH a utilisé deux pouvoirs dans la plus stricte illégalité car en effet les statuts de l’ASAME ne prévoyaient pas les pouvoirs par procuration lors des Conseils d’Administration.

(Paul Mumbach, photo : www.dannemarie.fr)

– La création de la SAS les Bateliers du Canal a été décidée en 2015 en présence de 8 administrateurs soit 1/3 du Conseil d’Administration. La décision n’était statutairement pas valable. Un compte en banque a été ouvert. Cette société a pour objet la gestion d’un village de logements pour seniors à Dannemarie à travers une convention de prise à bail d’une valeur de 442.854, 36 euros HT annuel. Cette convention a été signée par Paul MUMBACH, pour le compte de la SAS les Bateliers du Canal. Les permis de construire ont également été signés par Paul MUMBACH mais en tant que maire de Dannemarie. L’un d’eux a été signé en 2016.

– Il arrivait fréquemment que le président informe le Conseil d’Administration de décisions qu’il avait déjà engagées et qu’il les considérait alors comme validées. Ces différents points n’étaient pas inscrits à l’ordre du jour comme cela est la règle.

Lors du renouvellement du Conseil d’Administration, six membres du Conseil d’Administration n’ont pas été renouvelés parmi lesquels les administrateurs qui déposent plainte.

Le budget de l’ASAME est majoritairement constitué de financements publics et de subventions (Agence Régionale de Santé, Conseil Départemental, Caisse Primaire d’Assurance Maladie, Caisse d’Allocation Familiale, communes haut-rhinoises).

Informée, une majorité de ces structures a invité les lanceurs d’alertes à saisir la justice.

Le contribuable est en droit de connaitre comment sont utilisés les fonds publics. Seule la transparence prévue par la loi lèvera toute ambiguïté.

ANTICOR ayant le souci permanent de dénoncer la corruption et de réhabiliter l’honnêteté en politique, les éléments sont tenus à la disposition de la justice.

Le Groupe Local Anticor 68 – Mme GRAZIELLA Stefana – 06 43 24 97 56

Paul MUMBACH :

Dannemarie : silhouette remplacée par une citation d’un discours de… Benito Mussolini !

Que lit-on sur ces panneaux : “ne râle pas fais le toi-même“,”toute vérité n’est pas bonne à dire“, “le vrai courage est de parfois agir“, “vous êtes maître de votre vie et qu’importe votre prison vous en avez les clés“, “à quoi sert la lumière du soleil si on a les yeux fermés ?“, “à quoi servirait l’intelligence si l’imbécile n’existait pas “, “l’erreur n’est pas le monopole des imbéciles“, etc, etc, etc. Sauf à s’y méprendre, cette façon de communiquer ressemble quand même peut-être un peu à la façon dont la propagande démocratique locale est publiée dans certains pays peu enviables, sans les haut-parleurs pour l’instant, mais cela pourrait fait partie de l’acte II de l’affichage sur le ban communal.

Messages subliminaux ou éléments de programme à venir pour les habitants de Dannemarie ? Allez savoir, bref, chaque habitant et chaque visiteur peut en prendre pour son grade et sont donc invités à partager un certain “savoir être et paraître“. Tout cela pourrait peut-être faire rire certains d’ici et d’ailleurs, sauf que – oui, sauf que – devant la porte de notre mairie de Dannemarie, en lieu et place d’une ex-silhouette (saga de l’été 2017), on peut lire sur un grand panneau :

Mieux vaut vivre un jour comme un lion que cent ans comme un mouton”

Cette célèbre et funeste phrase a été prononcée par Benito Mussolini, lors d’un discours en 1940, qui marquait de fait l’entrée dans la 2ème guerre mondiale du dictateur fasciste !!! Là, on ne rit plus, non, c’est un sentiment de vergogne qui est ressenti par certains citoyens. Ici, en France, en Alsace, à Dannemarie, en juin 2018, devant la mairie, symbole de l’État, lire sur un panneau une des phrases qui a fait la “notoriété” Benito Mussolini, quelle humiliation, quelle abjection.

