La synthèse du rapport du préfet Marx

L’avenir des deux départements alsaciens !

Commandé  le 22 janvier 2018 par le Premier ministre, alors que la Région Grand Est est contestée par certains,  le  ” Rapport au Premier ministre Mission Alsace Grand Est ” est arrivé !

Afin de permettre à nos lecteurs de réagir dès à présent, nous vous proposons la synthèse de ce document de 141 pages.

Le rapport complet est téléchargeable : http://www.bas-rhin.gouv.fr/Actualites/Territoires/Rapport-au-Premier-ministre-Mission-Alsace-Grand-Est/Rapport-au-Premier-Ministre-Mission-Alsace-Grand-Est


Synthèse du rapport

Carrefour longtemps disputé entre des voisins puissants, l’Alsace s’est forgé une identité propre au cœur de l’Europe.

D’abord partie de l’Empire romain puis du Saint-Empire, réunie au Royaume de France après la guerre de Trente Ans, elle est annexée à l’Allemagne de 1870 à 1918 et de 1940 à 1945.

De la pax romana au partage de Verdun, de la prospérité des Hohenstaufen à la Grande Peste, du rayonnement artistique et culturel de la fin du XVe siècle aux ravages de la guerre de Trente Ans, de la Révolution industrielle aux « Malgré-nous », son destin, associant épisodes brillants et tragiques, résume une partie des étapes de l’unification de l’Europe, sous le double signe du limes et du syncrétisme.

À l’époque contemporaine, le territoire que l’on désigne sous la dénomination « Alsace » est formé par les actuels départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. L’Alsace est aussi un territoire d’application du droit local alsacien-mosellan spécifique qui touche à de nombreux aspects de la vie sociale, économique et culturelle.
Depuis la création au 1er janvier 2016 de la région Grand Est, il n’existe plus de collectivité territoriale d’Alsace. Toutefois, le périmètre alsacien conserve des formes institutionnelles propres. Plusieurs structures interdépartementales opèrent dans des champs aussi divers que la sécurité publique, l’économie, l’assainissement, la culture, le tourisme et l’attractivité du territoire.

La réalité des volontés exprimées

Le projet de création du Grand Est a été accueilli de façon réservée par les Alsaciens. Certaines inquiétudes ont été exprimées sur le dimensionnement, la relative hétérogénéité du nouvel ensemble et l’absence de référence à leur territoire historique.

L’échec de la tentative de création, par référendum, d’une collectivité unique d’Alsace en 2013, fusion des départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la région Alsace, portée par les élus, éclaire les tensions actuelles.

De fortes oppositions sont apparues lors de l’adoption de la nouvelle carte régionale, reflétées dans les résultats des élections régionales de 2015. Elles ont désormais perdu en intensité et une partie de la classe politique alsacienne s’est engagée dans la construction de la nouvelle région.
Deux courants principaux s’affirment actuellement sur cette question. D’une part, les exécutifs départementaux revendiquent la création d’une collectivité à statut particulier, dont les compétences seraient exorbitantes du droit commun des départements. D’autre part, l’exécutif régional Grand Est, s’il n’affiche pas d’opposition à une éventuelle fusion des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, l’assujettit à l’inscription pleine et entière de cette entité dans le cadre régional et dans le respect du partage des compétences organisé par la loi NOTRe.

Au-delà des interrogations sur l’avenir administratif du territoire, le « désir d’Alsace » dépasse le registre institutionnel.

Les formes juridiques possibles pour porter l’Alsace : hypothèses institutionnelles
En cohérence avec la lettre de mission du Premier ministre et avec la position du Président de la République, rappelée lors de sa visite à Strasbourg le 17 avril dernier, l’évolution des deux départements ne peut s’envisager qu’à l’intérieur de la région Grand Est.

Dans ce cadre, quatre possibilités d’évolution institutionnelle se dessinent aujourd’hui afin de porter le « désir d’Alsace » :

•    renforcer la coopération entre les deux départements en mettant en place une entente ou en créant une institution interdépartementale ;
•    créer un syndicat mixte, auquel d’autres collectivités pourraient adhérer ;
•    fusionner les deux départements dans un grand département Alsace, par la loi ou par la voie réglementaire ouverte par le Code général des collectivités territoriales ;
•    créer une collectivité à statut particulier en application de l’article 72 de la Constitution.

Si l’entente, l’institution et le syndicat mixte constituent des formes souples de coopération faciles à mettre en place, elles ne répondent qu’incomplètement aux aspirations des élus du territoire qui souhaitent donner naissance à une nouvelle collectivité alsacienne à part entière.
À l’inverse, la création d’une collectivité à statut particulier, malgré le soutien dont elle bénéficie auprès d’une partie des élus alsaciens, notamment ceux du mouvement Les Républicains, introduirait en France continentale, et en dehors des cas très spécifiques des « PLM » (Paris, Lyon, Marseille), une multiplication des types de collectivités, qui serait porteuse de risques, difficilement lisible et critiquée dans le reste de la région Grand Est mais aussi en Alsace.
En revanche, le projet gouvernemental de « différenciation », nouvelle étape significative de la décentralisation, ouvre des perspectives et une dynamique dont les élus locaux pourraient se saisir.

La fusion des deux départements et la création d’un département d’Alsace, au sein de la région Grand Est, permettrait d’édifier une nouvelle collectivité territoriale en harmonie avec le reste du territoire national.

C’est celle qui a été mise en avant par le Président de la République lors de sa visite précitée à Strasbourg. Elle fait par ailleurs l’objet d’un soutien de la part des parlementaires En Marche. Résultant d’une loi ou d’un décret, elle pourrait s’inscrire dans un calendrier resserré et apporter des économies d’échelle sans nécessairement remettre en cause l’organisation déconcentrée de l’État.
Les autres formes de coopération institutionnelle ne sont pas disqualifiées pour autant. D’une part, une entente ou une institution permettrait d’organiser une transition vers la création d’un département unique. D’autre part, le recours à un syndicat mixte offre la possibilité d’associer, de manière pérenne, d’autres collectivités hors d’Alsace, telles que le département de la Moselle dans le champ linguistique.

