La Petite France : l’enfer du décor !

La Petite France : l’enfer du décor.

On l’oublie parfois, contrairement à Disneyland,  les zones touristiques strasbourgeoises sont habitées…

Quartier historique et prisé de Strasbourg, la Petite France est un véritable petit bijou d’architecture et de charme, un lieu où l’on parvient à oublier le tumulte de la ville.
Il y a toujours fait bon vivre, dans ce coin de campagne que l’on pourrait qualifier de sublime.
Dans ce lieu chargé d’histoire, on a juste envie dès les beaux jours de flâner dans les ruelles qui abritent d’étonnantes maisons à colombages, de prendre un verre sur une terrasse ombragée ou tout simplement de s’asseoir le long de l’eau avec un bouquin tout en admirant un vol de mouettes ou de canards sauvages.
Eh bien, aujourd’hui ce n’est plus possible.

La ville de Strasbourg accroît, chaque année un peu plus, son offre de loisirs pour animer nuit et jour, hiver comme été, un quartier dont le seul nom et la réputation suffiraient à attirer le monde.

 

Photo : Urielevy

Nos élus soutiennent cette évolution, car disent-ils « c’est bon pour le commerce et pour le bien-être des citoyens » !
Ils affichent une volonté délibérée de multiplier le nombre de lieux festifs et d’initiatives pas très heureuses pour attirer la foule et ceci, sans aucun respect des habitants.

Ci-après, un petit aperçu non exhaustif des nuisances subies et dénoncées par les habitants de l’hypercentre :

Le parc Louise Weiss ouvert 24h/24, semble devenu un lieu insalubre et de débauche nocturne : beuveries, hurlements, musique à fond, comportements violents, bagarres, trafic de drogue, déchets laissés sur l’herbe ou à côté de poubelles vides, déjections canines et humaines…
Le petit plus : quatre barbecues installés sous les arbres dégagent fumée et odeurs de saucisses grillées pour incommoder davantage -comme si cela ne suffisait pas- les riverains.
Des établissements de nuit, ouverts jusqu’à 7h du matin, favorisent le tapage nocturne.
En effet, de nombreux riverains se plaignent de jeunes fortement alcoolisés qui sortent de boîte .
Ne serait-ce pas une incitation hypocrite et pernicieuse à boire, alors que l’on ne compte plus les campagnes de prévention contre l’alcoolisation des jeunes ?

Un spectacle son et lumière qui, semble-t-il, favorise les insomnies. Avec un volume sonore très élevé et des basses assourdissantes, cette animation a lieu tous les jours de juillet à septembre et tourne en boucle à intervalle régulier.
De quoi taper sur les nerfs de ceux qui entendent cela tous les soirs.
Inutile de répéter que le bruit porte atteinte à la santé.
Enfin, à noter : l’interdiction aux riverains d’accéder au parking du quai Woerthel qui leur était en partie réservé. Et ceci uniquement pour permettre aux touristes de se promener tranquillement.
D’après notre enquête et les interviews que nous avons menées, les habitants de la Petite France et environs savent bien qu’ils vivent dans un quartier touristique, il est normal qu’il y ait des animations et des activités culturelles qui mettent en valeur le patrimoine, mais pas à outrance, pas n’importe lesquelles et pas n’importe comment.
Ils ont la sensation que Strasbourg se dirige tout droit vers un tourisme de masse et dont la Ville se fiche royalement et éperdument d’eux.

Alors ne faudrait-il pas que nos chers élus ne cessent de vendre par pur souci économique aux jeunes et moins jeunes, l’ouverture des villes 24h/24 comme étant le summum de la modernité ?

N’oublions pas que toute personne qui subit est privée de liberté.

Jackie Parker
Août 2018

La synthèse du rapport du préfet Marx

L’avenir des deux départements alsaciens !

Commandé  le 22 janvier 2018 par le Premier ministre, alors que la Région Grand Est est contestée par certains,  le  ” Rapport au Premier ministre Mission Alsace Grand Est ” est arrivé !

Afin de permettre à nos lecteurs de réagir dès à présent, nous vous proposons la synthèse de ce document de 141 pages.

Le rapport complet est téléchargeable : http://www.bas-rhin.gouv.fr/Actualites/Territoires/Rapport-au-Premier-ministre-Mission-Alsace-Grand-Est/Rapport-au-Premier-Ministre-Mission-Alsace-Grand-Est


Synthèse du rapport

Carrefour longtemps disputé entre des voisins puissants, l’Alsace s’est forgé une identité propre au cœur de l’Europe.

D’abord partie de l’Empire romain puis du Saint-Empire, réunie au Royaume de France après la guerre de Trente Ans, elle est annexée à l’Allemagne de 1870 à 1918 et de 1940 à 1945.

De la pax romana au partage de Verdun, de la prospérité des Hohenstaufen à la Grande Peste, du rayonnement artistique et culturel de la fin du XVe siècle aux ravages de la guerre de Trente Ans, de la Révolution industrielle aux « Malgré-nous », son destin, associant épisodes brillants et tragiques, résume une partie des étapes de l’unification de l’Europe, sous le double signe du limes et du syncrétisme.

À l’époque contemporaine, le territoire que l’on désigne sous la dénomination « Alsace » est formé par les actuels départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. L’Alsace est aussi un territoire d’application du droit local alsacien-mosellan spécifique qui touche à de nombreux aspects de la vie sociale, économique et culturelle.
Depuis la création au 1er janvier 2016 de la région Grand Est, il n’existe plus de collectivité territoriale d’Alsace. Toutefois, le périmètre alsacien conserve des formes institutionnelles propres. Plusieurs structures interdépartementales opèrent dans des champs aussi divers que la sécurité publique, l’économie, l’assainissement, la culture, le tourisme et l’attractivité du territoire.

La réalité des volontés exprimées

Le projet de création du Grand Est a été accueilli de façon réservée par les Alsaciens. Certaines inquiétudes ont été exprimées sur le dimensionnement, la relative hétérogénéité du nouvel ensemble et l’absence de référence à leur territoire historique.

L’échec de la tentative de création, par référendum, d’une collectivité unique d’Alsace en 2013, fusion des départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la région Alsace, portée par les élus, éclaire les tensions actuelles.