Naturellement, si certains partagent la philosophie de ce dictateur des jours les plus sombres qu’ont vécus nos parents, c’est leur droit incontestable mais ils n’ont pas à l’imposer ni à partager ce type de discours sur l’espace public, particulièrement devant l’entrée d’un bâtiment officiel de la République de notre pays. La presse locale ayant été avertie, un article est publié et une radio régionale relatent les faits le mardi 05 juin 2018, donnant la parole au maire de Dannemarie :

Si Mr le Maire de Dannemarie affirme qu’il ignorait que cette citation est attribuée maintes fois à Benito Mussolini – bien qu’il dit savoir que Mr Donald Trump l’a utilisée, avec les conséquences que l’on sait – on peut considérer que de l’afficher devant la porte de la mairie est une erreur. Mais une fois qu’il le sait, qu’il voit ce que cela suscite comme réactions, il décide de… ne pas la retirer : là, c’est une faute envers ses concitoyens et envers tous ceux qui se sont dressés contre le fascisme et particulièrement ceux qui l’ont payés par leur vie, d’où qu’ils soient.

A moins que, tout cela soit soit voulu pour que l’on ne parle que de cela et non d’autres affaires en cours, que la presse régionale et nationale ont relaté voici quelques mois : l’arbre qui doit cacher la forêt ? Allez savoir. Et dire que Mr le Maire veut créer un “mémorial” dédié aux dernières guerres mondiales à Dannemarie. Va-t-on retrouver ce panneau à l’entrée du mémorial en guise d’accueil ???

Ce n’est pas tout. Sur Facebook, un de ses adjoints propose de créer un tee-shirt avec la citation… Sans compter les insultes de tout genre envers celui qui, par respect pour le sang versé par nos parents, n’a fait que révéler cette situation, un habitant de Dannemarie, Michel Paccellieri.

Après l’épisode du bureau de vote, lors du 2ème tour de la dernière présidentielle (où un incident relatif à des signes du nazisme, en particulier la “Eisernes Kreuz” fut signalé à Mr le maire et qui ne semble pas avoir donné suite), c’est une cette funeste citation qui fait connaître Dannemarie. Quelle honte !

Ni le souci d’apaisement, de respect, de devoir de mémoire, ne semblent affecter M. Paul Mumbach : sur un des panneaux en face de son habitation on peut y lire “l’erreur n’est pas le monopole des imbéciles“. Là, il y a de quoi méditer à Dannemarie…

Pour info : 2018 a été désignée “année du respect à Dannemarie” par la municipalité.

 

Bradage de patrimoine : une vieille tradition dans l’Eurométropole

La vente de l’ancienne Mairie de Schiltigheim m’a fait penser à une très vieille histoire qui s’est passé dans les années 80.

Les Laminoirs de Strasbourg étaient alors une entreprise florissante au Port du Rhin à Strasbourg (1200 salariés). Acquise par USINOR dans les années 70, elle s’était notamment distinguée par la transformation de tôles d’acier pour l’industrie automobile, le bâtiment et l’électroménager. Elle exportait dans toute l’Europe et ailleurs dans le monde.

Les Laminoirs sont à l’origine de l’introduction de la tôle galvanisée dans la carrosserie automobile avec la mise au point d’un brevet en collaboration avec Peugeot. Si vos carrosseries de voitures, depuis les années 90, se corrodent moins vite c’est en partie grâce au savoir-faire développé à Strasbourg.

Cette entreprise, qui tournait à merveille, a été peu à peu « intégrée » dans le groupe USINOR-SACILOR qui deviendra plus tard ARCELOR avec les sidérurgies belges, luxembourgeoises et espagnoles.

Et un peu plus tard, Mr Mittal absorbera ARCELOR avec l’aide de son ami, l’Anglais Tony Blair.

Dans les années 80, suite à son intégration dans USINOR, les Laminoirs ont subi plusieurs opérations de démantèlement par le biais de la filialisation des activités en aval. Aujourd’hui, il subsiste encore l’unité de galvanisation et de laquage détenu par le géant Russe NLMK. Cette entreprise aura été consciemment abandonnée par les responsables locaux, alors qu’elle avait 150 ans d’existence sur un marché où elle était toujours à la pointe. Il ne reste aujourd’hui que 120 salariés au Port du Rhin.

Il est permis de penser qu’un autre destin était possible avec la conservation de l’ensemble des activités au Port du Rhin.

Appropriation de biens de la société

En 1982 après la nationalisation du Groupe USINOR, les nouveaux dirigeants décidèrent de la cession d’un grand nombre de biens immobiliers. Il se trouvait qu’à Strasbourg les Laminoirs possédaient un appartement à l’Esca (318m2 +une chambre de bonne+2 garages). Ce bien a été cédé pour 150.000 € au PDG d’alors (1.000.000 francs, soit 4x moins que sa valeur estimée par les experts d’alors).

