Rottner, le gland d’Est

Pour atteindre ses objectifs, l’ex-maire de Mulhouse, en compagnie de Philippe Richert, n’a pas hésité à “trahir” les Alsaciens en organisant un semblant de manifestation et une pétition contre le Grand Est tout en travaillant secrètement pour, aspirant à jouer les premiers rôles dans cette même méga structure.

Ces méthodes leur ont à valu tous les deux l’ire des Alsaciens. Philippe Richert n’a pas supporté d’être montré du doigt (ni sifflé pendant les meetings) quand il se promenait en Alsace : il a démissionné. Mais Jean Rottner est d’une autre trempe. Les Alsaciens l’embêtent clairement avec leurs histoires de département unique et de sortie du Grand Est… Une telle issue pour l’Alsace nuirait a sa carrière !

Dans les années 2000, l’ancien médecin se prosternait devant son grand ami Nicolas Sarkozy pour obtenir un poste de ministre, en vain, le président sortant ne sera pas réélu.

Hier, à Metz (car il n’a pas osé le faire à Strasbourg), Jean Rottner a avoué être sur la même ligne qu’Emmanuel Macron sur l’avenir de l’Alsace… Jamais les bottes du président de la République n’avaient été aussi brillantes !

Le président de la République est favorable à une “entité” Alsace, par fusion des deux départements, maintenue au sein de la région Grand Est. Ce qui équivaut juste à faire du Haut-Rhin et du Bas Rhin un seul département alsacien. Point de vue compétences de cette structure, rien ne changerait.

Bref, Jean Rottner semble vouloir une nouvelle fois faire la nique aux Alsaciens.

Des Alsaciens qui réagissent ?

Il y a bien une pétition « des cents » au fond d’un tiroir, une association de retraités qui organise des colloques à tout va où participent toujours les mêmes personnes, un parti régionaliste qui a rempli son compte en banque lors des élections législatives de 2017 et qui depuis se contente de faire quelques communiqués de presse… Etc.

Certes, Les Alsaciens ne sont pas des bonnets rouges, ils se désolent du spectacle qu’offrent certains élus, mais manifester dans les rue n’est pas dans leurs gènes. Reste l’espoir des quatre mousquetaires Brigitte Klinkert, Frédéric Bierry, Eric Straumann et Laurent Furst.

Le plan « Expression Citoyenne pour l’Alsace », lancé par les présidents départementaux doit démontrer que les 83 % des Alsacien qui veulent plus d’Alsace sont là pour soutenir leurs actions. Mais il en faut plus, Madame et monsieur les présidents de département et messieurs les députés, nous voulons du concret, du lourd !

Etre Alsacien, Badois, Breton ou Basque, c’est comprendre et respecter son histoire pour mieux comprendre et respecter celle des autres.

 

Mercredi : Emmanuel Macron est pour le Grand Est !

Alsace : pas de séparation au sein du Grand Est pour Macron

Voilà d’entrée de jeu ce que nous apprennent les DNA en citant le Chef de l’Etat :

Il est évident que, pour ce qui est de la région Grand Est et du sujet alsacien, ce n’est pas simplement dans ce cadre-là que la question se pose, elle est plus large, plus politique. Qu’il y ait une réflexion pour qu’existe une identité alsacienne qui s’inscrive dans la région Grand Est, oui. Qu’il y ait une séparation au sein de la région Grand Est, non.

On peut tout à fait imaginer que les deux départements concernés fusionnent pour créer un grand département d’Alsace au sein de la région Grand Est, et que ce département, ensuite, puisse passer des conventions pour obtenir au sein de cette région des compétences dont il apparaît à la région et aux départements que ce serait plus pertinent.

C’est ce chemin, me semble-t-il, qu’il faut prendre, et non celui d’une désagrégation régionale qui n’irait pas, à mes yeux, dans la bonne direction.”

Que nos politiques fusionnent déjà les départements, obtiennent des compétences sérieuses, le « temps » utilisé par le Chef de l’Etat laisse à penser que rien ne sera impossible.

A condition que les Alsaciens se manifestent et en parle à leurs élus LREM.

La vice-présidence, ce sera sans Danielle

Les propos de Danielle Dambach dans la presse sont finalement assez révélateurs :

Danielle Dambach, la future maire de Schiltigheim, a rencontré le président de l’Eurométropole Robert Herrmann. Elle lui a fait une annonce surprenante : elle ne demande pas de vice-présidence au sein de la majorité. Et ne convoite donc pas le poste laissé vacant par le maire sortant Jean-Marie Kutner.« Nous ne voulons pas de vice-présidence pour Schiltigheim mais les coudées franches et beaucoup de facilités sur les dossiers », expliquent Danielle Dambach et Patrick Maciejewski.« Il aurait fallu qu’Alain Jund démissionne ou que l’un d’entre nous entre dans la coalition d’Yves Bur ».”

L’élue n’a rien demandé parce que sans doute on ne lui a rien proposé. Sans doute aussi parce qu’elle ne voulait pas faire perdre une Vice-Présidence à son camarade EELV, Alain Jund.

On fait le pari que les élus de sa liste à l’Eurométropole vont vite retrouver leurs partis d’origine. La liste, certes citoyenne, était bien une liste de gauche plurielle composé d’encartés et d’ancien encartés.

Les premières manœuvres seront donc politiciennes.

Ball, encore

Apprenant que des matchs de Hand, Foot et Basket Ball se déroulent ce week-end à Schiltigheim, Jean-Marie Kutner entend dénoncer sur Facebook, la mainmise de son ex-adjoint sur le sport. (Ndlr : on déconne.)

Disparition

« Eric Bellargent a fait une chute mortelle hier matin en changeant une ampoule dans le musée qu’il dirigeait. Il portait le plus petit musée de Mulhouse à bout de bras depuis 2003 » nous apprend L’Alsace.

