Dinghof Schiltigheim : faux pas de la maire ou coup bas de l’opposition ?

Dinghof Schiltigheim : faux pas de la maire ou coup bas de l’opposition ?

Dans sa profession de foi,  Danielle Dambach s’était engagée à sauver le Dinghof. (voir nos articles précédents) Un terrain et une maison ancienne que l’ancien maire Kutner s’était d’empressé de vendre quelques jours avant le deuxième tour des élections municipales anticipées.

Récemment, le juge du tribunal administratif a estimé que les Schilikois avaient été floués lors de la vente de l’Ancienne Mairie. Le Dinghof  pourrait connaitre le même sort puisque la vente s’est fait à 300.000 euros en dessous du prix des domaines (Service du Domaine ). En effet, Jean-Marie Kutner avait retenu l’évaluation des services du domaine de 2015 et non celle de juillet 2017, nettement inférieure.
Mais, Danielle Dambach n’a pas attaqué cet acte de vente et a préféré négocier en catimini avec les promoteurs, pourquoi ?

La rénovation du Dinghof et la réalisation du verger communal : à la trappe ?

Selon Michel Szlosser, Président de l’association des Riverains du Dinghof, la nouvelle maire n’a pas fait le boulot ! Pire, elle ferait même un cadeau de plus de 2 millions d’euros aux promoteurs.
Il s’explique : « Danielle Dambach avait, dès son élection, la possibilité de contester l’acte de vente signé par (Jean-Marie Kutner)…/…pour une raison qui nous échappe (elle) a pris la décision de ne pas attaquer cet acte de vente et de négocier en catimini avec les promoteurs. »
Michel Szlosser dénonce également le fait que l’équipe administrative et technique  et le cabinet d’avocat sont les mêmes que sous Jean-Marie Kutner. Il s’étonne que la maire qui « avait la possibilité de mettre en cause directement les promoteurs concernant la destruction de la grange et de la remise …/… elle a (ait) accepté de ne pas dénoncer un acte de vente qui floue les Schilikois et de négocier de façon opaque par cabinets d’avocats interposés.
…/…dernier avatar, elle envisage le démontage de la maison du Dinghof alors que son premier adjoint nous a écrit à plusieurs reprises que ce démontage était considéré comme une destruction et donc interdit par le PLU.
…/…Notre association va saisir la justice, car la vente à perte d’un terrain par une municipalité est interdite par la loi »

Autre son de cloche du côté de la mairie.

Pour lâcher l’opération immobilière,  le promoteur AGP (Avant-Gardes Promotion), ayant un contrat en bonne et due forme, réclamerait 1,8 million d’euros ( le prix de vente du terrain auquel s’ajoute 0,5 million de remboursement sur les travaux et frais engagés.
Selon Danielle Dambach, cette somme serait réclamée, même si le tribunal administratif s’en devait s’en mêler
Des discussions sont en cours. En rachetant le terrain et la maison du Dinghof, le projet promis par la nouvelle maire serait rapidement opérationnel.
Les riverains du Dinghof auront gagné !

Pour quoi Michel Szlosser et l’association des Riverains du Dinghof attaquent-ils la nouvelle élue alors que leurs doléances sont sur le point d’être exaucées ?
Il semble que l’association ne se contente pas de sauver un patrimoine local. Le combat se placerait sur le terrain politique.
Des membres de la liste de Christian Ball, battue au second tour des élections municipales, profiteraient de l’association de riverains, pour régler leurs comptes perso et/ou  se relancer pour 2020…

Une question reste en suspens : quels étaient les intérêts de Jean-Marie Kutner de vouloir brader à tout prix des biens communaux ? À voir…

Décidément à Schiltigheim les bureaux semblent encore envoutés !

Comment dit-on « Omerta » en alsacien ?

L’affaire Merabet !

Heb’di vous en a parlé. Les DNA étaient en première ligne.
Une phrase nous a étonnées « Lilla Merabet doit rencontrer aujourd’hui à Paris Sébastien Touzet, le référent déontologue de la Région Grand Est, professeur de droit public à l’Université de Paris-2 (Panthéon-Assas) ».
On comprend que le référent déontologue de la région Grand-Est est un prof « parisien ». Sans doute pour dépayser le dossier ?
Depuis, silence radio ! Jean Rottner prend le soleil sur une plage abandonnée. Une question reste « qui a balancé » ?
En attendant, l’omerta s’applique.

Un candidat alsacien à la présidence du Medef

Heb’di se moque un peu du Medef, mais suit les personnalités alsaciennes qui osent s’affranchir du complexe d’infériorité alsacien, lui-même mixé aux effets d’une célèbre psychanalyse. On se surprend à lire un article des DNA signé Philippe Rivet…
Au cœur de l’article : « Le Medef Grand Est marche tout de même un peu sur des œufs. Le savoir-faire de son équipe dirigeante est loin d’être superflu. Car parmi les six candidats figure un de ses vice-présidents, Olivier Klotz, à la tête d’une entreprise allemande implantée en Alsace. Ce responsable patronal a aussi la particularité de faire partie des 100 personnalités qui ont signé l’appel en faveur de la sortie de l’Alsace du Grand Est ».
Les bras nous en tombent, l’Ebra aussi. Il s’agit d’un journaliste du Républicain Lorrain. Forcément !
La planche est savonneuse autant que savonnée ! Tout faire pour nuire aux promoteurs d’une Alsace unie. En attendant, personne ne dit rien : Omerta toujours

Orage, eau désespoir.