De fortes oppositions sont apparues lors de l’adoption de la nouvelle carte régionale, reflétées dans les résultats des élections régionales de 2015. Elles ont désormais perdu en intensité et une partie de la classe politique alsacienne s’est engagée dans la construction de la nouvelle région.
Deux courants principaux s’affirment actuellement sur cette question. D’une part, les exécutifs départementaux revendiquent la création d’une collectivité à statut particulier, dont les compétences seraient exorbitantes du droit commun des départements. D’autre part, l’exécutif régional Grand Est, s’il n’affiche pas d’opposition à une éventuelle fusion des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, l’assujettit à l’inscription pleine et entière de cette entité dans le cadre régional et dans le respect du partage des compétences organisé par la loi NOTRe.

Au-delà des interrogations sur l’avenir administratif du territoire, le « désir d’Alsace » dépasse le registre institutionnel.

Les formes juridiques possibles pour porter l’Alsace : hypothèses institutionnelles
En cohérence avec la lettre de mission du Premier ministre et avec la position du Président de la République, rappelée lors de sa visite à Strasbourg le 17 avril dernier, l’évolution des deux départements ne peut s’envisager qu’à l’intérieur de la région Grand Est.

Dans ce cadre, quatre possibilités d’évolution institutionnelle se dessinent aujourd’hui afin de porter le « désir d’Alsace » :

•    renforcer la coopération entre les deux départements en mettant en place une entente ou en créant une institution interdépartementale ;
•    créer un syndicat mixte, auquel d’autres collectivités pourraient adhérer ;
•    fusionner les deux départements dans un grand département Alsace, par la loi ou par la voie réglementaire ouverte par le Code général des collectivités territoriales ;
•    créer une collectivité à statut particulier en application de l’article 72 de la Constitution.

Si l’entente, l’institution et le syndicat mixte constituent des formes souples de coopération faciles à mettre en place, elles ne répondent qu’incomplètement aux aspirations des élus du territoire qui souhaitent donner naissance à une nouvelle collectivité alsacienne à part entière.
À l’inverse, la création d’une collectivité à statut particulier, malgré le soutien dont elle bénéficie auprès d’une partie des élus alsaciens, notamment ceux du mouvement Les Républicains, introduirait en France continentale, et en dehors des cas très spécifiques des « PLM » (Paris, Lyon, Marseille), une multiplication des types de collectivités, qui serait porteuse de risques, difficilement lisible et critiquée dans le reste de la région Grand Est mais aussi en Alsace.
En revanche, le projet gouvernemental de « différenciation », nouvelle étape significative de la décentralisation, ouvre des perspectives et une dynamique dont les élus locaux pourraient se saisir.

La fusion des deux départements et la création d’un département d’Alsace, au sein de la région Grand Est, permettrait d’édifier une nouvelle collectivité territoriale en harmonie avec le reste du territoire national.

C’est celle qui a été mise en avant par le Président de la République lors de sa visite précitée à Strasbourg. Elle fait par ailleurs l’objet d’un soutien de la part des parlementaires En Marche. Résultant d’une loi ou d’un décret, elle pourrait s’inscrire dans un calendrier resserré et apporter des économies d’échelle sans nécessairement remettre en cause l’organisation déconcentrée de l’État.
Les autres formes de coopération institutionnelle ne sont pas disqualifiées pour autant. D’une part, une entente ou une institution permettrait d’organiser une transition vers la création d’un département unique. D’autre part, le recours à un syndicat mixte offre la possibilité d’associer, de manière pérenne, d’autres collectivités hors d’Alsace, telles que le département de la Moselle dans le champ linguistique.

Les missions d’une éventuelle collectivité Alsace : compétences, expérimentations législatives et coopération transfrontalière

Si une fusion semble être la principale option permettant de donner naissance à une collectivité territoriale alsacienne, il n’en demeure pas moins qu’une simple « addition » des deux départements serait mal comprise par les élus et une partie de la population. Pour être pertinente, celle-ci devrait être la source d’un véritable projet de territoire, ancré dans un espace rhénan, national, transfrontalier et européen.
Une telle ambition pourrait se traduire, outre les compétences déjà exercées par les départements, par l’attribution de compétences nouvelles. Dans le cadre fixé par les lois NOTRe et MAPTAM, des compétences pourraient être attribuées au département unique par délégation ou par transfert de l’État ou de collectivités territoriales de niveau différent. Ensuite, le projet de révision constitutionnelle porté par le Gouvernement devrait permettre de moduler les compétences des collectivités appartenant à une même catégorie au travers d’un « droit de différenciation ».

Carte de la province d’Alsace en 1789

Enfin, le « droit à l’expérimentation », qui devrait être assoupli par la révision constitutionnelle envisagée au travers de la suppression du « verrou » de la généralisation, pourrait concourir à l’élargissement des attributions de compétences de l’entité Alsace unique.
En particulier, une gestion plus efficace des flux transfrontaliers et un meilleur accès aux services publics au voisinage de la frontière seraient susceptibles de justifier l’attribution des compétences suivantes à une entité Alsace, guidée par le principe de subsidiarité :

•    l’importance croissante des flux transfrontaliers justifierait l’exercice d’une compétence spécifique de régulation de ces flux par les collectivités frontalières ;
•    l’Alsace et la Moselle pourraient porter des politiques innovantes en matière d’enseignement et de formation, dans leur environnement frontalier et européen ;
•    un partenariat entre la région Grand Est et une éventuelle entité Alsace pour soutenir l’attractivité, le développement économique et le tourisme pourrait voir le jour ;
•    une éventuelle collectivité Alsace pourrait œuvrer pour la mise en valeur de son espace naturel et notamment de ses cours d’eau ;
•    une collectivité Alsace pourrait jouer un rôle de premier plan dans le domaine culturel.

Au-delà des compétences attribuées à une entité Alsace, la mutualisation des équipements pour accroître l’offre de services publics au voisinage de la frontière ne fonctionnera vraiment que si l’on prévoit la possibilité de dérogations à certaines normes nationales, afin de favoriser une articulation fluide avec son voisinage immédiat.

Le cheminement pour parvenir à la fusion envisagée devrait faire l’objet d’un arbitrage quant à la méthode, législative ou réglementaire (décret en Conseil d’État), et au calendrier, puisqu’il faudrait conjuguer élections locales, révision constitutionnelle et cette entreprise institutionnelle spécifique.
Si cette voie était poursuivie,

l’Alsace pourrait devenir le premier territoire porteur de la « décentralisation de projets » souhaitée par le Président de la République.

Un coup de pouce du tribunal pour Heb’di

Un coup de pouce du tribunal pour Heb’di ?

La 1re chambre commerciale du TGI de Strasbourg examinait, le 23 juillet, le dossier de la société Heb’di actuellement en redressement judiciaire.
L’avenir de la presse « libre » et non subventionnée est généralement complexe en France.
Il semblerait que nos efforts aient porté leurs fruits puisque les magistrats, a priori sensibles à la pérennité d’un média alsacien totalement indépendant, nous ont accordé un délai supplémentaire d’un mois pour finaliser notre plan de survie.