Nous étions quelques élus syndicalistes à nous offusquer d’un tel cadeau. Nous avons saisi les députés proches du gouvernement de l’époque pour les alerter sur ce bradage d’un bien public. Il faut rappeler que nous étions une entreprise nationalisée.

Même les responsables CGT de l’époque avaient fait semblant de ne pas voir. Pour les autres organisations syndicales, ce n’était pas un sujet.

Quand on voit ce qui se passe à l’occasion de la vente de la Marie de Schiltigheim, le constat est le même. Dès qu’il est question de cession de biens publics, il y a toujours dans les parages, quelques individus pour flairer la bonne affaire à réaliser sur le dos des contribuables. Et tout cela sous le regard distrait de nos responsables politiques.

Dans le cas des Laminoirs de Strasbourg, c’était pour plaire à une hiérarchie parisienne avec l’espoir que le sort de l’entreprise profiterait de la bienveillance des technocrates installés dans les murs de Bercy, au ministère de l’Industrie.

La naïveté ou la complaisance des élus Alsaciens envers l’administration parisienne est triste à voir : même quand une magouille est patente, nos élus n’osent pas élever la voix pour défendre l’intérêt général.

La vente du Racing à Patrick Proisy en 1997, pour 230.000€, est également un bel exemple de bradage d’un bien collectif.

Alors, comment leur faire confiance pour défendre ce qui reste de l’ALSACE ?

(photo en une : locaux de NLMK rue du Bassin de l’Industrie à Strasbourg)

 

Strasbourg : de l’amour pour nos chiens, de l’amour propre pour nos trottoirs

Je sais, il s’agit d’une info, qui ne passionne pas les foules, mais…​ Il s’agit d’une information qui concerne les déjections canines dans les espaces publics à Strasbourg et notamment dans les aires de jeux pour enfants.

J’ai fait parvenir un message avec photos ​à plusieurs ​adjoints de la ville (Dreyer le quartier, Kohler les parcs, Hermann la police, et des responsables de l’hygiène, salubrité, etc..). Mais aucun retour à ce jour.

En effet,  le 22 mai matin, en accompagnant mon fils à l’école primaire de la Robertsau (Adler), j’aperçois un petit monticule marron dans le bac à sable du petit parc pour enfants ou l’aire de jeux Amélie de Berckheim. En m’approchant, je découvre qu’il s’agit d’un cadeau déposé par un animal de compagnie.

En clair, une crotte de chien en plein milieu de ce bac à sable destiné aux enfants.

J’aime beaucoup les animaux, mais il n’y a pas de place pour eux dans une grande ville, à moins d’avoir des propriétaires d’animaux de compagnie respectueux et ayant un sens civique développé.

Il faut savoir que les chiens sont de plus en plus nombreux dans cette zone, surtout depuis la construction de nouveaux de logements à la Robertsau.

Combien de fois, dois-je dire à mon fils, quand je joue avec lui dans les environs de cette aire de jeux, « fait attention aux crottes de chien », à la longue ce n’est plus drôle,  mettez-vous à ma place !

La seule réponse de la municipalité est d’apposée des affichettes cartonnées  « C’est qui qui fait pas ici ?  c’est Kiki » ! Communication inutile et enfantine pour cibler des adultes.

Il y a un moment pour l’information et un autre pour responsabiliser.

Responsabiliser, veut dire ne pas prendre les adultes pour des enfants et qu’il faut appliquer une législation juste et pénalisante. Appliquer une verbalisation qui ne soit pas que symbolique.

En effet, toucher au portefeuille des promeneurs de chiens ou autres animaux de compagnies devraient amener plus de propreté dans le quartier. L’article R633-6 du code pénal* est à disposition des communes pour verbaliser les contrevenants. La municipalité n’ose peut-être pas !

Observons d’autres villes, comme Cannes par exemple : la municipalité y développe depuis quelques années une politique contre l’incivisme avec une communication percutante non dénuée d’humour et qui semble fonctionner.

En mettant notamment à disposition un mode d’emploi, des distributeurs de sacs et des poubelles dédiées. La contravention en cas de non ramassage des déjections est de 450 euros dans cette ville.

