Région : la Majorité du Grand Est va-t-elle exploser ?

Région : la Majorité du Grand Est  va-t-elle exploser ?

On pourrait en douter, mais il y a bien une majorité à la tête du Grand Est.
Naturellement, elle entend le rester, mais…

De nettes tensions existent entre les proParisiens et ceux remettent en cause le Grand est !

L’une des premières conséquences de ces tensions est l’absence des élus LR 67 de la région lors des instances du parti.
D’autres-parts, certains reprochent à Georges Schuler (Maire de Reichstett) d’avoir fait exploser le groupe à l’Eurométropole et surtout de nettes tensions existent entre les proParisiens et ceux remettent en cause le principe du Grand Est !
À ce sujet, Elsa Schalck et Pascal Mangin sont les grands absents des réunions des dirigeants LR…
Ces deux-là n’hésitent pas à passer régulièrement des appels parisiens pour s’assurer les bonnes grâces au siège du parti à l’approche des prochaines élections municipales. D’autres collent aux bottes de Valérie Debord pour obtenir le même résultat.

Les élections internes des LR en octobre prochain permettront aussi de prendre la température en Alsace …

Dans le Haut-Rhin, il se dit que d’amicales pressions sont exercées sur les pro-Alsace … Soit par le biais d’éventuelles d’investitures aux sénatoriales, soit en soutient lors de vote lors des élections internes.  Nous suivrons de près ces élus afin que nos lecteurs soient avertis.
La panique Unser Land !

Même si elle ne change pas la face du monde ni ne colmate les faiblesses du mouvement Unser Land, sa campagne d’affichage énerve. D’abord en Alsace, puis en Moselle.
Un observateur patenté voit dans cette démarche la volonté d’Unser Land de tenter de présenter des listes Régionalistes et Solidaires dans l’ensemble des départements du Grand Est… S’il y arrivait, le mouvement régionaliste ne pourrait gagner, mais pourrait faire perdre.
L’affichage en Moselle a encore plus étonné. Des élus bien pensants ne comprenant pas que la crise alsacienne s’élargisse à Metz.

Discrètement, les cadres de LREM observent d’ailleurs cette situation. Leur liste, lors des prochaines élections régionales, taillera des croupières à la majorité LR-UDI.
Une alliance avec le centre ou une partie de la gauche pourrait alors renverser les équilibres.
Les alliés d’aujourd’hui ne le seront pas demain. « Il faudra que la droite vire tous les candidats trop à droite » annonce un observateur intéressé et en marche, sous la promesse du silence.

Le cabinet observe

À peine remise du « départ » de Christophe Kiefer, le cabinet, lui, a conservé ses « bonnes habitudes ». Il observe la toile, dresse une liste des « non compatibles » et vient jouter de temps en temps.
La peur du moment reste la création d’un groupe Alsace au sein de la région. La sortie d’André Reichardt, les soubresauts de Justin Vogel laissent à penser que l’idée est encore « viable ».
L’ombre d’Adrien Zeller plane sur l’Hôtel de Région. Lui avait osé créer son groupe, lui avait osé affirmer qu’il fallait défendre l’Alsace. Certes, il était centriste.
La Majorité du Grand Est est repliée sur elle, sur son nombril. Elle en oublie les oppositions qui travaillent à leur destin…

Le séminaire

La Majorité du Grand Est préparé son séminaire des 8 et 9 septembre.
Côté hébergement, tout est cadré : « Si vous nous rejoignez dès le samedi, nous vous rappelons que votre nuit d’hôtel du samedi soir est à régler par vos soins et qu’un remboursement de 90€ (pour les hôtels situés à Strasbourg) ou 70€ (pour les hôtels situés en dehors de Strasbourg) interviendra a posteriori après transmission à la Région de la facture dans les conditions habituelles de remboursement en matière de formation. »
Côté programme le dimanche est consacré au bilan,  le samedi est lui « touristique » :
À partir de 14h00 : Accueil à la Maison de la Région
15h00 : Visite du Parlement Européen
17h00 : Trajet en bateau mouche du Parlement Européen jusqu’au Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg avec possibilité d’une dégustation de vins d’Alsace à bord.
18h30 : Balade découverte de la Petite France à la Cathédrale
19h30 : Cours particulier “Comprendre l’Alsacien en 1 leçon” avec Huguette Dreikaus à la Winstub Zuem Strissel
20h30 : Soirée Tartes Flambées à la Winstub Zuem Strissel !
Si vous voulez taquiner la « Majorité Régionale », vous savez déjà où les rencontrer.
Il y a des ponts pour agiter les drapeaux rot un wiss sur le parcours des bateaux « mouche » !

Barbara Desvilles

La synthèse du rapport du préfet Marx

L’avenir des deux départements alsaciens !

Commandé  le 22 janvier 2018 par le Premier ministre, alors que la Région Grand Est est contestée par certains,  le  ” Rapport au Premier ministre Mission Alsace Grand Est ” est arrivé !

Afin de permettre à nos lecteurs de réagir dès à présent, nous vous proposons la synthèse de ce document de 141 pages.

Le rapport complet est téléchargeable : http://www.bas-rhin.gouv.fr/Actualites/Territoires/Rapport-au-Premier-ministre-Mission-Alsace-Grand-Est/Rapport-au-Premier-Ministre-Mission-Alsace-Grand-Est


Synthèse du rapport

Carrefour longtemps disputé entre des voisins puissants, l’Alsace s’est forgé une identité propre au cœur de l’Europe.

D’abord partie de l’Empire romain puis du Saint-Empire, réunie au Royaume de France après la guerre de Trente Ans, elle est annexée à l’Allemagne de 1870 à 1918 et de 1940 à 1945.

De la pax romana au partage de Verdun, de la prospérité des Hohenstaufen à la Grande Peste, du rayonnement artistique et culturel de la fin du XVe siècle aux ravages de la guerre de Trente Ans, de la Révolution industrielle aux « Malgré-nous », son destin, associant épisodes brillants et tragiques, résume une partie des étapes de l’unification de l’Europe, sous le double signe du limes et du syncrétisme.

À l’époque contemporaine, le territoire que l’on désigne sous la dénomination « Alsace » est formé par les actuels départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. L’Alsace est aussi un territoire d’application du droit local alsacien-mosellan spécifique qui touche à de nombreux aspects de la vie sociale, économique et culturelle.
Depuis la création au 1er janvier 2016 de la région Grand Est, il n’existe plus de collectivité territoriale d’Alsace. Toutefois, le périmètre alsacien conserve des formes institutionnelles propres. Plusieurs structures interdépartementales opèrent dans des champs aussi divers que la sécurité publique, l’économie, l’assainissement, la culture, le tourisme et l’attractivité du territoire.

La réalité des volontés exprimées

Le projet de création du Grand Est a été accueilli de façon réservée par les Alsaciens. Certaines inquiétudes ont été exprimées sur le dimensionnement, la relative hétérogénéité du nouvel ensemble et l’absence de référence à leur territoire historique.

