La synthèse du rapport du préfet Marx

L’avenir des deux départements alsaciens !

Commandé  le 22 janvier 2018 par le Premier ministre, alors que la Région Grand Est est contestée par certains,  le  ” Rapport au Premier ministre Mission Alsace Grand Est ” est arrivé !

Afin de permettre à nos lecteurs de réagir dès à présent, nous vous proposons la synthèse de ce document de 141 pages.

Le rapport complet est téléchargeable : http://www.bas-rhin.gouv.fr/Actualites/Territoires/Rapport-au-Premier-ministre-Mission-Alsace-Grand-Est/Rapport-au-Premier-Ministre-Mission-Alsace-Grand-Est


Synthèse du rapport

Carrefour longtemps disputé entre des voisins puissants, l’Alsace s’est forgé une identité propre au cœur de l’Europe.

D’abord partie de l’Empire romain puis du Saint-Empire, réunie au Royaume de France après la guerre de Trente Ans, elle est annexée à l’Allemagne de 1870 à 1918 et de 1940 à 1945.

De la pax romana au partage de Verdun, de la prospérité des Hohenstaufen à la Grande Peste, du rayonnement artistique et culturel de la fin du XVe siècle aux ravages de la guerre de Trente Ans, de la Révolution industrielle aux « Malgré-nous », son destin, associant épisodes brillants et tragiques, résume une partie des étapes de l’unification de l’Europe, sous le double signe du limes et du syncrétisme.

À l’époque contemporaine, le territoire que l’on désigne sous la dénomination « Alsace » est formé par les actuels départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. L’Alsace est aussi un territoire d’application du droit local alsacien-mosellan spécifique qui touche à de nombreux aspects de la vie sociale, économique et culturelle.
Depuis la création au 1er janvier 2016 de la région Grand Est, il n’existe plus de collectivité territoriale d’Alsace. Toutefois, le périmètre alsacien conserve des formes institutionnelles propres. Plusieurs structures interdépartementales opèrent dans des champs aussi divers que la sécurité publique, l’économie, l’assainissement, la culture, le tourisme et l’attractivité du territoire.

La réalité des volontés exprimées

Le projet de création du Grand Est a été accueilli de façon réservée par les Alsaciens. Certaines inquiétudes ont été exprimées sur le dimensionnement, la relative hétérogénéité du nouvel ensemble et l’absence de référence à leur territoire historique.

L’échec de la tentative de création, par référendum, d’une collectivité unique d’Alsace en 2013, fusion des départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la région Alsace, portée par les élus, éclaire les tensions actuelles.

De fortes oppositions sont apparues lors de l’adoption de la nouvelle carte régionale, reflétées dans les résultats des élections régionales de 2015. Elles ont désormais perdu en intensité et une partie de la classe politique alsacienne s’est engagée dans la construction de la nouvelle région.
Deux courants principaux s’affirment actuellement sur cette question. D’une part, les exécutifs départementaux revendiquent la création d’une collectivité à statut particulier, dont les compétences seraient exorbitantes du droit commun des départements. D’autre part, l’exécutif régional Grand Est, s’il n’affiche pas d’opposition à une éventuelle fusion des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, l’assujettit à l’inscription pleine et entière de cette entité dans le cadre régional et dans le respect du partage des compétences organisé par la loi NOTRe.

Au-delà des interrogations sur l’avenir administratif du territoire, le « désir d’Alsace » dépasse le registre institutionnel.

Les formes juridiques possibles pour porter l’Alsace : hypothèses institutionnelles
En cohérence avec la lettre de mission du Premier ministre et avec la position du Président de la République, rappelée lors de sa visite à Strasbourg le 17 avril dernier, l’évolution des deux départements ne peut s’envisager qu’à l’intérieur de la région Grand Est.

Dans ce cadre, quatre possibilités d’évolution institutionnelle se dessinent aujourd’hui afin de porter le « désir d’Alsace » :

•    renforcer la coopération entre les deux départements en mettant en place une entente ou en créant une institution interdépartementale ;
•    créer un syndicat mixte, auquel d’autres collectivités pourraient adhérer ;
•    fusionner les deux départements dans un grand département Alsace, par la loi ou par la voie réglementaire ouverte par le Code général des collectivités territoriales ;
•    créer une collectivité à statut particulier en application de l’article 72 de la Constitution.

Si l’entente, l’institution et le syndicat mixte constituent des formes souples de coopération faciles à mettre en place, elles ne répondent qu’incomplètement aux aspirations des élus du territoire qui souhaitent donner naissance à une nouvelle collectivité alsacienne à part entière.
À l’inverse, la création d’une collectivité à statut particulier, malgré le soutien dont elle bénéficie auprès d’une partie des élus alsaciens, notamment ceux du mouvement Les Républicains, introduirait en France continentale, et en dehors des cas très spécifiques des « PLM » (Paris, Lyon, Marseille), une multiplication des types de collectivités, qui serait porteuse de risques, difficilement lisible et critiquée dans le reste de la région Grand Est mais aussi en Alsace.
En revanche, le projet gouvernemental de « différenciation », nouvelle étape significative de la décentralisation, ouvre des perspectives et une dynamique dont les élus locaux pourraient se saisir.

La fusion des deux départements et la création d’un département d’Alsace, au sein de la région Grand Est, permettrait d’édifier une nouvelle collectivité territoriale en harmonie avec le reste du territoire national.

C’est celle qui a été mise en avant par le Président de la République lors de sa visite précitée à Strasbourg. Elle fait par ailleurs l’objet d’un soutien de la part des parlementaires En Marche. Résultant d’une loi ou d’un décret, elle pourrait s’inscrire dans un calendrier resserré et apporter des économies d’échelle sans nécessairement remettre en cause l’organisation déconcentrée de l’État.
Les autres formes de coopération institutionnelle ne sont pas disqualifiées pour autant. D’une part, une entente ou une institution permettrait d’organiser une transition vers la création d’un département unique. D’autre part, le recours à un syndicat mixte offre la possibilité d’associer, de manière pérenne, d’autres collectivités hors d’Alsace, telles que le département de la Moselle dans le champ linguistique.

Les missions d’une éventuelle collectivité Alsace : compétences, expérimentations législatives et coopération transfrontalière

Si une fusion semble être la principale option permettant de donner naissance à une collectivité territoriale alsacienne, il n’en demeure pas moins qu’une simple « addition » des deux départements serait mal comprise par les élus et une partie de la population. Pour être pertinente, celle-ci devrait être la source d’un véritable projet de territoire, ancré dans un espace rhénan, national, transfrontalier et européen.
Une telle ambition pourrait se traduire, outre les compétences déjà exercées par les départements, par l’attribution de compétences nouvelles. Dans le cadre fixé par les lois NOTRe et MAPTAM, des compétences pourraient être attribuées au département unique par délégation ou par transfert de l’État ou de collectivités territoriales de niveau différent. Ensuite, le projet de révision constitutionnelle porté par le Gouvernement devrait permettre de moduler les compétences des collectivités appartenant à une même catégorie au travers d’un « droit de différenciation ».