Un directeur qui change lui-même une ampoule ! Cela se passe en Alsace ! C’est surtout tout l’esprit d’un homme humble qui se battait au quotidien pour « son » musée et son attractivité.

Le destin est parfois cruel.

 

 

Un groupe « Alsace » à la région Grand Est ?

Un groupe « Alsace » ! Entendez-bien, un groupe d’élus LR et centristes au Conseil Régional Grand Est envisagerait de créer un groupe dissident au sein de la majorité régionale. Son nom « Alsace », symboliserait la révolte de ces élus contre le sort réservé à l’Alsace au sein du « machin »…

Les élus alsaciens se révolteront-ils ?

Machin ! Le mot gaullien prend ici tout son sens puisque c’est une belle façon de définir l’ensemble administratif dans lequel l’Alsace a été « fusionnée » de force. L’initiative du groupe n’est pas nouvelle.

Logiquement même, le groupe aurait pu sortir du bois plus tôt si l’affaire Vanessa Wagner n’avait explosé sur fond de création d’un autre groupe interne à la majorité.

Il aura fallu attendre un post de Jacques Schleef sur son mur Facebook :

« Lors de la conférence de presse de Frédéric Bierry et de Brigitte Klinkert l’annonce par Lotz Calderoli Martine de la constitution imminente d’un groupe “ALSACE” au Conseil Régional Grand Est est un événement important pour les semaines et mois à venir ! Sans être parlementaire, elle a exprimé la position de certains conseillers régionaux ( Georges SchulerAndré ReichardtJustin Vogel et Huguette Zeller) prêts à constituer un « groupe autonome » au sein du Conseil régional du Grand est. Si elle se concrétisait, une telle initiative (que Jean Rottner ne manquerait pas de qualifier de « « rébellion »…), aurait plusieurs avantages : – elle montrerait un nouvel aspect de la crise alsacienne, avec un risque de « scission » de la majorité LR/UDI selon des clivages territoriaux – elle pourrait incarner une volonté « régionaliste » à forte capacité médiatique, si le groupe prenait le nom « Alsace » – elle donnerait à ses membres des moyens administratifs importants, ce qui faciliterait leur action de communication vers l’opinion (y compris outre-Vosges, pour expliquer la démarche alsacienne) – elle accorderait aux « frondeurs » une légitimité et une crédibilité incontestables, dans le contexte de la future « vivisection » du Grand Est que pourrait annoncer le préfet Marx (si effectivement l’Etat transfère à une « Alsace reconstituée » des compétences réelles et non symboliques).

La cigogne apporte les bébés – mais elle doit aussi se servir de son bec !

P.S. (‘cela veut dire post scriptum !) : Il va de soi que la présidence doit aller à une femme ! »

Les premiers lecteurs découvraient une Martine Caldéroli engagée pour l’Alsace.

A la lecture du nom d’Huguette Zeller, certains se réjouissaient. « Adrien Zeller aurait été dans ce groupe » soulignait un élu. Soulignant qu’il manquait des noms.

La pression Rottner

La circulation de l’information irrita la présidence et celui ou celle qui se voit déjà président-e. La danse alsacienne du « un pas en avant, deux pas en arrière » commença. On attendait la réaction des « Richert’s Girls »,  mais ce furent d’autres élus qui se firent entendre dans les couloirs.

D’abord ceux qui ne seraient rien sans le Grand Est et leur choix par l’équipe Richert.

Valérie déborde

Ensuite, de l’autre côté des Vosges : il faut dire que l’on somma Valérie Debord de « cheffer » en temps que patronne des Républicains. L’éventuelle présidente d’après promet de gérer la situation…

Y voit-elle un complot alsacien ? Maçonnique, comme on l’a entendu, par d’autres et sur un autre conflit récent ? Heb’di ne sait pas.

Les téléphones ont vibré dans la journée d’hier, pour faire pression sur les uns ou tenter d’impressionner les autres. Si l’outing du groupe n’est pas apparu comme habile, il n’en reste pas moins qu’on attend désormais les élus alsaciens sur le sujet « Alsace ».

L’ombre d’Adrien Zeller plane chez quelques élus. Lui qui voulait, dès 1978, faire de la « politique autrement » avait su, pour défendre ses idées et l’Alsace, créer un groupe avec peu d’élus et oser.

Barbara DesVilles

(Maison de la Région, site Strasbourg Wacken, photo @ www.grandest.fr)

Grand Est/Alsace : le départ annoncé de Christophe Kieffer

Des insultes sexistes

Au départ, plusieurs informateurs qui contactent Heb’di et votre magazine est ainsi le 1er à se poser en « lanceur d’alerte ». Kiki la fouine (le doux surnom donné par le personnel de la région) alias Christophe Kieffer, l’éminence grise de Philippe Richert, a dérapé, insultant l’élue Vanessa Wagner.

« Ma réaction était d’autant plus forte qu’au moment de la constitution de la liste, c’est moi qui ai personnellement présenté sa candidature à Philippe Richert. Il ne fait pas de doute que j’aurais dû mieux maîtriser cette colère. Je regrette d’autant plus ces propos que cela pouvait donner le sentiment à deux autres élues présentes, dont je respecte le travail au sein de l’équipe majoritaire, que je les englobais dans mes appréciations, alors même qu’elles soulevaient un questionnement de fond sur le sens de l’action régionale » tentait-il d’expliquer.

Hier, son nouveau président le lâchait : “« Dans un environnement qui a profondément changé, la gouvernance politique et administrative doit être amenée à évoluer », a indiqué Jean Rottner en ouverture de séance. Après avoir salué l’action de François Bouchard, directeur général des services de la Région, qui quittera ses fonctions dans quelques mois, il a indiqué que « la direction et la chefferie de cabinet évolueront pour une dynamique nouvelle ». Cette remarque intervient après l’incident qui a opposé, il y a une quinzaine de jours, son directeur de cabinet, Christophe Kieffer, à l’élue Vanessa Wagner. « Tout manque de respect est inacceptable », a-t-il indiqué hier en l’absence de son directeur de cabinet, laissant entendre que Christophe Kieffer sera amené à quitter prochainement ses fonctions.” C’est extrait des DNA.

