Alsace : Jean Rottner s’en prend au drapeau

Pas de drapeau ? Oui, mais lequel ?

« Apparaîtront notamment l’interdiction en séance des signes distinctifs (drapeaux, écharpes…), l’interdiction de captation vidéo par les élus et leurs collaborateurs, un encadrement des vœux, motions, questions orales et résolutions » lisait-on dans les DNA du 21 avril dernier.

Cette interdiction de signes distinctifs vise-t-elle les syndicalistes venus déjà manifester ? Si tel était le cas, on attendra avec impatience les réactions de ces derniers. Mais, dans les faits, ne viserait-elle pas plutôt la manifestation d’une appartenance régionale – entendons l’Alsace ? L’objectif viserait donc des élus de son opposition comme de sa majorité.

Si l’interdiction vise bien le drapeau alsacien, une plongée dans l’Histoire imposerait de faire comprendre au « Président », quels ont été les moments où la bannière alsacienne, quelle qu’elle fût, fut interdite. Le dernier régime politique à avoir considéré le drapeau alsacien comme séditieux était bien une dictature, l’un des totalitarismes du XXème siècle…

On attend de voir les sanctions prévues par le Président ! De notre côté, nous sommes persuadés que le 1er élu à se faire sortir de l’Assemblée pour avoir porté ou posé à sa place vaudra légion d’honneur.

Aucun signe distinctif ?

Qu’entendent donc les conseillers de Jean-Rottner par « signes distinctifs » ? On suppose qu’il s’agit de pin’s ou autres badges revendicatifs.

On attend avec impatience, comme nous le rapportait un élu, que le port de « la bretzel de la marque Alsace » soit donc interdit. Après tout, ne pourrait-elle pas choquer des élus non-alsaciens ?

Fini, les vidéos !

Voilà qu’il sera aussi interdit de prendre des photos et vidéos dans l’Assemblée. Encore moins de capter des extraits de discours. L’opposition est là sans doute visée, il s’agit de museler l’expression de celle-ci et l’exploitation de mots délicats à l’extérieur de l’Assemblée.

On le comprend, le Président a ses priorités. Le chômage ? Le bilinguisme ? Non ! Museler l’opposition et limiter toute allusion à l’Alsace semble par contre alimenter certaines de ces mesures.

Freiner les pro-Alsace

L’autre idée est finalement de gagner du temps ! Voilà pourquoi il fait pression sur les élus qui se sentent encore trop alsaciens et qui seraient tentés d’incarner l’Alsace au sein de l’Assemblée.

S’il arrive à empêcher la création d’un groupe Alsace, il ne lui restera plus qu’à attendre les nouvelles élections pour « virer » ou ne pas reconduire les potentiels rebelles. Sachant que l’élection se tient à l’échelle de la nouvelle région, il limiterait l’impact de listes dissidentes ou régionales.

En attendant, il enverra Valérie Debord au contact des « rebelles » LR. Chaque jour de gagné enracine Grand-Est.

Moins d’Alsace, plus d’excuses pour l’absentéisme

La fin de l’article des DNA nous apprend qu’à part interdire les drapeaux, la Commission Permanente a adopté « un élargissement des motifs légitimes d’absence des élus (intégrant notamment les représentations de la Région elle-même à l’extérieur) »…

Il en a de sacrées priorités, le JR Grandestien !

 

 

Réforme Territoriale : “Ne faites pas semblant de refaire l’Alsace !”

HEB’DI : Stéphane vous vous avez fondé « Touche Pas à l’Alsace ». En 2014, vous étiez lanceur d’alerte sur les menaces pesant sur l’Alsace. Vous étiez présent dans la foule anonyme lors du dernier rendez-vous de l’Initiative Culturelle Alsacienne. Pourquoi pas sur la tribune ?

Stéphane Bourhis : Pour ma présence à la tribune, je vous laisse poser la question aux organisateurs. Sans doute était-elle réservée aux grands élus ! Mais entre nous, je préfère être dans la foule, avec le « peuple » alsacien, celui qui n’existe pas.

Vous évoquez ma position de 2014, encore visible sur Alsace 20, elle est hélas d’une justesse intemporelle. Nous sommes en avril 2014. J’en appelle à l’union, j’évoque les risques de non alternance.

La première manifestation de juin 2015

Nous (je tiens à ce nous) lançons « Touche Pas à l’Alsace » avec des étudiants et des cadres des LR. Nous organiserons surtout la première manifestation de la Place du Château en Juin 2015. Elle donne la parole à des cadres de différents partis politiques et d’autres sont présents dans la foule. Nous lançons l’alerte. Les premiers coups viennent de cabinets officiels et de ceux qui se voit bien dans ce qui n’est pas encore le Grand-Est. Un tantinet diabolisée, elle lance la vague des manifestations.

Elle incarne ce qu’il faut encore faire aujourd’hui !