(*article R633-6 du code pénal : “Est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la 3e classe le fait de déposer, d’abandonner, de jeter ou de déverser, en lieu public ou privé, à l’exception des emplacements désignés à cet effet par l’autorité administrative compétente, des ordures, déchets, déjections, matériaux, liquides insalubres ou tout autre objet de quelque nature qu’il soit, y compris en urinant sur la voie publique, si ces faits ne sont pas accomplis par la personne ayant la jouissance du lieu ou avec son autorisation.”)

Après les saucisses de Strasbourg, l’exorcisme de Schiltigheim

Magie blanche pour élue verte

« Magie blanche pour élue verte », c’est ainsi que Jean-Marie Kutner intitule le troisième paragraphe d’un post sur Facebook :

Le monde est petit et le hasard d’une soirée m’a fait rencontrer une proche de Madame la Maire, qui me racontait, très sérieusement que celle-ci, présentait de mauvaises ondes dans le bureau mairial… et que sans doute ces mauvaises ondes seraient à l’origine des défaites successives des deux maires sortants… ce dont elle voudrait de prémunir.
Aussi aurait-elle, selon cette proche, fait procéder au désenvoutement du bureau, séance thérapeutique au cours de laquelle on aurait brulé de l’encens purificateur
Cette histoire me paraît assez invraisemblable, pourtant, cette personne avait l’air très sérieuse……
Par saint Bové et tous les archanges verts, jusqu’où se loge le mysticisme !!!!”

En plein débat sur la laïcité, le sujet se diffuse, prête à sourire, puis l’on s’interroge : Nisand, Kutner… La mairie de Schiltigheim pourrait-elle renfermer une « malédiction » ?

Mais pour cela, il faudrait un « fantôme » ! Et il n’y en a pas. Alfred Muller a fait son temps dans ces locaux et il file une retraite sereine. Les anciens DGS aussi maintenant.

Des jeteurs de sorts ?

S’il n’y a pas de fantômes, essayons l’idée d’un jeteur de sorts. Avec humour, on pourrait affirmer qu’il en est, du côté de Strasbourg, pour ne pas vouloir qu’une autre ville de la métropole rayonne. On en imagine bien quelques-uns (ou unes) avoir fait appel à une école des sorcières. Qui sait, il y en avait une du côté du Batsberg.

Entre Harry Potter et X-files, nous voilà donc à Schiltigheim avec l’information selon laquelle de l’encens aurait « purifié » le bureau.

Info ou Intox ?

Bizarrement, le post de l’ancien maire n’est que peu liké. Un autre sort ?

Autre ancien élu, Jean-Luc Muller, écrit à son tour :

A la mairie de Schiltigheim si le vaudou ne fonctionne pas il reste les gousses d’ail et cela ferait vivre nos producteurs locaux.”

De l’ail bio et en circuit court, espère-t-on aussi.

Du côté de Strasbourg, quelques voix gênées évoquent la mention par la maire d’un bureau « stressant », d’objets… On attend le communiqué officiel.

Des phénomènes politiques paranormaux

A Heb’di, nous vous en parlons de façon détendue. Il doit s’agit d’humour…

Sur mon bureau ce matin, j’ai néanmoins pris soin de poser un fer à cheval, du sel, une patte de lapin… On ne sait jamais, je suis souvent à Schiltigheim et j’ai souvent constaté des phénomènes politiques paranormaux, pas vous ?

La vérité est ailleurs, non ? N’est-il pas temps d’appeler l’exorciste de Strasbourg ? Mais non, pas les saucisses de Strasbourg !

Schilick : une maire écologiste dans la troisième ville du Bas-Rhin ?

Les leçons du premier tour

Marc Baader

Les Insoumis étaient arrivés en tête lors des élections législatives avec 14.82 % mais n’ont pas réussi à maintenir ce score : le parti d’extrême-gauche, emmené par Marc Baader, fait moitié moins avec 7,56 %. L’effet Mélenchon ? Il est vrai que le “patron” et ses disciples à l’Assemblée nationale semblent loin de proposer une ligne claire, ce qui peut dérouter l’électeur… Néanmoins, Marc Baader gagne deux points par rapport à 2014 (5.41 %).

Nathalie Jampoc-Bertrand

À 15,09 %, elle a sans doute été entrainée dans la chute du PS. En 2014, son camarade de parti, Raphaël Nisand, faisait 25.82 %  au premier tour… De plus, sa proximité avec un PS strasbourgeois de plus en plus en délicatesse avec les électeurs de l’Eurométropole n’a pas arrangé les choses.