Certains ont cherché d’où était sortie l’attaque… Des sourires mulhousiens en disaient long.

« Tu n’es qu’une merde, tu n’es qu’une pétasse innommable… » avait lâché le directeur de cabinet ! Pétage de plombs, autoritarisme… Ce fut réseau contre réseau. Ceux de l’élue d’abord, ceux du « Dir’Cab » aussi.

On notera naturellement l’engagement des « Richert’s Girls » (Elsa Schlack et Lila Merabet) pour Christophe Kieffer : « Nous formons une équipe, une belle équipe, dont nous pouvons être fiers du travail accompli jusqu’à présent. Notre unité est gage de réussite des projets que nous portons. Utilisons nos différentes énergies pour être davantage dans l’action, fidèle à notre Président et à nos engagements » écrivirent-elles.

Elles devront désormais encore changer de stratégie ! A l’intérieur de la majorité, il en est pour dire qu’elles en font un peu trop.

Voilà sans doute pourquoi des tensions naissent des anciennes régions. L’idée est de calmer un peu les arrogances alsaciennes et de peser sur Jean Rottner. En Moselle, certains pensent déjà à l’alternance à la présidence. « Jean n’est pas Philippe » glisse un élu.

Un groupe « Alsace » au sein de Grand Est ?

Récemment, un élu centriste avait démissionné de ses fonctions pour retrouver une liberté de ton et de voyage. D’autres expliquaient perdre leur temps dans les transports. Certains, enfin, évoquaient la création d’un groupe « Alsace » au sein de l’Assemblée. Car, oui, une partie des élus LR sait encore compter : 83 % des Alsaciens ne veulent toujours pas du « Grand Est ».

 

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Saine lecture : La noblesse alsacienne

Vient de paraître ce livre de plus de 380 pages, édité par I.D. l’Edition, qui nous ouvre les portes du quotidien, mal connu, de la noblesse alsacienne au XIXe siècle.

Marc Glotz, son auteur, spécialiste de la noblesse alsacienne, ancien directeur d’école, vice-président de la Société d’Histoire du Sundgau, a réussi avec tact et bonheur à exploiter des archives privées, soit un exceptionnel ensemble de correspondances et de photos conservées par des familles attachées à leur histoire.

Marc Glotz a utilisé ces écrits d’une grande qualité littéraire pour nous présenter une histoire de la noblesse d’Alsace entre 1800 et 1914 avec un éclairage particulier sur la guerre de 1870-1871 et l’époque du Reichsland.

C’est à partir des souvenirs de Louis de Mullenheim, mais surtout des lettres de son épouse Jeanne, née Coëhorn, adressées à sa cousine Adèle de Dalwigk, que Marc Glotz a pu reconstituer la passionnante histoire étalée sur quatre générations de deux familles aristocratiques alsaciennes, les Coëhorn et les Mullenheim tout au long du XIXe siècle.

« Au-delà de cette chronique familiale vivante et souvent édifiante, c’est une fresque des us et coutumes d’une époque, ainsi que de nombreux épisodes de l’histoire de l’Alsace et de l’Europe qui défilent à travers le regard de la noblesse de notre province. »

CP

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Miroir de la Noblesse Alsacienne au XIXe siècle

Par Marc Glotz (I.D l’Édition, 2018)

Affaire Kieffer : «Tu n’es qu’une merde, tu n’es qu’une pétasse innommable…» Que fait Jean Rottner ?

Christophe Kieffer a longtemps été directeur de cabinet de Phillipe Richert à la région Alsace puis au Grand Est et est maintenant directeur de cabinet de Jean Rottner. Il a été nommé chevalier de la Légion d’honneur fin 2017.

Il y a une semaine, nous avions dénoncé les paroles du directeur de cabinet envers la conseillère régionale Vanessa Wagner : « tu n’es qu’une merde, tu n’es qu’une pétasse innommable…»

La presse régionale parfaitement au fait de ce dérapage avait jusque-là étouffé l’affaire.

Où sont les féministes ?

On s’étonne du manque de réaction des féministes et de la classe politique en générale, toujours prêtes à bondir à la moindre parole désobligeante.

Il est vrai que, comme nous l’avions écrit, nombre d’élu-e-s du conseil régional préfèrent privilégier leur carrière au combat pour la cause et il paraît de surcroît que Christophe Kieffer sait tout sur tout le monde… Est-ce là la raison du silence ?

Dans un mail (que nous reproduisons intégralement ci-dessous) Catherine Vierling, Conseillère Régionale Moselle Sud, réagit :

“ Bonjour,

J’ai fait partie des témoins directs d’une situation extrêmement choquante et inacceptable et voici ce qui s’est réellement passé.

Le contexte est celui de l’analyse d’un rapport sur la ruralité. La réunion à laquelle plusieurs d’entre nous ont été convoqués par Valérie Debord dans le bureau de Christophe Kieffer à la dernière minute faisait suite à un mail de 4 co-signataires avec Vanessa Wagner. Ce mail proposait des modifications sur le rapport en question.

Les violences verbales dont Vanessa a fait l’objet et les injures (dont entre autres… « tu n’es qu’une merde, tu n’es qu’une pétasse innommable…») qu’elle a reçues, lui ont été adressées dès son arrivée dans le bureau par Christophe Kieffer. Vanessa n’avait même pas prononcé un mot et nous étions tous et toutes extrêmement choquées. La réunion ruralité a tout de même pu commencer avec Denise Buhl, co-signataire du mail, Valérie Debord (présidente de la composante LR de la majorité), Catherine Baillot (présidente de la composante MODEM de la majorité), Franck Leroy (auteur du rapport) et André Boucher (CR de Boulay, en zone rurale), et moi-même (sur mes 230 communes de Moselle Sud, 191 ont moins de 500 habitants) présidée par Christophe Kieffer.