« Dans la nuit du 31 mai au 1er juin, les orages ont encore frappé avec violence l’est de la France. Les pompiers sont intervenus près de 400 fois dans le Bas-Rhin » nous apprend France Info.
On s’étonne que personne ne pointe du doigt la bétonisation de certains villages et les choix agricoles qui font disparaître depuis des années, les haies, futaies, qui évitaient les coulées de boue.

Schiltigheim : Omert’alors

Coup de pouce à Rue 89 Strasbourg pour son article sur lié à l’ancienne mairie de Schiltigheim.
Face à un sentiment d’injustice, Andrée Munchenbach a déposé un recours… Babette s’en est donc allée en guerre et gagne aujourd’hui.
« Le bâtiment utilisé de 1870 à 1970 avait été vendu pour la somme de 500 000 euros à la société G.E. Lux Promotion immobilière fin 2016. Un immeuble voisin s’était négocié pour 300 000 euros au même moment. Le maire de l’époque, Jean-Marie Kutner (ex-UDI, battu en avril) s’était targué de l’avoir vendu plus cher que l’estimation des Domaines de France (388 200 euros).
La polémique avait pris encore plus d’ampleur, car un citoyen avait aussi relevé que le fils de Jean-Marie Kutner travaillait dans la société choisie. Ce à quoi l’ancien dirigeant avait répondu que son fils n’était pas décisionnaire et ne travaillait plus sur le dossier » écrit Rue 89.
Oh merde, alors ! Encore le hasard.

Dinghof : les schilikois vont-ils vers le consensus ?

Les riverains du site historique schilikois du Dinghof n’en sont pas à leur première fois. La nouvelle équipe municipale, elle, va devoir appréhender ce dossier en cours avec des pincettes. L’objet du litige est symbolique de toute une politique patrimoniale pour le moins clivante…

(photo©hebdi2018)

Un petit garçon dans les bras de son papa demande : « elle est où, la maison vieille ? ». C’est justement pour évoquer le sort futur de la vieille bâtisse du Dinghof et l’avancée des négociations avec le promoteur immobilier (Avantgarde Promotion) que Mme Dambach a convoqué l’association des riverains. Elle rappelle qu’une semaine après son élection, elle a rencontré Avantgarde Promotion pour lui affirmer sa volonté de rénover la maison alsacienne sur sa cave et d’aménager un jardin public autour. Exit le projet de construction immobilière si cher à Monsieur Kutner.

Oui, mais voilà : Avantgarde Promotion se serait plaint du « ramdam » causé par les habitants et des conséquences pour l’image de l’entreprise. De plus, la prévente des 16 logements ayant été déjà effectuée, Avantgarde Promotion se dit dans l’embarras : des familles ont déjà commencé à vendre leurs appartements pour s’installer sur le terrain.

« C’était à leurs risques et périls », réplique une riveraine en colère.

La maison du Dinghof a été vendue, mais tout est encore possible

Mme Dambach rappelle qu’aujourd’hui, la ville n’est plus propriétaire de la maison. Elle insiste sur le fait que la vente est effective et légale.

Conciliante, la mairie a proposé au promoteur immobilier un terrain en compensation qui n’a pas été jugé digne d’intérêt par le promoteur immobilier. En fait, celui-ci ne renoncera au projet que si le coût du terrain et le préjudice causé par l’affaire lui sont remboursés. Comprenez bien, il se présente comme un « otage » pris en tenaille entre deux équipes municipales qui virent complètement de bord. On rit sous cape.

Mme Dambach annonce que le cabinet d’avocat de la ville a commencé à travailler pour estimer le montant du préjudice subi par Avantgarde Promotion, parce que la ville refuse de payer la totalité de la somme demandée par le promoteur. Elle estime que d’ici une dizaine de jours, les négociations financières auront abouti. Vers le consensus, cela va sans dire…

La question du futur site du Dinghof

Elle insiste aussi sur l’urgence de la situation, car la bâtisse en mauvais état est menacée par la pluie.

Si on veut sauver cette maison et réaliser ce jardin rapidement, on peut rentrer dans un rapport de force, mais cela n’apportera rien.”

Pour mener à bien le projet de rénovation et d’aménagement d’un jardin public, l’équipe municipale propose quelques pistes de financement. Une rencontre prochaine aura lieu avec la fondation Patrimoine, la caisse des dépôts et conciliation sera également sollicitée. Mme Dambach soulève la possibilité de demander une aide du département et de la région. Enfin, elle évoque le financement participatif, « s’adressant aux habitants qui viennent des quatre coins de France ».

Nous, commune, nous ne pouvons pas le faire seuls, nous voulons le faire avec vous.”

Elle propose ainsi que l’association des riverains s’implique dans le financement participatif et aille elle-même à la recherche des fonds. Cette recherche pourra être complétée par la commune qui peut aussi faire du financement participatif et supporter le projet.

Mais, dans l’assemblée, certains riverains s’insurgent : ce ne sont pas aux schilikois d’alimenter des requins de la finance ! La vente de la maison de Dinghof s’est faite en toute connaissance de cause par le promoteur, il savait donc mieux que quiconque qu’il était dans des sables mouvants.