L’échec de la tentative de création, par référendum, d’une collectivité unique d’Alsace en 2013, fusion des départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la région Alsace, portée par les élus, éclaire les tensions actuelles.

De fortes oppositions sont apparues lors de l’adoption de la nouvelle carte régionale, reflétées dans les résultats des élections régionales de 2015. Elles ont désormais perdu en intensité et une partie de la classe politique alsacienne s’est engagée dans la construction de la nouvelle région.
Deux courants principaux s’affirment actuellement sur cette question. D’une part, les exécutifs départementaux revendiquent la création d’une collectivité à statut particulier, dont les compétences seraient exorbitantes du droit commun des départements. D’autre part, l’exécutif régional Grand Est, s’il n’affiche pas d’opposition à une éventuelle fusion des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, l’assujettit à l’inscription pleine et entière de cette entité dans le cadre régional et dans le respect du partage des compétences organisé par la loi NOTRe.

Au-delà des interrogations sur l’avenir administratif du territoire, le « désir d’Alsace » dépasse le registre institutionnel.

Les formes juridiques possibles pour porter l’Alsace : hypothèses institutionnelles
En cohérence avec la lettre de mission du Premier ministre et avec la position du Président de la République, rappelée lors de sa visite à Strasbourg le 17 avril dernier, l’évolution des deux départements ne peut s’envisager qu’à l’intérieur de la région Grand Est.

Dans ce cadre, quatre possibilités d’évolution institutionnelle se dessinent aujourd’hui afin de porter le « désir d’Alsace » :

•    renforcer la coopération entre les deux départements en mettant en place une entente ou en créant une institution interdépartementale ;
•    créer un syndicat mixte, auquel d’autres collectivités pourraient adhérer ;
•    fusionner les deux départements dans un grand département Alsace, par la loi ou par la voie réglementaire ouverte par le Code général des collectivités territoriales ;
•    créer une collectivité à statut particulier en application de l’article 72 de la Constitution.

Si l’entente, l’institution et le syndicat mixte constituent des formes souples de coopération faciles à mettre en place, elles ne répondent qu’incomplètement aux aspirations des élus du territoire qui souhaitent donner naissance à une nouvelle collectivité alsacienne à part entière.
À l’inverse, la création d’une collectivité à statut particulier, malgré le soutien dont elle bénéficie auprès d’une partie des élus alsaciens, notamment ceux du mouvement Les Républicains, introduirait en France continentale, et en dehors des cas très spécifiques des « PLM » (Paris, Lyon, Marseille), une multiplication des types de collectivités, qui serait porteuse de risques, difficilement lisible et critiquée dans le reste de la région Grand Est mais aussi en Alsace.
En revanche, le projet gouvernemental de « différenciation », nouvelle étape significative de la décentralisation, ouvre des perspectives et une dynamique dont les élus locaux pourraient se saisir.

La fusion des deux départements et la création d’un département d’Alsace, au sein de la région Grand Est, permettrait d’édifier une nouvelle collectivité territoriale en harmonie avec le reste du territoire national.

C’est celle qui a été mise en avant par le Président de la République lors de sa visite précitée à Strasbourg. Elle fait par ailleurs l’objet d’un soutien de la part des parlementaires En Marche. Résultant d’une loi ou d’un décret, elle pourrait s’inscrire dans un calendrier resserré et apporter des économies d’échelle sans nécessairement remettre en cause l’organisation déconcentrée de l’État.
Les autres formes de coopération institutionnelle ne sont pas disqualifiées pour autant. D’une part, une entente ou une institution permettrait d’organiser une transition vers la création d’un département unique. D’autre part, le recours à un syndicat mixte offre la possibilité d’associer, de manière pérenne, d’autres collectivités hors d’Alsace, telles que le département de la Moselle dans le champ linguistique.

Les missions d’une éventuelle collectivité Alsace : compétences, expérimentations législatives et coopération transfrontalière

Si une fusion semble être la principale option permettant de donner naissance à une collectivité territoriale alsacienne, il n’en demeure pas moins qu’une simple « addition » des deux départements serait mal comprise par les élus et une partie de la population. Pour être pertinente, celle-ci devrait être la source d’un véritable projet de territoire, ancré dans un espace rhénan, national, transfrontalier et européen.
Une telle ambition pourrait se traduire, outre les compétences déjà exercées par les départements, par l’attribution de compétences nouvelles. Dans le cadre fixé par les lois NOTRe et MAPTAM, des compétences pourraient être attribuées au département unique par délégation ou par transfert de l’État ou de collectivités territoriales de niveau différent. Ensuite, le projet de révision constitutionnelle porté par le Gouvernement devrait permettre de moduler les compétences des collectivités appartenant à une même catégorie au travers d’un « droit de différenciation ».

Carte de la province d’Alsace en 1789

Enfin, le « droit à l’expérimentation », qui devrait être assoupli par la révision constitutionnelle envisagée au travers de la suppression du « verrou » de la généralisation, pourrait concourir à l’élargissement des attributions de compétences de l’entité Alsace unique.
En particulier, une gestion plus efficace des flux transfrontaliers et un meilleur accès aux services publics au voisinage de la frontière seraient susceptibles de justifier l’attribution des compétences suivantes à une entité Alsace, guidée par le principe de subsidiarité :

•    l’importance croissante des flux transfrontaliers justifierait l’exercice d’une compétence spécifique de régulation de ces flux par les collectivités frontalières ;
•    l’Alsace et la Moselle pourraient porter des politiques innovantes en matière d’enseignement et de formation, dans leur environnement frontalier et européen ;
•    un partenariat entre la région Grand Est et une éventuelle entité Alsace pour soutenir l’attractivité, le développement économique et le tourisme pourrait voir le jour ;
•    une éventuelle collectivité Alsace pourrait œuvrer pour la mise en valeur de son espace naturel et notamment de ses cours d’eau ;
•    une collectivité Alsace pourrait jouer un rôle de premier plan dans le domaine culturel.

Au-delà des compétences attribuées à une entité Alsace, la mutualisation des équipements pour accroître l’offre de services publics au voisinage de la frontière ne fonctionnera vraiment que si l’on prévoit la possibilité de dérogations à certaines normes nationales, afin de favoriser une articulation fluide avec son voisinage immédiat.

Le cheminement pour parvenir à la fusion envisagée devrait faire l’objet d’un arbitrage quant à la méthode, législative ou réglementaire (décret en Conseil d’État), et au calendrier, puisqu’il faudrait conjuguer élections locales, révision constitutionnelle et cette entreprise institutionnelle spécifique.
Si cette voie était poursuivie,

l’Alsace pourrait devenir le premier territoire porteur de la « décentralisation de projets » souhaitée par le Président de la République.

Manurhin : à Mulhouse, le Grand Est préfère aider les entreprises qui gagnent des milliards !!!

Manurhin : à  Mulhouse, le Grand Est préfère aider les entreprises qui gagnent des milliards !!!