Les missions d’une éventuelle collectivité Alsace : compétences, expérimentations législatives et coopération transfrontalière

Si une fusion semble être la principale option permettant de donner naissance à une collectivité territoriale alsacienne, il n’en demeure pas moins qu’une simple « addition » des deux départements serait mal comprise par les élus et une partie de la population. Pour être pertinente, celle-ci devrait être la source d’un véritable projet de territoire, ancré dans un espace rhénan, national, transfrontalier et européen.
Une telle ambition pourrait se traduire, outre les compétences déjà exercées par les départements, par l’attribution de compétences nouvelles. Dans le cadre fixé par les lois NOTRe et MAPTAM, des compétences pourraient être attribuées au département unique par délégation ou par transfert de l’État ou de collectivités territoriales de niveau différent. Ensuite, le projet de révision constitutionnelle porté par le Gouvernement devrait permettre de moduler les compétences des collectivités appartenant à une même catégorie au travers d’un « droit de différenciation ».

Carte de la province d’Alsace en 1789

Enfin, le « droit à l’expérimentation », qui devrait être assoupli par la révision constitutionnelle envisagée au travers de la suppression du « verrou » de la généralisation, pourrait concourir à l’élargissement des attributions de compétences de l’entité Alsace unique.
En particulier, une gestion plus efficace des flux transfrontaliers et un meilleur accès aux services publics au voisinage de la frontière seraient susceptibles de justifier l’attribution des compétences suivantes à une entité Alsace, guidée par le principe de subsidiarité :

•    l’importance croissante des flux transfrontaliers justifierait l’exercice d’une compétence spécifique de régulation de ces flux par les collectivités frontalières ;
•    l’Alsace et la Moselle pourraient porter des politiques innovantes en matière d’enseignement et de formation, dans leur environnement frontalier et européen ;
•    un partenariat entre la région Grand Est et une éventuelle entité Alsace pour soutenir l’attractivité, le développement économique et le tourisme pourrait voir le jour ;
•    une éventuelle collectivité Alsace pourrait œuvrer pour la mise en valeur de son espace naturel et notamment de ses cours d’eau ;
•    une collectivité Alsace pourrait jouer un rôle de premier plan dans le domaine culturel.

Au-delà des compétences attribuées à une entité Alsace, la mutualisation des équipements pour accroître l’offre de services publics au voisinage de la frontière ne fonctionnera vraiment que si l’on prévoit la possibilité de dérogations à certaines normes nationales, afin de favoriser une articulation fluide avec son voisinage immédiat.

Le cheminement pour parvenir à la fusion envisagée devrait faire l’objet d’un arbitrage quant à la méthode, législative ou réglementaire (décret en Conseil d’État), et au calendrier, puisqu’il faudrait conjuguer élections locales, révision constitutionnelle et cette entreprise institutionnelle spécifique.
Si cette voie était poursuivie,

l’Alsace pourrait devenir le premier territoire porteur de la « décentralisation de projets » souhaitée par le Président de la République.

Ce que le Grand Est fait de vos impôts !

Une belle précampagne de notoriété

Dans cette belle précampagne de notoriété municipale payée par nos impôts. ( Une page dans tous les journaux du Grand Est, principalement ceux du Crédit Mutuel) est tarifée à plusieurs dizaines de milliers d’euros). D’autres ambitieux y sont…

Par contre, Pernelle Richardot ( à laquelle nous ne faisons aucun cadeau) et d’autres élues, fût-ce du RN, pourraient s’interroger…
Certes, cette page d’autopromotion coute moins cher que l’ambassade parisienne (https://www.hebdi.com/grand-vos-impots-palais-prince-rottner/) , mais à la longue…

Cette page de pub ne dit pas que les Alsaciens ont payé deux fois du TGV EST, une fois par les impôts nationaux, une seconde fois par les impôts locaux !
Ne nous en voulez pas, monsieur Rottner, mais les Alsaciens en ont marre des élus cumulant rémunérations, honneurs et petits fours lorsque les Alsaciens serrent la ceinture, lorsque l’on fait disparaître leur région pour satisfaire l’ego des uns ou des autres.

Faire taire Heb’di !

Ces alertes que lance Heb’di, les puissants n’en veulent plus !
Voilà pourquoi discrètement, la pression est mise sur les journaux qui ne sont pas la voix de leur maitre !
Seuls vous, nos lecteurs, pouvez nous aider. Car chez nous, les collectivités n’achètent pas de pages de pub à plusieurs milliers d’Euros…
Et ces Euros sont ceux de vos impôts  !

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Lecteurs : abonnez-vous…

Pendant ce temps, la Région Grand Est sort la grande propagande et l’Alsace disparait !
Il faut sauver le soldat Hebdi !
Pour aider Heb’di cet ici !

Alsace vs Grand Est : Valérie Debord … La kitsch lorraine

Valérie Debord, cette inconnue

Commençons par la protagoniste : Valérie Debord ! L’élue aujourd’hui de droite commence sa carrière au CELF, le Collectif des étudiants libéraux de France, proche de l’UDF. Elle sera présidente des Jeunes UDF.

Sa carrière toujours la mène à l’UMP en 2002. Elle est aussi membre du Siècle. Chevalier de la Légion d’Honneur (on n’a pas trouvé pourquoi), elle est vice-présidente du Grand-Est sous Philippe Richert et sous Jean Rottner.

Si certains la voient président du Grand Est lors d’une alternance entre alsaciens et lorrains, elle est surtout à ce jour président du Groupe Majoritaire. Un groupe qu’elle a tenté d’entrainer dans un communiqué contre le mouvement autonomiste Unser Land.

« La République est une et indivisible et nous dénonçons cette volonté de division et de partition marque de fabrique d’un parti politique qui s’est maintes fois écarté des valeurs humanistes que nous souhaitons incarner » mentionnait le texte évoqué dans les DNA.