Carte de la province d’Alsace en 1789

Enfin, le « droit à l’expérimentation », qui devrait être assoupli par la révision constitutionnelle envisagée au travers de la suppression du « verrou » de la généralisation, pourrait concourir à l’élargissement des attributions de compétences de l’entité Alsace unique.
En particulier, une gestion plus efficace des flux transfrontaliers et un meilleur accès aux services publics au voisinage de la frontière seraient susceptibles de justifier l’attribution des compétences suivantes à une entité Alsace, guidée par le principe de subsidiarité :

•    l’importance croissante des flux transfrontaliers justifierait l’exercice d’une compétence spécifique de régulation de ces flux par les collectivités frontalières ;
•    l’Alsace et la Moselle pourraient porter des politiques innovantes en matière d’enseignement et de formation, dans leur environnement frontalier et européen ;
•    un partenariat entre la région Grand Est et une éventuelle entité Alsace pour soutenir l’attractivité, le développement économique et le tourisme pourrait voir le jour ;
•    une éventuelle collectivité Alsace pourrait œuvrer pour la mise en valeur de son espace naturel et notamment de ses cours d’eau ;
•    une collectivité Alsace pourrait jouer un rôle de premier plan dans le domaine culturel.

Au-delà des compétences attribuées à une entité Alsace, la mutualisation des équipements pour accroître l’offre de services publics au voisinage de la frontière ne fonctionnera vraiment que si l’on prévoit la possibilité de dérogations à certaines normes nationales, afin de favoriser une articulation fluide avec son voisinage immédiat.

Le cheminement pour parvenir à la fusion envisagée devrait faire l’objet d’un arbitrage quant à la méthode, législative ou réglementaire (décret en Conseil d’État), et au calendrier, puisqu’il faudrait conjuguer élections locales, révision constitutionnelle et cette entreprise institutionnelle spécifique.
Si cette voie était poursuivie,

l’Alsace pourrait devenir le premier territoire porteur de la « décentralisation de projets » souhaitée par le Président de la République.

Manurhin : à Mulhouse, le Grand Est préfère aider les entreprises qui gagnent des milliards !!!

Manurhin : à  Mulhouse, le Grand Est préfère aider les entreprises qui gagnent des milliards !!!

L’ancien fleuron de l’industrie d’armement alsacien qui était en redressement judiciaire est repris par un groupe de défense des Émirats arabes unis (Emirates Defense Industries Company.

Fondée à Mulhouse, Manurhin (Manufacture de machines du Haut-Rhin) aura cent ans l’année prochaine.
À l’origine, la société produisait des machines destinées à l’industrie alimentaire et autres appareils de mesure, très vite elle s’oriente vers la fabrique de munitions et machines de fabrication de munitions dès 1922.
En 1945, Manurhin propose des armes légères, des machines-outils et le scooter Manurhin.
Le révolver MR 73 a été utilisé par le RAID, le GIGN et la Police nationale.
Dans les années 1990,  Manurhin se recentre sur la fabrication et l’installation de machines pour la fabrication de munitions. En 1999, elle cède son activité d’armes de poing à la société Chapuis.

L’erreur slovaque

En 2011, malgré un carnet de commandes bien rempli, Manhurin manque de fonds pour continuer son activité. L’état ramène quatre millions d’euros par le biais de sociétés telles que la Sofired (une structure du ministère des Armées), Giat Industries et trouvera un investisseur mystérieux : le groupe slovaque Delta Defence qui posera 3 millions d’euros.  Rémy Thannberger  et des investisseurs locaux réunissent plus d’un million d’euros.

Rémy Thannberger dirige l’entreprise.

Manurhin repart de l’avant, avec une belle progression  de son chiffre d’affaires et de son bénéfice. Le carnet de commandes est bien fourni.

En 2013, Manurhin  passe sous pilotage opérationnel des Slovaques.

La même année Rémy Thannberger, rencontre un gros client, la OMPC (Oman Munition Production Company). Une société liée au ministère de la Défense du Sultanat d’Oman. Un mégacontrat de 70 millions d’euros est signé. Ce sera curieusement  le dernier…

Paradoxalement, depuis Manurhin se porte mal. Le chiffre d’affaires baisse, il y aura même des périodes de chômage partiel.

Sous pilotage opérationnel slovaque, Manurhin manque de solutions financières pour produire. Rémy Thannberger explique “Les banques refusent de nous accompagner !”, il est vrai que les financeurs hésitent à investir dans les “vice businesses” (métiers sales) liés à la guerre. Mais c’est principalement l’opacité qui entoure l’actionnaire principal Delta Défence qui effraie les investisseurs.
De plus, les Slovaques se sont révélé être de mauvais gestionnaires, au point de se demander si leurs vraies intentions n’étaient pas de flinguer Manurhin. L’entreprise a déposé une plainte contre X. L’instruction est en cours.

En 2016, la société annonce une perte de 16,5 millions d’euros.

Septembre 2016. Bpifrance et Giat industries cèdent leurs participations à la Société Nouvelle d’Alsace, entité détenue par Robert Nguyen et Rémy Thannberger, respectivement directeur général et président du Conseil de Surveillance de Manurhin.

Les politiques locaux semblent baisser  les bras à l’image du député centriste du Haut-Rhin, Olivier Becht : “Hélas, il n’est pas sûr qu’à l’issue de la procédure de sauvegarde l’entreprise évite le redressement judiciaire. Mais cela permettra au moins de revoir l’actionnariat.”

La société mulhousienne est placée en redressement judiciaire en juin 2018 et reprise par Emirates Defense Industries Company sur décision tribunal de grande instance de Mulhouse

Que fait la Région Grand Est ?

Nous avons eu peu de réactions du côté de Metz… si ce n’est un communiqué du RN qui s’étonne :  « bien que ce soit à l’État d’intervenir dans ce type de situation, Jean Rottner préfère, via la compétence« développement économique » du Conseil Régional, aider les grandes entreprises rentables et en croissance pérenne plutôt que se préoccuper de celles en difficultés et dans l’impossibilité d’accéder au crédit bancaire ».
Il est vrai , comme nous l’avions déjà dénoncé dans les pages Heb’di, que les élus de la majorité régionale ont préféré verser 8 millions d’euros à Peugeot Mulhouse quand le groupe PSA fait un bénéfice de près de… 2 milliards d’euros !
Mais, y a-t-il encore des dépenses raisonnables à la région Grand Est ?

Un coup de pouce du tribunal pour Heb’di

Un coup de pouce du tribunal pour Heb’di ?

La 1re chambre commerciale du TGI de Strasbourg examinait, le 23 juillet, le dossier de la société Heb’di actuellement en redressement judiciaire.
L’avenir de la presse « libre » et non subventionnée est généralement complexe en France.
Il semblerait que nos efforts aient porté leurs fruits puisque les magistrats, a priori sensibles à la pérennité d’un média alsacien totalement indépendant, nous ont accordé un délai supplémentaire d’un mois pour finaliser notre plan de survie.

Notre équipe s’engage

Nous, auteurs, dessinateurs, infographistes, investis et convaincus par l’absolue nécessité de cette petite voix alsacienne, dissonante et libre, fourniront désormais notre travail gracieusement en attendant des jours meilleurs.
Une majorité d’entreprises, avec lesquelles nous travaillons, se sont engagées à faire de gros efforts sur les montants a nous facturer.
Un grand nombre d’annonceurs ont d’ores et déjà choisi Heb’di pour leurs annonces publicitaires et ce jusqu’a la fin de l’année. Et vous ?

Nous avons besoin de vous

 

Nous avons également  prévu de lancer une ultime campagne de dons « 100% remboursée si le plan  échoue »  qui témoignera de la force de conviction des Alsaciens pour sauver leur journal.Outre les dons, nous organiserons une vente de T-shirts et mettons en place des abonnements de soutien qui seront intégralement remboursés si l’activité de Heb’di devait s’arrêter le 20 aout. Ce que nous n’osons même pas imaginer.