Notre équipe s’engage

Nous, auteurs, dessinateurs, infographistes, investis et convaincus par l’absolue nécessité de cette petite voix alsacienne, dissonante et libre, fourniront désormais notre travail gracieusement en attendant des jours meilleurs.
Une majorité d’entreprises, avec lesquelles nous travaillons, se sont engagées à faire de gros efforts sur les montants a nous facturer.
Un grand nombre d’annonceurs ont d’ores et déjà choisi Heb’di pour leurs annonces publicitaires et ce jusqu’a la fin de l’année. Et vous ?

Nous avons besoin de vous

 

Nous avons également  prévu de lancer une ultime campagne de dons « 100% remboursée si le plan  échoue »  qui témoignera de la force de conviction des Alsaciens pour sauver leur journal.Outre les dons, nous organiserons une vente de T-shirts et mettons en place des abonnements de soutien qui seront intégralement remboursés si l’activité de Heb’di devait s’arrêter le 20 aout. Ce que nous n’osons même pas imaginer.

Aidez-nous à rester libres et vivants !

Pour un don simple CB ou chèque (somme intégralement remboursée si le tribunal ne devait pas autoriser la poursuite d’activité au-delà 20 aout)




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– Pour un T-shirt « Heb’di »  au « tarif de soutien » de 35 euros – CB ou chèque, (si le Tribunal ne devait pas autoriser la poursuite d’activité au-delà du 20 août vous serez intégralement remboursé à moins que vous souhaitiez conserver le Tshirt collector, un catalogue vous sera envoyé pour le choix des tailles, motifs et couleurs)


Un catalogue vous sera envoyé


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Pour un abonnement de soutien  + un T-Shirt Heb’di à partir de  50 euros par CB ou chèque (somme  intégralement remboursée si le tribunal ne devait pas autoriser la poursuite d’activité au-delà du  20 aout – un catalogue vous sera envoyé pour le choix des tailles, motifs et couleurs)


Formules



Pour  un don déductible  à 66 % des vos impôts ( à 60 % pour les entreprises) :

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L’équipe et Heb’di vous remercie de tout cœur et ….

Que Vive la Liberté de la Presse !!!

( Chèque à l’ordre d’Heb’di, 10 rue de Luxembourg 67 610 – La Wantzenau, sauf pour les dons défiscalisé : Spiil/Heb’di, 10 rue de Luxembourg 67 610 – La Wantzenau)

Le lundi au soleil

Le Grand Est sans la Lorraine ?

Dans la suite du feuilleton de la réforme territoriale, c’est un média lorrain qui fait bouger les choses, ou qui tente de le faire en tout cas :

Le Président du Groupe BLE Lorraine, Monsieur Thomas Riboulet, a dernièrement conduit la délégation lorraine qui été reçue en l’Hôtel de Préfecture à Strasbourg par Monsieur Jean-Luc Marx, Préfet de la Région du Grand Est et Préfet du Bas-Rhin, dans le cadre de ses consultations sur l’avenir institutionnel de l’Alsace et désormais de la Lorraine. Monsieur le Préfet doit en effet remettre d’ici fin juin un rapport sur la question à Monsieur le Premier Ministre. (…) La synthèse des travaux de réflexion menés par le Groupe BLE Lorraine au sujet de l’avenir institutionnel de la Lorraine et de l’Alsace a été remise en main propre à Monsieur le Préfet”

Bon, les revendications régionales ne sont plus l’apanage des seules formations politiques et cette idée de conseil unique nous rappelle vaguement quelque chose… « Monsieur le Préfet s’est montré très à l’écoute et a pris bonne note, particulièrement au sujet de la possibilité de fusionner les quatre départements lorrains pour former une collectivité unique de Lorraine. »

« Un bout de moi est resté là-bas »

Les DNA, à travers le témoignage d’une alsacienne, évoque une guerre qui n’est pas si loin de nous :

« Gueules cassées, yeux crevés, jambes amputées… », c’est une tout autre gestion des urgences que Marie découvre l’été dernier lors de cette première mission pour MSF.”

L’action de la jeune femme nous réconcilie un instant avec notre conscience et soulage certainement un petit peu notre culpabilité  : « Des journées de 15 h, en plein ramadan, enfants victimes de mines, belligérants des deux camps… tout y passe. La menace de Daech est omniprésente. Mais on ne porte pas de jugement. C’est plus un sentiment de « colère » et d’« injustice » qui prédomine ». Vu d’Alsace, c’est un engagement qui force le respect, au-delà des positions politiques sur l’interminable conflit.

Marie forme aussi des infirmières irakiennes. Les échanges sont riches, les émotions intenses. Elle se sent utile, en accord avec elle-même. Mais le retour au bout de trois mois est compliqué. Des cauchemars, des insomnies. « Un bout de moi est resté là-bas », remarque-t-elle. Raison pour laquelle elle vient de répondre favorablement à un nouvel appel. Marie repart ces jours-ci, pour Gaza cette fois.”

Elle partira avec un petit bout de nous, aussi… Une belle leçon d’humanité ou d’humanisme.

Les pieds dans l’Archipel

Sans vouloir les mettre dans le plat, on vous parle des deux mastodontes de la basket qui ont choisi de s’installer dans le nouveau quartier d’affaires du Wacken. Ainsi, après le « siège français d’Adidas, l’arrivée annoncée de Puma en 2020 dans le même secteur rappelle combien ces deux marques ont toujours joué des coudes. Et pour cause, elles sont nées en 1948 d’une dispute familiale entre les frères Dassler, Adolf Dassler (Adidas) et Rudolf Dassler (Puma) en Bavière. »

Le match continue donc de se jouer sur le terrain strasbourgeois :

Adidas prend une courte tête d’avance en équipant la SIG et dès la saison prochaine le RCSA. Mais aussi en ayant pour parrain pour ses nouveaux locaux (en location) le Handballeur Thierry Omeyer…”

Cherchez la femme

Virginie Calmels, la n°2 du parti Les Républicains, a été limogée hier dimanche. Elle avait sévèrement critiqué Laurent Wauquiez, le président du parti qui, ni une ni deux, a décidé de la remplacer par Jean Leonetti. Les réactions des politiques ne se sont pas fait attendre ! Petit florilège…

La nationale :

Alain Juppé, le maire de Bordeaux, a lui aussi tenu a réagir : « Virginie Calmels a des convictions. Et du courage. Elle vient de le montrer », a-t-il écrit sur son compte Twitter.”

