Schiltigheim : la chute de la Maison Kutner

La dynamique Christian Ball

La première surprise de cette élection est le score de Christian Ball. Avec près de 36 % des voix, son alliance avec Ahmed Fares, Andrée Munchenbach, Anne Meunier et Elric Ferandel (LREM) relève un premier défi.

Autour d’un programme « Schiliko-Schilikois », le tête de file de « Schilick pour Tous » fait le score, autant dans les quartiers d’habitude réservé à la droite que dans les quartiers populaires, notamment « Les Ecrivains ».

La tendance s’est dessinée dès le 1er tour, quand les réunions et rendez-vous du candidat ont rassemblé près de 1000 personnes. Les dernières opérations de sa campagne, un nettoyage d’une ville « sale » et l’annonce de la suppression des horodateurs ont encore élargi sa base.

Porté par une réelle dynamique de victoire, il devrait encore rassembler et convaincre les électeurs et les abstentionnistes pour gagner au second tour. Il en a la volonté… Suffira-t-elle ?

La claque Kutner

Les regards des adjoints sur les tableaux de résultats, les coups de fils pour vérifier les chiffres, la panique des nouveaux candidats perçus hier soir à la mairie de Schiltigheim, tout cela soulignait une vérité cruelle : le rejet de Jean-Marie Kutner.

Injuste pour les fans, logique pour les adversaires, celui qui ne peut plus être maire finit la soirée sous les 20 %. Une claque camouflée sous des éléments de langage de type « mobiliser les abstentionnistes ».

Certains s’interrogent à voix basse sur les intentions de second tour, sur leur propre vote.

A l’heure où nous écrivons l’article, nous ne savons pas si le chef de l’orchestre du Titanic va continuer le concert ou pas.

L’Alliance EELV-PS-PCF

En 2ème position, à plus de 15 % de Christian Ball, Danielle Dambach pense que son heure est arrivée. Aussitôt annoncée l’alliance avec le PS et le PCF, elle en appelle à l’union des forces du progrès. “La” Danielle Dambach retrouve ses accents de gauche.

Les discussions et manœuvres des partis ont repris. Après l’alliance Dambach-Nisand, voici donc venu le temps de l’alliance Dambach-Jampoc. Les deux adjointes de l’époque Nisand savent travailler ensemble. Arriveront-elles à rassembler les Schilickois ? Là est la question.

Ce matin, dans mon PMU préféré, certains électeurs ou supposés tels rejetaient les « magouilles » que constituent les alliances des ennemis du 1er tour.

L’un d’entre eux allait plus loin : « Dambach, Jampoc… et demain Nisand ». L’ombre de l’ancien maire passa sur la discussion. Un autre se demandait si, des verts à l’extrême gauche, on n’allait pas avoir des Zad à Schiltigheim.

Réponse dans les urnes.

Schiltigheim : Nouvelles brèves de campagne

Des élus et plus de cent personnes au Dinghof

Plus de 100 personnes se sont déplacées hier matin après l’appel de Michel Szlosser, le président de l’Association des Riverains du Dinghof. L’objectif du rassemblement était de s’opposer au démontage de la maison du Dinghof, vestige architectural de l’ancien village d’Adelshoffen.

Comme nous l’avions écrit dimanche, il est curieux de voir le maire sortant Jean-Marie Kutner s’obstiner contre ce bâtiment qu’il veut remplacer par des immeubles. Comme il se doit en période électorale, les candidats se sont rendus sur place, sauf le candidat de Lutte Ouvrière et, bien sûr, le maire sortant…

Devinette campagnarde

Elle circule, cette devinette : quelle est la différence entre Nathalie Jampoc-Bertrand, Danielle Dambach et Christian Ball ?

Monsieur Ball, lorsqu’il n’était plus d’accord avec le Maire, a démissionné, lui… Allusion au fait que les deux adjointes de Raphaël Nisand n’ont jamais été jusqu’à la démission.

Le sondage « fantôme »

Il y a un mois, des Schilickois étaient « sondés » sur les élections municipales. À ce jour, le seul résultat qui est évoqué par certains serait le score d’une liste « En Marche » à 13 %. Bluff ou rumeur fondée ?

On sait que le sondage fut sérieux. Qui l’a payé et pourquoi ? On cherche toujours…

Une liste électorale illégale ?