Mon regret : le chacun pour soi et la lâcheté de certains. Cela dit, j’ai en tête les visages de ceux qui étaient parmi les 500 à Colmar, à Strasbourg. Sans grade et élus unis…

HEB’DI : Depuis, du temps a passé. Emmanuel Macron a remplacé François Hollande, Jean Rottner a remplacé Philippe Richert et l’Alsace n’est pas de retour. Pourquoi ?

L’Alsacien ne sait pas ce qu’il veut et ce qu’il a, il ne le veut pas

Stéphane Bourhis : J’ai lu dans vos colonnes le mot « Hansimschnockelorisme ». Voilà le mal ! L’Alsacien ne sait pas ce qu’il veut et ce qu’il a, il ne le veut pas. Comment ne pas regretter cette incapacité à parler d’une même voix. Les régionalistes sont accusés de trahison ou d’extrémisme pas les autonomistes et ces derniers ne supportent pas que des partis parisiens puissent abriter dans leur militants d’ardents défenseurs de l’Alsace.

L’autre, c’est sans doute l’égo ! Chacun veut être le nouveau Saint Arbogast ou la nouvelle Sainte Odile qui sauvera l’Alsace. Il faut se dire, comme le fit Maurras à l’échelle de la nation que tout ce qui est alsacien est nôtre. Sans distinction et en poussant dans la même direction.

HEB’DI : Une direction, un cap ! Vous avez signé la pétition « Cap vers l’Alsace ». Quelle est votre position exacte ?

Stéphane Bourhis : A titre personnel, je suis, selon le titre du livre d’Adrien Zeller, pour « Une France forte de ses régions ». Cela veut dire que je suis pour une « Région Alsace » et non pour une « entité » ou, pour les Gaullistes, un « machin » intitulé Alsace avec des sous pouvoirs. J’imagine bien certains technocrates se dire « Donnons aux alsaciens un truc baptisé Alsace, ils seront contents ».

Là est d’ailleurs la faiblesse de l’Alsace. Il n’y a pas plus de « Mouvement Alsacien » comme il existe un mouvement breton ou corse et du côté des partis, il n’y a toujours pas de CDU Alsacienne puisque c’est Paris qui donne les investitures qui compte vraiment.

J’ai signé « Cap vers l’Alsace » au-delà de la démarche mais parce qu’il faut soutenir toutes les avancées. Ici , celles du travail de Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry.

Mais attention, je vous dis que je suis pour une région Alsace mais je suis capable de comprendre que cela puisse mettre du temps. Mais souvenons-nous que la Corse est, elle aussi, sortie de Paca.

HEB’DI : L’Alsace n’est pas la Corse…

Stéphane Bourhis : Avec humour, je vous répondrais évidemment que non. Ils ont la mer, on a l’amer. Mais de l’amour de l’Alsace peut naître un grand mouvement, à condition aussi de ne pas laisser les conférences, les débats aux élus, aux anciens.

Si l’on ne veut pas qu’il y ait un dernier des Alsaciens comme il y eut un dernier des Mohicans

Le Macronisme, que je ne soutiens pas lorsqu’il cantonne l’Alsace, a soulevé un vrai défi. Pour changer de politique, il faut laisser la place aux générations suivantes. Pour cela, il faut leur laisser la parole, les associer immédiatement.

Si l’on ne veut pas qu’il y ait un dernier des Alsaciens comme il y eut un dernier des Mohicans, encore faut-il faire du combat pour l’Alsace un combat intergénérationnel et mettre en avant les Alsaciens de demain.

Un vrai référendum si la loi ne veut pas de l’Alsace

L’autre erreur serait de faire semblant ou de faire une réforme de la réforme au rabais. Il ne faut pas faire semblant de refaire l’Alsace, il faut bâtir « constructivement » une nouvelle Alsace. Cela passe par l’ouverture à tous et sans doute par un référendum… Un vrai, sans limite ni frein, comme celui de 2013.

Il faut aussi en finir avec l’entre-soi et associer la population au sursaut alsacien ! Sans elle, il ne se passera rien. Les lignes doivent bouger.

 

(Propos recueillis par HEB’DI)

ROTTNER, le roitelet

Déclaration enregistrée (probablement dans son bureau) à l’abri de toute question possible d’un journaliste ou d’un quelconque contradicteur.

Cette imposture de troisième de cordée, doigt sur la couture, mais peu courageux, se retranche au passage derrière le premier ministre et le préfet de région pour imposer son déni de la démocratie envers une majorité d’alsaciens.

Ajoutant au passage dans son diktat que ce sondage à 83%, connu depuis des années, n’est rien de nouveau pour lui et que cela ne changera rien au périmètre géographique ou de compétences du Grand Est. (sic) ” à bon entendeur, circulez il n’y a rien à revoir”. Il confirme ainsi dans sa précipitation de petit chef que le rattachement de l’Alsace a bien été décidé en toute connaissance de cause et notamment sans tenir compte à ce moment-là de la charte européenne des droits des territoires.

