AFFAIRE NAOMI : RÉVÉLATIONS SUR LES «FAKE NEWS» CONCERNANT L’INTOXICATION AU PARACÉTAMOL

AFFAIRE NAOMI : RÉVÉLATIONS SUR LES « FAKE NEWS » CONCERNANT L’INTOXICATION AU PARACÉTAMOL

La première affaire Naomi

Une prise en charge calamiteuse ayant précédé le décès.

le 29 décembre. 2017 à 15h30, Naomi MUSENGA, 22 ans, mère d’une petite fille de 18 mois, était admise en coma profond au Nouvel Hôpital Civil (NHC) des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg (HUS).

Après plusieurs arrêts cardiaques, son décès était officiellement constaté à 17h30.
Après deux mois d’atermoiement, les parents de Naomi n’avaient toujours pas obtenu d’éclaircissement sur les circonstances de son décès.

En conséquence, début mars 2018, ils ont demandé son dossier médical à la Direction générale des HUS. Dans ce cadre, le 4 avril 2018, le médecin en charge de l’unité fonctionnelle SAMU/ SMUR a adressé à la famille l’enregistrement audio du premier appel de Naomi au SAMU. Cet appel avait eu lieu le 29 décembre 2017 à 11h30, soit quatre heures avant l’admission de Naomi au NHC. Naomi s’exprimait d’une voix faible et suppliante: « Madame, j’ai très mal…Aidez-moi… Je vais mourir ». La standardiste lui répondait d’un ton agacé et ironique.
« Oui, vous allez mourir un jour, certainement, comme tout le monde », puis elle lui conseillait d’appeler SOS Médecin, avant de raccrocher. Le 24 avril 2018, Hebdi mettait l’enregistrement en ligne. Cet appel, vous l’avez forcément entendu : en quelques jours plus d’un million de personnes l’ont écouté.

Début mai 2018, la teneur et la tonalité de l’échange entre Naomi et la standardiste du SAMU avaient provoqué une onde de choc dans l’opinion publique, et avaient été à l’origine d’un scandale médiatique.

 

La deuxième affaire Naomi

Une mise en cause inacceptable de Naomi et de sa famille par un expert des HUS.

Lorsque l’affaire Naomi a été révélée par la presse, le procureur de la République de Strasbourg a donné instruction à la police judiciaire de « mener une enquête préliminaire dans l’affaire Musenga, pour non-assistance à personne en danger ; mise en danger de la vie d’autrui ; et recherche des causes de la mort ».

Le 12 juin 2018, au terme de cette enquête judiciaire préliminaire, le responsable de l’Institut de Médecine légale des HUS, a été chargé d’émettre un Avis médico-légal sur le cas de Naomi. Dans les 6 pages de cet avis, qui a été remis le 21 juin 2018, l’expert dédouanait les HUS de toute responsabilité : Naomi serait décédée d’une intoxication volontaire au paracétamol ayant entraîné une hépatite toxique massive, qui était d’emblée au-delà de toute possibilité thérapeutique.
Parallèlement à l’enquête judiciaire, le Ministère de la Santé a confié une mission d’enquête à l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS). Deux membres de l’IGAS, et un médecin de l’Agence Régionale de Santé (ARS) Grand Est, ont séjourné quatre semaines aux HUS. Au cours de leurs investigations, ils ont auditionné plus de 40 personnes impliquées à des degrés divers dans la prise en charge préhospitalière et hospitalière de Naomi. Par ailleurs, ils ont reconstitué et analysé le dossier médical de Naomi.

Mi-juin 2018, les conclusions de l’IGAS ont fait l’objet de deux rapports comportant 164 pages au total.

Ces deux rapports contiennent un ensemble de documents qui démontrent l’incohérence du diagnostic d’hépatite mortelle par intoxication au paracétamol, et qui mettent en évidence la gravité des erreurs de prise en charge de Naomi par les HUS.
L’avis médico-légal et les rapports de l’IGAS étaient donc en opposition sur de nombreux points. Face à ces opinions contradictoires, la Justice n’a pas pris en compte les 164 pages de rapports rédigés après un mois d’enquête par trois spécialistes indépendants de l’IGAS et de l’ARS, mais s’est fiée uniquement à l’avis de 6 pages, composé en moins de 10 jours, par un médecin salarié des HUS, et ayant travaillé seul. Ainsi, dans un communiqué de presse du 11 juillet 2018, le procureur de la République de Strasbourg a déclaré que la mort de Naomi était : « la conséquence d’une intoxication au paracétamol absorbé par automédication sur plusieurs jours ».

Le procureur a précisé :
« La destruction évolutive des cellules de son foie a emporté une défaillance de l’ensemble de ses organes conduisant rapidement à son décès ».
L’affirmation péremptoire, émise par un expert salarié des HUS, selon laquelle le décès de Naomi aurait été la conséquence d’une intoxication au paracétamol, n’est pas neutre. Cette affirmation « protège » les HUS, mais surtout, elle conduit à imputer le décès de Naomi à des difficultés personnelles et à des relations conflictuelles avec sa famille.
De fait, les conclusions de l’expert salarié des HUS ont été à l’origine d’interprétations malveillantes pour la famille.

Un flot de rumeurs et de calomnies, haineuses et racistes, s’est déversé.

Selon ces ragots, en raison de son intolérance religieuse, et de son nationalisme outrancier, la famille Musenga, protestante et congolaise, n’aurait pas accepté que Naomi ait un enfant hors mariage avec un Togolais de religion catholique. Le harcèlement familial aurait poussé Naomi au désespoir, et sans doute au suicide. En s’attaquant aux HUS, la famille chercherait non seulement à se disculper, mais aussi à percevoir des indemnités !

Les faits incontestables rapportés par l’IGAS éliminent la possibilité d’une intoxication au paracétamol
Pour rétablir la vérité médicale, pour défendre la mémoire de Naomi un an après son décès, et pour rendre justice à la famille Musenga, nous avons revu, avec des avocats et des médecins, l’ensemble des documents fournis par l’IGAS et par la Direction générale des HUS aux proches de Naomi.
Les rapports de l’IGAS apportent une multitude de renseignements sur les dysfonctionnements des HUS. En particulier, l’IGAS s’est inquiété du fait que le cas de Naomi témoignait d’une désorganisation plus quotidienne de l’accueil des urgences aux HUS.

Cette désorganisation était non seulement dangereuse, mais aussi coûteuse.

Nous n’aborderons pas ici l’aspect général des problèmes des HUS pointés par l’IGAS (à lire dans un prochain numéro), mais uniquement les points qui éclairent le cas de Naomi. Ces points sont les suivants :
les points qui éclairent le cas de Naomi.
Les témoignages des proches qui ont entouré Naomi depuis l’après-midi du 24 décembre jusqu’à la soirée du 28 décembre certifient qu’elle allait bien physiquement et moralement, qu’elle n’a jamais signalé de douleur, et que personne ne l’a vu prendre le moindre comprimé.

Les troubles ont sans doute débuté dans la matinée du 29 décembre 2017, vers 09h00, lorsqu’elle n’a pas pu ouvrir la porte au père de sa fille. C’est sans doute à ce moment qu’elle a consommé du paracétamol à visée antalgique.

Naomi a été victime d’un retard important de prise en charge qui a constitué une perte de chance. Bien que la gravité de son état ait été évidente dès le premier appel de 11h22, aucune équipe médicale des HUS n’est intervenue avant 13h58.

Naomi était dans un état médical alarmant lorsque SOS-Médecin est intervenu à son domicile à 13h33. Elle présentait une pathologie digestive aigüe avec des douleurs s’étendant du ventre jusqu’aux jambes ; des diarrhées constituées de sang digéré et de sang frais ; des troubles de la conscience avec un coma débutant, une agitation, une confusion ; un état de choc avec tension artérielle imprenable. L’équipe de SOS Médecin a laissé des consignes écrites au SMUR, et a décrit clairement la gravité des symptômes de Naomi.

L’équipe du SMUR, qui est arrivée à 13h58 a commis une grave erreur d’appréciation du cas de Naomi en sous-estimant la gravité de sa situation médicale.

Du fait de l’absence de perception des risques évolutifs, le SMUR a téléphoné à la régulation du SAMU à 14h28 pour indiquer que Naomi serait adressée par une ambulance non médicalisée au service des urgences de l’hôpital de Hautepierre.

Le SMUR a pratiqué à domicile une injection intraveineuse de Morphine. Ce traitement était contre-indiqué en dehors d’un milieu hospitalier chez une patiente n’ayant jamais pris de morphinique, et qui présentait un syndrome abdominal, un état de choc et des troubles de la conscience.