Une liste qui étudiait les inscrits sur la liste électorale s’est interrogée sur la « qualité » de celle-ci. Un candidat, est non des moindres, y est encore inscrit comme domicilié sur la friche Simply… un tas de gravas aujourd’hui !

La question se pose : Monsieur le Préfet, est-ce légal ?

Quand le Ps Strasbourgeois vient plomber ses camarades schilickois

« Les propos sur Facebook de Pernelle Richardot, première secrétaire fédérale du PS du Bas-Rhin ( DNA du 22 mars), concernant l’impossible fusion de premier tour entre les listes menées par Danielle Dambach (Schilick Écologie) et Nathalie Jampoc Bertrand (PS), a fait bondir Danielle Dambach.  “La première secrétaire du PS strasbourgeois s’invite dans le débat de la campagne schilikoise et vole la vedette à sa tête de liste”, constate Danielle Dambach. Selon Pernelle Richardot, Danielle Dambach a fait achopper l’accord en voulant les meilleures places sur la liste. Et elle envisagerait de s’allier au premier adjoint sortant Christian Ball (LR) » lisait-on il y a peu dans les colonnes des DNA (https://c.dna.fr/edition-de-strasbourg/2018/03/23/schiltigheim).

Une intervention qui a mis en colère Danielle Dambach mais qui a aussi énervé la liste de Nathalie Jampoc-Bertrand. Un ex-candidat à Schiltigheim nous déclarait au téléphone :

Ce n’est pas la 1ère fois que le PS Strasbourgeois vient perturber Schiltigheim. Au PS, certains ont comme slogan « Strasbourg d’Abord et nous avec »

Ambiance.

Ecole Victor Hugo : saisir le Ball au bond

Présent sur le terrain de la campagne, Christian Ball a interpellé la rectrice de l’Académie sur la menace de fermeture d’une classe à Schiltigheim. Un thème cher aux électeurs et dont le candidat a su saisir tout l’à-propos. Bien joué.

Insoumis et oublié des médias ?

La tête de liste Schilick l’Insoumise, Marc Baader, se sent oubliée par les médias locaux. Il nous l’a écrit récemment après la sortie de votre Heb’di-Mag du mois de mars. Il est vrai que nous ne le placions pas parmi les favoris.

Le 3 avril prochain, Alsace20 diffuse un débat entre les quatre principaux candidats schilikois. Encore cette fois, “Schilick l’Insoumise’” ne sera pas représentée…

Voici ce qui exaspère Marc Baader :

La France Insoumise que nous représentons avec la liste « Schilick l’Insoumise » a réalisé un score non négligeable de près de 27 % aux présidentielles et 14,85 % aux législatives de 2018 à Schiltigheim. Cependant, nous n’avons pas été invités.”

Le directeur général de la chaîne de télé alsacienne répond :

Le CSA salue la pluralité de la chaîne, M. Baader ayant réalisé un score de 5,41% aux dernières municipales n’est pas représentatif, la chaîne ne possède pas de plateau pouvant accueillir plus de 4 candidats…”

Marc Baader dit vouloir « solliciter d’autres chaînes télévisées notamment du service public comme France 3 ou Arte pour que l’une d’entre elles organise un débat de premier tour des élections municipales partielles de Schiltigheim en invitant l’ensemble des candidats, et que soit respectées les conditions d’une information plus objective et conforme à la mission de service public d’information. »

Nous ne savons pas encore si, dans l’éventualité où ils n’obtiendraient pas leur débat, ils organiseraient une manifestation.

 

Mercredi : Echo d’égo !

Une liste en Marche

Schiltigheim Demain, c’est Christian Fiegel et Guy Marcot. Les anciens amis de Raphaël Nisand réclament une liste En Marche à Schiltigheim dans les DNA :

Soutenir une autre équipe face à Jean-Marie Kutner ? Schilick Demain n’y trouve pas son compte. Le réquisitoire est sévère. « Christian Ball veut nous faire croire que M. Kutner est la fée Carabosse et lui la Belle au bois dormant. Il lui a fallu quatre ans pour se réveiller »”

Les voilà de vanter le dégagisme, de cogner sur Christian Ball, donc… Mais n’auraient-ils pas tout tenté pour grimper sur une liste, pourtant ?

