Un coup de pouce pour Heb’di

Lundi 20 août, la 1re chambre commerciale du Tribunal de Grande instance de Strasbourg s’est prononcée pour la poursuite d’activité de votre journal « Heb’di ».

Dieu sait si ce n’était pas gagné !

Ce jugement tant espéré, nous vous le devons avant tout à vous, lecteurs ou donateurs qui nous avez soutenus par centaines via vos abonnements, vos dons, ou vos petits mots réconfortants. Soyez-en remerciés du fond du cœur.

Aujourd’hui, grâce à vos encouragements, Heb’di retrouve un nouveau souffle. Même si tout cela est encore un peu fragile, vous avez réussi à nous redonner foi en ce qui nous a toujours portés, une liberté d’écrire et de penser avec pour seul fil conducteur l’Alsace, cette région que nous aimons tant.

Comme nous nous y étions engagés, l’équipe Heb’di, rédacteurs, dessinateurs, maquettiste … ne se rémunérera pas en attendant des jours meilleurs !

Votre numéro de septembre est d’ores et déjà en chantier. Vous pourrez aussi consulter notre site hebdi.com où vous trouverez toutes les infos du jour.

Heb’di, c’est toujours plus de révélations, toujours plus d’investigations et beaucoup d’humour.

 

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L’équipe Hebdi !


 

Mammuthus industrie Magnifique à Strasbourg !

Demandez le programme !

Le mouvement perpétuel

L’unité nationale à la française

Vendredi : cru, cuit ou à point ?

Oscar russe

La palme de l’interprétation est décernée  ̶a̶u̶ ̶p̶r̶é̶s̶i̶d̶e̶n̶t̶ à ce bon vieux Vladimir qui ne manque décidémment pas de culot. Imaginez, place Nakhimov, port de Sébastopol (Crimée) : la foule est rassemblée ce mercredi 14 mars pour écouter le chef du Kremlin, candidat à sa propre succession. L’attente est longue, mais il arrive, et son discours (qui dure moins de deux minutes) est ainsi résumé par la correspondante de Courrier International :

« Il y a quatre ans, vous avez pris une décision historique », a-t-il lancé en s’appuyant sur le référendum organisé le 16 mars 2014, non reconnu par la communauté internationale, qui a suivi la prise de contrôle du territoire par les forces spéciales russes. « Vous avez montré au monde entier ce qu’est une vraie démocratie et non une démocratie de façade », a poursuivi Vladimir Poutine, avant de lancer, le geste accompagnant la parole : « Je vous serre fort dans mes bras. » Puis il s’en est allé.”

Rideau.

Un peu plus et l’incarnation de « la vraie et seule démocratie » nous aurait sorti du veni, vidi, vici.

Marre et marées

Dans un rapport publié ce vendredi, Amnesty International demande au Nigeria d’ouvrir une enquête sur 89 déversements d’hydrocarbures qui ont lieu dans la région pétrolière du Delta, une des régions les plus polluées du monde. L’ONG affirme qu’il existe de très bonnes raisons de douter de la véracité des arguments avancés par les compagnies pétrolières Shell et ENI. Sapristi, vous le voyez venir, ce petit air de déjà-vu ?

La suite est (savoureusement) noire :

Les deux groupes dénoncent des actes de vandalisme commis par des personnes tiers, entre autre, par les communautés et groupes armés locaux qui « perceraient les oléoducs pour monter des raffineries illégales ».  Amnesty International accuse quant à elle les multinationales de cacher  la vraie cause des marées noires (une mauvaise maintenance des infrastructures et la corrosion des oléoducs),  afin de ne pas payer les dommages et intérêts aux habitants des alentours.

Bah oui hein, on ne change pas une combine qui marche.

(Rire jaune et marre noire).

Faut pas pousser

Au moins 4000 retraités ont battu le pavé des rues strasbourgeoises hier après-midi, pour protester contre l’augmentation de la CSG.  Mais l’irruption de Florian Philippot, ex-numéro 2 du Front National, fondateur du parti d’extrême droite Les Patriotes, qui a tenté de s’y insérer subrepticement, n’est pas passé inaperçue.