En charge des responsabilités pour la gestion de la région, son attitude démontre son incapacité et son incompétence à tenir sa fonction de manière démocratique et de gérer la décentralisation.

Cette donne de 83% méritait un minimum de discernement et de respect de la part d’un responsable élu. Personnaliser à ce point une pareille affirmation, à la vue de résultats peu reluisants produits par le fonctionnement actuel du Grand Est, ne doit pas être toléré. Je ne pense pas qu’elle est issue d’une concertation des 169 ni des 253 conseillers (hé oui !)

Après Valls qui s’est fait fort à faire “plier” les alsaciens (dernière région de droite en France) ; nous avons eu Richert qui après son retournement de veste lui a emboîté le pas mais qui s’est rendu compte que la gestion est empêtrée dans un véritable marasme généralisé ; nous avons aujourd’hui un petit seigneur de la monarchie républicaine, qui droit sur les rangs et girouette en direction de Paris veut démontrer pouvoir mieux faire que son prédécesseur mentor dans l’espoir d’une gloriole personnelle. Et ce, quelles que soient les conséquences de cette gestion calamiteuse contre nature et inadaptée à l’Alsace.

Mais, là où le bât blesse, c’est que les alsaciens atteints par ce déni s’attendaient et espèrent encore que les élus – de quelque bord qu’ils soient et qui nous gavent de démocratie représentative à tour de bras – s’unissent pour dénoncer ces propos dictatoriaux dignes d’un “petit seigneur”.

Reste à espérer que le cours changera encore les choses et que le moment venu nous lui repasserons son plat à froid ; mais aussi que “Paris” ne se laissera pas prendre au jeu des petites manœuvres personnelles totalement contre-productives pour les enjeux à venir et les défis à relever.

Par ailleurs, dans le journal du 20/2 on apprend qu’en Alsace les “bénéficiaires” bien mal nommés, je dirai plutôt les “dépendants obligés” des restos du cœur, banque alimentaire, secours populaire… ont augmenté en Alsace de 13% en un an. Mais là, grâce aux bénévoles dévoués et aux généreux donateurs, nos décideurs en col blanc pourront continuer de roucouler… sans scrupule !!

Un lecteur de HEB’DI

Groupe Alsace : l’alibi pour l’avoir dans le baba ?

Deux remarques nous viennent naturellement à l’esprit :

De cela, il fut pourtant « complice ». Sa pétition alibi destinée à assurer sa place aux régionales, n’est plus qu’un vague souvenir. Récemment encore, il succombait aux « oukases » de l’une de ses élues « sans parti fixe » pour refuser de céder à l’éventuel super-département les compétences en matière d’économie et de tourisme.

On n’oubliera pas là non plus, qu’il a conservé les fins stratèges du cabinet Richert, ceux qui furent les inspirateurs de la communication richertienne, de 2013 à sa sortie.

Pour contrer l’appel des 100…

Pour façonner son groupe “Alsace”, il mobilise quelques personnalités :

Jean Rottner a désigné pour siéger dans ce « Groupe Alsace » Christian Hahn, président du conseil culturel d’Alsace, Pascale Ehrart,

enseignante-chercheure en dialectologie à l’université de Strasbourg, Thierry Kranzer, président du FILAL (Fonds International pour la Langue Alsacienne), Nathalie Keller, responsable associative, Manou Massenez, présidente de l’ARIA (Association Régionale des Industries Alimentaires) et Isabelle Schoepfer, directrice de l’OLCA (Office pour la Langue et les Cultures d’Alsace et de Moselle)” nous apprennent les DNA.

Soigneusement, aucune personnalité localement active dans l’opposition à Grand Est n’est choisie. Soigneusement, plusieurs personnes dépendant directement ou indirectement financièrement des instances régionales le sont.

L’objet lui-même de la structure ne vise pas à revenir sur le Grand Est.

Christian Hahn (oui, l’animateur de France 3…) est là en sa qualité de président du conseil culturel d’Alsace. Pascale Ehrart, enseignant-chercheure, pourrait s’enorgueillir de son DU de journalisme en Alsace récemment annoncé. Manou Massenez prolonge sa participation à tout ce qui bouge.

Thierry Kranzer, président du FILAL, arrive là comme un cheveu sur la soupe. S’agit-il d’une reconnaissance ou d’un marche-pied pour celui qu’Unser Land imaginait bien en « Che Guevaralsacien » ?

Commission, piège à…

Il n’en reste pas moins que ce « Groupe Alsace » apparaît comme une tentative de diversion du paysage alsacien, ce au moment où les appels des 100 et leurs signataires ont marqué les esprits bien plus que les colloques estivaux.

« Si vous voulez enterrer un problème, nommez une commission… » déclama Clémenceau.

Après la vraie-fausse pétition Rottner, qu’il nous soit permet de penser que le Groupe Alsace est jusqu’à preuve du contraire, un groupe alibi afin que l’Alsace l’ait vraiment dans le baba.