Les DNA s’interrogent aussi :

Schilick Demain lui reproche de plus son manque d’ouverture. Un brin d’amertume trahissant des négociations qui n’auraient pas abouti ?”

La liste Kutner

La liste Kutner est dans le journal : « Pour compléter sa liste, Jean-Marie Kutner a fait appel à 23 nouveaux colistiers. Une liste rajeunie avec un tiers de trentenaires » lit-on.

Si la liste est renouvelée, c’est pour faire face au départ de la majorité des anciens colistiers qui ont rejoint Christian Ball. Quant au rajeunissement en âge, figurent dans les 15 premiers des témoins de l’Histoire municipale de Schiltigheim :

1 – Jean-Marie KUTNER, 66 ans, Maire – 2– Danielle DILIGENT, 71 ans, Retraitée de la Chambre du Commerce et de l’Industrie, Conseillère municipale, Vice-présidente du Conseil Départemental du Bas-Rhin – 5 – Christian DELEAU, 69 ans, Retraité de la Fonction Publique Territoriale, Conseiller municipal – 9 – Patrick HEIWY, 63 ans, Vidéaste retraité, Adjoint au Maire – 10 – Myriam KEHRLI, 69 ans, Retraitée de l’Education nationale, Adjointe au Maire – Gérard BOUQUET, 71 ans, Retraité de l’ADEUS, Conseiller municipal…

Il est vrai que d’autres, plus jeunes, sont entre les « fidèles ».

Affaire Kieffer : «Tu n’es qu’une merde, tu n’es qu’une pétasse innommable…» Que fait Jean Rottner ?

Il vous fait relire l’article d’Heb’di d’hier.

« Je remercie les élues présentes lors de cet événement douloureux qui m’ont témoigné leur soutien et leur empathie, en toute solidarité et humanité. Cela m’a fait beaucoup de bien.

En tant qu’élues, nous avons une responsabilité : celle de ne pas nous laisser faire. Quand on est la victime de tels comportements, aussi violents, il est parfois plus simple de les ignorer. Mais ce faisant, nous tolérons l’intolérable. Les initiatives récentes de femmes sur les réseaux sociaux doivent nous inspirer pour agir là où nous sommes victimes au quotidien. L’impunité est un poison qui nous tue lentement et atteint notre dignité car rien ne justifie rien un tel comportement.

Il est grand temps d’en finir avec les comportements sexistes et la violence psychologique au sein de notre institution.

Je vous invite à me contacter pour échanger à ce sujet.

Vanessa Wagner »

2 questions : JR va-t-il cautionner ? Qu’en disent les élues Merabet et Schalck ?

Et les humanités

En attendant d’en renvoyer quelques-uns à leurs humanités, vous regarderez aujourd’hui la liste des lycées d’Alsace et leurs résultats. Merci France Bleu .

 

 

Mardi : Vivement la retraite

Un chien dans un jeu de “quille”

Ce n’est pas tous les jours facile d’être sexagénaire, alsacien en plus ! On ne sait pas à quelles extrémités ce genre de situation peut conduire… Ainsi apprend-t-on qu’une scène surréaliste s’est déroulée dimanche matin à Haguenau où une femme est venue se réfugier au commissariat :

“Affirmant avoir été violentée par son mari, elle s’était présentée au poste de police en appelant au secours. Le sexagénaire s’est alors retranché avec une arme dans son appartement du centre-ville de Haguenau où il a éventré son chien et jeté son cadavre par la fenêtre.”

Le mot de la fin de cette tragédie revient à la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) du Bas-Rhin : “Il y aura certainement une expertise psychiatrique, c’est juste dommage pour le chien”.

Dommage… collatéral ?

C’était la dernière séance

Hier, Raphaël Nisand annonçait qu’il participait le soir-même à sa dernière séance du conseil municipal.

Les DNA nous rappellent que l’ancien maire de Schiltigheim, membre du PS depuis 1974, avait annoncé en septembre 2017 qu’il rejoignait En Marche. Actuellement conseiller municipal de Schiltigheim et conseiller de l’Eurométropole, il ne sera candidat sur aucune liste lors des prochaines municipales schilickoises, même s’il précise qu’il ne se retire pas pour autant de la vie publique.

“Et le rideau sur l’écran est tombé”, comme le chantait Monsieur Eddy.

