Pas de gilet jaune pour Philippe Richert… mais un petit job à 10 000 euros par mois !

Richert remis sur les rails

Philippe Richert avait certainement envisagé une fin de carrière plus glorieuse.

Mais les Alsaciens ne lui ont jamais pardonné sa volte-face lors de la fusion des régions du Grande Est.
C’est l’une des raisons qui ont incité l’ancien président de la région à partir prématurément en retraite.
Mais ne vous inquiétez pour lui. À 65 ans, il s’est trouvé un petit job en traversant la route, histoire de compenser l’augmentation des taxes sur les carburants.

Philippe Richert est maintenant vice-président de l’ARAFER (l’Autorité de régulation ferroviaire). Félicitation !

Il a été nommé par décret du président de la République du 9 novembre 2018, sur proposition du président du Sénat.  Son mandat prendra fin en novembre 2024.

Sur le site de l’ARAFER, il est précisé que les membres sont choisis pour leurs “compétences en matière de transport ferroviaire, routier, dans le domaine juridique ou économique ou pour leur expertise des sujets de concurrence”.

Le nouveau vice-président de ARAFER exercera ses fonctions à temps plein. Les statuts de l’autorité lui interdisent d’exercer une autre activité professionnelle ou d’occuper un emploi public.

Selon un arrêté du 20 octobre 2010 ( modifier en 2105) la rémunération des vice-présidents de l’Autorité de régulation des activités ferroviaires est composée  d’une rémunération dont le montant est celui du traitement annuel du groupe hors échelle F de rémunération des personnels civils et militaires de l’État soit 77 206,95 €* et d’une indemnité de sujétion spéciale dont le montant brut est fixé à 50 279 euros. Soit un total de plus de 10 000 euros par mois !

*https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do?idArticle=LEGIARTI000034078905&cidTexte=JORFTEXT000000872483&categorieLien=i

Christophe Kieffer, chevalier de la Légion d’honneur, le dernier coup tordu de Philippe Richert ?

Christophe Kieffer, chevalier de la Légion d’honneur, le dernier coup tordu de Philippe Richert ?

Le lorrain Christophe Kieffer… Heb’di en a déjà parlé. C’était l’éminence grise de Philippe Richert. Celui-la même qui l’orientait vers le Grand Est
Après le départ de son mentor et des propos odieux  envers l’élue, Vanessa Wagner lors d’un clash devenu mémorable, il a été poussé vers la sortie

«Tu n’es qu’une merde, tu n’es qu’une pétasse innommable…»

«Tu n’es qu’une merde, tu n’es qu’une pétasse innommable…» avait-il notamment déclaré . Le silence féministe de l’époque pèse encore.
Quelques semaines après, un décret paru au Journal  officiel nous annonçait sa promotion au grade de Chevalier de la Légion d’honneur. ‘’M. Kieffer (Christophe, Louis, Michel), directeur de cabinet du président du conseil régional du Grand Est ; 29 ans de services.’’
Samedi dernier, lors de la petite sauterie organisée à cet effet… certains invités se seraient intérrogés  sur l’origine des appuis, réseaux ou amitiés, ayant permis à ce brillant défenseur du Grand Est d’accéder à cet honneur… alors même que de grands anciens, blessés ou tombés au front, ou ayant travaillé 40 ans au fond des mines de potasses n’ont jamais été  décorés.

Qu’importe, Kiki, surnommé ainsi par les fonctionnaires de la région, voyait son zèle récompensé.

Remise par Philippe Richert

La tradition veut que la distinction soit remise par une personnalité. Christophe Kieffer a tout naturellement choisi Philippe Richert…
Quelques happy few se sont donc retrouvés ce samedi à Strasbourg. Parmi eux, élus, fonctionnaires, amis et … redevables.
Sont-ils pour autant tous fans du Grand Est ?
Outre les  proches du duo Kieffer/Richert, on retrouvait également les incontournables vestales du Grand Est que sont Elsa Schlack et Lilla Merabet.
Cette dernière semble avoir oublié ses tracas avec  la  Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) !
On s’étonne égallement d’un autre oubli :  la déclaration à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique, d’un emploi de déléguée générale à la Fondation Force ( L’Alsace)
Un temps partiel tout de même rémunérateur puisqu’il lui rapporte la modique somme de  35.000 € par an… payée par ladite fondation. On notera que celle-ci fut un temps présidée par Robert Lohr mais elle s’appelait alors « Fondation Transplantation »

Une fondation qui a mal fini …

« Sur demande de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, une mission de contrôle de la Fondation pour le développement des techniques de suppléance des fonctions vitales, dite Fondation Transplantation (FT) a été diligentée en janvier 2013.
Cette mission intervient à la suite de difficultés de gestion et d’un climat social très dégradé au sein du groupe après pas moins d’une liquidation et de deux redressements judiciaires.

La mission avait ensuite  élargi ses investigations aux filiales de la Fondation Transplantation, faute de quoi il eut été impossible d’appréhender de façon globale une situation jugée complexe » déclarait l’IGAS
Rue 89  notait d’ailleurs  que : « Les inspecteurs de l’Igas (Inspection générale des affaires sociales) n’aiment pas se répéter ; or, c’est exactement ce qu’ils avaient dû faire à la suite d’une seconde mission de contrôle sur la Fondation Transplantation (FT), rapport rédigé au vitriol.
Dans ces pages, dont Rue89 Strasbourg avait pu consulter quelques extraits, les inspecteurs notaient que leurs recommandations émises en 2004 « n’avaient [toujours] pas été mises en œuvre » en 2013, en raison notamment « d’une gouvernance déficiente »….
Dans la Fondation Force, Robert Lohr n’est plus que Président d’Honneur … Le fait qu’elle emploie Lilla Merabet est naturellement lié à ses compétences intrinsèques. Certains fonctionnaires se demandent pourtant si l’élue s’est bien abstenue de tout vote en faveur de Robert Lohr et de ses projets.
Naturellement, il n’est pas question d’accuser qui que ce soit,  mais comme l’élue est prompte à donner des leçons, on en parle à la cantine non sans évoquer son zèle dans la cadre du lancement d’un projet de l’entreprise…
Au déontologue de plancher.

