La revue de presse selon le proffesseur Schmeerwurscht

La très grande classe de  Sécurité Sociale.

Lou, Zoé et Jade sont décédées à leur naissance le 20 décembre 2017 au bout de 21 semaines et six jours de grossesse.

Au Monde, la maman raconte que ses petites filles étaient «toutes formées» et n’avaient besoin que de «grandir un peu». Au chagrin de ces deux parents s’est ajoutée une demande de la sécurité sociale que la jeune femme estime être «une injustice sociale»: le remboursement de ses indemnités de congé maternité !
Pour la grossesse d’un seul enfant qui ne présente pas de risque, les femmes enceintes entament généralement leur congé maternité six semaines (ou huit semaines si elles ont déjà deux enfants) avant la date prévue de l’accouchement. Mais Mégane, enceinte de triplés, a commencé son congé maternité après 17 semaines de grossesse comme le permet l’assurance maladie. Lorsque ses trois petites filles sont mortes nées à 21 semaines et 6 jours, la jeune femme était donc en congé maternité et elle avait déjà perçu des indemnités.
Mais pour la sécurité sociale, une femme enceinte ne peut percevoir ces aides qu’à partir de 22 semaines de grossesse, le terme pour considérer une naissance comme viable, selon l’OMS. L’organisme a alors requalifié son congé maternité en congé maladie et lui a demandé de rembourser la différence des deux indemnités: une somme de 845 euros.
Les parents ont décidé de déposer un recours en implorant la sécurité sociale de faire une exception au vu de leur situation… Mais le couple a dû faire face à une réponse négative. Ils ont alors saisi le tribunal des affaires de la sécurité sociale (TASS).

L’article publié dans le journal local Le Journal de Saône-et-Loire , mercredi 17 octobre, a fait réagir la sécurité sociale. La directrice adjointe de la caisse de Saône-et-Loire a contacté le couple: et “s’est excusée du manque d’humanité”.
Contactée par le Figaro, la sécurité sociale reconnaît une faille et assure qu’une médiation a été proposée aux parents. «Un conciliateur permet de rétablir la communication. Il va réétudier le dossier et décider dans quelle mesure il peut obtenir un peu plus de souplesse au niveau du règlement et ce, de la manière la plus humaine possible.»
Vous en pensez ce que vous voulez, mais je trouve que la deuxième réponse est encore pire que la première. ” Il ]le conciliateur[ va réétudier le dossier et décider dans quelle mesure il peut obtenir un peu plus de souplesse au niveau du règlement et ce, de la manière la plus humaine possible” (!) “Un peu plus de souplesse au niveau du règlement”, “la plus humaine possible” (!). Et un peu plus “d’intelligence” c’est possible ou c’est trop demander? Au passage, je vous signale, chère madame CPAM, qu’il ne s’agit pas d’un “manque” d’humanité, mais d’une absence d’humanité. Et ne parlons pas de la jugeote… la Sécu a versé à 21 semaines une allocation qu’elle aurait dû verser légalement à 22 semaines.

Elle a perdu ses triplés à 21 semaines et 6 jours… Autrement dit, il n’a manqué que 24h de grossesse pour que les parents puissent conserver leurs indemnités. C’est vraiment de la très grande classe.