La beauté du Diable

C’est avec une touche d’humour que le site d’info lasemaine.fr nous propose des idées de balades dans le diabolique Grand Est pour occuper nos vieux jours, ou juste nos RTT.

Sont cités Le trou du diable, La passerelle du diable et autre Pas du diable, pour nous faire apprécier l’aura mystérieuse des lieux.

Arrêtons-nous en Lorraine pour y découvrir :

Notre chère Alsace n’est pas en reste avec entre autre :

L’imagination, elle, ne prend jamais sa retraite !

Raphaël Nisand et Jean-Marie Kutner : Laurel et Hardy à Schiltigheim

Le premier point commun est d’avoir d’abord fait leur carrière en solo avant de se retrouver sur le tard. Les voilà aujourd’hui, à la façon d’un Trump ou d’un bloggeur patenté, de chercher tous les cinq minutes à clasher sur le web.

Clasher sur le web

A ce jeu-là, Jean-Marie est champion. Depuis le début de la mandature, il casse, il clashe, balance ou menace de porter plainte. A la façon d’un TV réalité, son profil attire les curieux. Sa conception du dialogue social, c’est « j’ai raison, les autres ont tort ».

Habile, le maire de Schiltigheim sait en revenir aux rondeurs en périodes électorales. N’est-ce pourtant pas lui, moins gentil, qui menaçait certains agents soupçonnés de sympathie avec Christian Ball, récemment ?

Jouer les victimes

Les deux compères, Nisand et Kutner, sont les spécialistes de la victimisation. Eux sont de parfaits agneaux, face à l’enfer que sont les autres. Des autres très très méchants !

Il aura fallu que l’équipe “Schilick pour Tous” souligne les retrouvailles des deux acteurs pour que Raphaël Nisand leur demande s’ils savaient ce que les mots âme et conscience voulaient dire.

Paroles d’expert, sans aucun doute.

Pendant ce temps, Jean-Marie Kutner y allait de sa formule : « Rumeurs, mensonges, haine et trahisons ». Une façon de jouer les martyrs défenseurs d’un Schiltigheim attaqué. Cela trompe-t-il encore quelqu’un ?

Faire du cinéma

Pour ce qui est de jouer la comédie, nos Laurel et Hardy schilikois sont doués, pour ce qui est de bétonner leur ville aussi.

Côté cinéma, c’est un Roland Ries précis qui répond :

« Jean-Marie Kutner tente d’épouser un rôle de martyr, en considérant sans doute que jouer Schiltigheim contre Strasbourg serait payant électoralement, réplique Roland Ries. Il ne choisit pas pour cela le bon dossier, et emporté sans doute par une grande fébrilité, il n’hésite pas à travestir la réalité. »

L’article des DNA est d’une redoutable justesse démontrant au besoin que la stratégie du coup de gueule, de la dénonciation de l’autre ne cache pas ses propres défauts.

Des défauts qui ont même fait se retirer Odile Barreault :

« Il n’a jamais pris en compte les nombreux appels, qu’un certain nombre d’entre nous lui avons adressés et ce, à de multiples reprises, pour qu’il mette en œuvre un management plus adapté à la gestion de l’équipe municipale. Cela aurait certainement évité la situation catastrophique à laquelle nous sommes confrontés. »

Pendant ce temps, Danielle Dambach et Nathalie Jampoc tout comme Christian Ball font campagne. Comme beaucoup de Schilikois, ils ne sont plus sensibles à l’humour « béton » de Raphaël et Jean-Marie. Les deux premières ont « supporté » plus que de raison le premier sans oser rompre, le troisième a eu l’honnêteté de dire non, entouré de la majorité de la liste qui fit de JMK le maire.

Barbara DesVilles

 

 

Schiltigheim : Jean-Marie Kutner s’en va en guerre

8 heures du matin. Depuis sa maison de Lampertheim, où il réside, Jean-Marie Kutner vient de lire les DNA. Il est temps, pour le Maire de Schiltigheim, de poster son premier message sur Facebook :

Monsieur le futur ex premier adjoint a raté son coup d’état. Contraint à des élections, le voilà à la dérive et à la recherche d’un programme et de soutien. Monsieur le Conseiller National LR qui dit à Paris le plus grand mal du gouvernement, tend à Schiltigheim d’obtenir le soutien d’En Marche en expliquant : ” Je partage avec eux l’impérieuse nécessité d’aller vers une véritable efficacité de l’action politique et un rétablissement de la confiance entre l’élu et le citoyen. Je crois que cette ambition nationale peut et doit se décliner au niveau local.”