La réaction de Vanessa Wagner était calme ; tout en hochant la tête négativement, elle demandait à plusieurs reprises des excuses, sans succès.

Dans un deuxième temps, le Président Jean Rottner s’est joint à la réunion, dont le sujet était la ruralité et les nouveaux budgets alloués aux petites communes, et toujours en présence de ces témoins, Vanessa a été menacée par Christophe Kieffer (“Tu vas voir, je vais parler de choses que je sais, si tu continues, tu ferais bien de te méfier si tu continues”) et calomniée. Au cours de cet échange, Jean Rottner est intervenu pour proposer à Vanessa Wagner de créer un groupe “agir”, initiative à laquelle il a dit qu’il ne se serait pas opposé.

Ayant assisté à ces scènes invraisemblables, je peux vous assurer qu’il n’y avait donc aucun échange franc et musclé entre deux élus mais il s’agissait clairement et à plusieurs reprises d’agressions caractérisées et ciblées envers une Conseillère régionale.

Les comportements violents et les insultes sexistes sont à bannir de nos fonctionnements si nous voulons vraiment pouvoir nous regarder dans une glace quand nous nous disons que nous sommes « formidables ».

La cohésion d’un collectif, quel qu’il soit, commence par des modes de communication interpersonnels respectueux. Banaliser les dérapages et minimiser leurs conséquences contribuent à assurer l’impunité de ceux qui les commettent.

Les femmes en sont souvent les premières victimes et cela va au-delà d’un simple sujet «d’actualité».

La dignité et l’autorité d’une institution républicaine que nous aimons et à laquelle nous croyons, telle que celle que nous représentons tous et toutes, sont en jeu.

C’est ce que à quoi chaque élu et chaque élue devrait penser en priorité.

Ceci, surtout lorsque par ailleurs je côtoie des élus qui font un travail remarquable sur le terrain au service de nos territoires et nous ne saurions jamais assez apprécier tous ces efforts.

C’est cet élan qui nous avait amené, dans l’esprit de la liste “unissons nos énergies”, à créer, en plein accord avec le Président Rottner, un groupe composante de la majorité, apolitique, uniquement basé sur notre volonté de travailler pour nos territoires, de manière opérationnelle, utilisant la composante de la société civile, des socioprofessionnels et des non inscrits politiquement parlant, reconnus pour leur expertise de terrain, dont les ruraux, pour renforcer la majorité par leur expertise.

Cette création s’est faite suite aux entretiens des co-signataires avec Jean Rottner.

Elle ne saurait justifier aucune forme de violence et pour vous en donner toute la substance veuillez trouver ci-dessous le courrier électronique envoyé par Vanessa Wagner aux collègues femmes élues auquel je me suis associée immédiatement.

Dr Catherine VIERLING

MO, MA, MBA

Conseillère Régionale Moselle Sud ”

(…)

“Mesdames, Chères Élues, Chères Amies,

Depuis 2 jours, plusieurs d’entre vous me contactent à la suite d’un incident dont j’ai été la victime lundi 12 mars.

Je souhaite donc partager avec vous toutes les faits et vous livrer quelques réflexions. J’ajoute d’ores et déjà que Notre Président est parfaitement informé de la situation puisque présent en partie lors de l’agression verbale dont j’ai été victime de la part de Christophe Kieffer, Directeur de cabinet de la région.

Lundi 12 mars vers 15h30, à l’occasion d’une réunion impromptue sur le sujet de la ruralité, j’ai été agressée verbalement à plusieurs reprises par le Directeur de Cabinet de la Région, Monsieur Christophe Kieffer.

Étaient présents à cette réunion : Valérie Debord, Vice-Présidente, André Boucher, Conseiller régional, Franck Leroy, Conseiller régional chargé de l’aménagement du territoire, Catherine Baillot Vice-Présidente, Denise Buhl, Conseillère Régionale, Catherine Vierling, Conseillère régionale.

A peine entrée dans le bureau de Monsieur KIEFFER devant tous les élus présents, porte grande ouverte avec de nombreuses personnes dans les couloirs sans avoir même eu le temps de dire bonjour, Monsieur Christophe Kieffer m’a agressée et injuriée dans les termes suivants :

“Toi je ne veux pas te parler.”

“Tu n’es qu’une pétasse innommable “

“Une fouteuse de merde”

“Tu n’es rien”

Il a poursuivi par des menaces à mon encontre :

“Tu vas voir, je vais parler de choses que je sais, si tu continues, tu ferais bien de te méfier si tu continues, il y a des choses qui vont sortir.”

Je suis restée très calme, lui ai fait remarquer que son comportement était intolérable et lui ai demandé des excuses. Ce qu’il n’a pas fait.

La réunion s’est poursuivie en ma présence sur des sujets politiques, jusqu’à ce que Jean Rottner la rejoigne vers (17 heure) J’ai alors pris la parole et lui ai expliqué ce qui s’était passé en début de réunion et indiquant que je ne comptais pas en rester là et que je demandais des excuses.

Monsieur Kieffer m’a alors interrompue :

“J’aurais dû commencer par te dire combien je te méprise.”

” Tu ne comprends rien, tu as foutu la merde en te présentant aux législatives, tu as extorqué l’UDI et Richert pour te payer ta campagne.”

J’ai répondu (toujours calmement) que ma campagne avait été payée par mes deniers personnels et que ni l’UDI, ni Philippe Richert ne m’avaient donné un euro. J’ai ajouté que ces propos étaient donc calomnieux.

Après la réunion (18h15), j’ai voulu parler à J. Rottner en privé afin de comprendre quelles suites il comptait donner au comportement inadmissible de Monsieur Christophe Kieffer. Valérie debord est allée chercher le président et est revenue en m’indiquant que Jean souhaitait le voir avant de s’entretenir avec moi.