L’ancien fleuron de l’industrie d’armement alsacien qui était en redressement judiciaire est repris par un groupe de défense des Émirats arabes unis (Emirates Defense Industries Company.

Fondée à Mulhouse, Manurhin (Manufacture de machines du Haut-Rhin) aura cent ans l’année prochaine.
À l’origine, la société produisait des machines destinées à l’industrie alimentaire et autres appareils de mesure, très vite elle s’oriente vers la fabrique de munitions et machines de fabrication de munitions dès 1922.
En 1945, Manurhin propose des armes légères, des machines-outils et le scooter Manurhin.
Le révolver MR 73 a été utilisé par le RAID, le GIGN et la Police nationale.
Dans les années 1990,  Manurhin se recentre sur la fabrication et l’installation de machines pour la fabrication de munitions. En 1999, elle cède son activité d’armes de poing à la société Chapuis.

L’erreur slovaque

En 2011, malgré un carnet de commandes bien rempli, Manhurin manque de fonds pour continuer son activité. L’état ramène quatre millions d’euros par le biais de sociétés telles que la Sofired (une structure du ministère des Armées), Giat Industries et trouvera un investisseur mystérieux : le groupe slovaque Delta Defence qui posera 3 millions d’euros.  Rémy Thannberger  et des investisseurs locaux réunissent plus d’un million d’euros.

Rémy Thannberger dirige l’entreprise.

Manurhin repart de l’avant, avec une belle progression  de son chiffre d’affaires et de son bénéfice. Le carnet de commandes est bien fourni.

En 2013, Manurhin  passe sous pilotage opérationnel des Slovaques.

La même année Rémy Thannberger, rencontre un gros client, la OMPC (Oman Munition Production Company). Une société liée au ministère de la Défense du Sultanat d’Oman. Un mégacontrat de 70 millions d’euros est signé. Ce sera curieusement  le dernier…

Paradoxalement, depuis Manurhin se porte mal. Le chiffre d’affaires baisse, il y aura même des périodes de chômage partiel.

Sous pilotage opérationnel slovaque, Manurhin manque de solutions financières pour produire. Rémy Thannberger explique “Les banques refusent de nous accompagner !”, il est vrai que les financeurs hésitent à investir dans les “vice businesses” (métiers sales) liés à la guerre. Mais c’est principalement l’opacité qui entoure l’actionnaire principal Delta Défence qui effraie les investisseurs.
De plus, les Slovaques se sont révélé être de mauvais gestionnaires, au point de se demander si leurs vraies intentions n’étaient pas de flinguer Manurhin. L’entreprise a déposé une plainte contre X. L’instruction est en cours.

En 2016, la société annonce une perte de 16,5 millions d’euros.

Septembre 2016. Bpifrance et Giat industries cèdent leurs participations à la Société Nouvelle d’Alsace, entité détenue par Robert Nguyen et Rémy Thannberger, respectivement directeur général et président du Conseil de Surveillance de Manurhin.

Les politiques locaux semblent baisser  les bras à l’image du député centriste du Haut-Rhin, Olivier Becht : “Hélas, il n’est pas sûr qu’à l’issue de la procédure de sauvegarde l’entreprise évite le redressement judiciaire. Mais cela permettra au moins de revoir l’actionnariat.”

La société mulhousienne est placée en redressement judiciaire en juin 2018 et reprise par Emirates Defense Industries Company sur décision tribunal de grande instance de Mulhouse

Que fait la Région Grand Est ?

Nous avons eu peu de réactions du côté de Metz… si ce n’est un communiqué du RN qui s’étonne :  « bien que ce soit à l’État d’intervenir dans ce type de situation, Jean Rottner préfère, via la compétence« développement économique » du Conseil Régional, aider les grandes entreprises rentables et en croissance pérenne plutôt que se préoccuper de celles en difficultés et dans l’impossibilité d’accéder au crédit bancaire ».
Il est vrai , comme nous l’avions déjà dénoncé dans les pages Heb’di, que les élus de la majorité régionale ont préféré verser 8 millions d’euros à Peugeot Mulhouse quand le groupe PSA fait un bénéfice de près de… 2 milliards d’euros !
Mais, y a-t-il encore des dépenses raisonnables à la région Grand Est ?

Un coup de pouce pour Heb’di

Lundi 20 août, la 1re chambre commerciale du Tribunal de Grande instance de Strasbourg s’est prononcée pour la poursuite d’activité de votre journal « Heb’di ».

Dieu sait si ce n’était pas gagné !

Ce jugement tant espéré, nous vous le devons avant tout à vous, lecteurs ou donateurs qui nous avez soutenus par centaines via vos abonnements, vos dons, ou vos petits mots réconfortants. Soyez-en remerciés du fond du cœur.

Aujourd’hui, grâce à vos encouragements, Heb’di retrouve un nouveau souffle. Même si tout cela est encore un peu fragile, vous avez réussi à nous redonner foi en ce qui nous a toujours portés, une liberté d’écrire et de penser avec pour seul fil conducteur l’Alsace, cette région que nous aimons tant.

Comme nous nous y étions engagés, l’équipe Heb’di, rédacteurs, dessinateurs, maquettiste … ne se rémunérera pas en attendant des jours meilleurs !

Votre numéro de septembre est d’ores et déjà en chantier. Vous pourrez aussi consulter notre site hebdi.com où vous trouverez toutes les infos du jour.

Heb’di, c’est toujours plus de révélations, toujours plus d’investigations et beaucoup d’humour.

 

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ASAME/Mumbach : de nouvelles révélations

Lors d’un récent article, nous avions annoncé que d’anciens administrateurs de l’ASAME (Association de Soins et d’Aides de Mulhouse et Environs) avaient déposé plainte suite aux irrégularités constatées dans la gestion de l’association. Anticor s’est porté partie civile. Rappelons que Paul Mumbach, maire de Dannemarie, est président de l’ASAME…

Nébuleuse ASAME : Bientôt un vrai-faux Directeur général ?

Lors de l’édition du mois de décembre 2017, nous évoquions Franck Dudt, Directeur général Adjoint de l’ASAME. Après avoir été récemment élu trésorier de l’Association des Maires du Haut-Rhin ce dans une logique de renouvellement (sic !), il est à ce jour l’adjoint d’un Directeur général décédé depuis plus d’un an !

Il se murmure qu’il pourrait être prêt à prendre du galon pour devenir Directeur général… Comme il n’est toujours pas titulaire des diplômes de Niveau I nécessaires à l’exercice de ce type de fonction, une nouvelle astuce viendrait d’être trouvée par Paul Mumbach. Franck Dudt pourrait devenir Directeur général d’ « ISIS Service », une association fiscalisée regroupant toutes les structures de l’ASAME, une espèce de holding en quelque sorte. Le président voulait un nom de Dieu ou de Déesse pour sa nouvelle association fiscalisée, mère de l’ASAME et de ses sociétés filiales. Il a donc proposé au conseil d’administration le choix d’ISIS, déesse égyptienne de la création qui a notamment le pouvoir de ressusciter les morts.

