Schiltigheim : L’amère des batailles

Une faible mobilisation

Convenons d’abord que la grande gagnante des élections est l’abstention : 70 % des électeurs schilikois se moquent autant du béton que des espaces verts, de la solidarité que de la sécurité, des Ehpad que des écoles maternelles.

Il suffit donc de 3500 voix pour devenir maire d’une ville de plus de 30.000 habitants. On peut gouverner une ville en ne rassemblant qu’à peine 20 % de son corps électoral.

La victoire des antis

L’autre réalité est la victoire des antis… Au premier tour des anti-Kutner, au second tour des anti-Ball. L’élu LR et sa liste de rassemblement sont effectivement battus par une coalition écologisto-socialo-communiste renforcée par Jean-Marie Kutner et divers militants radicaux et centristes.

Si un Jean-Marie Kutner est « renvoyé »  à Lampertheim, un Christian Ball rejoint les bancs de l’opposition.

En 2020, d’autres se feront entendre.

Remercier Kutner

Antoine Splet, le représentant du Parti Communiste, remercie Jean-Marie Kutner. Il peut le faire. C’est grâce à la campagne de ce dernier que Danielle Dambach gagne les élections. Jean-Marie Kutner préférait narguer les équipiers de Christian Ball en leur adressant des pouces baissés. Vengeance tardive mais vengeance tout de même !

Ball trébuche

« Christian Ball a raté la dernière étape de son pari. En ne votant pas le budget en décembre 2017, puis en provoquant des élections anticipées à la faveur de démissions collectives, l’ex-premier adjoint (LR) avait pris toutes les formations politiques de court (en particulier « En Marche »). Tout s’était passé comme il l’avait prédit jusque-là, voire mieux puisqu’il était arrivé en tête du premier tour, dimanche 8 avril avec plus de 35% des suffrages exprimés. Mais il a trébuché sur la dernière marche, le second tour » écrit Rue89Strasbourg.

On reconnaîtra au perdant de ce second tour le courage d’avoir oser démissionner (contrairement à Danielle Dambach lorsqu’elle était adjointe de Raphaël Nisand), un courage non récompensé.

On suivra donc de près l’avenir de la nouvelle opposition. Danielle Dambach a formulé beaucoup de promesses, autant de déceptions potentielles si celles-ci n’étaient pas tenues. L’utopie de certaines promesses de campagne va vite se heurter au réel et au calendaire. 18 mois, c’est court !

Danielle Dambach, future maire

Danielle Dambach a gagné. Après l’ivresse de la victoire, viendra rapidement l’impératif du quotidien. C’est sur sa capacité à tenir ses promesses et à bien gérer la ville qu’elle sera jugée en 2020.

Certains annoncent déjà le retour de Jean-Marie Kutner, l’arrivée de l’ex-adjoint Heiwy chez LREM… Les Schilikois choisiront alors, en espérant qu’ils seront cette fois plus de 30 %.

D’une certaine façon, le 3ème tour a déjà commencé.

(photo en une : l’entrée de Schiltigheim ©Ji-Elle)

 

Schilick : une maire écologiste dans la troisième ville du Bas-Rhin ?

Les leçons du premier tour

Marc Baader

Les Insoumis étaient arrivés en tête lors des élections législatives avec 14.82 % mais n’ont pas réussi à maintenir ce score : le parti d’extrême-gauche, emmené par Marc Baader, fait moitié moins avec 7,56 %. L’effet Mélenchon ? Il est vrai que le “patron” et ses disciples à l’Assemblée nationale semblent loin de proposer une ligne claire, ce qui peut dérouter l’électeur… Néanmoins, Marc Baader gagne deux points par rapport à 2014 (5.41 %).

Nathalie Jampoc-Bertrand

À 15,09 %, elle a sans doute été entrainée dans la chute du PS. En 2014, son camarade de parti, Raphaël Nisand, faisait 25.82 %  au premier tour… De plus, sa proximité avec un PS strasbourgeois de plus en plus en délicatesse avec les électeurs de l’Eurométropole n’a pas arrangé les choses.