Hier matin, mardi 13 mars,(10h30) je me suis entretenue avec Jean Rottner qui souhaite “calmer le jeu”. Je lui ai répondu qu’il ne s’agissait pas de calmer le jeu mais de faire en sorte que Monsieur Kieffer non seulement me présente des excuses officielles, mais également ne réitère plus ces comportements, ni envers moi ni envers aucune des élues ou personnel administratif de la Région.

En tant que Président de la Réunion Grand Est, il est de son devoir et de sa responsabilité juridique de protéger élus et personnel administratif contre les agressions et tentatives d’intimidation venant de Monsieur Kieffer. Je lui ai rappelé que les injures sexistes, les menaces et les propos diffamatoires sont réprimés par la loi.

Pour ma part, je compte déposer une main courante rapidement. Monsieur Kieffer a visiblement décidé de me nuire et je dois me protéger de tentatives d’agressions futures, verbales ou autres.

En parallèle, j’ai demandé par écrit à Jean Rottner de prendre les mesures nécessaires, en conformité avec la loi et en accord les valeurs républicaines et humanistes que nous partageons.

J’ajoute que le fait que Monsieur Kieffer se sente libre d’agir de la sorte, notamment en sa présence et celles d’autres élus, notamment des Vice-Président de la Région, révèle à quel point son autorité et celle de l’institution ne sont plus respectées.

Je remercie les élues présentes lors de cet événement douloureux qui m’ont témoigné leur soutien et leur empathie, en toute solidarité et humanité. Cela m’a fait beaucoup de bien.

En tant qu’élues, nous avons une responsabilité : celle de ne pas nous laisser faire. Quand on est la victime de tels comportements, aussi violents, il est parfois plus simple de les ignorer. Mais ce faisant, nous tolérons l’intolérable. Les initiatives récentes de femmes sur les réseaux sociaux doivent nous inspirer pour agir là où nous sommes victimes au quotidien. L’impunité est un poison qui nous tue lentement et atteint notre dignité car rien ne justifie rien un tel comportement.

Il est grand temps d’en finir avec les comportements sexistes et la violence psychologique au sein de notre institution.

Je vous invite à me contacter pour échanger à ce sujet.

Vanessa Wagner

Conseillère Régionale Grand Est ”

On attend naturellement la nouvelle réaction de Valérie Debord, d’Elsa Schalck et de Lilla Merabet … Solidaires de Kieffer ou solidaires de Wagner ?

Réforme Territoriale : “Ne faites pas semblant de refaire l’Alsace !”

HEB’DI : Stéphane vous vous avez fondé « Touche Pas à l’Alsace ». En 2014, vous étiez lanceur d’alerte sur les menaces pesant sur l’Alsace. Vous étiez présent dans la foule anonyme lors du dernier rendez-vous de l’Initiative Culturelle Alsacienne. Pourquoi pas sur la tribune ?

Stéphane Bourhis : Pour ma présence à la tribune, je vous laisse poser la question aux organisateurs. Sans doute était-elle réservée aux grands élus ! Mais entre nous, je préfère être dans la foule, avec le « peuple » alsacien, celui qui n’existe pas.

Vous évoquez ma position de 2014, encore visible sur Alsace 20, elle est hélas d’une justesse intemporelle. Nous sommes en avril 2014. J’en appelle à l’union, j’évoque les risques de non alternance.

La première manifestation de juin 2015

Nous (je tiens à ce nous) lançons « Touche Pas à l’Alsace » avec des étudiants et des cadres des LR. Nous organiserons surtout la première manifestation de la Place du Château en Juin 2015. Elle donne la parole à des cadres de différents partis politiques et d’autres sont présents dans la foule. Nous lançons l’alerte. Les premiers coups viennent de cabinets officiels et de ceux qui se voit bien dans ce qui n’est pas encore le Grand-Est. Un tantinet diabolisée, elle lance la vague des manifestations.

Elle incarne ce qu’il faut encore faire aujourd’hui !

Mon regret : le chacun pour soi et la lâcheté de certains. Cela dit, j’ai en tête les visages de ceux qui étaient parmi les 500 à Colmar, à Strasbourg. Sans grade et élus unis…

HEB’DI : Depuis, du temps a passé. Emmanuel Macron a remplacé François Hollande, Jean Rottner a remplacé Philippe Richert et l’Alsace n’est pas de retour. Pourquoi ?

L’Alsacien ne sait pas ce qu’il veut et ce qu’il a, il ne le veut pas

Stéphane Bourhis : J’ai lu dans vos colonnes le mot « Hansimschnockelorisme ». Voilà le mal ! L’Alsacien ne sait pas ce qu’il veut et ce qu’il a, il ne le veut pas. Comment ne pas regretter cette incapacité à parler d’une même voix. Les régionalistes sont accusés de trahison ou d’extrémisme pas les autonomistes et ces derniers ne supportent pas que des partis parisiens puissent abriter dans leur militants d’ardents défenseurs de l’Alsace.

L’autre, c’est sans doute l’égo ! Chacun veut être le nouveau Saint Arbogast ou la nouvelle Sainte Odile qui sauvera l’Alsace. Il faut se dire, comme le fit Maurras à l’échelle de la nation que tout ce qui est alsacien est nôtre. Sans distinction et en poussant dans la même direction.

HEB’DI : Une direction, un cap ! Vous avez signé la pétition « Cap vers l’Alsace ». Quelle est votre position exacte ?

Stéphane Bourhis : A titre personnel, je suis, selon le titre du livre d’Adrien Zeller, pour « Une France forte de ses régions ». Cela veut dire que je suis pour une « Région Alsace » et non pour une « entité » ou, pour les Gaullistes, un « machin » intitulé Alsace avec des sous pouvoirs. J’imagine bien certains technocrates se dire « Donnons aux alsaciens un truc baptisé Alsace, ils seront contents ».