A nous faire regretter Nadine Morano

« Interpellés par la tapageuse campagne d’affichage du parti autonomiste Unser Land, les élus du Groupe de la Majorité Régionale tiennent à exprimer leur indignation face à l’association visuelle de la Collectivité régionale du Grand Est à une opération promotionnelle aux visées clairement autonomiste » évoquait un autre extrait transmis à la rédaction.

Elle nous ferait presque regretter Nadine Morano qui, elle, était venue manifester contre l’ACAL, place de Bordeaux !

La kitsch lorraine

Grosso modo, on aura compris que la kitsch lorraine ne comprend rien à l’Alsace et qu’elle répondait là à une « commande » de la team Rottner. La famille Brandalise et Jean Rottner en tête ? Qui sait !

Tentée de faire signer son appel, elle se serait heurtée au refus de quelques élus alsaciens dont la liste fut naturellement transmise rapidement au cabinet.

Un ancien élu régional contacté par nos soins réagit de la sorte : « En appeler à une élu lorraine pour appeler à calmer les alsaciens, voilà qui dénote d’un haut degré de psychologie. A moins que, comme lors des affaires Kieffer et Mérabet, on ait voulu l’envoyer au massacre ».

Il faut dire que Valérie Debord rêve toujours d’être présidente ! Certes les alsaciens qui croient au Grand Est, les champenois et quelques mosellans ne le voient pas ainsi.

« Je commence à être très inquiet pour lui et sa capacité à gagner les régionales »

Certes aussi, le patron des Républicains du Bas-Rhin, le député Laurent Furst, a jeté un froid : « Je commence à être très inquiet pour lui et sa capacité à gagner les régionales. Son retournement de veste sur l’Alsace et sa position assez négative sur la collectivité alsacienne à statut particulier causeront un jour des dégâts collatéraux » pouvait-on lire dans les Chuchotements.

Une manière d’annoncer un risque de défaite !

Touche pas à mon logo

Dernière gaffe ! L’assignation d’Unser Land par la région Grand Est, dont le siège est situé à… Metz.

Un bel article signé Rue 89 Strasbourg : « Quelle drôle d’idée a piqué une poignée de chefs du Grand Est ? Alors que le rapport du préfet sur une possible évolution et fusion des deux départements alsaciens (Haut-Rhin et Bas-Rhin) est attendu pour « la fin du printemps », soit en théorie mercredi 20 juin à minuit, les esprits s’échauffent chez quelques dirigeants politiques. Ils viennent de donner une belle occasion au parti régionaliste alsacien Unser Land de se victimiser » écrivent nos confrères.

Assumer l’idée que le siège opérationnel de la région n’est plus en Alsace. Les régionalistes ne s’attendaient pas à un énième cadeau.

 

 

Grand Est : un problème avec les femmes ?

(depuis Colmar)

Les dessous de l’affaire Kieffer

L’affaire Kieffer, nous l’avions résumée – peut-être un peu facilement certes – par un pétage de plombs du directeur de cabinet de Jean Rottner : « Christophe Kieffer a longtemps été directeur de cabinet de Phillipe Richert à la région Alsace puis au Grand Est et est maintenant directeur de cabinet de Jean Rottner. Il a été nommé chevalier de la Légion d’honneur fin 2017. Il y a une semaine, nous avions dénoncé les paroles du directeur de cabinet envers la conseillère régionale Vanessa Wagner : « tu n’es qu’une merde, tu n’es qu’une pétasse innommable… La presse régionale parfaitement au fait de ce dérapage avait jusque-là étouffé l’affaire » écrivions-nous, déjà lanceur d’alerte…

Aujourd’hui, nous serions tentés de rajouter que, à l’instar du larron, Jean Rottner et les siens cherchaient à faire le ménage et que l’occasion a fait le lampion. Jean Rottner va chercher ses proches désormais hors-Alsace quand à Christophe Kieffer, des réseaux charitables lui donneront sans doute l’asile.

On murmure que la CCI Grand Est pourrait tenir la corde…

JR face aux défenseuses de l’Alsace

Pour autant le rapport à la gente féminine n’est pas totalement réglé. On pourrait évoquer le blues de certaines « fans de Richert » qui s’estiment mal récompensées pour le job qu’elles font à défendre Grand Est.

On préfère évoquer les « sautes d’humeur » du « Président » lorsqu’il croise une défenseuse de l’Alsace. Là, JR se lâche, en deviendrait autoritaire et, disent certaines, « méchant ». Celui qui demandait, avant, de revenir à l’Alsace en est désormais le roitelet et il ne peut apparemment pas supporter qu’on lui résiste.

En pleine stratégie pour faire illusion, il n’hésite pas, en off, à cartonner les élus qui défendent l’Alsace. Les hommes sont accusés de dérive « identitaire », donc d’extrémisme, mais les femmes ne sont pas en reste.

Il se dit que Brigitte Klinkert en aurait pris pour son grade lors de la récente rencontre avec les maires du Haut-Rhin… Au fond de la salle, malheureusement, on n’a pas bien entendu ! Allez Brigitte, partagez les mots doux du président avec l’ensemble des femmes alsaciennes qui vous soutiennent !

 

(NDLR : Il se dit que Jean Rottner a un autre problème avec les femmes… en Lorraine. A savoir, comment faire pour neutraliser Nadine Morano et empêcher Valérie Debord de penser trop vite à le remplacer. Sur ce second point, un élu sourit : « de toutes les façons, si les LR d’Alsace et notamment du Bas-Rhin ne sont pas engagés, la région passera à gauche… ou pire ».)

 

Lauterbourg : Jean-Michel Fetsch, le Trump Alsacien ?

Aux États-Unis, de nombreuses personnes s’inquiètent de la santé mentale du président Trump, principalement après la diffusion de nombreux tweets plutôt surprenants. Jean-Michel Fetsch, ex-conseiller général, maire de Lauterbourg depuis 1994, est un aficionado de Facebook. Ses posts ont à plusieurs reprises créé le buzz.