Comme on pouvait le redouter, l’injection intraveineuse de Morphine a été suivie d’une dégradation clinique majeure avec troubles de la vigilance, ralentissement du rythme cardiaque, difficultés respiratoires et vomissements dans les bronches.

Cette complication a évolué en quelques minutes vers un arrêt cardiaque et respiratoire qui est survenu à 14h51. Même si le coeur a recommencé à battre après 5 à 10 minutes, cet arrêt cardiaque a marqué un tournant évolutif irrécupérable avec une perte définitive de chance de survie.
Une équipe du SAMU arrivée en renfort à 15h05 n’a pas eu d’autre rôle que d’induire une anesthésie générale par Hypnovel et Sufenta, puis de transporter Naomi jusqu’au scanner du NHC, où elle a été victime d’un deuxième arrêt cardiaque.

Le scanner du corps entier réalisé à 16h30 a montré un accident vasculaire étendu lésant les parois de l’intestin sur toute sa longueur. Cet infarctus mésentérique dépassé a conduit à récuser tout traitement lourd.
Le premier et seul bilan biologique réalisé à 17h00 a démontré qu’il n’y avait pas d’hépatite toxique. Les tests hépatiques étaient normaux ou peu perturbés. En particulier, les transaminases qui varient entre 1.000 et 10.000 UI/L dans les hépatites au paracétamol non mortelles ne dépassaient pas 300 UI/L. Le même bilan biologique a montré des stigmates d’hémorragie massive avec effondrement de plus de 50% des globules rouges et de l’hémoglobine. L’hémoglobine était à 4,5 g/dL pour une norme basse à 12 g/dL.

Enfin, le bilan biologique a mis en évidence des signes de septicémie (infection bactérienne généralisée) particulièrement sévère. La procalcitonine qui ne s’élève que dans les infections bactériennes était à 19 micro-g/L, pour une norme inférieure à 0,1 micro-g/L, avec un seuil annonciateur de septicémie à 2 micro-g/L.

L’autopsie réalisée 5 jours après le décès sur un corps en putréfaction ne permettait pas de poser un diagnostic positif de certitude.
Par contre, l’autopsie permettait d’éliminer le diagnostic au paracétamol. Ainsi, le 12 mai 2018, la professeur responsable du Département de Pathologie des HUS a adressé à l’IGAS un « Rapport sur la prise en charge autopsique de Mme NM », dans lequel elle précise, à propos des constatations histologiques : « Au niveau du foie on trouvait des signes de
« souffrance » hépatocytaire, avec quelques petits foyers de nécrose.
Après la mise en évidence de doses supra-thérapeutiques de paracétamol en toxicologie, nous avons réalisé des ré- inclusions du tissu hépatique restant, gardé en réserve, à la recherche de signes plus probants d’hépatite toxi-médicamenteuse. En l’absence de nécroses centrolobulaires en larges foyers, il ne nous a pas semblé légitime d’affirmer qu’il s’agissait d’une hépatite fulminante au paracétamol. » Ces trois phrases signifient que l’examen histologique du foie n’était pas compatible avec une forme mortelle d’hépatite au paracétamol pour deux raisons : (a) les signes de souffrance des cellules hépatiques étaient peu intenses et peu étendus (quelques petits foyers de nécrose), alors que la nécrose est diffuse et étendue en cas d’hépatite mortelle au paracétamol ; (b) il n’existait pas de « nécroses centrolobulaires en larges foyers » alors que l’existence de larges foyers de nécrose situés au centre de tous les lobules hépatiques est la caractéristique histologique d’une hépatite mortelle au paracétamol.
Un patient ne peut pas avoir succombé à une hépatite au paracétamol si l’autopsie ne retrouve pas une nécrose massive du foie avec des nécroses centrolobulaires en larges foyers, de même qu’un patient ne peut avoir succombé à un cancer de la prostate si l’autopsie ne met pas en évidence de cellules prostatiques cancéreuses.

Enfin, il n’y a pas eu d’examen de toxicologie sur des prélèvements sanguins parce que le corps était tellement altéré le jour de l’autopsie qu’aucune trace de sang n’a été retrouvée dans le coeur ou les vaisseaux.
Les seuls examens toxicologiques ont été réalisés du liquide pleural contaminé par les vomissements de liquide gastrique dans les bronches.

TH

Article paru dans le magazine de février 2019

Strasbourg à droite : Vetter, l’autre Jean-Philippe !

Strasbourg à droite

Vetter, l’autre Jean-Philippe !

Dans la famille des candidats à l’investiture LR, Jean-Philippe Vetter est rentré dans l’arène l’autre soir à Strasbourg. Dans la salle Salle Léon XIII du FEC, le néo-candidat s’est lancé dans la bataille de Strasbourg. Face déjà, à Jean-Philippe Maurer.

Présente-t-on Jean-Philippe Vetter ?  On ne sait que retenir ?

D’abord assistant de l’opposition municipal en 2008, il est l’assistant de Fabienne Keller à partir de 2011.

Celui qui cumule Maîtrise de Staps et de Sciences politiques reste pour beaucoup l’assistant de Fabienne Keller.

Comment peut-on tenir autant auprès de Fabienne Keller ?

Et comment peut-on passer aussi sincèrement d’assistant de Fabienne Keller, centriste en chef à assistant de Geoffroy Didier, droite forte, ancienne plume de Brice Hortefeux et proche de Guillaume Peltier, ex-jeune du FN,

À Jean-Philippe Vetter d’expliquer que ce grand écart sportif est autre chose qu’un grand plan marketing. Certains sourires d’autosatisfaction mal cachés l’autre soir au FEC ont pu semer le doute.

Groupies et Kelleriens

Jean-Philippe Vetter devra convaincre. D’abord qu’il est prêt à « quitter la mère ». L’Œdipe en politique impose parfois des sacrifices. Si on ne les fait pas, le doute s’installe.

Doute lorsqu’il continue à siéger avec la « reine maire Keller » au conseil municipal de Strasbourg.

Doute lorsque l’on voit l’ensemble ou presque de la jeune garde de Fabienne Keller le soutenir.

Si le jeune homme a ses fans, il devra montrer que son programme dépasse la « jeunesse » et la « bogossitude ». Lui que 20 Minutes  a mentionné dans un article consacré au Sex-Appeal.

Une belle entrée en matière

Reconnaissons que son entrée en matière a eu le mérite de dépoussiérer le genre, l’autre soir. Si les médias mainstream mentionnent une salle comble, rappelons que la salle contient 145 places lorsqu’elle est remplie de chaises en mode-conférence.

L’objectif est de préparer « l’après-Ries ». Une présentation léchée, un stand-up à l’américaine font effet.

Le jeune homme a bien mixé les shows à la Macron et l’esprit Sarkozy. Côté programme, le candidat va consulter, mais il veut plus d’emplois, renforcer la visibilité de Strasbourg, plus d’accessibilité et rebooster le centre-ville. Bref, notre bien… Des promesses qui ont fait plaisir aux représentants des Vitrines de Strasbourg, venus en masse, mais en curieux.

Dis-moi qui te soutient ?

On suivra donc la campagne des élections municipales ou à droite Jean-Philippe Vetter challenge Jean-Philippe Maurer.

À lui de prouver qu’il s’est émancipé de Fabienne Keller.

À lui aussi de dire aux Strasbourgeois ce qu’il pense de Grand Est. Parmi les likes à sa candidature l’ancien Président de la CUS, Robert Grossmann, le chef de cabinet de Jean Rottner, Thierry Van Ost, lui aussi membre du cabinet Richert puis Rottner et la suppléante du député LREM Bruno Studer, Axelle Benamram.

Encore un peu plus flou tout cela. Et où il y a un flou…

Stanislas Metz

Le dessin de Veesse !

Strasbourg attaquée, l’Alsace en deuil

Strasbourg attaquée,

l’Alsace en deuil

L’attaque terroriste dont est victime Strasbourg impose la solidarité et le respect. Un tel acte rappelle que la France, l’Alsace et leurs villes symboliques sont les cibles potentielles d’un terrorisme fou qui frappe des honnêtes citoyens dans leur quotidien.

Strasbourg menacée

Strasbourg a été souvent ciblée, menacée. Il semble même que plusieurs attentats aient ainsi été évités, notamment il y a 18 ans. Hier, à ce moment de l’enquête, un homme est rentré armé dans l’îlot de Strasbourg.