Là est d’ailleurs la faiblesse de l’Alsace. Il n’y a pas plus de « Mouvement Alsacien » comme il existe un mouvement breton ou corse et du côté des partis, il n’y a toujours pas de CDU Alsacienne puisque c’est Paris qui donne les investitures qui compte vraiment.

J’ai signé « Cap vers l’Alsace » au-delà de la démarche mais parce qu’il faut soutenir toutes les avancées. Ici , celles du travail de Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry.

Mais attention, je vous dis que je suis pour une région Alsace mais je suis capable de comprendre que cela puisse mettre du temps. Mais souvenons-nous que la Corse est, elle aussi, sortie de Paca.

HEB’DI : L’Alsace n’est pas la Corse…

Stéphane Bourhis : Avec humour, je vous répondrais évidemment que non. Ils ont la mer, on a l’amer. Mais de l’amour de l’Alsace peut naître un grand mouvement, à condition aussi de ne pas laisser les conférences, les débats aux élus, aux anciens.

Si l’on ne veut pas qu’il y ait un dernier des Alsaciens comme il y eut un dernier des Mohicans

Le Macronisme, que je ne soutiens pas lorsqu’il cantonne l’Alsace, a soulevé un vrai défi. Pour changer de politique, il faut laisser la place aux générations suivantes. Pour cela, il faut leur laisser la parole, les associer immédiatement.

Si l’on ne veut pas qu’il y ait un dernier des Alsaciens comme il y eut un dernier des Mohicans, encore faut-il faire du combat pour l’Alsace un combat intergénérationnel et mettre en avant les Alsaciens de demain.

Un vrai référendum si la loi ne veut pas de l’Alsace

L’autre erreur serait de faire semblant ou de faire une réforme de la réforme au rabais. Il ne faut pas faire semblant de refaire l’Alsace, il faut bâtir « constructivement » une nouvelle Alsace. Cela passe par l’ouverture à tous et sans doute par un référendum… Un vrai, sans limite ni frein, comme celui de 2013.

Il faut aussi en finir avec l’entre-soi et associer la population au sursaut alsacien ! Sans elle, il ne se passera rien. Les lignes doivent bouger.

 

(Propos recueillis par HEB’DI)

Jeudi : Porn, Alsace et cinéma

Revenge Porn en Alsace ?

Voici ce que nous apprend le site Fredzone :

L’Alsace fait face depuis quelques semaines à une vaste campagne de revenge porn, une campagne diffusée par le biais de Snapchat. Des dizaines d’adolescentes en ont été victimes et une enquête est actuellement en cours afin de déterminer l’identité des personnes à l’origine de la diffusion de ces contenus nauséabonds.”

Le revenge porn est cette pratique qui consiste pour des “ex” en colère, notamment, ou des pirates de comptes, de publier et diffuser des photos intimes sur les réseaux sociaux.

Bien sûr, se prendre en photo dans le plus simple appareil peut encore heurter les parents… En attendant, c’est une pratique courante. Parlez-en à vos enfants et soyez solidaires. Les victimes en ont besoin.

Ridicule avec un R comme JR

Jean Rottner change chaque semaine de position. Celui qui écrivait à TripAdvisor pour y faire revenir l’Alsace s’est lâché au Salon de l’Agriculture.

Ce sont les citoyens alsaciens qui ont raté le coche en refusant la fusion lors du référendum en 2013 (…) Il faut oublier les régions historiques, mais pas nos identités, pour jouer groupé.”

Ce faisant, il oublie qu’il était à la manœuvre avec Philippe Richert lors du référendum de 2013. L’homme qui voulut être roi du Grand Est semble désormais vouloir moins d’Alsace.

Il faudra sans doute « sortir les sortants ».

Eric Elkouby aime le cinéma

On découvre que l’élu strasbourgeois, Eric Elkouby soutient le projet de cinéma Mk2 à Schiltigheim. Ainsi signe-t-il avec Martine Jung dans les DNA :

Sans doute chatouillé par le dynamisme de la cité des Brasseurs, le maire de Strasbourg a été obligé de se réveiller, bousculé par les tenants d’un tout Strasbourg hégémonique, ne supportant aucun développement intercommunal.”

Le voilà de mettre le feu sur un dossier sensible. Une question nous interpelle. Est-ce Eric Elkouby l’élu de Strasbourg au Conseil Départemental ou Eric Elkouby le salarié de la mairie de Schiltigheim ??

Racing : des joies aux larmes…

Pensons aux larmes des Strasbourgeois battus… par meilleurs qu’eux ! Pensons aux larmes des Camblysiens.

« Quelques minutes après leur exploit contre Strasbourg en Coupe de France mercredi soir, les Camblysiens ont appris la mort du fondateur du club, Walter Luzi, père du président et de l’entraîneur » lit-on sur Europe1.

Hommage et respect.

ROTTNER, le roitelet

Déclaration enregistrée (probablement dans son bureau) à l’abri de toute question possible d’un journaliste ou d’un quelconque contradicteur.

Cette imposture de troisième de cordée, doigt sur la couture, mais peu courageux, se retranche au passage derrière le premier ministre et le préfet de région pour imposer son déni de la démocratie envers une majorité d’alsaciens.

Ajoutant au passage dans son diktat que ce sondage à 83%, connu depuis des années, n’est rien de nouveau pour lui et que cela ne changera rien au périmètre géographique ou de compétences du Grand Est. (sic) ” à bon entendeur, circulez il n’y a rien à revoir”. Il confirme ainsi dans sa précipitation de petit chef que le rattachement de l’Alsace a bien été décidé en toute connaissance de cause et notamment sans tenir compte à ce moment-là de la charte européenne des droits des territoires.

En charge des responsabilités pour la gestion de la région, son attitude démontre son incapacité et son incompétence à tenir sa fonction de manière démocratique et de gérer la décentralisation.