Aux faits, rien qu’aux faits de nous prouver le contraire.

 

 

Barbara DesVilles

 

 

 

Dernière minute ! Région Alsace : Clash entre députés alsaciens et présidents de départements

Le Président de la République refuse de procéder à un redécoupage de la carte territoriale : il l’a dit récemment à Strasbourg devant le préfet et les grands élus alsaciens.

Par contre, le président  se dit favorable à une « entité Alsace » au sein du Grand Est qui engendrerait la fusion des deux départements et l’attribution de nouvelles compétences supplémentaires à la collectivité ainsi créée.

Quelles compétences complémentaires ?

A vrai dire, presque rien : aux compétences sociales des départements s’ajoureraient la gestion de la marque Alsace  et quelques bribes d’autorité sur la langue et la culture.

Bref, un bel enfumage censé calmer la majorité des Alsaciens qui veulent une vraie région Alsace.

La décision présidentielle est une aubaine pour Jean Rottner (alias Richert II) et ses amis qui, quels soient le président et ses idées, seront toujours d’accord avec Paris !

La réunion de mardi soir était censée mettre d’accord les élus alsaciens sur ce projet

Avant la réunion, Brigitte Klingert et Frédéric Bierry, suivis par Laurent Furst et Éric Straumann, ont posé leurs conditions : il n’y aura de discussion qu’à la seule condition que les compétences en matière d’économie et de tourisme soient incluses dans la nouvelle identité d’Alsace…

La réunion n’a pas eu lieu ! Bravo à nos 4 mousquetaires !

Partagez cet article pour les encourager !

 

TH – Envoyé spécial à Paris

 

 

Emmanuel Macron se moque-t-il de l’Alsace ?

Oui, Emmanuel Macron se moque de l’Alsace mais il s’en fout. Il sait que les élus alsaciens sont peu à se rebeller et que les autres se rallieront à lui pour une fonction, un mandat ou un sourire. Voilà pourquoi, « tout est possible pour lui ».

L’Alsace inférieure à la Corse

Le premier mépris envers l’Alsace est de la considérer comme une « sous-région ».

Une sous-région à laquelle il n’accorde pas les perspectives qu’il promet aux Corses dans son discours de Furiani :

Le patrimoine culturel et linguistique de nos territoires enrichit notre pays, bien plus qu’il ne le menace. La langue de la République, c’est le français : c’est inscrit dans notre constitution et cela ne doit pas changer. Mais en Corse, à Sainte-Lucie-de-Tallano, Moltifao ou à Nonza – et vous verrez, mes chers amis, les clins d’œil qui vous sont envoyés, comme ici, bien sûr, à Furiani -, c’est un fait : on ne parle pas seulement français. La langue corse est présente, dans le cœur des Corses, dans leur vie quotidienne et je sais la volonté aussi de faire venir d’autres femmes et hommes à cette langue. Et je considère, pour ma part, que c’est une richesse. Et c’est pourquoi je souhaite encourager l’apprentissage de la langue et de la culture corses dès l’école. Et c’est pourquoi également je proposerai d’engager la procédure de ratification de la Charte européenne des langues régionales, si je suis élu président.”

Il défend la langue corse, un pacte girondin alors qu’en Alsace, on ne soutient pas les écoles paritaires, ABCM perd ses emplois aidés et que même le bilinguisme franco-allemand fait les frais de l’insuffisance d’encadrement.

Recentralisation : la fin de l’Alsace

Il considère l’Alsace comme une sous-région lorsqu’il propose que les départements alsaciens, pieds et mains financièrement liés par le poids du social et la perte de compétences, deviennent un sous-ensemble dans le Grand Est.

Imaginerait-on le même Président expliquer aux Corses qu’ils sont destinés à devenir une sous-région de Paca ?

Le président qui entend réformer le pays se moque même des analyses sur la réforme territoriale. Il lui faut caresser des élus locaux dans le sens du poil. En Alsace, à la région, à l’Assemblée Nationale, certains lui sont redevables de leur présent et d’autres attendent leurs investitures pour l’avenir.

Excellent manœuvrier, le « présideur » est séducteur.

Exit l’Alsace, pour le moment… Exit le fait régional « fusionné de force », sans consultation.

Recentralisation : la fin des régions pour les élections européennes

L’autre re-centralistion, c’est la fin assumée des listes régionales aux élections européennes. Si une liste nationale peut rassembler tous les régionalistes, on fait fi des réalités géographiques et historiques pour ne parler que d’Europe. Oubliant que l’Europe est d’abord un rassemblement de régions qui, depuis le Moyen Âge, ont fait son histoire et sa grandeur.

L’Europe fédérale succombe aux nationalismes. L’affaire « catalane » a posé des jalons.

Recentralisation fiscale : moins de libertés pour les communes

L’ultime recentralisation sera fiscale. Elle réjouit le contribuable mais a de quoi inquiéter les citoyens. L’État prend, par les dotations, le pouvoir sur les ressources des communes, les privant en partie de marges budgétaires, et les rendant dépendantes.