Un état dans l’État !

Pour qu’ISIS prenne le contrôle de l’ASAME, il était nécessaire que l’Assemblée générale Extraordinaire de mai 2018 valide de nouveaux statuts.

Pour être certains de ne pas avoir de questions dérangeantes, Paul Mumbach et Franck Dudt se sont assurés que la majorité des membres leur soient acquis. On y retrouve ainsi la concubine de Franck Dudt, adhérente en 2018 au titre d’usagère d’un Centre de Santé (fermé depuis juin 2017). Elle n’est pas la seule. Plusieurs élus du Haut-Soultzbach, village dont Franck Dudt est le maire, sont devenus adhérents. La moralisation de la vie politique locale est à l’œuvre.

De plus, afin que les anciens administrateurs trop curieux à son goût lors des assemblées générales, ne soient plus membres de l’ASAME, il a enclenché à leur encontre une procédure d’exclusion. Paul Mumbach avait prévenu : « Comme dit Poutine, on ne va pas se laisser faire, on les traquera jusque dans les chiottes » !

Sans doute est-ce pour cela que l’Agence Régionale de Santé « Grand Est » et la région Grand Est, par le biais de son président, ont fait en mars 2018 la promotion des projets de Paul Mumbach au sein de la Maison de la Région.

Est-ce pour cela que Paul Mumbach n’est plus l’un des héros de l’indépendance alsacienne ? Et quelle sera la position des collectivités publiques avec ISIS Services ?

Le Tour d’Alsace et le mélange des genres !

Dannemarie va de nouveau être ville d’arrivée finale de ce tour en 2018. Le conseil Municipal a accordé en avril 2018 une subvention de 4500 euros à l’ASPTT Mulhouse. C’est bien !

Ce qui l’est moins, c’est que l’ASAME consacre chaque année une part de son budget à cette manifestation. Cet argent public, plus de 10 millions d’euros chaque année, constitue 90 % du budget de l’ASAME.

Comme l’a dit Paul Mumbach en 2016 à un journaliste de L’Ami Hebdo : « La commune n’aurait pas pu financer une arrivée toute seule ». Le Tour d’Alsace à Dannemarie est de ce fait co-financé par la com-com “Porte d’Alsace”, la commune de Dannemarie et l’ASAME. En échange de quoi l’année suivante, l’ASAME a eu droit à de bons articles dans ce même journal offerts par le Tour Alsace…

Extraits du supplément du journal l’Ami Hebdo du 03 juillet 2016 :

 

Extrait du journal l’Ami Hebdo du 16 juillet 2017 :

Nous attendons maintenant la réaction de Francis LARGER, Directeur général du Tour Alsace…

À travers les réseaux sociaux, il vilipende Heb’di depuis que nous avons diffusé le communiqué de presse d’Anticor. Réactions toujours commentées et applaudies par Monsieur Mumbach.

Il faut dire qu’entre Francis Larger, le patron du Groupe Larger, et Paul MUMBACH, la relation est au beau fixe. L’entreprise s’est même occupée du relooking des voitures de l’ASAME.

L’ASAME offre des repas aux élus et aux bénévoles

Sur les réseaux sociaux la page Tour Alsace indiquait que l’ASAME avait financé les repas d’une réunion avec les élus de la communauté de commune « Sud Alsace Largue ». Paul Mumbach est élu au sein de cette collectivité territoriale.

Idem pour les repas offerts à Dannemarie par l’ASAME aux bénévoles du Tour Alsace.

Sans doute peut-on considérer qu’il s’agit d’un partenariat tout à fait normal entre Tour Alsace et une entreprise à une petite différence près, l’ASAME n’est précisément pas une entreprise, mais une association percevant des financements publics.

Il est facile d’être généreux à Dannemarie en utilisant l’argent destiné au personnel devant s’occuper des personnes âgées ?

Ainsi, le Service d’Aide à la Personne se voit ponctionner d’un montant mensuel de 750 euros destiné au Tour Alsace. Ce même service accusait un déficit de 45660 euros les 4 premiers mois de 2018.

Mairie, ASAME… Qui paye quoi ? Qui fait quoi ?

Qu’en pense l’entreprise de travaux publics qui est intervenue à Dannemarie à la fois sur le chantier du village Sénior et sur des chantiers financés par la mairie de Dannemarie en lien avec ce même projet ?

La future gestion du village Sénior a été confiée aux Bateliers du Canal, société succursale de l’association ASAME dont le dirigeant n’est autre que Paul Mumbach qui, rappelons-le, est maire de la commune de Dannemarie qui finance ce même projet.

Des habitants de cette petite ville, que la gestion de la municipalité inquiète, ont saisi la justice à ce sujet. Franck Dudt qui était à l’époque… Directeur général des Services de la ville de Dannemarie sera sans doute en mesure d’apporter des réponses à moins que cela ne relève de la compétence de Fréderic Hanser, responsable du service technique à la ville de Dannemarie et mari de Cathy Hanser, fille de Paul Mumbach. Vous suivez ?

En effet, des subventions accordées en avril 2018 par le Conseil Municipal de Dannemarie posent question.

Une, en particulier, de 10.000 euros a été attribuée à l’association qui a pour objet de gérer le relais des associations du Sundgau.

Bien que ne poursuivant aucun but politique, cette association, hébergée à la mairie de Dannemarie, possède un comité composé en majorité des élus municipaux ou de leurs conjoints. Ainsi depuis le 31 janvier 2018, le président est le conseiller municipal, concubin de la 1ère adjointe (secrétaire adjointe de l’association). Celui-là même dont le fils vit en couple avec la fille de Cathy Hanser.

Le même qui au travers de sa société avait piloté la vente des tee-shirts estampillés ”Touche pas à ma silhouette”. Celui encore qui se présente comme l’instigateur des citations, nouvelle polémique de Dannemarie. Une grande famille, dont il est l’un des fervents relais sur les réseaux sociaux.

Il y a aussi la subvention à destination de la Fédération française du Bénévolat associatif qui siège à Mulhouse et est présidée par… Paul Mumbach.

L’omerta… Jusqu’à quand ?

Pendant ce temps, le Conseil départemental du Haut-Rhin soutient une opération de Maisons Familiales gérée par l’ASAME et portée par un groupement de communes haut-rhinoises.

La mairie de Westhalten, membre de ce groupement, a versé près de 13.000 euros cette année pour combler le déficit de ce modèle économique.

Extrait du procès verbal de la commune de Westalthen du 26 mars 2018 :

Cela prend le chemin d’un futur scandale. Un projet équivalent dans le Sud-Ouest a eu les honneurs d’un rapport au vitriol de la cour des comptes en 2013. D’autre part, un chantier identique serait à l’arrêt à Pfetterhouse.

Démission forcée

Le conseiller municipal, Henri Metzger, représentant la ville de Mulhouse au sein du Conseil d’administration de l’ASAME, « a été récemment invité à démissionner » de ses fonctions d’administrateur par l’ASAME.