Globalement, les avis divergent entre les riverains qui veulent parlementer avec le promoteur, envisager un projet immobilier plus petit et ceux qui refusent d’entrer en dialogue et de leur donner des droits à construire. On évoque aussi le récent incendie qui s’est déclaré dans un garage attenant à la maison, appartenant à… Avantgarde Promotion ! L’association profite de la réunion pour annoncer qu’elle va mettre en demeure le promoteur immobilier de protéger le site.

Au cœur de la discussion, une question fuse : le financement participatif sera-t-il déductible fiscalement ? A cela, le maire n’a pas encore de réponse… Elle donne rendez-vous aux schilikois dans une dizaine de jours, lorsque la négociation financière avec Avantgarde Promotion sera achevée.

Affaire à suivre, donc.

Rosalie.

Après les saucisses de Strasbourg, l’exorcisme de Schiltigheim

Magie blanche pour élue verte

« Magie blanche pour élue verte », c’est ainsi que Jean-Marie Kutner intitule le troisième paragraphe d’un post sur Facebook :

Le monde est petit et le hasard d’une soirée m’a fait rencontrer une proche de Madame la Maire, qui me racontait, très sérieusement que celle-ci, présentait de mauvaises ondes dans le bureau mairial… et que sans doute ces mauvaises ondes seraient à l’origine des défaites successives des deux maires sortants… ce dont elle voudrait de prémunir.
Aussi aurait-elle, selon cette proche, fait procéder au désenvoutement du bureau, séance thérapeutique au cours de laquelle on aurait brulé de l’encens purificateur
Cette histoire me paraît assez invraisemblable, pourtant, cette personne avait l’air très sérieuse……
Par saint Bové et tous les archanges verts, jusqu’où se loge le mysticisme !!!!”

En plein débat sur la laïcité, le sujet se diffuse, prête à sourire, puis l’on s’interroge : Nisand, Kutner… La mairie de Schiltigheim pourrait-elle renfermer une « malédiction » ?

Mais pour cela, il faudrait un « fantôme » ! Et il n’y en a pas. Alfred Muller a fait son temps dans ces locaux et il file une retraite sereine. Les anciens DGS aussi maintenant.

Des jeteurs de sorts ?

S’il n’y a pas de fantômes, essayons l’idée d’un jeteur de sorts. Avec humour, on pourrait affirmer qu’il en est, du côté de Strasbourg, pour ne pas vouloir qu’une autre ville de la métropole rayonne. On en imagine bien quelques-uns (ou unes) avoir fait appel à une école des sorcières. Qui sait, il y en avait une du côté du Batsberg.

Entre Harry Potter et X-files, nous voilà donc à Schiltigheim avec l’information selon laquelle de l’encens aurait « purifié » le bureau.

Info ou Intox ?

Bizarrement, le post de l’ancien maire n’est que peu liké. Un autre sort ?

Autre ancien élu, Jean-Luc Muller, écrit à son tour :

A la mairie de Schiltigheim si le vaudou ne fonctionne pas il reste les gousses d’ail et cela ferait vivre nos producteurs locaux.”

De l’ail bio et en circuit court, espère-t-on aussi.

Du côté de Strasbourg, quelques voix gênées évoquent la mention par la maire d’un bureau « stressant », d’objets… On attend le communiqué officiel.

Des phénomènes politiques paranormaux

A Heb’di, nous vous en parlons de façon détendue. Il doit s’agit d’humour…

Sur mon bureau ce matin, j’ai néanmoins pris soin de poser un fer à cheval, du sel, une patte de lapin… On ne sait jamais, je suis souvent à Schiltigheim et j’ai souvent constaté des phénomènes politiques paranormaux, pas vous ?

La vérité est ailleurs, non ? N’est-il pas temps d’appeler l’exorciste de Strasbourg ? Mais non, pas les saucisses de Strasbourg !

Schiltigheim et stratégie : tous radicaux ?

Manipulation et fake news…

Heb’di : Hermès, vous connaissez bien la vie politique strasbourgeoise. Au second tour des élections municipales de Schiltigheim, des tracts s’en sont pris aux parcours politiques de membre ou proches de la liste Ball. Un avis ?

Hermès : Entre nous, c’est surtout bien joué de la part de la gauche et de son extrême d’avoir appuyé là-dessus pour « mobiliser » ses troupes.

Mais dans les faits, c’est une belle manipulation et un pragmatisme qui tenterait à prouver qu’il reste un peu d’idéologie à gauche.

C’est d’ailleurs aussi une manipulation y compris d’ailleurs de la part du futur ex-Maire Jean-Marie Kutner qui a pilonné les réseaux sociaux depuis son bureau.

Heb’di : Comment cela ?

Hermès : Jean-Marie Kutner et vous l’avez bien étudié, ne peut croire un instant que Christian Ball est de la droite dure.

D’abord parce qu’ils ont fait campagne ensemble en 2014. S’il avait senti cela, le centriste qu’il est n’aurait pas fait d’alliance. A moins d’être vulgairement arriviste, non ? 

Ensuite, parce que Fillon a été reçu par Jean-Marie Kutner, lui-même. On en oublierait le « tandem Diligent – Hoerlé », investi en temps et heures.

Enfin, Copé, c’est celui qui fut appelé pour pousser Ball à faire alliance avec Kutner, alors que ce dernier ne voulait pas. Je suis étonné du silence de Christian Ball sur cette partie de l’histoire.