JMK

Dès les premiers jours qui suivirent son élection en 2014, les Schilickois réalisèrent que le Kutner d’avant les élections n’avait rien avoir avec celui qu’ils avaient élu. Sa bonhommie a disparu pour laisser place à un homme soupe-au-lait, imprévisible et au goût prononcé pour le béton… Avec moins de 20 % des voix, il a finalement pris la décision de se retirer de la vie politique schilickoise.  Les seuls gagnants de son mandat auront été les avocats de la commune chargés de gérer les litiges entre le maire et certains de ses administrés. Étrangement, c’est dans les quartiers les plus populaires qu’il fait ses meilleurs scores, comme en 2014…

Danielle Dambach

Avec 20,41% contre 16.83  en 2014, l’écologiste a fait le boulot, sans faire de vague. Son ralliement avec le PS ne lui avait pas porté chance en 2014. Elle s’est désolidarisée de Raphaël Nisand le lendemain des élections.
(photo en une @ http://www.vivre-schilick.fr/)

Christian Ball

Arrivé largement en tête avec 35,80 %, contre 20.18 %  au premier tour de 2014, le Républicain semble avoir fait le bon choix en n’acceptant plus de suivre Jean-Marie Kutner (événement à l’origine même de ces élections). Une prise de risque qui se sera avérée payante.

Dimanche soir, le gagnant sera…

Suivons une logique mathématique : si l’écologiste Danielle Dambach rassemble toutes les voix de gauche au soir du deuxième tour, elle obtiendrait 1293+956(PS)+479(FI) soit 2728 voix au total, tandis que Christian Ball devrait récupérer les voix du centre-droit de Monsieur Kutner, soit 2268+1253 = 3521 voix. De quoi gagner haut la main !
(Retrouvez l’intégralité du communiqué émanant de la préfecture : communiqué premier tour schilick avril 2018)
Mais la logique mathématique ne correspond pas toujours à celle des urnes. Dimanche, le taux de participation pourra encore changer la donne ainsi que la dernière décision surprenante de Jean-Marie Kutner qui a appelé ses électeurs à voter pour… Danielle Dambach !
Ce fait nouveau nous oblige à revoir nos calculs : en supposant que les voix du maire sortant soient partagées, la ville serait pour la première fois dirigée par une écologiste et, pour la première fois aussi, par une femme. Une nouvelle page s’écrirait alors pour Schilick. Un gage de sérénité pour les deux ans à venir ? Réponse dimanche soir !

Jean-Marie Kutner : Entre la peste et le choléra…

La peste et le choléra, une expression de Jean-Marie

« La peste et le choléra ». L’expression n’est pas nouvelle. Elle servit à Jean-Marie Le Pen pour refuser de trancher entre droite et gauche et à une partie de l’extrême gauche pour ne pas choisir entre Chirac et Le Pen en son temps.

Mais Jean-Marie Kutner ne s’arrête pas là ! Le voilà de « découvrir » que Christian Ball incarnerait la « droite dure ».

Lorsqu’il le choisit comme premier adjoint cela ne le dérangea pas. Tout comme lorsqu’il fit appeler Jean-François Copé par un ancien député pour convaincre le même Ball de faire alliance avec lui.

La droite est dure lorsqu’elle ne sert pas les intérêts de Jean-Marie Kutner

On n’osera imaginer des troubles de la mémoire, mais il convient de rappeler que la haine soudaine du futur ex-maire de Schiltigheim est… troublante.

Le 19 février 2008, c’est bien Jean-Marie Kutner que venait soutenir François Fillon :

François Fillon est venu conforter Jean-Marie Kutner, ancien adjoint de Muller, qui part avec l’étiquette Gauche moderne, celle des alliés d'”ouverture” de l’UMP, dans la foulée du ministre Jean-Marie Bockel, maire (ex-PS) de Mulhouse.

Soutien plus que bienvenu : Schiltigheim sera un test pour cette “gauche sarkozyste”. Jean-Marie Kutner n’aura pas la tâche aisée. Il doit faire son chemin entre la liste d’un autre ancien adjoint, Raphaël Nisand (PS), celle qu’alignent quand même des militants UMP en délicatesse avec leur parti, mais soutenus ouvertement par une bonne partie de la droite alsacienne, et la liste écologiste de la conseillère générale Andrée Munchenbach, qui avait cristallisé l’opposition à Alfred Muller il y a sept ans…”

La gauche Sarkozyste

Ne courait-il pas un temps après les soutiens sarkozystes ? N’a-t-il pas déjà déjeuné avec le Président lui-même, en 2007 ?  « Hier midi, Jean-Marie Kutner (adjoint à Schiltigheim) était convié à déjeuner par Nicolas Sarkozy à l’Elysée, avec d’autres têtes de liste soutenues par l’UMP dans le cadre de la politique d’ouverture chère au président » écrivaient les DNA, le 22 novembre 2007.

Adoubé par Nicolas

« Jean-Marie Kutner, adoubé par Nicolas Sarkozy et investi par l’UMP nationale, a remis la photo du président sur son site internet aussitôt après la parution du chuchotement (DNA du 18 février) qui signalait sa disparition » annonça encore le quotidien au mois de février 2008.