JMK

Dès les premiers jours qui suivirent son élection en 2014, les Schilickois réalisèrent que le Kutner d’avant les élections n’avait rien avoir avec celui qu’ils avaient élu. Sa bonhommie a disparu pour laisser place à un homme soupe-au-lait, imprévisible et au goût prononcé pour le béton… Avec moins de 20 % des voix, il a finalement pris la décision de se retirer de la vie politique schilickoise.  Les seuls gagnants de son mandat auront été les avocats de la commune chargés de gérer les litiges entre le maire et certains de ses administrés. Étrangement, c’est dans les quartiers les plus populaires qu’il fait ses meilleurs scores, comme en 2014…

Danielle Dambach

Avec 20,41% contre 16.83  en 2014, l’écologiste a fait le boulot, sans faire de vague. Son ralliement avec le PS ne lui avait pas porté chance en 2014. Elle s’est désolidarisée de Raphaël Nisand le lendemain des élections.
(photo en une @ http://www.vivre-schilick.fr/)

Christian Ball

Arrivé largement en tête avec 35,80 %, contre 20.18 %  au premier tour de 2014, le Républicain semble avoir fait le bon choix en n’acceptant plus de suivre Jean-Marie Kutner (événement à l’origine même de ces élections). Une prise de risque qui se sera avérée payante.

Dimanche soir, le gagnant sera…

Suivons une logique mathématique : si l’écologiste Danielle Dambach rassemble toutes les voix de gauche au soir du deuxième tour, elle obtiendrait 1293+956(PS)+479(FI) soit 2728 voix au total, tandis que Christian Ball devrait récupérer les voix du centre-droit de Monsieur Kutner, soit 2268+1253 = 3521 voix. De quoi gagner haut la main !
(Retrouvez l’intégralité du communiqué émanant de la préfecture : communiqué premier tour schilick avril 2018)
Mais la logique mathématique ne correspond pas toujours à celle des urnes. Dimanche, le taux de participation pourra encore changer la donne ainsi que la dernière décision surprenante de Jean-Marie Kutner qui a appelé ses électeurs à voter pour… Danielle Dambach !
Ce fait nouveau nous oblige à revoir nos calculs : en supposant que les voix du maire sortant soient partagées, la ville serait pour la première fois dirigée par une écologiste et, pour la première fois aussi, par une femme. Une nouvelle page s’écrirait alors pour Schilick. Un gage de sérénité pour les deux ans à venir ? Réponse dimanche soir !

Budget excédentaire à Benfeld ?

(Portail de l’Hôtel de Ville de Benfeld, photo Ralph Hammann)

Il faudrait signaler la mauvaise gestion financière du maire de Benfeld

En effet, il dit au conseil municipal lors de la séance budgétaire que nous n’avons pas d’argent alors que que le compte administratif exercice 2017, en gestion comptable, est clôturé avec un excédent d’investissement de 916.940 EUROS et un excédent de fonctionnement de 590.805 EUROS… Soit un total de  1.507.745 EUROS…
Le maire est-il compétent ou faut-il lui nettoyer les lunettes… Pour voir clair et ne pas désinformer les conseillers municipaux, les concitoyens contribuables… Et mettre en œuvre les travaux de réparation indispensables et nécessaires sur certains trottoirs et rues de Benfeld. Le tout parfaitement possible sans hausse des impôts locaux.

Schiltigheim : la chute de la Maison Kutner

La dynamique Christian Ball

La première surprise de cette élection est le score de Christian Ball. Avec près de 36 % des voix, son alliance avec Ahmed Fares, Andrée Munchenbach, Anne Meunier et Elric Ferandel (LREM) relève un premier défi.

Autour d’un programme « Schiliko-Schilikois », le tête de file de « Schilick pour Tous » fait le score, autant dans les quartiers d’habitude réservé à la droite que dans les quartiers populaires, notamment « Les Ecrivains ».

La tendance s’est dessinée dès le 1er tour, quand les réunions et rendez-vous du candidat ont rassemblé près de 1000 personnes. Les dernières opérations de sa campagne, un nettoyage d’une ville « sale » et l’annonce de la suppression des horodateurs ont encore élargi sa base.

Porté par une réelle dynamique de victoire, il devrait encore rassembler et convaincre les électeurs et les abstentionnistes pour gagner au second tour. Il en a la volonté… Suffira-t-elle ?