Revenons-en à Christophe Kieffer

Revenons-en à la sauterie du médaillé. Naturellement Philippe Richert en a vanté la fidélité et les mérites.
(Il réserve ses flèches à d’autres, coupables selon lui d’œuvrer en défaveur du  « Grand Est ».)
Et voilà Christophe Kieffer décoré
Il travaille désormais à Paris. Il y a trouvé un emploi sur mesure, grâce à ses réseaux « artisans ».
Pour la décoration, tous ses amis étaient là bien sûr. Les autres n’ont pas manqué de lui envoyer SMS et autre messages ou posts, des fois qu’il revienne un jour à Strasbourg…

Barbara DesVilles

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Région : la Majorité du Grand Est va-t-elle exploser ?

Région : la Majorité du Grand Est  va-t-elle exploser ?

On pourrait en douter, mais il y a bien une majorité à la tête du Grand Est.
Naturellement, elle entend le rester, mais…

De nettes tensions existent entre les proParisiens et ceux remettent en cause le Grand est !

L’une des premières conséquences de ces tensions est l’absence des élus LR 67 de la région lors des instances du parti.
D’autres-parts, certains reprochent à Georges Schuler (Maire de Reichstett) d’avoir fait exploser le groupe à l’Eurométropole et surtout de nettes tensions existent entre les proParisiens et ceux remettent en cause le principe du Grand Est !
À ce sujet, Elsa Schalck et Pascal Mangin sont les grands absents des réunions des dirigeants LR…
Ces deux-là n’hésitent pas à passer régulièrement des appels parisiens pour s’assurer les bonnes grâces au siège du parti à l’approche des prochaines élections municipales. D’autres collent aux bottes de Valérie Debord pour obtenir le même résultat.

Les élections internes des LR en octobre prochain permettront aussi de prendre la température en Alsace …

Dans le Haut-Rhin, il se dit que d’amicales pressions sont exercées sur les pro-Alsace … Soit par le biais d’éventuelles d’investitures aux sénatoriales, soit en soutient lors de vote lors des élections internes.  Nous suivrons de près ces élus afin que nos lecteurs soient avertis.
La panique Unser Land !

Même si elle ne change pas la face du monde ni ne colmate les faiblesses du mouvement Unser Land, sa campagne d’affichage énerve. D’abord en Alsace, puis en Moselle.
Un observateur patenté voit dans cette démarche la volonté d’Unser Land de tenter de présenter des listes Régionalistes et Solidaires dans l’ensemble des départements du Grand Est… S’il y arrivait, le mouvement régionaliste ne pourrait gagner, mais pourrait faire perdre.
L’affichage en Moselle a encore plus étonné. Des élus bien pensants ne comprenant pas que la crise alsacienne s’élargisse à Metz.

Discrètement, les cadres de LREM observent d’ailleurs cette situation. Leur liste, lors des prochaines élections régionales, taillera des croupières à la majorité LR-UDI.
Une alliance avec le centre ou une partie de la gauche pourrait alors renverser les équilibres.
Les alliés d’aujourd’hui ne le seront pas demain. « Il faudra que la droite vire tous les candidats trop à droite » annonce un observateur intéressé et en marche, sous la promesse du silence.

Le cabinet observe

À peine remise du « départ » de Christophe Kiefer, le cabinet, lui, a conservé ses « bonnes habitudes ». Il observe la toile, dresse une liste des « non compatibles » et vient jouter de temps en temps.
La peur du moment reste la création d’un groupe Alsace au sein de la région. La sortie d’André Reichardt, les soubresauts de Justin Vogel laissent à penser que l’idée est encore « viable ».
L’ombre d’Adrien Zeller plane sur l’Hôtel de Région. Lui avait osé créer son groupe, lui avait osé affirmer qu’il fallait défendre l’Alsace. Certes, il était centriste.
La Majorité du Grand Est est repliée sur elle, sur son nombril. Elle en oublie les oppositions qui travaillent à leur destin…

Le séminaire

La Majorité du Grand Est préparé son séminaire des 8 et 9 septembre.
Côté hébergement, tout est cadré : « Si vous nous rejoignez dès le samedi, nous vous rappelons que votre nuit d’hôtel du samedi soir est à régler par vos soins et qu’un remboursement de 90€ (pour les hôtels situés à Strasbourg) ou 70€ (pour les hôtels situés en dehors de Strasbourg) interviendra a posteriori après transmission à la Région de la facture dans les conditions habituelles de remboursement en matière de formation. »
Côté programme le dimanche est consacré au bilan,  le samedi est lui « touristique » :
À partir de 14h00 : Accueil à la Maison de la Région
15h00 : Visite du Parlement Européen
17h00 : Trajet en bateau mouche du Parlement Européen jusqu’au Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg avec possibilité d’une dégustation de vins d’Alsace à bord.
18h30 : Balade découverte de la Petite France à la Cathédrale
19h30 : Cours particulier “Comprendre l’Alsacien en 1 leçon” avec Huguette Dreikaus à la Winstub Zuem Strissel
20h30 : Soirée Tartes Flambées à la Winstub Zuem Strissel !
Si vous voulez taquiner la « Majorité Régionale », vous savez déjà où les rencontrer.
Il y a des ponts pour agiter les drapeaux rot un wiss sur le parcours des bateaux « mouche » !

Barbara Desvilles

Alsace : Merci, Philippe Richert, merci Jean Rottner !