La régionale :

« Le limogeage de Virginie Calmels par Laurent Wauquiez est le résultat d’une alliance contre nature basée sur un partage de pouvoir et non sur des idées », a réagi dimanche 17 juin sur son compte Twitter la sénatrice du Bas-Rhin Fabienne Keller, membre d’Agir et ancienne membre du parti Les Républicains. Selon elle, cette alliance « atteste d’un nouveau repli hégémoniste du président des LR. Faisons vivre une autre droite qui rassemble et construit », lance la sénatrice. “

La vache, de bonne guerre :

Le communiste Ian Brossat, adjoint à la mairie de Paris, a de son côté été très virulent à l’égard de l’ex-numéro 2 du parti : « À 30 ans, Calmels avait déjà mené trois plans de licenciement. Il fallait bien que le destin se retourne »”

On peut tout de même la remercier pour le joyeux bordel : donner le coup de pied salvateur dans la fourmilière de la droite tradi, ça bouge, ça secoue, ça rafraîchit…

 

 

Centre Paul Strauss : Les employés sont également sacrifiés…

Il y a trois mois, nous avions publié un dossier intitulé : « La lente agonie du centre anti-cancer Paul Strauss » en sous-titre : « Les malades du cancer sacrifiés pour des raisons financières ? »

Les instances de santé et le gouvernement ont décidé de rapprocher le centre anti-cancer Paul Strauss et le service d’oncologie des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg (HUS) afin de faire des économies. Comme nous l’avions alors dénoncé, le but inavoué était visiblement de récupérer le savoir-faire, l’image et les comptes en banques du réputé établissement anti-cancer pour le noyer dans la masse des HUS !

Ces derniers mois, de nombreux médecins de ce célèbre institut ont quitté le navire

Certains d’entre eux on rejoint  l’Hôpital Sainte-Anne de la Robertsau (groupe Saint-Vincent) qui se spécialise dans le secteur de l’oncologie. D’autres médecins et une grosse partie des employés restent dans l’expectative : quel sera leur avenir dans le nouveau service IRC (Institut Régional du Cancer) qui va avaler le centre Strauss ?
Le directeur actuel du centre Strauss, principalement connu du grand public pour son  salaire mirobolant de 27.000 euros mensuels, semble avoir été embauché pour rendre service aux Hôpitaux Universitaires de Strasbourg… Mais son rôle réel serait de dissoudre le centre anti-cancer au sein de l’IRC, de museler le personnel, le tout en finançant le nouveau bâtiment à Hautepierre. Sa mission accomplie, Paul-Strauss ne sera plus qu’une coquille vide ! 
Depuis la parution du magazine Heb’di et du dossier Strauss, nous avons été destinataires de nombreux appels et courriers de professionnels hospitaliers dénonçant une ambiance délétère et des pressions sur les personnels.

Les arrêts-maladie et les burn-out se multiplient

Plus récemment, nous avons reçu ce message :
Je travaille au centre Paul Strauss et une jeune docteur, mère de famille de deux enfants en bas âge, s’est suicidée dans son bureau vendredi. Plusieurs directeurs administratifs sont en arrêt maladie pour cause de stress ou de burn-out. Le nouveau directeur, Pivot, harcèle les employés, un professeur fou “XX” a agressé des dizaines de personnes (j’ai des preuves)… ASSEZ ASSEZ ASSEZ, merci de nous aider !”

Des faits confirmés par les médecins et employés que nous avons rencontrés !

Suicide d’un médecin

C’est en vain que la direction a tout tenté pour que le suicide de la jeune chirurgienne ne soit pas divulgué. Mais les médias régionaux ont très vite été contactés par des employés à bout : « c’est la goutte qui a fait déborder le vase », nous confie l’un deux.
Nous avons alors contactés la direction de l’établissement.  Nous avons eu droit à un grand classique de la communication : « référez-vous au communiqué de presse ». Le voici :
Décès d’un praticien du Centre Paul Strauss. Le Centre Paul Strauss et l’ensemble de ses équipes expriment leur plus profonde tristesse suite au décès d’un chirurgien, survenu le vendredi 8 juin 2018 au Centre Paul Strauss.
La Direction s’est exprimée auprès des membres du personnel pour leur témoigner son soutien et a pris la décision de solliciter la Cellule d’Urgence Médico‐Psychologique du Département du Bas‐Rhin.
Au nom de l’ensemble de l’établissement, la Direction a témoigné ses pensées à la famille et à ses
proches. Un temps de recueillement des professionnels de l’établissement s’est tenu lundi 11 juin à 9h30 au Centre Paul Strauss.”
Impossible d’en savoir plus…
Rien ne permet à ce jour de lier le décès de la chirurgienne aux difficiles conditions d’exercice ou à l’ambiance pesante dans les étages du centre Paul-Strauss. La docteure de 34 ans, mère de deux enfants, était autant appréciée en tant que personne qu’en tant que professionnelle.
Nous avons également rencontré deux « cadres » de l’établissement qui, par crainte de représailles, préfèrent garder l’anonymat. Ils dénoncent une charge de travail toujours plus importante, entre autres due aux absences de certains employés ou praticiens et à une gestion aléatoire des nominations de cadres.

500.000 euros pour les “problèmes”

La docteure-chirurgienne qui s’est suicidée dans son bureau, a priori par injection létale, avait une relation difficile avec Mr Pivot. Le Directeur de l’établissement était d’abord élogieux à l’encontre de la jeune praticienne, notamment lorsque cette spécialiste du cancer du sein à développé la chirurgie ambulatoire au Centre Paul Strauss. Par la suite, les relations se seraient largement dégradées.

De toute évidence, aux dires des personnels interrogés, la direction ignore (ou feint d’ignorer ) l’ambiance catastrophique au centre Anti-Cancer Paul Strauss et l’humain est secondaire pour le directeur du centre. Il n’hésite pas à rappeler qu’il a reçu par L’Agence Régionale de Santé « 500.000 euros pour les problèmes de licenciement et de prud’homme ».

Mardi : Ça se passe en Alsace !

L’agriculture de Travert

Depuis dimanche soir, à l’appel national de la FNSEA et du syndicat des Jeunes Agriculteurs (JA), près de 150 agriculteurs du Grand Est sont mobilisés. Ils assurent un blocage des dépôts de carburant du port du Rhin à Strasbourg et de Vatry dans la Marne. Tous protestent notamment contre l’importation de produits soumis à des normes plus souples qu’en France.