Aidez-nous à rester libres et vivants !

Pour un don simple CB ou chèque (somme intégralement remboursée si le tribunal ne devait pas autoriser la poursuite d’activité au-delà 20 aout)




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– Pour un T-shirt « Heb’di »  au « tarif de soutien » de 35 euros – CB ou chèque, (si le Tribunal ne devait pas autoriser la poursuite d’activité au-delà du 20 août vous serez intégralement remboursé à moins que vous souhaitiez conserver le Tshirt collector, un catalogue vous sera envoyé pour le choix des tailles, motifs et couleurs)


Un catalogue vous sera envoyé


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Pour un abonnement de soutien  + un T-Shirt Heb’di à partir de  50 euros par CB ou chèque (somme  intégralement remboursée si le tribunal ne devait pas autoriser la poursuite d’activité au-delà du  20 aout – un catalogue vous sera envoyé pour le choix des tailles, motifs et couleurs)


Formules



Pour  un don déductible  à 66 % des vos impôts ( à 60 % pour les entreprises) :

Cliquez ici

L’équipe et Heb’di vous remercie de tout cœur et ….

Que Vive la Liberté de la Presse !!!

( Chèque à l’ordre d’Heb’di, 10 rue de Luxembourg 67 610 – La Wantzenau, sauf pour les dons défiscalisé : Spiil/Heb’di, 10 rue de Luxembourg 67 610 – La Wantzenau)

Valérie Debord, l’autre Jean Rottner

Le retour de la “Kitsch lorraine

On n’évoquera pas de remarques douteuses pour éviter toutes attaques sexistes mais comme le disait un ex – élu du Conseil Régional :

Valérie Debord est de ces fans qui vous donnent envie de passer une soirée avec Nadine Morano. Mieux vaut la fraîcheur et la franchise de la seconde, que les coups bas de la première.”

Valérie Debord est naturellement « fan » du Grand-Est ! Sans doute n’a-t-elle pas compris que ces institutions sans fondement tenaient finalement de la « société du spectacle » qu’un membre de sa famille aimait à dénoncer.

Elle, elle communique. Elle est aussi chargée des basses œuvres.

Contre Unser Land et les régionalistes !

C’est elle, une Lorraine, qui fut chargée de répliquer à la campagne d’affichage d’Unser Land :

Je trouve parfaitement indigne d’utiliser une imagerie qui est celle du forçat, du boulet pour la coller à une région administrative qui est le résultat d’un processus démocratique.”

Elle oublie qu’il n’y a eu aucun processus démocratique dans la fusion des régions. Elle en oublie même les propos de Nicolas Sarkozy sur le sujet. L’écoute du discours de Mulhouse devrait lui rappeler des souvenirs.

Un Nicolas Sarkozy qui lui avait pourtant remis sa légion d’Honneur en 2017.

Aujourd’hui, fonctionnaires et élus rappellent « en off », qu’elle tiendrait des fiches, des copies de statuts Facebook qu’elle ressort aux élus qu’elle reçoit pour des entretiens ou des appels !

C’est elle, LA boss ! Qu’on se le dise. Elle tient des listes et, en Moselle comme en Alsace, il se dit qu’il existe une liste noire.

Sortir les sortants !

(photo page officielle Facebook)

Certains prétendent qu’elle suit de près les élus d’Alsace et qu’elle profitera de son influence parisienne pour limiter les investitures d’élus rebelles ou pro-Alsace !

Pour cela, encore faut-il que les LR gagnent les régionales en 2021. Certains élus centristes attendent la confirmation de listes LREM pour choisir leurs futurs partenaires. La gauche se verrait bien en alternative et le RN attend son heure, promettant la mise en avant de jeunes femmes têtes de liste et en Alsace, la défense du territoire.

Unser Land présentera des listes en Alsace, sans pouvoir gagner mais en promettant de tout faire pour faire perdre, comme pourrait le faire une liste de « droite » dissidente, prompte à défendre le retour à une « région Alsace ».

D’ici là, Valérie Debord dresse ses listes. De quoi rendre Nadine Morano de plus en plus sympathique. Une Nadine Morano qui l’a compris, en invitant de plus en plus des militants alsaciens à visiter et déjeuner au Parlement Européen.

Un Rottner en jupe, c’est sûr, les Alsaciens n’en voudront pas plus que d’un en pantalon ! Et vous ?

A partager…

Il ne reste pour sauver Heb’di !


Ce que le Grand Est fait de vos impôts !

Une belle précampagne de notoriété

Dans cette belle précampagne de notoriété municipale payée par nos impôts. ( Une page dans tous les journaux du Grand Est, principalement ceux du Crédit Mutuel) est tarifée à plusieurs dizaines de milliers d’euros). D’autres ambitieux y sont…

Par contre, Pernelle Richardot ( à laquelle nous ne faisons aucun cadeau) et d’autres élues, fût-ce du RN, pourraient s’interroger…
Certes, cette page d’autopromotion coute moins cher que l’ambassade parisienne (https://www.hebdi.com/grand-vos-impots-palais-prince-rottner/) , mais à la longue…

Cette page de pub ne dit pas que les Alsaciens ont payé deux fois du TGV EST, une fois par les impôts nationaux, une seconde fois par les impôts locaux !
Ne nous en voulez pas, monsieur Rottner, mais les Alsaciens en ont marre des élus cumulant rémunérations, honneurs et petits fours lorsque les Alsaciens serrent la ceinture, lorsque l’on fait disparaître leur région pour satisfaire l’ego des uns ou des autres.

Faire taire Heb’di !

Ces alertes que lance Heb’di, les puissants n’en veulent plus !
Voilà pourquoi discrètement, la pression est mise sur les journaux qui ne sont pas la voix de leur maitre !
Seuls vous, nos lecteurs, pouvez nous aider. Car chez nous, les collectivités n’achètent pas de pages de pub à plusieurs milliers d’Euros…
Et ces Euros sont ceux de vos impôts  !

Nous avons besoin de vous

Pour durer, nous avons besoin de vous :
Chefs d’entreprises, restaurateurs : prenez une publicité à l’année dans notre mensuel ou sur notre site, prenez-en une tous les trimestres. Vous gagnez en visibilité et nous en régularité !
Gagnants du Loto, mécènes, faites-nous un don !
Financez la presse libre !
Particuliers, faites un don, vous pourrez le déduire de vos impôts !
Lecteurs : abonnez-vous…

Pendant ce temps, la Région Grand Est sort la grande propagande et l’Alsace disparait !
Il faut sauver le soldat Hebdi !
Pour aider Heb’di cet ici !

Vendredi bleu-blanc-rouge

Douce France

Cette semaine, les rues revêtent des allures d’été 98 : balcons parés de drapeaux tricolores, slogans « Allez les bleus » qui s’immiscent jusque sur les panneaux d’affichage des stations de tram, ambiance allègre qui flotte dans tous les bistrots de quartier… bref, le cœur est à la fête en attendant la grande finale de dimanche !

Le dernier numéro du Monde consacre un dossier à cette liesse estivale qui nous change un peu des actualités sanglantes habituelles.

Florilège de mots récoltés un soir de victoire contre les Belges :

Village de Fontain (Doubs)

Laurence Dutel, une enseignante de Besançon, pas footeuse pour un sou, s’étonne elle-même de porter un maillot des Bleus sur le dos : Je l’ai acheté aujourd’hui. C’est la première fois que j’en mets un. […] Si mes élèves me voyaient !”