Alsace : Merci, Philippe Richert, merci Jean Rottner !

Avec un tel titre certains vont penser que nous avons pété un plomb, carbonisé nos cerveaux le long des gravières pas très claires.
Pourtant, il nous faut remercier Philippe Richert et Jean Rottner !
Car c’est en cédant aux sirènes parisiennes du Grand Est qu’ils ont initié un « désir d’Alsace » comme la région n’en plus connu depuis longtemps.
Mieux, il est temps de leur dire « Merci, pour ce moment ».

Un merci politique !

Politiquement, avant le Grand Est, le régionalisme alsacien était moribond.
Bien sûr, il y eut les percées d’Alsace d’Abord, mélangeant régionalisme et identitarisme, et qui avait une belle poignée d’élus jusqu’en 2004, avant de quasi disparaitre du paysage politique.
Il y eut l’arrivée d’Unser Land, son conseiller général, dont l’élection tenait plus d’un heureux concours de circonstance grâce à l’appui de personnalités « enracinées » ( Denis Lieb, Andrée Munchenbach)…
Chez les Républicains, il aura fallu une poignée de militants pour « réveiller l’esprit alsacien » et organiser les premières manifestations contre la réforme territoriale.
Mais tout cela était finalement relayé dans les coins de pages de la presse quotidienne par certains journalistes prompts à prendre la dictée du côté de la région.


Et Philippe est arrivé !

Merci Philippe Richert, merci Jean Rottner !
Votre trahison lors de l’épisode du Grand Est, a réveillé la conscience alsacienne !
Sans vous, l’essor départemental d’Unser Land aurait été structurellement impossible. Reste à savoir, hors la belle campagne d’affiches d’été, ce que ce mouvement en fera. Soit il s’ouvre et rassemble, soit il se referme et cela restera une anecdote.
Un merci journalistique et culturel !
Vous lisez l’Alsace et les DNA ? Avez vous notez que nos journaux ont multiplié les articles sur l’Alsace, le bilinguisme, les manifestations de la culture alsacienne ? Serait-il un peu moins strasbourgo-mulhouso-centré ?
Mieux, l’offre de livres sur l’Alsace y est régulièrement mentionnée. Une offre qui s’est manifestée naturellement chez les libraires. Il n’y a plus de mal à « écrire sur l’Alsace ». Du Passeport alsacien à l’Histoire de l’Alsace, on trouve désormais bien des livres à se mettre sous la dent !
Musicalement, le Rock en Alsacien n’est plus l’apanage des « Remes » et maintenant des jeunes envoient du lourd.
Dans la pub, comme le font constater certains sur la toile, des mots alsaciens se glissent dans les slogans. Ce n’est pas nouveau, mais cela faisait longtemps que l’on n’avait pas suivi les pas d’Ancel et de son « immer ebs’ nejes ».

Alors oui, merci pour ce moment, Philippe, Jean !

Mais à condition qu’on laisse venir ce département d’Alsace, que l’on en modifie aussi le mode de scrutin et qu’ayant fait ses preuves, il soit possible à ce département de redevenir une « région » à part entière.
Impossible, diront certains !
Rappelons que la Corse est sortie un temps de Paca pour redevenir Corse. Si impossible n’est pas Français,  n’est pas Corse, il n’y a pas de raison qu’impossible, soit alsacien…
Là, ce sera à chacun d’entre nous d’agir, d’assumer et de ne pas réclamer plus pour soit, à la façon de certains élus qui, ayant fait capoter le référendum de 2013, rêvent de rallumer les guerres entre Haut-Rhin et Bas-Rhin pour faire capoter toute chance de renaissance de l’Alsace !

Id ’Fuchs

La synthèse du rapport du préfet Marx

L’avenir des deux départements alsaciens !

Commandé  le 22 janvier 2018 par le Premier ministre, alors que la Région Grand Est est contestée par certains,  le  ” Rapport au Premier ministre Mission Alsace Grand Est ” est arrivé !

Afin de permettre à nos lecteurs de réagir dès à présent, nous vous proposons la synthèse de ce document de 141 pages.

Le rapport complet est téléchargeable : http://www.bas-rhin.gouv.fr/Actualites/Territoires/Rapport-au-Premier-ministre-Mission-Alsace-Grand-Est/Rapport-au-Premier-Ministre-Mission-Alsace-Grand-Est


Synthèse du rapport

Carrefour longtemps disputé entre des voisins puissants, l’Alsace s’est forgé une identité propre au cœur de l’Europe.

D’abord partie de l’Empire romain puis du Saint-Empire, réunie au Royaume de France après la guerre de Trente Ans, elle est annexée à l’Allemagne de 1870 à 1918 et de 1940 à 1945.

De la pax romana au partage de Verdun, de la prospérité des Hohenstaufen à la Grande Peste, du rayonnement artistique et culturel de la fin du XVe siècle aux ravages de la guerre de Trente Ans, de la Révolution industrielle aux « Malgré-nous », son destin, associant épisodes brillants et tragiques, résume une partie des étapes de l’unification de l’Europe, sous le double signe du limes et du syncrétisme.

À l’époque contemporaine, le territoire que l’on désigne sous la dénomination « Alsace » est formé par les actuels départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. L’Alsace est aussi un territoire d’application du droit local alsacien-mosellan spécifique qui touche à de nombreux aspects de la vie sociale, économique et culturelle.
Depuis la création au 1er janvier 2016 de la région Grand Est, il n’existe plus de collectivité territoriale d’Alsace. Toutefois, le périmètre alsacien conserve des formes institutionnelles propres. Plusieurs structures interdépartementales opèrent dans des champs aussi divers que la sécurité publique, l’économie, l’assainissement, la culture, le tourisme et l’attractivité du territoire.