L’année dernière, il annonce sur Facebook vouloir retirer le futur panneau Grand Est de sa commune frontalière

Une communication bien huilée : le post est accompagné d’une photo du maire et de ses conseillers municipaux en train de démonter le panneau Alsace… qu’il compte remettre à l’arrivée du panneau Grand Est ! Pari réussi puisque Jean-Michel Fetsch obtient plusieurs milliers de “like”.

En 2014, l’élu fait également parler de lui en déchirant sa carte de l’UMP.

En passant en revue son historique Facebook, on peut constater que ses publications sont de qualité très inconstante, a priori selon les heures de la journée. Il reprend entre autre une phrase d’un “fake-media” d’extrême-droite : « Macron a séduit tous les incultes, ça fait du monde ». Fetsch précise « Il a bien raison, Mr Onfray ». Au mois de mai dernier, Monsieur Fetsch aurait-il voté comme 65,8 % de Français  « incultes » ou bien soutenu l’extrême-droite du clan de Marine ?

Quelques autres phrases, prises au hasard dans ses posts (que Trump aurait pu écrire… ?) :

On s’amuse bien en lisant la page Facebook de Jean-Michel Fetsch et certains commentaires “lèche-***” de sa cour !

Autonomistes = SS ?

Malheureusement, les meilleurs posts ont été retirés, comme celui-ci parut il y a quelques jours :

Un post qui a fait bondir l’historien autonomiste Bernard Wittmann :

« J.-M. Fetsch, a une vision manichéenne de l’autonomisme dont on comprend aisément qu’elle vient d’une méconnaissance abyssale de l’histoire. Pour éclairer un tant soit peu la lanterne de ce vieil homme pétri de haine à l’égard de certains de ses compatriotes, qui se sont pourtant toujours courageusement battus pour la dignité et la préservation des droits des Alsaciens, il aurait été intéressant d’engager une discussion. Malheureusement, d’emblée il a placé le niveau du débat tellement bas, en dessous même du niveau des pâquerettes, qu’il serait vain d’espérer arriver à le hisser à un niveau satisfaisant permettant un échange constructif étayé par des faits historiques. Comment dialoguer sereinement avec une personne aussi bornée qui s’abandonne à des accusations aussi monstrueuses, à des allégations aussi outrancières et qui fait montre d’une telle absence de culture historique ? C’est quasiment mission impossible !

C’est aux autonomistes que nous devons notre droit local, le maintien du Concordat, un début d’enseignement bilingue à partir de 1927 (arrêté Poincaré-Pfister introduisant un enseignement de l’allemand dans le primaire en Alsace). Par ailleurs, des autonomistes sont morts au Struthof nazi (Jos. Schmidlin, R.-L. Klee…), d’autres comme Rossé ou Keppi ont participé à l’attentat contre Hitler (le 6.8.1947 le tribunal d’épuration acquitta J. Keppi des accusations portées contre lui et reconnu sa « participation active, efficace et soutenue à la résistance contre l’occupant »). Grâce à l’action souterraine d’autonomistes, des centaines d’Alsaciens échappèrent à la déportation ou à la mort, etc.. »

Le maire de Lauterbourg fait visiblement partie de ces élus alsaciens qui n’existent plus que par les réseaux sociaux. Parfois, il faut savoir arrêter une carrière.

 

Mercredi : Diviser pour mieux faire avancer le Grand Est

Groupiert !

« Jean Rottner a désigné pour siéger dans ce « Groupe Alsace » Christian Hahn, président du conseil culturel d’Alsace, Pascale Ehrart, enseignante-chercheure en dialectologie à l’université de Strasbourg, Thierry Kranzer, président du FILAL (fond international pour la langue alsacienne), Nathalie Keller, responsable associative, Manou Massenez, présidente de l’ARIA (association régionale des industries alimentaires) et Isabelle Schoepfer, directrice de l’OLCA (office pour la langue et les cultures d’Alsace et de Moselle) » nous apprennent les DNA.

Dans le même article, une déception… Le propos de Pierre Klein :

Pour sa part, Pierre Klein, président de la fédération Alsace Bilingue, s’étonne que sa structure, pourtant créée comme partenaire de la Région sur une suggestion de Philippe Richert, ait été oubliée dans la composition de ce Groupe Alsace.”

On touche là les limites de la défense de l’Alsace. L’ego d’une personne qui explique que son action fut « suggérée » par Philippe Richert. Comment dit-on « no comment » en alsacien ?

Etonnés

La réponse la plus carrée est celle des présidents de départements qui se sentent « exclus » de la démarche. Comme pourraient l’être d’autres personnalités qui n’ont pas attendu pour s’engager contre le Grand Est.

Une lettre sentie répond à JR dans laquelle ils s’étonnent que « cette démarche ne se soit pas faite dans la collégialité du dialogue sur l’avenir de l’Alsace ». On peut la lire sur la page de Brigitte Klinkert.

 Strasbourg : Mauvaise joueuse ?

Il aura suffi d’un classement où Colmar se classe devant Strasbourg dans une liste des « Meilleurs Marchés de Noël » pour que la ville dénigre un classement qu’elle avait remporté par le passé…

On découvre ainsi l’article de L’Alsace :

« La Ville de Strasbourg vient de constater qu’elle figurait dans le classement des « european best christmas market », alors qu’elle avait signifié à l’organisateur de ce concours qu’elle ne souhaitait plus y participer.

En effet, ce classement établi à partir d’un nombre de clics sur une destination proposée est très lié aux moyens mis en œuvre par les collectivités ou les organisateurs des marchés.

Aujourd’hui, ce classement est devenu celui des moyens consacrés à la création de clics, et n’a plus rien à voir avec le ressenti réel des visiteurs » y annonce un communiqué.

On conseille aux élus strasbourgeois d’aller boire un vin chaud à 4 € pour oublier cela.

Les deux font la paire

« Directeur de cabinet adjoint de Jean Rottner à la mairie de Mulhouse depuis 2011, Aubin Brandalise conserve à temps partiel ses fonctions auprès de Michèle Lutz, nouvelle maire, aux côtés du directeur de cabinet Stephan Graesslin. Depuis le 1er  décembre, Aubin Brandalise est aussi conseiller auprès du président de la Région Grand Est, plus particulièrement chargé des dossiers politiques et des affaires réservées » nous apprennent les Chuchotements.