Ver 19 h 50, dans la rue des Orfèvres, des coups de feu éclatent. La foule panique, crie, des corps sont au sol. Plusieurs personnes sont blessées. D’autres coups de feu claquent non loin de la Place Kléber.

Entré par le pont du Corbeau, il ouvre le feu “en trois points” d’après le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. Un tir en rafale, laissant à pensant à une arme automatique. Il blessera un militaire de l’opération Sentinelle, est blessé lui-même et s’enfuit dans un taxi.

3 morts, 13 blessés dont 8 graves

Radicalisé en prison, fiché S depuis deux ans pour son prosélythisme islamiste, l’auteur est au départ un délinquant de droit commune. L’homme a une 60aine d’antécédents judiciaires en France et en Allemagne.

Mardi matin, les gendarmes perquisitionnent son domicile, dans le cadre d’une autre enquête. Il n’est pas chez lui. Est-ce là le fait déclencheur du passage à l’acte ?

Le bilan à l’heure actuel est de 3 morts, 13 blessés dont 8 graves. L’homme est recherché activement y compris en Allemagne.

Terrorisme pulsionnelle et mémoire terroriste

Le passage à l’acte, à priori seul d’hier soir va rouvrir des débats et problématiques pour la République. Un tiers des récents terroristes islamistes sont nés en France. 450 détenus radicalisés sortiront des prisons dans les mois à venir. Une menace inédite va planer sur le pays…

Quant à l’Alsace, elle aura fourni son lot d’assassins et de terroristes … De Wissembourg à Strasbourg, des rues de Strasbourg à celles de Raqqah…

Pour le moment, l’heure est à a solidarité avec Strasbourg ! Au soutien aux forces anti-terroristes aussi. D’autres questions se poseront rapidement.

Barbara DesVilles

Harcèlement moral au barreau Les avocats de Strasbourg encore condamné !

Harcèlement moral au barreau
Les avocats de Strasbourg encore condamné !

Pour la deuxième fois en un an, l’ordre des avocats de Strasbourg est condamné à payer plusieurs dizaines de milliers d’euros pour  harcèlement moral avec leurs employés

Octobre 2017, la Cour d’appel de Colmar condamne l’ordre à payer plus près de 200 000€  à une ancienne secrétaire générale licenciée sans cause réelle et sérieuse. et victime de harcèlement moral

La même cour d’appel vient de condamner le bâtonnat pour exactement les mêmes raisons, envers une autre employée.

Cette fois-ci, c’est le secrétaire général de l’ordre (avocat auparavant) qui est en cause.
Celui qui a remplacé l’employée harcelée est cette fois le harceleur.
La victime était assistante de direction au barreau depuis plus de 20 ans.

Valérie S. a été embauchée en 1989.  En 2011, à l’arrivée de Christian Sitz, nouveau secrétaire général de l’Ordre, elle est victime de harcèlement moral et de propos insultants et humiliants.
Elle sera en arrêt de juillet 2012 de 2014, pour maladie professionnelle.

Après un seul examen médical le 22 juillet 2014, Valérie S. a été déclarée inapte à tout poste dans l’entreprise.

Elle a été licenciée un mois après pour inaptitude et impossibilité de reclassement.

La maladie professionnelle et l’inaptitude sont dues au harcèlement moral du secrétaire général. Ce que confirme le conseil de prud’hommes le 30 juin 2015. Le licenciement est nul.

L’Ordre des avocats du barreau de Strasbourg interjeté appel de ce jugement.

Le secrétaire général était un adepte de la blague de cul et qu’à certains moments, elles étaient tellement grossières et irrespectueuses qu’elles devenaient gênantes pour ses auditeurs

La cour d’appel confirme les faits « les conditions de travail dans l’entreprise auraient été ‘’saines et correctes’’ jusqu’à l’arrivée en février 2011 d’un nouveau secrétaire général et d’un nouveau bâtonnier et que la situation se serait alors dégradée en raison de ‘’leurs méthodes de management tendancieuses’’ …/…   (Le secrétaire général) était un adepte de la blague de cul et qu’à certains moments, elles étaient tellement grossières et irrespectueuses qu’elles devenaient gênantes pour ses auditeurs »

Sur la base de témoignages de collègues de travail de Valérie S., et d’extrait de son journal intime dans lequel elle a noté les comportements du secrétaire général, la cour confirme la condamnation de l’Ordre des avocats du barreau de Strasbourg. Le barreau doit à Valérie S.,  les sommes de 25 000 € à titre de dommages et intérêts pour harcèlement moral et 50 000 € à titre de dommages et intérêts pour licenciement nul. 5 des sommes revues à la baisse par rapport à la première instance)

Défendu par leur ténor maitre Bernard Alexandre, l’ordre des avocats a été condamné.

Ces deux affaires qui ont couté plusieurs centaines de milliers d’euros aux avocats strasbourgeois
Le secrétaire général condamné a quitté ses fonctions en juin 2018, il a eu droit aux remerciements du bâtonnier, et à un cadeau de départ également payé avec les cotisations de l’ordre… (PV du CO du 12/06/17).

Les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés…

Lire l’arrêt de la cour d’appel de Colmar

 

Crédit Mutuel Gutenberg : des actes de cautions sautent pour ‘’raisons familiales’’

Crédit Mutuel Gutenberg : des actes de cautions sautent pour ‘’raisons familiales’’

La décision date du 20 mars 2013, mais peut intéresser bon nombre de clients actuels du Crédit Mutuel Gutenberg à Strasbourg
La Cour de cassation statuait sur un pourvoi du Crédit Mutuel contre l’Arrêt de la Cour d’appel de Colmar du 29 juillet 2011.

En 2003, la banque de Strasbourg consentait un prêt de plus de 4 millions d’euros au profit d’une SCI locale dirigée pas les époux Brun en contrepartie d’une inscription hypothécaire de premier rang et du cautionnement solidaire des époux propriétaires de la SCI.

Le notaire Damien Moessner actait l’opération entre la représentante de la SCI  et le Crédit Mutuel Gutemberg  représenté par Jean Claude Moessner son président.
C’est cet acte qui a été  l’objet du pourvoi et de l’arrêt de la Cour de cassation.

La SCI n’ayant pu honorer les échéances du prêt, le Crédit Mutuel activait logiquement les garanties : saisie-attribution sur les comptes des propriétaires de la SCI et prise d’hypothèque provisoire sur un immeuble leur appartenant

En 2010, les époux B saisissent le tribunal d’instance afin d’obtenir la mainlevée de la saisie-attribution et de l’inscription hypothécaire.
Le motif est surprenant ; l’acte notarié signé en 2003 serait un acte sous seing privé, ce qui en raison de l’article 2 du décret du 26/11/1971, impliquerait de facto la levée de la saisie-attribution et  de l’hypothèque provisoire.

Le notaire et le président du Crédit Mutuel ayant des liens familiaux…

Que nous dit cet article ?

Il interdit aux notaires de recevoir des actes « auxquels leurs parents ou alliés en ligne directe, à tous les degrés, et en ligne collatérale jusqu’au degré d’oncle ou de neveu inclusivement, sont parties ou qui contiennent quelque disposition en leur faveur, ne peut être étendue à des personnes qui ne sont pas visées par le texte que si celles-ci sont intéressées à l’acte instrumenté par le notaire’’
Dans le cas présent, le notaire Damien Moessner est le fils de l’administrateur (Président) du Crédit Mutuel Jean-Claude Moessner.

Évidemment, le Crédit Mutuel n’a pas la même lecture. Ce sera donc aux tribunaux de trancher.

La bataille juridique sera longue et les avocats du Crédit Mutuel ne sont pas infaillibles

Après avoir perdu en première instance, et en appel, c’est la Cour de Cassation qui statuera définitivement.
Le notaire et le président du Crédit Mutuel ayant des liens familiaux, l’acte notarié du 31 octobre 2003 ne pouvait être considéré que comme un acte sous seing privé.
La Cour ordonne la main levée de la saisie-attribution et de l’hypothèque provisoire par la banque au profit des époux Brun
Il est rappelé  « …pour préserver l’impartialité des notaires, l’article 2 du décret 71-941 du 26 novembre 1971 leur interdit de recevoir des actes dans lesquels leurs parents ou alliés… qui contiennent quelque disposition en leur faveur…/…   Monsieur Jean-Claude Moessner. )

Il y à peu, des actes de cautionnements de prêts du Crédit Mutuel Gutenberg à Strasbourg ont été enregistrés par le même notaire, alors que le président était toujours Jean Claude Moessner

La décision de la Cour de Cassation fera évidemment jurisprudence pour tout acte signé dans les mêmes conditions.