Marseille

Cette victoire, c’est la preuve que la France black-blanc-beur a toujours existé, il fallait juste l’appeler, s’enthousiasme Faha Moussa, 28 ans, venus regarder le match avec 4 amis.”

Pas dupe, Alex Tabakov, accoudé au zinc du bar de l’Avenir :

Si on gagne, ça va encore profiter à Macron. A chaque victoire, c’est la même chose. Chirac en a bien profité en 1998, et on a bien mangé des pommes.”

(Alex n’a toutefois pas boudé son plaisir à fêter avec les copains la victoire contre les diables rouges.)

Cette communion toute exceptionnelle que permet le foot, c’est encore deux potes venus festoyer sur les Champs Elysées qui en parlent le mieux :

« Le foot, ça rassemble beaucoup de gens qui n’ont rien à voir, on met plein de choses de côté, ça transcende tout ! […] Trouvez un autre sport où c’est comme ça : cela n’existe pas. Il n’y a que le foot pour créer un tel bordel », dit l’un des deux hommes en arborant un maillot gris flanqué de la devise nationale détournée : « Liberté, Egalité, Mbappé ».

Et malgré mon amour pour mille autres sports que le football, force est d’admettre que l’euphorie que Laurence Dutel, Alex Tabakov, Faha Moussa, les deux potes des champs Elysées et des millions d’autres français partagent au même moment par-delà les kilomètres, il y a qu’un ballon rond qui peut créer ça…

En avant foot !

Afin de calmer nos ardeurs, le billet d’Yvan Gastaut en ligne sur le site de Marianne nous rappelle les enjeux politiques et diplomatiques historiquement liés à la coupe du monde de football, ce qu’un Macron déchaîné en tribune ne viendra pas contredire :

Tout sauf apolitique, le football est une formidable caisse de résonance des tourments du monde.”

A lire et à méditer par ici.

Le nouveau Machiavel

Toujours dans les papiers du Monde, Jérôme Gautheret, correspondant à Rome, retrace dans un excellent article le destin de Matteo Salvini, l’homme fort du gouvernement transalpin, actuel ministre de l’intérieur.

L’on y découvre l’art de communiquer du milanais : c’est une « machine Salvini qui sature l’espace médiatique ». Car l’homme maîtrise les codes des réseaux sociaux, qu’il préfère aux canaux de communication officiels. Toutefois, la recette du succès tient à ceci que la Ligue de Salvini a su conserver « un pied dans la culture politique du XXe siècle » :

Salvini n’est jamais aussi efficace que dans ces réunions faussement improvisées où s’il s’adresse à une centaine de sympathisants conquis d’avance. […] Il se consacre à d’interminables séances selfies, embrassant les personnes âgées et plaisantant avec les enfants. […] Ce lien charnel avec son électorat est le secret de sa popularité.”

Un autre élément, plus sulfureux, nourrit l’aura du chef : l’exaltation permanente de sa personne, de ce « Matteo » que chacun veut toucher, qui exhibe sans complexe ses kilos en trop, et dont la compagne, Elisa Isoardi, se fait photographier en repassant ses chemises… Dans l’histoire politique italienne, un seul leader s’est livré à ce genre de mise en scène de soi : c’est le père du fascisme, Benito Mussolini.”

La pomme ne tombe jamais loin de l’arbre ! Et on découvre, au fil de l’article, que Mussolini est une référence à laquelle beaucoup de membres de la Liguesollicités pour l’enquête du journaliste- ont fait spontanément référence.

Mais plutôt que de s’aventurer sur le terrain de l’histoire, Salvini préfère souligner son admiration pour Donald Trump et Vladimir Poutine. Et le journaliste de terminer, sur une conclusion un brin effrayante :

A la tête d’un parti vierge de tout passé fasciste ou colonialiste, il incarne, chose nouvelle en Europe, une extrême droite exonérée de tous les crimes du XXe siècle et qui n’a donc pas à se soucier de sa dédiabolisation. Sans passé et sans avenir déterminé, sa rhétorique se déploie dans un présent infini, et revendique pour unique boussole un « bon sens » sans connotation idéologique. Le 1er juillet, lors du rassemblement annuel de la Ligue à Pontida, une bourgade des environs de Bergame en Lombardie, Matteo Salvini a affirmé à la foule que sa victoire était totale, et que le parti serait au pouvoir pour trente ans.”

Mots de Tour de France

Parce qu’il n’y a pas que le foot dans la vie, les Décodeurs nous ont concocté un petit kit de survie pour comprendre et déchiffrer le Tour de France et son vocabulaire imagé ! On apprendra ainsi la signification du chasse-patate :

Ou encore du grupetto :

Avec quand même un petit faible pour la tactique de Deutsche Telekom :

C’est celle qu’on préfère ici à Heb’di, c’est notre philosophie de vie !

Joyeusement vôtre,

Rosalie.

 

ASAME/Mumbach : de nouvelles révélations

Lors d’un récent article, nous avions annoncé que d’anciens administrateurs de l’ASAME (Association de Soins et d’Aides de Mulhouse et Environs) avaient déposé plainte suite aux irrégularités constatées dans la gestion de l’association. Anticor s’est porté partie civile. Rappelons que Paul Mumbach, maire de Dannemarie, est président de l’ASAME…

Nébuleuse ASAME : Bientôt un vrai-faux Directeur général ?

Lors de l’édition du mois de décembre 2017, nous évoquions Franck Dudt, Directeur général Adjoint de l’ASAME. Après avoir été récemment élu trésorier de l’Association des Maires du Haut-Rhin ce dans une logique de renouvellement (sic !), il est à ce jour l’adjoint d’un Directeur général décédé depuis plus d’un an !

Il se murmure qu’il pourrait être prêt à prendre du galon pour devenir Directeur général… Comme il n’est toujours pas titulaire des diplômes de Niveau I nécessaires à l’exercice de ce type de fonction, une nouvelle astuce viendrait d’être trouvée par Paul Mumbach. Franck Dudt pourrait devenir Directeur général d’ « ISIS Service », une association fiscalisée regroupant toutes les structures de l’ASAME, une espèce de holding en quelque sorte. Le président voulait un nom de Dieu ou de Déesse pour sa nouvelle association fiscalisée, mère de l’ASAME et de ses sociétés filiales. Il a donc proposé au conseil d’administration le choix d’ISIS, déesse égyptienne de la création qui a notamment le pouvoir de ressusciter les morts.

Un état dans l’État !

Pour qu’ISIS prenne le contrôle de l’ASAME, il était nécessaire que l’Assemblée générale Extraordinaire de mai 2018 valide de nouveaux statuts.

Pour être certains de ne pas avoir de questions dérangeantes, Paul Mumbach et Franck Dudt se sont assurés que la majorité des membres leur soient acquis. On y retrouve ainsi la concubine de Franck Dudt, adhérente en 2018 au titre d’usagère d’un Centre de Santé (fermé depuis juin 2017). Elle n’est pas la seule. Plusieurs élus du Haut-Soultzbach, village dont Franck Dudt est le maire, sont devenus adhérents. La moralisation de la vie politique locale est à l’œuvre.

De plus, afin que les anciens administrateurs trop curieux à son goût lors des assemblées générales, ne soient plus membres de l’ASAME, il a enclenché à leur encontre une procédure d’exclusion. Paul Mumbach avait prévenu : « Comme dit Poutine, on ne va pas se laisser faire, on les traquera jusque dans les chiottes » !