Un appel à une majorité de projet

Dans les faits, Jean-Marie Kutner enrage. Lui qui rend la main à En Marche et à des proches d’En Marche depuis les législatives ne vient-il pas de bénéficier du soutien du Marcheur Raphaël Nisand, pour ensemble échouer à faire passer un budget ?

Christian Ball étonne… Le voilà d’appeler, lui, à une « majorité de projet ». Les DNA résume un communiqué de presse :

Le premier adjoint Christian Ball (LR) vient d’annoncer qu’il défendait, pour Schiltigheim, l’idée d’une « majorité de projet ». « Il faut oser une politique qui, au-delà des étiquettes, permet d’unir, de réunir plus que de diviser » affirme celui qui mènera une liste en avril contre l’actuel maire Jean-Marie Kutner. Qui fera partie de cette « majorité de projet » ? « L’ensemble de nos concitoyens, mais aussi à ceux qui s’investissent au sein de La République en Marche et du MoDem » explique Christian Ball. « Je partage avec eux l’impérieuse nécessité d’aller vers une véritable efficacité de l’action politique et un rétablissement de la confiance entre l’élu et le citoyen.»”

Schiltigheim : la ville dont le maire est un calife ?

On découvre au passage que JMK s’en prend ainsi chaque jour à son adjoint et que cela ne vole pas toujours très haut. Samedi, il illustrait son propos facebookien d’une BD laissant à penser que Christian Ball serait un Iznogoud voulant devenir Calife à la place du Calife.

Le propos visait sans doute l’adjoint mais illustre aussi inconsciemment l’idée que le maire de cette ville serait lui-même calife. S’il connaissait la BD, le maire de Schiltigheim n’aurait pas dû la choisir. Iznogoud incarne en effet un anti-héros comique que ses défauts finissent par rendre sympathique.

Des soucis de mémoire

Revenons-en à JMK, le voilà donc d’écrire : « Je n’ai pas pour habitude de m’exprimer sur les tracts de campagne de mes concurrents. Mais celui distribué hier par monsieur le premier adjoint démissionnaire m’interpelle à plus d’un titre. Il omet de préciser son poste de conseiller national des Républicains et qu’il faisait campagne pour Francois Fillon aux Présidentielles ».

Le Maire découvre que son allié est de droite. Personne pourtant ne l’ignore à Schiltigheim. Ne fut-il pas un temps où JMK lui-même cherchait des soutiens nationaux où se faisait conseiller l’un ou l’autre colistier par le député LR-UMP-RPR du coin ?

Ça ne vole pas haut !

La conseillère départementale des lieux n’a-t-elle pas fait alliance avec le maire de Bischheim lui-même UMP et après LR. Ces soucis de mémoire étonnent aussi celles et ceux à qui il demande, en marge d’une réunion de liste, si Ahmed Fares, l’adjoint à la sécurité, connait du monde « dans les quartiers ».

Le soleil se lève sur la colline de Lampertheim

Souvent Jean-Marie varie. Il est comme cela. Et chaque jour, sur Facebook, il lâche son missile à la manière d’un Trump sur twitter.

Le soleil se lève sur la colline de Lampertheim. Jean-Marie Kutner est comme cela. Cette campagne va voler bas. Il prendra comme tous les jours sa voiture pour rejoindre son champ de bataille : Schiltigheim.

Christian Ball ne réagit pas. Danielle Dambach non plus. Certains élus et adjoints kutneriens commenceraient même à passer des coups de fil « apaisés ».

« La ville a besoin d’élus qui bossent. Comment certains trouvent-ils le temps de passer leur vie à faire la guerre sur Facebook. Moi, je dois faire du chiffre pour payer mes impôts » rajoute le patron du bar dans lequel nous finissons notre café. Tout est dit !

 

Barbara DesVilles (en direct)

 

 

Schiltigheim : Des élections municipales houleuses au printemps

C’est fait ! Après des mois de tensions au sein de l’équipe majoritaire, une partie des élus de Schiltigheim ont démissionné. De nouvelles élections devraient avoir lieu au printemps.