Une ultime façon de les mettre au pas… Par l’intermédiaire des préfets, serviteurs d’un État plus centralisateur que jamais !

Tout cela mis bout à bout, on comprendra que le Président et ses députés mettent les régions au pas. Quant à l’Alsace, ils s’en moquent. Non ?

 

Avenir de l’Alsace : Quand Bierry s’engage

Dans Tout le Bas-Rhin, le magazine du conseil départemental, deux pages sont consacrées au malaise créé par la disparition de l’Alsace.

Frédéric Bierry, président du Conseil Départemental du Bas-Rhin

Sous le titre « Un nouveau souffle pour l’Alsace », une série d’affirmations sont analysées et expliquées… Frédéric Bierry et les élus de la majorité bas-rhinoise s’engagent clairement et avec conviction pour un retour à une région Alsace.

L’article provoque un tollé dans la gauche strasbourgeoise

Pour Anne Pernelle-Richardot, adjointe aux PV de Stationnement il s’agit d’un vrai scandale « fait de contre-vérité , de raccourcis, d’affirmations tronquées »

Son collègue de parti, l’ex-député Éric Elkouby, dénonce une vision de la région « archaïque » lors d’une longue intervention au conseil départemental.

Pour comprendre, il faut savoir que les socialistes strasbourgeois défendent le Grand Est décrété par leur président François Hollande. Néanmoins, on peut également penser qu’ils soutiennent également  la grande région parce qu’elle est acceptée  par une majorité d’électeurs strasbourgeois.

Quelques conseillers régionaux alsaciens du centre et de droite, bien lotis au Grand Est sont également opposés au retour de la région Alsace.

Enfin, de plus en plus d’élus se trouvent une passion pour l’Alsace depuis qu’un sondage d’UL affirme que 83 % des Alsaciens seraient défavorables au Grand Est.

L’avenir nous dira s’ils sont sincères

Par le passé, de nombreux élus ont affirmé défendre la région et la culture alsacienne. Force est de constater (sans revenir sur la double trahison électorale Rottner/Richert) que ces élus ont toujours joué aux fidèles franchouillards une fois à Paris.

Aujourd’hui, l’engagement des présidents de départements et de certains élus semble sincère, à suivre !

 

L’article dans tout le Bas-Rhin :

Un nouveau souffle pour l’Alsace : Vrai ou faux ?

La réforme territoriale a rayé l’Alsace de la carte. Cette disparition a créé un malaise chez nombre de nos concitoyens, du Bas-Rhin comme du Haut-Rhin, qui aujourd’hui appellent de leurs vœux une renaissance alsacienne, politique et économique, tournée vers l’Europe, dotée de services publics modernes, plus efficaces et moins coûteux, pour construire ensemble l’Alsace que nous voulons. Sous l’impulsion des deux Départements alsaciens, le projet est aujourd’hui sur la table : ce qui hier encore semblait impensable est aujourd’hui parfaitement possible avec la mobilisation de tous les Alsaciens. « Tout le Bas-Rhin » vous livre quelques clés du débat actuel, pour vous aider à démêler le faux du vrai.

Le Grand Est a supprimé l’Alsace : Vrai

Chaque Alsacien le constate au quotidien : l’Alsace a disparu des panneaux routiers, des plaques d’immatriculation départementales. Sa présence sur les moteurs de recherche internet a chuté. L’Alsace a été rayée de la carte institutionnelle et repoussée en périphérie du Grand Est. Encore plus préoccupant : la marque Alsace est moins attractive ! Or, un territoire n’existe que si ses habitants s’y sentent engagés, se sentent appartenir à ce territoire. C’est justement le cas des Alsaciens, majoritairement attachés à leur identité. Aujourd’hui, la Région raisonne essentiellement à l’échelle des 10 Départements du Grand Est. Or, il y a de nombreux enjeux alsaciens spécifiques : les infrastructures de transport par exemple. Il y a aussi Strasbourg capitale européenne, que l’Alsace a vocation à conforter.

Fusionner le Bas-Rhin et le Haut-Rhin suffirait : Faux

Ce ne serait qu’une addition de compétences, or le projet Alsace vise à créer des leviers d’action supplémentaires pour le dynamisme du territoire et la qualité de vie des habitants. En intégrant les compétences de la Région, la nouvelle collectivité Alsace pourra faire plus, plus efficacement en pouvant notamment à nouveau être un partenaire actif des entreprises. Les citoyens ont avant tout besoin d’une simplification administrative, ce que la réforme instituant les fusions de Régions a échoué à faire.