Sans doute est-ce pour cela que l’Agence Régionale de Santé « Grand Est » et la région Grand Est, par le biais de son président, ont fait en mars 2018 la promotion des projets de Paul Mumbach au sein de la Maison de la Région.

Est-ce pour cela que Paul Mumbach n’est plus l’un des héros de l’indépendance alsacienne ? Et quelle sera la position des collectivités publiques avec ISIS Services ?

Le Tour d’Alsace et le mélange des genres !

Dannemarie va de nouveau être ville d’arrivée finale de ce tour en 2018. Le conseil Municipal a accordé en avril 2018 une subvention de 4500 euros à l’ASPTT Mulhouse. C’est bien !

Ce qui l’est moins, c’est que l’ASAME consacre chaque année une part de son budget à cette manifestation. Cet argent public, plus de 10 millions d’euros chaque année, constitue 90 % du budget de l’ASAME.

Comme l’a dit Paul Mumbach en 2016 à un journaliste de L’Ami Hebdo : « La commune n’aurait pas pu financer une arrivée toute seule ». Le Tour d’Alsace à Dannemarie est de ce fait co-financé par la com-com “Porte d’Alsace”, la commune de Dannemarie et l’ASAME. En échange de quoi l’année suivante, l’ASAME a eu droit à de bons articles dans ce même journal offerts par le Tour Alsace…

Extraits du supplément du journal l’Ami Hebdo du 03 juillet 2016 :

 

Extrait du journal l’Ami Hebdo du 16 juillet 2017 :

Nous attendons maintenant la réaction de Francis LARGER, Directeur général du Tour Alsace…

À travers les réseaux sociaux, il vilipende Heb’di depuis que nous avons diffusé le communiqué de presse d’Anticor. Réactions toujours commentées et applaudies par Monsieur Mumbach.

Il faut dire qu’entre Francis Larger, le patron du Groupe Larger, et Paul MUMBACH, la relation est au beau fixe. L’entreprise s’est même occupée du relooking des voitures de l’ASAME.

L’ASAME offre des repas aux élus et aux bénévoles

Sur les réseaux sociaux la page Tour Alsace indiquait que l’ASAME avait financé les repas d’une réunion avec les élus de la communauté de commune « Sud Alsace Largue ». Paul Mumbach est élu au sein de cette collectivité territoriale.

Idem pour les repas offerts à Dannemarie par l’ASAME aux bénévoles du Tour Alsace.

Sans doute peut-on considérer qu’il s’agit d’un partenariat tout à fait normal entre Tour Alsace et une entreprise à une petite différence près, l’ASAME n’est précisément pas une entreprise, mais une association percevant des financements publics.

Il est facile d’être généreux à Dannemarie en utilisant l’argent destiné au personnel devant s’occuper des personnes âgées ?

Ainsi, le Service d’Aide à la Personne se voit ponctionner d’un montant mensuel de 750 euros destiné au Tour Alsace. Ce même service accusait un déficit de 45660 euros les 4 premiers mois de 2018.

Mairie, ASAME… Qui paye quoi ? Qui fait quoi ?

Qu’en pense l’entreprise de travaux publics qui est intervenue à Dannemarie à la fois sur le chantier du village Sénior et sur des chantiers financés par la mairie de Dannemarie en lien avec ce même projet ?

La future gestion du village Sénior a été confiée aux Bateliers du Canal, société succursale de l’association ASAME dont le dirigeant n’est autre que Paul Mumbach qui, rappelons-le, est maire de la commune de Dannemarie qui finance ce même projet.

Des habitants de cette petite ville, que la gestion de la municipalité inquiète, ont saisi la justice à ce sujet. Franck Dudt qui était à l’époque… Directeur général des Services de la ville de Dannemarie sera sans doute en mesure d’apporter des réponses à moins que cela ne relève de la compétence de Fréderic Hanser, responsable du service technique à la ville de Dannemarie et mari de Cathy Hanser, fille de Paul Mumbach. Vous suivez ?

En effet, des subventions accordées en avril 2018 par le Conseil Municipal de Dannemarie posent question.

Une, en particulier, de 10.000 euros a été attribuée à l’association qui a pour objet de gérer le relais des associations du Sundgau.

Bien que ne poursuivant aucun but politique, cette association, hébergée à la mairie de Dannemarie, possède un comité composé en majorité des élus municipaux ou de leurs conjoints. Ainsi depuis le 31 janvier 2018, le président est le conseiller municipal, concubin de la 1ère adjointe (secrétaire adjointe de l’association). Celui-là même dont le fils vit en couple avec la fille de Cathy Hanser.

Le même qui au travers de sa société avait piloté la vente des tee-shirts estampillés ”Touche pas à ma silhouette”. Celui encore qui se présente comme l’instigateur des citations, nouvelle polémique de Dannemarie. Une grande famille, dont il est l’un des fervents relais sur les réseaux sociaux.

Il y a aussi la subvention à destination de la Fédération française du Bénévolat associatif qui siège à Mulhouse et est présidée par… Paul Mumbach.

L’omerta… Jusqu’à quand ?

Pendant ce temps, le Conseil départemental du Haut-Rhin soutient une opération de Maisons Familiales gérée par l’ASAME et portée par un groupement de communes haut-rhinoises.

La mairie de Westhalten, membre de ce groupement, a versé près de 13.000 euros cette année pour combler le déficit de ce modèle économique.

Extrait du procès verbal de la commune de Westalthen du 26 mars 2018 :

Cela prend le chemin d’un futur scandale. Un projet équivalent dans le Sud-Ouest a eu les honneurs d’un rapport au vitriol de la cour des comptes en 2013. D’autre part, un chantier identique serait à l’arrêt à Pfetterhouse.

Démission forcée

Le conseiller municipal, Henri Metzger, représentant la ville de Mulhouse au sein du Conseil d’administration de l’ASAME, « a été récemment invité à démissionner » de ses fonctions d’administrateur par l’ASAME.

Extrait du PV du CA du 16/04/2018 :

Dans le même temps, l’ASAME a procédé à l’embauche d’une infirmière de formation, par ailleurs conseillère municipale de Mulhouse et siègeant à la M2A, comme cadre du Pôle Santé. `

Tout un chacun connaît sa proximité avec Jean Rottner, l’ancien maire de Mulhouse qui, interpellé par des élus de sa majorité, refuse de réagir face à ce qui se trame au sein de l’ASAME. Il faut dire, à sa décharge, qu’ilest suffisamment occupé par sa grande région.

Des données de santé dans la nature

Que l’on soit médecin ou infirmier, on est lié au secret médical. Cela n’a pourtant pas empêché la fuite de données du centre médical de Seppois. Ces données permettant d’identifier des patients et leurs pathologies ont été remises aux Conseils d’Administration de l’ASAME et se sont retrouvées, début 2018, dans la nature.

Dans un contexte présenté comme étant celui d’une désertification médicale dans le secteur rural, la population de Seppois-le-Bas doit-elle accepter de voir ses données nominatives de santé, intimes et confidentielles, utilisées et diffusées hors cadre règlementaire ?

Va-t-il falloir attendre que le Ministère de la Santé mandate, comme à Strasbourg, l’IGAS pour comprendre ce qui se passe ?

Un plan de communication au coût prohibitif à l’étude

Paul Mumbach voulant faire connaitre l’ASAME, les “Bateliers du Canal” et “Resosoins” a soumis un plan de communication chiffré à 164.100 euros sur 3 ans.