Et puis, coller l’étiquette Wauquiez à Ball relève de la « fake news », Christian Ball fut l’un des seuls soutiens de Florence Portelli en Alsace.

Néanmoins et pour gagner, la gauche n’avait, elle, qu’une opportunité de faire le plein des voix d’extrême gauche, créer la peur d’une droite forte, voire extrême. Elle a « bien » joué. On appelait cela du « pragmatisme révolutionnaire ».

Heb’di : Et c’est du vent ?

Hermès : Oui, même si personne ne sait ce qu’on fait les anciens électeurs de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen. Toute porte à croire que 70 % d’entre eux se sont abstenus, comme les autres. Quant à la liste Ball, elle s’est construite en dehors de partis, me semble-t-il. Le vrai souci de cette élection n’est pas le score des uns ou des autres, mais le rejet de celle-ci. Pire, l’indifférence.

Heb’di : On a évoqué aussi la présence de 3 candidats désormais élus communistes du PCF dont Antoine Splet. Des élus communistes au pays de Tambov ? Puis le passé de Stéphane Bourhis ou de Jean-Luc Muller autour de Christian Ball.

Hermès : Tout cela démontre à la fois la bêtise ambiante et la faiblesse du débat politique. Si l’on regardait où des hommes et femmes politiques alsaciens ont passé leur jeunesse, on serait étonné. Certains étaient royalistes, d’autres PSU, d’autres à la LCR ou la JCR.

Si l’on remonte dans le temps, cela pourrait même être encore plus radical, y compris pour des figures alsaciennes. Je n’irais pas jusqu’à la Francisque d’un ancien président supposé socialiste. Ni le militantisme PC ou la tentation rocardienne de Jacques Chirac.

Même Roland Ries était PSU, par exemple. Mais le PSU ne parle qu’à des vieux comme moi.

En 1968, vous n’avez pas connu cela, le PSU soutient les étudiants. En 1972, il sera à la gauche de la gauche, avant de devenir plus tard un soutien de l’ex-communiste Juquin. Là encore, des noms qui ne parlent plus aux militants d’aujourd’hui.

Plus récemment des élus impliqués comme Éric Schultz sont passés à l’extrême gauche. C’est la vie et c’est leur parcours. Jean-Philippe Vetter, kellerien sert bien désormais les intérêts d’un député fondateur de la Droite Forte.

Cela ne sert pas le débat politique ni la démocratie de jouer à l’inspecteur des RG et de tenir des fiches de police.

Antoine Splet n’est pas responsable des crimes du communisme. L’ancien responsable du  MJCF Bas-Rhin et des UEC poursuit habilement sa route.

Stéphane Bourhis doit être membre de l’UMP ou des LR depuis une dizaine d’années. Son passé « radical » remonte à une vingtaine d’années.

Un vieux militant de gauche m’a montré, récemment, au Stern, la photo de Jean-Luc Muller et Stéphane Bourhis, leurs parcours aux côté de Christian Ball est original.

Jean-Luc Muller vient de la gauche radicale. «  J’ai été candidat de la LCR en 2007 aux élections législatives dans la 3èmecirconscription, tête de liste départementale Front de Gauche en 2010 pour les élections régionales et candidat Front de Gauche aux élections cantonales de 2011 sur Schiltigheim » rappelait-il en 2014.

Sur les uns ou les autres, les obsessions en disent long sur l’imprégnation « complotiste ». Là où il faudrait aller sur des vrais débats.

Heb’di : On a aussi justement l’impression que le débat, en France, se fait à rebours.

Hermès : C’est un vrai travers français. Comme si on en était encore dans l’après guerre.

Lorsque l’on a eu la chance de croiser des personnes qui ont connu les deux guerres, on se doit de respecter leur Histoire, l’Histoire. Le supposé anti-fascisme d’aujourd’hui n’a rien à voir avec celui des résistants, en Italie, en Allemagne.

Idem pour le Communisme. En Alsace, on sait qu’il a tué des Malgrés-Nous et que les figures romantiques de cette idéologie ont parfois écrits leur saga d’une couleur rouge sang.

C’est aussi une solution de facilité. On diabolise l’autre, cela évite le débat, la confrontation, le vrai engagement.

En cela notre époque est triste. Il n’y a plus de débat … sauf lors des Présidentielles, façon « Show ».

Costa Gavras disait que faire de la politique devait être un « art de vivre », aujourd’hui elle n’est souvent que bashing ou guerre d’ego. Cela me rappelle Frank Zappa qui disait que la politique était la division divertissement du complexe militaro-industriel.

D’une certaines façons, il avait raison. On consomme mais on ne pense plus ou pas assez.

 

(Propos recueillis par Heb’di)

 

Mercredi : Emmanuel Macron est pour le Grand Est !

Alsace : pas de séparation au sein du Grand Est pour Macron

Voilà d’entrée de jeu ce que nous apprennent les DNA en citant le Chef de l’Etat :

Il est évident que, pour ce qui est de la région Grand Est et du sujet alsacien, ce n’est pas simplement dans ce cadre-là que la question se pose, elle est plus large, plus politique. Qu’il y ait une réflexion pour qu’existe une identité alsacienne qui s’inscrive dans la région Grand Est, oui. Qu’il y ait une séparation au sein de la région Grand Est, non.