Interrogé par L’Alsace, Anthony Carbiener, Secrétaire général des Jeunes Agriculteurs 67, explique que la décision « de bloquer ce dépôt pétrolier (…) est un choix stratégique pour que le gouvernement arrive à nous écouter ». La revendication est simple : « l’interdiction de l’import des produits qui n’ont pas les mêmes normes standard françaises, (…) qui ne sont pas soumis à la législation française ». En effet, au sein-même de l’Europe, la loi diverge d’un pays à l’autre…

(image © www.lalsace.fr)

Mais hier matin, les agriculteurs ont découvert à Strasbourg « qu’un pipeline de 20 km qui relie la raffinerie de Strasbourg à une autre vouée au démantèlement a été utilisé pour détourner le carburant vers ce site situé à Reichstett dans le Bas-Rhin »! Hubert Basse, des JA de Meuse, explique à son tour : « ils ont remis la raffinerie en route pour remédier au blocage, mais à notre arrivée nous avons immédiatement organisé un convoi vers la raffinerie de Reichstett et bloqué les 70 camions qui s’apprêtaient à en sortir, chargés de carburant ». « Nous sommes déterminés et on ne vient pas à Strasbourg pour faire de la figuration » a ajouté Hubert Basse à nos confrères de L’Est Républicain.

Les agriculteurs dénoncent ainsi le projet de loi EGA, le traité international de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada CETA et les « incohérences » du gouvernement Macron sur les importations de matières premières agricoles. Incohérences telles que, par exemple : « inciter les agriculteurs français à monter en gamme tout en concluant des accords de commerce internationaux qui provoquent des distorsions de concurrence et l’autorisation donnée à Total d’importer de l’huile de palme pour alimenter sa bio raffinerie de La Mède », dont le démarrage est prévu pour cet été.

En attendant, aujourd’hui mardi, une délégation FNSEA/JA doit être reçue par le marcheur Stéphane Travert, notre ministre de l’agriculture.

Le Bzzz de la biodiversité

Pour sensibiliser à la question des abeilles, de la biodiversité et de l’environnement, une première ruche d’observation vient d’être installée dans une classe d’une école de Strasbourg”

Rappelons tout d’abord que plusieurs apiculteurs ont manifesté à Strasbourg le 7 juin dernier pour dénoncer certaines pratiques agricoles à l’origine de la mortalité des abeilles. C’est justement le lendemain, à l’école internationale Robert-Schuman, dans le quartier de l’Esplanade (Strasbourg), qu’une ruche d’observation a été inaugurée !

Grâce au soutien de la ville, cette ruche pédagogique a été installée pour permettre aux élèves d’une classe de CE2 de suivre l’évolution de la colonie (5.000 abeilles), de la fabrication des alvéoles à celle du miel. Cet « apiscope » a été conçu avec tout le confort moderne, dont un tube de sortie pour permettre aux abeilles de butiner dehors.

Déjà dotée d’un hôtel à insectes et d’une mare pédagogique (qui a accueilli un couple de canards et leurs canetons), l’école veut ainsi sensibiliser au rôle majeur de l’animal dans l’écosystème”

Un moyen concret de prendre part à la survie des abeilles, une survie sans doute salutaire pour l’humanité.

Je fais ce que je veux avec mes chevreuils

« Un animal sauvage sur les pistes et c’est la pagaille ! », s’étonne Le Parisien. C’est avec amusement que l’on comprend qu’un chevreuil s’est promené (au mépris de toutes les règles et faisant fi des panneaux indiquant “accès interdit aux personnes non autorisées”) dans le périmètre de l’aéroport d’Entzheim et a provoqué dimanche sa fermeture toute la matinée :

Jusqu’à 12h40, aucun départ n’a pu avoir lieu. Les avions qui devaient atterrir ont dû être détournés vers Mulhouse et Baden-Baden (…) Ce n’est qu’à 13h05 qu’un premier engin en provenance de Rennes et attendu pour midi a enfin pu se poser.”

Les équipes de l’aéroport ont d’abord tenté de chasser l’animal, aidées par l’hélicoptère Dragon 67 de la Sécurité civile qui a volé en rase-mottes pour l’effrayer, mais sans succès. Un louvetier est ensuite arrivé en renfort, sans que la bête sauvage ne s’en émeuve. Les gendarmes, appelés eux aussi à la rescousse, n’ont carrément rien pu faire « faute de lunettes de visée longue distance sur leurs armes » !

Le chevreuil a finalement disparu en fin de matinée, de son propre chef, sûrement satisfait de son effet. Mais, à l’aéroport de Strasbourg, ça doit un peu grincer des dents : le coût financier « pourrait être conséquent : c’est en effet à lui de prendre en charge les reports et déroutes qui lui sont imputables »…

 

Vendredi mielleux

Jacques a dit 3 ans c’est trop long

Nous avons donc appris la semaine dernière que l’interdiction du glyphosate, herbicide massivement utilisé dans les cultures, n’a pas été retenue dans la loi Agriculture. Entre temps, un petit lutin a adressé un courrier au président de la République. Il s’appelle Jacques, s’occupe de son coq qui chante un peu faux et de ses plantes vertes Linda et Aldashina (cultivées sans ajout de glyphosate) dans son grand jardin de Montluçon. Et Jacques a dit que les bêtes sous la terre et les abeilles sont en train de mourir à cause des pesticides.

Ce à quoi Emmanuel Macron a répondu dans une belle démonstration rhétorique en bois :

Cher Jacques,

Merci pour ta lettre et bravo pour ta détermination. Si tous les jeunes sont aussi engagés que toi, cela nous promet un bel avenir !

Tu as parfaitement raison, des abeilles, fourmis, taupes, vers de terre et beaucoup d’autres animaux, petits et gros, souffrent de l’utilisation de pesticides. Comme toi et comme moi, tout le monde est aujourd’hui conscient de ça. Nous ne pouvons plus fermer les yeux sur cela. Alors, je m’y suis engagé : nous allons les protéger et tout faire pour que le glyphosate, par exemple, ne soit plus utilisé d’ici 3 ans. Ceux qui utilisent les pesticides sont principalement ceux qui travaillent la terre et nous nourrissent avec elle : les agriculteurs. Ils ont besoin de sols vivants. Eux aussi veulent respecter l’équilibre de la terre. Leur vie dépend de ce qu’ils produisent et ils sont conscients des attentes des Français. Nous devons trouver des solutions pour qu’ils puissent continuer à produire et à vivre de leur travail en n’utilisant pas le glyphosate. C’est ce plan d’action sur lequel je me suis engagé et que nous allons mettre en œuvre, crois-moi.