L’Alsace est une échelle d’action pertinente : Vrai

Le rapport annuel de la Cour des Comptes vient de le souligner : les nouvelles régions ont engendré des surcoûts ! Le rapport salue au contraire la bonne gestion départementale. La taille n’est pas synonyme d’efficacité : une étude montre que les dépenses/habitant de l’Alsace étaient en 2015 de 262€, contre 298€ pour le Grand Est prévus en 2016. Le budget du Grand Est (2,8Mds€) ne lui permet pas de peser : il est à peine plus élevé que celui du Bas-Rhin et du haut-Rhin (2Mds€) et presque 20 fois moins élevé que celui du Bade-Wurtemberg !

L’Alsace, c’est aussi une économie et un tourisme d’une efficacité sans pareille dans le Grand est.

Le retour à l’Alsace comme une vision passéiste : Faux

Le projet est celui d’une Alsace ouverte, rhénane et européenne, tolérante, moderne d’un laboratoire de l’innovation territoriale, pour plus d’efficacité et de proximité de l’action publique. L’Appel des Cent pour l’Alsace, signé par 100 personnalités de tous âges, issues de tous les univers qui font la richesse du territoire, est bien le signe de la volonté d’une Alsace d’avenir. L’Alsace y gagnera, la France aussi, avec une Alsace qui assure déjà près de 7 % des exportations françaises alors qu’elle représente 3 % de la population.

Le Grand Est éloigne les services publics des habitants : Vrai

Un exemple : les services de transports publics sont aujourd’hui gérés au niveau du Grand Est. Face à des besoins avant tout locaux, une gestion et une expertise de proximité sont nécessaires. Les acteurs de la vie politique, culturelle et économique le ressentent aussi, eux qui doivent effectuer des allers-retours permanents sur un territoire gigantesque. De nombreux sièges et lieux de décision administratifs ne sont aujourd’hui plus en Alsace mais à Chalon, Reims, Metz ou Nancy.

On ne peut plus redécouper le Grand Est : Faux

Ce qui a été mis en place par une loi, une autre loi peut le modifier. Il suffit qu’un projet de loi soit déposé et voté par les parlementaires. Et c’est bien le gouvernement actuel qui fait la promotion du droit à l’expérimentation pour améliorer l’efficacité de l’action publique. C’est exactement ce que vise le projet Alsace.

Le Grand Est n’a pas changé la vie des Alsaciens : Faux

Les Alsaciens ont pu constater un éloignement des services publics, une dilution des aides publiques entre les différents Départements du Grand Est. Une perte d’efficacité et d’attractivité est aussi exprimée par les acteurs économiques.

Un calendrier tenable est possible pour restaurer l’Alsace : Vrai

Sous l’impulsion du Haut-Rhin et du Bas-Rhin ainsi que des autres Départements du Grand Est et des parlementaires, le projet porte sur une évolution institutionnelle qui prendra forme en 2021.

Cela laisse largement le temps de construire le projet le plus pertinent et efficient possible.

Le Grand Est est la bonne échelle pour travailler avec les Allemands : Faux

Les élus allemands le disent : ils ressentent un éloignement de l’Alsace. L’Alsace au cœur du Rhin supérieur, au centre de l’Europe, est une économie complètement en interaction avec ses voisins, avec près de 60 000 travailleurs frontaliers et près de 50 % des capitaux étrangers venant d’Allemagne et de Suisse. Une assemblée territoriale d’Alsace est le moyen de redonner un souffle nouveau à la coopération transfrontalière, au bilinguisme porteur d’emplois. Les spécificités de l’Alsace pourront alors à nouveau constituer des atouts pour tous les Alsaciens.

Le Haut-Rhin et le Bas-Rhin ne pourront jamais s’entendre : Faux

Depuis plusieurs années, les deux départements ont rapproché leurs politiques et travaillent déjà ensemble sur de nombreux projets utiles pour tous les Alsaciens. Il faut maintenant simplement aller plus loin.

VOUS AUSSI, MOBILISEZ-VOUS !

L’assemblée territoriale d’Alsace, c’est votre projet, le projet de tous les Alsaciens.

 

Après ce plaidoyer, que dire de la réponse du conseiller départemental Éric Elkouby ?

En engageant ce débat, surfant sur des dérives d’un autre temps, heureusement abolies, surfant sur une notion identitaire dangereuse, alors que notre région a été si douloureusement marquée de par son histoire, vous enfermez l’Alsace sur elle-même au lieu de l’ouvrir sur le Monde. (…) Votre vision de la région est archaïque et nous ne la partageons pas.”

Faut-il comprendre par là que, pour Monsieur Elkouby, il est vraiment nécessaire de s’oublier pour s’ouvrir à l’autre ? En bon donneur de leçons, l’homme se fait la voix des Alsaciens, qui s’accomoderaient selon lui d’être devenus Grandestiens, adoptant lui-même la position manichéenne qu’il fustige et réduisant avec mépris soif de reconnaissance des spécificités régionales à des dérives identitaires.

Pas sûr que cela enrichisse le débat, par sûr que cela invite à la réflexion commune…

 

Macron veut une une entité « Alsace » et une « autonomie Corse » ?