La claque Kutner

Les regards des adjoints sur les tableaux de résultats, les coups de fils pour vérifier les chiffres, la panique des nouveaux candidats perçus hier soir à la mairie de Schiltigheim, tout cela soulignait une vérité cruelle : le rejet de Jean-Marie Kutner.

Injuste pour les fans, logique pour les adversaires, celui qui ne peut plus être maire finit la soirée sous les 20 %. Une claque camouflée sous des éléments de langage de type « mobiliser les abstentionnistes ».

Certains s’interrogent à voix basse sur les intentions de second tour, sur leur propre vote.

A l’heure où nous écrivons l’article, nous ne savons pas si le chef de l’orchestre du Titanic va continuer le concert ou pas.

L’Alliance EELV-PS-PCF

En 2ème position, à plus de 15 % de Christian Ball, Danielle Dambach pense que son heure est arrivée. Aussitôt annoncée l’alliance avec le PS et le PCF, elle en appelle à l’union des forces du progrès. “La” Danielle Dambach retrouve ses accents de gauche.

Les discussions et manœuvres des partis ont repris. Après l’alliance Dambach-Nisand, voici donc venu le temps de l’alliance Dambach-Jampoc. Les deux adjointes de l’époque Nisand savent travailler ensemble. Arriveront-elles à rassembler les Schilickois ? Là est la question.

Ce matin, dans mon PMU préféré, certains électeurs ou supposés tels rejetaient les « magouilles » que constituent les alliances des ennemis du 1er tour.

L’un d’entre eux allait plus loin : « Dambach, Jampoc… et demain Nisand ». L’ombre de l’ancien maire passa sur la discussion. Un autre se demandait si, des verts à l’extrême gauche, on n’allait pas avoir des Zad à Schiltigheim.

Réponse dans les urnes.

Suspens à Bourbach-le-Bas

Après le tract déposé dans les boîtes au lettre du 1er adjoint mis en cause, Pascal Jenn, celui-ci a eu droit à un entrefilet dans L’Alsace du mardi 20 février.

Dans L’Alsace toujours, le mercredi 21/02, on a pu ensuite lire une déclaration de Raphaël Schellenberger (député LR) en soutien à Mme Delphine Thuet, soutenue déjà par un ancien maire de Bourbach, Pierre Marie Kolb, qui s’exprimait sur le sujet dans une courte interview parue elle aussi dans L’Alsace mais le dimanche 18/02 cette fois.

Une histoire de vents contraires

C’est à la suite d’une polémique sur les éoliennes à Bourbach-le-Bas que la population du village ainsi que le conseil municipal se sont profondément fracturés en 2 camps opposés. Le projet d’éoliennes concernait les villages de Rammersmatt, Roderen, Senthein et Bourbach-le-Bas. Suite à l’opposition des conseils municipaux de Sentheim et Roderen, le projet a été abandonné parce qu’il n’était plus viable économiquement. A priori, la mésentente d’aujourd’hui est en grande partie un effet à retardement de cette polémique anti-éolienne. Les opposants de Mme Thuet sont dégoutés par sa manière de gérer les dossiers et lui reprochent de ne pas admettre les avis qui sont opposés à ses propres idées [à tort ou à raison, Ndlr].

Sur les 15 conseillers, 3 ont démissionné en début de mandat. Aujourd’hui, Pascal Jenn a démissionné de son poste de 1er adjoint (mais pas de conseiller municipal). Avec la démission de Mme Thuet et de Mme Erny (3ème adjointe), il reste donc 10 conseillers.

Bourbach retient son souffle

S’il est difficile de prédire l’avenir, il semble tout de même que quelques points sont acquis : la démission de la maire doit être acceptée par le préfet et le principe veut qu’elle reste maire le temps d’expédier les affaires courantes jusqu’à l’élection d’un nouveau maire ; le conseil municipal de Bourbach-le-Bas reste vivant tant qu’il y a une majorité absolue (dans ce cas, 8 conseillers titulaires) pour désigner un nouveau maire.