Il continuera encore.

En mai 2012, le même Jean-Marie Kutner cosigne un vibrant appel à voter pour Nicolas Sarkozy :

Les bouleversements géopolitiques et géo-économiques que nous vivons, qui signent la fin du cycle né aux lendemains de la seconde guerre mondiale, ne rendent pourtant pas caduque tout ce que nous avons contribué à mûrement façonner. C’est notre devoir d’Européens convaincus quoique vigilants de montrer en quoi l’Europe est la réponse, pas la cause à nos maux.

La Gauche Moderne y contribuera avec conviction et détermination pour faire gagner, le dimanche 6 mai, Nicolas Sarkozy, et par-là même pour faire gagner une France forte, dans une Europe qu’il faudra par la suite également consolider !”

Soutien aux Primaires

Jean-Marie Kutner aime si peu la droite qu’il se sent pourtant obligé de soutenir l’un des candidats aux primaires : Alain Juppé. Voilà qui permet à des militants de gauche comme de droite de s’étonner d’un revirement.

Christian Ball préfère aller voir les Schilikois et convaincre des électeurs. Danielle Dambach semblait « surprise », hier soir. A la question de Rue89Strasbourg : « Est-ce que cela peut être un soutien embarrassant », elle répondait : « Ça peut l’être ! »

Va-t-elle oser le refuser ? L’alliance des anciennes adjointes de Raphaël Nisand avec Jean-Marie Kutner pourrait réveiller de mauvais souvenirs.

Christian Ball, le sourire sympathique, expliquait que ce sont ces comportements qui lui ont imposé, quitte à tout perdre, de « rendre la parole aux Schilikois »…

 

(La salle du conseil à Schiltigheim, photo©http://www.ville-schiltigheim.fr/)

 

 

Schiltigheim : la chute de la Maison Kutner

La dynamique Christian Ball

La première surprise de cette élection est le score de Christian Ball. Avec près de 36 % des voix, son alliance avec Ahmed Fares, Andrée Munchenbach, Anne Meunier et Elric Ferandel (LREM) relève un premier défi.

Autour d’un programme « Schiliko-Schilikois », le tête de file de « Schilick pour Tous » fait le score, autant dans les quartiers d’habitude réservé à la droite que dans les quartiers populaires, notamment « Les Ecrivains ».

La tendance s’est dessinée dès le 1er tour, quand les réunions et rendez-vous du candidat ont rassemblé près de 1000 personnes. Les dernières opérations de sa campagne, un nettoyage d’une ville « sale » et l’annonce de la suppression des horodateurs ont encore élargi sa base.

Porté par une réelle dynamique de victoire, il devrait encore rassembler et convaincre les électeurs et les abstentionnistes pour gagner au second tour. Il en a la volonté… Suffira-t-elle ?

La claque Kutner

Les regards des adjoints sur les tableaux de résultats, les coups de fils pour vérifier les chiffres, la panique des nouveaux candidats perçus hier soir à la mairie de Schiltigheim, tout cela soulignait une vérité cruelle : le rejet de Jean-Marie Kutner.

Injuste pour les fans, logique pour les adversaires, celui qui ne peut plus être maire finit la soirée sous les 20 %. Une claque camouflée sous des éléments de langage de type « mobiliser les abstentionnistes ».

Certains s’interrogent à voix basse sur les intentions de second tour, sur leur propre vote.

A l’heure où nous écrivons l’article, nous ne savons pas si le chef de l’orchestre du Titanic va continuer le concert ou pas.

L’Alliance EELV-PS-PCF

En 2ème position, à plus de 15 % de Christian Ball, Danielle Dambach pense que son heure est arrivée. Aussitôt annoncée l’alliance avec le PS et le PCF, elle en appelle à l’union des forces du progrès. “La” Danielle Dambach retrouve ses accents de gauche.

Les discussions et manœuvres des partis ont repris. Après l’alliance Dambach-Nisand, voici donc venu le temps de l’alliance Dambach-Jampoc. Les deux adjointes de l’époque Nisand savent travailler ensemble. Arriveront-elles à rassembler les Schilickois ? Là est la question.

Ce matin, dans mon PMU préféré, certains électeurs ou supposés tels rejetaient les « magouilles » que constituent les alliances des ennemis du 1er tour.

L’un d’entre eux allait plus loin : « Dambach, Jampoc… et demain Nisand ». L’ombre de l’ancien maire passa sur la discussion. Un autre se demandait si, des verts à l’extrême gauche, on n’allait pas avoir des Zad à Schiltigheim.