Jean Claude Moessner aurait été président de la caisse du Crédit Mutuel jusqu’en 2017, soit plus de vingt ans.

Le nouveau président se nommerait Jean-Marie Steinmetz.

”Aurait’’, car il est très compliqué, dans cette banque mutualiste, de connaitre les noms des présidents… Ils n’apparaissent pas sur le net et même en appelant les caisses directement il est impossible d’avoir l’information.

Pourquoi ?

Nous avons joint le directeur de la caisse Gutenberg qui nous renvoie au siège du Crédit Mutuel au Wacken.

Étonnant, non ? Dans leurs publicités et sur leur site internet, il est pourtant spécifié que «  Nos caisses sont à la fois autonomes et liées entre elles. La conséquence c’est que chaque Caisse locale peut prendre la quasi-totalité des décisions d’octroi de crédit sans avoir besoin de passer par le siège… »
Pouvoir décisionnaire… à voir…, mais la simple divulgation du nom de leur président semble relever du secret d’État.

Publicité mensongère ? Pour le service contentieux, oui, et pour le reste… Combien de clients du Crédit Mutuel ont entendu cette phrase « Nous devons voir avec le siège… »

Cette affaire est liée à une autre affaire et pas des moindres. Puisque les victimes, les époux Brun, ne sont autres que les parents d’Antoine Brun, le fameux promoteur qui travaillait régulièrement avec cette banque et ce notaire.

Pour information, Jean Claude Moessner est membre de la Compagnie des Experts de Justice près la Cour d’appel de Colmar.

TH

À lire, le scandale Brun dans Hebdi N°100

Le Bastion Social Strasbourg

Qu’est vraiment le Bastion Social de Strasbourg (BSS)

Lionel Bénis (vice-président) du BBS et Marion Maréchal-Le Pen( photo FB)

Le Bastion Social est un mouvement issu du GUD, un mouvement nationaliste révolutionnaire d’inspiration néofasciste
Le GUD (Groupe union défense ) est créé en décembre 1968 à la Faculté de droit de Paris par d’anciens militants d’Occident.
Le GUD fut le principal pôle militant d’extrême droite en France avant l’apparition de mouvements plus structurés comme L’Ordre Nouveau, le Front national vers les années 1980. Il s’est pourtant fait discret ces dernières années.
Le groupe Bastion Social (BS) serait une résurgence du GUD sa branche politique. Il semble être le seul mouvement d’ultra-droite à ne pas être moribond.
Le GUD Alsace a été créé vers 2014 par 5 ou 6 personnes à l’origine de quelques actions à visage masqué : collages, tractages, affichages de nuit, banderoles…
Le Bastion social Strasbourg est lui, créé en 2017.
La préférence nationale et l’aide humanitaire constituent à la fois leur discours officiel et leur vecteur de propagande. Plusieurs de ses dirigeants ont cependant été condamnés pour violences.
Le président national du groupe, Steven Bissuel a d’ailleurs été placé sous contrôle judiciaire en avril 2018 après une bagarre. De fait, le Bastion Social est principalement connu pour ses condamnations pour violences.

BBS contre BAF

À Strasbourg comme dans les 7 autres sections existantes en France de nombreuses bagarres ont eu lieu généralement devant leur local « L’Arcadia » au 29 rue Vauban.
Ce sont des des groupes antifascistes qui sont majoritairement à l’origine de ces empoignades. Leurs méthodes n’ont du reste rien à envier à celles du Bastion Social : Il s’agit des Antifa, groupes se revendiquant de l’antifascisme et de la BAF « Brigade Antifasciste Strasbourg » qui se définit comme un groupe communiste internationaliste antifasciste.

Les élus et la préfecture souhaitent la fermeture de l’Arcadia. Ce local est géré par une association de droit local : « Solidarité Argentoratum » dont le siège est au domicile du vice-président du BSS.
L’ association a été régulièrement enregistrée au tribunal d’instance de Strasbourg en octobre 2017, avec pour objet de « promouvoir des traditions locales, proposer des activités tant sportives que musicales, tenir un local associatif…
Les principaux membres sont, Valentin Linder (président), Lionel Bénis (vice-président), Thomas Beauffet : (trésorier), Philippe Cavaleri : (secrétaire)

Le Bastion Social est considéré comme un mouvement néofasciste qui comprendrait des ultranationalistes, des royalistes, quelques identitaires, des hooligans et quelques néonazis.
Le BSS comprendrait, selon son responsable, une centaine de membres. Sur les photos publiées sur Facebook, on peut voir que 20 à 40 personnes participent à chaque conférence.

Le soir de l’inauguration du local Arcadia, une dizaine de militants ont agressé dans la rue, un trentenaire d’origine algérienne (Libération du 29/03/18).
Le trésorier Thomas Beauffet a été condamné pour ces faits à une peine de 8 mois de prison ferme, pour violences volontaires aggravées, qu’il a purgée à l’Elsau.

Les extrêmes se retrouvent

Conseillère municipale à Strasbourg et conseillère régionale Grand Est, Julia Abraham avec Lionel Bénis (vice-président) du BBS

Depuis son ouverture, la vitrine de l’Arcadia est régulièrement caillassée.
Septembre 2018, dans le cadre d’un vide-grenier solidaire à l’Arcadia, une vingtaine d’Antifas cagoulés et vêtus de noir, dégradent le local nationaliste avec des bombes lacrymogènes et de la peinture. 15 d’entre eux seront interpellés. La vitrine de l’Arcadia est tombée.
En janvier de cette année, à l’issue d’une manifestation de l’extrême gauche contre le Bastion Social Strasbourg, deux militants du BSS (32 et 44 ans) tentent de voler le bonnet d’un militant Antifa dans le tram, avant de frapper le conducteur du tram venu s’interposer (DNA du 02/06/18).

Deux mois plus tard, plusieurs étudiants et militants d’extrême gauche sont agressés à l’université par une vingtaine de militants du BSS venus coller des affiches ; échanges de coups de poing et de coups de parapluies. Six étudiants blessés déposeront plainte (Libération du 29/03/18).
En mai : plusieurs membres du Bastion Social Strasbourg se rendent devant la maison secondaire du maire de Strasbourg à Sainte-Marie-aux Mines (68) pour demander la « préférence nationale ». Photo Facebook.

Le Bastion Social de Strasbourg organise régulièrement des conférences à l’Arcadia.
on a pu y voir :
Gabriel Adinolfi, terroriste d’extrême droite, italien, ayant sévi dans les années 70 (attentat de la gare de Bologne : 85 morts)
Xavier Eman, auteur proche du RN, sur la préférence Nationale.
Conférence sur le nationalisme serbe, à l’initiative de Marko Bori-savoff, un fasciste serbe homophobe se réclamant du criminel de guerre et génocidaire Slobodan Milosevic.
Conférence de Bruno Gollnisch (FN) sur le thème du nationalisme.
Conférence d’Aube Dorée, parti politique grec ouvertement néonazi coupable de nombreuses exactions et dont certains membres ont été condamnés.
Soirée avec des néonazis allemands (photo présente sur la page Facebook du BSS).

D’autres actions seront menées telles que la mise en place de banderoles : « Logement, priorité aux Français » devant les bureaux de l’Eurométropole, une autre sur le toit de Pôle Emploi à Schiltigheim pour demander la priorité de l’emploi pour les Français, devant le parlement européen… Récemment, à Schiltigheim, les membres du BSS ont déployé une banderole « récidivistes : Justice complice » à proximité du domicile de Sophie Le Than.
Des actions rapides, le temps d’une photo !

En avril, devant la Cathédrale de Strasbourg, les membres du BSS se sont rassemblés en hommage à Dominique Venner, un écrivain nationaliste qui s’est suicidé devant l’autel de la cathédrale notre Dame de Paris). L’extrême gauche manifestait au même moment. Photo sur Facebook.

En juillet est créée l’association culturelle « die Heimat ».
Elle constitue la branche « alsacienne » du Bastion Social Strasbourg avec pour objet l’organisation de sorties culturelles en Alsace.
Le but serait d’attirer d’anciens membres d’Alsace D’abord qui ne se retrouvent pas dans le fonctionnement d’Unser Land
Dans la foulée est créée l’association CICERO dont l’objectif est de défendre les militants du Bastion Social incarcérés. Thomas Beauffet en est le responsable national (Page Facebook CICERO).
Bien vu !
Les condamnations sont en effet nombreuses. En août Steven Bissuel, président national du Bastion Social, est poursuivi dans le cadre d’une procédure d’incitation à la haine raciale et d’apologie de crime contre l’humanité. Il est condamné à 20 000 euros d’amendes (plainte LICRA).
Au même moment à Strasbourg un membre de l’Arcadia est agressé devant l’Arcadia par plusieurs Antifas.