Big big big brother

Le Conseil d’Etat a rejeté jeudi les requêtes dirigées contre le décret instaurant le mégafichier regroupant les données personnelles de tous les Français, estimant notamment que sa création ne constituait pas une “atteinte disproportionnée” au droit des personnes au respect de leur vie privée.
Au nom des libertés publiques, des organisations et des particuliers demandaient à la plus haute juridiction administrative la suppression de ce “monstre” généralisé à l’ensemble du territoire en mars 2017 et qui regroupe les informations personnelles des titulaires d’un passeport ou d’une carte d’identité, soit environ 60 millions de Français.
Pour ses détracteurs, le mégafichier ne prévoit pas suffisamment de garanties contre les risques d’abus et de piratage, et notamment contre le risque de détournement du dispositif à des fins d’identification d’une personne sur la base de ses données biométriques.
Le Conseil d’Etat a jugé au contraire que la création d’un tel traitement de données à caractère personnel, outil “efficace” de lutte contre la fraude, est “justifiée par un motif d’intérêt général”. On l’a connu plus sourcilleux sur les libertés individuelles…
Selon les dispositions du décret, “seuls les personnels chargés de l’instruction des demandes de titres peuvent accéder aux données contenues dans le traitement automatisé litigieux”. “Dans ces conditions, la consultation des empreintes digitales contenues dans le traitement informatisé ne peut servir qu’à confirmer” l’identité de la personne demandant un renouvellement de titre “ou à s’assurer de l’absence de falsification des données”, disent les juges.
Pour le Conseil d’Etat, la collecte des images numérisées et empreintes digitales, la conservation des données – limitée à quinze ans – et leur traitement par une autorité publique présentent des restrictions et précautions suffisantes. Pourtant, le Canard Enchaîné a déjà été en mesure de souligner la fragilité (et donc la dangerosité) de ce fichier puisqu’il a déjà été détourné par des agents de police indélicats (Oh, ça existe?), pour un petit service à un copain qui a des doutes sur la fidélité de sa femme par exemple…

Petit train

La CGT-Cheminots a dénoncé lundi des baisses d’effectifs, fermetures de guichets, «réductions de dessertes» ferroviaires et appels à la sous-traitance «programmés» ces prochains mois à la SNCF dans le cadre de sa réforme.
Il y a «952 suppressions de postes programmées sur le territoire d’ici mars 2019», avec «l’abandon du canal de vente aux guichets et des agents en gare», a indiqué la CGT-Cheminots dans un communiqué Ces suppressions représenteraient 7% de l’effectif actuel de 13.542 cheminots affectés à la vente au guichet ou à l’accueil en gare, selon le syndicat.

«Une partie de ces suppressions de postes est amorcée. C’est la grande lessive», a assuré à l’AFP Cédric Robert, porte-parole de la CGT-Cheminots.
Critiquant «une discrimination sans précédent envers les usagers», la CGT-Cheminots a également dénoncé «les réductions des dessertes», notamment à «Annecy, en Paca ou en Lorraine», la maintenance de lignes confiée à des «entreprises privées», ainsi que des fermetures ou baisses d’effectifs pour des «technicentres de maintenance du matériel».

Dans une déclaration à l’AFP, la direction de la SNCF «ne confirme pas ces chiffres» et «souhaite préciser que le terme ‘suppressions de poste’ ne signifie en aucune manière licenciements». «L’entreprise a déjà fait savoir que certains de ses métiers sont amenés à évoluer» dans un secteur qui change «vite et profondément avec en perspective l’arrivée imminente d’entreprises concurrentes» (à partir de décembre 2019), a ajouté la direction. Concernant les billets, «les comportements d’achat des voyageurs ont changé résolument ces dernières années et une très grande partie des titres de transport sont désormais achetés à distance», a-t-elle souligné.
Comme si les “voyageurs avaient eu le choix!!

Les lecteurs d’Heb’di qui prennent le train quotidiennement (il y en a beaucoup) le savent bien: chaque jour c’est mieux que la veille et moins bien que le lendemain. Pannes, grèves, retards, communication à contretemps voire inexistante, contrôleurs sans jugeote ni empathie appliquant un règlement à la limite du débile sans aucun discernement, trains bondés, parkings saturés, gares fermées ou dont les horaires d’ouverture limitent soigneusement les possibilités d’accès à la clientèle (par exemple de 9h à 11 h, très pratique pour les gens qui travaillent).

Mauvaise foi et langue de bois sont des principales mamelles de la SNCF. C’est d’ailleurs mesurable à sa peur de la concurrence.

Sans blague ?

Les chômeurs, les personnes ayant un faible revenu et les étudiants sont de plus en plus nombreux à souffrir d’épisodes dépressifs, selon une nouvelle enquête de Santé Publique France.
Près d’un sur dix: c’est la part de Français ayant connu un épisode dépressif en 2017, selon une étude publiée mercredi par Santé Publique France.