En 2014, les électeurs de la cité des brasseurs ne supportant plus les « affaires » et l’inconstance de leur maire Raphaël Nisand (PS) élisent Jean-Marie Kutner (UDI). Entre les deux tours, la liste centriste arrivée en tête avait fusionné avec la liste des Républicains de Christian Ball.

Jovial et toujours de bonne humeur avant les élections, les élus et le personnel municipal découvrent un maire soupe au lait qui n’a qu’une obsession : bétonner la ville !

Un Hôtel de Ville en permanence sous tension

L’air y est irrespirable. Les désaccords entre élus de la majorité sont quotidiens. Résultat, en décembre, le budget 2018 n’est pas voté.

Deux solutions sont alors possibles :

Jean-Marie Kutner, étonnamment soutenu par Raphaël Nisand, tente de récupérer quelques frondeurs. Mais les invitations aux restaurants et les belles promesses n’ont rien changé.

Samedi après-midi, c’est par un communiqué de presse que le premier adjoint Christian Ball et plusieurs élus ont annoncé leur démission :

Le sens des responsabilités, le souci de la transparence, de la concertation avec les Schilikois imposaient de trouver une solution à une situation municipale affligeante (…). Mes avertissements, nos avertissements sur des attitudes, sur l’inquiétude face au tout béton et à l’oubli du bien-vivre des habitants sont restés lettre morte”

Les démissionnaires sont : Christian Ball, Fabien Bresson, Gwenaël Jaouen, Ahmed Fares et Patricia Huck. Patricia Huck (adjoints) et Sylvie Gil Barea, Françoise Klein, Pierre Muller, Dera Ratsiajetsinimaro, Meliké Sahin et Michèle Queva, Amine Soufi, Catherine Fritz, Andrée Munchenbach et Pierre Muller.

Il y aura bien des élections municipales à Schiltigheim, un nouveau maire sera élu pour deux ans !

La campagne électorale a déjà débuté. Avant l’annonce de démissions des conseillers municipaux, Jean-Marie Kutner avait distribué un tract militant.

Ce samedi, sur Facebook, Raphaël Nisand écrit : « Pour moi c’est clair Schiltigheim doit se remettre en marche. Avec en tête une personnalité non membre du conseil municipal actuel ». Une façon à peine cachée de dire qu’il verrait bien Axelle Benamran (REM) remplacer Jean-Marie Kutner.

Les autres candidats potentiels sont entre autres Christian Ball, Danielle Dambach… et peut-être Jean-Marie Kutner ; il ose tout, il nous l’a prouvé !

Quelques affaires douteuses, certaines évoquées par Heb’di, pourraient resurgir lors de cette campagne électorale, restez connecté à HEBDI.COM.

 

Schiltigheim : le pire contre-attaque !

On vous avait laissé dans l’ambiance « Games of Schilick », on vous retrouve dans Star Wars… La musique kutnerienne en plus.

La musique commence par une image

Imaginer le Maire de Schiltigheim en Alizée n’est pas chose simple, pourtant, le premier morceau du jour, c’est bien : « C’est pas ma faute à moi ». On l’imagine chanter que tout ce qui se passe de mal, c’est les autres, puis on cesse.

L’enfer, c’est les autres

Les médias sont là. Jean-Marie Kutner peut commencer son show. Pour un peu, on se croirait dans un sketch des Scouts. « Je sors de mon silence aujourd’hui, devant la presse et dans une lettre ouverte distribuée aux habitants » déclare-t-il, cravaté, pour ne pas dire sapé comme jamais.

Le voilà d’annoncer une attaque sans précédent contre Schiltigheim. On est surpris. A qui pense-t-il ?

Aux soldats de Daesh ? Les derniers schilickois ne sont pas revenus pourtant ! Aux extra-terrestres, façon Mars Attacks ?

Façon Trump, il s’invente donc un « complot », un ennemi imaginaire.

C’est vrai qu’il a un côté Trump, Jean-Marie. Sauf que Trump passe son temps à se faire des ennemis sur Twitter, alors que Jean-Marie Kutner, c’est sur Facebook.

Le voilà donc d’appeler à un « Rassemblement Pour Schiltigheim ».