Cette donne de 83% méritait un minimum de discernement et de respect de la part d’un responsable élu. Personnaliser à ce point une pareille affirmation, à la vue de résultats peu reluisants produits par le fonctionnement actuel du Grand Est, ne doit pas être toléré. Je ne pense pas qu’elle est issue d’une concertation des 169 ni des 253 conseillers (hé oui !)

Après Valls qui s’est fait fort à faire “plier” les alsaciens (dernière région de droite en France) ; nous avons eu Richert qui après son retournement de veste lui a emboîté le pas mais qui s’est rendu compte que la gestion est empêtrée dans un véritable marasme généralisé ; nous avons aujourd’hui un petit seigneur de la monarchie républicaine, qui droit sur les rangs et girouette en direction de Paris veut démontrer pouvoir mieux faire que son prédécesseur mentor dans l’espoir d’une gloriole personnelle. Et ce, quelles que soient les conséquences de cette gestion calamiteuse contre nature et inadaptée à l’Alsace.

Mais, là où le bât blesse, c’est que les alsaciens atteints par ce déni s’attendaient et espèrent encore que les élus – de quelque bord qu’ils soient et qui nous gavent de démocratie représentative à tour de bras – s’unissent pour dénoncer ces propos dictatoriaux dignes d’un “petit seigneur”.

Reste à espérer que le cours changera encore les choses et que le moment venu nous lui repasserons son plat à froid ; mais aussi que “Paris” ne se laissera pas prendre au jeu des petites manœuvres personnelles totalement contre-productives pour les enjeux à venir et les défis à relever.

Par ailleurs, dans le journal du 20/2 on apprend qu’en Alsace les “bénéficiaires” bien mal nommés, je dirai plutôt les “dépendants obligés” des restos du cœur, banque alimentaire, secours populaire… ont augmenté en Alsace de 13% en un an. Mais là, grâce aux bénévoles dévoués et aux généreux donateurs, nos décideurs en col blanc pourront continuer de roucouler… sans scrupule !!

Un lecteur de HEB’DI

Mardi : Ça se passe en Alsace

Toutes directions

67 % des Alsaciens souhaitent quitter le Grand Est et 83 % d’entre eux espèrent une nouvelle collectivité régional. Les Alsaciens connaissent bien ces chiffres… Mais comment sont ils perçus au-delà des Vosges ??

Des chiffres qui n’ont toutefois pas fait progresser le débat sur la fusion des deux départements alsaciens. Au contraire, les initiatives isolées se multiplient et contribuent au trouble politique sur un sujet supposé consensuel.”

Cela ne nous montre pas sous notre plus beau profil…

Le 7 avril 2013 reste la date qui aura durablement bloqué tout processus de création d’une entité politique en Alsace (…) Le référendum sur la fusion des deux départements et de la région s’avère un échec et le projet est enterré.”

Pour certains, ce “rappel à leur bon souvenir” ne doit pas être très agréable à entendre…

Les projets de Brigitte Klinkert et de Fréderic Biery, respectivement présidents LR du conseil départemental du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, de fusionner les deux entités pour en faire une collectivité unique. Elle serait dès lors dotée de compétences supplémentaires, notamment en matière de développement économique. (…) ont multiplié les rencontres avec l’entourage du chef de l’Etat et celui du Premier ministre.”

Là le journaliste met le doigt sur un point non-négligeable : « Chaque initiative laisse sur la touche les députés et les sénateurs du cru – à commencer par ceux de la majorité présidentielles – et surtout, donne l’impression de monter une machine « anti métropoles » alsaciennes. Déjà mises de côté dans le référendum de Philippe Richert, les agglomérations mulhousienne et strasbourgeoise semblent à nouveau marginalisées dans des projets ressemblant à une nouvelle lutte de l’Alsace des champs contre celle des villes ». Carrément, un choc des civilisations ? Cela paraît un peu capillotracté.

La Gazette des Communes pose finalement la bonne question : Et si l’Alsace était réunifiée ?

Bah, pas la peine de vous précipiter pour répondre… Ce n’est pas pour tout de suite : « Le leader politique capable de fusionner les énergies en faveur d’une collectivité alsacienne unique n’a pas (encore ?) émergé ». Là-dessus, tout le monde est d’accord.

 

Strasbourg : ça marche au PAS !

Dans un long et très intéressant entretien sur le site spécialisé aivp.org, Emilie Gravier (qui est la directrice du développement et de la promotion portuaires au Port Autonome de Strasbourg) ne fait pas que balancer son port : elle nous offre de nouvelles perspectives sur notre eurométropole préférée !

Au programme : « Aménagements dans la zone centrale du port en lien avec les projets urbains du quartier des 2 Rives, actions visant à améliorer la mobilité urbaine et optimiser les trafics, plan guide pour mieux imbriquer port, ville et nature, valorisation des espaces portuaires et traitements paysagers, initiatives à destination des habitants » etc etc. En fait, on dirait que c’est plutôt la ville qui s’est étendue jusqu’au port, et celui-ci ne peut contrecarrer l’implacable avancée citadine… il doit donc s’adapter !

(l’entrée Nord, photo©Nicoleon)

Résultat : « Après avoir participé à l’élaboration du schéma directeur définissant les orientations du projet, le PAS a cédé à la SPL2Rives, aménageur de la Ville, un certain nombre de terrains en friche qui ont vocation à être urbanisés. Dans la zone centrale du port qui sera à l’interface des quartiers urbains, le port entreprend plusieurs investissements qui participeront au nouveau paysage qui sera créé et qui valorisera l’image de ce secteur. »

(l’ancienne capitainerie du port, photo©Niko67000)

La Capitainerie, petit bijou architectural de la fin du 19ème siècle, offre un panorama de 2 km sur le bassin portuaire et « fait également l’objet d’un projet pour y accueillir un restaurant où les Strasbourgeois pourront venir admirer leur port et le mouvement des conteneurs ». Enfin, le Port autonome de Strasbourg construit son futur siège social dans le bâtiment qui « marquera l’identité du quartier ».