Tu peux faire confiance en ma détermination, qui est aussi grande que la tienne.

Continue à croire en tes idées ! Comme le dit ta maman, elles peuvent en effet changer le monde.

À bientôt !

Mais Jacques a dit : « trois ans, c’est trop long ».

A qui le dis-tu, petit Jacques…

Apiculteurs piqués au vif

Et dans les pas du petit Jacques, les apiculteurs se sont rassemblés hier pour demander au gouvernement un plan de soutien exceptionnel aux apiculteurs sinistrés qui ont fait face à l’hécatombe d’abeilles cet hiver. Ces derniers demandent aussi à l’Etat d’instaurer « les conditions d’un environnement viable pour les colonies d’abeilles et les pollinisateurs ».

Je me suis senti comme un paysan éleveur qui, un matin, pousse la porte de son étable et retrouve toutes ses vaches mortes, glisse le vice-président de l’Union nationale de l’apiculture française (UNAF). Face aux pressions imposées par l’agrochimie sur notre territoire, la vie des abeilles ne tient qu’à un fil. Notre cheptel est sous perfusion, et chaque ruche morte est un nouveau coup de poignard qui nous laisse désemparés et en colère.”

Vu la façon dont le gouvernement a géré le dossier glyphosate, on doute (un peu) qu’il n’engage une action concrète. Et en parlant du loup, le syndicat apicole de l’Aisne a porté plainte hier contre le fabriquant d’herbicide Monsanto pour « administration de substances nuisibles ». Cela fait suite à la découverte d’un apiculteur qui a retrouvé du glyphosate dans son miel !

Est-il utile de rappeler pourquoi les abeilles sont indispensables et la raison de leur surmortalité ? Heb’di vous glisse ICI un petit résumé utile disponible sur France-Culture.

Butineuses, ouvrières de la nature et sœurs de labeur : les abeilles tombent comme des mouches. Mais si on espère ne jamais les voir quitter la ruche, faudrait arrêter de faire l’autruche !

Perles de pluie et d’humour

Et il y a un gros bourdon qui n’en finit pas d’égrener les piques et de papillonner depuis la sortie de son livre Les leçons du pouvoir… L’ancien président, qui volète désormais guillerettement entre plateaux télé, a rencontré les élèves de l’émission Au Tableau ! sur C8. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a enchaîné les bons mots.

Compilation :

C’est l’action qui compte, pas l’apparence.  Il vaut mieux une cravate de travers et une pensée droite que le contraire.”

Je ne connais personne qui n’aime pas le Flanby.”

Ce qui compte c’est la dignité. Elle ne tient pas à une goutte sur ses lunettes, mais aux propos qu’on tient.”

En attendant, les élèves ont eu la brillante idée de lui offrir une paire de lunettes avec des essuie-glaces. Le voilà paré pour un retour en force, non ?

Maintenant que vous m’avez donné des lunettes anti-pluie, je vais commencer à inquiéter beaucoup de monde.”

Essaim amianté

Après l’explosion du silo dans la zone portuaire sud de Strasbourg qui a généré des débris de toits amiantés, des mesures de précaution ont été prises et les autorités se veulent rassurantes :

Dans un communiqué, la préfecture a indiqué que l’explosion avait bien généré des débris du toit amianté du silo. Les études menées par la « cellule anticipation » sur site [DREAL, SDIS, expert national silo] ont permis de déterminer un périmètre dans lequel des fibres amiantées ont pu se déposer suite à l’accident. « Ce périmètre a été établi en tenant compte de l’effet de souffle de l’explosion -200 mètres- auquel une distance de sécurité supplémentaire a été ajoutée par précaution. » S’il y a peu de données disponibles sur la dissémination dans l’air de fibres d’amiante à la suite d’une explosion, il est clair que les conditions climatiques jouent un rôle important. Contacté, Météo France indique qu’au moment de l’accident, le vent était faible, en provenance du nord-est. Si fibres d’amiante dans l’air il y a eu, mais cela reste à confirmer, elles « sont parties » en direction du sud-ouest de l’agglomération.”

Pas de panique donc, souvenez-vous que les nuages de particules s’arrêtent aux frontières et contournent nos villes !

Et pour finir cette revue pressée de miel couleur vert écolo, on se quitte sur la jolie chanson feuillue de Maxime Leforestier :

Naturellement vôtre,

Rosalie

Bradage de patrimoine : une vieille tradition dans l’Eurométropole

La vente de l’ancienne Mairie de Schiltigheim m’a fait penser à une très vieille histoire qui s’est passé dans les années 80.

Les Laminoirs de Strasbourg étaient alors une entreprise florissante au Port du Rhin à Strasbourg (1200 salariés). Acquise par USINOR dans les années 70, elle s’était notamment distinguée par la transformation de tôles d’acier pour l’industrie automobile, le bâtiment et l’électroménager. Elle exportait dans toute l’Europe et ailleurs dans le monde.

Les Laminoirs sont à l’origine de l’introduction de la tôle galvanisée dans la carrosserie automobile avec la mise au point d’un brevet en collaboration avec Peugeot. Si vos carrosseries de voitures, depuis les années 90, se corrodent moins vite c’est en partie grâce au savoir-faire développé à Strasbourg.

Cette entreprise, qui tournait à merveille, a été peu à peu « intégrée » dans le groupe USINOR-SACILOR qui deviendra plus tard ARCELOR avec les sidérurgies belges, luxembourgeoises et espagnoles.

Et un peu plus tard, Mr Mittal absorbera ARCELOR avec l’aide de son ami, l’Anglais Tony Blair.

Dans les années 80, suite à son intégration dans USINOR, les Laminoirs ont subi plusieurs opérations de démantèlement par le biais de la filialisation des activités en aval. Aujourd’hui, il subsiste encore l’unité de galvanisation et de laquage détenu par le géant Russe NLMK. Cette entreprise aura été consciemment abandonnée par les responsables locaux, alors qu’elle avait 150 ans d’existence sur un marché où elle était toujours à la pointe. Il ne reste aujourd’hui que 120 salariés au Port du Rhin.

Il est permis de penser qu’un autre destin était possible avec la conservation de l’ensemble des activités au Port du Rhin.

Appropriation de biens de la société

En 1982 après la nationalisation du Groupe USINOR, les nouveaux dirigeants décidèrent de la cession d’un grand nombre de biens immobiliers. Il se trouvait qu’à Strasbourg les Laminoirs possédaient un appartement à l’Esca (318m2 +une chambre de bonne+2 garages). Ce bien a été cédé pour 150.000 € au PDG d’alors (1.000.000 francs, soit 4x moins que sa valeur estimée par les experts d’alors).