Schilick attaquée, Schilick outragée… Il en oublie la bétonisation, les histoires de parcmètres et d’autres encore.

L’important pour lui, c’est l’essor. Tant qu’à faire, il se couronne de laurier lui-même, qualifiant ses mesures de « courageuses ».

« UN COURAGE EN BÉTON » ferait d’ailleurs un bon slogan de campagne.

Bulletin municipal ou tract militant ?

La campagne, il doit y penser clairement, annonçant fièrement la diffusion d’une lettre à tous les Schilickois.

Si cette lettre est un « bulletin d’information général » (comme le laisse à penser la présence du logo de la ville), l’article L2121-27-1 du Code des Collectivités précise : « Dans les communes de 3 500 habitants et plus, lorsque la commune diffuse, sous quelque forme que ce soit, un bulletin d’information générale sur les réalisations et la gestion du conseil municipal, un espace est réservé à l’expression des conseillers n’appartenant pas à la majorité municipale ». Il serait amusant de savoir si l’opposition municipale a été contactée et si elle laissera passer cela.

Si c’est une entrée en campagne, il y aurait lieu de le dire. C’est ce que peut laisser à penser la mention « financé par mes fonds personnels ».

Bref, c’est flou !

Si l’on peine à suivre le style creux de la lettre, on comprend que son rédacteur n’est pas content et qu’il a souhaité faire transpirer cela. On croit retrouver ici une terminologie politique dépassée, la politique d’avant, en fait.

Le Grand Bluff

Dans son courrier, le Maire de Schiltigheim nous apprend aussi que la situation fiscale de la ville serait bonne. Là encore, soit cela veut dire que la gestion Nisand, c’était pas si mal (contrairement à ce qu’affirmait l’opposant Kutner), soit que le travail de l’Adjoint aux Finances, Christian Ball, et des services municipaux est payant.

Une fois de plus, c’est le Grand Bluff ! S’il peut présenter les orientations budgétaires, il n’est plus en mesure, sauf retournement, de faire voter un budget. Il est minoritaire dans sa majorité et plus si l’on rajouter l’opposition municipale.

Vers un accord Nisand-Kutner ?

Même lorsqu’il prétend qu’il n’y a pas eu d’accord pour obtenir le soutien de Raphaël Nisand, on peine à le croire. Dans les DNA (), Anne Meunier, la colistière Modem de l’ancien maire, affirmait « Jean-Marie Kutner nous avait proposé « d’intégrer la majorité avec des responsabilités » sans préciser lesquelles ». Le flou flotte sur la marmite schilickoise.

Ball dans « Le retour du Jeudi » ?

« Jean-Marie Kutner contre-attaque », titre la presse. On sait désormais qui est donc Dark Vador et qui incarne l’Empire.

Le voilà encore de crier à Christian Ball et à Fabien Bresson, attaqués entre les lignes : « Je suis ton maire » !

On attend du coup le retour du Jedi, pardon du jeudi. D’ici là, ce défenseur d’une autre majorité pour Schiltigheim, Christian Ball, aura le temps de dégainer son sabre-laser, de démontrer s’il dispose de suffisamment de soutiens et d’aller lentement mais sûrement vers des élections anticipées.

Barbara DesVilles

 

Et ailleurs…

Danielle Dambach, l’opposition PS et la France insoumise attendent de pied ferme une nouvelle élection. La balle est finalement dans le camp de Jean-Marie Kutner. Va-t-il laisser la majorité se recomposer sans lui ou casser son jouet ?

 

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Games of Schilick : Schiltigheim, entre mousse et pression

Schiltigheim, ton univers impitoyable

L’actualité prend toujours le dessus. Heb’di avait évoqué, l’ambiance récente. Au final, entre journaliste de guerre municipale et passagère sans souci, je découvrais le « Pizzagate ».

Le « Pizzagate », ce rendez-vous entre Amine Soufi, conseiller municipal proche d’Unser Land et les deux maires, l’ancien et le nouveau. Tout cela au sein d’une pizzéria illkirchoise. Le soutien au commerce local aurait pu légitimer une table schilickoise, un coin discret du Scilt mais la discrétion en voulut autrement. Côté discrétion, c’était foutu.