Fin 2017, des Antifas sont mis en garde à vue après des échauffourées devant l’Arcadia. Parmi eux, le fils d’un adjoint au maire de Strasbourg.

Le siège national semble migrer de Lyon à Strasbourg.

Fin septembre, selon un communiqué du Bastion Social,, Steven Bissuel responsable national est remplacé par Valentin Linder le responsable du BS Strasbourg.
À Mommenheim (67), deux membres du Bastion Social de Clermont-Ferrand sont arrêtés chez un membre du BBS. Il étaient poursuivis pour des violences volontaires aggravées, commises à Clermont-Ferrand.
Depuis que Valentin Linder est devenu responsable national du Bastion Social à la place de Steven Bissuel, il est la cible directe de la part des Antifas locaux, mais aussi lyonnais ou allemands.

Ce qui peut arriver…

Tous les éléments sont en place pour une montée de violence dans les semaines à venir entre Antifa, la BAF et les membres du BSS.
La cible pourrait être le Molodoï.
Risque de « vengeance » de la part des militants nationalistes à l’encontre des antifascistes de l’AFA Strasbourg ou de la BAF (Brigade Anti Fasciste). Cible possible : le Molodoï, une salle à vocation politique, culturelle et sociale à Strasbourg, très à gauche et proche des élus strasbourgeois.…

Il y a également de fortes probabilités de fermeture administrative de l’Arcadia suite aux différents contrôles de la commission d’hygiène et de sécurité. Les travaux demandés seraient extrêmement coûteux. S’ils ne sont pas réalisés dans les délais, l’association serait alors expulsée.

Des parlementaires alsaciens appellent également à la fermeture de l’Arcadia.

Par expérience, nous savons qu’une interdiction ou une fermeture d’un lieu ou d’une association de ce type n’est que provisoire.

Ces mêmes personnes apparaitront dans d’autres organisations locales

TH

Sources historiques Wikipédia

GCO : Voilà pourquoi il faudra payer pour avoir + de bouchons et + de camions !

GCO
Un projet coûteux et inefficace

Article paru dans Heb’di  du mois de septembre, actuellement  en kiosque ou en PDF

Les pouvoirs publics et Vinci ont toujours justifié la construction du GCO par le fait de réduire les bouchons aux entrées de Strasbourg.
Pourtant, dans le préambule du protocole de construction du GCO, il est précisé que « Le projet de construction du Contournement Ouest de Strasbourg s’inscrit dans l’objectif de faciliter la libre circulation entre l’Europe du Nord et de l’Est et l’Europe du Sud». Donc principalement des poids lourds !
Sûr, cette  nouvelle autoroute sur 500 hectares de champs et de forêts ne règlera en rien le sort des 85% d’automobilistes qui empruntent tous les jours l’A35 pour se déplacer vers ou à l’intérieur de l’Eurométropole et qui, eux, avec le péage doublement pénalisés !

Depuis plus de trente ans, le projet de contournement de  Strasbourg est présenté aux automobilistes comme la solution anti-bouchon.
Aujourd’hui encore, c’est ce que pensent une grande majorité d’automobilistes strasbourgeois ou se déplaçant vers Strasbourg.
Il est pourtant évident, en explorant le dossier, de comprendre que ce ne sera vraiment pas le cas.
Outre un massacre écologique, il est démontré que les seuls bouchons qui vont sauter, ce sont ceux des bouteilles de Champagne que va s’offrir un nombre restreint de personnes.
Les messages d’avertissement du collectif GCO-Non Merci ne sont pas toujours bien repris par certains médias locaux influencés par de nombreux élus alsaciens, les lobbies des BTP et la CCI.
Selon une étude récente de bonheuretsante.fr, Strasbourg est la quatrième ville la plus polluée de France : « Strasbourg […] enregistre de plus des forts taux de particules fines et de dioxyde de carbone dans l’air. Ces émissions sont en majeure partie dues aux véhicules diesel et au trafic routier. »
La solution proposée : envoyer les automobilistes vers les villages le long du  GCO, histoire de voir si là-bas l’herbe est plus verte.
Avec le grand hamster et de très nombreuses espèces végétales et animales protégées, la nature et l’automobiliste sont les réels cocus de l’histoire.
Lorsque le banlieusard, forcé d’utiliser sa voiture, remarquera que se déplacer à Strasbourg ou sa proche couronne sera au moins aussi compliqué qu’avant le GCO et qu’en plus il aura payé pour cela, ce sera trop tard !
Il est un fait que le GCO a des avantages, mais pas forcément ceux que l’on attend.

Un déni de démocratie

À ce jour, pas moins de sept rapports négatifs ont été rendus sur le projet de contournement, en vain. (Voir encadré) Malgré cela le préfet, garant de la loi, autorise les débuts des travaux dès ce mois-ci. Un passage en force digne d’une dictature.
Un préfet, aux ordres de ceux qui l’on nommé, balaye d’un revers de manche les études indépendantes et tous les opposants.

Voilà pourquoi cela ne réduira pas les bouchons à Strasbourg

Une partie des camions et environ 10% des véhicules légers qui traversent actuellement la ville du nord au sud auront le bonheur d’utiliser le GCO de part et d’autre moyennant la coquette somme de 5 à 15 euros (selon que l’on soit VL ou PL), le trajet.
Mais rien ne leur garantit qu’il n’y aura plus de bouchons !
En effet à moyen terme, l’actuelle A35 sera transformée en voie urbaine à l’image de la nationale 4 vers Kehl. Il y aura des feux rouges, des ronds-points, des immeubles et des commerces.
Les automobiles seront renvoyées, toujours en payant, vers le seul accès direct au centre qui sera l’A351 (l’autoroute de Hautepierre) à hauteur d’Ittenheim. Cette voie concentrera le trafic des arrivants du sud, du nord et de l’ouest…
L’A351 est actuellement bouchée aux heures de pointe, alors imaginez le topo quand le trafic sera triplé !
Doux rêveurs, les élus strasbourgeois tablent sur l’abandon de la voiture en ville. Mais pour cela, il faut de sérieuses propositions alternatives qui semblent avoir été oubliées dans le projet !
Payer pour toujours être dans les bouchons, voilà donc ce qui est proposé (de l’aveu même de Vinci à développer).
Il faut comprendre que le GCO n’est pas fait pour les Alsaciens, mais uniquement pour le trafic de transit Nord-Sud européen, même Vinci l’avoue.
Donc, à l’avenir, les camions traverseront plus facilement l’Alsace et le péage du contournement sera toujours moins cher que les péages existant en Allemagne.
Il va de soi que le nombre de poids lourds va sensiblement augmenter et toute l’Alsace va en subir les conséquences, de Lauterbourg à Altkirch !
L’Alsace se destine à devenir un aspirateur à poids lourds. Et ce ne sont pas forcément ces poids lourds en transit qui enrichiront les commerces locaux.
Il se dit même, nous n’avons pas pu le vérifier, que les Allemands seraient prêts à réaliser la jonction autoroutière Lauterbourg-Karlsruhe. Un moindre mal pour les écologistes d’outre-Rhin qui, en contrepartie, verront le nombre de poids lourds diminuer sensiblement sur l’axe Karlsruhe-Bâle.
Clemens Nagel, qui a siégé au parlement de Rhénanie-Palatinat et était représentant du Premier ministre chargé de la coopération transfrontalière jusqu’en 2013, a dit lors de l’abandon du projet de Bienwald Autobahn en 2000 : « Les Alsaciens ne sont pas intéressés par la réalisation de la Bienwald Autobahn en raison des craintes d’effondrement du système de transport et de la paralysie de la circulation dans la région strasbourgeoise qui découlerait de la réalisation de ce chaînon manquant sur la voie du transit international. Le réseau routier dans et autour de Strasbourg n’est pas capable d’absorber l’accroissement attendu du trafic. Il faudrait pour cela qu’on construise d’abord le GCO. »
À  notre connaissance, aucune expertise ou enquête n’a été réalisée à ce jour pour développer des arguments économiques ou écologiques qui pourraient conforter la position des personnes pro-GCO en Alsace !