La réalité des volontés exprimées

Le projet de création du Grand Est a été accueilli de façon réservée par les Alsaciens. Certaines inquiétudes ont été exprimées sur le dimensionnement, la relative hétérogénéité du nouvel ensemble et l’absence de référence à leur territoire historique.

L’échec de la tentative de création, par référendum, d’une collectivité unique d’Alsace en 2013, fusion des départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la région Alsace, portée par les élus, éclaire les tensions actuelles.

De fortes oppositions sont apparues lors de l’adoption de la nouvelle carte régionale, reflétées dans les résultats des élections régionales de 2015. Elles ont désormais perdu en intensité et une partie de la classe politique alsacienne s’est engagée dans la construction de la nouvelle région.
Deux courants principaux s’affirment actuellement sur cette question. D’une part, les exécutifs départementaux revendiquent la création d’une collectivité à statut particulier, dont les compétences seraient exorbitantes du droit commun des départements. D’autre part, l’exécutif régional Grand Est, s’il n’affiche pas d’opposition à une éventuelle fusion des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, l’assujettit à l’inscription pleine et entière de cette entité dans le cadre régional et dans le respect du partage des compétences organisé par la loi NOTRe.

Au-delà des interrogations sur l’avenir administratif du territoire, le « désir d’Alsace » dépasse le registre institutionnel.

Les formes juridiques possibles pour porter l’Alsace : hypothèses institutionnelles
En cohérence avec la lettre de mission du Premier ministre et avec la position du Président de la République, rappelée lors de sa visite à Strasbourg le 17 avril dernier, l’évolution des deux départements ne peut s’envisager qu’à l’intérieur de la région Grand Est.

Dans ce cadre, quatre possibilités d’évolution institutionnelle se dessinent aujourd’hui afin de porter le « désir d’Alsace » :

•    renforcer la coopération entre les deux départements en mettant en place une entente ou en créant une institution interdépartementale ;
•    créer un syndicat mixte, auquel d’autres collectivités pourraient adhérer ;
•    fusionner les deux départements dans un grand département Alsace, par la loi ou par la voie réglementaire ouverte par le Code général des collectivités territoriales ;
•    créer une collectivité à statut particulier en application de l’article 72 de la Constitution.

Si l’entente, l’institution et le syndicat mixte constituent des formes souples de coopération faciles à mettre en place, elles ne répondent qu’incomplètement aux aspirations des élus du territoire qui souhaitent donner naissance à une nouvelle collectivité alsacienne à part entière.
À l’inverse, la création d’une collectivité à statut particulier, malgré le soutien dont elle bénéficie auprès d’une partie des élus alsaciens, notamment ceux du mouvement Les Républicains, introduirait en France continentale, et en dehors des cas très spécifiques des « PLM » (Paris, Lyon, Marseille), une multiplication des types de collectivités, qui serait porteuse de risques, difficilement lisible et critiquée dans le reste de la région Grand Est mais aussi en Alsace.
En revanche, le projet gouvernemental de « différenciation », nouvelle étape significative de la décentralisation, ouvre des perspectives et une dynamique dont les élus locaux pourraient se saisir.

La fusion des deux départements et la création d’un département d’Alsace, au sein de la région Grand Est, permettrait d’édifier une nouvelle collectivité territoriale en harmonie avec le reste du territoire national.

C’est celle qui a été mise en avant par le Président de la République lors de sa visite précitée à Strasbourg. Elle fait par ailleurs l’objet d’un soutien de la part des parlementaires En Marche. Résultant d’une loi ou d’un décret, elle pourrait s’inscrire dans un calendrier resserré et apporter des économies d’échelle sans nécessairement remettre en cause l’organisation déconcentrée de l’État.
Les autres formes de coopération institutionnelle ne sont pas disqualifiées pour autant. D’une part, une entente ou une institution permettrait d’organiser une transition vers la création d’un département unique. D’autre part, le recours à un syndicat mixte offre la possibilité d’associer, de manière pérenne, d’autres collectivités hors d’Alsace, telles que le département de la Moselle dans le champ linguistique.

Les missions d’une éventuelle collectivité Alsace : compétences, expérimentations législatives et coopération transfrontalière

Si une fusion semble être la principale option permettant de donner naissance à une collectivité territoriale alsacienne, il n’en demeure pas moins qu’une simple « addition » des deux départements serait mal comprise par les élus et une partie de la population. Pour être pertinente, celle-ci devrait être la source d’un véritable projet de territoire, ancré dans un espace rhénan, national, transfrontalier et européen.
Une telle ambition pourrait se traduire, outre les compétences déjà exercées par les départements, par l’attribution de compétences nouvelles. Dans le cadre fixé par les lois NOTRe et MAPTAM, des compétences pourraient être attribuées au département unique par délégation ou par transfert de l’État ou de collectivités territoriales de niveau différent. Ensuite, le projet de révision constitutionnelle porté par le Gouvernement devrait permettre de moduler les compétences des collectivités appartenant à une même catégorie au travers d’un « droit de différenciation ».

Carte de la province d’Alsace en 1789

Enfin, le « droit à l’expérimentation », qui devrait être assoupli par la révision constitutionnelle envisagée au travers de la suppression du « verrou » de la généralisation, pourrait concourir à l’élargissement des attributions de compétences de l’entité Alsace unique.
En particulier, une gestion plus efficace des flux transfrontaliers et un meilleur accès aux services publics au voisinage de la frontière seraient susceptibles de justifier l’attribution des compétences suivantes à une entité Alsace, guidée par le principe de subsidiarité :

•    l’importance croissante des flux transfrontaliers justifierait l’exercice d’une compétence spécifique de régulation de ces flux par les collectivités frontalières ;
•    l’Alsace et la Moselle pourraient porter des politiques innovantes en matière d’enseignement et de formation, dans leur environnement frontalier et européen ;
•    un partenariat entre la région Grand Est et une éventuelle entité Alsace pour soutenir l’attractivité, le développement économique et le tourisme pourrait voir le jour ;
•    une éventuelle collectivité Alsace pourrait œuvrer pour la mise en valeur de son espace naturel et notamment de ses cours d’eau ;
•    une collectivité Alsace pourrait jouer un rôle de premier plan dans le domaine culturel.