Même, comme nous le confirme un élu, au sein de son groupe, Jean-Marie Kutner allait être obligé de s’expliquer. Un temps récent, hier, on nous annonçait même que ce rendez-vous aurait pu être un piège. De qui ? De quoi ?

Dire ses quatre vérités

Amine Soufi le répétait à l’envie dans les DNA récemment : « J’en ai profité pour dire ses quatre vérités au maire ». A ceux qui évoquent un « complot », on imagine mal le hasard faire que deux maires et un élu se croisent en même temps, dans la même pizzéria.

(l’Hôtel de Ville de Schiltigheim ©Ralph Hammann)

Le même article permettait d’apprendre qu’Anne Meunier, élue avec Raphaël Nisand, basculait également côté Ball. De quoi laisser les deux maires amers, en fait.

Entre temps, d’autres accrochages, tensions municipales semblaient rajouter de l’huile sur le feu. Une réflexion à l’encontre d’un visiteur de Christian Ball et des propos tenus contre lui dans une réunion de proches de l’actuel maire, propos rapportés immédiatement à l’intéressé par plusieurs participants.

Drôle d’ambiance et voilà même qu’un adjoint important, Ahmed Fares s’exprime : « Afin de rester en phase avec la population qui nous a fait confiance, et afin d’envoyer un signal fort à notre majorité, je vous informe avoir décidé de m’abstenir lors du vote du prochain budget », annonce-t-il à ses anciens colistiers. Alors que le budget a été rejeté à une voix près, cette décision pourrait peser lourd dans la balance lorsque le deuxième vote du budget sera à nouveau à l’ordre du jour.

C’est un « premier avertissement » qu’Ahmed Fares pourrait faire suivre par sa démission. Quel a été le déclencheur de sa colère ? Après avoir mené une virulente campagne contre l’ancien maire Raphaël Nisand (PS), Ahmed Fares a été estomaqué de voir ce dernier voter pour le budget 2018. Et il s’est immédiatement inquiété d’une possible « contrepartie » ou de la possibilité que l’ancien maire rejoigne la majorité.

Capable d’accepter une aide désintéressée, Ahmed Fares a fait savoir que le rapprochement devait s’arrêter là. Pour ne pas froisser davantage encore les électeurs… « Je n’ai cessé d’être interpellé par les habitants, parfois de manière très vive, au sujet d’une supposée réconciliation entre le maire et Monsieur Nisand », lit-on encore dans les DNA.

Si le prochain budget sera un moment clé, depuis ces articles, les initiatives les plus diverses sont annoncées. On évoque un mail des élus Mathus, May et de l’adjointe Odile Barreault qui veulent en savoir plus tout en restant, à cette heure, dans le groupe Kutner. Autour du maire, on a travaillé sur le sujet, mais cela arrive un peu tard.

Un vrai spectacle des Scouts

La marge de manœuvre de Jean-Marie Kutner est étroite. Il doit justifier des modalités du soutien de Raphaël Nisand auprès des siens. Ce qu’il aurait dû faire dès le lendemain de rejet du budget. Tout flou sur le sujet laisse à penser qu’il y a là un loup.

Aujourd’hui, c’est Raphaël Nisand qui s’y colle : « J’en ai ras le bol d’être diffamé et d’entendre que je n’agirais que par intérêt personnel. Je n’ai été motivé que par l’intérêt général. Je n’ai pas d’arrière-pensée et je ne suis peut-être le seul dans cette crise ».

Les prochains jours seront décisifs. Sans mouvement de troupes, le prochain budget sera encore rejeté. Hier, des élus en appelaient d’autres. Aujourd’hui, cela continue.

Christian Ball est déterminé à insuffler une « autre politique » pour la ville. Il souhaite que l’on se préoccupe de l’avenir des Schilickois avant celui des carrières des uns et d’ego des autres. Régulière, cette volonté finit par convaincre d’autres élus et observateurs.

« Le spectacle des scouts, c’est d’habitude à Schiltigheim. Là, c’est dans la mairie de Schiltigheim. Il faut que le maire constate l’état des lieux et prennent ses responsabilités » soulignent désormais quelques anciens. Au final, si on allait vers l’élection, il resterait à la majorité silencieuse – l’électorat – à se mobiliser.

Trahison, blocage, mousse et pression. La suite au prochain épisode de Games of Schilick.

 

Barbara DesVilles