Le suspens demeure quant aux desseins de Delphine Thuet, qui pourrait revenir sur sa décision – suite au soutien de Pierre-Marie Kolb ou à des pressions du préfet. De la même façon, d’autres conseillers pourraient démissionner, ne souhaitant pas se taper le boulot de gérer la commune à 10 pendant les deux ans qu’il reste…

Le tract de démission de Mme Thuet met en cause nommément son 1er adjoint pour des faits extrêmement graves qui (en toute logique) devraient aller au tribunal. Est-elle stupide ou bien a-t-elle de grosses minutions en réserve ? En l’état actuel des infos, tout porte à croire qu’elle se tire une balle dans le pied : si elle était au courant de malversations du 1er adjoint pourquoi démissionne-t-elle au lieu de saisir les tribunaux ? Si des malversations ont eu lieu et que Mme Thuet ne les a pas immédiatement dénoncées, elle peut aussi à avoir à se justifier devant les tribunaux…

 

Rififi à Bourbach-le-Bas

À Bourbach-le-Bas, la semaine dernière s’est terminée sur une rupture. Rien ne va plus au sein du conseil municipal, mais cela n’a l’air de surprendre personne…Voici les morceaux choisis d’un échange épistolaire via les boîtes aux lettres des habitants. Public sensible, s’abstenir.

La maire Thuet jette l’éponge

Dès le début de ce mandat, notre chemin a été parsemé d’embuches et de nombreux dossiers compliqués, envenimés par certains, ont dû être gérés. Malgré une liste unique que je croyais soudée, ma mission de maire a rapidement fait l’objet de critiques récurrentes d’une infime partie du conseil municipal ayant fait volte-face. Certes minoritaires, leurs intentions destructrices et négatives ont détérioré l’esprit d’équipe. Etre conseiller municipal ne doit pas se résumer à la seule présence aux séances plénières du conseil, accompagné de son public, pour venir faire un show, c’est bien plus que cela. Le rôle et le devoir des élus est d’être au service de la population et d’avoir toujours à l’esprit le bien commun et l’intérêt général.”

Je ne peux plus accepter cette volonté de nuire et cet esprit de vengeance qui animent un certain nombre d’individus du village. La haine et la malveillance ne font pas partie de mes valeurs. ”

Certains agissements inadmissibles de mon 1er adjoint, depuis plusieurs mois, ont mis à mal notre collaboration et la confiance a été rompue. Il ne sert à rien d’étaler ici les frais reprochés (attributions de privilèges, non-respect des codes des marchés publics et des règles d’urbanismes, utilisation de son statut de 1er adjoint à des fins privées, …). Malgré mes mises en garde sur ses agissements je n’ai pu lui faire entendre raison.”

On comprend qu’il s’agit là d’accusations extrêmement graves. Le calendrier “politique” du village devrait s’en trouver bouleversé.

Ainsi, dans l’édition des DNA du samedi 17 février qui ne manquent pas de signaler la démission conjointe de la 3ème adjointe, peut-on lire : “dès que le préfet aura accepté sa démission, de nouvelles élections devraient être organisées pour compléter la liste des élus, voire élire un nouveau conseil si d’autres démissions devaient suivre.”

La réponse ne s’est évidemment pas fait attendre…

Pascal Jenn, l’adjoint à qui est “implicitement” adressé le courrier, prend à son tour sa plume pour riposter.

Comme je l’avais dit à Mme THUET, nous avons été élus ensemble et s’il était question de démission, je la suivrai. C’est donc en accord avec ma parole donnée que je vous présente ma démission du poste de Premier adjoint, laquelle sera transmise à Monsieur le Préfet.”

Contrairement à Mme THUET, je ne tiendrai pas de propos diffamatoires à son sujet, je dirai juste qu’il est un peu facile de me faire porter le poids de ses échecs.”

Sans présager de quoi sera fait l’avenir du village après cette explosion du binôme maire/adjoint, le maire honoraire de Bourbach, Pierre-Marie Kolb dit tout son émoi dans les colonnes des Dernières Nouvelles : s’il se dit atterré de la réaction de Mme Thuet, il réprouve clairement « l’attitude de certains conseillers municipaux » qui n’auraient « pas choisi la bonne méthode », évoquant des règlements de comptes…

On ne sait pas de quel œil les habitants voient cette implosion de l’équipe municipale. On attend donc avec fébrilité la suite du feuilleton.