Des élus qui se contredisent

De nombreuses personnalités locales, aujourd’hui pro-GCO, se sont battues un temps contre ce projet.
« Le projet de contournement à une quinzaine de kilomètres de la cathédrale existe depuis longtemps. Ses promoteurs pensent soulager l’autoroute existante.
J’estime cette analyse archaïque.
Sur l’A35, la circulation de transit ne représente, selon les études, que de 7 à 15% du trafic total. En construisant le GCO et en aménageant l’A35 en boulevard urbain, comme le suggéraient mes prédécesseurs à la mairie, on apporte une réponse en trompe-l’oeil, fondée sur un pseudo-bon sens. […] Avec le GCO, les pendulaires reprendraient
leur véhicule ! […] Il est certain que la CUS ne paiera pas, ni avant ni après. »
Roland Ries, interview donnée à l’Express en octobre 2008.
« S’agissant du projet de GCO, nous maintenons qu’il est à nos yeux inutile dans la mesure où il n’apportera aucune réponse à l’engorgement de notre agglomération par le trafic automobile pendulaire. Face aux faits climatiques qui s’impose à tous, l’action
publique devrait être portée en priorité sur le projet de liaison tram-train Strasbourg-Piémont des Vosges et sur la mise en place de l’écotaxe pour les poids lourds en réponse à la LKW-Maut instaurée outre-Rhin».
Roland Ries et Jacques Bigot, maire de Strasbourg et président de la Communauté urbaine de Strasbourg (CUS)

Courrier du 10 décembre 2008 adressé au président de la République : « Le transfert de nuisances n’est plus possible dans des territoires comme les nôtres. »
Roland Ries, sénateur-maire PS de Strasbourg
Interview donnée à l’Express en octobre 2008.
«L’Alsace, ses villages et ses paysages, sa faune et sa flore, sa qualité de vie, ne seront plus jamais les mêmes une fois le grand contournement ouest construit dans le Kochersberg. […] Le GCO n’est ni un ‘‘couloir écologique’’, ni une ‘‘opportunité pour le grand hamster’’.
Alain Fontanel, conseiller régional (PS), premier adjoint au maire de Strasbourg depuis mars 2014 – Intervention au Conseil régional le 13 février 2012.
Le GCO est un fléau pour le Kochersberg ! […] C’est un projet obsolète, d’un autre âge, une aberration stratégique et écologique, qui créera les conditions favorables au trafic de transit européen !
Justin Vogel, maire de Truchtersheim, vice-président du Conseil régional (Majorité alsacienne)
Intervention au Conseil régional d’Alsace le 30 juillet 2006 lors du vote sur le GCO.
«Le projet de construction du Contournement Ouest de Strasbourg (COS ou GCO) s’inscrit dans l’objectif de faciliter la libre circulation entre l’Europe du Nord et de l’Est et l’Europe du Sud».
Vinci – Document de Vinci – janvier 2018
Et il y a l’affaire de Vendenheim : farouche opposant, membre du collectif GCO-Non Merci, le maire Philippe Pfrimmer, dont le courage n’est pas la principale des qualités, a retourné sa veste et signé un pacte de non-agression avec Vinci-Arcos (encadré 3)
Pourquoi ont-ils brusquement changé d’avis ? Les données n’ont pourtant pas changé.
À ce jour, aucun d’eux ne nous a donné des raisons convaincantes.
Parmi les rares élus qui se battent réellement contre le GCO et que l’on voit sur le terrain, il y a  les maires des communes traversées par le projet (sauf celui de Vendenheim), la maire de Schiltigheim, Danielle Dambach, et la courageuse députée LREM, Martine Wonner. Ses collègues de parti, notamment le député voisin Sylvain Wassermann, lui  savonnent la planche.

Ceux qui ont tout intérêt à ce que le GCO se fasse

Évidemment, il y a  la multinationale Vinci qui décroche un contrat en or (comme à l’époque les concessions d’autoroutes).
Éliminé du projet d’aéroport à Nantes, l’État semble se battre pour que la multinationale ait une compensation chez les dociles Alsaciens !
La CCI de Strasbourg-Alsace est le principal soutien du projet Vinci. Ses responsables ont réalisé un grand travail de lobbying.
Publicité, tracts, pressions, les élus professionnels ont mis le paquet !
Le message officiel est de faciliter les déplacements des entreprises alsaciennes. Ce n’est peut-être pas la seule raison ; il faut savoir que le président Jean-Luc Heimburger est le patron d’une société de location d’engins pour le BTP (bâtiment et travaux publics) et le vice-président, Georges Lingenheld, est président du groupe de BTP éponyme.
Deux entreprises qui pourraient être amenées à travailler pour le  chantier GCO.
En effet, le contrat de concession du GCO obligerait ARCOS (concessionnaire du GCO) à confier 30% du chantier à des entreprises non estampillées VINCI (150 millions d’euros estimés). (Ce dernier point est difficile à préciser dans le détail pour le collectif anti-GCO, à conserver au conditionnel peut-être ?)
Dans le monde du BTP, il y a toujours un retour pour service rendu…
Rappelons que, par le passé, ce sont les puissants élus de la CCI qui, en privilégiant la liaison Paris-Strasbourg en avion ont été les responsables de l’arrivée tardive du TGV en Alsace…
La presse quotidienne locale a plusieurs raisons de soutenir le GCO : le partenariat publicitaire avec la CCI et le fait que le Crédit Mutuel puisse éventuellement financer directement ou indirectement des parties du chantier, sans oublier la proximité de certains journalistes avec… certains élus.

Y a-t-il des solutions alternatives ?

Le dossier GCO se base sur deux constats :
– Il y a des bouchons à répétition
– Il y a trop de poids lourds.
Pour les bouchons, il n’y a pas de secret, il faut inciter les automobilistes à prendre les transports en commun.
Une politique agressive sur les prix des parkings a prouvé ses limites. Pour être efficace, une politique pour une ville sans voitures doit être accompagnée par un réseau de transports en commun efficace.
Plus de tram et de bus, mais surtout plus de facilité pour ceux qui viennent travailler des régions hors Eurométropole.
Bus longue distance cadencés, tram-train…
Pour les camions, il y a :
–  Le fret : ces dernières années tout a été axé sur le retard du TGV, le fret est le grand oublié.
– Pourquoi ne pas mettre les camions sur les trains comme le font les Suisses ?
– Définir une politique de circuit court, tout un programme…
– Revenir à une écotaxe dissuasive…
Mais il faut un certain courage politique pour se confronter aux lobbies des transporteurs routiers et aux syndicats de la SNCF qui ont toujours empêché le développement du fret privé.
De nombreuses études démontrent que, comme le rapelle lagazettedescommunes.com : «les camions sont les principaux facteurs de dégradation des routes. Un 35 tonnes est l’équivalent de dizaines de milliers de voitures. Et le trafic des poids lourds est à la hausse»
Par contre ce sont les impôts de tous les usagers qui en financent l’entretien !
De nombreuses solutions alternatives sont développées sur les sites GCO Non-Merci et Alsace Nature.

L’affaire du remembrement

La construction du GCO entraîne la perte de nombreux terrains cultivables. Il y aura une grande opération de remembrement de 11 000 hectares, soit près de dix fois l’équivalent des terrains utilisés.
Les paysans de la FDSEA ont récemment changé et accepté le remembrement quand Vinci a eu le chèque plus facile que prévu.

Plus efficace que le lobbying : Vinci achète les élus de Vendenheim !

Vinci et ses filiales chargées de construire les 24 kilomètres d’autoroute à l’ouest de Strasbourg craignent  une ZAD à la Nantaise à Strasbourg.
Dans ce but, en janvier 2018,  Vinci veut faire signer un pacte de non-agression en toute confidentialité avec  la commune de Vendenheim
Pour la confidentialité c’est loupé !
Le document original prévoyait que le maire et ses soldats  :
– Renoncent à toute action contentieuse future
– Se désistent de toute action née ou à naître,
– communiquent de façon défavorable au projet, interdisent tout affichage/slogans défavorable  sur tout support de communication de la Commune (fini la liberté de communication)
s’engagent à faire retirer la cabane anti-GCO, et toute autre installation visant à nuire au bon déroulement de l’opération,
etc.
Le village est mis sous tutelle de Vinci !
En échange, Vinci et ses partenaires s’engagent
– à prendre des mesures au profit du « lotissement du Matterberg » (Nord),
– à  financer un parcours de santé estimé à 150.000€ –
– à renforcer la protection acoustique par des murs antibruit – pour 3,5 millions d’euros
En clair, toutes les communes qui ne se mettent pas à genou devant Vinci auront droit au bruit du GCO sans aucune protection sonore…
Par ce pacte, le maire de Vendenheim impose à ses concitoyens
un viaduc de 16m de haut qui viendra impacter les riverains.
un magnifique entonnoir à bruit
La pollution des camions  dont le trafic va augmente  sous ces mêmes vents dominants, pour tout le village,
Tout cela en supposant que Vinci respecte le contrat  une fois que le GCO aura été acté ?
Une décision intéressée ?  Oui sur au moins un point, le maire de Vendenheim habite le lotissement du Matterberg.
Est-ce pour si peu que le maire Philippe Pfrimmer, ancien membre actif du
collectif “GOC non merci”, se couche devant Vinci ?
Toujours est-il que selon de différentes  jurisprudences,  ce pacte serait illégal !