Il avait certainement égaré sa carte de syndiqué quelque part, ce brave Florian tout de trench vêtu et protégé par ses gardes du corps.

Adieu Printemps

Vous avez cru que le printemps était en fin là, avec ses jonquilles d’or, ses fleurs de cerisier qui pointent le bout de leur nez délicat, ses parfums doux et ses premiers et timides rayons de soleil ?

Et bien non, Météo France nous prédit une vague de froid, certes moins intense que celle de février dernier mais qui verra quand même les températures chuter entraînant avec elles notre moral. Sachez que ça descendra en dessous de 0°C dans l’Est de la France, avec des épisodes neigeux. Est-ce que ça vaut un article ? Non, mais France Info nous en pond un quand même. Alors ce sera le point météo hebdiesque de ce vendredi 16 mars.

En tout cas, si vous voulez vous réchauffer, achetez plutôt le Heb’di-Mag du mois !

Une amie qui vous veut du bien,

Rosalie.

La grève en marche !

Sous les pavés, le privé

Jeudi : La quatrième dimension

Le bio touche le fond mais pas les fonds

Le Ministre de l’Agriculture a annoncé le désengagement de l’État de l’aide au maintien pour la filière bio, qui est pourtant le seul dispositif public qui soutient les producteurs, refilant désormais le bébé aux régions qui devront s’en charger dès janvier 2018 ! Aujourd’hui, le Conseil Régional du Grand Est reste dans le flou : sans doute se souvient-il que l’encore-président Philippe Richert, à la foire agricole de Chalons-en-Champagne, avait déjà prévenu que la région ne prendrait pas le relais…

Face à ce non-sens, la colère monte parmi les agriculteurs bio. C’est Frédérique qui le dit à nos confrères de L’Est Républicain : cette productrice de fromages de chèvre à Lapoutroie n’a pas hésité une seconde à faire deux heures de route pour manifester son désaccord à Nancy hier : « Notre façon de produire, respectueuse des hommes qui travaillent, des consommateurs, de la santé des gens, des nappes phréatiques, mérite d’être défendue », explique-t-elle tandis que Jean-Michel s’insurge : « Pourquoi n’aiderait-on plus un modèle d’avenir alors qu’on subventionne l’agriculture conventionnelle ? »

La liberté de dénonciation

Lu dans le 20Minutes de ce jour :

Marine Le Pen a perdu mercredi son immunité de députée dans l’affaire de la diffusion en 2015 sur Twitter de photos de victimes de l’organisation de l’État Islamique. Cette levée d’immunité doit permettre qu’un « mandat d’amener » soit délivré par le juge et que la présidente du FN soit contrainte, si nécessaire, de se rendre à un interrogatoire de première comparution. « La liberté d’expression et de dénonciation, qui est consubstantielle au rôle de député, est morte avec cette décision de basse politique politicienne », a réagi l’élue du Pas-de-Calais, avant de dénoncer une tentative de « museler celle qui incarne l’opposition et l’alternative au pouvoir en place »

Non, non, vous avez bien lu : Mâdâme “l’alternative au pouvoir” parle d’elle à la 3ème personne, c’est plus facile pour dénoncer.

Il n’est jamais trop tard pour se poser les bonnes questions

Mardi soir, les députés et sénateurs alsaciens ainsi que les présidents des conseils des 2 départements se sont retrouvés en fin d’après-midi à l ‘Assemblée nationale. D’après le média « libéral, européen et pro-business » L’Opinion, ces élus alsaciens enchaînent discrètement les réunions depuis quelques semaines pour se demander tous ensemble : « Quelle Alsace voulons-nous ? ».