On peut tout à fait imaginer que les deux départements concernés fusionnent pour créer un grand département d’Alsace au sein de la région Grand Est, et que ce département, ensuite, puisse passer des conventions pour obtenir au sein de cette région des compétences dont il apparaît à la région et aux départements que ce serait plus pertinent.

C’est ce chemin, me semble-t-il, qu’il faut prendre, et non celui d’une désagrégation régionale qui n’irait pas, à mes yeux, dans la bonne direction.”

Que nos politiques fusionnent déjà les départements, obtiennent des compétences sérieuses, le « temps » utilisé par le Chef de l’Etat laisse à penser que rien ne sera impossible.

A condition que les Alsaciens se manifestent et en parle à leurs élus LREM.

La vice-présidence, ce sera sans Danielle

Les propos de Danielle Dambach dans la presse sont finalement assez révélateurs :

Danielle Dambach, la future maire de Schiltigheim, a rencontré le président de l’Eurométropole Robert Herrmann. Elle lui a fait une annonce surprenante : elle ne demande pas de vice-présidence au sein de la majorité. Et ne convoite donc pas le poste laissé vacant par le maire sortant Jean-Marie Kutner.« Nous ne voulons pas de vice-présidence pour Schiltigheim mais les coudées franches et beaucoup de facilités sur les dossiers », expliquent Danielle Dambach et Patrick Maciejewski.« Il aurait fallu qu’Alain Jund démissionne ou que l’un d’entre nous entre dans la coalition d’Yves Bur ».”

L’élue n’a rien demandé parce que sans doute on ne lui a rien proposé. Sans doute aussi parce qu’elle ne voulait pas faire perdre une Vice-Présidence à son camarade EELV, Alain Jund.

On fait le pari que les élus de sa liste à l’Eurométropole vont vite retrouver leurs partis d’origine. La liste, certes citoyenne, était bien une liste de gauche plurielle composé d’encartés et d’ancien encartés.

Les premières manœuvres seront donc politiciennes.

Ball, encore

Apprenant que des matchs de Hand, Foot et Basket Ball se déroulent ce week-end à Schiltigheim, Jean-Marie Kutner entend dénoncer sur Facebook, la mainmise de son ex-adjoint sur le sport. (Ndlr : on déconne.)

Disparition

« Eric Bellargent a fait une chute mortelle hier matin en changeant une ampoule dans le musée qu’il dirigeait. Il portait le plus petit musée de Mulhouse à bout de bras depuis 2003 » nous apprend L’Alsace.

Un directeur qui change lui-même une ampoule ! Cela se passe en Alsace ! C’est surtout tout l’esprit d’un homme humble qui se battait au quotidien pour « son » musée et son attractivité.

Le destin est parfois cruel.

 

 

Schiltigheim : L’amère des batailles

Une faible mobilisation

Convenons d’abord que la grande gagnante des élections est l’abstention : 70 % des électeurs schilikois se moquent autant du béton que des espaces verts, de la solidarité que de la sécurité, des Ehpad que des écoles maternelles.

Il suffit donc de 3500 voix pour devenir maire d’une ville de plus de 30.000 habitants. On peut gouverner une ville en ne rassemblant qu’à peine 20 % de son corps électoral.

La victoire des antis

L’autre réalité est la victoire des antis… Au premier tour des anti-Kutner, au second tour des anti-Ball. L’élu LR et sa liste de rassemblement sont effectivement battus par une coalition écologisto-socialo-communiste renforcée par Jean-Marie Kutner et divers militants radicaux et centristes.

Si un Jean-Marie Kutner est « renvoyé »  à Lampertheim, un Christian Ball rejoint les bancs de l’opposition.

En 2020, d’autres se feront entendre.

Remercier Kutner

Antoine Splet, le représentant du Parti Communiste, remercie Jean-Marie Kutner. Il peut le faire. C’est grâce à la campagne de ce dernier que Danielle Dambach gagne les élections. Jean-Marie Kutner préférait narguer les équipiers de Christian Ball en leur adressant des pouces baissés. Vengeance tardive mais vengeance tout de même !

Ball trébuche

« Christian Ball a raté la dernière étape de son pari. En ne votant pas le budget en décembre 2017, puis en provoquant des élections anticipées à la faveur de démissions collectives, l’ex-premier adjoint (LR) avait pris toutes les formations politiques de court (en particulier « En Marche »). Tout s’était passé comme il l’avait prédit jusque-là, voire mieux puisqu’il était arrivé en tête du premier tour, dimanche 8 avril avec plus de 35% des suffrages exprimés. Mais il a trébuché sur la dernière marche, le second tour » écrit Rue89Strasbourg.

On reconnaîtra au perdant de ce second tour le courage d’avoir oser démissionner (contrairement à Danielle Dambach lorsqu’elle était adjointe de Raphaël Nisand), un courage non récompensé.

On suivra donc de près l’avenir de la nouvelle opposition. Danielle Dambach a formulé beaucoup de promesses, autant de déceptions potentielles si celles-ci n’étaient pas tenues. L’utopie de certaines promesses de campagne va vite se heurter au réel et au calendaire. 18 mois, c’est court !

Danielle Dambach, future maire

Danielle Dambach a gagné. Après l’ivresse de la victoire, viendra rapidement l’impératif du quotidien. C’est sur sa capacité à tenir ses promesses et à bien gérer la ville qu’elle sera jugée en 2020.