Réponse dans les urnes.

Schiltigheim : Anticor signale Jean-Marie Kutner ?

Anticor est une association qu’on ne présente plus. Fondée par le juge Éric Halphen et Sévérine Tessier pour lutter contre la corruption et rétablir l’éthique en politique, elle propose aux candidats, avant chaque élection, de signer une charte éthique. Jean-Marie Kutner l’avait signée, ce qui l’autorisait à utiliser l’image d’Anticor dans sa campagne, avant de s’en libérer. La Charte est actuellement proposée au candidat schilickois présent ce dimanche.

Dans le même temps, Anticor estime que  Jean-Marie Kutner, maire sortant, n’a pas respecté ses engagements et dit vouloir saisir le procureur de la République. JMK s’énerve.

Quand Kutner pas content…

Comment qualifier la réaction JMK ? Nous vous laissons le soin d’en juger par vous-mêmes :

Je suis choqué, mais non étonné de cette manœuvre à 3 jours du premier tour des élections. À toutes fins utiles, cette manœuvre est totalement illégitime et ne restera pas sans suite. Ci-dessous vous trouverez ma lettre de dénonciation datée du 23 juillet 2015 envoyée en AR. Je ne suis donc plus ni membre ni adhérent à cette charte depuis cette date. Une lettre adressée à la présidente locale avec copie à Mr le Préfet et Mr le Président national Anticor part ce jour pour en dénoncer la manœuvre.”

Donner, c’est donner

Le maire sortant oublie qu’il n’a pas signé une adhésion mais une charte, un document qui l’engageait pour la durée du mandat, engagement intrinsèque au mandat. N’est-il pas un peu facile de signer un engagement avant des élections et de le dénoncer juste après ?

Et voilà JMK d’insister :

Lettre à Mme la présidente Anticor 67 avec copie à Mr le Préfet, Mr le Président National, et mes avocats en vue d’entamer les démarches nécessaires.”

 

Monsieur Kutner, qui nous rejoue un classique de “Bienvenue chez les élus”, peut-il nous rappeler combien de milliers d’euros ont déjà été dépensés en frais d’avocats pour ce genre d’affaires ? Et en profiter pour nous parler des avenants à ces frais d’avocats ?

Le Groupe Local Anticor 67 prend acte des réactions de Jean-Marie Kutner. En fonction de l’évolution du dossier, il se réserve également le droit d’ester en justice.

 

 

 

 

 

 

Schiltigheim : communiqué ANTICOR GL67

En 2014, à l’occasion des élections municipales, Jean-Marie Kutner est l’un des premiers candidats, tête de liste, à signer la charte Anticor.

Les engagements de cette charte ont valeur de contrat de mandat pour les parties signataires : le candidat tête de liste s’il est élu maire et l’association Anticor.

http://www.anticor.org/nos-chartes-ethiques/

En signant la charte, Jean-Marie Kutner, maire de Schiltigheim, reconnait être informé qu’il engage sa responsabilité contractuelle et que l’association Anticor peut agir en justice en cas de violation de ces engagements.

La situation actuelle, qui a conduit plus d’un tiers des élus du conseil municipal de Schiltigheim à démissionner, ajoutée aux informations dont dispose Anticor, qui a de son côté  fait un signalement au Procureur,  est à l’origine de doutes sérieux quant au respect des engagements de démocratie et de transparence pris par Jean-Marie Kutner.

Ici, comme ailleurs, Anticor dénoncera avec énergie les comportements répréhensibles et n’hésitera pas à saisir la justice pour mettre fin aux dérives qui gangrènent la vie publique.

C.L. Déléguée Anticor GL67

 

Schiltigheim : Nouvelles brèves de campagne

Des élus et plus de cent personnes au Dinghof

Plus de 100 personnes se sont déplacées hier matin après l’appel de Michel Szlosser, le président de l’Association des Riverains du Dinghof. L’objectif du rassemblement était de s’opposer au démontage de la maison du Dinghof, vestige architectural de l’ancien village d’Adelshoffen.

Comme nous l’avions écrit dimanche, il est curieux de voir le maire sortant Jean-Marie Kutner s’obstiner contre ce bâtiment qu’il veut remplacer par des immeubles. Comme il se doit en période électorale, les candidats se sont rendus sur place, sauf le candidat de Lutte Ouvrière et, bien sûr, le maire sortant…

Devinette campagnarde

Elle circule, cette devinette : quelle est la différence entre Nathalie Jampoc-Bertrand, Danielle Dambach et Christian Ball ?