Ces très honorables messieurs législateurs auront donc attendu la venue du président de la République et de celui de la République fédérale d’Allemagne à l’inauguration du site mémoriel franco-allemand du Hartmannswillerkopf à Wattwiller demain vendredi, dans le cadre du centenaire de la grande guerre…

Bah, nous, ça fait déjà un bon moment que nous nous demandons ce qu’ils veulent, eux, au juste, pour l’Alsace. Nous finirons bien par le découvrir, un jour.

Bientôt des vacances pour Monsieur Hulot ?

C’est Sébastien Chenu, député FN (comme quoi, Heb’di n’est pas sectaire) qui lance le bon mot lors d’un point-presse :

Visiblement il a commencé à reculer mais Nicolas Hulot, ce n’est pas la première fois qu’il avale quelques couleuvres. Il apprend ce que c’est de faire de la politique dans un gouvernement En Marche quand on est écolo. (…) On va observer Nicolas Hulot, si tant est qu’on l’observe encore très longtemps (…), les vacances de M. Hulot sont peut être assez proches finalement »

En effet, après l’annonce par le Ministre de l’Écologie que la France ne tiendra vraisemblablement pas l’objectif de ramener la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50% en 2025, le monde politique est en ébullition, à la limite de la fission. Ainsi, Jean-Christophe Lagarde (président de l’UDI), les porte-parole nationaux d’Europe Ecologie – Les Verts ou encore la Commission des Affaires économiques du Sénat (euh, les affaires écologiques plutôt, non ?), tout le monde donne son avis, jusqu’à notre Lady Keller alsacienne à travers un communiqué de presse :

Je salue le sens des responsabilités du ministre Nicolas Hulot, qui répond à la démagogie de l’ancienne ministre Ségolène Royal. L’objectif de réduction de la part du nucléaire à 50% d’ici 2025 n’était ni construit, ni tenable. Cette mesure ne s’est pas accompagnée d’un plan suffisant de développement des énergies renouvelables. (…) Alors oui il faut réduire la part du nucléaire, mais il faut le faire dans des délais raisonnables et de manière construite pour être réellement efficace pour notre planète »

Ça y est, maintenant, le job est fait alors Nicolas va pouvoir enfin se mettre… au vert !

 

 

Politique du logement : Carton rouge pour le gouvernement

Ce mardi 17 octobre, ils étaient près de 600 personnes (syndicats, associations d’aide sociale, locataires du parc HLM, représentants du secteur de la construction, élus locaux, membres de la CGT et militants Insoumis) à se réunir place Kléber. Des centaines de cartons rouges ont été brandis pour exiger le retrait de l’article 52 du projet de loi finances 2018, dont la discussion avait débuté la veille. Deux jours plus tôt, des rassemblements du même acabit avaient eu lieu à Paris, Nantes, Toulouse… Ce fameux article 52 est le point névralgique des discussions depuis quelques semaines. L’une de ses principales dispositions, est, rappelons-le, la baisse programmée des aides APL et des loyers HLM pratiqués par les bailleurs sociaux.

Des économies, toujours des économies

En témoigne l’extrait suivant dudit article, les motifs de la réforme sont avant tout économiques :

« Le Gouvernement entend ainsi réduire la dépense publique associée à la politique du logement tout en améliorant ses résultats. La réforme portée par le présent article prévoit ainsi une réduction de 1,7 Md€ du montant des aides personnelles au logement tout en préservant le pouvoir d’achat des allocataires et en améliorant l’accès au logement des plus modestes »

Des internautes en ébullition

Dans les faits, 6,5 millions de locataires vont perdre 5 euros d’APL à partir d’octobre, puis 8 à 10 euros dans un an. A destination des nombreux condescendants qui se permettent de déclarer sur Twitter que 5 euros, ce n’est pas grand-chose (cf. Mme la députée LREM Claire O’Petit : « Si à 18 ans, vous commencez à pleurer pour 5 euros, qu’est-ce que vous allez faire de votre vie ? »), les internautes se sont amusés à lister tout ce qu’il est possible de se procurer avec cette somme. Entre autre : 5kg de pâtes, 10 steaks hachés ou encore deux repas aux CROUS, ou bien un livre d’occasion… etc.

