Êtes-vous prêts à perdre 10 ans de votre vie ?

C’est ce que vous propose le constructeur automobile du peuple, Volkswagen, pour avoir truqué l’indice des émissions polluantes qui se dégagent dans l’atmosphère. Ce scandale écologique concerne particulièrement la tranche de véhicules vendus en Allemagne entre 2008 à 2015. Des tests ont été effectués, démontrant les effets réels sur la santé publique non seulement en Allemagne, mais dans toute l’Europe. La pollution n’a pas de frontière…

Le quotidien 20Minutes rapporte qu’une étude a eu lieu, il y a quelques jours : « Les chercheurs estiment que 1.200 personnes en Europe mourront prématurément, pouvant perdre jusqu’à dix ans de vie, du fait des émissions générées en excès » par rapport aux émissions attendues, souligne le Massachusetts Institute of Technology (MIT), qui a pris part à cette étude, parue dans Environmental Research Letters. Les chercheurs se sont penchés sur l’impact sanitaire lié aux 2,6 millions de véhicules concernés, vendus en Allemagne à cette période sous les différentes marques du groupe : VW, Audi, Skoda et Seat. Mais si Volkswagen remplaçait d’ici la fin 2017 tous les véhicules allemands touchés par des véhicules respectant bien les normes européennes, l’entreprise pourrait éviter 2.600 décès prématurés supplémentaires (soit 4,1 mds d’euros de coûts sanitaires). En Europe, plus de 8 millions de véhicules incriminés se sont retrouvés sur les routes. Depuis le début du scandale, 3,4 millions des voitures rappelées ont été corrigées, selon le constructeur allemand. Comme dirait l’autre : um zu gut zu machen !

 

La France, le pays où l’assistanat est le système social de référence

Avec la pression exercée par des lobbyistes et les groupes financiers et devant la lâcheté de nos gouvernants, une majorité de citoyens français vivent dans la précarité voire dans la pauvreté. A ce problème social d’envergure, nos chers politiciens n’ont pu tirer de leur musette que la solution de l’assistanat qui n’est pas bien perçu par les actifs qui croulent de plus en plus sous diverses taxations de leur manne bien souvent gagné avec beaucoup d’efforts pour financer les plus démunis. Mais là où le bât blesse, c’est que les actifs sont considérés comme des privilégiés par des gouvernants qui le sont bien plus !

Pourtant, ils sont néanmoins une grande majorité (72%) à penser qu’on ne parle pas assez de pauvreté dans le débat politique et plus de 80% pensent que la lutte contre la pauvreté devrait être décrétée grande cause nationale, selon un sondage réalisé pour le Secours Catholique. En effet, les préjugés sur la pauvreté ont la vie dure.

C’est ce que montre un sondage* réalisé par l’association (dont 20 minutes, Le Monde et Le Figaro en ont fait l’écho et dont voici les points principaux) qui a voulu connaître la perception des Français sur la pauvreté. Résultat : « ils sont tout de même 31% à juger que le système social en place favorise l’assistanat et 54% pensent qu’il est possible de trouver un emploi quand on le cherche vraiment », écrit l’association. Ils sont aussi 20% à penser que « le manque de volonté des gens pour s’en sortir » est une des causes de la pauvreté en France. Mais ce sondage apporte d’autres enseignements…

Pour le Secours Catholique, les Français ont tout de même une bonne perception des réalités sociales : « Contrairement à certains discours politiques, les causes de la pauvreté citées sont pour la plupart structurelles et ne rejettent pas la faute sur les personnes en difficulté ». Les Français citent en premier lieu le chômage (56%) puis le coût de la vie (51%) ou la précarisation des emplois (43%). Les Français ont également été interrogés sur les moyens de lutter contre la pauvreté. Une bonne partie d’entre eux pensent qu’il faudrait en priorité lutter contre la fraude sociale, mieux cibler les aides et accompagner les personnes. Mais ils sont aussi 36% à croire qu’il faut réduire l’immigration, 29% pensent qu’il faudrait obliger les chômeurs à accepter le premier emploi disponible et 15% qu’il faut diminuer fortement ou supprimer les aides sociales. Ils sont d’ailleurs 19% à penser qu’elles sont trop élevées.