Monsieur Ball, lorsqu’il n’était plus d’accord avec le Maire, a démissionné, lui… Allusion au fait que les deux adjointes de Raphaël Nisand n’ont jamais été jusqu’à la démission.

Le sondage « fantôme »

Il y a un mois, des Schilickois étaient « sondés » sur les élections municipales. À ce jour, le seul résultat qui est évoqué par certains serait le score d’une liste « En Marche » à 13 %. Bluff ou rumeur fondée ?

On sait que le sondage fut sérieux. Qui l’a payé et pourquoi ? On cherche toujours…

Une liste électorale illégale ?

Une liste qui étudiait les inscrits sur la liste électorale s’est interrogée sur la « qualité » de celle-ci. Un candidat, est non des moindres, y est encore inscrit comme domicilié sur la friche Simply… un tas de gravas aujourd’hui !

La question se pose : Monsieur le Préfet, est-ce légal ?

Quand le Ps Strasbourgeois vient plomber ses camarades schilickois

« Les propos sur Facebook de Pernelle Richardot, première secrétaire fédérale du PS du Bas-Rhin ( DNA du 22 mars), concernant l’impossible fusion de premier tour entre les listes menées par Danielle Dambach (Schilick Écologie) et Nathalie Jampoc Bertrand (PS), a fait bondir Danielle Dambach.  “La première secrétaire du PS strasbourgeois s’invite dans le débat de la campagne schilikoise et vole la vedette à sa tête de liste”, constate Danielle Dambach. Selon Pernelle Richardot, Danielle Dambach a fait achopper l’accord en voulant les meilleures places sur la liste. Et elle envisagerait de s’allier au premier adjoint sortant Christian Ball (LR) » lisait-on il y a peu dans les colonnes des DNA (https://c.dna.fr/edition-de-strasbourg/2018/03/23/schiltigheim).

Une intervention qui a mis en colère Danielle Dambach mais qui a aussi énervé la liste de Nathalie Jampoc-Bertrand. Un ex-candidat à Schiltigheim nous déclarait au téléphone :

Ce n’est pas la 1ère fois que le PS Strasbourgeois vient perturber Schiltigheim. Au PS, certains ont comme slogan « Strasbourg d’Abord et nous avec »

Ambiance.

Ecole Victor Hugo : saisir le Ball au bond

Présent sur le terrain de la campagne, Christian Ball a interpellé la rectrice de l’Académie sur la menace de fermeture d’une classe à Schiltigheim. Un thème cher aux électeurs et dont le candidat a su saisir tout l’à-propos. Bien joué.

Insoumis et oublié des médias ?

La tête de liste Schilick l’Insoumise, Marc Baader, se sent oubliée par les médias locaux. Il nous l’a écrit récemment après la sortie de votre Heb’di-Mag du mois de mars. Il est vrai que nous ne le placions pas parmi les favoris.

Le 3 avril prochain, Alsace20 diffuse un débat entre les quatre principaux candidats schilikois. Encore cette fois, “Schilick l’Insoumise’” ne sera pas représentée…

Voici ce qui exaspère Marc Baader :

La France Insoumise que nous représentons avec la liste « Schilick l’Insoumise » a réalisé un score non négligeable de près de 27 % aux présidentielles et 14,85 % aux législatives de 2018 à Schiltigheim. Cependant, nous n’avons pas été invités.”

Le directeur général de la chaîne de télé alsacienne répond :

Le CSA salue la pluralité de la chaîne, M. Baader ayant réalisé un score de 5,41% aux dernières municipales n’est pas représentatif, la chaîne ne possède pas de plateau pouvant accueillir plus de 4 candidats…”

Marc Baader dit vouloir « solliciter d’autres chaînes télévisées notamment du service public comme France 3 ou Arte pour que l’une d’entre elles organise un débat de premier tour des élections municipales partielles de Schiltigheim en invitant l’ensemble des candidats, et que soit respectées les conditions d’une information plus objective et conforme à la mission de service public d’information. »

Nous ne savons pas encore si, dans l’éventualité où ils n’obtiendraient pas leur débat, ils organiseraient une manifestation.

 

Schiltigheim : la 3ème ville du Bas-Rhin, se cherche un maire

PS : Non, Anne-Pernelle Richardot n’est pas candidate !

L’adjointe au parcmètre de Roland Ries, également à la tête du PS bas-rhinois, semble très intéressée par l’élection municipale de Schiltigheim. C’est d’ailleurs elle qui mène officieusement la liste PS schilickoise.

Ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle pour Nathalie Jampoc-Bertrand… Les automobilistes de la couronne strasbourgeoise ne l’apprécient pas forcément.