En fait, rien qu’un petit tour sur Twitter nous révèle une haine généralisée des pauvres et une incompréhension totale de la misère (bah oui, puisque 5 euros c’est vraiment rien du tout). De quoi être on-ne-peut-plus fier de l’espèce humaine.

On ne résiste pas à vous partager une délicieuse boutade trouvée sur le site de l’Obs :

Un coup de gueule général et partagé… pour différentes raisons

Dans ce fameux article 52 du projet loi finance 2018, il est rappelé que les prix du parc social public ont augmenté, les chiffres de l’INSEE à l’appui : le taux d’effort des locataires pour payer leur loyer aurait augmenté de 3,9 points dans le logement social. D’où la disposition d’une baisse des loyers du parc social. Certes. Mais…

Cette diminution des loyers sociaux pose problème aux militants de Droit au logement comme aux patrons du BTP : cet argent qui était réinvesti dans la construction et la rénovation de HLM (entretien, réhabilitation thermique, encadrement humain et missions sociales), permettant ainsi le bon fonctionnement d’un business assez lucratif se fera manquer. Surtout que le projet de loi ne prend pas de disposition pour le parc privé, dont les chiffres sont tout aussi exorbitants. Sur Strasbourg, l’Office Public de l’Habitat estime qu’une baisse de 75% de la production de nouveaux logements HLM est à prévoir. Conséquences en cascade : moins de nouveaux chantiers, moins de création de travail, difficultés pour les entreprises locales…

Voilà pourquoi tous les acteurs de la filière construction avaient signé une pétition ensemble en marge du rassemblement.

Trêve hivernale en approche

Le sujet est d’autant plus sensible que la trêve hivernale arrive bientôt (elle débute le 1er novembre et se termine en mars), et, à son approche, comme toujours, les expulsions locatives se multiplient.

La fondation de l’Abbé Pierre n’a de cesse d’avertir d’une hausse de ces expulsions, pourtant la dernière étape d’un long processus administratif. Parmi les nombreux chiffres que l’organisation transmet, on peut retenir qu’en 10 ans, les expulsions effectives avec concours de la force publique ont augmenté de 41%, et que 83% des personnes contactant la plateforme de prévention des expulsions sont dans une situation de logement très précaire due à une perte d’emploi, une séparation, un problème de santé ou un surendettement (on vous avait parlé récemment de Sylvie, habitante de Horbourg-Wihr aimablement invitée à plier bagages par la gendarmerie municipale).

Depuis mardi, les députés examinent le projet de loi Finances dans l’hémicycle. Les débats à l’Assemblée nationale se dérouleront jusqu’au 3 novembre.

Ici, à Heb’di, on se fera un plaisir de suivre le joyeux bazar des discussions parlementaires, avec autant de sérieux et de modération que nos chers députés (c’est-à-dire pas beaucoup).

RoSaLiE.

Politique du logement : Touchante unanimité

Mais que défendent-il vraiment ?

Les patrons du BTP défendent avant tout un business assez lucratif, celui de la rénovation et de la construction d’immeubles. Le moins qu’on puisse dire c’est que la politique des prix n’y est pas très transparente.

Le recours sur les chantiers à une sous-traitance à plusieurs étages ainsi qu’aux travailleurs détachés ne fait qu’accroitre l’opacité dans l’exécution des travaux.

Avec comme conséquence beaucoup de malfaçons et des chantiers qui traînent.

De leur côté, un certain nombre de patrons d’organismes HLM, défendent une gestion pépère ou la notion de prix de revient n’est pas la première de leurs préoccupations, puisqu’en bout de course c’est toujours le locataire qui finira par payer et on ne lui demande pas son avis.

On peut ajouter, que bien souvent ce locataire est traité avec condescendance voir plus par certains organismes. Les enquêtes de satisfaction réalisées à grand frais ne reflètent pas la réalité des relations entre locataires et administration.