Les femmes ont été davantage touchées que les hommes: elles sont deux fois plus nombreuses à avoir traversé une dépression cette année-là. De même, les chômeurs, les personnes ayant un faible revenu, les étudiants ou encore les personnes invalides ont été plus sujets à cet état que le reste de la population.
Les enquêteurs de Santé Publique France se sont appuyés sur une définition stricte. Un état dépressif se caractérise par une période d’au moins deux semaines consécutives où l’individu se sent triste, déprimé, sans espoir et sans entrain.

Si à cela s’ajoutent au moins trois symptômes (épuisement, prise ou perte de poids, difficultés à dormir ou à se concentrer, idées morbides, perte d’intérêt pour les activités qui donnent habituellement du plaisir) et que la vie quotidienne s’en trouve perturbée, on peut alors parler d’épisode dépressif.
«La fréquence de l’épisode dépressif a augmenté de plus de 5 points chez les chômeurs sur la période 2010-2017 et de 4 points chez les étudiants entre 2005 et 2017»
L’enquête révèle que 9,8% des personnes interrogées sont passées par un épisode dépressif en 2017. Les 18-44 ans ont été majoritairement touchés. La fréquence de l’épisode dépressif «a augmenté de plus de 5 points chez les chômeurs sur la période 2010-2017 et de 4 points chez les étudiants entre 2005 et 2017», indiquent les auteurs. Quant aux personnes ayant les plus faibles revenus, on constate une hausse du taux de dépressions de 3 points par rapport à 2010.
En résumé, les français vont de plus en plus mal. A fortiori ceux qui n’allaient déjà pas bien. Alors, je ne vous dis qu’une chose: cessez de vous plaindre, traversez la rue et tout ira mieux ! C’est Jupiter qui le dit.

HA HA HA !

Vous savez quoi? Les finances de l’ENA sont dans le rouge, d’après les documents comptables auxquels Le Parisien a eu accès. L’ENA enregistre un déficit de 2,8 millions d’euros en 2017, dont un million de recettes non encaissées (elles le seront en 2018). Ce déficit est notamment dû à des dépenses de personnel (30,9 millions d’euros) qui absorbent la presque totalité de la dotation de l’État. Sur ce montant, 9,2 millions d’euros étaient alloués à la rémunération des étudiants, qui ont le statut de fonctionnaires stagiaires et sont payés près de 1700 euros brut par mois pendant leurs deux ans de scolarité.
Si rien n’est fait, la prestigieuse école pourrait faire faillite dans quatre ans, alerte le think-tank libéral iFrap, qui a passé au crible les dépenses et recettes de l’établissement d’où sort l’élite des hauts fonctionnaires et dirigeants politiques français.
Pourvu que rien ne soit fait !

Donnez, donnez do dohonnez ! laï laï laï

En 2017, le montant des prélèvements obligatoire a dépassé la barre symbolique des 1000 milliards d’euros. Dans le détail, la part des impôts et différentes taxes auxquels ont été soumis les Français représente 45,3% du PIB, soit 1038 milliards d’euros exactement, révèle un rapport mené par le député LREM Joël Giraud. C’est 43,3 milliards de plus qu’ 2016 (994,7 milliards), 59,6 milliards de plus qu’en 2015 (978,4 milliards) et surtout 368,5 milliards de plus qu’en 2002.

Dans le détail, les cotisations sociales représentent 37 % des prélèvements obligatoires, soit 384.5 milliards d’euros, et les impôts 63 %, soit 653.5 milliards d’euros. Six prélèvements ont représenté à eux seuls deux tiers de la fiscalité globale recouvrée par l’État. À savoir: la TVA (152,4 milliards d’euros), la CSG-CRDS (106,9 milliards d’euros), l’impôt sur le revenu (73 milliards d’euros), l’impôt sur les sociétés (35,7 milliards d’euros), la taxe foncière (34 milliards d’euros), et la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (17,2 milliards d’euros). Soit un total de 440 milliards d’euros.
On parle souvent d’Etat-Providence… Ne serait-ce pas plutôt Etat Vide-poche?

La vache et le président

Rot un wiss-ibilité

Une réclamation ?