Mettre en évidence les atouts déjà existants, n’est-ce pas ce que l’on appelle de l’optimisation ?

 

 

Faut-il croire que les députés LREM n’aiment pas l’Alsace ?

La parution du sondage Ifop sur l’Alsace, la volonté de revenir à l’Alsace (ou d’aller vers l’Alsace) de 82 % des Alsaciens avait pourtant réveillé les élus de la droite et du centre.

Poussé par 82 %, ils osaient, hier demander un référendum.

Un référendum pour les députés LR…

Voici ce qu’ils écrivaient, il n’y a pas si longtemps :

Seulement 10 % des sondés considèrent que l’intégration dans le Grand Est est une « bonne chose » pour l’Alsace. L’exercice de l’action politique en Alsace est aujourd’hui paralysé par cette question institutionnelle qui génère un climat délétère, qui ne va ni dans l’intérêt de notre Région, ni dans l’intérêt de la France. Aussi, nous vous demandons l’organisation d’un référendum dans les départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, afin de trancher définitivement cette question. Une telle initiative ne pourra qu’être portée au crédit de votre quinquennat afin de réparer une grave erreur dans l’organisation de nos territoires.”

…Pas de référendum pour les députés LREM

Un bruit qui a réveillé l’opposant au retour à l’Alsace, Sylvain Waserman, Député LREM cumulant son mandat de conseiller régional après avoir été fidèle fusil de Philippe Richert. Il a battu le rappel.

Martine Wonner (sortie désormais de son arrêt maladie), Thierry Michels, Bruno Studer, Vincent Thiébaut, Sylvain Waserman et Bruno Fuchs ont ainsi cosigné une lettre indiquant leur position :

« Ils expriment leur désaccord avec l’idée de consultation populaire par l’intermédiaire d’un référendum », la lettre de mission du Premier ministre, Edouard Philippe, adressée au préfet du Grand Est le 22 janvier, Jean-Luc Marx, est claire. Le préfet a mandat pour réfléchir à l’avenir institutionnel de l’Alsace, mais sans toucher aux lois sur le redécoupage des régions.”

Maintenant, à vous de jouer !

C’est donc à vous, électeurs de faire monter la pression. A leur demander pourquoi, chez certains, le discours sur le terrain n’est pas le même que sur les communiqués. Pourquoi ils veulent une Alsace au rabais, un ersatz de collectivité, alors que, vous, vous aimez l’Alsace comme territoire et comme région.

Interrogez-les et faites nous remonter tout cela. Fer’s Elsass.

Barbara DesVilles

Alsace : Un sondage ou une révolution ?

Pour la collectivité Alsace

« Pour la collectivité Alsace » titrent les DNA. On en avalerait déjà son croissant. Je crois que les Alsaciens ne veulent pas une collectivité, mais bien une région. Cela, certains ne l’ont pas encore compris. L’Alsace veut exister, être incarnée et non disposer d’une structure folklorique appelée « Alsace », destinée à calmer les Alsaciens.

Et le sondage alors ?

Le sondage est sorti. On l’attendait comme le messie. Ses premiers chiffres avaient transpiré. Le voilà donc dans les DNA :

Un Alsacien sur dix seulement voit l’intégration dans le Grand Est comme « une bonne chose » pour l’Alsace. Ils veulent à une très forte majorité une collectivité Alsace que deux tiers d’entre eux souhaitent hors du Grand Est. Résultats d’un sondage IFOP ”

83 %

Le chiffre clé est une addition … On retient que 83 % des sondés sont pour une renaissance de l’Alsace.

C’est le pourcentage des Alsaciens, d’après le sondage, qui sont « tout à fait favorables » (54%) ou « plutôt favorables » (29%) « à ce que l’Alsace renaisse et retrouve un statut de collectivité territoriale ». Rajoutons-y 2% d’abstention.”

Les DNA présentent les faits proprement et cela change de l’époque où l’on accusait de tous les maux les opposants à la grande région. Si vous croisez un journaliste, rappelez-lui tout cela.

Rue 89 n’aime pas le sondage

Mouton noir ou rebelle, Rue 89 Strasbourg s’amuse à démolir le sondage : « Rions un peu avec l’Ifop et son sondage sur la « renaissance de l’Alsace » »titre un premier article, s’attaquant à chaque détail du sondage.

Pour un peu, on aurait dit qu’ils avaient accepté une mission de la région Grand Est pour fournir des « éléments de langage » ! Voici qu’écrit Pierre France :

Bingo ! Et ça ne gêne pas l’Ifop de poser la question de la « renaissance de l’Alsace » aux personnes sondées, comme si elle avait disparu sous nos pieds. Il faut dire que les mêmes personnes avaient été bien préparées par une question précédente, qui leur demandait « leur sentiment face à la disparition de la Région Alsace. » Alors comme ça l’Alsace disparaît et personne ne nous prévient ? ”

Un second article intitulé « Refaire une Région Alsace ? Et maintenant une demande de référendum à Macron » prolonge l’attaque. La publication d’une photo d’une manifestation avec Philippe Richert, nous a bien fait sourire cependant.

Allez, camarades, à quand un Rue 6768 Alsace ?

Le référendum demandé par les députés

Cela dit, la demande de référendum par les députés alsaciens nous a aussi fait rire. En Alsace, les élus n’appellent à la révolution qu’à partir du moment où 83 % de la population sondée dit les soutenir. Avant, on se tait, on ne dit rien, on attend.

Réjouissons-nous cependant de lire « Nous demandons l’organisation d’un référendum sur la sortie de l’Alsace du Grand Est » sur le site de France Bleu ()

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération.

Tiens, il en manquerait pas un ?

On attendra la riposte de la région Grand Est.

Et vous, partagez donc cet article…