Mais si Anne-Pernelle Richardot soutient le PS strasbourgeois, ce n’est pas pour aider la jeune tête de liste, c’est simplement pour que le parti ne perde pas toute influence à l’Eurométropole. En effet, une victoire du PS à Schiltigheim permettrait au parti de se renforcer au sein de l’Eurométropole, où le PS perd chaque jour un peu plus la main, comme partout d’ailleurs.

Actifs en conseil municipal, les socialistes ont été plutôt discrets sur le terrain ces quatre dernières années.

Christian Ball, acteur du désastre ou sauveur de la ville ?

Premier adjoint de Jean-Marie Kuttner pendant quatre ans, Christian Ball ne supportait plus les méthodes Kutner, tant au niveau de la gestion qu’au niveau du bétonnage intensif.

Il a démissionné, suivi par un tiers des élus, événement qui a entrainé cette nouvelle élection.

(La salle du conseil municipal de Schiltigheim @ www.ville-schiltigheim.fr)

À son sujet, les Schilickois semblent partagés : voter pour celui qui a eu le courage de démissionner ou se débarrasser complètement de tout ce qui a touché de loin ou de près à Jean-Marie Kutner ?

Danielle Dambach : quand un défaut devient une qualité

L’ancienne adjointe à l’Urbanisme et à l’Environnement, actuellement conseillère municipale de l’opposition c’est toujours battu pour le patrimoine de la ville en organisant des visites, des réunions ou en se battant sur le terrain pour le Dinghof, xxx

Il lui est souvent reproché d’être trop conciliante, mais après dix années de tension au conseil municipal, une pause pourrait être appréciée dans la ville.

L’équipe est très large et va de gauche au centre droit

Si si, il y a bien une France Insoumise à Schilick !

La France Insoumise est arrivée en tête au premier tour des élections présidentielles avec 26,96%. Chiffre qui, sur le papier du moins, en fait une formation politique parmi les favorites.

(Marie A.Meynioglu et Marc Baader @ schilick-insoumis.fr/)

Marc Baader a fait 5,41 % lors de l’élection municipale en 2014. Réussira-t-il à exploser ce score pour se retrouver au second tour le 15 avril prochain ?

Objectif difficile à atteindre car quatre listes peuvent également prétendre récupérer les voies de gauche… Marc Baader ainsi que sa co-listière Marie Meynioglu n’ont pas l’expérience du pouvoir comme peuvent l’avoir le PS ou les écologistes. Cela ne met aucunement en cause la légitimité de la liste Schilick l’Insoumise qui pourrait créer la surprise, dans un sens comme dans l’autre.

Tout comme le PS, la France Insoumise a rarement été vue sur le terrain lors du mandat de Jean-Marie Kutner.

Jean-Marie Kutner : prime au sortant ?

En politique, les Alsaciens sont fidèles et même presque trop, puisqu’ils le sont malgré de mauvais résultats ou des manières de faire – disons – “douteuses”…

D’accord, Jean-Marie Kutner n’est pas Balkany ! Néanmoins, son comportement parfois à la limite du despotisme, sa soif de béton et une certaine légèreté dans sa gestion des comptes auront fini par lui coûter son mandat de maire. En outre, beaucoup de Schilickois lui reprochent d’avoir oublié ses nombreuses promesses (dont celles concernant la désormais fameuse “affaire du Dinghof“).

Le maire sortant aurait aimé se présenter sous l’étiquette En Marche… Les marcheurs n’en ont pas voulu !

 

A suivre….

Des “putes” à Schiltigheim ? Jean-Marie Kutner a changé et il le prouve !

JMK, adepte de la licence poétique

Ce matin, le centre Social et Familial Victor Hugo organisait un Brunch à Espace Albert Camus au quartier des écrivains à Schilick.

Un endroit incontournable pour les candidats à l’élection municipale partielle du mois prochain.
Forcément, des opposants se sont rencontrés, les uns s’évitant, les autres se saluant plus ou moins cordialement.

Patricia Huck était également là ce matin. Il y a encore quelques jours, elle était adjointe au maire en charge de l’État civil et de la petite enfance sous le maire Kutner avant de rejoindre la liste de l’ancien premier adjoint Christian Ball.

L’ex-adjointe retrouvait une autre camarade de liste, elle la salue sous les yeux du maire qui, devant quelques 50 personnes, exprimait très fort sa façon de penser :

« qui se ressemble s’assemble, elle m’a aussi trahi cette pute !»

Quel poète ce Jean-Marie, il ne changera plus….