Le soulèvement des machines…

La rue déraille !

Un train qui partira à l’heure !

Joyeuses Pâques

Franche Démence

J’ai envoyé mon petit neveu acheter une revue que je n’ose pas acheter moi-même : France Dimanche.

Je suis d’abord tombé sur l’horoscope très sérieux de Laëticia, la vraie, la gérontophile, réalisé par la voyante Déborah Barsky.

On peut y lire : “Laetitia est née sous le signe du Poisson. Elle a une Vénus en Bélier”, ce qui, à mon avis, doit faire assez mal, alors que “Johnny avait une Lune en Scorpion”, ce qui ne devait pas arranger ses affaires non plus.

“Que va-t-il se passer désormais pour Laëticia ?” Je vous le demande !

“L’année 2018 s’annonce très difficile.” Ça ne mange pas de pain, mais on veut en savoir un peu plus.

“Je ne la vois pas retrouver l’amour”. Bon, je l’appellerai un autre jour alors.

“Elle préfèrera être entourée d’amies femmes dans les mois à venir.” Moi aussi.

“Elle se lance dans une grosse (sic) bataille juridique.” Je me demande où elle est allée chercher ça.

“Va-t-elle perdre ou gagner ?” Faudrait demander à une voyante.

“Cette affaire va perturber ses filles”. Meu non, penses-tu!

“Je la vois aussi en deuil, d’ici deux à trois ans, suite au décès de son père ou de sa grand-mère.” Ça m’étonnerait, ce sont des choses qui n’arrivent jamais.

“Pauline Ducruet (fille de Stéphanie de Monaco) victime d’un psychopathe”. Mais pas un Panzani, d’après nos reporters sur place.

“René-Charles (le fils de Céline Dion) prend la relève et marche dans les traces de sa maman !” Mince, la pauvre, elle est vraiment au plus mal si elle laisse des traces.

“Louis Sarkozy dit “oui” aux drogues”. Faut bien ça pour assumer un nom pareil.

Con carne

Il se fait appeler Pedrinho Matador, soit Pierrot le Tueur, il est Brésilien et est aujourd’hui accusé du meurtre d’au moins 70 personnes selon le magazine Rolling Stone. Pourtant Pedro Rodrigues Filho n’est pas un assassin comme les autres. S’il a ressenti le “besoin urgent de tuer” dès ses 13 ans après s’être battu avec un cousin plus âgé et qu’un an plus tard il a assouvi ce désir pervers, c’est toujours en le dirigeant vers des personnes qu’il considérait comme nuisibles à la société. Le premier d’entre eux était le maire adjoint d’Alfenas, dans le sud du Brésil, qui avait viré son père après l’avoir accusé (à tort selon Pedrinho Matador) de vol. A 18 ans, il avait déjà tué plus de 10 personnes.

Son père tua sa mère et fut envoyé en prison. Filho lui rendit visite et le tua, lui aussi. Apparemment, il aurait alors découpé un morceau du cœur de son géniteur avant de le mâcher puis de le recracher.

En 1973, on finit par le prendre et le mettre en prison. Une mauvaise nouvelle pour les personnes incarcérées avec lui, puisque depuis cet emprisonnement, Filho a trouvé le moyen de mettre fin à la vie de 47 codétenus.

Pour une fois qu’on a quelqu’un qui nettoie sa cellule !

Ballon

Cela fait plusieurs années qu’Adriana Karembeu tente d’être enceinte. À 46 ans, elle est enceinte et devrait accoucher en juillet.

Comme quoi, pas besoin d’un footballeur pour avoir un ballon. En tout cas, le petit aura au moins la satisfaction d’entendre ses petits copains et copines lui dire : “Dis donc, elle est trop bien ta grand-mère !”

SNCF é-pépy-née

Le journal du dimanche prévient : la grève SNCF risque de faire tache d’huile (EDF, éboueurs, universités, etc…).