On en oublierait presque que dans la famille Brandalise, l’épouse est Conseillère Régionale Grand Est.

Quand les cumuls s’accumulent, certains s’en sortent mieux que d’autres.

Pour rappel : Le revenu moyen des Français est autour de 2000 €.

 

 

 

Y a-t-il un parlementaire pour sauver l’Alsace ?

Un clic, un mail et vous mettez la pression sur ceux qui nous gouvernent.

L’élection annoncée de Jean Rottner à la présidence de Grand-Est doit permettre de faire entendre la voix des opposants. Une manif le jour de son élection ? A voir ! Mais vous, qu’êtes-vous prêts à faire… pour une nouvelle région Alsace.

La réforme pour rien !

« Une réforme pour rien »… Ce n’est pas Heb’di qui le dit ! C’est un commentaire d’un journaliste des DNA sur un article concernant le rapport de la Cours des Comptes sur le coût de la supposée amélioration.

« Changer l’habillage des trains régionaux (TER) pour les faire passer sous les couleurs de Hauts-de-France a coûté 30 000€ par train, soit 10 millions au total ! » déclare Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes.

La réduction de l’inégalité entre régions ? Du vent !

L’institution charge même les 22 métropoles et conseille au final de supprimer des échelons administratifs.

Eh oui, fusionner région et départements alsaciens prend donc tout son sens.

Quid des Rottneriens ?

Mais tout cela Rottner ainsi que celles et ceux qui le soutiennent s’en moquent. La Cour des Comptes n’a pas vu « le milliard » supposé avoir été généré par Grand Est.

Jean Rottner en a profité, récemment, pour « briefer » ses élus. Attention à qui ne file pas droit ! Là encore, le silence des « agneaux » est de mise même si quelques mots sont échangés entre les troupes.

Que feront Justin Vogel, président de l’OLCA, et André Reichardt que l’on a imaginé sortir des rangs ?

Rottner, lui, a verrouillé le Haut-Rhin depuis les élections. Il a fait une liste sur mesure et des liens unissent certains élus au maire. Certains arrondissent leurs fins de mois.

On n’en parle pas à Strasbourg !

D’autres se voilent la face. Ainsi une élue strasbourgeoise prétend, nous raconte un élu du Haut-Rhin, qu’elle n’entend pas parler « Alsace » à Strasbourg.

On rappellerait bien à la jeune avocate sa lourde défaite à Strasbourg 1, circonscription qu’elle entendait reprendre à la gauche, marchant au passage sur les cadres locaux de la circonscription.

Autant les militants FN, Unser Land que certains LREM la décrivait comme « la protégée de Philippe Richert » sur les marchés.

La Grandestisation à marche forcée

Voilà, vous l’aurez compris, la ligne Rottner passe par la Grandestisation.

Pour y parvenir, les premiers mois de sa présidence devraient faire la part belle à des dossiers alsaciens à irriguer en subvention. On n’apprécie pas, à la cours du « Prince Jean » d’entendre des patrons se rebeller.

Cela se poursuivra par une politique intensive contre les « nostalgiques » de l’Alsace.

Oubliant une réalité, le futur président de Grand Est oublie que « la nostlagie ne nait que lorsque le présent n’est pas à la hauteur des promesses du passé. »

Autant de façons, d’entretenir une envie de dégagisme pour les futures élections. Il faudra sortir les responsables, sortir les sortants.

Il faudra se souvenir des noms de ces élus qui lâchent l’Alsace et les faire circuler.

 

Barbara Desvilles

Pour une région Alsace : interpellez vos élus !

Nous avons déjà évoqué dans nos colonnes le « Hans im Schnockelochisme ». Nous évoquions là l’ennemi intime, voire intérieur, de l’Alsace. Quatre mois après, nous persistons.

 

L’Alsace, combien de divisions ?

Depuis des semaines, les propositions pour une « nouvelle Alsace » sont aussi nombreuses que leurs défenseurs. Crise d’égo autant que de vocation, cette réalité affaiblit plus que jamais le camp des « régionalisants » auquel on rajoutera ceux qui rêvent d’une sortie de l’hexagone.

L’extrémisme des seconds est d’ailleurs l’arme ultime des défenseurs du Grand Est. On remarquera là des divisions qui vont jusqu’au très nationaliste FN dont l’un des élus, Jean-Claude Bader, s’est autorisé à tirer sur le futur-ex Président de la Région Grand Est.

« Le feuilleton des polémiques justifiées qui fait suite à la fusion des régions continue de battre son plein et plus encore à l’annonce du présent rapport. Ce rapport prévoit en effet, pour la modique somme de 150.000 €, de remplacer les panneaux de nos régions traditionnelles par des panneaux du tristement et contesté Grand Est ! » déclarait-il alors.

Le départ de Philippe Richert

La démission de Philippe Richert repose la question du ressenti alsacien. La région Grand Est n’est pas passée et la digestion est lourde. Si Philippe Richert a bénéficié, un temps, d’un soutien du fait de son action politique passée et de l’organisation de la manifestation du 11 octobre, aucun élu alsacien ne bénéficiera plus de cette mansuétude. Fût-il Mulhousien !

On notera d’ailleurs le fait de cette personnalisation que les élus régionaux alsaciens ont perdu en notoriété.

Faites le test : combien de conseillers régionaux connaissez-vous encore ?

Réunion au sommet

Pendant que chacun tirait la couverture à lui. La majorité « régionale » entendait réunir ses troupes hier. L’objectif était de définir « l’avenir » non de l’Alsace mais surtout celui de l’ego. Jean Rottner est monté au créneau, rejoint pas les plus richertiens. Le député LREM, Sylvain Waserman, a pris, lui, position contre une sortie du Grand Est.

Les téléphones ont chauffé dans la nuit qui ramenait certains élus en Lorraine.