Les associations de locataires, quant à elles, sont embringuées dans la gestion des organismes HLM, au travers des PCL (Plan de Concertation Locatif) Elles ne font plus ce pour quoi elles ont été élues, contrôler les charges locatives.

Elles font une confiance aveugle aux administrations qui, une fois par an, leur projettent un PowerPoint avec quelques chiffres clés. Ça suffit à leur bonheur…

On ne peut pas dire que tout ce petit monde a œuvré pour faire baisser la quittance de loyer.

Ajouter à cela, plusieurs années de remise en cause par les gouvernements précédents du financement du logement social au profit de la défiscalisation pour les propriétaires bailleurs privés, vous comprendrez pourquoi la demande de logement social n’est pas satisfaite. Alors que la demande de logement social est en forte progression : 43000 demandes rien qu’en Alsace !

Aujourd’hui, le poids du logement dans le budget familial représente 27% selon le ministère alors qu’il n’était qu’à 14% il y a quelques décennies.

Le gouvernement actuel, au nom des économies budgétaires, décide de réduire le versement de l’APL et pointe les gestionnaires des organismes en leur disant de réduire d’autant les loyers, ce qui en l’état est impossible car les structures administratives de certains organismes HLM ne permettent pas de dégager les gains de productivités pour faire face à une baisse des loyers.

Ce petit jeu hypocrite entre gouvernement et élus locaux qui, hier encore, prenaient ensemble des décisions qui ont affaibli le financement du logement social, ne doit tromper personne et surtout pas les locataires HLM.

Pour cela, j’irais néanmoins manifester le 17 octobre à 14h30 place KLEBER pour la défense du logement social en dehors des appels lancés par les gestionnaires HLM notamment à Strasbourg, par le Président de CUS Habitat (Philippe BIES) car, il y peu de temps encore, il approuvait la baisse du budget d’aide à la construction de logements HLM. Il a aussi fait voter 13% d’augmentation des loyers au titre d’un plan de consolidation qui n’a rien consolidé au niveau de CUS HABITAT.

 

Jeudi : Photo de classe

Être un bon camarade

Ils se sont serré les coudes hier. Selon les buralistes, un paquet de cigarettes sur trois est acheté en France sur le marché parallèle, alors la confirmation du passage du paquet de cigarettes à 10 euros est accueillie comme une catastrophe annoncée. Ils manifestaient donc hier à Paris pour réclamer des mesures pour ne pas mettre à bas leur métier. Il y avait bien évidemment des Alsaciens parmi les manifestants. En effet, une vingtaine de buralistes sont partis du Haut-Rhin, et 35 environ du Bas-Rhin : « Il faut des mesures d’accompagnement pour ces changements, et une concertation avec les buraliste », réclame Patrick Soihier président de la chambre syndicale des buralistes du Bas-Rhin. « Le tabac est un enjeu de santé publique, mais il faut avant tout s’attaquer à la manière dont s’approvisionnent les gens. » ajoute-t-il.

En juillet déjà, plusieurs radars avaient déjà été bâchés partout en France pour protester contre la hausse du prix du tabac, dont 19 rien que dans le Bas-Rhin. Depuis 2002, 162 débits de tabac ont fermé dans ce département où il en reste 300. Avec cette hausse de prix, les buralistes prédisent la fermeture d’un bureau de tabac sur cinq en France et, forcément, encore plus dans les zones frontalières…

Encore une fois, fumeurs ou non, à Heb’di, nous comprenons les maux de la profession.

Ne pas confondre vitesse et précipitation

Y a pas le feu au lac ! Le ministre des déchets Nicolas Hulot a annoncé mardi qu’il n’enterrait pas le projet du GCO avant d’avoir réalisé de nouvelles études sur son impact environnemental… Du coup, c’est la suspension des travaux qui est confirmée. Ouf ! Les pro-GCO respirent car, pour eux, il est nécessaire de faire quelque chose face au nombre toujours grandissant des voitures. Pour Jean-Luc Heimburger, le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Alsace : « Notre mode de vie et de consommation, ainsi que le dynamise de notre territoire conduit à ce qu’il y ait plus de voitures. » Donc à la CCI, au lieu de regarder vers un avenir libéré des véhicules polluants, on soutient le GCO.