Nous étions quelques élus syndicalistes à nous offusquer d’un tel cadeau. Nous avons saisi les députés proches du gouvernement de l’époque pour les alerter sur ce bradage d’un bien public. Il faut rappeler que nous étions une entreprise nationalisée.

Même les responsables CGT de l’époque avaient fait semblant de ne pas voir. Pour les autres organisations syndicales, ce n’était pas un sujet.

Quand on voit ce qui se passe à l’occasion de la vente de la Marie de Schiltigheim, le constat est le même. Dès qu’il est question de cession de biens publics, il y a toujours dans les parages, quelques individus pour flairer la bonne affaire à réaliser sur le dos des contribuables. Et tout cela sous le regard distrait de nos responsables politiques.

Dans le cas des Laminoirs de Strasbourg, c’était pour plaire à une hiérarchie parisienne avec l’espoir que le sort de l’entreprise profiterait de la bienveillance des technocrates installés dans les murs de Bercy, au ministère de l’Industrie.

La naïveté ou la complaisance des élus Alsaciens envers l’administration parisienne est triste à voir : même quand une magouille est patente, nos élus n’osent pas élever la voix pour défendre l’intérêt général.

La vente du Racing à Patrick Proisy en 1997, pour 230.000€, est également un bel exemple de bradage d’un bien collectif.

Alors, comment leur faire confiance pour défendre ce qui reste de l’ALSACE ?

(photo en une : locaux de NLMK rue du Bassin de l’Industrie à Strasbourg)

 

Strasbourg et Métropole : le week-end de nos élus !

Militant, Saint-Bernard et Tireurs

Militant

Le député LREM, Bruno Studer est sur le terrain, enfin sur les marchés. « Hier et aujourdhui à la Robertsau et aux halles de Schiltigheim pour échanger autour de la lettre du député #2
Nous serons présents tout le mois de juin pour faire un compte rendu de la première année de mandat » écrit-il sur sa page facebook (https://www.facebook.com/bruno.studer.50/posts/2088691891345645)

Saint-Bernard

On a lu l’article sur la disparition d’un enfant entre Souffelweyersheim dans les Dernières Nouvelles d’Alsace.

A 22h40, l’enfant a été retrouvé sain et sauf à Hoenheim par un habitant, parti comme d’autres à sa recherche”

La lecture des réseaux nous permet d’apprendre que cet habitant est Stéphane Bourhis, conseiller municipal LR de Hoenheim. Sympa !

Tireurs

On sait grâce à l’adjoint de la ville de Bischheim, Jean-Claude Kieffer que le lancement du Messti de Bischheim a donné lieu à un exercice de tir entre le maire Jean-Louis Hœrlé et le député Bruno Studer. D’autres élus nous parlent du passage sportif de Vincent Debes, en short ( il inaugurait une boucle sportive dans sa commune).

En campagne ?

En campagne

« Encore une belle journée rythmée par des engagements variés : – Pose de la 1ère pierre du Pharied, operation d’auto promotion très sympa, dans l’eco quartier du Danube, qui rassemble accédants, logements sociaux pour des jeunes et local professionnel (Alain Jund, Jacques Crepin, Jean Werlen, Nathalie Texier) – Passage à l’heure du déjeuner à l’incontournable brocante de la Krutenau – après midi plus culturelle et festive en compagnie de Mathieu Cahn avec les artistes de la Block Party » écrit Philippe Bies, l’adjoint au Maire PS. En campagne ?

En campagne 2

« Un week end vraiment fou fou fou #Strasbourg

Arts, culture, animations et bonnes affaires dans tous les quartiers de la ville.

Du cinéma en plein air sur le parvis du MAMCS, avec du bowling, à la Citadelle aussi et enfin au J2R avec Lalaland.

De la musique classique au PMC avec en particulier le grand concert des 30 ans de l’orchestre philharmonique des jeunes de Strasbourg.

Du théâtre avec la soirée de fin de saison du Maillon et les visites du chantier du nouveau lieu.

Des cultures urbaines, rythmées d’échanges avec Abribus, sur le parvis Malraux avec la Block party… et une immersion instantanée dans le Cosplay japonais au Zénith.

Des fêtes multiples aux univers croisés avec la Plaine Débouchée, Eye ou encore la fin de la Fashion week » a-t-on extrait de la page d’Alain Fontanel #cabougegrave !

On allait oublier Fabienne

Au ralenti

Fabienne Keller était, elle au Slow-up :

« Grand succès pour la 6ème édition du SlowUp Alsace ! Entre Scherwiller, Châtenois et Bergheim, la découverte des paysages… et la dégustion de bons vins… a fait des heureux, dans une ambiance bon enfant. »

« Joie de fêter l’Alsace avec Brigitte Klinkert, Frédéric Bierry et de nombreux élus… les collègues conseillères départementales, en particulier Laurence Laurence Muller-Bronn, Cécile Delattre et Catherine Greigert, pour une grande fête du Vélo !3.»

Bref, un week-end normal ! Pendant ce temps, de nombreux citoyens, eux, bouclaient leurs feuilles d’impôts !

Strasbourg : de l’amour pour nos chiens, de l’amour propre pour nos trottoirs

Je sais, il s’agit d’une info, qui ne passionne pas les foules, mais…​ Il s’agit d’une information qui concerne les déjections canines dans les espaces publics à Strasbourg et notamment dans les aires de jeux pour enfants.

J’ai fait parvenir un message avec photos ​à plusieurs ​adjoints de la ville (Dreyer le quartier, Kohler les parcs, Hermann la police, et des responsables de l’hygiène, salubrité, etc..). Mais aucun retour à ce jour.

En effet,  le 22 mai matin, en accompagnant mon fils à l’école primaire de la Robertsau (Adler), j’aperçois un petit monticule marron dans le bac à sable du petit parc pour enfants ou l’aire de jeux Amélie de Berckheim. En m’approchant, je découvre qu’il s’agit d’un cadeau déposé par un animal de compagnie.

En clair, une crotte de chien en plein milieu de ce bac à sable destiné aux enfants.

J’aime beaucoup les animaux, mais il n’y a pas de place pour eux dans une grande ville, à moins d’avoir des propriétaires d’animaux de compagnie respectueux et ayant un sens civique développé.

Il faut savoir que les chiens sont de plus en plus nombreux dans cette zone, surtout depuis la construction de nouveaux de logements à la Robertsau.

Combien de fois, dois-je dire à mon fils, quand je joue avec lui dans les environs de cette aire de jeux, « fait attention aux crottes de chien », à la longue ce n’est plus drôle,  mettez-vous à ma place !