 (photo en une : la mairie de Bourbach par Rauenstein©)

Schiltigheim : Jean-Marie Kutner s’en va en guerre

8 heures du matin. Depuis sa maison de Lampertheim, où il réside, Jean-Marie Kutner vient de lire les DNA. Il est temps, pour le Maire de Schiltigheim, de poster son premier message sur Facebook :

Monsieur le futur ex premier adjoint a raté son coup d’état. Contraint à des élections, le voilà à la dérive et à la recherche d’un programme et de soutien. Monsieur le Conseiller National LR qui dit à Paris le plus grand mal du gouvernement, tend à Schiltigheim d’obtenir le soutien d’En Marche en expliquant : ” Je partage avec eux l’impérieuse nécessité d’aller vers une véritable efficacité de l’action politique et un rétablissement de la confiance entre l’élu et le citoyen. Je crois que cette ambition nationale peut et doit se décliner au niveau local.”

Un appel à une majorité de projet

Dans les faits, Jean-Marie Kutner enrage. Lui qui rend la main à En Marche et à des proches d’En Marche depuis les législatives ne vient-il pas de bénéficier du soutien du Marcheur Raphaël Nisand, pour ensemble échouer à faire passer un budget ?

Christian Ball étonne… Le voilà d’appeler, lui, à une « majorité de projet ». Les DNA résume un communiqué de presse :

Le premier adjoint Christian Ball (LR) vient d’annoncer qu’il défendait, pour Schiltigheim, l’idée d’une « majorité de projet ». « Il faut oser une politique qui, au-delà des étiquettes, permet d’unir, de réunir plus que de diviser » affirme celui qui mènera une liste en avril contre l’actuel maire Jean-Marie Kutner. Qui fera partie de cette « majorité de projet » ? « L’ensemble de nos concitoyens, mais aussi à ceux qui s’investissent au sein de La République en Marche et du MoDem » explique Christian Ball. « Je partage avec eux l’impérieuse nécessité d’aller vers une véritable efficacité de l’action politique et un rétablissement de la confiance entre l’élu et le citoyen.»”

Schiltigheim : la ville dont le maire est un calife ?

On découvre au passage que JMK s’en prend ainsi chaque jour à son adjoint et que cela ne vole pas toujours très haut. Samedi, il illustrait son propos facebookien d’une BD laissant à penser que Christian Ball serait un Iznogoud voulant devenir Calife à la place du Calife.

Le propos visait sans doute l’adjoint mais illustre aussi inconsciemment l’idée que le maire de cette ville serait lui-même calife. S’il connaissait la BD, le maire de Schiltigheim n’aurait pas dû la choisir. Iznogoud incarne en effet un anti-héros comique que ses défauts finissent par rendre sympathique.

Des soucis de mémoire

Revenons-en à JMK, le voilà donc d’écrire : « Je n’ai pas pour habitude de m’exprimer sur les tracts de campagne de mes concurrents. Mais celui distribué hier par monsieur le premier adjoint démissionnaire m’interpelle à plus d’un titre. Il omet de préciser son poste de conseiller national des Républicains et qu’il faisait campagne pour Francois Fillon aux Présidentielles ».

Le Maire découvre que son allié est de droite. Personne pourtant ne l’ignore à Schiltigheim. Ne fut-il pas un temps où JMK lui-même cherchait des soutiens nationaux où se faisait conseiller l’un ou l’autre colistier par le député LR-UMP-RPR du coin ?

Ça ne vole pas haut !

La conseillère départementale des lieux n’a-t-elle pas fait alliance avec le maire de Bischheim lui-même UMP et après LR. Ces soucis de mémoire étonnent aussi celles et ceux à qui il demande, en marge d’une réunion de liste, si Ahmed Fares, l’adjoint à la sécurité, connait du monde « dans les quartiers ».

Le soleil se lève sur la colline de Lampertheim

Souvent Jean-Marie varie. Il est comme cela. Et chaque jour, sur Facebook, il lâche son missile à la manière d’un Trump sur twitter.

Le soleil se lève sur la colline de Lampertheim. Jean-Marie Kutner est comme cela. Cette campagne va voler bas. Il prendra comme tous les jours sa voiture pour rejoindre son champ de bataille : Schiltigheim.

Christian Ball ne réagit pas. Danielle Dambach non plus. Certains élus et adjoints kutneriens commenceraient même à passer des coups de fil « apaisés ».

« La ville a besoin d’élus qui bossent. Comment certains trouvent-ils le temps de passer leur vie à faire la guerre sur Facebook. Moi, je dois faire du chiffre pour payer mes impôts » rajoute le patron du bar dans lequel nous finissons notre café. Tout est dit !

 

Barbara DesVilles (en direct)

 

 

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