Au-delà des compétences attribuées à une entité Alsace, la mutualisation des équipements pour accroître l’offre de services publics au voisinage de la frontière ne fonctionnera vraiment que si l’on prévoit la possibilité de dérogations à certaines normes nationales, afin de favoriser une articulation fluide avec son voisinage immédiat.

Le cheminement pour parvenir à la fusion envisagée devrait faire l’objet d’un arbitrage quant à la méthode, législative ou réglementaire (décret en Conseil d’État), et au calendrier, puisqu’il faudrait conjuguer élections locales, révision constitutionnelle et cette entreprise institutionnelle spécifique.
Si cette voie était poursuivie,

l’Alsace pourrait devenir le premier territoire porteur de la « décentralisation de projets » souhaitée par le Président de la République.

Ce que le Grand Est fait de vos impôts !

Une belle précampagne de notoriété

Dans cette belle précampagne de notoriété municipale payée par nos impôts. ( Une page dans tous les journaux du Grand Est, principalement ceux du Crédit Mutuel) est tarifée à plusieurs dizaines de milliers d’euros). D’autres ambitieux y sont…

Par contre, Pernelle Richardot ( à laquelle nous ne faisons aucun cadeau) et d’autres élues, fût-ce du RN, pourraient s’interroger…
Certes, cette page d’autopromotion coute moins cher que l’ambassade parisienne (https://www.hebdi.com/grand-vos-impots-palais-prince-rottner/) , mais à la longue…

Cette page de pub ne dit pas que les Alsaciens ont payé deux fois du TGV EST, une fois par les impôts nationaux, une seconde fois par les impôts locaux !
Ne nous en voulez pas, monsieur Rottner, mais les Alsaciens en ont marre des élus cumulant rémunérations, honneurs et petits fours lorsque les Alsaciens serrent la ceinture, lorsque l’on fait disparaître leur région pour satisfaire l’ego des uns ou des autres.

Faire taire Heb’di !

Ces alertes que lance Heb’di, les puissants n’en veulent plus !
Voilà pourquoi discrètement, la pression est mise sur les journaux qui ne sont pas la voix de leur maitre !
Seuls vous, nos lecteurs, pouvez nous aider. Car chez nous, les collectivités n’achètent pas de pages de pub à plusieurs milliers d’Euros…
Et ces Euros sont ceux de vos impôts  !

Nous avons besoin de vous

Pour durer, nous avons besoin de vous :
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Financez la presse libre !
Particuliers, faites un don, vous pourrez le déduire de vos impôts !
Lecteurs : abonnez-vous…

Pendant ce temps, la Région Grand Est sort la grande propagande et l’Alsace disparait !
Il faut sauver le soldat Hebdi !
Pour aider Heb’di cet ici !

Alsace vs Grand Est : Valérie Debord … La kitsch lorraine

Valérie Debord, cette inconnue

Commençons par la protagoniste : Valérie Debord ! L’élue aujourd’hui de droite commence sa carrière au CELF, le Collectif des étudiants libéraux de France, proche de l’UDF. Elle sera présidente des Jeunes UDF.

Sa carrière toujours la mène à l’UMP en 2002. Elle est aussi membre du Siècle. Chevalier de la Légion d’Honneur (on n’a pas trouvé pourquoi), elle est vice-présidente du Grand-Est sous Philippe Richert et sous Jean Rottner.

Si certains la voient président du Grand Est lors d’une alternance entre alsaciens et lorrains, elle est surtout à ce jour président du Groupe Majoritaire. Un groupe qu’elle a tenté d’entrainer dans un communiqué contre le mouvement autonomiste Unser Land.

« La République est une et indivisible et nous dénonçons cette volonté de division et de partition marque de fabrique d’un parti politique qui s’est maintes fois écarté des valeurs humanistes que nous souhaitons incarner » mentionnait le texte évoqué dans les DNA.

A nous faire regretter Nadine Morano

« Interpellés par la tapageuse campagne d’affichage du parti autonomiste Unser Land, les élus du Groupe de la Majorité Régionale tiennent à exprimer leur indignation face à l’association visuelle de la Collectivité régionale du Grand Est à une opération promotionnelle aux visées clairement autonomiste » évoquait un autre extrait transmis à la rédaction.

Elle nous ferait presque regretter Nadine Morano qui, elle, était venue manifester contre l’ACAL, place de Bordeaux !

La kitsch lorraine

Grosso modo, on aura compris que la kitsch lorraine ne comprend rien à l’Alsace et qu’elle répondait là à une « commande » de la team Rottner. La famille Brandalise et Jean Rottner en tête ? Qui sait !

Tentée de faire signer son appel, elle se serait heurtée au refus de quelques élus alsaciens dont la liste fut naturellement transmise rapidement au cabinet.

Un ancien élu régional contacté par nos soins réagit de la sorte : « En appeler à une élu lorraine pour appeler à calmer les alsaciens, voilà qui dénote d’un haut degré de psychologie. A moins que, comme lors des affaires Kieffer et Mérabet, on ait voulu l’envoyer au massacre ».

Il faut dire que Valérie Debord rêve toujours d’être présidente ! Certes les alsaciens qui croient au Grand Est, les champenois et quelques mosellans ne le voient pas ainsi.