Raphaël Nisand et Jean-Marie Kutner : Laurel et Hardy à Schiltigheim

Le premier point commun est d’avoir d’abord fait leur carrière en solo avant de se retrouver sur le tard. Les voilà aujourd’hui, à la façon d’un Trump ou d’un bloggeur patenté, de chercher tous les cinq minutes à clasher sur le web.

Clasher sur le web

A ce jeu-là, Jean-Marie est champion. Depuis le début de la mandature, il casse, il clashe, balance ou menace de porter plainte. A la façon d’un TV réalité, son profil attire les curieux. Sa conception du dialogue social, c’est « j’ai raison, les autres ont tort ».

Habile, le maire de Schiltigheim sait en revenir aux rondeurs en périodes électorales. N’est-ce pourtant pas lui, moins gentil, qui menaçait certains agents soupçonnés de sympathie avec Christian Ball, récemment ?

Jouer les victimes

Les deux compères, Nisand et Kutner, sont les spécialistes de la victimisation. Eux sont de parfaits agneaux, face à l’enfer que sont les autres. Des autres très très méchants !

Il aura fallu que l’équipe “Schilick pour Tous” souligne les retrouvailles des deux acteurs pour que Raphaël Nisand leur demande s’ils savaient ce que les mots âme et conscience voulaient dire.

Paroles d’expert, sans aucun doute.

Pendant ce temps, Jean-Marie Kutner y allait de sa formule : « Rumeurs, mensonges, haine et trahisons ». Une façon de jouer les martyrs défenseurs d’un Schiltigheim attaqué. Cela trompe-t-il encore quelqu’un ?

Faire du cinéma

Pour ce qui est de jouer la comédie, nos Laurel et Hardy schilikois sont doués, pour ce qui est de bétonner leur ville aussi.

Côté cinéma, c’est un Roland Ries précis qui répond :

« Jean-Marie Kutner tente d’épouser un rôle de martyr, en considérant sans doute que jouer Schiltigheim contre Strasbourg serait payant électoralement, réplique Roland Ries. Il ne choisit pas pour cela le bon dossier, et emporté sans doute par une grande fébrilité, il n’hésite pas à travestir la réalité. »

L’article des DNA est d’une redoutable justesse démontrant au besoin que la stratégie du coup de gueule, de la dénonciation de l’autre ne cache pas ses propres défauts.

Des défauts qui ont même fait se retirer Odile Barreault :

« Il n’a jamais pris en compte les nombreux appels, qu’un certain nombre d’entre nous lui avons adressés et ce, à de multiples reprises, pour qu’il mette en œuvre un management plus adapté à la gestion de l’équipe municipale. Cela aurait certainement évité la situation catastrophique à laquelle nous sommes confrontés. »

Pendant ce temps, Danielle Dambach et Nathalie Jampoc tout comme Christian Ball font campagne. Comme beaucoup de Schilikois, ils ne sont plus sensibles à l’humour « béton » de Raphaël et Jean-Marie. Les deux premières ont « supporté » plus que de raison le premier sans oser rompre, le troisième a eu l’honnêteté de dire non, entouré de la majorité de la liste qui fit de JMK le maire.

Barbara DesVilles

 

 

Mardi : Comprend qui peut !

Le bureau des légendaires

À Strasbourg cette fois, nous apprenons qu’il existe un bureau d’accueil des tournages. Depuis 1997, son rôle « est d’attirer les productions puis de leur fournir un ensemble de ressources, comme des fichiers de décors identifiés, de techniciens et d’hôtels ». C’est un dispositif qui est proposé gratuitement, eh oui, « la ville ne fait pas, contrairement à d’autres collectivités, payer aux productions l’occupation du domaine public ». Et puis surtout parce que ça rapporte !

« il est difficile pour la collectivité de quantifier clairement les répercussions. Seule certitude : les 800 000 € investis permettent au minimum de générer 1,28 million d’euros en retour. (…) la production de Sherlock Holmes 2 (…) aurait, à elle seule, lâché 1,5 million d’euros à Strasbourg en 2011 »

Et c’est du “tout bénèf” puisque même les devantures factices du tournage de ce Sherlock Holmes ont été récupérées pour le « Village 1900 » de Xaronval… De quoi alimenter la légende.

C’est quoi, déjà, un métier ?