La palme de la diplomatie revient une fois encore à la ministre des transports qui a déclaré qu’elle ne comprenait pas cette grève. C’est pourtant pas faute de lui avoir expliqué ! Cette réforme annoncée vise avant tout à préparer la privatisation de la SNCF. Si on s’en tient à cette simple phrase, on pourrait se dire : pourquoi pas ? D’autres l’ont bien fait !

Eh bien justement, c’est là que le bât blesse. Les autres qui l’ont fait, notamment le Royaume-Uni et l’Allemagne, s’en mordent ce qui leur reste de doigts. Les prix ont augmenté et partout et même les trains allemands sont moins à l’heure que les trains français, c’est dire… Le fait de tout ramener, de manière quasi compulsive à l’unité comptable, à la performance, au rendement, revient à considérer l’humain comme une simple et funeste unité comptable, une variable d’ajustement de l’efficacité financière. Car il ne s’agit pas d’autre chose. Les salariés de tout poil, à commencer ceux de la grande distribution (ceux de Carrefour ont eu le courage de faire ce que les autres craignent de faire) se reconnaîtront dans les angoisses du rail.

Même si des réformes sont nécessaires, y compris dans le statut des cheminots, rien ne justifie le mépris de l’humain qui conduit (et permet) de privilégier l’actionnaire contre vents et marées, en le faisant bénéficier des gains sans jamais lui faire assumer les pertes (oui, bon, quand même à hauteur de sa mise), tout en ne faisant pas bénéficier le travailleur des gains mais en lui faisant payer les pertes par des baisses de salaires, des suppressions de primes, des diminution d’avantages (quand il y en a), des délocalisations, des licenciements.

Il n’est nul besoin d’être crypto-communiste pour dénoncer ce capitalisme-là.

MARX A TABL’S

Sur le site de L’Huma, ils font tout un plat de Marx… Quoi de plus normal ? Sauf qu’il s’agit du cuistot, Thierry MARX, pas du boursicoteur donneur de leçons.

Cachoteries !

Le journal Le Monde dévoile les dessous du prochain rachat de l’hebdomadaire Marianne par Heb’di.

Le patron du principal journal alsacien, Thierry Hans, a tenu à garder le secret le plus longtemps possible sur cette opération car, dit-il, “nous étions plusieurs sur le coup, notamment le groupe de presse anglais Faithfull”. En même temps, Thierry Hans a eu le soutien d’une personne dont il est très proche, elle-même très proche du Chef de l’Etat. Ça aide…

Vous trouverez tous les détails du rachat sur le site de Heb’di.

Laisser faire

Article intéressant dans Causette (le magazine des meufs qui tapent sur les keums, mais pas que…) qui nous dit que les femmes vont, enfin, se mettre à la drague à la manière des mecs.

Il serait temps ! Vous allez enfin comprendre ce que ça représente en termes de patience, d’impatience, de volonté, d’audace, de courage, d’énergie, de frustrations, de désespoir, de refoulement, de maladresses, de compétition, d’aveuglement, de toilette obligatoire, de chaussettes propres, d’angoisses, d’insomnies, d’interrogations! Le grattage de couilles en moins, certes.

 

La poussière va encore finir sous le tapis

Après les politiques et les grands patrons…

Vendredi : égos à gogo

Pierrot Persil en reportage de guerre dans un lycée américain…

Eurêka

Nouvelle idée brillante du président des Etats-Unis, alors même que les lycéens rescapés de la fusillade en Floride ont lancé un mouvement de protestation nationale contre la facilité d’accès des armes à feu : Donald Trump propose d’armer les enseignants, pour mettre fin aux “zones sans armes” autour des écoles. Entendons-nous bien, et ceci n’est pas une fake news, le président des Etats Unis a expliqué être favorable au port d’arme dissimilé pour les professeurs « qui savent tirer», et qui auraient suivi une formation spéciale au préalable, en estimant que si 20% des enseignants étaient armés, « ils pourraient stopper très rapidement stopper une attaque qui dure en moyenne trois minutes alors qu’il faut entre 5 et 8 minutes pour que la police arrive sur place »…

Ou comment déplacer le problème qui gêne lorsque l’on a promis  aux membres de la National Rifle Association (le NRA, ce puissant lobby américain d’armes) qu’ils avaient un « vrai ami » à la Maison Blanche.