Ah mais attention ! Selon le président de l’Eurométropole, Rober Herrmann, le but du GCO est de fluidifier le trafic pour justement diminuer la pollution : « Il faut penser aux hommes et aux femmes qui habitent à côté de l’A35 aujourd’hui. Et à tous ceux qui passent des heures dans les bouchons chaque jour »… Dans cette “logique” Robert Hermann s’apprête à lancer un grenelle de la mobilité dans toute l’Eurométropole. Il sera sans doute intitulé “comment continuer à prendre sa voiture malgré tout”.

Le groupe Vinci, quant à lui, n’a pas voulu réagir à la décision du ministre “écolo” de faire perdurer le GCO tout en suspendant les travaux temporairement… Eux savent que tout vient à point à qui a beaucoup de sous et sait attendre.

Arrêter le grignotage

Le maire PS de Strasbourg, Roland Ries, était l’invité ce mercredi matin de Territoires d’infos, l’émission matinale de la chaîne de la TNT Public Sénat. L’émission s’est déroulée en direct de Strasbourg, devant Notre-Dame. L’élu a rappelé l’attachement de sa ville au Parlement européen et s’est inquiété « du grignotage progressif » de celui-ci par Bruxelles : « C’est pour ça qu’avec ma collègue, Catherine Trautmann, nous avons mis en place une task force pour faire du contre-lobbying ». Wàss ? Eh oui, Roland et Cath dévoilent ici leur stratégie d’user d’obscures anglicismes pour garder les parlementaires européens dans la capitale alsacienne !

(image ©Public Sénat)

Faire ses devoirs

Dingue : la capacité d’injection de biométhane française a augmenté de 47 % en 2016. Trois régions se démarquent, dont le Grand Est, évidemment, en bon élève !

D’après le panorama du gaz renouvelable pour l’année 2016 (publié conjointement par GRDF, GRT gaz, SPEGNN, le Syndicat des énergies renouvelables et Transport et infrastructures gaz France (TIGF)), ces régions  se démarquent en terme de capacité installée : les Hauts-de-France (108 GWh/an), le Grand-Est (82 GWh/an) et la Bourgogne-Franche-Comté (54 GWh/an). Et les Hauts-de-France et le Grand-Est devraient confirmer leur position de leader.

Le tour d’horizon rapporté par le site www.environnement-magazine.fr compte 26 sites d’injection de biométhane français au 31 décembre 2016 (contre 17 installations au 31 décembre 2015), soit 53 % de plus en un an ! Sur ces 26 sites  français, 10 sont situés sur des sites agricoles autonomes, 8 sont sur des sites agricoles territoriaux, 4 sites traitent des déchets ménagers et des biodéchets ; 3, des boues de stations d’épurations, et un seul (le plus important) est situé sur un site industriel territorial. Mais, bien que fourmillant de détails, pas une fois l’article ne précise l’emplacement de ces fameux sites… Mystère !

« Pour rappel, en 2016, 215 GWh de gaz renouvelable ont été injectés dans les réseaux de gaz en France, soit 162 % de plus qu’en 2015. Sa consommation a augmenté de 146 % et représente 0,05 % de la consommation de gaz naturel. Un pourcentage encore éloigné de l’objectif, fixé à 10 % à l’horizon 2030, de la loi de transition énergétique ». Ça donnerait presque à notre méga-région la méga-grosse tête du fayot de service !