« Je commence à être très inquiet pour lui et sa capacité à gagner les régionales »

Certes aussi, le patron des Républicains du Bas-Rhin, le député Laurent Furst, a jeté un froid : « Je commence à être très inquiet pour lui et sa capacité à gagner les régionales. Son retournement de veste sur l’Alsace et sa position assez négative sur la collectivité alsacienne à statut particulier causeront un jour des dégâts collatéraux » pouvait-on lire dans les Chuchotements.

Une manière d’annoncer un risque de défaite !

Touche pas à mon logo

Dernière gaffe ! L’assignation d’Unser Land par la région Grand Est, dont le siège est situé à… Metz.

Un bel article signé Rue 89 Strasbourg : « Quelle drôle d’idée a piqué une poignée de chefs du Grand Est ? Alors que le rapport du préfet sur une possible évolution et fusion des deux départements alsaciens (Haut-Rhin et Bas-Rhin) est attendu pour « la fin du printemps », soit en théorie mercredi 20 juin à minuit, les esprits s’échauffent chez quelques dirigeants politiques. Ils viennent de donner une belle occasion au parti régionaliste alsacien Unser Land de se victimiser » écrivent nos confrères.

Assumer l’idée que le siège opérationnel de la région n’est plus en Alsace. Les régionalistes ne s’attendaient pas à un énième cadeau.

 

 

Grand Est : un problème avec les femmes ?

(depuis Colmar)

Les dessous de l’affaire Kieffer

L’affaire Kieffer, nous l’avions résumée – peut-être un peu facilement certes – par un pétage de plombs du directeur de cabinet de Jean Rottner : « Christophe Kieffer a longtemps été directeur de cabinet de Phillipe Richert à la région Alsace puis au Grand Est et est maintenant directeur de cabinet de Jean Rottner. Il a été nommé chevalier de la Légion d’honneur fin 2017. Il y a une semaine, nous avions dénoncé les paroles du directeur de cabinet envers la conseillère régionale Vanessa Wagner : « tu n’es qu’une merde, tu n’es qu’une pétasse innommable… La presse régionale parfaitement au fait de ce dérapage avait jusque-là étouffé l’affaire » écrivions-nous, déjà lanceur d’alerte…

Aujourd’hui, nous serions tentés de rajouter que, à l’instar du larron, Jean Rottner et les siens cherchaient à faire le ménage et que l’occasion a fait le lampion. Jean Rottner va chercher ses proches désormais hors-Alsace quand à Christophe Kieffer, des réseaux charitables lui donneront sans doute l’asile.

On murmure que la CCI Grand Est pourrait tenir la corde…

JR face aux défenseuses de l’Alsace

Pour autant le rapport à la gente féminine n’est pas totalement réglé. On pourrait évoquer le blues de certaines « fans de Richert » qui s’estiment mal récompensées pour le job qu’elles font à défendre Grand Est.

On préfère évoquer les « sautes d’humeur » du « Président » lorsqu’il croise une défenseuse de l’Alsace. Là, JR se lâche, en deviendrait autoritaire et, disent certaines, « méchant ». Celui qui demandait, avant, de revenir à l’Alsace en est désormais le roitelet et il ne peut apparemment pas supporter qu’on lui résiste.

En pleine stratégie pour faire illusion, il n’hésite pas, en off, à cartonner les élus qui défendent l’Alsace. Les hommes sont accusés de dérive « identitaire », donc d’extrémisme, mais les femmes ne sont pas en reste.

Il se dit que Brigitte Klinkert en aurait pris pour son grade lors de la récente rencontre avec les maires du Haut-Rhin… Au fond de la salle, malheureusement, on n’a pas bien entendu ! Allez Brigitte, partagez les mots doux du président avec l’ensemble des femmes alsaciennes qui vous soutiennent !

 

(NDLR : Il se dit que Jean Rottner a un autre problème avec les femmes… en Lorraine. A savoir, comment faire pour neutraliser Nadine Morano et empêcher Valérie Debord de penser trop vite à le remplacer. Sur ce second point, un élu sourit : « de toutes les façons, si les LR d’Alsace et notamment du Bas-Rhin ne sont pas engagés, la région passera à gauche… ou pire ».)

 

Lauterbourg : Jean-Michel Fetsch, le Trump Alsacien ?

Aux États-Unis, de nombreuses personnes s’inquiètent de la santé mentale du président Trump, principalement après la diffusion de nombreux tweets plutôt surprenants. Jean-Michel Fetsch, ex-conseiller général, maire de Lauterbourg depuis 1994, est un aficionado de Facebook. Ses posts ont à plusieurs reprises créé le buzz.

L’année dernière, il annonce sur Facebook vouloir retirer le futur panneau Grand Est de sa commune frontalière

Une communication bien huilée : le post est accompagné d’une photo du maire et de ses conseillers municipaux en train de démonter le panneau Alsace… qu’il compte remettre à l’arrivée du panneau Grand Est ! Pari réussi puisque Jean-Michel Fetsch obtient plusieurs milliers de “like”.

En 2014, l’élu fait également parler de lui en déchirant sa carte de l’UMP.

En passant en revue son historique Facebook, on peut constater que ses publications sont de qualité très inconstante, a priori selon les heures de la journée. Il reprend entre autre une phrase d’un “fake-media” d’extrême-droite : « Macron a séduit tous les incultes, ça fait du monde ». Fetsch précise « Il a bien raison, Mr Onfray ». Au mois de mai dernier, Monsieur Fetsch aurait-il voté comme 65,8 % de Français  « incultes » ou bien soutenu l’extrême-droite du clan de Marine ?

Quelques autres phrases, prises au hasard dans ses posts (que Trump aurait pu écrire… ?) :

On s’amuse bien en lisant la page Facebook de Jean-Michel Fetsch et certains commentaires “lèche-***” de sa cour !

Autonomistes = SS ?