Extrait du plan de communication :

Celui-ci serait confié à une société pilotée par un ancien attaché parlementaire de Jean-Luc Reitzer, député du Sundgau devenu star nationale depuis ses récents propos. Cette société fait mention dans ses références à de nombreux élus ou collectivités territoriales locales.

Pendant ce temps, face aux informations parcellaires propagées sur les réseaux sociaux, Heb’di continue à rétablir la vérité en s’appuyant sur des éléments factuels.

Alsace vs Grand Est : Valérie Debord … La kitsch lorraine

Valérie Debord, cette inconnue

Commençons par la protagoniste : Valérie Debord ! L’élue aujourd’hui de droite commence sa carrière au CELF, le Collectif des étudiants libéraux de France, proche de l’UDF. Elle sera présidente des Jeunes UDF.

Sa carrière toujours la mène à l’UMP en 2002. Elle est aussi membre du Siècle. Chevalier de la Légion d’Honneur (on n’a pas trouvé pourquoi), elle est vice-présidente du Grand-Est sous Philippe Richert et sous Jean Rottner.

Si certains la voient président du Grand Est lors d’une alternance entre alsaciens et lorrains, elle est surtout à ce jour président du Groupe Majoritaire. Un groupe qu’elle a tenté d’entrainer dans un communiqué contre le mouvement autonomiste Unser Land.

« La République est une et indivisible et nous dénonçons cette volonté de division et de partition marque de fabrique d’un parti politique qui s’est maintes fois écarté des valeurs humanistes que nous souhaitons incarner » mentionnait le texte évoqué dans les DNA.

A nous faire regretter Nadine Morano

« Interpellés par la tapageuse campagne d’affichage du parti autonomiste Unser Land, les élus du Groupe de la Majorité Régionale tiennent à exprimer leur indignation face à l’association visuelle de la Collectivité régionale du Grand Est à une opération promotionnelle aux visées clairement autonomiste » évoquait un autre extrait transmis à la rédaction.

Elle nous ferait presque regretter Nadine Morano qui, elle, était venue manifester contre l’ACAL, place de Bordeaux !

La kitsch lorraine

Grosso modo, on aura compris que la kitsch lorraine ne comprend rien à l’Alsace et qu’elle répondait là à une « commande » de la team Rottner. La famille Brandalise et Jean Rottner en tête ? Qui sait !

Tentée de faire signer son appel, elle se serait heurtée au refus de quelques élus alsaciens dont la liste fut naturellement transmise rapidement au cabinet.

Un ancien élu régional contacté par nos soins réagit de la sorte : « En appeler à une élu lorraine pour appeler à calmer les alsaciens, voilà qui dénote d’un haut degré de psychologie. A moins que, comme lors des affaires Kieffer et Mérabet, on ait voulu l’envoyer au massacre ».

Il faut dire que Valérie Debord rêve toujours d’être présidente ! Certes les alsaciens qui croient au Grand Est, les champenois et quelques mosellans ne le voient pas ainsi.

« Je commence à être très inquiet pour lui et sa capacité à gagner les régionales »

Certes aussi, le patron des Républicains du Bas-Rhin, le député Laurent Furst, a jeté un froid : « Je commence à être très inquiet pour lui et sa capacité à gagner les régionales. Son retournement de veste sur l’Alsace et sa position assez négative sur la collectivité alsacienne à statut particulier causeront un jour des dégâts collatéraux » pouvait-on lire dans les Chuchotements.

Une manière d’annoncer un risque de défaite !

Touche pas à mon logo

Dernière gaffe ! L’assignation d’Unser Land par la région Grand Est, dont le siège est situé à… Metz.

Un bel article signé Rue 89 Strasbourg : « Quelle drôle d’idée a piqué une poignée de chefs du Grand Est ? Alors que le rapport du préfet sur une possible évolution et fusion des deux départements alsaciens (Haut-Rhin et Bas-Rhin) est attendu pour « la fin du printemps », soit en théorie mercredi 20 juin à minuit, les esprits s’échauffent chez quelques dirigeants politiques. Ils viennent de donner une belle occasion au parti régionaliste alsacien Unser Land de se victimiser » écrivent nos confrères.

Assumer l’idée que le siège opérationnel de la région n’est plus en Alsace. Les régionalistes ne s’attendaient pas à un énième cadeau.

 

 

Les dessous de l’affaire Lilla Merabet : Heb’di s’est procuré le rapport du déontologue de la Région

C’est Le Canard Enchaîné qui a dévoilé l’affaire sous le titre de « Star-up familiale »… Selon nos confrères, Lilla Merabet, a d’abord omis de notifier à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) qu’elle détient 90 % des parts d’une holding nommée Oxymore Resolution, et, en second lieu, que SEMIA (un acteur dans la détection et l’accompagnement des projets d’entreprises innovantes en Alsace), a largement « aidé une start-up spécialisée dans les rayons X », dirigée par le compagnon de Lilla Merabet.

Problème : par le biais de la Région Grand Est, Lilla Merabet est présidente de SEMIA et la société de son compagnon a bénéficié d’un investissement de 600.000 euros financé par la région via une société de gestion régionale en capital-investissement où siège Lilla Merabet.

La ligne de défense de Lilla Merabet

Au “Canard”, elle a indiqué qu’elle « ignorait qu’il fallait mentionner », dans sa déclaration à la HATVP, les modifications en cours de mandat. Et, concernant son compagnon : « Je ne connais pas toutes les start-up que nous subventionnons ».
Hier, dans les DNA, la vice-présidente précise et donne des dates afin de « démontrer que l’enchaînement chronologique la met à l’abri du conflit d’intérêts qu’on a fait peser sur elle ».

Selon l’élue, le projet serait suivi par SEMIA depuis 2012, et « adopté » en mai 2014, alors qu’elle n’a été nommée au SEMIA que fin juin 2014. Idem pour l’investissement de 600.000 euros, des négociations auraient débuté en juillet 2014 pour être soldées en 2016.

Lilla Merabet précise qu’elle n’a été « nommée au comité d’orientation du fonds en février 2016, plus de deux mois après la signature, et a participé à sa première réunion en juillet ».  De plus, les « décisions d’investissement appartiennent au président de la société de gestion, Capital Grand Est, qui coiffe le fonds d’amorçage ». Capital Grand Est est une société privée de capital-risque : « Aucun élu ne participe aux décisions d’investissement ».

À la région, le FN, par la voie de Virginie Joron tire à vue, elle réclame à Jean Rottner: « de faire la lumière sur les manquements de votre majorité, je vous demande officiellement de bien vouloir me communiquer tous les éléments en votre possession ainsi que les recours juridiques que vous souhaitez lancer au nom de notre institution.».

Le rapport du déontologue

Le rapport du déontologue  (cf. Avis Merabet) vient d’être transmis aux personnes concernées, il y a  quelques heures. Nous avons pu nous le procurer :

À la lecture, il est évident que Lilla Merabet a péché au niveau des déclarations à l’HATVP. Non seulement elle n’a pas déclaré sa participation a 90 % dans la société Oxymore Resolution , mais elle a également oublié de déclarer qu’elle « occupe, depuis le 10 novembre 2016, les fonctions, à temps partiel, de déléguée générale à la Fondation FORCE et perçoit à ce titre une rémunération de 35 000.00 euros (trente-cinq mille euros) annuels. » Il est ainsi précisé :

Par conséquent, Madame MERABET avait l’obligation de présenter une nouvelle déclaration d’intérêts auprès de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique dans les deux mois suivant l’immatriculation de la S.A.S. OXYMORE RESOLUTION, soit au plus tard le 6 décembre 2016…”

Le référent-déontologue de la Région Grand Est recommande que :

Madame MERABET doit, sans délai, procéder à la modification de sa déclaration d’intérêts auprès de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique.”