Fabienne Keller pour l’Alsace

Dans la journée, l’évolution la plus radicale fut celle de Fabienne Keller. « Je suis favorable à ce que l’#Alsace retrouve les compétences et le rayonnement qu’elle avait avant la fusion ds #GrandEst #TDinfos » rappelle son twitter.

Preuve, s’il en est que les lignes sont en train de bouger.

Elles ne bougent pas du fait des mouvements régionalistes éparpillés en Alsace, façon Puzzle. Elles bougent parce que les élus racontent être sollicités, chaque jour par des habitants d’Alsace, alsaciens ou non, qui évoquent ne pas se sentir « grandestiens ».

Voilà sans doute la vraie vague « populaire » qui monte et qui n’est pour le moment pas incarnée ni dans un groupe Facebook, ni dans un parti.

On ne lâche rien ! Continuez à interpeller vos élus.

 

Grand-Est, pour une présidence lorraine ?

La transition peut donc s’effectuer sous la houlette d’un(e) élu(e) venu(e) de Lorraine. D’abord parce qu’il serait logique qu’après une Présidence alsacienne suive une présidence lorraine.

Le lobbying de Jean Rottner

Et Jean Rottner ? On ne sait pas qui paye ses factures de téléphone, mais il fallait l’entendre hier, accroché à son smartphone, oubliant que les murs et les salles des pas perdus ont des oreilles. Sa « campagne », il l’a commencée. Il serait le successeur logique de Philippe Richert. Lui qui a « tenu » le groupe majoritaire. Dîners et déjeuners ne font pas une victoire et les élus alsaciens devraient se souvenir qu’il avait fait « sa comm’ » autour d’une pétition contre la réforme territoriale… Avant de se coucher.

L’urgentiste mulhousien, le Clooney du Sud-Alsace doit-il, comme cela, lâcher Mulhouse ? Allons, allons, on ne le lui souhaite pas. Lui, qui a tant voulu faire pour la cité mulhousienne. Hier, il appelait, à gauche, à droite et à gauche encore pour trouver quelques appuis. Et celles et ceux qui étaient appelés appelaient à leur tour.

Son cabinet mulhousien faisait-il de même ? Chaque voix comptera pour l’élection du futur président.

(Jean Rottner en 2015 ©Claude Truong Ngoc)

Un partisan du Grand Est désormais

S’inscrivant dans les pas de Philippe Richert, le Maire de Mulhouse entend bien prolonger la voie tracée par le maître. Visiblement, personne à bord du vaisseau Grand Est n’a compris que les prochaines élections régionales risquaient d’annoncer un « grand remplacement » des élus de la droite et du centre… par LREM ou par une gauche requinquée. Ou, qui sait ? par un FN dont on ne sait quel sera l’état dans 3 ans.

Les manœuvres de Jean Rottner, elles, énervent les élus de Lorraine et de Moselle qui n’hésitent pas à passer des coups de fil.

Le roi n’est pas mort que le duc mulhousien entend conquérir le trône encore chaud…

Et si le salut de l’Alsace passait par la Lorraine ?

Dans ce cadre précis, la question à se poser est de savoir si le salut de l’Alsace ne passe pas justement par une présidence lorraine, capable de s’affranchir des clivages alsaciens et de se poser les bonnes questions.

Parmi les noms qui circulent : Valérie Debord ! Une femme, une lorraine. A défaut d’être Jeanne d’Arc, elle pourrait compter les voix et rassembler sur les 3 régions.

(Valérie Debord en 2015 ©Claude Truong-Ngoc)

Quid des députés ?

Au-delà des gesticulations mulhousiennes, l’autre condition à l’avenir de l’Alsace sera la position des parlementaires. Et là, pour le moment, il y a plusieurs flous et donc plusieurs loups. À l’heure où nous écrivons, il n’est pas dit que les plus prompts à défendre de l’Alsace soient ceux dont les noms viennent en premier.

Si la démission de Philippe Richert est une preuve de « courage », il en faudra aussi aux parlementaires pour oser tenir la promesse faite dans la plupart des circonscriptions : rendre la parole à l’Alsace.

En avoir ou pas ? La réunion du 3 octobre et les prochaines réunions parisiennes permettront d’en savoir plus. D’ici là, Philippe Richert convoque la presse. Ce samedi 15 heures.

(en une : séance plénière inaugurale du conseil de la grande région du 4 janvier 2016 ©Claude Truong-Ngoc)

Jeudi : Les “Philippe” à l’honneur

Un Carli et on n’en parle plus !

« L’imprimerie du journal l’Alsace, qui embauche 70 salariés à Mulhouse, va fermer d’ici le premier semestre 2018. C’est Philippe Carli, le futur responsable du pôle presse du Crédit Mutuel, qui a fait l’annonce ce mardi soir. (…) Le quotidien l’Alsace sera donc imprimé à Strasbourg, au même endroit que les Dernières nouvelles d’Alsace. Si Philippe Carli a assuré aux salariés vouloir conserver les deux titres, beaucoup craignent une perte d’identité progressive et une uniformisation des contenus » lit-on sur le site de France 3.

Nous avons regardé la catastrophe arriver au ralenti. Au début du mois déjà, les syndicats avaient dénoncé le « funeste projet de fermeture d’une imprimerie, première étape d’une restructuration qui conduira à liquider le pluralisme de la presse dans notre région ».

Un coup de poignard de plus dans le corps meurtri de l’identité alsacienne. Comme prévu, le traitement “Philippe Carli” aura été d’une efficacité redoutable. Et, malgré nos lignes éditoriales -disons- divergentes, à Heb’di, nous le regrettons sincèrement.

(photo ©France 3)

Un dernier, pour la route ?

Avant de quitter le navire, notre Président de grande région a tout de même esquissé un geste (très) légèrement emprunt de panache.