Extrait du PV du CA du 16/04/2018 :

Dans le même temps, l’ASAME a procédé à l’embauche d’une infirmière de formation, par ailleurs conseillère municipale de Mulhouse et siègeant à la M2A, comme cadre du Pôle Santé. `

Tout un chacun connaît sa proximité avec Jean Rottner, l’ancien maire de Mulhouse qui, interpellé par des élus de sa majorité, refuse de réagir face à ce qui se trame au sein de l’ASAME. Il faut dire, à sa décharge, qu’ilest suffisamment occupé par sa grande région.

Des données de santé dans la nature

Que l’on soit médecin ou infirmier, on est lié au secret médical. Cela n’a pourtant pas empêché la fuite de données du centre médical de Seppois. Ces données permettant d’identifier des patients et leurs pathologies ont été remises aux Conseils d’Administration de l’ASAME et se sont retrouvées, début 2018, dans la nature.

Dans un contexte présenté comme étant celui d’une désertification médicale dans le secteur rural, la population de Seppois-le-Bas doit-elle accepter de voir ses données nominatives de santé, intimes et confidentielles, utilisées et diffusées hors cadre règlementaire ?

Va-t-il falloir attendre que le Ministère de la Santé mandate, comme à Strasbourg, l’IGAS pour comprendre ce qui se passe ?

Un plan de communication au coût prohibitif à l’étude

Paul Mumbach voulant faire connaitre l’ASAME, les “Bateliers du Canal” et “Resosoins” a soumis un plan de communication chiffré à 164.100 euros sur 3 ans.

Extrait du plan de communication :

Celui-ci serait confié à une société pilotée par un ancien attaché parlementaire de Jean-Luc Reitzer, député du Sundgau devenu star nationale depuis ses récents propos. Cette société fait mention dans ses références à de nombreux élus ou collectivités territoriales locales.

Pendant ce temps, face aux informations parcellaires propagées sur les réseaux sociaux, Heb’di continue à rétablir la vérité en s’appuyant sur des éléments factuels.

Alsace vs Grand Est : Valérie Debord … La kitsch lorraine

Valérie Debord, cette inconnue

Commençons par la protagoniste : Valérie Debord ! L’élue aujourd’hui de droite commence sa carrière au CELF, le Collectif des étudiants libéraux de France, proche de l’UDF. Elle sera présidente des Jeunes UDF.

Sa carrière toujours la mène à l’UMP en 2002. Elle est aussi membre du Siècle. Chevalier de la Légion d’Honneur (on n’a pas trouvé pourquoi), elle est vice-présidente du Grand-Est sous Philippe Richert et sous Jean Rottner.

Si certains la voient président du Grand Est lors d’une alternance entre alsaciens et lorrains, elle est surtout à ce jour président du Groupe Majoritaire. Un groupe qu’elle a tenté d’entrainer dans un communiqué contre le mouvement autonomiste Unser Land.

« La République est une et indivisible et nous dénonçons cette volonté de division et de partition marque de fabrique d’un parti politique qui s’est maintes fois écarté des valeurs humanistes que nous souhaitons incarner » mentionnait le texte évoqué dans les DNA.

A nous faire regretter Nadine Morano

« Interpellés par la tapageuse campagne d’affichage du parti autonomiste Unser Land, les élus du Groupe de la Majorité Régionale tiennent à exprimer leur indignation face à l’association visuelle de la Collectivité régionale du Grand Est à une opération promotionnelle aux visées clairement autonomiste » évoquait un autre extrait transmis à la rédaction.

Elle nous ferait presque regretter Nadine Morano qui, elle, était venue manifester contre l’ACAL, place de Bordeaux !

La kitsch lorraine

Grosso modo, on aura compris que la kitsch lorraine ne comprend rien à l’Alsace et qu’elle répondait là à une « commande » de la team Rottner. La famille Brandalise et Jean Rottner en tête ? Qui sait !

Tentée de faire signer son appel, elle se serait heurtée au refus de quelques élus alsaciens dont la liste fut naturellement transmise rapidement au cabinet.

Un ancien élu régional contacté par nos soins réagit de la sorte : « En appeler à une élu lorraine pour appeler à calmer les alsaciens, voilà qui dénote d’un haut degré de psychologie. A moins que, comme lors des affaires Kieffer et Mérabet, on ait voulu l’envoyer au massacre ».

Il faut dire que Valérie Debord rêve toujours d’être présidente ! Certes les alsaciens qui croient au Grand Est, les champenois et quelques mosellans ne le voient pas ainsi.

« Je commence à être très inquiet pour lui et sa capacité à gagner les régionales »

Certes aussi, le patron des Républicains du Bas-Rhin, le député Laurent Furst, a jeté un froid : « Je commence à être très inquiet pour lui et sa capacité à gagner les régionales. Son retournement de veste sur l’Alsace et sa position assez négative sur la collectivité alsacienne à statut particulier causeront un jour des dégâts collatéraux » pouvait-on lire dans les Chuchotements.

Une manière d’annoncer un risque de défaite !

Touche pas à mon logo

Dernière gaffe ! L’assignation d’Unser Land par la région Grand Est, dont le siège est situé à… Metz.

Un bel article signé Rue 89 Strasbourg : « Quelle drôle d’idée a piqué une poignée de chefs du Grand Est ? Alors que le rapport du préfet sur une possible évolution et fusion des deux départements alsaciens (Haut-Rhin et Bas-Rhin) est attendu pour « la fin du printemps », soit en théorie mercredi 20 juin à minuit, les esprits s’échauffent chez quelques dirigeants politiques. Ils viennent de donner une belle occasion au parti régionaliste alsacien Unser Land de se victimiser » écrivent nos confrères.

Assumer l’idée que le siège opérationnel de la région n’est plus en Alsace. Les régionalistes ne s’attendaient pas à un énième cadeau.

 

 

Les dessous de l’affaire Lilla Merabet : Heb’di s’est procuré le rapport du déontologue de la Région

C’est Le Canard Enchaîné qui a dévoilé l’affaire sous le titre de « Star-up familiale »… Selon nos confrères, Lilla Merabet, a d’abord omis de notifier à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) qu’elle détient 90 % des parts d’une holding nommée Oxymore Resolution, et, en second lieu, que SEMIA (un acteur dans la détection et l’accompagnement des projets d’entreprises innovantes en Alsace), a largement « aidé une start-up spécialisée dans les rayons X », dirigée par le compagnon de Lilla Merabet.

Problème : par le biais de la Région Grand Est, Lilla Merabet est présidente de SEMIA et la société de son compagnon a bénéficié d’un investissement de 600.000 euros financé par la région via une société de gestion régionale en capital-investissement où siège Lilla Merabet.

La ligne de défense de Lilla Merabet

Au “Canard”, elle a indiqué qu’elle « ignorait qu’il fallait mentionner », dans sa déclaration à la HATVP, les modifications en cours de mandat. Et, concernant son compagnon : « Je ne connais pas toutes les start-up que nous subventionnons ».
Hier, dans les DNA, la vice-présidente précise et donne des dates afin de « démontrer que l’enchaînement chronologique la met à l’abri du conflit d’intérêts qu’on a fait peser sur elle ».