Avec ce qui semble être une simple tape sur les doigts en guise de punition, l’élue s’en tire à bon compte… Pour l’instant, en tout cas !

Concernant l’éventuel conflit d’intérêts, le référent-déontologue constate que les décisions d’aides à la société Fibermetrix sont antérieures aux mandats de l’élue. Il demande néanmoins :

Afin d’éviter toute situation d’interférence entre un intérêt public et des intérêts publics ou privés de nature à paraître influencer l’exercice indépendant et impartial de ses fonctions, recommande à Madame MERABET de quitter ses fonctions de Présidente de la SEMIA-INCUBATEUR RÉGIONAL.”

Pourquoi, si aucune erreur n’a été constatée ?

Toujours est-il que Till Sohier, porteur du projet FiberMetrix fait un excellent travail de recherche et de développement sur une nouvelle technologie pour la dosimétrie clinique en temps réel. Un travail qui mérite de faire la une des médias… sous un autre angle.

Le chercheur alsacien a obtenu des aides nationales comme le montre ce document de 2014  (cf. bpifrance), dans lequel on retrouve une certaine… Lilla Merabet.

Les murmures de la Région

Quant au président Rottner, parti en vacances à l’étranger, c’est lui qui a saisi le déontologue de la Région. Il vient de demander à sa vice-présidente de démissionner de la SEMIA… Pourquoi, puisque a priori les dates innocentent l’élue ?

Il se dit dans les couloirs de la Région Grand Est que Lilla Merabet dérange et que les informations arrivées au “Canard” viendraient d’en haut…

Affaire à suivre.

Jean-Luc Reitzer anticipe-t-il une prochaine condamnation ?

Sa dernière sortie devant les caméras de la chaîne LCP a fait le buzz. Le député du Sundgau a profité d’une audition devant la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) à l’Assemblée nationale pour faire son show. Le député alsacien a pesté contre les opérations de contrôles que subissent les élus pendant et après leur(s) mandat(s) : « Y’en a marre, on n’est pas des truands » et leur faible rémunération : « J’en vois pas mal parmi les petits nouveaux de l’Assemblée nationale qui avant gagnaient 10 ou 15 000 euros et maintenant se retrouvent avec 5 300 euros… Est-ce qu’un moyen de lutter contre les tentations diverses, il ne faudrait pas payer un peu mieux les députés et leur donner un vrai statut, pour leur assurer une meilleure réinsertion professionnelle ? »

Selon l’ancien maire d’Altkirch, la rémunération d’un député est trop faible

Cette rémunération se compose actuellement de l’indemnité mensuelle brute qui est de 7185,60 euros (5581,05 € d’indemnité de base fonction + 1437,12 €  d’indemnité de base fonction + 165,44 euros d’indemnité de résidence), soit un montant net de 5 362,92 euros par mois.

Rien de choquant au vue de la fonction, mais certains haut fonctionnaires territoriaux gagnent nettement plus.

Un député perçoit également une indemnité représentative des frais de mandat (IRFM) de 5 373 €, lui permettant de prendre en charge les dépenses liées à l’exercice de ses fonctions (sans justificatif). Depuis le 15 septembre 2017, la loi pour la confiance dans la vie politique a supprimé cette indemnité. Les députés sont désormais défrayés sur la base des frais réellement engagés… Ce qui provoque également le courroux du député alsacien : « On passe notre temps à collecter les factures, les notes de restaurant ! ». Le député Reitzer oublie sans doute que c’est ce que font tous les employés dans toutes les sociétés…

Les députés bénéficient également d’un accès gratuit à l’ensemble du réseau SNCF en 1ère classe, de la prise en charge de 80 vols par an entre Paris et sa circonscription, d’un bureau individuel au sein du Palais Bourbon, de la prise en charge de ses frais de communication (Internet, téléphone, courriers…).

Député depuis 1988, Jean-Luc Reitzer a touché 1,8 million d’euros d’indemnités et autant d’IRFM non justifiée. De nombreux députés ont profité de l’IRFM pour acheter des bureaux en province, il se sont alors facturé des loyers souvent par le biais d’une société civile immobilière (SCI). Deux mandats suffisent à rembourser le crédit et le bureau appartient au député. Sur ce dernier point, Anticor a saisi le procureur et des enquêtes sont en cours.

Comme certains de ses confrères, Jean-Luc Reitzer a également cumulé ses fonctions nationales avec des mandats locaux : conseiller général de 1979 à 2002 et maire d’Altkirch de 1983 a 2017. À la mairie, il s’est fait attribuer un beau véhicule de fonction et utilisait un fonctionnaire de la ville pour se faire promener pour des déplacements personnels… ce qui est, bien sûr, illégal.

En parlant d’illégalité, rappelons que Jean-Luc Reitzer est également accusé d’avoir employé son épouse et ses enfants, sans qu’il soit prouvé que tous aient vraiment travaillé. Fillon, Reitzer : même combat !

Est-ce pour se défendre à ce sujet que Jean-Luc Reitzer prétend, comme pour s’excuser, qu’il est “mal payé” ? Du style, “vous comprenez, monsieur le juge, avec ce que l’on gagne, on est obligé de bidouiller…”

Il abandonne le Sundgau et provoque une pétition contre lui !

En 2017, non-cumul des mandats oblige, Jean-Luc Reitzer abandonne sa ville (lui qui se dit si attaché à son territoire) pour garder un mandat de député bien plus avantageux et lui permettant des escapades parisiennes. On ne peut pas dire qu’il ait choisi l’Assemblée générale pour y bosser : selon le site nosdeputes, il fait partie des députés les moins travailleurs !

Son passage télévisé devant l’HATVP semble avoir choqué de nombreux Alsaciens, même chez ses fans dans le Sud de l’Alsace, ou les citoyens l’on toujours réélu les yeux fermés. Seuls quelques conseillers municipaux altkirchois le soutiennent encore et… les membres de l’association Sundgau Carpes Frites dont il est le président bénévole !

L’économiste-essayiste haut-rhinois, Jean-Luc Ginder, qui intervient sur BFM, dans les colonnes de Les Échos et dans celles de Heb’di,  lance « un cri en faveur de la justice, de la fraternité, pour un monde meilleur et pour que la France devienne un peu plus solidaire ». Il précise ainsi :

J’ai attendu en tant que Français de base que le député s’excuse de sa non-conscience, de sa non-responsabilité, de son arrogance, de son manque de bienveillance, de son manque d’humilité (…) Comment s’étonner que nous Français, consciemment ou non, que nous Français nous nous identifions et adoptons les postures entendues par ceux qui ont le pouvoir de parole. Alors qu’on devrait trouver un comportement exemplaire indiquant une ligne conductrice exemplaire et fondée sur de vraies valeurs humaines et une profonde sensibilité sociale et économique (… ) Et c’est comme si pour aller plus vite il prônait à ses fins déjà une culture parlementaire à plus de 5’300 euros ou sinon « corruption ».”