La seule réponse de la municipalité est d’apposée des affichettes cartonnées  « C’est qui qui fait pas ici ?  c’est Kiki » ! Communication inutile et enfantine pour cibler des adultes.

Il y a un moment pour l’information et un autre pour responsabiliser.

Responsabiliser, veut dire ne pas prendre les adultes pour des enfants et qu’il faut appliquer une législation juste et pénalisante. Appliquer une verbalisation qui ne soit pas que symbolique.

En effet, toucher au portefeuille des promeneurs de chiens ou autres animaux de compagnies devraient amener plus de propreté dans le quartier. L’article R633-6 du code pénal* est à disposition des communes pour verbaliser les contrevenants. La municipalité n’ose peut-être pas !

Observons d’autres villes, comme Cannes par exemple : la municipalité y développe depuis quelques années une politique contre l’incivisme avec une communication percutante non dénuée d’humour et qui semble fonctionner.

En mettant notamment à disposition un mode d’emploi, des distributeurs de sacs et des poubelles dédiées. La contravention en cas de non ramassage des déjections est de 450 euros dans cette ville.

(*article R633-6 du code pénal : “Est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la 3e classe le fait de déposer, d’abandonner, de jeter ou de déverser, en lieu public ou privé, à l’exception des emplacements désignés à cet effet par l’autorité administrative compétente, des ordures, déchets, déjections, matériaux, liquides insalubres ou tout autre objet de quelque nature qu’il soit, y compris en urinant sur la voie publique, si ces faits ne sont pas accomplis par la personne ayant la jouissance du lieu ou avec son autorisation.”)

Metz est Wunderbach ! Jean-Luc Reitzer aussi !

 

C’est aujourd’hui que s’achève la 3ème édition de la semaine franco-allemande à Metz ! Un moment culturel festif.

« La troisième édition de “Metz est wunderbar” est l’occasion de souligner l’excellence franco-allemande de Metz à travers des conférences, tables-rondes, concerts, spectacles, expositions, visites guidées, ateliers, danse, événements sportifs et numériques… » vantait le site de la ville de Metz, mettant en avant un programme des plus réjouissants.

De l’exposition au Start’up Show bilingue, tout était prévu… Heb’di s’est posé la question de savoir pourquoi un tel moment transfrontalier ne serait pas imaginable à Strasbourg ? Pernelle, ça serait pas du repli sur soi ?

On croit avoir la bonne réponse, mais on ne sait plus où on a rangé « Psychanalyse de l’Alsace ».

 

Mieux que Cannes ! La vidéo dont parle tout Strasbourg

Elle est cruelle, cette vidéo qui montre un employé d’un vendeur se « curer » les ongles en plein service au-dessus des saucisses de son grill de la Rue des Hallebardes. Cruel aussi le nombre de vues au moment où parait Heb’di. Plus d’un millions de vues !

Belle pub, s’il en est, et beau premier rôle pour l’employé indélicat.

Quant à l’entreprise : sera-t-elle entendue à l’approche de l’été et des futurs marchés de Noël ?

Faut-il sauver le soldat Reitzer ?

Heb’di n’a jamais été tendre avec le député Jean-Luc Reitzer ! Alors quand il explique qu’un député ne gagne pas assez, on est tenté de cogner, comme tout le monde. Un député, c’est aujourd’hui 5300 € et l’on comprend que cela vous mette en colère… mais creusons un peu le sujet :

Le député est aujourd’hui le chiffon rouge que l’on agite devant nous, alors que localement il y a d’autres cumuls.

Enfin, encore une fois, ce n’est pas le montant qui choque, c’est de savoir s’il y a un travail derrière.

Bon, on est rassuré, chez Jean-Luc, c’est Madame qui fait tout !

Au fait, Jean-Luc, qu’as-tu déposé comme lois pour simplifier la vie des artisans, des entreprises, face à la tracasserie administrative du quotidien ? Combien de lois depuis que tu es député, à savoir 1988 ?

 

Un couteau dans la cabine d’un vol en direction de Strasbourg !

Y a-t-il un couteau dans l’avion ?

Deux Strasbourgeoises se sont retrouvées à bord d’un avion « Air France » avec un gros couteau…

En début d’année le gouvernement annonçait que : « La posture VIGIPIRATE « Printemps 2018 » serait active, sauf événement particulier, du 1er mars au 13 juin 2018. L’ensemble du territoire national étant maintenu au niveau « sécurité renforcée – risque attentat ».

Deux jeunes femmes, Laetitia et Pauline passent, quant à elles, quelques jours à Nice.

Le dimanche 6 mai, le vol retour pour Strasbourg n’est qu’à 18h30. le temps pour les deux amies de ramasser quelques feuilles d’Aloe Vera ! (où .. ? pourquoi ?…)

Au moment du contrôle des bagages à main, alors qu’elles transportent un bocal en verre contenant des bonbons, elles craignent qu’il ne soit confisqué. Il n’en sera rien.

Une escale est prévue à Lyon St Éxupery. L’Airbus A320 décolle avec un peu de retard.

C’est à 10 000 mètres d’altitude, lorsque Pauline ouvre son sac à main, qu’elle aperçoit le couteau ( la lame fait 11cm ) resté dans son sac à main après la cueillette d’Aloe Vera.

Un couteau dont la lame mesure tout de même 11 cm !

Stupeur, que faire, en parler au personnel de cabine ?

Elles redoutent leur réaction

Pauline décide de refermer son sac… après avoir pris la précaution de faire quelques photos !

Lors de l’escale à Lyon, dans la salle d’embarquement, les deux amies font même un « petit reportage vidéo » avec leur smartphone.. Elles y  racontent l’aventure d’un couteau qui s’est retrouvé par hasard dans un avion !

A l’heure où Plan VIGIPIRATE oblige, les règles de contrôle aux aéroports sont supposées être renforcées et strictes,

ce témoignage assez édifiant nous a laissé pantois.

À l’aéroport de Nice, un employé nous a rétorqué l’éternel manque de moyen en machine et en personnel.

Le site du gouvernement consacré aux ‘’Liquides et objets interdits ou réglementés en avion’’

précise  que sont interdits en cabines les « Objets coupants et tranchants (par exemple : couteau ou paire de ciseaux avec lames de plus de 6 cm, hache, machette, etc.) »

Il y a quelques jours, Khamzat Azimov a été l’auteur d’une agression au couteau qui a fait une victime.

Imaginez un Azimov caché dans un avion avec un couteau dont la lame fait 11 cm…

 

 

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