Selon l’élue, le projet serait suivi par SEMIA depuis 2012, et « adopté » en mai 2014, alors qu’elle n’a été nommée au SEMIA que fin juin 2014. Idem pour l’investissement de 600.000 euros, des négociations auraient débuté en juillet 2014 pour être soldées en 2016.

Lilla Merabet précise qu’elle n’a été « nommée au comité d’orientation du fonds en février 2016, plus de deux mois après la signature, et a participé à sa première réunion en juillet ».  De plus, les « décisions d’investissement appartiennent au président de la société de gestion, Capital Grand Est, qui coiffe le fonds d’amorçage ». Capital Grand Est est une société privée de capital-risque : « Aucun élu ne participe aux décisions d’investissement ».

À la région, le FN, par la voie de Virginie Joron tire à vue, elle réclame à Jean Rottner: « de faire la lumière sur les manquements de votre majorité, je vous demande officiellement de bien vouloir me communiquer tous les éléments en votre possession ainsi que les recours juridiques que vous souhaitez lancer au nom de notre institution.».

Le rapport du déontologue

Le rapport du déontologue  (cf. Avis Merabet) vient d’être transmis aux personnes concernées, il y a  quelques heures. Nous avons pu nous le procurer :

À la lecture, il est évident que Lilla Merabet a péché au niveau des déclarations à l’HATVP. Non seulement elle n’a pas déclaré sa participation a 90 % dans la société Oxymore Resolution , mais elle a également oublié de déclarer qu’elle « occupe, depuis le 10 novembre 2016, les fonctions, à temps partiel, de déléguée générale à la Fondation FORCE et perçoit à ce titre une rémunération de 35 000.00 euros (trente-cinq mille euros) annuels. » Il est ainsi précisé :

Par conséquent, Madame MERABET avait l’obligation de présenter une nouvelle déclaration d’intérêts auprès de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique dans les deux mois suivant l’immatriculation de la S.A.S. OXYMORE RESOLUTION, soit au plus tard le 6 décembre 2016…”

Le référent-déontologue de la Région Grand Est recommande que :

Madame MERABET doit, sans délai, procéder à la modification de sa déclaration d’intérêts auprès de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique.”

Avec ce qui semble être une simple tape sur les doigts en guise de punition, l’élue s’en tire à bon compte… Pour l’instant, en tout cas !

Concernant l’éventuel conflit d’intérêts, le référent-déontologue constate que les décisions d’aides à la société Fibermetrix sont antérieures aux mandats de l’élue. Il demande néanmoins :

Afin d’éviter toute situation d’interférence entre un intérêt public et des intérêts publics ou privés de nature à paraître influencer l’exercice indépendant et impartial de ses fonctions, recommande à Madame MERABET de quitter ses fonctions de Présidente de la SEMIA-INCUBATEUR RÉGIONAL.”

Pourquoi, si aucune erreur n’a été constatée ?

Toujours est-il que Till Sohier, porteur du projet FiberMetrix fait un excellent travail de recherche et de développement sur une nouvelle technologie pour la dosimétrie clinique en temps réel. Un travail qui mérite de faire la une des médias… sous un autre angle.

Le chercheur alsacien a obtenu des aides nationales comme le montre ce document de 2014  (cf. bpifrance), dans lequel on retrouve une certaine… Lilla Merabet.

Les murmures de la Région

Quant au président Rottner, parti en vacances à l’étranger, c’est lui qui a saisi le déontologue de la Région. Il vient de demander à sa vice-présidente de démissionner de la SEMIA… Pourquoi, puisque a priori les dates innocentent l’élue ?

Il se dit dans les couloirs de la Région Grand Est que Lilla Merabet dérange et que les informations arrivées au “Canard” viendraient d’en haut…

Affaire à suivre.

Grand Est : un problème avec les femmes ?

(depuis Colmar)

Les dessous de l’affaire Kieffer

L’affaire Kieffer, nous l’avions résumée – peut-être un peu facilement certes – par un pétage de plombs du directeur de cabinet de Jean Rottner : « Christophe Kieffer a longtemps été directeur de cabinet de Phillipe Richert à la région Alsace puis au Grand Est et est maintenant directeur de cabinet de Jean Rottner. Il a été nommé chevalier de la Légion d’honneur fin 2017. Il y a une semaine, nous avions dénoncé les paroles du directeur de cabinet envers la conseillère régionale Vanessa Wagner : « tu n’es qu’une merde, tu n’es qu’une pétasse innommable… La presse régionale parfaitement au fait de ce dérapage avait jusque-là étouffé l’affaire » écrivions-nous, déjà lanceur d’alerte…

Aujourd’hui, nous serions tentés de rajouter que, à l’instar du larron, Jean Rottner et les siens cherchaient à faire le ménage et que l’occasion a fait le lampion. Jean Rottner va chercher ses proches désormais hors-Alsace quand à Christophe Kieffer, des réseaux charitables lui donneront sans doute l’asile.

On murmure que la CCI Grand Est pourrait tenir la corde…

JR face aux défenseuses de l’Alsace

Pour autant le rapport à la gente féminine n’est pas totalement réglé. On pourrait évoquer le blues de certaines « fans de Richert » qui s’estiment mal récompensées pour le job qu’elles font à défendre Grand Est.

On préfère évoquer les « sautes d’humeur » du « Président » lorsqu’il croise une défenseuse de l’Alsace. Là, JR se lâche, en deviendrait autoritaire et, disent certaines, « méchant ». Celui qui demandait, avant, de revenir à l’Alsace en est désormais le roitelet et il ne peut apparemment pas supporter qu’on lui résiste.

En pleine stratégie pour faire illusion, il n’hésite pas, en off, à cartonner les élus qui défendent l’Alsace. Les hommes sont accusés de dérive « identitaire », donc d’extrémisme, mais les femmes ne sont pas en reste.

Il se dit que Brigitte Klinkert en aurait pris pour son grade lors de la récente rencontre avec les maires du Haut-Rhin… Au fond de la salle, malheureusement, on n’a pas bien entendu ! Allez Brigitte, partagez les mots doux du président avec l’ensemble des femmes alsaciennes qui vous soutiennent !

 

(NDLR : Il se dit que Jean Rottner a un autre problème avec les femmes… en Lorraine. A savoir, comment faire pour neutraliser Nadine Morano et empêcher Valérie Debord de penser trop vite à le remplacer. Sur ce second point, un élu sourit : « de toutes les façons, si les LR d’Alsace et notamment du Bas-Rhin ne sont pas engagés, la région passera à gauche… ou pire ».)