L’info est reprise par plusieurs médias : seize présidents de régions (ou collectivités territoriales) ont signé hier mercredi dans Le Monde une tribune dans laquelle ils demandent au gouvernement de leur « faire confiance » pour agir dans leurs domaines de compétence.  L’ensemble des présidents de régions de France métropolitaine (à l’exception de la région Auvergne-Rhône-Alpes et de la Corse), au premier rang desquels Philippe Richert, à la fois en tant que président de la région Grand-Est et président des Régions de France, ont signé la supplique -euh pardon- la tribune.

(photo ©AFP)

Cette tribune est accessible sur le site du Monde, mais pas sûr que Monsieur Edouard Philippe ait envie d’y répondre dans l’immédiat.

(À lire également, Le Monde de ce jeudi 28 septembre 2017 qui fait le point sur le premier budget Macron-Philippe… La demande des régions serait-elle restée lettre morte ?)

 

De quoi être peu fière

En plus d’accueillir la plus vieille centrale nucléaire du pays, Fessenheim est aussi la commune de France où l’on trouve la plus grande inégalité de salaires entre les hommes et les femmes, d’après une étude de l’Insee relayée par le magazine Capital.

Intitulé “Salaire net horaire moyen selon la catégorie socioprofessionnelle, le sexe et l’âge en 2014”, cette étude publiée en mai dernier pointe du doigt des moyennes salariales horaires de 12 euros pour les femmes contre 17,68 euros pour les hommes, à Fessenheim. Soit une différence de 32,1 % ! C’est-à-dire le double du taux constaté au niveau national : en effet, « sur les 771 territoires urbains étudiés par l’Insee, l’écart moyen est de 16,4 %, en défaveur des salariées. »

Mais… Que font les Effronté-e-s ???

 

Elle parle pour elle

Hier mercredi, « la sénatrice Fabienne Keller, qui avait annoncé début septembre son intention de créer un groupe LR Constructif au Sénat, sur le modèle de l’Assemblée, a annoncé par communiqué qu’elle y renonçait. Depuis dimanche, elle était déjà moins affirmative, évoquant soit la création d’un groupe, soit d’une simple amicale. »

C’est sympa, une amicale. Mais, si Fabienne Keller a affirmé que les élus de droite Macron-compatibles au Sénat restaient dans leur « groupe d’origine », pour d’autres, la constitution d’un groupe LR constructif est encore d’actualité.

Ainsi Jérôme Bignon, sénateur LR de la Somme, interrogé par publicsenat.fr. qui jure que la constitution d’un groupe LR constructif est plus que jamais d’actualité : « Je fais partie du groupe que Madame Keller a quitté pour retourner chez les LR. Elle parle pour elle » corrige-t-il…

Super, comme ambiance à droite ! Apparemment, tout le monde ne marche pas au pas.

 

Dernière minute : Philippe Richert, sur le départ !

Le Président Richert avait été récemment très dur en Assemblée. Prenant à cœur une attaque de Jean-Claude Bader, il avait répondu dans le registre “personnel”… « On l’a rarement vu comme cela » explique un observateur, avant de poursuivre « ce qui était révélateur, même si les mots étaient prononcés avec nonchalance, c’était la mention de l’échec de 2013 ».

L’Est Républicain va désormais plus loin:

La rumeur a enflé de jour en jour, à la vitesse d’un TGV, puis à celle de la lumière : Philippe Richert quitterait la présidence du conseil régional Grand Est dans les tous prochains jours. Vraie ? Fausse ? Bouteille à la mer dans l’espoir de pouvoir compter sur des soutiens solides pour rebondir dans le climat politique régional secoué par des turbulences montant en puissance, plus particulièrement en Alsace ?

Philippe Richert quitterait la présidence du conseil régional Grand Est

Seule certitude : Philippe Richert, 64 ans, a déclaré à plusieurs reprises à sa garde rapprochée et à des interlocuteurs de confiance, qu’il « n’en pouvait plus » de ce qu’il vit comme un harcèlement permanent de la part de personnalités alsaciennes jugées plus proches du populisme que du pragmatisme constructeur qui fut jusqu’à présent sa ligne de conduite. L’appel à la « création d’une région Alsace pourvue des compétences départementales et régionales », aurait été l’affront de trop, alors que Philippe Richert s’était montré favorable à la fusion des deux départements alsaciens, sans toucher aux contours de la nouvelle région.

Voilà ce que l’on peut lire sur le site d’information régionale.

Dans les faits, certains y voient une envie de s’arrêter pour des raisons tant personnelles que politiques. Les multiples traversées hebdomadaires du Grand Est par Philippe Richert ne seraient pas sans peser sur sa santé. D’autres y voient l’opportunité pour l’encore-Président de compter ses troupes et de les mobiliser pour reprendre la main sur la thématique “retenez-moi où je fais un malheur”. D’autres, une menace du Président des régions de France à l’encontre du Gouvernement d’Emmanuel Macron et de “l’oubli” d’une dotation de 450 millions d’euros pour les régions dans le projet de loi de finances 2018.

D’autres encore soulignent l’envie de culpabiliser les élus alsaciens opposés au Grand Est, notamment ceux de la propre famille politique de Philippe Richert. Des noms sont dans le collimateur et l’animal blessé pourrait se laisser aller à un grand déballage.

Harcèlement populiste ou volonté populaire…

L’accusation de populisme est omniprésente dans l’entourage du Président de la Région. « Il n’y avait sans doute rien d’autre à faire  et là, on peut comprendre le choix de Philippe Richert » déclare pourtant un opposant à la région Grand Est, « sauf pousser encore plus les Alsaciens dans la rue. Le succès populaire du 11 octobre, dernier moment d’unité des droites et centres alsaciens, a fait peur à certains ».

Au cœur du populisme, en effet, la colère d’un peuple qui n’existe pas face à une réforme qu’il n’a pas digérée. Philippe Richert, lui, n’aurait ni digéré 2013, ni celles et ceux qui se battent encore pour une Alsace unie, hors du Grand Est.

Le suivi, sur les réseaux sociaux, des courriers des opposants au Grand Est aurait fini par marquer les esprits.

Une crise politique ?