La solidarité, l’affaire de tous les citoyens ? Oui, répondent 48% des Français. Ils sont d’ailleurs nombreux à avoir déjà apporté une aide aux plus démunis, que ce soit une aide matérielle (nourriture, vêtement, etc) ou financière.

On apprend également que 61% des sondés se disent prêts à apporter de la nourriture et des vêtements à une personne sans domicile et 36% à les aider à trouver un emploi. Cet engagement personnel est en revanche moindre quand il s’agit d’aider un réfugié venant d’un pays en guerre (36 et 20%). De manière plus générale, ils sont 44% à souhaiter agir davantage pour les plus démunis. Bon, bah, allez, au boulot !

* Sondage en ligne réalisé par ViaVoice pour Secours-Catholique-Caritas France, du 6 au 9 février 2017, auprès d’un échantillon de 1017 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

 

Mission impossible : Cyberespionnage de la CIA

On nous avait dit que la fiction dépassait la réalité. Depuis ces dernières décennies, nous savons que c’est bien une réalité. D’ailleurs cette réalité inspire la fiction qui est au regard de spécialistes de technologies qu’un pâle reflet du monde dans lequel nous vivons au XXIème siècle. L’eau, ça mouille et la CIA espionne tout le monde. Les révélations de WikiLeaks n’ont pas vraiment surpris les experts, mardi, mais les techniques qui seraient utilisées montrent toutefois qu’il existe de nombreuses failles dans nos appareils connectées, voitures et téléviseurs y compris…

Mercredi, l’agence américain a accusé WikiLeaks de faire le jeu des ennemis des Etats-Unis. Et les grands acteurs de la Silicon Valley serrent les rangs et promettent de mieux sécuriser leurs logiciels. Le plus inquiétant dans l’affaire, c’est que de nombreux outils de la CIA ont été publiés et vont désormais pouvoir être utilisés par des hackers.

D’après Wikileaks, des documents confidentiels montrent que la CIA a mis au point des logiciels afin d’infiltrer nos appareils électroniques. Le site fondé par Julian Assange met en garde contre ces pratiques. Selon les dernières informations révélées par Wikileaks, il est très probable que la CIA nous espionne via nos télévisions et nos téléphones portables. Le site vient de publier plusieurs documents confidentiels appartenant à l’agence américaine. Vault 7 est le nom choisi par Wikileaks pour désigner cette nouvelle fuite de documents obtenus par des sources multiples dont la totalité n’est pas encore disponible.

Des documents diffusés par WikiLeaks, et que la CIA n’a pas authentifiés, montrent que l’agence de renseignement a créé plus de mille programmes malveillants, virus, cheval de Troie et autres logiciels. Ces programmes ont pris pour cible des iPhone, des systèmes fonctionnant sous Android (Google), Windows ou encore les télévisions connectées de Samsung, pour les transformer en appareils d’écoute à l’insu de leurs utilisateurs.

D’après le Washington Post, le FBI se prépare pour sa part à «une grande chasse aux taupes» pour déterminer comment WikiLeaks a obtenu les documents. Ces derniers, que la CIA n’a pas authentifiés, décrivent plus d’un millier de programmes malveillants (virus, chevaux de Troie…) permettant de prendre le contrôle d’appareils électroniques, comme des smartphones ou des téléviseurs connectés, voire des voitures, pour espionner leurs utilisateurs. Accéder directement à ces appareils personnels permet d’écouter leurs utilisateurs et de contourner les protections par cryptage qui se généralisent sur les messageries comme WhatsApp (Facebook) ou Signal.

Nous sommes bien loin de l’équipe de Jim Phelps et ses agents de Mission impossible avec son incontournable magnétophone dont la bande magnétique s’autodétruira dans 5 secondes. Bonne Chance Monsieur Phelps !

Laisser un commentaire