 

Jean Rottner contre les départements et contre l’Alsace

La lettre aux conseillers départementaux

Le voilà donc de jouer Caliméro dans un registre assez pathétique :

Monsieur le Conseiller Départemental, Madame la Conseillère Départementale,
Depuis plusieurs mois, je constate avec regrets que la question de l’avenir institutionnel de l’Alsace a pris le pas sur les relations constructives que les élus départementaux et régionaux avaient nouées au service de nos territoires et que nos interlocuteurs, qu’ils soient élus locaux, issus du monde associatif ou économique, s’en émeuvent à juste titre”

Dans les faits, JR, à la tête de son univers impitoyable, est prêt à se frotter de l’ail des ours sous les yeux pour faire semblant de pleurer. Président, il sait que c’est sa doute le sommet de sa courbe de compétences.

(archive photo France3 Alsace)

Il renforce d’abord ses positions en renforçant les siens. Mari et femme comprises. Et dire que l’on pensait que la préférence familiale ne marchait qu’au FN.

Créer la division

L’objectif de la missive – maintenant qu’il sait que le « Préfet de Région travaille à la mission qui lui a été confiée par le Premier Ministre » et que ce dernier place celle-ci dans le respect du Grand Est – est de créer le trouble chez les conseillers départementaux pendant les trois prochaines années, d’ici les élections de 2021.

Philippe Richert 2.0

« En date du 26 janvier dernier, j’ai adressé à la Présidente du Conseil Départemental du Haut-Rhin et au Président du Conseil Départemental du Bas-Rhin un certain nombre de propositions de coopération et de collaboration entre la Région et les deux Départements à l’échelle spécifique de l’Alsace. Elles concernaient notamment le développement économique, le marketing territorial et le tourisme. Vous en trouverez le texte complet en annexe » écrit-il.

A la manière d’un Philippe Richert, Jean Rottner propose en fait d’expliquer aux départements ce qui est bon pour eux. Omniscient, il nous fait le coup du chien de Tex Avery pour amadouer ses lecteurs.

L’objectif est de culpabiliser les élus départementaux :

A l’heure, où les premiers signes d’une embellie économique sont là, ce qui doit retenir notre attention, c’est la manière de faire valoir nos atouts pour bénéficier au mieux de cette reprise. C’est pourquoi, je refuse de me focaliser sur les seules questions institutionnelles. Le temps presse pour que nous puissions monter dans le train de la croissance ! C’est d’abord cette attente que m’expriment nos concitoyens à chacun de mes rendez-vous ou de mes déplacements. Je suis persuadé que l’Alsace doit très rapidement faire valoir ses atouts et elle a, pour cela, besoin d’une vision à 360°. Le Grand Est peut lui apporter cela.”

Bref, on comprend qu’avant Grand-Est, l’Alsace n’existait pas, ne rayonnait pas, ne s’ouvrait pas à l’Europe. On croirait lire du Pernelle Richardot, de l’Elsa Schalck ou encore du Lila Merabet, pythie d’une pseudo-région qui coupe les familles, les entreprises, les clubs de leur territoire et de leur Histoire.

Tout cela finissant par un coup de pommade sur les “conseillers régionaux alsaciens”, histoire sans doute de freiner la constitution d’un groupe au sein de Grand-Est.

Contre l’Alsace, Rottner

Macronisant, Jean Rottner prépare donc à la fois les régionales ET les départementales. Les régionales surtout, prompt à s’appuyer sur LREM si les LR ne le suivaient plus. Les départementales, en essayant d’affaiblir les présidents. Certains disent même que des contacts ont été pris dans un canton de la vallée de la Bruche…

Son objectif est de rester « roi du Grand Est ». Pour cela, parfois, il faut savoir diviser pour régner… Quitte à tout perdre, comme permettront de l’analyser les prochains résultats des élections européennes.

De Colmar, on lit cela comme cela.

Alsace : Des Républicains se rebellent

Tout recommence avec un dernier extrait des DNA :

« Le comité départemental des Républicains du Bas-Rhin a une nouvelle fois discuté vendredi de l’avenir de l’Alsace, avec une passe d’armes entre la conseillère régionale Elsa Schalck, avocate du Grand Est, et le président Laurent Furst, qui prédit un « 15 % » à l’équipe majoritaire aux prochaines élections régionales. Un débat interne sur le sujet sera organisé et il a été demandé au président et au secrétaire départemental, Georges Schuler, de porter auprès du préfet Marx « la position des 2 576 adhérents à jour de cotisation » de la fédération, comme « Pernelle Richardot a été reçue pour défendre la position du PS »”

Elsa Schalck, avocate du Grand Est

Elsa Schalck, qualifiée avec Lila Merabet de Richert’s Girl, est désormais dans la roue de Jean Rottner. Elle sait qu’elle doit le soutenir si elle souhaite être réélue lors des prochaines élections régionales. Autant le faire de suite !

La jeune avocate a donc plaidé les bienfaits de la région Grand Est devant ses pairs. Numérique, équipement, investissement, l’ex-Alsace s’en sortirait très bien. Des arguments globalement balayés par les opposants à Grand Est. Un discours rattrapé par la réalité… En effet, il n’est ni ne sera plus possible de comparer avec “avant” car, comme le souligne l’APR, on ne disposera désormais plus de statistiques.

La fin des statistiques sur l’Alsace

« L’effacement de l’Alsace de la statistique publiée est en effet notable. En interrogeant les moteurs de recherche (« comparateur de territoire » ou « dossier complet »), on observe que l’Insee ne donne plus d’information sur l’ancienne région. Quand ils existent encore, les tableaux sont vides ! L’Alsace n’étant plus une région administrative, elle disparaît comme objet d’étude » soulignent les économistes de l’Association de Prospective Rhénane.

Après Tripadvisor, la météo, les panneaux, les cartes Google, les stands officiels… On efface l’Alsace.

Pour des élus comme Elsa Schalck, cela ne veut sans doute rien dire mais on mesure là le fossé qui éloigne certains élus LR du terrain. A Strasbourg, un tel aveuglement pèse sans doute à la marge, sauf qu’à Strasbourg, une élection se gagne avec la marge. Rendez-vous lors des Municipales.

Et le Groupe Alsace ?

On attendra donc l’avis porté par Les Républicains et le débat interne sur le sujet. Même s’il est désormais convenu de dire du mal des partis, on rappellera ici que ce furent « des » membres des Républicains qui osèrent lancer les premiers manifestions contre la réforme territoriale.

On se souviendra des manifestations dites « Touche Pas à l’Alsace » lancée à Colmar et Strasbourg sous la houlette de cadres et d’élus LR comme Stéphane Bourhis, Frédéric Huss, Geoffroy Lebold où même le 1er adjoint au Maire de Colmar. Certes, ils n’étaient pas seuls, mais ils furent les premiers à partager la parole.

« Ce qu’il n’entend pas, ce qu’il ne voit pas, Paris ne le craint pas »

Tout cela avant que les manifestations ne se taisent, remplacées par des initiatives sur Internet et les réunions de l’ICA. Un ancien conseiller régional alsacien semblait le regretter : « Ce qu’il n’entend pas, ce qu’il ne voit pas, Paris ne le craint pas ».