Dans le collimateur des proches du Président, on retrouve bien plus les collectifs locaux du début et quelques éminences grises que les partis régionalistes ou autonomistes, eux aussi dépassés.

Un certain mépris s’était affiché aussi à l’encontre des papys frondeurs à l’origine de “l’Appel des 100 personnalités alsaciennes”. Jusqu’à cet appel finalement… Voir Arsène Wenger, Gilles Pudlowski et bien d’autres défier la tranquillité politique alsacienne. L’Alsace n’avait plus l’habitude.

D’autres aussi prestigieux, et tout aussi opposés à Grand Est, n’avaient pas osé braver l’autorité.

Après lui, le déluge ?

Du côté de Metz, certains attendent confirmation de la nouvelle. « Le prochain président de la Région ou la prochaine présidente doit être Lorrain » entendait-on. Certains annonçaient même Philippe Richert nommé au Conseil Constitutionnel.

En Alsace, à part Jean Rottner, ardent défenseur du Grand Est, aucun nom ne filtre. Chacun attend la décision du « père ». Là est peut-être le prochain blocage. La plupart des élus d’Alsace ont été choisi pour leur attachement à Philippe Richert et donc au Grand Est. D’autres ont été poussés par divers entourages.

La rumeur du départ bruisse. Les oreilles seront tournées vers Marckolsheim, ce samedi 15 h. Bluff ou pas ?

Barbara Desvilles

 

Au moment où nous finissons cet article, l’info exclusive tombe : selon nos sources, il est confirmé que Philippe Richert démissionnera ce samedi pour laisser sa place à Jean Rottner !

(Restez connectés pour plus d’infos dans les heures à venir…)

Panneaux Alsace : Philippe Richert en colère, Rottner en porte-flingue

Jean-Claude Bader a-t-il tiré juste ? Hier, il a encore donné de la voix et Philippe Richert a pris la mouche. En cause, la fin des panneaux « Alsace ».

Jean-Claude Bader, certes élu du Groupe FN, ouvre le bal :

« Le feuilleton des polémiques justifiées qui fait suite à la fusion des régions continue de battre son plein et plus encore à l’annonce du présent rapport. Ce rapport prévoit en effet, pour la modique somme de 150.000 €, de remplacer les panneaux de nos régions traditionnelles par des panneaux du tristement et contesté Grand Est ! »

Il dénonce ainsi a disparition des panneaux « Alsace », rappellant à Philippe Richert sa responsabilité dans l’échec du Référendum de 2013.

«  Jetz langst ! » s’est indigné Jean-Claude Bader. C’est « un clou… pardon, un coût supplémentaire sur le cercueil dans lequel vous et vos amis avez choisi de mettre nos identités, spécificités et cultures régionales », s’est-il insurgé. Quant au « Elsàss » sur les H11, ce n’est que pour vous faire pardonner auprès des Alsaciens d’être le fossoyeur de leur belle région », a-t-il lancé au président Richert » relatent les DNA.

« Les coups, ça fait mal »

Dénonçant le « populisme » de Jean-Claude Bader, Philippe Richert répond : « Quand je vous entends, ma fierté est encore plus grande d’avoir évité à l’Alsace, à la Lorraine et à la Champagne-Ardenne ce qu’aurait signifié une victoire du FN ! ». Il ne lui reste plus qu’à se justifier et le « père supérieur » part dans un sermon de 25 minutes, tapant dur sur un élu qui ne peut répondre.

Quelques signes à la tribune et l’on comprend que le Président lance la charge. « Les coups, ça fait mal » chante Johnny Hallyday. Hier, les plus justes semblent avoir été portés par Jean-Claude Bader. Philippe Richert réaffirme cependant verbalement son autorité face aux Alsaciens et aux collectivités qu’il n’aura cessé d’égratigner entre les lignes toute la matinée.

La tension est palpable. Les appuis à Philippe Richert viendront d’un Jean Rottner qui qualifie l’ensemble de « petit et minable ».

Personne n’osera lui reparler de sa pétition contre la réforme territoriale. Lui, il attend le départ de Philippe Richert. Il oublie que les Lorrains entendent bien faire jouer l’alternance et, comme nous le dit un interlocuteur, « il est hors de question qu’il y ait deux fois de suite un président alsacien, il se pourrait même que la prochaine présidente soit une femme ».

La cavalerie charge Jean-Claude Bader. Cette fois-ci, c’est Pernelle Richardot qui lui reproche d’ « agiter le vieux chiffon rouge des combats autonomistes d’arrière-garde, qui sont aussi ceux de certains présidents de départements ! ». Présidente d’un groupe PS réduit, elle reste sur sa ligne. Assistant à tout cela, une personne se lâche : « Bader dit ce que l’on entend le week-end dans nos villages ».

On ne dira pas qui ! A la région, le cabinet de Christophe Kiefer veille, analyse les réseaux sociaux, que même Philippe Richert évoqua hier. S’agit-il d’une allusion aux groupes anti-fusion ou à Bernard Fischer, le maire LR d’Obernai ?

L’homélie du Père Richert

Dos rond, Jean-Claude Bader encaisse. La sortie de sa collègue Viriginie Joron ne fait pas le poids. Philippe Richert poursuit. Il sait qu’il peut profiter désormais de la division du FN, de la faiblesse du PS et du silence des agneaux de son groupe. La violence de ses propos étonne dans les rangs de l’Assemblée. Jean-Claude Bader a-t-il touché juste ?

Et voilà le Président de conclure que le Président de la Répulique lui a confirmé que l’on ne reviendrait pas en arrière sur le Grand Est.

Na na na na nère …. Comme un bras d’honneur à ceux qui osent encore parler d’Alsace !

Il n’est pas dit qu’il n’ait pas, hier, poussé certains à le faire, encore plus fort. Encore faut-il que cela ne se fasse que d’une seule voix !

C’était l’anniversaire de Jean-Claude Bader, hier ! Richert pensait lui faire sa fête, vous pouvez – malgré son étiquette – encore lui en souhaiter un bon.

 

De notre envoyée spéciale, Barbara Desvilles

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