Sur les indemnités, Jean-Luc Ginder fait un rappel nécessaire :

Le député Jean-Luc Reitzer dans le cadre de son mandat représente 3’000’000 de petits Français pauvres disposants souvent de moins de 2 euros par jour (moins de 88 fois ses indemnités) et environ 8,9 millions de pauvres selon le seuil de pauvreté utilisé par l’Insee (moins de 769 euros par mois pour une personne seule). Près de 12 % des Français sont dans ce cas et vivent quotidiennement l’absence d’un repas. Pour mémoire encore 50% des Français gagnent moins de 1538 euros par mois pour une personne seule, 2061 euros par mois pour une famille monoparentale, pour rappel aussi 50% de nos compatriotes gagnent moins de 1820 euros par mois (…) Combien de petits élus conseillers municipaux sans indemnités, combien de membres d’associations, combien de français bienveillants donnent de leur personne sans limites luttent au quotidien sans contrepartie financière, sans corruption, juste pour un regard, un sourire, un bien commun.”

L’économiste dénonce la responsabilité du député et propose une pétition pour la démission de Jean-Luc Reitzer.

(photo en une @LCP)

Grand-Est : l’affaire Lilla Merabet embarrasse Jean Rottner

« Madame Je sais tout »

C’est ainsi que la surnomment un certain nombre de patrons et de fonctionnaires de la région. Lilla Merabet vient d’être mentionnée dans le célèbre volatile au sujet d’une « affaire », un manquement qui concernerait sa déclaration à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP).

(photo © www.grandest.fr/elus-regionaux)

Ancienne UDI, passée LREM au moment des présidentielles, l’élue n’est pas une inconnue. Elle se faisait déjà remarquer, lors de la manifestation « pro-Alsace » de Philippe Richert, en arborant une écharpe de député avant de devenir la vestale du Grand-Est.

Jamais égratignée, elle jouait de son profil pour percer en politique. Accessoirement, élue grâce au travail des militants LR aux régionales, elle n’hésita pas à se montrer heureuse de la victoire d’un député LREM dans la 3ème circonscription du Bas-Rhin.

Présente dans bien des cercles économiques, elle jugeait sur pièces des dossiers, des initiatives.

Elle savait tout ! Du financement au développement, de la stratégie au marketing ! Elle savait tout… Sauf remplir et mettre à jour sa déclaration à la HATVP.

600.000 € pour une start-up !

« Selon le Canard enchaîné daté du 30 mai, la vice-présidente de la Région Grand Est, Lilla Merabet, aurait omis de déclarer une participation dans une holding financière à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Toujours selon l’hebdomadaire, l’incubateur de start-up SEMIA, qu’elle préside, aurait participé au développement de l’entreprise Fibermetrix dirigée par son compagnon, société qui aurait bénéficié deux ans plus tard d’un investissement de 600.000 euros (et non 60.000 comme écrit initialement par erreur) financés par le conseil régional via Capital Grand Est, une structure de gestion régionale en capital-investissement où siège Lilla Merabet » a-t-on pu lire dans un article des Dernières Nouvelles d’Alsace.

Rue89Strasbourg prolonge :

Lilla Merabet a répondu au Canard qu’elle « ne connaît pas toutes les start-ups que nous subventionnons, » ce qui fait réagir l’hebdomadaire satirique qui se demande « Et son conjoint ne lui dit rien ? »”

Mais, si sa vie privée ne nous regarde pas, on notera que sa réponse « Je ne connais pas toutes les start-up que nous subventionnons » laisse à imaginer qu’il n’y a pas beaucoup de dialogue dans son couple, à moins qu’elle ne souffre d’inquiétants troubles de la mémoire  :

L’entreprise Fibermetrix n’a pas perçu une petite participation, mais bien 600.000 € par le fonds Capital Grand Est qui «  peut compter sur la confiance des actionnaires et souscripteurs des différents Fonds » dont la région Grand Est, « les banques régionales, CM-CIC, Caisse d’Epargne, Banque Populaire, Crédit Agricole, BNPP, mais aussi de grands industriels comme le Groupe EDF constituent les principaux investisseurs privés et leur présence est indispensable à l’équilibre réglementaire nécessaire entre investisseurs publics et privés” (Source http://www.capitalgrandest.eu/capital-grand-est/nos-partenaires/°)

Ethique et toc ?

Naturellement, Lilla Merabet siège dans cette structure en qualité de représentante de la région Grand Est, mais pas que :

Si le travail et la qualité des développements de Fibermetrix ne sont absolument pas en cause et mériteraient sans aucun doute d’être soutenus, on regrettera la légèreté et la maladresse d’une élue prompte à « donner des leçons ».

On attendra la décision sur le sujet de Jean Rottner qui entendra l’élue prochainement et qui ne peut être qu’embarrassé par ce dossier. Enfin, comme Le Canard Enchaîné, on s’étonnera de la mansuétude de la HATVP.

 

Après les saucisses de Strasbourg, l’exorcisme de Schiltigheim

Magie blanche pour élue verte

« Magie blanche pour élue verte », c’est ainsi que Jean-Marie Kutner intitule le troisième paragraphe d’un post sur Facebook :

Le monde est petit et le hasard d’une soirée m’a fait rencontrer une proche de Madame la Maire, qui me racontait, très sérieusement que celle-ci, présentait de mauvaises ondes dans le bureau mairial… et que sans doute ces mauvaises ondes seraient à l’origine des défaites successives des deux maires sortants… ce dont elle voudrait de prémunir.
Aussi aurait-elle, selon cette proche, fait procéder au désenvoutement du bureau, séance thérapeutique au cours de laquelle on aurait brulé de l’encens purificateur
Cette histoire me paraît assez invraisemblable, pourtant, cette personne avait l’air très sérieuse……
Par saint Bové et tous les archanges verts, jusqu’où se loge le mysticisme !!!!”

En plein débat sur la laïcité, le sujet se diffuse, prête à sourire, puis l’on s’interroge : Nisand, Kutner… La mairie de Schiltigheim pourrait-elle renfermer une « malédiction » ?

Mais pour cela, il faudrait un « fantôme » ! Et il n’y en a pas. Alfred Muller a fait son temps dans ces locaux et il file une retraite sereine. Les anciens DGS aussi maintenant.

Des jeteurs de sorts ?

S’il n’y a pas de fantômes, essayons l’idée d’un jeteur de sorts. Avec humour, on pourrait affirmer qu’il en est, du côté de Strasbourg, pour ne pas vouloir qu’une autre ville de la métropole rayonne. On en imagine bien quelques-uns (ou unes) avoir fait appel à une école des sorcières. Qui sait, il y en avait une du côté du Batsberg.

Entre Harry Potter et X-files, nous voilà donc à Schiltigheim avec l’information selon laquelle de l’encens aurait « purifié » le bureau.

Info ou Intox ?

Bizarrement, le post de l’ancien maire n’est que peu liké. Un autre sort ?

Autre ancien élu, Jean-Luc Muller, écrit à son tour :

A la mairie de Schiltigheim si le vaudou ne fonctionne pas il reste les gousses d’ail et cela ferait vivre nos producteurs locaux.”

De l’ail bio et en circuit court, espère-t-on aussi.

Du côté de Strasbourg, quelques voix gênées évoquent la mention par la maire d’un bureau « stressant », d’objets… On attend le communiqué officiel.

Des phénomènes politiques paranormaux

A Heb’di, nous vous en parlons de façon détendue. Il doit s’agit d’humour…

Sur mon bureau ce matin, j’ai néanmoins pris soin de poser un fer à cheval, du sel, une patte de lapin… On ne sait jamais, je suis souvent à Schiltigheim et j’ai souvent constaté des phénomènes politiques paranormaux, pas vous ?

La vérité est ailleurs, non ? N’est-il pas temps d’appeler l’exorciste de Strasbourg ? Mais non, pas les saucisses de Strasbourg !

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