Malheureusement, les meilleurs posts ont été retirés, comme celui-ci parut il y a quelques jours :

Un post qui a fait bondir l’historien autonomiste Bernard Wittmann :

« J.-M. Fetsch, a une vision manichéenne de l’autonomisme dont on comprend aisément qu’elle vient d’une méconnaissance abyssale de l’histoire. Pour éclairer un tant soit peu la lanterne de ce vieil homme pétri de haine à l’égard de certains de ses compatriotes, qui se sont pourtant toujours courageusement battus pour la dignité et la préservation des droits des Alsaciens, il aurait été intéressant d’engager une discussion. Malheureusement, d’emblée il a placé le niveau du débat tellement bas, en dessous même du niveau des pâquerettes, qu’il serait vain d’espérer arriver à le hisser à un niveau satisfaisant permettant un échange constructif étayé par des faits historiques. Comment dialoguer sereinement avec une personne aussi bornée qui s’abandonne à des accusations aussi monstrueuses, à des allégations aussi outrancières et qui fait montre d’une telle absence de culture historique ? C’est quasiment mission impossible !

C’est aux autonomistes que nous devons notre droit local, le maintien du Concordat, un début d’enseignement bilingue à partir de 1927 (arrêté Poincaré-Pfister introduisant un enseignement de l’allemand dans le primaire en Alsace). Par ailleurs, des autonomistes sont morts au Struthof nazi (Jos. Schmidlin, R.-L. Klee…), d’autres comme Rossé ou Keppi ont participé à l’attentat contre Hitler (le 6.8.1947 le tribunal d’épuration acquitta J. Keppi des accusations portées contre lui et reconnu sa « participation active, efficace et soutenue à la résistance contre l’occupant »). Grâce à l’action souterraine d’autonomistes, des centaines d’Alsaciens échappèrent à la déportation ou à la mort, etc.. »

Le maire de Lauterbourg fait visiblement partie de ces élus alsaciens qui n’existent plus que par les réseaux sociaux. Parfois, il faut savoir arrêter une carrière.

 

Mercredi : Diviser pour mieux faire avancer le Grand Est

Groupiert !

« Jean Rottner a désigné pour siéger dans ce « Groupe Alsace » Christian Hahn, président du conseil culturel d’Alsace, Pascale Ehrart, enseignante-chercheure en dialectologie à l’université de Strasbourg, Thierry Kranzer, président du FILAL (fond international pour la langue alsacienne), Nathalie Keller, responsable associative, Manou Massenez, présidente de l’ARIA (association régionale des industries alimentaires) et Isabelle Schoepfer, directrice de l’OLCA (office pour la langue et les cultures d’Alsace et de Moselle) » nous apprennent les DNA.

Dans le même article, une déception… Le propos de Pierre Klein :

Pour sa part, Pierre Klein, président de la fédération Alsace Bilingue, s’étonne que sa structure, pourtant créée comme partenaire de la Région sur une suggestion de Philippe Richert, ait été oubliée dans la composition de ce Groupe Alsace.”

On touche là les limites de la défense de l’Alsace. L’ego d’une personne qui explique que son action fut « suggérée » par Philippe Richert. Comment dit-on « no comment » en alsacien ?

Etonnés

La réponse la plus carrée est celle des présidents de départements qui se sentent « exclus » de la démarche. Comme pourraient l’être d’autres personnalités qui n’ont pas attendu pour s’engager contre le Grand Est.

Une lettre sentie répond à JR dans laquelle ils s’étonnent que « cette démarche ne se soit pas faite dans la collégialité du dialogue sur l’avenir de l’Alsace ». On peut la lire sur la page de Brigitte Klinkert.

 Strasbourg : Mauvaise joueuse ?

Il aura suffi d’un classement où Colmar se classe devant Strasbourg dans une liste des « Meilleurs Marchés de Noël » pour que la ville dénigre un classement qu’elle avait remporté par le passé…

On découvre ainsi l’article de L’Alsace :

« La Ville de Strasbourg vient de constater qu’elle figurait dans le classement des « european best christmas market », alors qu’elle avait signifié à l’organisateur de ce concours qu’elle ne souhaitait plus y participer.

En effet, ce classement établi à partir d’un nombre de clics sur une destination proposée est très lié aux moyens mis en œuvre par les collectivités ou les organisateurs des marchés.

Aujourd’hui, ce classement est devenu celui des moyens consacrés à la création de clics, et n’a plus rien à voir avec le ressenti réel des visiteurs » y annonce un communiqué.

On conseille aux élus strasbourgeois d’aller boire un vin chaud à 4 € pour oublier cela.

Les deux font la paire

« Directeur de cabinet adjoint de Jean Rottner à la mairie de Mulhouse depuis 2011, Aubin Brandalise conserve à temps partiel ses fonctions auprès de Michèle Lutz, nouvelle maire, aux côtés du directeur de cabinet Stephan Graesslin. Depuis le 1er  décembre, Aubin Brandalise est aussi conseiller auprès du président de la Région Grand Est, plus particulièrement chargé des dossiers politiques et des affaires réservées » nous apprennent les Chuchotements.

On en oublierait presque que dans la famille Brandalise, l’épouse est Conseillère Régionale Grand Est.

Quand les cumuls s’accumulent, certains s’en sortent mieux que d’autres.

Pour rappel : Le revenu moyen des Français est autour de 2000 €.

 

 

 

Y a-t-il un parlementaire pour sauver l’Alsace ?

Un clic, un mail et vous mettez la pression sur ceux qui nous gouvernent.

L’élection annoncée de Jean Rottner à la présidence de Grand-Est doit permettre de faire entendre la voix des opposants. Une manif le jour de son élection ? A voir ! Mais vous, qu’êtes-vous prêts à faire… pour une nouvelle région Alsace.

La réforme pour rien !

« Une réforme pour rien »… Ce n’est pas Heb’di qui le dit ! C’est un commentaire d’un journaliste des DNA sur un article concernant le rapport de la Cours des Comptes sur le coût de la supposée amélioration.