Montrer l’exemple

Muttersholtz, village labellisé territoire à énergie positive pour la croissance verte (TEP-CV) , a décidé de s’attaquer à un véritable fléau que connaissent nombre de nos villages : la désertification. Pour réduire le nombre de logements vides, les élus ont donc réfléchi avec les propriétaires et les acteurs de la filière à un dispositif original. Une démarche reconnue au plan national puisque la commune vient de décrocher le titre de capitale française de la biodiversité 2017, sur le thème « aménager, rénover et bâtir en favorisant la biodiversité ».

Ainsi, on cherche à remettre des logements vacants sur le marché de l’immobilier dans cette commune du Ried à quelques kilomètres de Sélestat, qui souhaite à la fois « maintenir un cœur de village vivant, accueillir de nouveaux habitants et notamment des jeunes, et transformer des bâtis vacants en lieux d’habitation ou de commerce, dans une démarche d’amélioration énergétique des habitations et de réduction de la consommation foncière », détaille son maire Patrick Barbier. En espérant que cette jolie idée fasse des petits !

 

Mercredi : à Strasbourg, les forains nous ont fait notre fête !

Des automobilistes dans les bouchons militants

« Après s’être retrouvés à la barrière de péage de Schwindratzheim ils ont pris l’autoroute avec leurs camions vers 8 h 30 en direction de Strasbourg à très faible vitesse, sinon au pas. L’opération escargot, menée sur 38 km sous escorte des forces de l’ordre, a suscité des ralentissements et bouchons importants tout au long de la matinée sur l’A4 et l’A35 dans le sens nord-sud » précisent les DNA.

Le retour coïncidant avec les sorties de bureaux, certains ont mis plus d’une heure pour rentrer chez eux ! On peut comprendre la « colère » des uns. D’autres ont dû penser à une opération pour rendre populaire le GCO.

Une énième voix dans les anti-Grand-Est

Brigitte Klinkert fait entendre sa voix dans les Dernières Nouvelles d’Alsace.

« Depuis votre élection, on vous a découvert très sévère à l’encontre du Grand Est. Pourquoi ?

Ce n’est pas une critique mais un constat. Et ceux que j’ai surpris ne connaissaient pas ma position. En 2013, j’avais ardemment milité pour le Conseil d’Alsace. Le retour à une collectivité territoriale d’Alsace est un chantier prioritaire. Notre région dispose d’une géographie, d’une histoire et d’une culture qui lui sont propres. Elle interagit naturellement avec le Bade-Wurtemberg et la région de Bâle. À l’évidence, notre destin se joue en nous tournant davantage vers ces deux voisins, très en attente. Cette ouverture vers l’espace trinational doit être prise en compte dans nos propositions pour l’organisation politique de l’Alsace que nous espérons ».

On jugera sur pièce, mais voilà encore une voie différente et encore plus complexe à réaliser – car hors des nations – qui se fait connaître ! Là aussi, y’a un bouchon qui empêche de faire avancer l’Alsace !

Le brame Alsacien

A propos de faire entendre leur voix, rendons hommage à Pierre Schmidt ! Non seulement il est alsacien, mais il est champion de France de brame

Le Républicain Lorrain en reste baba : « Quand on ne sait pas ce que c’est, et qu’il troue le silence de la forêt, le cri du cerf en rut donne la chair de poule. Dans sa version “compétition humaine” organisée en salle, le son du brame reste étrange. Le public en a encore eu la preuve hier au parc de Sainte-Croix qui organisait la 5e édition du championnat de France d’imitation de brame ».

On ne sait pas si Philippe Richert, de son Wimmenau natal, a envoyé une félicitation à ce champion « grandestien » qui ira bientôt aux Championnat du Monde  en Slovaquie.

Toujours pas de Miss Grand Est, que fait le cabinet du Grand Duc ?

A propos, alors que l’on désalsacianise partout, notons l’élection de Miss Alsace. Voilà Joséphine Meisberger de Colmar devenue Miss Alsace 2017.

Encore un concours qui résiste aux Richert, Rotner, celles et ceux qui cautionnent le Grand Est.

La résistance s’organise.

 

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