L’entité Alsace, cette inconnue

« L’Alsace a été au cœur du menu du « déjeuner républicain » qu’ont partagé les grands élus avec le président de la République.

Après un véritable tour de table, Emmanuel Macron a opté pour une entité Alsace dans le Grand Est.

Le président de la République n’entend pas redécouper la carte des régions. Il ne veut pas que le cas alsacien provoque un nouveau « big-bang ».

C’est ce qu’il a expliqué au cours du déjeuner, hier midi, auquel étaient conviés les parlementaires et les principaux grands élus d’Alsace.

En revanche, il s’est dit ouvert à « une entité Alsace au sein du Grand Est », rapporte la sénatrice Fabienne Keller (LR, Bas-Rhin).

Cette entité pourrait naître de la fusion des deux départements, qui pourraient obtenir des compétences supplémentaires » lit-on dans les DNA.

Bref, un truc qui s’appelle « Alsace », une entité sans pouvoir, mais pour permettre aux Alsaciens de continuer à utiliser le mot.

L’effet domino

“Premièrement, la région Grand Est ne peut pas être démantelée. La démanteler, c’est prendre le risque d’avoir des effets domino sur toutes les autres régions.

Par contre, il est ouvert à une évolution institutionnelle à l’intérieur de la région Grand Est par exemple, par la fusion des deux départements et par la délégation de certaines compétences de la région à ces deux départements fusionnés” précise Alain Fontanel.

On comprend que certains ont compris que la réforme n’est pas bonne, mais plutôt que de revenir en arrière, on préfère la fuite en avant !

“Nous sommes favorables à l’autonomie de la Corse, mais dans la République française”

La question d’un député corse a amené cette réponse du Ministre de l’Intérieur »… Revenons sur les faits

«  Paul-André Colombani, député de Corse du Sud appartenant à la coalition nationaliste “Pé a Corsica”, a adressé une question au Premier ministre Edouard Philippe sur “l’autonomie de plein exercice et de plein droit”.

“Aujourd’hui, l’idée d’une Corse autonome est très largement répandue. Des Corses de naissance ou de cœur, nationalistes ou non, partagent massivement l’aspiration à une évolution politique et institutionnelle fondée non sur le rapport de force mais sur le dialogue, l’esprit de réconciliation et la recherche d’une solution pérenne”, explique le député.

Avant de demander :

“Monsieur le Premier ministre, êtes-vous favorable à l’ouverture d’un processus de dialogue en vue de déboucher dans les meilleurs délais sur une autonomie de plein exercice et de plein droit ? ».

Il y aura donc une entité « Alsace » et une « autonomie Corse » dans la même République. Cela en dit long sur l’image de l’Alsace, à Paris.

 

 

 

L’Alsace victime de harcèlement… textuel !

Un harcèlement textuel, mis en place par des puissants. Pensez donc, ils tenaient l’Assemblée, la majorité parlementaire. L’Alsace allait donc devoir « fusionner », de force, avec des partenaires qu’elle ne désirait pas.

Pire, il y eut des complices qui pensaient qu’il fallait (se) coucher pour réussir. Et les voilà de pousser l’Alsace à s’offrir… De laisser faire. Peu importaient les sondages, les manifestations de rejet.

Un harcèlement textuel, mis en place par des puissants

« Allons, ma belle, ne fais pas la rebelle, cela passera ! C’est dur au début, mais pense à ce que tu auras ensuite. Tu seras la plus belle sur l’affiche, tu les auras tes budgets, tes tgv, tu les tourneras tes clips, tes films publicitaires ».

Cela se passe vite fait, en fait. Alors que certains officiaient, d’autres offraient celle à qui ils devaient tout.

La loi passa, le harcèlement textuel continua.

Jamais content, ils voulaient aller encore plus loin avec elle. Brimer ses départements en les rendant impuissants, opérer la belle pour isoler sa capitale. On allait jusqu’à la priver d’identité… Finis les cartes de visite et son propre nom sur la vitrine de l’Hôtel de Région, finis les panneaux aussi.

Parfois, seule, elle pleurait

Parfois, seule, elle pleurait. Elle entendait alors des petites gens lui dire : « Nous, on t’aime ». Cela renforçait son courage.

Un jour, elle trouverait la force et le courage de tout dire. Elle prendra alors la parole et dénoncera les auteurs, les complices de l’Histoire, comme tant de femmes le firent au moment de l’affaire Weinstein.

Barbara Desvilles

NDLA : Comparaison n’est pas raison et ce texte est finalement aussi provoquant que la réforme territoriale, mais si ce texte vous a ému ou qu’il a provoqué en vous de la colère comme le firent les révélations des dessous de l’affaire Weinstein et de ses pendants parisiens, alors partagez cet article.

 

Une loi pour recréer l’Alsace : Il manque des députés et sénateurs !