Voici une nouvelle des plus positives, comme on aimerait en lire plus souvent :

« Selon une enquête de la CCI d’Alsace réalisée en janvier dernier auprès d’un millier de chefs d’entreprises, 60% d’entre eux se disent satisfaits  (…) il y a eu près de 13.000 créations d’entreprises en Alsace en 2017, soit une hausse de 4,5%, et 8,3% dans le Bas-Rhin (…) De son côté, l’ADIRA (…) a vécu une année record avec un milliard d’euros d’investissement. »

Mais -il y a bien un “mais”- une ombre au tableau persiste dans notre belle entité du grand est de notre beau pays : les travailleurs ne sont pas formés ! Les chiffres parlent d’eux-mêmes : « 88% des entreprises industrielles ont du mal à recruter et 83% dans le tertiaire pour tous types de postes. Les dirigeants ne trouvent pas ce qu’ils recherchent ». La faute au système de formation “à la française” qui fabrique des jeunes non qualifiés notamment pour les métiers techniques et manuels. Sans compter le manque d’engouement de certains demandeurs d’emplois pour les postes en CDI ainsi que la pression frontalière (avec des salaires plus attrayants en Allemagne et en Suisse).

Après, on se demande ce qui freine la croissance…

La 3ème ville d’Alsace se cherche une mairie

Ce sont les DNA qui posent la question : « Schiltigheim sera-t-elle la première ville de France de plus de 10 000 habitants à être dirigée par des militants de la France insoumise ? »

Car, selon les militants eux-mêmes, les Insoumis seraient les seuls à réellement s’opposer à la «politique pour les riches du président Macron ». C’est d’ailleurs pour cette raison qu’ils assurent qu’ils refuseront toute alliance basée sur le principe du « tout-sauf-Kutner » ou même de faire partie d’une liste prête à intégrer la majorité en place à l’Eurométropole…

Sont donc en lice pour les prochaines municipales à Schiltigheim :

Le choix s’annonce délicat tant l’offre est “variée” !

Schiltigheim : avec un S comme Dallas

Kutner veut son cinéma !

On a failli écrire « Kutner fait du cinéma » tant il est doué dans son rôle d’acteur. Depuis qu’il est en campagne, oublié sa dérive à la Trump sur les réseaux sociaux, ses menaces de procès à certains concitoyens. Monsieur le Maire est gentil. Il a besoin de voix où il prépare le tournage de « Docteur Jean-Marie et Mister Kutner ».

Le voilà surtout de défendre son projet de cinéma à l’entrée de la ville, le MK2… MK comme Monsieur Kutner ? Mais non, MK, comme la marque de salles parisiennes.

Quand Eric Elkouby allume le feu

Un dossier chaud pour ne pas dire brûlant, un casus belli entre Schiltigheim et Strasbourg. Et voilà Jean-Marie Kutner de recevoir le soutien d’Eric Elkouby, le conseiller général strasbourgeois.

C’est lui qui allume le feu, réglant ses comptes avec ses amis du PS strasbourgeois en compagnie de Martine Jung, la femme de l’ancien député, elle-même élue aussi (si vous ne suivez plus, on arrête là) : « Sans doute chatouillé par le dynamisme de la cité des Brasseurs, le maire de Strasbourg a été obligé de se réveiller, bousculé par les tenants d’un tout Strasbourg hégémonique, ne supportant aucun développement intercommunal » écrivaient les deux élus.

Cependant, on se demande comment, Jean-Marie Kutner, vice-président de l’Eurométropole n’a su ou pour parle de ce dossier ni avec Roland Ries, ni avec Robert Herrmann ? Soit il a cru bon se la jouer en douce, soit il tente là un ènième passage en force.

Dambach, future maire ?

Forte d’une thématique qui est la sienne, le « tout béton », Danielle Dambach se verrait bien devenir maire de Schiltigheim. Sa liste tentera de surfer sur le « ni Ball, ni Kutner » et sur sa capacité à faire oublier qu’elle fut co-responsable de l’ensemble des décisions de Raphaël Nisand, n’ayant pas eu, comme Christian Ball, le courage de clasher.

Et Christian Ball d’aller voir les gens

Pendant ce temps, Christian Ball continue de rassembler. Vous le croiserez peut-être dans votre cage d’escalier à venir, lui-même ou accompagné d’un de ses soutiens, vous expliquer pourquoi on en est arrivé là : « Nous avons souhaité rendre la parole aux Schilickois tant qu’il était encore possible de repenser, revoir ou amender  des projets ».

On en découvre nous :

– le blockhaus en béton qui va servir de médiathèque ;

– les tours à 8 étages de la friche Istra, celles évoquées du côté de Caddie.

Ah oui, il y a aussi la liste En Marche. On a annoncé un temps une liste dirigée par Axelle Benamran, puis Odile Barreault, puis même Andrée Buchmann. Comme quoi, on nous fait bien marcher, non ?