Nul doute que transformer les écoles américaines en bastions militaires relève d’un coup de génie dont  la subtilité échappe à notre compréhension de simples mortels.

Franchement, on ne voit pas d’autres explications.

Bure et Co

 Une quinzaine de militants ont été expulsé hier du bois Lejuc, dans la commune de Mandres-en-Barrois tandis que « la maison de Résistance » a été perquisitionnée dans la ville voisine de Bure. Ces deux sites étaient les points névralgiques de la contestation contre le projet de centre d’enfouissement de déchets nucléaires, le Cigéo.

Ce projet, mené par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs doit être construit à Bure et prévoit  entre autre des cheminées d’aération sur le site du bois Lejuc…et accueillerait jusqu’à 83 000 m3 de déchets nucléaires radioactifs (c’est-à-dire les déchets les plus dangereux, responsables de 99% de la radioactivité produite en France).

 Le gouvernement parle de concertation, mais en réalité il montre ses muscles et expulse, dénonce Jean-Marc Fleury, président de l’Association des élus opposés à l’enfouissement des déchets radioactifs (Eodra). Cela fait plusieurs mois que cette logique est en cours, avec une série de procès contre des opposants.”

©Mathieu Cugnot

Tiens tiens, l’étendard de « l’Etat de droit » aura vite été ressorti de son placard ! Ou comment éviter le développement d’un nouveau et épineux Notre-Dame-des-Landes…

Comme d’habitude, on expulse à tour de bras, sans prendre le temps de se poser un instant la question : pourquoi tant de ZAD essaiment depuis ces dernières années ?  Pourquoi ce ras-le-bol généralisé des  grands projets de construction continue-t-il de faire des petits en France ?

Entre révoltes, utopies réelles et expérimentation, France culture prenait le temps de se pencher sur la chose en janvier dernier.

Côté politiques, on sent la Hulotte pas franchement à l’aise sur la question, surtout qu’une photo datant d’octobre 2016 circule sur les réseaux sociaux, le montrant brandissant fièrement un écriteau « Cigéo, Bure, je dis non ! ».

Triste spectacle que notre Hulotte qui tente bon gré mal gré de donner une cohérence à sa présence au sein du gouvernement. Quand ça colle pas, ça colle pas..

Dallas

C’est marrant comme un sitcom, les repas de famille chez les Républicains. Paraît-il que Valérie Pécresse n’a pas apprécié la boutade de Wauquiez à propos de son bilan politique devant des étudiants lyonnais :

Le nombre de conneries qu’elle peut faire ! ”

En tout cas, nous, on a sorti le pop corn !

Tueurs de visons dans le viseur

Avis aux grand-mères des beaux-quartiers qui arborent encore fièrement leur manteau en vison… L’association de protection animale L214 a publié une nouvelle vidéo choc sur les conditions déplorables d’élevage des visons, ces petits animaux dont la fourrure sert à la fabrication de vêtements de luxe.

Attention petites âmes sensibles, c’est pas joli à voir !

Palme de la crétinerie

La cathédrale de Strasbourg, notre belle demoiselle de dentelle s’est retrouvée affublée de tags « Ni Dieu ni maître » sur sa façade. Un dépôt de plainte a été déposé jeudi tandis qu’une entreprise de nettoyage spécialisée a été sollicitée par les services de la ville pour effacer les deux inscriptions.

La bêtise est infiniment plus fascinante que l’intelligence, infiniment plus profonde. L’intelligence a des limites, la bêtise n’en a pas”

(Claude Chabrol, toujours le mot qu’il faut…)

Chèvre qui peut

Repéré dans le fil de l’info : ce mercredi, les TGV entre la Bretagne et Paris ont été retardés par « des chèvres aperçues aux abords des voies ».

Une pensée à ceux qui ont dû justifier leur retard à leur boss et expliquer qu’il y avait des chèvres qui gênaient le trafic !

Vraiment, on sous-estime le potentiel comique de la SNCF !

Biquètement vôtre,

Rosalie.

La vie duraille

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