7 avis défavorables successifs et sans effets

Un nouvel avis négatif, celui d’une enquête publique récente, vient de se rajouter aux six précédents avis d’expertises indépendantes ou d’enquêtes publiques antérieures qui se sont tous prononcés par la négative quant à l’utilité de ce projet, à ses défauts ou insuffisances.
Il y a de ce fait un abus de pouvoir et  un déni de démocratie de l’État, un réel passage en force des instances décisionnaires pour contrer toute résistance à la réalisation de travaux et des pressions sur les commissaires-enquêteurs lors des enquêtes publiques.
Se rajoute à cela l’obstination aveugle des élus pro-GCO représentant les collectivités concernées par le projet.

Chronologie des déclarations et des avis défavorables :

Juillet 2017 : Le Conseil National de Protection de la Nature  (CNPN) formule un AVIS DÉFAVORABLE concernant la construction de l’autoroute de 24 km appelée Grand Contournement Ouest de Strasbourg.
Le CNPN est un organe du ministère de la Transition écologique et solidaire constitué de 60 experts scientifiques et techniques compétents en matière de protection de la biodiversité. Cet  organe de conseil est financé par de l’argent public.

13 Novembre 2017 : En marge des assises de la mobilité, la ministre des Transports, Élisabeth Borne, déclare au sujet du COS-GCO : « Le gouvernement ira jusqu’au bout de la concession, il n’y a pas d’ambiguïté » (Site Internet d’ARCOS le 14/11/17).
3 octobre 2017 : Les ministres de la Transition écologique et solidaire et des Transports confirment que l’État respectera les termes du contrat relatif au contournement ouest de Strasbourg conclu en 2016 avec le concessionnaire ARCOS.

20 décembre 2017 : Le CNPN rend un deuxième AVIS DÉFAVORABLE concernant la construction du Contournement Ouest de Strasbourg en mettant clairement en évidence l’insuffisance des propositions de Vinci en compensation des dégâts induits en matière environnementale.

23 janvier 2018 : Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique et solidaire, déclare par un communiqué : « Le contournement ouest de Strasbourg a été engagé par la signature du contrat de concession publié au JO le 31 janvier 2016, faisant suite à la déclaration d’utilité publique publiée le 24 janvier 2008, pour désengorger les axes routiers de l’agglomération de Strasbourg. Lors de plusieurs délibérations en 2017, le Conseil National de Protection de la Nature (CNPN) a émis un avis défavorable sur le dossier de compensation préparé par le maître d’ouvrage et demandé des précisions relatives à la protection de la biodiversité lors du chantier, mais aussi pour compenser les impacts de l’infrastructure sur des espèces protégées et les écosystèmes locaux »

21 Février 2018 : L’Autorité environnementale (Ae) rend un AVIS ACCABLANT pour ce projet  (Avis délibéré n° 2017-91). Cet organe, une création répondant aux législations européennes et nationales, réalise les évaluations d’impacts environnementaux des grandes opérations. Il s’agit d’une « autorité compétente en matière d’environnement ».

16 Avril 2018 : Emmanuel Macron « souhaite voir commencer les travaux cette année » (FR 3 Alsace le 17/4/2018, et par le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, le 25 avril).

25 juin 2018 : AVIS DÉFAVORABLE de la commission d’enquête qui fait suite à l’enquête publique concernant la partie principale du tracé du GCO. L’avis défavorable met en perspective l’ensemble des failles de ce dossier si souvent dénoncées par les opposants.

Dernier avis défavorable : 11 juillet 2018 : L’enquête publique « Loi sur l’eau » du volet SANEF (échangeur nord du GCO avec l’autoroute A4 et la A35)

À ces avis négatifs se rajoutent ceux de la consultation publique sur le site de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) et celui de l’Agence française de la biodiversité.

Enfin… par décision de justice du 20 juin dernier, ARCOS/VINCI a obtenu d’interdire, sur la ZAD, toute action future des opposants pouvant empêcher ou retarder les travaux préparatoires et/ou travaux du GCO

Source : Collectif GCO-Non-Merci

A lire :

GCO : le tribunal autorise le massacre !

le GCO ne sert plus à rien ?

Comment les lobbies pro-GCO utilisent les élus et les DNA

TH

GCO : le tribunal autorise le massacre !

GCO : le tribunal autorise le massacre !

Ce mardi, le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté la requête d’Alsace nature qui demandait la suspension de l’arrêté  autorisant le chantier du Grand Contournement Ouest.
Toutefois les magistrats ont estimé que l’arrêté peut-être entaché d’un doute sur sa légalité…
La nouvelle a été annoncée alors qu’une manifestation du collectif anti-GCO se tenait place Broglie à Strasbourg

De nombreuses personnes se sont succédé sur une tribune improvisée, dont la députée Martine Wonner et le député européen Yannick Jadot.

Tous sont d’accord sur un point, le combat doit continuer !

Dans la foule, de nombreuses personnes ont réclamé des actions plus conséquentes ”Comme à Notre-Dame-des-Landes”, d’autres on souhaité que les prochaines actions ne se passent plus “dans la forêt de Kolbsheim, mais sur les autoroutes ou les parkings de supermarché !”

A suivre…
jugement administratif GCO

 

A lire : Notre dossier GCO :

Bientôt moins de camions et plus de trains… Alors le GCO ne sert plus à rien ? – Le rectificatif Rottner, Ries, Bierry, Herrmann

Bientôt moins de camions et plus de trains…
Alors le GCO ne sert plus à rien ?

Aujourd’hui, deux informations se télescopent dans la presse quotidienne.
La première annonce qu’une taxe « poids lourd » est en projet au ministère de l’Écologie.
La seconde rappelle l’ouverture à la concurrence des trains régionaux dans quelques mois !

Dans le journal de la Saône-et-Loire, un article titré ‘’Trains régionaux : et s’il existait une autre voie ?’’ explique qu’ « en 20 ans, la libéralisation des trains régionaux a permis une forte hausse du nombre de trains et de voyageurs en Allemagne. En France, les régions qui se préparent à l’ouverture à la concurrence regardent l’exemple allemand. »
Le nombre de trains régionaux devait ainsi augmenter prochainement au détriment des déplacements automobiles.

Le second article explique que le gouvernement travaille sur une «vignette» pour les camions étrangers. Elle vise à taxer les camions et notamment ceux qui  ne font que traverser la France »,comme l’a indiqué François de Rugy, ministre de la Transition écologique.

Deux informations qui remettent en cause l’utilité du Grand Contournement Ouest, GCO.

Actuellement, pour les trajets nord-sud de l’Europe, les transporteurs utilisent les rives du Rhin au niveau coté allemand ou français:

– Coté allemand en passant de Karlsruhe à Ottmarsheim par l’autoroute  Bundesautobahn 5 ou autoroute fédérale 5.
Afin d’éviter la Suisse trop chère, les camions quittent la 5 à hauteur d’Ottmarsheim, pour rejoindre le sud de la France via l’A36 qui traverse la région Mulhousienne.
Le côté allemand est plus simple, mais payant !

– Côté alsacien : via Lauterbourg, Strasbourg, Colmar et Mulhouse par les autoroutes et quatre-voies excitantes. La traversée de la région est gratuite, mais comprend deux points noirs, les bouchons de Strasbourg et la traversée de la forêt de Bienwald sur une nationale.

Comme nous l’avons expliqué dans le magazine Heb’di de ce mois, la création du contournement de Strasbourg entrainerait de facto la construction d’une autoroute dans la forêt de Bienwald.
L’Alsace deviendrait un boulevard à camion !

L’existence d’une vignette changerait la donne. Pour peu que le prix soit supérieur au péage allemand, les camions repartiraient côté Allemand.

Les pays européens se renvoient le passage des camions

Un calcul, certes ridicule, qui prouve encore une fois que le réel problème est le transport de marchandises sur les routes au détriment du fret et du transport fluvial et évidemment de la production de proximité !