Certains annoncent déjà le retour de Jean-Marie Kutner, l’arrivée de l’ex-adjoint Heiwy chez LREM… Les Schilikois choisiront alors, en espérant qu’ils seront cette fois plus de 30 %.

D’une certaine façon, le 3ème tour a déjà commencé.

(photo en une : l’entrée de Schiltigheim ©Ji-Elle)

 

Schilick : une maire écologiste dans la troisième ville du Bas-Rhin ?

Les leçons du premier tour

Marc Baader

Les Insoumis étaient arrivés en tête lors des élections législatives avec 14.82 % mais n’ont pas réussi à maintenir ce score : le parti d’extrême-gauche, emmené par Marc Baader, fait moitié moins avec 7,56 %. L’effet Mélenchon ? Il est vrai que le “patron” et ses disciples à l’Assemblée nationale semblent loin de proposer une ligne claire, ce qui peut dérouter l’électeur… Néanmoins, Marc Baader gagne deux points par rapport à 2014 (5.41 %).

Nathalie Jampoc-Bertrand

À 15,09 %, elle a sans doute été entrainée dans la chute du PS. En 2014, son camarade de parti, Raphaël Nisand, faisait 25.82 %  au premier tour… De plus, sa proximité avec un PS strasbourgeois de plus en plus en délicatesse avec les électeurs de l’Eurométropole n’a pas arrangé les choses.

JMK

Dès les premiers jours qui suivirent son élection en 2014, les Schilickois réalisèrent que le Kutner d’avant les élections n’avait rien avoir avec celui qu’ils avaient élu. Sa bonhommie a disparu pour laisser place à un homme soupe-au-lait, imprévisible et au goût prononcé pour le béton… Avec moins de 20 % des voix, il a finalement pris la décision de se retirer de la vie politique schilickoise.  Les seuls gagnants de son mandat auront été les avocats de la commune chargés de gérer les litiges entre le maire et certains de ses administrés. Étrangement, c’est dans les quartiers les plus populaires qu’il fait ses meilleurs scores, comme en 2014…

Danielle Dambach

Avec 20,41% contre 16.83  en 2014, l’écologiste a fait le boulot, sans faire de vague. Son ralliement avec le PS ne lui avait pas porté chance en 2014. Elle s’est désolidarisée de Raphaël Nisand le lendemain des élections.
(photo en une @ http://www.vivre-schilick.fr/)

Christian Ball

Arrivé largement en tête avec 35,80 %, contre 20.18 %  au premier tour de 2014, le Républicain semble avoir fait le bon choix en n’acceptant plus de suivre Jean-Marie Kutner (événement à l’origine même de ces élections). Une prise de risque qui se sera avérée payante.

Dimanche soir, le gagnant sera…

Suivons une logique mathématique : si l’écologiste Danielle Dambach rassemble toutes les voix de gauche au soir du deuxième tour, elle obtiendrait 1293+956(PS)+479(FI) soit 2728 voix au total, tandis que Christian Ball devrait récupérer les voix du centre-droit de Monsieur Kutner, soit 2268+1253 = 3521 voix. De quoi gagner haut la main !
(Retrouvez l’intégralité du communiqué émanant de la préfecture : communiqué premier tour schilick avril 2018)
Mais la logique mathématique ne correspond pas toujours à celle des urnes. Dimanche, le taux de participation pourra encore changer la donne ainsi que la dernière décision surprenante de Jean-Marie Kutner qui a appelé ses électeurs à voter pour… Danielle Dambach !
Ce fait nouveau nous oblige à revoir nos calculs : en supposant que les voix du maire sortant soient partagées, la ville serait pour la première fois dirigée par une écologiste et, pour la première fois aussi, par une femme. Une nouvelle page s’écrirait alors pour Schilick. Un gage de sérénité pour les deux ans à venir ? Réponse dimanche soir !

Jean-Marie Kutner : Entre la peste et le choléra…

La peste et le choléra, une expression de Jean-Marie

« La peste et le choléra ». L’expression n’est pas nouvelle. Elle servit à Jean-Marie Le Pen pour refuser de trancher entre droite et gauche et à une partie de l’extrême gauche pour ne pas choisir entre Chirac et Le Pen en son temps.

Mais Jean-Marie Kutner ne s’arrête pas là ! Le voilà de « découvrir » que Christian Ball incarnerait la « droite dure ».

Lorsqu’il le choisit comme premier adjoint cela ne le dérangea pas. Tout comme lorsqu’il fit appeler Jean-François Copé par un ancien député pour convaincre le même Ball de faire alliance avec lui.

La droite est dure lorsqu’elle ne sert pas les intérêts de Jean-Marie Kutner

On n’osera imaginer des troubles de la mémoire, mais il convient de rappeler que la haine soudaine du futur ex-maire de Schiltigheim est… troublante.

Le 19 février 2008, c’est bien Jean-Marie Kutner que venait soutenir François Fillon :

François Fillon est venu conforter Jean-Marie Kutner, ancien adjoint de Muller, qui part avec l’étiquette Gauche moderne, celle des alliés d'”ouverture” de l’UMP, dans la foulée du ministre Jean-Marie Bockel, maire (ex-PS) de Mulhouse.