L’avenir au cœur de la région Grand Est passera par l’incarnation et la création d’un Groupe Alsace. Ce que craint Jean Rottner.

En même temps, il sait que si l’Alsace ne sort pas de Grand Est pour les prochaines régionales, l’affaire sera enterrée et il pourra aller se passer des derniers rebelles, avec la complicité de quelques marcheurs.

« Il n’y aura pas de “Brexit alsacien”, on ne reviendra pas sur la région Grand Est mais on n’écarte pas une fusion des départements alsaciens. » Quant au transfert de compétences économiques de la Région : « Des réflexions sont en cours. Le préfet doit rencontrer l’ensemble des élus », précise Benjamin Griveaux, le porte-parole du Gouvernement chez nos confrères de France Bleu Alsace.

Et pendant ce temps, Elsa Schalck s’imagine réélue, Lila Merabet aussi.

Les alsaciens, eux, achètent leurs plants de géraniums. Rouge et blanc, naturellement.

Rottner, le gland d’Est

Pour atteindre ses objectifs, l’ex-maire de Mulhouse, en compagnie de Philippe Richert, n’a pas hésité à “trahir” les Alsaciens en organisant un semblant de manifestation et une pétition contre le Grand Est tout en travaillant secrètement pour, aspirant à jouer les premiers rôles dans cette même méga structure.

Ces méthodes leur ont à valu tous les deux l’ire des Alsaciens. Philippe Richert n’a pas supporté d’être montré du doigt (ni sifflé pendant les meetings) quand il se promenait en Alsace : il a démissionné. Mais Jean Rottner est d’une autre trempe. Les Alsaciens l’embêtent clairement avec leurs histoires de département unique et de sortie du Grand Est… Une telle issue pour l’Alsace nuirait a sa carrière !

Dans les années 2000, l’ancien médecin se prosternait devant son grand ami Nicolas Sarkozy pour obtenir un poste de ministre, en vain, le président sortant ne sera pas réélu.

Hier, à Metz (car il n’a pas osé le faire à Strasbourg), Jean Rottner a avoué être sur la même ligne qu’Emmanuel Macron sur l’avenir de l’Alsace… Jamais les bottes du président de la République n’avaient été aussi brillantes !

Le président de la République est favorable à une “entité” Alsace, par fusion des deux départements, maintenue au sein de la région Grand Est. Ce qui équivaut juste à faire du Haut-Rhin et du Bas Rhin un seul département alsacien. Point de vue compétences de cette structure, rien ne changerait.

Bref, Jean Rottner semble vouloir une nouvelle fois faire la nique aux Alsaciens.

Des Alsaciens qui réagissent ?

Il y a bien une pétition « des cents » au fond d’un tiroir, une association de retraités qui organise des colloques à tout va où participent toujours les mêmes personnes, un parti régionaliste qui a rempli son compte en banque lors des élections législatives de 2017 et qui depuis se contente de faire quelques communiqués de presse… Etc.

Certes, Les Alsaciens ne sont pas des bonnets rouges, ils se désolent du spectacle qu’offrent certains élus, mais manifester dans les rue n’est pas dans leurs gènes. Reste l’espoir des quatre mousquetaires Brigitte Klinkert, Frédéric Bierry, Eric Straumann et Laurent Furst.

Le plan « Expression Citoyenne pour l’Alsace », lancé par les présidents départementaux doit démontrer que les 83 % des Alsacien qui veulent plus d’Alsace sont là pour soutenir leurs actions. Mais il en faut plus, Madame et monsieur les présidents de département et messieurs les députés, nous voulons du concret, du lourd !

Etre Alsacien, Badois, Breton ou Basque, c’est comprendre et respecter son histoire pour mieux comprendre et respecter celle des autres.

 

Mercredi : Emmanuel Macron est pour le Grand Est !

Alsace : pas de séparation au sein du Grand Est pour Macron

Voilà d’entrée de jeu ce que nous apprennent les DNA en citant le Chef de l’Etat :

Il est évident que, pour ce qui est de la région Grand Est et du sujet alsacien, ce n’est pas simplement dans ce cadre-là que la question se pose, elle est plus large, plus politique. Qu’il y ait une réflexion pour qu’existe une identité alsacienne qui s’inscrive dans la région Grand Est, oui. Qu’il y ait une séparation au sein de la région Grand Est, non.

On peut tout à fait imaginer que les deux départements concernés fusionnent pour créer un grand département d’Alsace au sein de la région Grand Est, et que ce département, ensuite, puisse passer des conventions pour obtenir au sein de cette région des compétences dont il apparaît à la région et aux départements que ce serait plus pertinent.

C’est ce chemin, me semble-t-il, qu’il faut prendre, et non celui d’une désagrégation régionale qui n’irait pas, à mes yeux, dans la bonne direction.”

Que nos politiques fusionnent déjà les départements, obtiennent des compétences sérieuses, le « temps » utilisé par le Chef de l’Etat laisse à penser que rien ne sera impossible.

A condition que les Alsaciens se manifestent et en parle à leurs élus LREM.

La vice-présidence, ce sera sans Danielle

Les propos de Danielle Dambach dans la presse sont finalement assez révélateurs :

Danielle Dambach, la future maire de Schiltigheim, a rencontré le président de l’Eurométropole Robert Herrmann. Elle lui a fait une annonce surprenante : elle ne demande pas de vice-présidence au sein de la majorité. Et ne convoite donc pas le poste laissé vacant par le maire sortant Jean-Marie Kutner.« Nous ne voulons pas de vice-présidence pour Schiltigheim mais les coudées franches et beaucoup de facilités sur les dossiers », expliquent Danielle Dambach et Patrick Maciejewski.« Il aurait fallu qu’Alain Jund démissionne ou que l’un d’entre nous entre dans la coalition d’Yves Bur ».”

L’élue n’a rien demandé parce que sans doute on ne lui a rien proposé. Sans doute aussi parce qu’elle ne voulait pas faire perdre une Vice-Présidence à son camarade EELV, Alain Jund.

On fait le pari que les élus de sa liste à l’Eurométropole vont vite retrouver leurs partis d’origine. La liste, certes citoyenne, était bien une liste de gauche plurielle composé d’encartés et d’ancien encartés.

Les premières manœuvres seront donc politiciennes.

Ball, encore

Apprenant que des matchs de Hand, Foot et Basket Ball se déroulent ce week-end à Schiltigheim, Jean-Marie Kutner entend dénoncer sur Facebook, la mainmise de son ex-adjoint sur le sport. (Ndlr : on déconne.)

Disparition

« Eric Bellargent a fait une chute mortelle hier matin en changeant une ampoule dans le musée qu’il dirigeait. Il portait le plus petit musée de Mulhouse à bout de bras depuis 2003 » nous apprend L’Alsace.

Un directeur qui change lui-même une ampoule ! Cela se passe en Alsace ! C’est surtout tout l’esprit d’un homme humble qui se battait au quotidien pour « son » musée et son attractivité.

Le destin est parfois cruel.

 

 

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