Donc le GCO, qui devait principalement servir aux poids lourds sur  l’axe nord-Sud n’aura plus d’utilité. Pour rappel les bouchons ne sont pas dus aux camions, mais aux  automobiles (85%) qui font le trajet vers l’eurométropole, notamment pour des raisons professionnelles.

Bientôt moins de camion, toujours plus de train, mais alors à quoi sert le contournement ?

Jean Rottner, Roland Ries, Frédéric Bierry et Robert Hermann font-ils marche arrière ?

Devant tant d’arguments, les membres du collectif  GCO NON MERCI ont imaginé la réaction des quatre mousquetaires de la pollution redépensant 21 000 euros pour une pub (prix normal d’une page dans les DNA)

 

 

Strasbourg : Eric Senet tacle la Majorité

Strasbourg : Eric Senet tacle la Majorité

Discret mais efficace… L’élu de l’opposition vient de demander au Maire de Strasbourg, Roland Ries, de sonner la fin de la récréation dans sa majorité et qu’il rappelle « ses élus » à l’ordre, alors que ces derniers se mènent une guerre de tranchée à la Mairie.

Des querelles de plus en plus lourdes

« Par ce courrier, je me permets de relayer auprès de vous de vives inquiétudes ressenties par des Strasbourgeois entrepreneurs, responsables associatifs, habitants, mais aussi fonctionnaires de notre collectivité face aux querelles de plus en plus lourdes qui déchirent les élus de votre majorité.
Depuis des mois, avant même le scrutin présidentiel de l’année dernière, le jeu des ambitions personnelles a pris le dessus sur le sens de l’intérêt général censé animer les élus, pourtant membres de la même majorité.
Cette guerre de succession, de votre succession, qui ne dit pas son nom pèse sur de nombreux projets et décisions.
À plus de 18 mois de la prochaine échéance municipale, cette situation ne cesse d’empirer. Tout est prétexte à se quereller ».

Eric Senet n’a pas tort ! Nous sommes à 18 mois d’une élection et, dans les couloirs, les couteaux sont de sortie.

Course à l’échalote

« Le remaniement municipal provoqué par le départ d’Olivier Bitz en est une parfaite illustration. En l’espèce, ce ne sont pas les compétences des personnes amenées à prendre le relais qui ont été prises en compte, mais les équilibres politiques. La récente sortie médiatique de votre nouvel adjoint,  Philippe Bies, déjà candidat déclaré pour 2020, est un autre exemple de cette course à l’échalote.

Depuis des mois, des dossiers importants pour Strasbourg sont impactés par ces rivalités. Je pense à la gestion du projet de cinéma des Halles, aux troubles créés artificiellement autour de l’office du tourisme, à la remise en cause de Strasbourg mon Amour… » précise-t-il.

Il faut dire que les tensions sont de plus en plus visibles.

« J’ai déjà eu l’occasion de m’étonner de ces querelles lors de différents débats au sein du conseil municipal. Vos adjoints dépensent plus d’énergie dans cette guerre de succession que dans la gestion de notre collectivité.
Je suis également effaré par les critiques qui peuvent pleuvoir sur des initiatives intéressantes comme celles défendues et portées par votre Adjoint Paul Meyer avec lequel je  suis très loin de partager la même pensée politique, mais qui a le mérite de vouloir faire bouger des choses.
Ces graves enfantillages ne peuvent plus durer ! Strasbourg ne peut pas perdre 18 mois dans une telle guerre de tranchées paralysante.
Certes, les ambitions sont légitimes, mais elles ne doivent pas nuire à la bonne administration de notre collectivité.
Aussi, je m’adresse à vous, monsieur le maire, pour que vous rameniez toute votre équipe à la raison » prolonge l’élu.

 

Encourager vos adjoints déjà candidat déclaré à rendre leurs délégations

« J’en appelle à vos intentions collectives affichées en 2008 dans un Schwoerbrief dans des mots qui me parlent : « Enfin, nous nous portons garants de la bonne marche des institutions municipales, ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour faire régner la paix et la concorde dans la ville et jurons d’être des gens unis pour les six années suivantes. Ainsi le gouvernement de la Ville est lié par serment aux habitants. 
Je sais bien que beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis, mais cet engagement correspondait à ce qu’attendent nos concitoyens.

Afin de ramener un peu de sérénité au sein de nos collectivités, je pense que vous devriez encourager vos adjoints déjà candidat déclaré à rendre leurs délégations. Cela évitera que la bonne gestion de la Ville ne soit perturbée par la guerre de succession qui a débuté. Cela évitera également toute suspicion sur l’utilisation des moyens de notre ville pour des intérêts électoraux » conclut-il !

Eric Senet tape dur, mais juste ! Il pose ici un vrai débat qui pourrait d’ailleurs avoir de l’écho jusqu’à l’Eurométropole d’où Robert Herrmann observe Strasbourg avec des yeux de Chimène.

Voilà la gauche et En Marche habillés pour l’automne. À droite et au centre, à part Fabienne Keller, ancienne maire et candidate permanente, on ne voit rien venir !
Qui pour changer d’air, pardon changer de maire ?

Id’Fuchs

Comment les lobbies pro-GCO utilisent les élus et les DNA

Grand contournement Ouest

Comment les lobbies pro-GCO utilisent les élus et les DNA

Quelques jours après un huitième revers (les juges on estimé que le permis d’aménager  le viaduc de la Bruche à Kolbsheim, délivré par la préfecture au groupe Vinci, serait entaché d’illégalité) et  la sortie en kiosque du dernier Heb’di  consacré aux ‘’supercheries du GCO’’ tout laisse à penser que les lobbies ProGCO-Vinci ont envoyé certains élus et la presse locale au charbon !

Pas un instant sans qu’il n’y ait un appel pour le Grand Contournement Ouest relayé par la presse du Crédit Mutuel.

Deux courriers arrivés récemment à notre rédaction résument la situation.

Le premier est signé Dany Karcher, maire de Kolbsheim : « je viens de lire votre numéro de septembre sur conseil d’un ami …
Vous aurez deviné …/… c’est surtout le dossier GCO qui m’aura interpelé !
Je voulais vous féliciter pour votre courage et votre preuve d’indépendance… etc., etc. »

 

DNA du 13/9

Le second nous vient d’un certain Jean-Luc FOURNIER qui se dit en charge de la communication de plusieurs projets de VINCI Autoroutes, et notamment de celui du GCO pour Arcos .…

Il nous annonce avoir parcouru le dernier numéro de Hebdi : « Je me suis même abonné à la version numérique du titre  :  « J’ai lu avec (un certain) intérêt le dossier que vous consacrez au GCO « Les dessous d’une supercherie organisée ».
Pour être franc, cette lecture m’a quelque peu ennuyé ; on n’y apprend rien de nouveau !
Par contre, je me permets de porter à votre connaissance une grossière erreur ; le remembrement des terres agricoles ne concernera pas 11 mais 11000 hectares.
Pour le reste, vous comprendrez aisément que je ne suis pas en mesure de vous faire part de mes remarques, voire de mes indignations.
Elles seraient bien trop nombreuses !
NB : j’attends avec impatience le N°102, juste pour savoir si je maintiens mon abonnement ! »

DNA du 18/9

Nous avons pris plaisir à lire ce monsieur et le remerci

ons d’avoir relevé le fait que ce serait 11 000 hectares qui seront saccagés et non 11 comme indiqué par erreur.
Par contre, tous nos lecteurs n’étant pas forcément informés  des ‘’dessous d’une
supercherie organisée’’, il nous a semblé essentiel de  partager avec eux ses informations au risque d’être « ennuyeux »
Nous ne commenterons pas le chantage à l’abonnement, ce n’est pas le style de la maison.

Pendant ce temps nos confrères des DNA publient article et publicité pro GCO à gogo.
Ce mardi, ils nous dénichent un expert comptable à qui personne n’a rien demandé, qui sur plusieurs lignes tente de faire comprendre aux lecteurs que le GCO est un relais de croissance … faisant suite à un autre article où le coiffeur Bernard Stalter, qui doit sa carrière politique au Grand Est, défend le GCO comme son patron Jean Rottner.

Jean Rottner et Roland Ries

En parlant du loup… Jean Rottner, Roland Ries, Robert Herrmann et Frédéric Bierry se payent une page de propagande à la gloire du GCO dans le quotidien les DNA (financé par nos impôts, est-ce légal ? )
La semaine dernière, c’était Vinci qui s’offrait une page de pub. Un journal peut-il être fiancé par les pro-GCO et être objectif dans ses articles ?


 

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