« Les députés Eric Straumann, Raphaël Schellenberger, Jacques Cattin (LR, Haut-Rhin) et Laurent Furst (LR, Bas-Rhin) à l’Assemblée, les sénateurs Jean-Louis Masson et Christine Herzog (DVD, Moselle) au Sénat, ont déposé une proposition de loi visant à recréer des régions disparues en 2015 par référendum. Leur argumentaire fait directement allusion aux situations alsaciennes et lorraines » écrivent les DNA.

Pour un peu, on se réjouirait. En effet, il faut donner un cadre légal à la volonté de créer une « nouvelle région Alsace ». Or, la création de celle-ci passe par un retour à l’ancienne. La loi est dure, mais c’est la loi !

Pour un peu, on se réjouirait… Mais pas tout à fait !

Parlons Sénat. Rendons d’abord hommage à deux sénateurs mosellans ! Puisqu’il n’y a aucun sénateur alsacien par les dépositaires pour écrire : « Dans la logique du conseiller territorial, il aurait par exemple été pertinent de fusionner les deux départements alsaciens avec la région Alsace ou de fusionner les quatre départements lorrains avec la région Lorraine. Par contre, il est aberrant d’organiser l’absorption progressive des dix départements de la région Grand Est par celle-ci. »

Pourquoi l’Alsace serait empêchée de former une entité administrative spécifique alors que cette faculté a été accordée sans problème à la Corse

Compte tenu des frais de déplacement et de l’éloignement des centres de décision, les grandes régions n’ont permis aucune économie réelle de gestion. C’est ce que confirme un rapport de la Cour des Comptes. Le Républicain Lorrain du 12 octobre 2017 indique ainsi : selon le « Rapport de la Cour des Comptes, la fusion des régions a généré des surcoûts. C’est poliment dit : la création de grandes régions “n’a pas remédié à la complexité du paysage institutionnel local.” En clair, une réforme pour rien et qui pourrait coûter cher ».

En tout état de cause, si on compare le coût du fonctionnement des grandes régions actuelles et des squelettes de départements qui subsistent avec le coût qu’auraient les anciennes régions ayant absorbé les départements, il est clair que la seconde option n’est pas la plus onéreuse. De plus, elle aurait l’avantage de garantir une gestion à taille humaine avec un minimum de proximité par rapport au terrain.

Malheureusement, les élus régionaux actuels sont accrochés à leur mandat électif et on ne peut pas espérer de leur part, une initiative qui remettrait en cause leur existence. C’est d’autant plus regrettable que dans beaucoup de régions fusionnées, des voix se font entendre pour déplorer que l’on ait créé de véritables féodalités complétement déconnectées des problèmes que rencontrent nos concitoyens dans leur vie au quotidien.

Enfin, des régions telles que l’Alsace ont une identité très forte et on ne voit pas pourquoi l’Alsace serait empêchée de former une entité administrative spécifique alors que cette faculté a été accordée sans problème à la Corse ».

Reconstitution de la région de 2015 !

Leur proposition de loi demande : « Un département inclus dans le territoire d’une région constituée par regroupement de plusieurs régions peut, avant le 1er janvier 2020, demander la reconstitution de la région existant au 31 décembre 2015 sur le territoire de laquelle il était alors situé et sa fusion avec les départements qui la composaient à cette date en une unique collectivité territoriale exerçant leurs compétences respectives. La demande est inscrite à l’ordre du jour du conseil départemental, par dérogation aux articles L. 3121-9 et L. 3121-10, à l’initiative d’au moins trois de ses membres.

La demande du département est transmise au conseil régional concerné qui la soumet aux électeurs des départements de la région dont la reconstitution est demandée selon les modalités définies à l’article L.O. 1112-3, au second alinéa de l’article L.O. 1112-4, aux articles L.O. 1112-5 et L.O. 1112-6, au second alinéa de l’article L.O. 1112-7 et aux articles L.O. 1112-8 à L.O. 1112-14 ».

Les puristes liront l’ensemble ici : http://www.senat.fr/leg/ppl17-014.html.

Interrogez votre sénateur sur sa volonté de défendre l’Alsace !

Ce qui nous interpelle, c’est l’absence des Sénateurs alsaciens … Car oui, vous l’ignorez peut-être mais nous avons des Sénateurs.

Alors demandez aux vôtres leurs positions sur le sujet, si vous habitez dans le Bas-Rhin ou dans le Haut-Rhin.

Interrogez votre député sur son soutien à cette démarche !

Ce qui nous interpelle, ce sont aussi les 4 députés alsaciens à déposer ce projet de loi.

On félicitera donc les députés Eric Straumann, Raphaël Schellenberger, Jacques Cattin (LR, Haut-Rhin) et Laurent Furst (LR, Bas-Rhin) et on interrogera les autres, à commencer par les Bas-Rhinois puis par les Haut-Rhinois.

Ceux qui auraient oublié de signer peuvent encore se rajouter !

Demandons aux autres de justifier cette énième absence…

D’ici là, partagez cet article !

 

(en illustration, le blason de l’Alsace réunissant les deux départements, utilisé jusqu’en 2015)