« Changer l’habillage des trains régionaux (TER) pour les faire passer sous les couleurs de Hauts-de-France a coûté 30 000€ par train, soit 10 millions au total ! » déclare Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes.

La réduction de l’inégalité entre régions ? Du vent !

L’institution charge même les 22 métropoles et conseille au final de supprimer des échelons administratifs.

Eh oui, fusionner région et départements alsaciens prend donc tout son sens.

Quid des Rottneriens ?

Mais tout cela Rottner ainsi que celles et ceux qui le soutiennent s’en moquent. La Cour des Comptes n’a pas vu « le milliard » supposé avoir été généré par Grand Est.

Jean Rottner en a profité, récemment, pour « briefer » ses élus. Attention à qui ne file pas droit ! Là encore, le silence des « agneaux » est de mise même si quelques mots sont échangés entre les troupes.

Que feront Justin Vogel, président de l’OLCA, et André Reichardt que l’on a imaginé sortir des rangs ?

Rottner, lui, a verrouillé le Haut-Rhin depuis les élections. Il a fait une liste sur mesure et des liens unissent certains élus au maire. Certains arrondissent leurs fins de mois.

On n’en parle pas à Strasbourg !

D’autres se voilent la face. Ainsi une élue strasbourgeoise prétend, nous raconte un élu du Haut-Rhin, qu’elle n’entend pas parler « Alsace » à Strasbourg.

On rappellerait bien à la jeune avocate sa lourde défaite à Strasbourg 1, circonscription qu’elle entendait reprendre à la gauche, marchant au passage sur les cadres locaux de la circonscription.

Autant les militants FN, Unser Land que certains LREM la décrivait comme « la protégée de Philippe Richert » sur les marchés.

La Grandestisation à marche forcée

Voilà, vous l’aurez compris, la ligne Rottner passe par la Grandestisation.

Pour y parvenir, les premiers mois de sa présidence devraient faire la part belle à des dossiers alsaciens à irriguer en subvention. On n’apprécie pas, à la cours du « Prince Jean » d’entendre des patrons se rebeller.

Cela se poursuivra par une politique intensive contre les « nostalgiques » de l’Alsace.

Oubliant une réalité, le futur président de Grand Est oublie que « la nostlagie ne nait que lorsque le présent n’est pas à la hauteur des promesses du passé. »

Autant de façons, d’entretenir une envie de dégagisme pour les futures élections. Il faudra sortir les responsables, sortir les sortants.

Il faudra se souvenir des noms de ces élus qui lâchent l’Alsace et les faire circuler.

 

Barbara Desvilles

Pour une région Alsace : interpellez vos élus !

Nous avons déjà évoqué dans nos colonnes le « Hans im Schnockelochisme ». Nous évoquions là l’ennemi intime, voire intérieur, de l’Alsace. Quatre mois après, nous persistons.

 

L’Alsace, combien de divisions ?

Depuis des semaines, les propositions pour une « nouvelle Alsace » sont aussi nombreuses que leurs défenseurs. Crise d’égo autant que de vocation, cette réalité affaiblit plus que jamais le camp des « régionalisants » auquel on rajoutera ceux qui rêvent d’une sortie de l’hexagone.

L’extrémisme des seconds est d’ailleurs l’arme ultime des défenseurs du Grand Est. On remarquera là des divisions qui vont jusqu’au très nationaliste FN dont l’un des élus, Jean-Claude Bader, s’est autorisé à tirer sur le futur-ex Président de la Région Grand Est.

« Le feuilleton des polémiques justifiées qui fait suite à la fusion des régions continue de battre son plein et plus encore à l’annonce du présent rapport. Ce rapport prévoit en effet, pour la modique somme de 150.000 €, de remplacer les panneaux de nos régions traditionnelles par des panneaux du tristement et contesté Grand Est ! » déclarait-il alors.

Le départ de Philippe Richert

La démission de Philippe Richert repose la question du ressenti alsacien. La région Grand Est n’est pas passée et la digestion est lourde. Si Philippe Richert a bénéficié, un temps, d’un soutien du fait de son action politique passée et de l’organisation de la manifestation du 11 octobre, aucun élu alsacien ne bénéficiera plus de cette mansuétude. Fût-il Mulhousien !

On notera d’ailleurs le fait de cette personnalisation que les élus régionaux alsaciens ont perdu en notoriété.

Faites le test : combien de conseillers régionaux connaissez-vous encore ?

Réunion au sommet

Pendant que chacun tirait la couverture à lui. La majorité « régionale » entendait réunir ses troupes hier. L’objectif était de définir « l’avenir » non de l’Alsace mais surtout celui de l’ego. Jean Rottner est monté au créneau, rejoint pas les plus richertiens. Le député LREM, Sylvain Waserman, a pris, lui, position contre une sortie du Grand Est.

Les téléphones ont chauffé dans la nuit qui ramenait certains élus en Lorraine.

Fabienne Keller pour l’Alsace

Dans la journée, l’évolution la plus radicale fut celle de Fabienne Keller. « Je suis favorable à ce que l’#Alsace retrouve les compétences et le rayonnement qu’elle avait avant la fusion ds #GrandEst #TDinfos » rappelle son twitter.

Preuve, s’il en est que les lignes sont en train de bouger.

Elles ne bougent pas du fait des mouvements régionalistes éparpillés en Alsace, façon Puzzle. Elles bougent parce que les élus racontent être sollicités, chaque jour par des habitants d’Alsace, alsaciens ou non, qui évoquent ne pas se sentir « grandestiens ».

Voilà sans doute la vraie vague « populaire » qui monte et qui n’est pour le moment pas incarnée ni dans un groupe Facebook, ni dans un parti.

On ne lâche rien ! Continuez à interpeller vos élus.

 

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