Soutien plus que bienvenu : Schiltigheim sera un test pour cette “gauche sarkozyste”. Jean-Marie Kutner n’aura pas la tâche aisée. Il doit faire son chemin entre la liste d’un autre ancien adjoint, Raphaël Nisand (PS), celle qu’alignent quand même des militants UMP en délicatesse avec leur parti, mais soutenus ouvertement par une bonne partie de la droite alsacienne, et la liste écologiste de la conseillère générale Andrée Munchenbach, qui avait cristallisé l’opposition à Alfred Muller il y a sept ans…”

La gauche Sarkozyste

Ne courait-il pas un temps après les soutiens sarkozystes ? N’a-t-il pas déjà déjeuné avec le Président lui-même, en 2007 ?  « Hier midi, Jean-Marie Kutner (adjoint à Schiltigheim) était convié à déjeuner par Nicolas Sarkozy à l’Elysée, avec d’autres têtes de liste soutenues par l’UMP dans le cadre de la politique d’ouverture chère au président » écrivaient les DNA, le 22 novembre 2007.

Adoubé par Nicolas

« Jean-Marie Kutner, adoubé par Nicolas Sarkozy et investi par l’UMP nationale, a remis la photo du président sur son site internet aussitôt après la parution du chuchotement (DNA du 18 février) qui signalait sa disparition » annonça encore le quotidien au mois de février 2008.

Il continuera encore.

En mai 2012, le même Jean-Marie Kutner cosigne un vibrant appel à voter pour Nicolas Sarkozy :

Les bouleversements géopolitiques et géo-économiques que nous vivons, qui signent la fin du cycle né aux lendemains de la seconde guerre mondiale, ne rendent pourtant pas caduque tout ce que nous avons contribué à mûrement façonner. C’est notre devoir d’Européens convaincus quoique vigilants de montrer en quoi l’Europe est la réponse, pas la cause à nos maux.

La Gauche Moderne y contribuera avec conviction et détermination pour faire gagner, le dimanche 6 mai, Nicolas Sarkozy, et par-là même pour faire gagner une France forte, dans une Europe qu’il faudra par la suite également consolider !”

Soutien aux Primaires

Jean-Marie Kutner aime si peu la droite qu’il se sent pourtant obligé de soutenir l’un des candidats aux primaires : Alain Juppé. Voilà qui permet à des militants de gauche comme de droite de s’étonner d’un revirement.

Christian Ball préfère aller voir les Schilikois et convaincre des électeurs. Danielle Dambach semblait « surprise », hier soir. A la question de Rue89Strasbourg : « Est-ce que cela peut être un soutien embarrassant », elle répondait : « Ça peut l’être ! »

Va-t-elle oser le refuser ? L’alliance des anciennes adjointes de Raphaël Nisand avec Jean-Marie Kutner pourrait réveiller de mauvais souvenirs.

Christian Ball, le sourire sympathique, expliquait que ce sont ces comportements qui lui ont imposé, quitte à tout perdre, de « rendre la parole aux Schilikois »…

 

(La salle du conseil à Schiltigheim, photo©http://www.ville-schiltigheim.fr/)

 

 

Schiltigheim : la chute de la Maison Kutner

La dynamique Christian Ball

La première surprise de cette élection est le score de Christian Ball. Avec près de 36 % des voix, son alliance avec Ahmed Fares, Andrée Munchenbach, Anne Meunier et Elric Ferandel (LREM) relève un premier défi.

Autour d’un programme « Schiliko-Schilikois », le tête de file de « Schilick pour Tous » fait le score, autant dans les quartiers d’habitude réservé à la droite que dans les quartiers populaires, notamment « Les Ecrivains ».

La tendance s’est dessinée dès le 1er tour, quand les réunions et rendez-vous du candidat ont rassemblé près de 1000 personnes. Les dernières opérations de sa campagne, un nettoyage d’une ville « sale » et l’annonce de la suppression des horodateurs ont encore élargi sa base.

Porté par une réelle dynamique de victoire, il devrait encore rassembler et convaincre les électeurs et les abstentionnistes pour gagner au second tour. Il en a la volonté… Suffira-t-elle ?

La claque Kutner

Les regards des adjoints sur les tableaux de résultats, les coups de fils pour vérifier les chiffres, la panique des nouveaux candidats perçus hier soir à la mairie de Schiltigheim, tout cela soulignait une vérité cruelle : le rejet de Jean-Marie Kutner.

Injuste pour les fans, logique pour les adversaires, celui qui ne peut plus être maire finit la soirée sous les 20 %. Une claque camouflée sous des éléments de langage de type « mobiliser les abstentionnistes ».

Certains s’interrogent à voix basse sur les intentions de second tour, sur leur propre vote.

A l’heure où nous écrivons l’article, nous ne savons pas si le chef de l’orchestre du Titanic va continuer le concert ou pas.

L’Alliance EELV-PS-PCF

En 2ème position, à plus de 15 % de Christian Ball, Danielle Dambach pense que son heure est arrivée. Aussitôt annoncée l’alliance avec le PS et le PCF, elle en appelle à l’union des forces du progrès. “La” Danielle Dambach retrouve ses accents de gauche.

Les discussions et manœuvres des partis ont repris. Après l’alliance Dambach-Nisand, voici donc venu le temps de l’alliance Dambach-Jampoc. Les deux adjointes de l’époque Nisand savent travailler ensemble. Arriveront-elles à rassembler les Schilickois ? Là est la question.

Ce matin, dans mon PMU préféré, certains électeurs ou supposés tels rejetaient les « magouilles » que constituent les alliances des ennemis du 1er tour.

L’un d’entre eux allait plus loin : « Dambach, Jampoc… et demain Nisand ». L’ombre de l’ancien maire passa sur la discussion. Un autre se demandait si, des verts à l’extrême gauche, on n’allait pas avoir des Zad à Schiltigheim.

Réponse dans les urnes.

Vendredi, lutte qui peut !

Pourquoi vous faites grève ?

« Il y a un seul train qui passe par là, mais il est pour Mulhouse ». Madeline Fuhrman, chanteuse américaine se retrouve coincée le 22 mars dernier sur les quais de la gare de Toulouse. Alors elle écrit une chanson pour passer le temps et poste son clip en ligne mardi dernier. Elle y parle avec ironie de cette tradition française qui “fait perdre du temps et de l’argent“, la GRÈVE.

Pourquoi vous faites grève, ça sert à quel rêve ?”

Ouais. Cela doit être typiquement français de se battre pour ses droits et son service public. Et la littérature, en prose ou en vers, ne manque pas sur le sujet. Il y aurait peut-être une chanson à écrire sur le système de santé américain ?

Et pendant ce temps-là…

Alors que le blocus des facultés s’organise à l’échelle nationale, (voir la carte interactive de Libé), certains risquent leur vie !

Même combat

Si vous avez bien suivi toute l’affaire sur Heb’di.com, la police municipale s’est déplacée hier à Schiltigheim sur terrain du Dinghof et de sa vieille bâtisse alsacienne pour relever l’identité des militants présents venus s’interposer, illégalement mais pacifiquement, aux travaux.

Sur le fond, les opposants parlent d’une rénovation « hâtive » et aimeraient que la maison vieille de plusieurs siècles soit rénovée « sur place » et non « translatée » quelques mètres plus loin sur le terrain. Ils s’opposent aussi au projet de 16 logements (initialement 19, revu à la baisse), à côté du jardin de 25 ares. Ils avancent aussi « l’intérêt archéologique » du site. Au-delà du sort de ce terrain, le dossier est devenu un symbole de l’urbanisme où l’on utilise le plus d’espaces non-utilisés pour construire. “

Des projets de construction disproportionnés et un respect tout relatif des vieilles bâtisses, voilà qui rappelle des histoires bretonnes… En tout cas on connait un petit quartier de pêcheurs qui est à 100% derrière les riverains du Dinghof ! Parce que la bétonnisation intempestive et les délits de truelle sont bien les “maux d’ordre” d’aujourd’hui, grandes régions et patelins confondus.

Mamie poule et ses poussins

Alors que le collectif “GCO non merci” appelle à occuper la place de la République ce vendredi 6 avril à partir de 16h30, Rue89Strasbourg nous pond des petits portraits de militants anti-GCO. Celui-ci, c’est celui de la « mamie linge-gardien » de la ZAD, Cathy : parce qu’elle fait souvent les lessives pour les zadistes et qu’elle est un peu la mère poule des jeunes militants de la forêt de Kolbsheim. Un joli portrait plutôt inspirant :

Placé déplacé

Cela fera la blague du week-end parce qu’on préfère en rire qu’en pleurer : Jean-Vincent Placé a été placé en garde à vue dans la nuit de mercredi à jeudi. Il est soupçonné, (et c’est franchement moins drôle), d’avoir importuné des femmes  et insulté des policiers avec des propos à caractère raciste.

Remarquez les subtiles pirouettes des journalistes pour éviter le doublon placé placé, cela donne des mini-mares assez grotesques : de l’économique « Jean-Michel Placé en garde à vue » d’Europe 1 au sensationnel « Arrestation de Jean-Vincent Placé : tu veux que je te mette un coup de boule » de Libé, nous, on assume et on titre : Jean-Vincent Placé placé en garde à vue pour comportement déplacé.

Heb’di est dans la place (et bientôt dans les kiosques).

Malicieusement vôtre,
Rosalie.

Dernière minute : Jean-Marie Kutner envoie les flics au Dinghof !

Reportage sur place, à Schiltigheim, sur le site historique du Dinghof.

Ce matin, un camion venu livrer du matériel sur place à été bloqué à l‘entrée du chantier par des riverains. La police (municipale et nationale) s’est déplacée et a relevé l’identité des personnes présentes.

Comme il se doit, les candidats aux élections municipales (qui auront lieu ce dimanche) étaient sur place, sauf… Monsieur Kutner. Par ailleurs sur place, les candidats de la France Insoumise et du Parti Socialiste semblaient plus préoccupés par le drapeau alsacien accroché à la grille d’entrée du site !

La présence de Danielle Dambach paraît plus pertinente et pour cause : elle avait déposé un arrêté de péril, tout comme Andrée Munchenbach qui s’est toujours battue pour le patrimoine de la ville.

La vraie question est : pourquoi le maire Kutner insiste tant pour démarrer les travaux contestés à deux jours du premier tour ? Grand seigneur, il aurait pu attendre deux semaines, laissant le nouveau maire (lui-même peut-être) décider de l’avenir du site historique. Une insistance qui devient louche, à croire que Jean-Marie Kutner a promis au promoteur de régler l’affaire avant de partir !

En bref, le mandat de 4 ans de l’actuel maire aura été “ponctué” d’incidents…